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Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

C’est fait, ils ont enfin compris que le France n’atteindra pas les 3% (du PB) pour le déficit du budget ; du coup Cambadélis, secrétaire du PS se rend à l’évidence et demande qu’on ne respecte plus cette exigence européenne. Il a raison mais il aurait pu –avec le gouvernement -s’en apercevoir plus tôt Avec une croissance zéro au premier semestre, une croissance de 0.4 à 0.5% en 2014, des prix à la baisse qui vont diminuer les rentrées de TVA, mécaniquement il est impossible d’atteindre les 3% de déficit en 2015. En 2016, peut-être- et tout dépendra de la croissance. Il est clair que l’environnement international n’est pas très dynamique, que l’Europe flirte avec la crise (activité industrielle qui baisse en Allemagne, récession en Italie et croissance zéro en France).dans ces conditions une stratégie d’austérité auusi brutale est suicidaire tant pour le niveau de l’activité que pour le chômage. . Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), juge « inévitable » d’abandonner l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2015, dans un entretien aux Echos à paraître jeudi 14 août.   »Ces seuils ont été fixés avant la crise. Et aujourd’hui, il y a une nouvelle situation. On est dans une possible déflation. Il faut en tenir en compte », ajoute-t-il dans cet entretien mis en ligne mercredi soir sur le site du quotidien.  Faut-il abandonner ce critère? « C’est inévitable » répond celui qui, déjà, se montrait critique, pendant la campagne des élections européennes, sur les critères de Maastricht. « Il y a danger avec le fléchissement des prix ce mois-ci en France, leur niveau historiquement bas en Europe, une croissance anémique, une demande faible, un euro fort. Nous sommes en situation de pré-déflation si ce n’est de déflation », explique-t-il.  Et d’en appeler « immédiatement à un débat public national sur ce sujet ». Selon lui, « il ne faut pas demander la permission » au gouvernement allemand. « Ce ne serait pas du niveau de la France. Il faut provoquer le débat » car « il y a un changement majeur : c’est la déflation ».   »L’évidence, quand on voit la situation de la croissance en Allemagne, c’est qu’il n’y a pas de quoi se réjouir. Les Allemands seraient bien fondés à, avec nous, analyser la situation réelle dans laquelle nous sommes », poursuit le numéro un du PS.   »Beaucoup de pays font des efforts. Mais la spirale de l’austérité qui les a conduits à la récession produit de nouveaux effets, ceux de la déflation. Nos amis allemands devraient se rendre compte que leur investissement est plus que léger et que leur croissance est particulièrement faible. Dans ces conditions, ils ont des mesures à prendre, comme nous, pour relancer la zone euro », selon lui.  Outre l’Allemagne, Jean-Christophe Cambadélis fait aussi le constat qu’en « Italie, malgré la « Renzi-mania », l’économie dévisse » et que « la France fait du surplace, malgré ses réformes et le prix électoral faramineux que nous avons dû payer. Elles lui permettent de se maintenir, mais pas de progresser. Or endiguer la crise, ce n’est pas la surmonter », prévient le patron de Solferino.

 

Déficit Etat : pas d’amélioration

Déficit l’Etat : pas d’amélioration

Au 30 juin, les dépenses (budget général plus prélèvements sur recettes) atteignent 194,4 milliards d’euros contre 196,2 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 0,9%. Dans un communiqué, Bercy souligne que ce montant « est cohérent avec la trajectoire de dépense qui découle des annulations de crédits (1,6 milliard d’euros) adoptées dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014″ votée le mois dernier. Hors dépenses exceptionnelles, notamment 1,5 milliard d’euros de décaissements au titre des « investissements d’avenir », le montant des dépenses est en diminution de 1,7 milliard par rapport à fin juin 2013.  Les recettes s’élèvent dans le même temps à 151,7 milliards contre 152,7 milliards à fin juin 2013, en baisse de 0,7%. Les seules recettes fiscales nettes augmentent de 0,7%, à 146,6 milliards, grâce à un bond de 17,1% des rentrées d’impôt sur le revenu. Celles d’impôt sur les sociétés chutent de 27,3% en raison notamment de l’entrée en vigueur du crédit d’impôt compétitivité emploi. Les recettes de TVA, dont les taux ont augmenté au 1er janvier, ne progressent que de 2,3%, à 68,1 milliards d’euros. Le ministère du Budget rappelle que les prévisions de recettes fiscales nettes pour 2014 ont été revues à la baisse de 5,3 milliards d’euros dans le cadre de la loi de finances rectificative. La loi de finances initiale prévoyait un déficit annuel de 82,6 milliards d’euros, y compris 11 milliards au titre des investissements d’avenir, contre 74,9 milliards en 2013. Le déficit prévu a été revu en hausse à 83,9 milliards d’euros dans la loi de finance rectificative.

