Archive pour le Tag 'chômage'

Covid-Suspension des allocations chômage au Canada pour les non vaccinés ?

Covid-Suspension des allocations chômage au Canada pour les non vaccinés ?

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La colère gronde un peu partout contre les personnes qui de façon consciente et délibérée refusent d’être vaccinées. C’est vrai en France mais aussi ailleurs. Des mesures restrictives sont décidées ici ou là pour limiter les droits des non vaccinés notamment en matière de mobilité. En France, le débat porte surtout sur les conditions d’accès à l’hôpital qui doivent demeurer égalitaires pour la plupart des médecins.

Au Canada les mesures sont plus radicales . La ministre fédérale de l’Emploi a annoncé le 30 décembre sa volonté de suspendre l’assurance emploi, équivalent des indemnités chômage au Canada, pour toutes les personnes qui auraient perdu leur travail pour refus de l’injection anti-Covid. Les aides seront ainsi réservées dorénavant aux chômeurs vaccinés, à l’exception des personnes présentant une exemption médicale. 

Le chômage: baisse en novembre

Le chômage: baisse en novembre

Preuve de la relative solidité de la croissance en France en 2021 ( en Progression autour de 6 %), le chômage baisse encore en novembre. Le nombre de chômeurs de catégorie A a poursuivi sa décrue en novembre, avec 55.800 demandeurs d’emploi en moins (-1,7%).

Le nombre de chômeurs (catégorie A) a poursuivi sa décrue en novembre, avec 55.800 demandeurs d’emploi en moins (-1,7%), à 3,321 millions, après une baisse de 3,3% en octobre, selon les chiffres du ministère du Travail publiés lundi.

En incluant l’activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi en France (hors Mayotte) est en baisse de 0,7% en novembre par rapport au mois précédent (-39.800 personnes) et s’établit à 5,669 millions, selon la Direction des statistiques (Dares). Ce nombre était repassé en octobre en dessous du niveau d’avant-crise de décembre 2019 (5,726 millions), enregistrant alors une baisse de 1,6%.

Si le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A baisse sensiblement, ceux en catégorie B et C progresse de 0,7% (+16.100).

Sur un an, la baisse en catégorie A est de 13,2% (-505.300). Pour les catégories A, B et C, elle est de -5,7% (-341.800). La Dares ne commente pas les données mensuelles, trop volatiles, privilégiant les évolutions trimestrielles.

Chômage : un cout de plus de 30 milliards pour l’État

Chômage : un cout  de plus de 30 milliards pour l’État

 

Un collectif d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, d’élus locaux et d’acteurs de terrain plaide, dans une tribune au « Monde », pour la création d’un million d’emplois d’utilité sociale et territoriale, ce qui ferait reculer le chômage de longue durée.

 

Tribune.

Non, le chômage de longue durée n’est pas une fatalité, il ne repose pas sur un manque de volonté des personnes éloignées de l’emploi, comme nous l’entendons malheureusement si souvent ! Nos 2,5 millions de concitoyens qui sont au chômage de longue durée ne sont pas responsables de cette situation.

Non, nous n’avons pas tout essayé ! Le chômage de longue durée repose sur l’inadéquation entre les offres d’emploi et les compétences des personnes, sur un manque d’« employeurabilité » des entreprises, sur la dévalorisation des métiers et sur un sous-investissement de l’Etat dans la création nette d’emplois.

Pour nous, acteurs de l’économie sociale et solidaire, élus locaux engagés, acteurs de terrain implantés dans les territoires, la lutte contre le chômage de longue durée passera par la création d’emplois d’utilité sociale et territoriale portés et conçus au plus près des territoires pour garantir un emploi pour tous, valorisant et redonnant une citoyenneté sociale et économique aux personnes tout en accompagnant leur montée en compétences vers des filières d’avenir.

Le « droit à l’emploi » dans les obligations de l’Etat

Contrairement aux idées reçues et agitées par les politiques, selon Pôle emploi, neuf offres d’emploi sur dix sont pourvues et il y a aujourd’hui un poste vacant pour treize chômeurs. En élargissant aux demandeurs d’emploi au sens plus large, on arrive à un poste pour vingt-deux demandeurs d’emploi. Ces chiffres remettent très largement en cause la tentation de faire peser la responsabilité du chômage de masse sur les chômeurs eux-mêmes, comme l’a fait dans son allocution du 9 novembre Emmanuel Macron, annonçant un renforcement du contrôle des personnes chercheuses d’emploi.

