Archive pour le Tag 'déficit'

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Déficit budget : en hausse

Déficit budget : en hausse

Le  déficit budgétaire de l’Etat s’est encore creusé en juin 2013, de 2,6 milliards sur un an. En cause: des dépenses européennes exceptionnelles, annonce ce vendredi 9 août le ministère du Budget. A la fin juin, le déficit cumulé atteint 59,3 milliards d’euros. Paradoxalement, les recettes du budget ont augmenté par rapport à l’année dernière. Elles s’établissaient fin juin à 153 milliards d’euros, en hausse de 7,4 milliards par rapport à l’année dernière. Les recettes fiscales, elles, sont en hausse de 9 milliards d’euros par rapport à 2012, soit une augmentation de 6,6%. Bercy se félicite d’ailleurs, dans son communiqué, d’une « amélioration des encaissements par rapport à mai ». Dans le détail, les rentrées d’impôt sur le revenu ont crû de 12,2%, celles de l’impôt sur les sociétés de 10,4%. En revanche, celles de TVA n’ont évolué que de 0,9%, en raison de la consommation médiocre. Des recettes désormais soumises à « un aléa baissier« , reconnaît Bercy. Autre contribution : l’attribution des licences 4G aux opérateurs mobiles, grâce auxquelles l’Etat a encaissé 2,6 milliards d’euros. C’est un des « éléments exceptionnels » mis en avant par Bercy pour expliquer le solde budgétaire français. Deux autres « éléments exceptionnels » ont plombé le budget, selon le ministère. La contribution de la France à l’augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement, versé en mars 2013, atteint 1,6 milliard. Et la dotation au Mécanisme européen de stabilité a entraîné une dépense de 3,3 milliards en avril.  Selon le communiqué, « hors ces éléments de nature exceptionnelle, le déficit à fin juin 2013 s’améliore de près de 5 milliards par rapport à fin juin 2012″. Les dépenses de l’Etat atteignaient 196,2 milliards d’euros à fin juin, ou 191,3 sans compter les dépenses exceptionnelles européennes, contre 185,2 milliards à la même date en 2012. Une somme « conforme à la prévision de dépenses de la loi de Finances 2013″, commente le ministère.

 

Moscovici avoue : « dérapage du déficit 2013″

Moscovici avoue : « dérapage du déficit 2013″

Tous les experts pensent que le déficit de 2013 sera d’au moins 4% du PIB. Le gouvernement lui s’accrochait à 3.7% car c’est la nouvelle promesse (après la précédente déjà non tenue) faite à Bruxelles ; Moscovici avoue enfin que cette prévision de 3.7 est obsolète du fait de l’absence de croissance (et des dépenses sociales). Le déficit 2013 pourrait dépasser 3,7%, c’est à dire la nouvelle prévision gouvernementale transmise à Bruxelles, reconnait Pierre Moscovici dans une interview au Wall Street Journal du 2 août. Mais le gouvernement ne prendra pas de nouvelles mesures d’économies d’ici la fin de l’année, ajoute-il.   Fin juin, la Cour des comptes avait averti que « le déficit public effectif pourrait se situer entre 3,8% et 4,1% » du PIB en fin d’année, si la croissance française était plus basse que le taux de 0,1% prévu par le gouvernement. Commentant le rapport de la Cour des comptes, le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, avait jugé cette estimation conforme « à la réalité de la situation ».  Concernant l’emploi, Pierre Moscovici affirme que la courbe du chômage s’inversera effectivement d’ici à la fin de l’année, comme l’a réaffirmé la semaine dernière François Hollande. «  »Ce n’est pas un slogan, c’est une prévision. Je suis convaincu que cela se produira ».    »Je reconnais que c’est en partie grâce à la montée en puissance de nos politiques en matière d’emploi et pas encore grâce à la création d’emplois dans le secteur privé, car, pour cela, il faut une croissance économique plus forte », reconnait cependant le ministre.