 

France: déficit commercial dramatique

France: déficit commercial dramatique

 

Le solde des écahnges commerciaux constitue le véritable baromètre de la compétitivité d’un pays et là pour la France ce baromètre est toujours  dramatiquemenet dans le rouge. Tandis que l’Allemagne enregistre des excédents mensuels de 18,8 milliards (en mai) Le déficit commercial de la France, lui  s’est creusé en juin à 5,4 milliards d’euros, contre 5,1 milliards d’euros en mai, et s’est établi à 29,2 milliards pour l’ensemble du premier semestre, ont annoncé jeudi les Douanes. « Le solde manufacturier se détériore nettement, en particulier pour les produits chimiques et pharmaceutiques, les automobiles et les équipements industriels (mécaniques et électriques) », ont indiqué les Douanes dans leur communiqué, en relevant toutefois l’ »exception » constituée par le secteur aéronautique, bien portant grâce à d’importantes livraisons d’Airbus.

Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

Croissance, déficit, chômage : le bilan noir de Hollande

 

Hollande aura tout raté, il voulait inverser la courbe du chômage, celui-ci ne fait que progresser. Il voulait relancer la croissance alors que la France est engluée dans la quasi stagnation (0.5% au mieux en 2014), il voulait réduire les déficits (les 3%¨sont maintenant repoussés à 2016). Hollande souhaitait bousculer l’Europe en fait c’est Merkel qui commande et impose avec la BCE l’austérité. Le pacte de responsabilité devait tout sauver mais il s’enlise dans les cathédrales administratives et les bavardages de la pseudo concertation. Un bilan très noir pour le cher de l’Etat qui prévoit même une rentrée très agitée. Vals a d’ailleurs prévenu, la situation est catastrophique. C’était il y a à peine une semaine, au dîner des journalistes de la presse présidentielle. François Hollande rompait avec l’optimisme qu’il affichait jusqu’alors sur la croissance - il n’hésitait pas dire quelques jours auparavant que «la reprise» était là -, pour admettre que les choses étaient finalement plus compliquées. Grave, il avait admis qu’un ralentissement économique n’était «pas impossible» et que la croissance pouvait encore «s’affaiblir». La croissance sera au cœur des priorités de la rentrée. Entre-temps, le 14 août, l’Insee aura publié les estimations de l’activité au deuxième trimestre, et donc de la première moitié de l’année. Au sommet de l’État, on craint que les résultats ne soient pas bien élevés, après un premier trimestre marqué par une croissance nulle. De fait, les signes négatifs se sont multipliés ces dernières semaines. «Les prévisions de croissance en zone euro sont inférieures à ce que nous prévoyions en début d’année», a reconnu hier le ministre des Finances, Michel Sapin, lors d’un déplacement en Italie. Pour l’heure, le gouvernement ne tient pas à revoir sa prévision de croissance de 1 % en 2014 et 1,7 % en 2015. Une estimation à laquelle plus personne ne croit : les économistes s’accordent sur 0,7 % et 1,2 % respectivement. Mais nul doute qu’il tirera les conséquences en septembre, dans le cadre de la préparation de la loi de finances (PLF) pour l’an prochain. Face à une situation qui semble lui échapper, l’exécutif affichera un certain volontarisme. Le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, prévoit même de présenter une loi qui sera consacrée à la croissance. Pierre Moscovici, qui sera le commissaire européen français à Bruxelles à la rentrée, ne cesse également de le répéter: il faut une «réorientation de l’Europe vers la croissance et l’emploi», ce qui passe notamment par la relance de grands programmes d’investissements. En attendant, une croissance moins importante que prévu, c’est un casse-tête budgétaire en vue (un écart de 0,1 point de croissance équivaut à 2 milliards d’euros en moins dans les caisses). Et la préparation du budget 2015 risque d’être plus compliquée que prévu pour le gouvernement  La loi de finances (PLF) pour 2015 va permettre à François Hollande de tenir un discours dans lequel les baisses d’impôts font leur retour. Le premier ministre, Manuel Valls, a déjà indiqué qu’une