En outre, les politiques publiques de l’emploi justifient une part importante du chômage par le manque de diplôme des chercheurs d’emploi. Or, les entreprises et leur mode de recrutement ont également leur part de responsabilité. L’ensemble des entreprises recrute en usant de prérequis fondés sur la croyance que seul un diplôme permet de valider les compétences d’un salarié.

Enfin, malgré les réticences des pouvoirs publics à le reconnaître, deux obligations pèsent sur l’Etat : celle de garantir à chaque individu le « droit à l’emploi », droit constitutionnel inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946, et celle de réduire les dépenses budgétaires engendrées par les coûts du chômage. Car, rappelons-le, la privation d’emploi a un coût : plus de 30 milliards d’euros par an !

Chômage : en hausse et maintien d’un haut niveau

Chômage : en hausse et maintien d’un haut niveau

D’après l’INSEE, le taux de chômage se maintient à  8,1 %, soit 0,1 point de plus qu’au deuxième trimestre. 

Le chômage concerne 2,4 millions de personnes en France, soit 52.000 de plus qu’au printemps.

la France se situe encore sous la moyenne européenne, mais en nette progression, d’autant qu’il faut analyser le taux d’emploi par tranche d’âge. De fait, sous l’effet du boom de l’apprentissage et sans doute aussi des autres mesures du plan « 1 jeune 1 solution », le taux d’emploi des 15-24 ans est bien orienté : à 32,8 %, il a gagné 1,2 point en trois mois, 2,9 par rapport à la fin de 2019.

La seconde bonne nouvelle porte sur l’accroissement de la population active. Il s’est avéré beaucoup plus fort qu’anticipé par l’Insee début octobre. A telle enseigne que le taux d’activité des 15-64 ans a lui aussi battu pour la deuxième fois consécutive un record depuis 1975, pour atteindre 73,5 %.

Pour le chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail de l’Insee, Sylvain Larrieu, cela va de pair avec l’évolution du taux d’emploi des jeunes. Mais aussi avec une baisse inédite – de 175.000 exactement – du nombre de personnes placées dans ce qu’on appelle le « halo » du chômage, c’est-à-dire des personnes qui étaient sorties du marché du travail.

La prévision d’un chômage à 7,6%, établie par l’Insee en octobre, rendait crédible l’objectif d’Emmanuel Macron d’arriver à 7 % de chômage à la fin de son quinquennat. L’objectif sera plus dur à atteindre avec un taux de chômage qui continue de dépasser la barre de 8%, même si le chef de l’Etat pourra mettre en avant le fait de l’avoir trouvé à 9,5 % en prenant ses fonctions.

Le défi sera d’autant plus difficile à relever que le rythme de création d’emploi va très probablement ralentir, malgré une croissance qui devrait rester soutenu en 2022. C’est déjà le cas au troisième trimestre . Au point que le taux de chômage pourrait rester scotché autour de 8% encore quelques temps.

Descendre d’un gros cran nécessitera que les Français puisent dans l’épargne cumulée depuis la crise, amenant ainsi l’économie à retrouver toutes ses capacités . Ou que la réforme de l’assurance-chômage et le grand plan de formation des chômeurs produisent les effets attendus.

Chômage : baisse au troisième trimestre

Chômage : baisse au troisième trimestre

 

Conséquence de la reprise de la croissance, le chômage de catégorie a a diminué d’environ 5 %., Soit le même chiffre que l’évolution du PIB. En Juillet et septembre, le nombre de demandeurs d’emploi a poursuivi sa décrue, entamée depuis plusieurs mois. Selon les derniers chiffres de la direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (Dares), publiés ce jour, le nombre de chômeurs de catégorie A en France entière s’est établi, au troisième trimestre, à 3,544 millions, en baisse de 5,5% sur un trimestre.

Le  nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a dégringolé de 9,7% sur un an : il revient désormais à son niveau pré-crise, de fin 2019. Les catégories B et C connaissent une évolution contrastée : la première baisse légèrement sur le trimestre mais croît de 3,3% sur un an, et la seconde, qui concerne les individus en activité réduite longue, augmente fortement. Combinées, les catégories A, B, C n’ont ainsi pas encore retrouvé leur niveau pré-Covid : 5,87 millions d’individus appartiennent à cette catégorie, et 6,67 millions de demandeurs sont enregistrés, toutes catégories confondues.