Déficit commercial : hausse en mai

Déficit commercial :  hausse en mai

 

Sans aucun doute l’indicateur le plus significatif de la perte de compétitivité de la France. Le déficit commercial de la France s’est creusé à 6,014 milliards d’euros en mai avec le recul des exportations contre 4,482 milliards en avril, un chiffre légèrement révisé à la baisse, selon les données CVS/CJO publiées vendredi par les Douanes. Sur les cinq premiers mois de 2013, le solde de la balance commerciale est négatif de 26,949 milliards d’euros en données brutes contre 30,763 milliards un an plus tôt. Le déficit d’avril avait été annoncé à 4,515 milliards d’euros en première estimation. Les Douanes font état d’une baisse des exportations en mai à 36,092 milliards en données CVS/CJO contre 37,715 milliards le mois précédent. « Le reflux des livraisons de matériels de transport s’avère déterminant, mais le repli des ventes d’équipements électroniques et électriques est également significatif », précisent les Douanes dans un communiqué. Les importations sont stables à 42,106 milliards contre 42,197 milliards en avril. Les ventes d’Airbus (24 appareils) ont représenté 1,8 milliards d’euros sur le mois contre 2,6 milliards en avril (34 appareils).

 

Italie : le déficit dérape, tension politique

Italie : le déficit dérape, tension politique

 Le déficit budgétaire italien s’est creusé au premier trimestre, représentant 7,3% du produit intérieur brut (PIB) contre un ratio de 6,6% sur les trois premiers mois de 2012, a dit jeudi l’agence des statistiques Istat. Cet accroissement du déficit sur la période a été le fait d’une hausse des dépenses, qui ont augmenté de 1,3% d’une année sur l’autre. Le déficit budgétaire du premier trimestre est toujours beaucoup plus élevé que ceux des trimestres suivants parce que l’essentiel des paiements d’impôts sont effectués plus tard dans l’année. Sur l’ensemble de 2012, le déficit budgétaire italien est ressorti à 3% du PIB, ratio qui constitue la limite imposée par l’Union européenne et Rome prévoit 2,9% pour 2013. S’il veut respecter cet objectif, le Premier ministre Enrico Letta n’a guère de marges de manoeuvre pour augmenter les dépenses, un état de fait qui crée des tensions au sein de sa large coalition gauche-droite.

 

Déficit ; Hollande va tenir les comptes, encore une promesse bidon

Déficit ; Hollande va tenir les comptes, encore une promesse bidon

 

Cette promesse de tenir les comptes révèle à nouveau les contradictions de Hollande ; car cette promesse est une promesse d’austérité qui va à l’encontre de la croissance ; par ailleurs dans les faits, il laissera filer le déficit autour de 4% mais il aura alors renforce encore les doutes sur la clarté de sa politique. Pas étonnant que le moral des ménages ait attient depuis hier son plus bas historique.  François Hollande a promis vendredi de « tenir » la dépense de l’Etat en France pour empêcher un dérapage des déficits publics, après la publication par la Cour des comptes d’un rapport mettant en garde le gouvernement contre tout relâchement. Selon la Cour, l’atonie de la croissance économique risque en effet de placer le déficit public français aux alentours de 4,0% fin 2013 au lieu des 3,7% prévus par le gouvernement. Lors d’une conférence de presse tardive, en marge du Conseil européen à Bruxelles, le président français a admis que si la croissance économique restait aussi faible qu’elle l’est en ce moment, l’objectif de 3,7% serait difficile à atteindre. « Il est à craindre que nous ayons moins de recettes que prévu » et donc « un peu plus de déficit » à la fin de l’année, a-t-il expliqué. « Qu’est-ce que nous avons à faire compte tenu de cette perspective? » a poursuivi François Hollande. « D’abord tout faire pour qu’il y ait plus de croissance au second semestre. » « Mais ce que doit faire la France dans l’année 2013, c’est tenir la dépense publique », a-t-il ajouté. « La dépense 2013 doit être strictement égale pour l’Etat à la dépense 2012. » Il a rappelé que les lettres-plafond adressées aux ministres dans le cadre de la préparation du budget 2014 prévoyaient 1,5 milliard d’euros de dépenses en moins qu’en 2013 l’an prochain. Il a cependant assuré qu’il n’y aurait pas de prélèvements supplémentaires pour 2013. « Si les recettes rentraient moins bien faute de croissance au second semestre, les gels de dépenses qui ont déjà été décidés se traduiraient en annulations de crédits », a-t-il en revanche précisé. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait estimé jeudi que « pour 2013, malheureusement, du fait de l’absence de croissance, ce que dit la Cour des comptes est vrai ». Le gouvernement, qui refuse d’actualiser son budget 2013, semble ainsi assumer le risque d’un léger dérapage budgétaire anticipé par de nombreux économistes, qui ne redoutent pas de réaction violente des marchés financiers. François Hollande a ironisé sur les dirigeants de l’opposition qui le pressent de faire des économies. « Ceux qui nous demandent de faire des économies (…) sont toujours ceux qui ont laissé filer la dépense, comme peut-être un remords », a-t-il dit. « Ils s’en veulent tellement d’avoir laissé déraper les comptes publics qu’ils nous demandent, qu’ils nous supplient de faire des économies à leur place. »