réduction fiscale supplémentaire pour les ménages modestes viendrait prolonger celle qui avait été décidée pour cette année, afin notamment de faire sortir de l’impôt ou d’empêcher d’y entrer 1,9 million de ménages. Tous les arbitrages ne sont pas encore rendus, mais le coup de pouce pourrait cette fois-ci concerner les revenus inférieurs à deux smic. Ce seraient alors près de 2 milliards d’euros qui seraient restitués aux Français. Mais le PLF et le PLFSS (projet de budget pour la Sécu) commenceront aussi à traduire l’enveloppe de 50 milliards d’euros d’économies dans les dépenses - quelque 21 milliards sont prévus pour 2015, d’après les dernières estimations de Bercy. Une enveloppe qui paraît aujourd’hui insuffisante pour compenser à la fois le manque de croissance, donc de moindres recettes fiscales, et les divers gestes (pas de gel des retraites de moins de 1200 euros, annulation du gel prévu de certaines prestations sociales…) annoncés ces dernières semaines pour calmer la grogne dans la majorité. Paris s’est engagé à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2015. Le gouvernement a donc l’été pour réfléchir à la stratégie qui sera la sienne à la rentrée face à un engagement qu’il risque de ne pas pouvoir tenir - même s’il affirme encore aujourd’hui qu’il n’en est pas question. François Hollande a d’ores et déjà admis que «s’il devait y avoir un ralentissement de l’économie, nous utiliserions à ce moment-là les marges de flexibilité» offertes par le pacte de stabilité européen. Car le chef de l’État ne compte pas modifier totalement ses plans sur l’autel des finances publiques. Au PS, on estime qu’on est «au maximum de l’effort qui peut être demandé» aux Français. «50 milliards d’économies sur trois ans, c’est ce que je pense être le bon dosage (…) pour à la fois réduire le déficit, permettre aux entreprises d’être plus compétitives et faire un certain nombre de baisses d’impôts», rappelait récemment le chef de l’État.  «J’avais dit qu’on allait inverser la courbe du chômage ; c’était toute la passion qu’on avait mise, toute la volonté qui était la nôtre, et puis ce n’est pas venu»: dans son interview du 14 Juillet, François Hollande a fini par admettre son échec sur le front de l’emploi. Difficile de faire autrement tant les chiffres sont mauvais. Mois après mois, le chômage n’a cessé de monter (sauf en octobre 2013 et lors du bug SFR d’août de la même année), si bien que, depuis l’élection présidentielle, la France compte 475.000 chômeurs supplémentaires rien qu’en catégorie A (personnes sans aucune activité). Après la nouvelle hausse de juin, près de 3,4 millions de Français pointaient à Pôle emploi en A. Le recours aux contrats aidés n’a pu compenser la chute de l’emploi dans le secteur privé (100.000 postes détruits rien qu’en 2013). Désormais, le ministère du Travail ne vise plus qu’un retour aux 3 millions de chômeurs en… 2017. Mais si la croissance ne redémarre pas en 2015 et 2016, même un tel objectif sera inatteignable. Le gouvernement le sait, et cherche donc à relancer la confiance des acteurs économiques. Il compte pour cela sur les 40 milliards d’euros de baisse d’impôts et de charges sociales accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. Et met la pression sur le patronat: en septembre, un point sera fait sur l’avancée des négociations sur les contreparties dans les branches (à ce jour, seule la chimie a signé).

 

Déficit commercial : dégradation en mai

Déficit commercial : dégradation  en mai

Encore une mauvaise nouvelle économique, le déficit commercial de la France s’est creusé en mai, à 4,9 milliards d’euros, retombant ainsi à son niveau de mars après une légère réduction en avril (-4,1 milliards), a annoncé le ministère des Finances aujourd’hui. Le service des Douanes, qui établit cette statistique, a expliqué cette dégradation par « une poussée des importations (…) particulièrement marquée pour les produits pétroliers raffinés et pour les œuvres d’art ». En revanche, il a noté une évolution « très positive pour l’industrie aéronautique et spatiale, du fait de livraisons exceptionnelles de satellites ».

