Archive pour le Tag 'déficit'

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Déficit commercial États-Unis : plus faible en juin

Déficit commercial États-Unis : plus faible en juin

 

 

Le déficit commercial des Etats-Unis s’est réduit en juin après plusieurs mois d’augmentation grâce à un rebond des exportations qui suggère une amélioration de la demande avec l’assouplissement des mesures prises pour freiner la propagation du coronavirus. Cependant le commerce international des États-Unis pourrait être perturbé en juillet du fait de la progression incontrôlée du Coronavirus.

Le déficit commercial est tombé à 50,7 milliards de dollars contre 54,8 milliards de dollars le mois précédent, montrent les données publiées mercredi par le département du Commerce.

Les économistes interrogés par Reuters attendaient pour le mois de juin un déficit à 50,1 milliards de dollars.

Commerce international : un déficit de 7 milliards en mai

Commerce international : un déficit de 7 milliards en mai

Encore un déficit record pour la France en mai avec un déséquilibre de plus de 7 milliards. On peut évidemment imputer une partie de ce déficit à la situation économique générale perturbée par la crise sanitaire. Le problème c’est que ce déficit en France est structurel et que chaque année de toute façon faut compter sur environ 50 à 60 milliards.de déséquilibres. Difficultés supplémentaire pour 2020 mais pendant encore deux à  trois ans c’est que les exportations de matériel aéronautique ne seront plus la pour atténuer les déséquilibres. Il faudra sans doute en effet attendre plusieurs années avant que ne reprennent les exportations notamment d’Airbus. Le déficit commercial de la France flirte donc  de nouveau avec le record de février 2012 et janvier 2017, où il avait atteint -7,4 milliards d’euros. Selon la direction générale des douanes et des droits indirects, le déficit commercial de mai 2020 s’établit à -7,1 milliards d’euros, après avoir été de -5,1 milliards d’euros en avril et de -3 milliards d’euros en mars. Une hausse du déficit qui s’explique par « le rebond plus sensible des importations comparativement à celui des exportations. Cette reprise des échanges est liée notamment à la fin du confinement », note les douanes.

Ainsi, après avoir reculé de 7,1 milliards d’euros en mars et de 12,5 milliards d’euros en avril, les exportations progressent de 4 milliards d’euros en mai. Du côté des importations, après avoir été en diminution de 9 milliards d’euros en mars et de 9,4 milliards en avril, elles augmentent de 5,9 milliards d’euros en mai.

De son côté, la Banque de France a publié les chiffres de la balance des paiements. En mai, le déficit des transactions courantes est de 8,5 milliards d’euros, soit une dégradation de 2,7 milliards d’euros par rapport à avril. « Celle-ci s’explique principalement par une aggravation du déficit des biens de 4,5 milliards d’euros, dont 3,3 milliards pour les biens hors énergie, sous l’effet d’une reprise des importations plus élevée que des exportations », précise la Banque de France. Le solde des services, lui, connaît une amélioration de 1,4 milliard d’euros et est positif en mai, à 0,9 milliard d’euros. Il était déficitaire en avril.

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

D’une certaine manière le système de retraite est victime du même phénomène que la sécurité sociale avec des recettes en moins mais des dépenses qu’il faut assurer. Du fait des décalages voir des exemptions, il y a forcément un déséquilibre supplémentaire entre recettes et dépenses. Très docile le comité d’orientation des retraites qui en sont temps avec la réforme Touraine avait prévu le rééquilibrage du système avance maintenant une perspective de près de 30 milliards de déficits pour la seule année 2020. Peut-être aussi pour alimenter le débat qui renaît chez certains parlementaires de la république en marche qui voudraient bien que la réforme des retraites reprenne de la vigueur sur le plan médiatique .

Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’après ces projections, le solde de l’ensemble des régimes de retraite s’établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que la dernière estimation du COR (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019 qui il est vrai est coutumier de la diffusion d’écart parfois difficile à comprendre.

Cette forte dégradation s’explique par la chute des recettes, des « pans entiers de l’économie » hexagonale ayant été « mis à l’arrêt » au cours des dernières semaines, précise l’organisme en charge de l’évaluation et du suivi des retraites.