 

Déficit budégétaire: la Cour des comptes confirme le dérapage

Déficit  budégétaire: la Cour des comptes confirme le dérapage

La  Cour des comptes pointe du doigt un risque de dérapage des comptes publics cette année.  Les recettes de TVA sont déjà bien inférieures aux estimations du gouvernement depuis le début de l’année, et celles de l’impôt sur les sociétés sont très incertaines. Les sages de la rue Cambon calculent qu’il manquera au total 6 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, dont 4 milliards de recettes fiscales en moins. C’est bien en dessous des prévisions du député UMP qui lui table sur 15 milliards d’euros de recettes manquantes. Quant aux dépenses de l’Etat, la Cour des comptes voit déjà déraper le budget de plusieurs ministères, à commencer par celui de la Défense, conséquence du déploiement militaire au Mali. La Cour estime aussi que les dépenses du ministère du Travail devraient augmenter au second semestre, avec la montée en charge des contrats aidés, comme les emplois d’avenir.  Les sages chiffrent ce dépassement total des dépenses de l’Etat entre 1,1 et 2,1 milliards d’euros. Mais la Cour des comptes conclut que les dépenses seront bien maîtrisées, comme promis, grâce à un redéploiement des crédits entre les différents postes.

 

Déficit : net dérapage du budget de l’Etat

Déficit : net dérapage du budget de l’Etat

Le déficit de l’État devrait dépasser les 80 milliards d’euros en fin d’année, au lieu des 61,6 milliards prévus par la loi de finance, ont calculé les députés UMP et UDI dans un rapport qui devait être rendu public mardi, révélé lundi 24 juin au soir par lefigaro.fr. Dans ce texte, qui fera l’objet d’une conférence de presse de présentation mardi matin à l’Assemblée, les députés de droite estiment en outre que les moins-values fiscales atteindront environ 15 milliards d’euros, notamment du fait de recettes de TVA « particulièrement fragiles », selon Gilles Carrez, président de la commission cité par le site internet.  Par ailleurs, les mêmes « estiment impossible que les recettes d’impôt sur le revenu progressent de 20% en 2013, comme le prétend Bercy », poursuit lefigaro.fr. « Les députés de droite s’inquiètent également de la fin du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de la stabilisation des effectifs promis par François Hollande. Car, sans suppression globale de postes, la masse salariale de l’État dérive de 1,3 milliard par an, malgré l’absence d’augmentation générale », ajoute le site. Gilles Carrez estime en outre que « le déficit public pourrait dépasser 4% du PIB en 2013, au lieu des 3% prévus à l’origine » du fait de l’absence de « mesures d’économies » prises par le gouvernement.