 

Le déficit 2014 va déraper à 4%

Le déficit 2014 va déraper à 4%

Finalement l’austérité n’aura servi à rien, ni à la croissance et à l’emploi, ni à la réduction des déficits.  Le déficit public de la France risque en effet  d’atteindre 4,0% du PIB fin 2014, voire davantage si la croissance économique est inférieure au 1% sur lequel table le gouvernement, estime la Cour des comptes. Le gouvernement prévoit quant à lui de ramener le déficit à 3,8% à la fin de l’année, après 4,3% fin 2013 ou 4,2% selon la récente réévaluation du produit intérieur brut par l’Insee. « L’objectif de déficit pour 2014, déjà révisé à la hausse en mai, risque d’être dépassé », a dit le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, en présentant mardi le rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. « Le déficit des administrations publiques pourrait dépasser l’objectif de 3,8% et être proche de 4%, voire légèrement supérieur si la prévision de croissance du gouvernement ne se réalisait pas », a-t-il ajouté. Le Haut conseil des finances publiques (HCFP), présidé par Didier Migaud, a estimé la semaine dernière que « sans être hors d’atteinte, la prévision de croissance du gouvernement pour 2014 paraît désormais élevée ».  La Cour des comptes estime en outre que des risques pèsent sur l’objectif de ramener le déficit à 3% du PIB fin 2015 comme le gouvernement s’est engagé à le faire devant ses partenaires européens. Elle souligne que l’objectif d’économies pour l’an prochain est très ambitieux et, plus globalement, que sur les 50 milliards d’euros d’économies prévus par le gouvernement entre 2015 et 2017, 30 milliards sont peu documentés et une partie est incertaine. La Cour souligne en effet que certaines relèvent d’institutions qui ne sont pas contrôlées par l’Etat comme les collectivités territoriales ou l’assurance chômage.  Le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale, deuxième texte financier mettant en œuvre le pacte de responsabilité et de solidarité du gouvernement sera présenté mercredi en conseil des ministres. Combiné au projet de loi de finances rectificative présenté la semaine dernière, ces textes prévoient 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires pour cette année, qui visent à tenir l’objectif de ramener le déficit à 3,8%.  Selon la Cour des comptes, « il subsiste, en plus du risque tenant aux hypothèses économiques, un risque à la baisse de 2 à 3 milliards d’euros sur la prévision d’élasticité des prélèvements obligatoires » qui pourrait se traduire par autant de recettes en moins pour l’Etat cette année.  Quant à ses dépenses, le risque de dépassement est estimé à un à 3 milliards d’euros, qui devraient pouvoir être compensés par des annulations de crédits en fin d’année.  En effet, le gouvernement disposera encore d’une réserve de précaution de plus de 6 milliards d’euros pour financer les dépenses non budgétées de l’Etat comme le coût des opérations militaires extérieures et l’aider à tenir ses dépenses. « Même s’ils ne laissent aucune marge de sécurité pour des dépenses imprévues, les nouveaux objectifs de dépenses de l’Etat peuvent et doivent être atteints », estime la Cour des comptes.  Les dépenses de sécurité sociale devraient pouvoir être conformes aux prévisions, tandis que celles de l’assurance chômage pourraient être supérieures et que « les prévisions de croissance des dépenses des administrations publiques locales (…) paraissent encore sous-estimées, notamment la masse salariale et les prestations sociales ».  La Cour des comptes souligne que même si les objectifs sont tenus, la dette publique dépassera le cap symbolique des 2.000 milliards d’euros à la fin de l’année.  Pour l’année suivante, qui pâtirait en plus d’un éventuel dépassement de l’objectif de déficit en 2014, « les objectifs d’économies pour 2015 sont très ambitieux et les économies identifiées à ce jour dans le cadre de la modernisation de l’action publique ne sont pas à la hauteur de cet enjeu ».  Et pour la suite, le HCFP « a aussi jugé optimiste le scénario macroéconomique pour 2016-2017″, souligne la Cour. « Si les prévisions du gouvernement s’avéraient surestimées, les recettes publiques seraient plus faibles qu’anticipé. » Elle explique qu’avec les 50 milliards d’euros d’économies programmés sur 2015-2017, la dépense publique devrait croître au total de 62 milliards d’euros entre 2014 et 2017. La Cour souligne que ces 50 milliards s’entendent par rapport à la croissance tendancielle des dépenses publiques estimée par le gouvernement qui « repose sur des méthodes et conventions diverses et fragiles ».  Pour réaliser des économies, elle propose d’agir notamment sur la masse salariale publique, les dépenses d’assurance maladie et celles des collectivités territoriales. Concernant la masse salariale, elle estime que « la baisse des effectifs, en complément des efforts sur les rémunérations, constitue un levier porteur d’économies importantes » et qu’ »une hausse de la durée effective du travail dans les administrations pourrait permettre de diminuer les effectifs sans réduire la quantité et la qualité des services ».  Pour les dépenses d’assurance maladie, elle souligne que la consommation française de médicaments est encore de 22% supérieure en volume à celle des pays voisins et cite notamment les dépenses d’analyses médicales et de transports.