Emploi Etats-Unis : chômage plus élevé qu’avant la crise

Emploi Etats-Unis : chômage plus élevé qu’avant la crise

 

Aux États-Unis, : le chômage reste beaucoup plus élevé qu’avant la crise pourtant – un peu comme en Europe–les entreprises ne parviennent pas à recruter. Les chiffres du département du Travail, publiés ce vendredi, montrent que l’économie américaine n’a créé que 194.000 emplois au mois de septembre, quand les économistes en attendaient 500.000. Le mois d’août avait déjà été jugé décevant.

Le rythme des créations d’emploi a nettement ralenti par rapport au début de l’année. Sur les sept premiers mois de 2021, c’est une moyenne de 636.000 emplois qui étaient créés tous les mois (et un million il y a un an).

Réforme indemnités chômage : en application au premier octobre

Réforme indemnités chômage : en application au premier octobre

Les nouvelles règles controversées de calcul du montant de l’allocation-chômage, mesure phare de la réforme, devaient entrer en vigueur au 1er juillet, mais le Conseil d’État les avait suspendues en juin, arguant des «incertitudes sur la situation économique». 

Selon une évaluation de l’Unédic, jusque 1,15 million de personnes ouvrant des droits dans l’année suivant l’entrée en vigueur de la réforme toucheraient une allocation mensuelle plus faible (de 17% en moyenne), avec dans le même temps une «durée théorique d’indemnisation» allongée (14 mois en moyenne contre 11 avant la réforme).

 «Il faut s’assurer qu’il n’est jamais plus rentable de ne pas travailler que de travailler», a déclaré Emmanuel Macron.

Zone euro : baisse chômage

Zone euro : baisse chômage

En zone euro y compris en France , la tendance est à la baisse du chômage. Un taux moyen de 7,8 % en juin pour la zone euro 8 % pour la France .

Le taux de chômage de la zone euro a poursuivi sa baisse en juillet, touchant 7,6% de la population active, après 8% en mai et 7,8% en juin, a annoncé mercredi Eurostat. Le rebond de l’économie européenne depuis le printemps, après le choc lié à la pandémie de coronavirus, se reflète sur le marché du travail. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le chômage a également reculé de 0,2 point sur un mois à 6,9% en juillet, selon l’office européen des statistiques

Chômage partiel : très nette baisse

Chômage partiel : très nette baisse

Selon les dernières statistiques du ministère du Travail dévoilées lundi 30 août, 600.000 salariés étaient concernés par l’activité partielle en juillet dernier, soit environ 3% des salariés du secteur privé. Au mois de juin, plus de 1,4 million de personnes étaient encore dans cette situation. Avec une baisse de 56% entre juin et juillet, le chômage partiel atteint ainsi son plus bas niveau depuis le début de la pandémie au printemps 2020.

La réouverture de l’économie , la levée des barrières sanitaires et la moindre indemnisation du chômage partiel depuis le mois de juin ont fait diminuer les statistiques concernées. La progression de la vaccination a aussi facilité le retour au bureau d’un grand nombre de travailleurs.

Chômage : catégorie A en baisse

Chômage : catégorie A en baisse

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A  a de nouveau baissé en juillet 2021, diminuant de 1,6 % par rapport à juin. En effet, 3,596 millions de personnes étaient inscrites le mois dernier, soit 60 100 de moins qu’en juin, selon les chiffres du ministère du Travail publiés ce mercredi 25 août 2021. Par rapport à juillet 2020, le nombre de ces demandeurs d’emploi de catégorie A chute de 11,1 %, indique la direction des statistiques du ministère (Dares).

En juin, le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A avait baissé de 73 300, après un recul de 134 100 en mai. En incluant les inscrits en activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a enregistré en juillet une « baisse significative » de 0,7 % (- 39 500 inscrits) comparé à juin et s’établit à 5,927 millions de personnes, précise la Dares.

Royaume-Uni : chômage au dessus de 2019

Royaume-Uni : chômage au dessus de 2019

Le taux de chômage a poursuivi sa baisse à 4,7% entre avril et juin, après être monté jusqu’à 5,2% lors du dernier trimestre de l’année dernière, selon le Bureau national des statistiques (ONS).

Le marché de l’emploi profite de la réouverture de l’économie depuis le 12 avril, avec la levée des restrictions sanitaires, tandis que la France était encore confinée. Résultat, le PIB est reparti – soutenu principalement par les dépenses des ménages (+7,3% au deuxième trimestre), après avoir reculé de 1,6% au premier trimestre.