 

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 6,9 milliards d’euros en avril sur un an, en raison d’une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la « faiblesse des rentrées fiscales » due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.  Si les recettes fiscales sont globalement stables par rapport à la même période de 2012, leur évolution, avec un recul des taxes directement liées à la consommation, semble moins favorable que dans les dernières prévisions du gouvernement présentées mi-avril.

Etats-Unis: le déficit commercial accru

 

Etats-Unis: le déficit commercial accru

Attendue par les analystes, cette aggravation tient à une poussée des importations (+2,4%) deux fois plus forte que celle des exportations, notamment dans le secteur des biens de consommation (téléphones portables…) et de l’automobile.  Les chiffres ne remettent certes pas en cause la « tendance à la baisse du déficit enclenchée début 2012″, assure l’économiste Chris Low de FTN Financial, qui prévoit une décrue continue pendant le deuxième trimestre.  Mais l’analyse des données pays par pays fait apparaître une explosion du déficit sur les échanges de biens avec la Chine à quelques jours de la rencontre entre le président américain Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping, vendredi et samedi en Californie (ouest).  Après avoir reculé en février et mars, ce déficit a flambé de 34,6% en avril pour atteindre 24,1 milliards de dollars, sous l’effet cumulé d’une poussée de 21,2% des importations chinoises et d’un repli de 4,2% des exportations américaines vers Pékin, selon des données non-corrigées des variations saisonnières.  D’après l’économiste indépendant Joel Naroff, les récents signes de ralentissement de la croissance apparus en Chine ont « conduit à une réduction des ventes vers ce pays » et poussé Pékin à intensifier ses exportations vers les Etats-Unis pour combler son propre déficit commercial constaté en mars.   »Sans surprise, la Chine a expédié bien plus de biens vers les Etats-Unis (…). C’est une certitude: quand un pays a des problèmes économiques, il dope ses ventes vers les Etats-Unis », souligne M. Naroff.  Cette flambée du déficit chinois ne doit pas réjouir l’administration Obama qui cherche depuis plusieurs années à réduire les déséquilibres commerciaux avec la Chine, accusée de pratiques déloyales et de sous-évaluer sa monnaie pour doper ses exportations.  Pour le moment, les efforts américains n’ont pas porté leurs fruits. Sur l’ensemble de l’année 2012, le déficit avec la Chine s’est creusé de 6,7% par rapport à 2011, à 315,1 milliards de dollars, selon les données publiées mardi par le gouvernement.  L’alliance manufacturière américaine (AAM), le principal groupe de défense des intérêts industriels du pays, a aussitôt réagi en estimation qu’un tel déséquilibre rendait « difficile » l’établissement d’un « véritable partenariat » avec la Chine, deuxième puissance économique du globe.  Cette question doit « être sur la table » des discussions entre M. Obama et M. Xi, a affirmé Scott Paul, le président de l’AAM, cité dans un communiqué.  Lundi, l’AAM avait déjà envoyé une lettre à la Maison Blanche, assurant que « les Américains perdaient patience face au refus de la Chine de respecter les règles ».  Les Etats-Unis, qui ont déjà plusieurs fois saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ne sont pas les seuls à se plaindre des pratiques chinoises.  Mardi, la Commission européenne s’est lancée dans un bras de fer avec Pékin en instaurant une taxe les panneaux solaires chinois afin de dénoncer des pratiques de dumping et sauvegarder l’industrie photovoltaïque européenne.

Croissance, déficit, chômage: le gouvernement a tout faux

Croissance, déficit, chômage: le gouvernement a tout faux

 