Pas trop sûr de ses calculs le comité d’orientation des retraites prend cependant des précautions en indiquant que Ces résultats, fondés sur les données disponibles au 11 juin 2020, sont « susceptibles d’être ultérieurement révisées de manière significative », précise toutefois le Conseil d’orientation des retraites.

« Ce premier bilan » est en effet « marqué par de très fortes incertitudes sur le bilan statistique encore provisoire de la surmortalité », mais aussi sur « le devenir de la maladie et les effets économiques de la crise en 2020″, rappelle-t-il. Bref on est sans doute pas à l’abri de 10 à 20 milliards d’écarts!

 

 

Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

D’une certaine manière le système de retraite est victime du même phénomène que la sécurité sociale avec des recettes en moins mais des dépenses qu’il faut assurer. Du fait des décalages voir des exemptions, il y a forcément un déséquilibre supplémentaire entre recettes et dépenses. Très docile le comité d’orientation des retraites qui en sont temps avec la réforme Touraine avait prévu le rééquilibrage du système avance maintenant une perspective de près de 30 milliards de déficits pour la seule année 2020. Peut-être aussi pour alimenter le débat qui renaît chez certains parlementaires de la république en marche qui voudraient bien que la réforme des retraites reprenne de la vigueur sur le plan médiatique .

Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’après ces projections, le solde de l’ensemble des régimes de retraite s’établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que la dernière estimation du COR (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019 qui il est vrai est coutumier de la diffusion d’écart parfois difficile à comprendre.

Cette forte dégradation s’explique par la chute des recettes, des « pans entiers de l’économie » hexagonale ayant été « mis à l’arrêt » au cours des dernières semaines, précise l’organisme en charge de l’évaluation et du suivi des retraites.

Pas trop sûr de ses calculs le comité d’orientation des retraites prend cependant des précautions en indiquant que Ces résultats, fondés sur les données disponibles au 11 juin 2020, sont « susceptibles d’être ultérieurement révisées de manière significative », précise toutefois le Conseil d’orientation des retraites.

« Ce premier bilan » est en effet « marqué par de très fortes incertitudes sur le bilan statistique encore provisoire de la surmortalité », mais aussi sur « le devenir de la maladie et les effets économiques de la crise en 2020″, rappelle-t-il. Bref on est sans doute pas à l’abri de 10 à 20 milliards d’écarts!

Déficit public 2020: 11,4 ou 15 % ?

Déficit public 2020: 11,4 ou 15 % ?

 

Le gouvernement comme de nombreux expert en sont réduits à bien des expédients pour tenter de présenter un budget à peu près présentable.

“Avec -11% de croissance, nous avons désormais -11,4% de déficit (…) jamais la France n’avait (eu) ce chiffre”, a déclaré le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, sur France 2. Les écarts sont tellement importants qu’on peut douter de leur exactitude. Faut-il rappeler qu’à la fin de l’année dernière on envisageait un déficit limité à un peu plus de 2 %. Avec le Coronavirus on a commencé à imaginer un déficit de 9 %. Le résultat final dépendra de deux choses, d’une part de l’importance de la régression économique théoriquement -10 %. Et de la facture finale finançant la crise sanitaire, les entreprises et le pouvoir d’achat

En gros il va manquer au moins 250 milliards de ressources fiscales. Il faudra y ajouter les dépenses supplémentaires déjà évoquées et chiffrées autour de 500 milliards par le ministre de l’économie. Et la liste des aides « à la plupart des secteurs touchés » est loin d’être terminée. Le dernier chiffre connu est sans doute tout aussi approximatif est celui du futur déficit de la sécurité sociale imaginé à 50 milliards d’euros pour 2020 alors qu’on était proche de l’équilibre avant la pandémie . Ce sont des chiffres qui peuvent donner le vertige”, a souligné Gérald Darmanin. Il est clair qu’on ne pourra apurer ses pertes sur une de l’année, il faudra bien compter au moins 10 ans pour s’en remettre d’autant que la fin 2019 s’inscrivait déjà dans une tendance baissière. Le plus vraisemblable est que l’ajustement se fera discrètement -si on peut dire -à travers le réajustement  monétaires avec une forte montée de l’inflation qui viendra grignoter pouvoir d’achat et épargne.