Néanmoins, malgré les signes de reprise que montre l’emploi, le taux de chômage reste encore supérieur à son niveau d’avant-crise, alors qu’il a retrouvé son niveau de 2019 dans l’Hexagone. Notons cependant que ces chiffres sont à prendre avec prudence dans la mesure où nombre de mesures de soutien de l’économie encore les statistiques habituelles.

Le chômage partiel recule de 42% !

Le chômage partiel recule de 42%  !

 

La DARES  se félicite de l’amélioration nette du chômage en s’appuyant notamment sur le recul du chômage partiel de 42 % en juin. Il n’y a rien d’étonnant à cette situation car la période de référence de 2020 était particulièrement catastrophique puisque presque 10 millions de salariés étaient concernés par le chômage partiel du fait de la crise sanitaire.

Selon  l’estimation de la Dares publiée, quelque 1,3 million de salariés du secteur privé ont été en chômage partiel en juin (7% des salariés du privé), au plus bas depuis septembre 2020, .

Cela représente une baisse de 42% par rapport au mois précédent (2,3 millions de salariés concernés en mai), selon cette enquête mensuelle du service de statistiques du ministère du Travail sur l’activité et les conditions d’emploi pendant la crise sanitaire du Covid-19.

Au plus fort de la crise au printemps 2020, près de 9 millions de salariés avaient été concernés par le chômage partiel.

Etla DARES de conclure que le chômage est à  imputer à la responsabilité des salariés eux-mêmes !

« Le recul en juin touche l’ensemble des secteurs et en particulier le commerce (-67%) ou l’hébergement-restauration (-40%), indique la Dares, la cause principale du chômage partiel restant l’indisponibilité des salariés »

Baisse du chômage ?

Baisse du chômage ?

Le chômage aurait baissé de 1,3 % avril et juin mais il s’agit seulement des chômeurs de catégorie À alors que dans les autres catégories, ceux qui exercent une activité réduite, l’augmentation est- de 1 %. Autant dire que dans les statistiques le chômage n’a guère évolué. À noter que structurellement à l’approche de l’été le nombre d’inscriptions à pôle emploi est régulièrement en baisse. En cause, le fait que les chômeurs potentiels ne s’inscrivent surtout qu’après les vacances.

Ils sont désormais 3,75 millions de chômeurs sans activité, selon le décompte du service statistique du ministère du Travail, la Dares. Ce qui représente un reflux franc de 50.600 personnes en l’espace de trois mois. En revanche, les catégories B et C, qui regroupent les chômeurs en activité réduite (qui ont travaillé plus ou moins de 78 heures chaque mois), affichent une hausse de 1 %, avec 22.000 inscrits supplémentaires.

 

États-Unis : hausse du chômage

États-Unis : hausse du chômage

 

Entre le 11 et le 18 juillet, 419.000 nouvelles demandes d’allocations-chômage ont été enregistrées, selon les données publiées jeudi par le département du Travail. C’est 51.000 de plus que la semaine précédente, pour laquelle les données ont été révisées en hausse à 368.000. Les analystes s’attendaient eux à 360.000 nouvelles demandes seulement. Pourtant,le nombre total de personnes touchant encore des prestations chômage sous une forme ou une autre a fortement baissé au cours de la première semaine de juillet en raison de la suppression, par la moitié des États du pays, des allocations-chômage exceptionnelles qui avaient été mises en place pour les dizaines de millions de personnes qui avaient perdu leur emploi à cause de la pandémie.

Pandémie et inégalité de chômage

Pandémie et inégalité de chômage


 

Philippe Askenazy,Chercheur au Centre Maurice-Halbwachs (ENS-CNRS-EHESS-PSL),  souligne, dansle Monde , l’inégalité des territoires face à la vague de chômage générée par les conséquences de la pandémie.

 

Les précédentes élections régionales, en 2015, s’étaient déroulées alors que la France portait les stigmates de la grande récession de 2009. Le taux de chômage était toujours à deux chiffres. Toutes les zones d’emploi avaient connu une hausse du chômage, mais l’hétérogénéité s’était fortement accrue : le chômage avait progressé significativement plus dans des zones où il était initialement élevé. L’accélération de la désindustrialisation était en cause dans de nombreuses zones du Grand Nord-Est, mais la crise de 2009 avait surtout fait basculer des zones où s’accumulaient en amont des fragilités spécifiques.