Recul du chômage, croissance déficit, le gouvernement a tout faux en 2013 comme en 2014 ; c’est ce que révèle le FMI, les prévisions des « sages » ou encore les scénarios de BFM business. Pour résumer en 2013 contrairement à ce que dit Moscovici, il n’y aura même pas 0.1% de croissance mais sans doute une récession de près de 0.5%, un chômage en augmentation d’environ 300 000 et un déficit de 4% au moins.  Mercredi, Bercy doit présenter en conseil des ministres puis devant les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat sa stratégie pour ramener les déficits publics à moins de 3% en 2014. Appelé « programme de stabilité », ce document sera débattu au Parlement les 23 et 24 avril avant d’être envoyé à la Commission européenne le 30.  C’est sur la trajectoire de réduction des déficits définie dans ce programme que la France va s’engager auprès de ses partenaires de l’Union européenne.  Mais mardi, de mauvais signaux sont venus des deux côtés de l’Atlantique, auxquels le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a répondu en maintenant les prévisions du gouvernement pour 2013-2017. A savoir, une croissance de 0,1% du PIB en 2013 puis de 1,2% en 2014 avant un retour à une croissance de 2% par an jusqu’en 2017. Côté déficit, le gouvernement avait déjà acté le dérapage de 2013, à 3,7% du PIB, mais a jusqu’à présent prévu de le ramener à 2,9% en 2014.  A Paris, le Haut conseil des Finances publiques, nouvelle instance composée de 11 personnalités indépendantes et adossée à la Cour des comptes, a estimé qu’ »un léger recul du PIB en 2013 et une croissance sensiblement inférieure à 1,2% en 2014 ne peuvent être exclus ».   »Le scénario pour les années 2013 et 2014 est entouré d’un certain nombre d’aléas qui, dans leur ensemble, font peser un risque à la baisse sur les prévisions », a expliqué le Haut conseil qui rendait un avis sur les seules prévisions de croissance.  Parmi « les aléas susceptibles de freiner la reprise de l’économie » cette année et l’année prochaine, il a cité un environnement international qui « pourrait être moins porteur » et un rétablissement de la compétitivité des entreprises « moins rapide qu’avancé ».  Il a également observé que « les ressorts de la demande interne », c’est-à-dire l’investissement des entreprises et la consommation des ménages, « pourraient être moins puissants » en raison notamment de la mauvaise situation continue de l’emploi.  Simultanément à Washington, le Fonds monétaire international (FMI) s’est montré mardi pessimiste sur la situation de la France, évoquant dans ses nouvelles prévisions une légère récession, avec une contraction de 0,1% du PIB par rapport à 2012. Si ce scénario était avéré, ce serait la première récession depuis 2009.  Quant à 2014, la reprise ne serait que modeste selon le FMI avec une croissance limitée à 0,9%.   »La croissance en France devrait être négative en 2013, ce qui reflète une conjonction de la consolidation budgétaire, de mauvaises performances à l’export et d’une confiance en berne », estime l’économiste en chef du Fonds, le Français Olivier Blanchard, dans ce rapport semestriel.  Sur le front des déficits, le Fonds est également plutôt pessimiste. Il pense que le déficit français ne reviendra sous la barre symbolique des 3% prévue par les traités européens qu’en 2015, à 2,6%, le dérapage se poursuivant en 2014 (-3,5%).  Du coup, les experts de Washington estiment que la dette publique de la France va continuer à gonfler de record en record, à 92,7% du PIB en 2013, 94% en 2014 et jusqu’à 94,1% en 2015, avant de refluer progressivement — elle redescendrait à 88,1% en 2018.  Selon les Echos mardi, le gouvernement prévoit de fait dans son programme de stabilité une augmentation de la dette publique cumulée en 2014. Celle-ci devrait dépasser 94% du PIB, après avoir dépassé 93% cette année, bien au-dessus des dernières prévisions de Bercy.

 

Déficit public 2013, plus de 4% !

Déficit public 2013, plus de 4% !

 

Un déficit de 4%, voir 4,1% du PIB en 2013. Gilles Carrez, le président UMP de la commission des Finances à l’Assemblée devrait brandir ce chiffre lors de la présentation par le gouvernement du programme de stabilité. Il s’agit d’un document trés important envoyé à Bruxelles. Il détaille toutes les nouvelles prévisions economiques révisées de la France, ainsi que les réformes mises en place pour atteindre ses objectifs. C’est donc en se basant sur ce document que la Commission Européenne va se prononcer sur la trajectoire budgétaire de la France. C’est un sujet diplomatique très sensible. A Paris, tout l’enjeu est de convaincre Bruxelles que ses chiffres sont crédibles, et d’obtenir le report d’un an, en 2014, de l’objectif de réduction du déficit à 3% du PIB… Pour partir sur de bonnes bases, Bercy a calé cette année sa révision de déficit sur celle de Bruxelles, à 3.7%. Mais les doutes que vont émettre le président UMP de la Commission des Finances à l’Assemblée sur la crédibilité du chiffre risquent de compliquer les discussions entre Paris et la Commission.