 

Budget : le déficit 2014 dérape

Budget : le déficit 2014 dérape

 

Faute de croissance les recettes fiscales diminuent et le déficit progresse. Preuve que l’ausrité de Hollande mène au fiasco dans tous les domaines.  Les hausses d’impôt ont rapporté deux fois moins que prévu l’an dernier, ce qui conduit l’exécutif à revoir à la baisse ses prévisions de recettes pour 2014. Le manque à gagner devrait dépasser 5 milliards d’euros, à la fois sur l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. La TVA serait également revue en baisse par rapport au programme de stabilité. Au total, le déficit prévisionnel de l’Etat devrait déraper de près de 1,5 milliard d’euros par rapport au solde voté par le Parlement (82,5 milliards), pour atteindre 83,9 milliards d’euros. Ce n’est pas une surprise puisqu’entre-temps, la prévision de déficit public avait été revue en hausse de 3,6 % à 3,8 % de PIB. Une chose est néanmoins sûre : les marges de manœuvre budgétaires sont nulles. Dans ce contexte, les contre-propositions «pour plus d’emplois et de justice sociale» présentées lundi par des députés PS ont été fraîchement accueillies mardi. Elles visent à réorienter radicalement les baisses de prélèvements destinées aux entreprises vers les ménages, sans dégrader les comptes. Ces propositions, émanant d’une poignée d’élus dont Christian Paul et Jean-Marc Germain (aubrystes), ont été critiquées par une majorité d’élus, mais bien reçues ailleurs à gauche, annonçant des débats agités dans l’hémicycle. «Une minorité cherche à imposer à une majorité une position politique qui n’est pas la sienne», a affirmé à l’AFP le chef de file des députés PS à la commission des Finances de l’Assemblée, Dominique Lefebvre, pour qui «leur objectif ultime est d’aller au 49.3 pour exister». Annick Lepetit, porte-parole des députés socialistes, estime qu’«une écrasante majorité» du groupe soutient la politique du gouvernement. De leur côté, Bercy et Matignon ont cherché à minimiser la portée des propositions des frondeurs, tandis que le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a répliqué sur Europe 1 qu’elles n’apportaient pas «grand-chose au débat». «La très très grande majorité du groupe socialiste n’est pas d’accord avec eux, nous avons déjà voté, à chaque fois il y a eu une très large majorité de gauche pour faire avancer les propositions du gouvernement», a-t-il dit. Michel Sapin, qui a reçu des représentants des patrons de PME, a réitéré les engagements du gouvernement, selon Jean-François Roubaud, président de la CGPME.

 