Le déficit de la Sécurité : un trou de plus de 50 milliards

Le déficit de la Sécurité : un trou de plus de 50 milliards

 

En 2018 et 2009 on a presque espéré retour à l’équilibre de la sécurité sociale. Mais différentes mesures du gouvernement sont passées par là pour le remettre en cause. Le facteur explicatif dominant est évidemment la gestion de la crise sanitaire dont la facture finale est encore loin d’être connue. Il y a seulement un mois le gouvernement comptait sur un déficit de l’ordre de 40 milliards, on est mère de serait aujourd’hui à plus de 50 milliards. Jusqu’où ira exactement le trou de la sécurité sociale, c’est un peu comme tous les grands équilibres personne n’en sait rien. Les coûts continuent de courir même si la vague de Coronavirus tend à se tasser ;  le gouvernement est bien incapable de prévoir la baisse des rentrées fiscales fondées sur l’évolution de la croissance. Une croissance dont la régression pourrait atteindre au moins 10 % en 2020. Les sommes en jeu sont tellement énormes, celle du coup de la crise sanitaire bien sûre mais aussi tous les plans d’aide  aux différents secteurs, ces exemptions et ces report de fiscalité rendent les prévisions particulièrement aléatoires.

 Le ministre de l’économie avait déclaré il y a quelques temps que le coût du Coronavirus- sans doute toute dépenses confondues- avait déjà coûté 500 milliards au pays. En plus des plans de sauvetage d’entreprises menacées de défaillance ;il faudra aussi boucher les trous d’entreprises dont le chiffre d’affaires  a été fortement affecté en particulier dans le secteur public.

Au total, la facture finale pourrait bien approcher les 1000 milliards. L’ampleur exigera sans doute un étalement des aides et autres subventions. Pour la sécurité sociale , comme pour les autres équilibres, le rétablissement des comptes ne sera guère envisageable avant -une  dizaine d’années. Tout dépendra aussi du rythme de croissance, c’est-à-dire de la richesse réellement produite et des conditions de sa redistribution.

 

 

Déficit de la Sécu: prolongé de 10 ans

Déficit de la Sécu: prolongé de 10 ans

 

Théoriquement le déficit de la sécurité sociale devait prendre fin en 2024 mais compte tenu de la situation sanitaire récente d’une part, de la nécessité de créer une sorte de cinquième branche pour prendre en charge la dépendance, l’objectif est reporté d’au moins 10 ans .La Cades, dont la durée de vie a été prolongée à deux reprises depuis sa création en 1996, était jusqu’ici supposée ramener la dette sociale à zéro en 2024 mais cet objectif a désormais été repoussé “à 2033”, est-il précisé dans un communiqué commun des ministères de la Santé, de l’Economie et des Finances, et des Comptes publics. On peut supposer que le dispositif provisoire de la Cades des risque d’être reporté ad vitam aeternam.

Bercy avait déjà prévenu le mois dernier que le déficit de la Sécu devrait atteindre 41 milliards d’euros cette année, contre un déficit de 5,4 milliards anticipé dans la loi de financement de la Sécurité sociale voté en décembre dernier.

Pour faire face à cette explosion des déficits, le gouvernement a relevé de 70 à 95 milliards d’euros le plafond d’emprunt de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale.

Le gouvernement a également lancé les travaux en vue de la création d’une nouvelle branche de sécurité sociale relative à la prise en charge de la dépendance.