 

France: 2,9 milliards de déficit en février

France: 2,9 milliards de déficit  en février

La trajectoire de redressement des comptes publics  est mal partie avec ce déficit de février. Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 2,9 milliards d’euros fin février sur un an, à 27,1 milliards, essentiellement en raison du contrecoup d’une recette exceptionnelle perçue en 2012, affirme mardi le ministère du Budget dans un communiqué.  Cet écart « résulte, pour l’essentiel, d’une recette exceptionnelle enregistrée en janvier 2012 par le budget général, liée à l’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences dans la bande 800 MHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public (fréquences dites 4G) », explique Bercy.  Cette recette s’élevait à 2,6 milliards l’an dernier et peut donc expliquer en grande partie le déficit plus lourd à ce stade de l’année.  Le gouvernement vient de ramener son objectif de déficit public (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) à 3,7% du produit intérieur brut (PIB) pour cette année, après avoir reconnu il y a près de deux mois que la cible de 3% conforme aux traités européens ne serait pas atteinte en raison d’une croissance atone.  Dans le détail, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont atteint 64,4 milliards d’euros au 28 février 2013 contre 63,6 milliards un an plus tôt. « Ce montant est conforme à la prévision de dépenses », assure Bercy.  La charge de la dette est « en baisse significative par rapport à 2012, compte tenu du niveau très faible des taux d’intérêt », et les dépenses de personnel sont « globalement stables », explique le ministère.  En revanche, comme prévu, le prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne est plus important qu’en 2012 (7,2 milliards contre 6,2 milliards) « en raison notamment du versement en début d’année de la contribution de la France au financement des budgets rectificatifs de fin d’année 2012 de l’UE ».  Côté recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements), elles s’établissent à 44,1 milliards fin février contre 45,4 milliards un an plus tôt.   »A fin février, l’évolution des recettes fiscales nettes est en faible progression (+0,2%) compte tenu de la faiblesse de la croissance, qui impacte tout particulièrement les recettes de TVA », selon Bercy. « L’évolution des autres recettes fiscales n’est pas significative à ce stade de l’année », souligne le ministère.

 

Déficit- Cazeneuve « 3% » du PIB » en 2014 ou 2024 ?

Déficit- Cazeneuve « 3% » du PIB » en 2014 ou 2024 ?