Report déficit français : Juncker contre

Report Déficit français : Juncker contre

L’ancien Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, s’est prononcé contre un délai, dans un entretien au Figaro ce vendredi 18 avril. « A priori, je ne vois pas d’élément qui permettrait de prolonger ce délai », a déclaré le candidat des conservateurs à la présidence de la Commission européenne, dans cet entretien. « Beaucoup dépendra du programme de stabilité que Paris doit présenter à la fin du mois », a-t-il ajouté. « Manuel Valls assure que la France est liée par les engagements pris avec ses partenaires. Nous allons voir ce qu’il en est ». « J’ai vu avec satisfaction l’engagement de Manuel Valls de réduire le déficit en dessous de 3% en 2015 et, dans le même temps, de stimuler l’investissement et l’activité. Cela prouve que responsabilité politique et croissance sont compatibles », a-t-il assuré.  Pour autant, Jean-Claude Juncker a insisté sur la nécessité pour Paris de passer aux actes en matière de réduction du déficit. « La mise en œuvre des réformes structurelles est essentielle. La France doit dire ce qu’elle veut faire, les autres pays de l’euro feront ensuite savoir ce qu’ils en pensent. Il ne suffit pas que les réformes soient annoncées. Il faut aussi qu’elles apparaissent au Journal officiel, qu’elles soient effectivement engagées », a-t-il dit. D’autant que selon lui, « la France n’est pas sur le déclin, ni même le malade de l’Europe. Elle est pleine de ressort et de potentialités », ajoutant: « Je ne vois aucun risque pour l’euro, si la France fait ce qu’elle a à faire. » Toutefois, « une austérité aveugle nuirait à la croissance », a-t-il reconnu en plaidant « pour une politique de rigueur qui permette à chacun de tenir ses promesses et d’enrichir le redressement par les réformes qui muscleront les économies de l’euro à moyen terme ». Le candidat à la succession de José Manuel Barroso a enfin affirmé : « à la tête de la Commission européenne, je travaillerais avec la France pour le respect des règles et pour une politique d’avenir ».

Déficit : on verra plus tard ! (Sapin)

Déficit : on verra plus tard ! (Sapin)

 

« Nous avons trop augmenté les impôts. » Interrogé par CNN lundi 14 avril, le nouveau ministre des Finances Michel Sapin est revenu sur la situation économique de la France et a réaffirmé l’objectif de ramener le déficit public français sous la barre des 3%. »Notre politique aujourd’hui est d’accélérer, accélérer pour retrouver la croissance », a d’abord indiqué le ministre, qui prône la mise en place de « réformes profondes ».  Affirmant que les impôts sont à un niveau trop haut depuis 2010, ce proche de François Hollande a appuyé sa volonté de les baisser. « Depuis notre arrivée au pouvoir, pour remettre le bateau à flot, il a fallu augmenter les impôts. Notre constat c’est que nous les avons trop augmentés », a-t-il assuré. « C’est grâce aux entreprises que nous réussirons à ramener la croissance », a ajouté Michel Sapin. Interrogé à plusieurs reprises sur la taxe à 75%, le ministre français a précisé que sa réduction « n’est pas à l’ordre du jour immédiatement ».  Répondant aux interrogations de la journaliste américaine à propos du déficit public français, le ministre des Finances s’est voulu rassurant: « La France construit l’Europe depuis le début », tout en ajoutant que, pour cette raison, il fallait « respecter les règles ». Par conséquent, le ministre estime que la France doit ramener son déficit sous la barre des 3% du PIB. « Ce n’est pas pour 2014 mais pour 2015″, a concédé le ministre, qui a refusé de faire la promesse d’atteindre cet objectif.

Michel Sapin promet l’inversion de la courbe du déficit

Michel Sapin promet  l’inversion de la courbe du déficit

 

Michel Sapin célèbre inverseur de la courbe du chômage s’attaque maintenant à celle du déficit public puisqu’il est devenu ministre des fiances. Ce sera donc l’inversion de la courbe du déficit, c’est promis. Certes on ne sait pas comment on va faire les 50 milliards d’économies, ni comment financer les « pactes » de Hollande mais on va inverser quand même. D’ailleurs Lagarde du FMI l’a dit, la France atteindra les 3% dès 2015. Curieux cette bienveillance du FMI et de Lagarde. Peut-être Lagarde souhaite-telle en retour la même bienveillance de la justice « indépendante » de la France pour son implication dans l’ennuyeuse affaire Tapie.   »L’objectif dit des 3% est un objectif que nous devons maintenir », a dit Sapin, précisant ensuite qu’il parlait de l’année 2015, et assurant que c’était « dans l’ordre du faisable ».  M. Sapin était interrogé sur les récentes prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui a surpris en prévoyant un déficit public français de 3% du PIB alors que beaucoup pensaient cet objectif définitivement enterré.  Le ministre des Finances et des Comptes publics, aux Etats-Unis pour assister à des réunions du G7, du G20, du FMI et de la Banque mondiale, avait récemment annoncé qu’il voulait « discuter » avec la Commission européenne du « rythme » de la réduction des déficits français, ce qui avait été interprété comme un renoncement au retour aux 3%.  La France avait déjà bénéficié de deux reports pour atteindre ce seuil l’an prochain.