Le déficit: la France dans le rouge depuis 2018

Le déficit: la France toujours  le rouge depuis 2018

 

La situation sanitaire exceptionnelle aura permis de jeter un voile pudique sur une situation financière française qui  pu justifier des sanctions de la part de Bruxelles. Certes des progrès ont été réalisés en 2018 et 2009 mais bien en dessous des objectifs. On devait en effet dans chaque État de l’union européenne réduire le déficit de 0,5 % par an . Or la France n’a pratiquement rien réduit en 2018 et 2019. Pour 2020 ce sera évidemment la grande dérive. Il faut s’attendre à un déficit de -10 % qui correspond évidemment à la situation exceptionnelle que nous connaissons . Faute de ressources propres suffisantes, la France va recourir très largement aux emprunts qui seront nécessaires pour combler l’insuffisance de ressources fiscales (la perte de richesse nationale calculée sur le PIB  atteindra de l’ordre de 240 milliards d’ou mécaniquement une baisse des ressources fiscales). Par ailleurs, il faudra  ajouter toutes les dépenses nécessaires au financement de la crise sanitaire mais aussi au sauvetage économique des entreprises .

Une dette de 98,1 % du PIB fin 2019, largement au-dessus de la limite des 60 % inscrite dans les traités, dont l’excès est rappelé à nouveau en conclusion de l’étude. « La France n’a pas fait suffisamment de progrès pour atteindre l’objectif de réduction de la dette en 2019 », insiste Bruxelles.

Pour l’instant compte tenu de l’urgence de la crise sanitaire et du tsunami économique qui se profile, la commission fait preuve d’une grande tolérance et renvoient à plus tard les procédures de mise en garde et de sanction des états trop laxistes en matière budgétaire et l’endettement

 

 

États-Unis : Le déficit commercial encore en hausse

États-Unis : Le déficit commercial encore en hausse

 

Le département du Commerce a fait état d’un déficit commercial de 44,4 milliards de dollars (40,8 milliards d’euros) après celui de 39,8 milliards de dollars enregistré en février selon les données révisées, soit une hausse de 11,6%, la plus marquée enregistrée depuis décembre 2018.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un déficit de 44,0 milliards en mars après 39,9 milliards annoncé initialement pour février.

Les exportations américaines ont diminué de 9,6% d’un mois sur l’autre à 187,7 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis novembre 2016.

Les ventes à l’étranger de biens d’équipement sont tombées au plus bas depuis novembre 2016 et celles du secteur automobile au plus bas depuis novembre 2011. Quant aux exportations de services, elles sont revenues à leur plus bas niveau depuis novembre 2013, ce qui s’explique entre autres par la baisse du tourisme et des voyages.

Parallèlement, les importations américaines ont baissé de 6,2% à 232,2 milliards de dollars, pour revenir à leur niveau de novembre 2016. Il s’agit de leur plus forte baisse en pourcentage depuis janvier 2009.

Le déficit italien : 10% du PIB

Le déficit italien : 10% du PIB

 

Il est clair que les critères européens de gestion budgétaire sont en train de voler en éclats. Macron, lui-même avait annoncé la couleur:  » l’objectif de 3% un déficit budgétaire n’est plus à l’ordre du jour »  avait alors du jour avait-il déclaré. Ce sera le cas en Italie déjà en difficulté financière avant l’arrivée du Coronavirus. Ainsi depuis la crise sanitaire on prévoit que le déficit budgétaire de l’Italie représentera cette année près de 10% du produit intérieur brut (PIB), a déclaré à Reuters un membre du gouvernement.

Le gouvernement a commencé l’année avec un objectif de déficit de 2,2%, après l’avoir ramené à 1,6% en 2019, son niveau le plus bas depuis 12 ans, mais l’épidémie due au coronavirus a changé la donne.

L’Italie n’a pas connu de déficit à deux chiffres depuis le début des années 90. Le Fonds monétaire international (FMI), dont les prévisions ont été publiées cette semaine, table, lui, sur une contraction de 9,1% du PIB italien cette année.

Un plan de relance de 25 milliards d’euros a été annoncé en mars. De nouvelles mesures ont été adoptées depuis pour venir en aide aux plus démunis ou garantir des prêts bancaires et d’autres, notamment à destination des petites et moyennes entreprises, doivent suivre.

“Le déficit se rapproche déjà de près de 8% du PIB et le nouveau plan de relance l’augmentera au moins encore de deux points de pourcentage”, a déclaré le haut fonctionnaire interrogé par Reuters qui n’a pas souhaité être identifié.