C’était sûr le déficit devait être ramené à 3% en 2013, pas de chance on a plongé à 4.8% en 2012 ; alors on repousse en 2014 sans aucune garantie car il faudrait à la fois cumuler de fortes économies et des recettes d’une croissance improbable. Au moins ça ne mange pas de pain et ça rassure la commission européenne qui n’en connaît pas davantage sur le sujet que notre ministre. Le ministre du Budget Bernard Cazeneuve a estimé samedi que la France devait « se conformer » à une réduction de son déficit public à 3% du produit intérieur brut fin 2014, dans un entretien accordé au Monde, alors que Bruxelles réclame qu’il s’établisse « nettement en dessous ».   »L’objectif est de se conformer aux 3% », a répondu M. Cazeneuve à la question: « Faudra-t-il faire 3% de déficit en 2014 ou, comme l’a demandé (le commissaire européen aux Affaires économiques) Olli Rehn, +nettement+ moins ? ».   »Il faudra pour cela la plus grande rigueur », a ajouté le nouveau ministre délégué chargé du Budget.  Le gouvernement a déjà abandonné il y a un mois l’espoir de réduire les déficits de l’Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales à 3% du PIB dès cette année comme il s’y était engagé vis-à-vis de ses partenaires européens.  Il négocie actuellement un délai avec la Commission européenne. Bruxelles réclame en échange que le déficit public s’établisse « nettement en dessous de 3% » en 2014.   »Les discussions se passent bien », a affirmé le ministre. « Il y a un climat de confiance qui doit être entretenu. C’est pour cela que la France ne saurait déroger à ses objectifs de réduction des déficits », a-t-il ajouté.  Il a par ailleurs réaffirmé que la réduction des dépenses publiques représenterait « l’essentiel de l’effort en 2014″.  Les services publics « risquent d’être mis en cause si nous laissons filer dettes et déficits », a-t-il ajouté. Il a dit souhaiter « que l’ensemble des opérateurs de l’Etat et autres délégations interministérielles voient leur action précisément évaluée pour éviter doublons, frais de structures et dépenses inutiles ».  Interrogé sur l’annonce faite jeudi par le président François Hollande selon laquelle la taxe à 75% sur les revenus supérieurs à un million d’euros serait finalement payée par les entreprises, M. Cazeneuve a rejeté l’idée que cela puisse compromettre les relations avec les entrepreneurs.   »Cette décision ne concernera que les entreprises qui choisissent de distribuer des rémunérations très élevées, je dirais même indécentes, alors que l’ensemble des salariés font des sacrifices », a-t-il argué. « Le gouvernement doit réconcilier les Français avec les entreprises », a-t-il ajouté.

 

 

Dérapage du déficit à 4,8% au lieu de 4,5% du PIB

Dérapage du déficit à 4,8% au lieu de 4,5% du PIB

Le déficit public de la France n’a été ramené en 2012 que de 5,3% à 4,8% du produit intérieur brut, en dérapage par rapport à l’objectif du gouvernement qui visait 4,5% en accord avec ses partenaires européens, a annoncé vendredi l’Insee.  Le dette publique a, elle, continué d’exploser atteignant fin 2012 un nouveau record à 90,2% du PIB, plus que les 89,9% prévus par le gouvernement, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Elle s’élevait à 85,8% en 2011.

Déficit : délais pour le Portugal

Déficit : délais pour le Portugal

 

La « troïka » des bailleurs de fonds du Portugal a allégé ses objectifs budgétaires et lui a donné plus de temps pour effectuer les mesures d’austérité exigées par son plan de sauvetage international, a annoncé vendredi le ministre des Finances Vitor Gaspar. La troïka, qui rassemble la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, a accepté de verser une nouvelle tranche d’aide de deux milliards d’euros à Lisbonne à l’issue de son septième examen de l’application du plan de sauvetage. Elle estime que le Portugal respecte globalement ses engagements dans le cadre du plan et pourra à nouveau se financer entièrement sur les marchés dans le courant de 2013, malgré des conditions économiques plus difficiles que prévu. « Cette septième revue confirme que la mise en oeuvre du plan progresse et que le processus de retour complet sur les marchés est en route », déclarent la Commission, le BCE et le FMI dans un communiqué conjoint. Le Portugal aura désormais jusqu’en 2015, et non plus 2014, pour ramener son déficit budgétaire sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), ce qui représente une baisse des dépenses publiques équivalente à 2,5% du PIB. Les créanciers de Lisbonne prévoient désormais une contraction de 2,3% du PIB portugais cette année, alors qu’ils n’attendaient qu’une baisse de 1% à l’issue du précédent examen, en novembre. La troïka a également revu à la baisse à 0,6% sa prévision de croissance pour 2014, contre 0,8% précédemment. « L’Europe subit toujours une période de crise », a dit Vitor Gaspar. « Nous savons tous à quel point ces éléments extérieurs affectent l’économie portugaise. » Les bailleurs de fonds ont réduit l’objectif de réduction du déficit pour cette année à 5,5% du PIB, contre 4,5% auparavant. L’objectif de déficit pour 2014 est passé de 2,5% à 4%.

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