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Déficit: nouveau délai pour la France (Bruxelles)

Déficit: nouveau délai pour la  France (Bruxelles)

Bruxelles ne croit pas à juste raison que la France pourra à la fois réduire son déficit et financer les annonces de Valls. Pour autant, Bruxelles va accorder un nouveau délai au pays. Le FMI, pas très partisan de l’austérité en Europe et inquiet pour la croissance mondiale, donne un sérieux coup de main à Valls en considérant que la France sera dans les clous en 2015, ce qui paraît pourtant impossible. La France prévoit de réduire son déficit à 3,6% du PIB fin 2014 et 2,8% fin 2015. Pourtant, dans un email de la Commission européenne envoyé par le responsable du suivi des comptes publics de la France, que s’est procuré BFMBusiness, Bruxelles doute d’une telle réduction de déficit. « Notre ligne est -pour l’instant- que la France doit respecter ses engagements », peut-on lire. Mais, l’auteur de ce message ne se fait aucune illusion, Bruxelles va devoir céder.  D’autant que « compte tenu des mesures annoncées, les 50 milliards ne suffiront pas à la fois pour baisser le déficit comme recommandé et pour financer les annonces », note le fonctionnaire. Et la Commission européenne connaît bien les Français: « combien de fois ils ont annoncé des réformes à moyen et long terme qui ont été enterrées par la suite… » En somme, ce document montre que l’inflexibilité bruxelloise actuelle ne relève que d’une posture d’affichage alors que la Commission s’apprête à donner satisfaction à Bercy, en contrepartie d’un programme de réformes plus important que prévu. Ce mercredi, Manuel Valls a déjà annoncé que le nouveau rythme de réduction du déficit sera précisé « dans les prochains jours ».

 

Déficit: divergences Montebourg Sapin

Déficit: divergences  Montebourg Sapin

Sapin fait du Hollande en parlant du bon équilibre croissance-déficit et Montebourg faiat du Montebourg en affirmant que le déficit est accessoire. Deux attitudes qui illustrent bien les ambiguïtés permanentes de Hollande. Les officiels européens martèlent que la France doit tenir ses engagements en matière de déficit. Ils sont à moitié entendus à Bercy. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, déclare ainsi ce lundi 7 avril que « la question des comptes publics est une question accessoire par rapport à la croissance », sur I-Télé. Celui qui a vu la semaine dernière son portefeuille élargi à l’Economie a expliqué lors d’une visite à Berlin avoir trouvé bon accueil auprès de ses interlocuteurs allemands sur ce point. « La croissance, c’est elle qui crée des emplois, les comptes publics ça ne crée aucun emploi, ça peut même en détruire », a-t-il ajouté. « C’est le message que j’adresse ici à nos amis allemands, qui d’ailleurs font preuve de compréhension. »  Egalement à Berlin, le ministre des Finances, Michel Sapin, a quant à lui expliqué qu’il fallait discuter du bon équilibre entre la croissance économique et le redressement des comptes, tout en assurant que la France tiendrait ses engagements en matière de baisse des déficits. « Nous avons tous conscience que le chemin qui nous mène vers la sortie définitive de crise passe premièrement par le respect de nos engagements et deuxièmement par une croissance économique supérieure », a-t-il dit. La semaine dernière, il avait pourtant affirmé, au lendemain de sa nomination aux Finances qu’il comptait négocier un nouveau délai pour atteindre l’objectif de déficit à 3% du PIB, actuellement programmé pour fin 2015. Le président de l’Eurogroup, Jeroem Djisselbloem, et le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, avaient répondu que la France devait tenir ses engagements.