Notons qu’en France la dérive sera à peu près du même ordre, on prévoit pour l’instant autour d’un déficit de 7 % au moins mais dans la réalité, on se rapproche de 10 %. Les nouvelles prévisions de dépenses et de recettes chamboulent évidemment tous les comptes publics. Le déficit public 2020 va exploser. Avant la crise, le gouvernement  français espérait un déficit limité à 2,2 % du PIB. Au début du confinement, il prédisait 3,9 %. Trois semaines plus tard, le second projet de loi de finance rectificative affiche une prévision bien plus fortement dégradée, avec un déficit à 7,6 % du PIB. Un chiffre supérieur à celui de 2009 où le déficit avait atteint 7,2 %.

Le gouvernement prévoit un déficit de 7,6% du PIB en 2020 mais qui sera plus proche de 15 à 20 %

Le gouvernement prévoit un déficit de 7,6% du PIB en 2020 mais qui sera plus proche de 15 à 20 %

 

Le gouvernement veut évidemment rassurer et montrer aux Français sans doute surtout à l’UE  qu’il maîtrise les grands équilibres….ou  presque. Ainsi sa prévision de baisse du PIB de seulement 6 % en 2020 apparaît complètement fantaisiste. On sait en effet que chaque mois de confinement génère une baisse de 3% du PIB annuel-. La baisse de l’activité ne sera donc pas de 7.6 % mais plutôt autour de 15 %.

Face à ce défi, le gouvernement va examiner mercredi en conseil des ministres un projet de loi de finances rectificative, qui comportera une prévision de déficit de 7,6% du PIB (contre 3,9% prévu en mars dernier), précise dans la même interview le ministre du Budget, Gérald Darmanin.

“Pour le seul périmètre de l’Etat, nous serons à plus de 170 milliards d’euros de déficit budgétaire alors que nous avions prévu 93 milliards en loi de finances initiale”, dit-il, ajoutant que Bercy table désormais sur une baisse de 37 milliards d’euros des recettes fiscales. On se demande bien comment le ministre du budget parvient à cette somme alors que chaque mois de confinement dans les conditions actuelles entraîne une baisse de fiscalité de près de 40 % soit déjà près de 80 milliards par mois !

Coronavirus : une baisse de 12% du PIB et un déficit de 10% (Alain Trannoy, Economiste)

Coronavirus : une baisse de 12% du PIB et un déficit de 10% (Alain Trannoy, Economiste)

 

Dans un papier du Monde un économiste Alain Trannoy évoque un  scénario de baisse de 12 % pour le PIB  sur l’année et un déficit budgétaire de 10 %. Des chiffres qui rejoignent ceux d’autres experts. L’INSEE elle-même a considéré qu’un mois de confinement ferait perdre 3 % au PIB annuel. On fait donc l’hypothèse avec cette baisse de 12  % d’un confinement de l’ordre de quatre mois c’est-à-dire jusqu’au début de l’été. Le coût pourrait donc être de 75 milliards de pertes de richesse nationale par mois auquel il faudra ajouter autant de dépenses soit une perte globale de 150 milliards par mois.

Le budget lui sera affecté d’une part par des recettes diminuées du fait de la baisse de l’activité mais parallèlement, on  devra engager nombre de dépenses supplémentaires pour soutenir les entreprises en difficulté, le pouvoir d’achat des ménages et le coût de la pandémie. Pour éviter un écroulement de l’économie est une crise sociale grave, c’est un plan à hauteur des pertes envisagées qui convient d’engager c’est-à-dire autour de 2000 milliards. De toute évidence,  les mesures prises esquissées ne paraissent pas du tout à la hauteur de l’enjeu en France comme ailleurs. Et ce n’est pas les 1500 € accordés aux PME ou encore le plan de soutien aux entreprises qui évitera l’énorme vagues de défaillance qui se prépare.

De ce point de vu, e le report de cotisations obligatoires sans doute nécessaire paraît assez anecdotique. Le problème pour nombre d’entreprises, c’est qu’elles vont perdre des clients, une activité impossible à rattraper et tomber dans une situation financière dramatique que des facilités de trésorerie ne pourront empêcher ; même si les prêts son pratiquement sans intérêt, il faudra bien les rembourser. Contrairement à ce qu’on dit pour rassurer les acteurs économiques sans doute, la reprise en 2021 ne sera pas immédiate et très forte car le Coron virus va peser encore longtemps sur la restructuration de l’appareil de production mais aussi sur la consommation des ménages en volume et en nature.

En outre, la France sera seulement affectée par la crise internationale générale caractérisée notamment par la baisse des échanges. Les relations systémiques entre les économies vont forcément favoriser une crise économique grave après la crise sanitaire. La Chine avec  Coronavirus a vu son économie s’écrouler. On espérait une hausse de la croissance de 6 % en 2020 alors que  cette croissance devrait être à peu près nulle cette année .  Aux facteurs internes de la France , il faut ajouter des éléments externes liés notamment à la demande de l’étrangers

Comme déjà indiqué, pour la France par exemple dans les conditions de la pandémie actuelle , la perte de croissance est de l’ordre de 3% par  mois. Or la crise pourrait durer jusqu’à l’été au moins soit une perte de près de 10 à  20 %. La situation sera également grave en Italie, en Espagne mais aussi en Allemagne dont les exportations sont actuellement complètement anémiées. On assiste au plan mondial à une double crise.

Une crise de l’offre puisque une partie de la production est paralysée mais aussi une crise de la demande. Une demande surtout centrée sur les produits essentiels alors que d’autres besoins sont différés. Les dépenses d’équipement sont particulièrement affectées car reportées dans le temps. Certaines pourraient également être annulées compte tenu des inquiétudes relatives au  pouvoir d’achat.

Finances publiques : critiques sur le déficit et la dette ( Cour des Comptes)

Finances publiques : critiques sur le déficit et la dette ( Cour des Comptes)

 

Globalement la Cour des Comptes attribue une très mauvaise note à la gestion budgétaire de la France alors que le contexte était favorable à un redressement ( croissance, taux d’intérêt notamment). Pire pour 2020, la France s’apprête à ne pas respecter le critère européen en dépassant en matière de déficit budgétaire les fatidiques 3 %.

 

“Au total, alors que les dernières années ont été assez favorables sur le plan conjoncturel, la France s’est engagée dans une politique de baisse soutenue des prélèvements sans avoir clairement renforcé au préalable (l)es marges de manoeuvre budgétaires” qui lui permettraient de faire face à une éventuelle récession ou à un potentiel choc majeur financier ou social.

Côté déficit public, la Cour note une “résorption très lente”. Pour 2019, il devrait rebondir à 3,1% du PIB (contre 2,5% en 2018), mais en excluant l’impact ponctuel de la transformation du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) en baisse de charges pérenne, il se situerait à 2,2% du PIB.

Attendu à 2,2% de la richesse nationale en 2020, le déficit public, hors contrecoup technique de cette mesure, serait donc stable, même s’il s’agit de son niveau le plus faible depuis 2001.

En ce qui concerne la dette, dont le niveau reste proche de 100% de la richesse nationale alors que l’objectif initial du gouvernement était une réduction de cinq points au cours du quinquennat, le reflux “ne se serait pas produit en 2019 et resterait très incertain en 2020”, souligne la Cour, qui pointe un “contraste (…) saisissant” entre la situation de la France et celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro.

“Cette situation résulte d’une succession de choix” et reflète principalement “une politique budgétaire moins stricte qu’il n’était programmé” sans impact significatif des écarts liés aux hypothèses économiques. L’ambition déjà “modeste” de redressement des finances publiques actée dans la loi de programmation pluriannuelle couvrant la période 2018-2022 a été affaiblie par les décisions d’accentuer les baisses d’impôts prises fin 2018 et début 2019 à la suite du mouvement des Gilets jaunes, qui n’ont été compensées que “très partiellement par des mesures d’économies.”

Parallèlement, la modération des dépenses sur les années 2018 à 2020, “quoique réelle” s’avère “bien moindre” que prévu initialement.