 

Déficit France : avertissement de l’Europe

Déficit France : avertissement  de  l’Europe

C’est un avertissement avant le carton jaune sur les déficits. L’Europe sent que Hollande affaibli par les municipales commence à mollir sur les 50 milliards d’économies (au demeurant très flous), du coup c’est un rappel à l’ordre vis à vis des objectifs affichés par la France elle-même. . La négociation s’annonce serrée. Ce mardi 1er avril, le chef de file de l’Eurogroup, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem a assuré que Paris n’a pas demandé un nouveau report pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB. Mais le ministre des Finances des Pays-Bas en a profité pour souligner la nécessité pour Paris de ne pas relâcher ses efforts. « La France est consciente de ses engagements, elle a déjà obtenu du temps et doit fournir davantage d’efforts », a-t-il affirmé. Ces propos font écho à ceux prononcés, quasiment en même temps, par le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. Ce dernier a affirmé qu’il « est important que la France procède aux ajustements structurels nécessaires », c’est-à-dire qu’elle dégage des économies de long terme.  Ces déclarations sonnent comme autant de rappel à l’ordre alors que la veille, l’Insee a indiqué que le déficit public a dérapé plus fortement que prévu en 2013, s’élevant à 4,3% du PIB, contre un chiffre de 4,1% prévu par le gouvernement. Surtout, les propos de Jeroen Dijsselbloem et Olli Rehn succèdent à l’allocution télévisée de François Hollande. Le président français y a affirmé, concernant les 50 milliards d’économies promis par l’exécutif tricolore, qu’ »il ne s’agit pas de faire des économies pour faire des économies ». « Il ne peut être question de fragiliser la croissance qui repart », a-t-il poursuivi, expliquant que « le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe ».

Déficit public dérive en 2013

Déficit public dérive en  2013

Près de 2000 milliards de dette, 50 milliards d’intérêts à rembourser par an (50 milliards qu’il faut emprunter !) et pourtant le budget continue de dériver en 2013 (comme sans doute en 2014). Le déficit public de la France s’est élevé à 4,3% du produit intérieur brut en 2013, soit plus que l’objectif de 4,1% prévu par le gouvernement, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés lundi par l’Insee. La dette publique a atteint de son côté 1.925,3 milliards d’euros fin 2013, soit l’équivalent de 93,5% du PIB, s’inscrivant légèrement au-dessus de la marque de 93,4% retenue dans la trajectoire des finances publiques pour l’an passé.  Par comparaison, le déficit, qui agrège les soldes des comptes de l’Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale, représentait 4,9% de la richesse nationale fin 2012 et la dette publique 90,6% de celle-ci.

 

Assurance chômage : toujours le même déficit

Assurance chômage : toujours le même déficit

 

Finalemenet l’accord sur l’assurance chômage ne modifiera qu’à la marge le déficit annuel de 4 milliards, 400 millions seulement seront théoriquement économisés. Et encore si le chômage ne s’aggrave pas. Un accord à l’arraché avec le patronat et trois syndicats, CFDT, FO et CFTC, qui ont signé pour mettre en place de nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs à compter de juillet. L’organisation patronale voulait que les nouvelles règles d’indemnisation permettent de réaliser un milliard d’euros d’économies par an sur les comptes de l’Unedic qui accusent actuellement près de 4 milliards de déficit annuel. Or, les mesures d’économies (délais de carence allongés, intermittents mis à contribution…) vont entraîner 800 millions d’économies. A quoi il faudra retrancher près de 400 millions de dépenses supplémentaires liées à la mise en place de « droits rechargeables » pour inciter les chômeurs à reprendre un travail. On est donc loin du compte même si le spectre d’une dette cumulée de l’Unedic de plus de 30 milliards en 2017 est décalé de 2 à 3 ans. . Pourtant, Pierre Gattaz a bien failli faire capoter la négociation dans la dernière ligne droite, vendredi. Le président du Medef était remonté contre sa délégation qui négociait avec les syndicats car celle-ci, estimait-il, acceptait de trop lâcher. Et ce, alors que la base du Medef voulait une vraie remise à plat du système ! C’est Jean-François Pilliard, le « monsieur social » du Medef qui a usé de ses talents diplomatiques pour faire revenir Pierre Gattaz à la raison et obtenir qu’il accepte un compromis avec les syndicats. Le cabinet du ministre du Travail est également intervenu pour obtenir un accord. Vendredi matin, Michel Sapin avait prévenu que si les partenaires sociaux ne se mettaient pas d’accord, l’Etat prendrait ses responsabilités. En clair que le gouvernement se substituerait à eux et ferait passer de nouvelles règles d’indemnisation par décret, règles qui auraient sans doute été très proches des dispositions en vigueur.

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