Les remarques de la Cour des comptes font écho au constat dressé par l’agence de notation Moody’s, qui a abaissé vendredi la perspective attachée à la note à long terme de la dette souveraine de la France de positive à stable.

 

Le déficit commercial français: toujours près de 60 milliards

Le déficit commercial français: toujours près de 60 milliards

Du côté de l’administration, on se félicite d’une petite baisse du déficit  commercial français de quelques milliards. Reste que ce déficit demeure depuis déjà des années et des années autour de 60 milliards d’euros démontrant la  faiblesse de compétitivité de l’économie française. Les Douanes relèvent en particulier les bonnes performances à l’export des produits pharmaceutiques, textiles et agricoles. Le déficit français reste cependant important, à 58,9 milliards d’euros.

Le commerce extérieur est un des points noirs français. La question était de savoir à quel point la guerre commerciale allait avoir pesé sur le déficit de 2019. Et force est de constater que l’Hexagone a fait preuve d’une certaine résilience: à 58,9 milliards d’euros, le déficit commercial français reste extrêmement creusé, mais moins qu’en 2018 où il atteignait 62,8 milliards, selon les données publiées ce vendredi matin par les Douanes.

De fait, le solde des échanges s’améliore pour la première fois depuis 2015 grâce à une augmentation des exportations (+3,3 % à 508 milliards) plus marquée que celle des importations (+2,2 % à 567 milliards). Il se redresse vis-à-vis de toutes les grandes régions du monde, à l’exception de l’Asie.

Les Douanes relèvent la bonne performance des exportations de produits pharmaceutiques (+10,4 % en 2019), de produits textiles et d’habillement (+8,5 %), ou encore de produits agricoles et agroalimentaires (+3,2 % ). Les exportations dans l’aéronautique progressent pour la deuxième année consécutive (+11,9 % ) grâce à une nouvelle année record pour Airbus (863 livraisons dont 358 depuis la France). Les filières du luxe, traditionnel point fort français, continuent également de soutenir notre commerce extérieur avec une progression des exportations de 9%.

«La facture énergétique est en légère baisse en 2019 (800 millions) mais continue de peser fortement sur notre balance commerciale, représentant environ 60 % du déficit total des biens», souligne le quai d’Orsay. Lequel se félicite de la situation française en comparaison avec d’autres pays européens. «Selon les tendances observées sur les trois premiers trimestres de 2019, la croissance des exportations françaises de biens serait en 2019 supérieures à celle des exportations allemandes, britanniques, italiennes, néerlandaises et espagnoles. La part de marché de la France dans le commerce mondial s’est stabilisée depuis 2012, à 3,1 % sur les biens et à 3,5 % sur les biens et services, maintenant la France au 5e rang mondial en exportations de biens et services».

 

 

Le déficit budgétaire français : au-dessus des 3 % du PIB

Le déficit budgétaire français : au-dessus des 3 % du PIB

On approche dangereusement des 100 milliards de déficits budgétaires par mois . En fait, globalement la France a laissé filer le budget. En effet, le déficit représentait  2,6 % du PIB en 2018;  il atteindra au moins 3,1 % du PIB en 2019. La situation devrait s’améliorer en 2020 du mois théoriquement dans la mesure où les hypothèses de recettes peuvent être largement discutées. Les résultats de 2019 ont été affectés d’une part par l’absence de maîtrise des dépenses mais aussi par des recettes en recul du fait du net tassement de la croissance limitée à 1,2 % en 2019. Le déficit du budget de l’État français s’est établi à 92,837 milliards d’euros à fin décembre 2019, se creusant par rapport à son niveau de 76,002 milliards d’euros à la même période un an plus tôt, selon les données publiées mardi 4 février par le ministère de l’Action et des Comptes publics.

Dans le détail, les dépenses ont augmenté de 1,9%, se chiffrant à 397,98 milliards d’euros contre 390,69 milliards l’année dernière sur la même période. Cette hausse n’a pas été compensé par une augmentation des recettes, qui ont chuté de 4,1% sur la période, passant de 313,78 de 301,07 milliards d’euros.

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