La zone d’emploi de Perpignan (Pyrénées-Orientales), qui avait alors subi la pire hausse du chômage en métropole, en est l’illustration la plus dramatique : le taux de pauvreté et la part des jeunes faiblement diplômés y étaient déjà parmi les plus élevés de France, le commerce de centre-ville sinistré, l’habitat dans certains quartiers délabrés… alors que l’héliotropisme attirait un nombre croissant de résidents dans le département. Cette divergence territoriale est une des clés de lecture des résultats des élections de 2015 : le candidat du Front national, Louis Aliot, avait obtenu à Perpignan 42 % des voix au premier tour.

 

Depuis, tout au moins jusqu’à la crise sanitaire, la lente reprise économique a permis une progression de l’emploi et un retour à la moyenne des taux de chômage locaux, sans pour autant effacer totalement le tournant de 2009. Au dernier trimestre 2019, la zone d’emploi de Perpignan présentait toujours le deuxième plus haut taux de chômage en France métropolitaine à 13,1 %, soit encore 3,5 points de plus qu’en 2008. Louis Aliot a été élu maire de la ville en 2020, et au premier tour des régionales de 2021, le Rassemblement national y a obtenu encore 40 %, tranchant avec une chute de 9 points sur l’ensemble de l’Occitanie.

 

La crise actuelle n’a pour l’instant pas renforcé les déséquilibres géographiques à l’échelle des zones d’emploi ou des départements. C’est peut-être un élément d’explication de la sous-performance de l’extrême droite dimanche. Les chiffres publiés par l’Insee, mardi 29 juin, pour le 1er trimestre 2021, confirment la singularité de la récession historique de 2020. Le soutien massif aux entreprises a permis de préserver les emplois permanents. Les divers besoins en équipement ont même favorisé certains pans de l’industrie manufacturière. Les conditions sanitaires ont dicté les opportunités des travailleurs précaires : jobs sous statut de micro-entrepreneur dans l’économie du dernier kilomètre, saisons touristiques estivales sauvées, mais stations de ski fermées et tourisme international au point mort.

Manif chômage et licenciement : seulement 1200 à 1300 personnes ! Ridicule

Manif chômage et licenciement : seulement 1200 à 1300 personnes ! Ridicule

Seulement 1200 à 1300 personnes selon les organisateurs, la moitié selon la police ont participé à l’appel des syndicats gauchistes Sud et la CGT contre la réforme de l’assurance-chômage et les licenciements en France. Parmi ces gauchistes aussi des politiques

les députés LFI Mathilde Panot, Eric Coquerel et Adrien Quatennens, la députée PCF Elsa Faucillon, le député européen Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) et l’ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot (NPA).

Il est clair que on voudrait faire la preuve de la marginalisation totale du  mouvement sociale et de l’inutilité des syndicats qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Objectivement ces mouvements gauchistes sont les meilleurs alliés sans doute des forces qu’ils font semblant de combattre. Ces actions ultra minoritaire porte un discrédit mortel à l’action syndicale .

Chômage: forte hausse

Chômage: forte hausse

Après des mois de stabilité (liée au plan de soutien au gouvernement notamment concernant le chômage partiel), le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) a enregistré une hausse de 1,7% en avril, soit 65.600 inscrits en plus, pour s’établir à 3,863 millions, selon les chiffres du ministère du Travail publiés ce jeudi. En incluant l’activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi en France (hors Mayotte) est quasi stable en avril par rapport au mois précédent(-0,1%, soit -7.000) et s’établit à 6,012 millions, selon la Direction des statistiques (Dares).

Contestation des nouvelle dispositions de l’assurance chômage

Contestation des nouvelle dispositions de l’assurance chômage

 

Le sociologue Mathieu Grégoire conteste, dans une tribune au « Monde », les arguments des économistes Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo et François Fontaine en faveur de la réforme de l’assurance-chômage.

 

Tribune.

 

La tribune de Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo et François Fontaine en soutien à la réforme de l’assurance-chômage a un incontestable mérite : elle démontre que l’objectif de la réforme n’est pas de faire évoluer les seuls paramètres de l’indemnisation du chômage, mais bien d’en modifier les « principes », et ce alors même que le législateur – qui « devrait être en première ligne sur ce sujet », selon eux – n’a pas été sollicité pour légiférer.

Selon leur analyse, ces principes en vigueur depuis 1958 (assurer un revenu de remplacement du salaire à des salariés privés involontairement d’emploi) engendrent aberrations et iniquités.

En particulier, ils impliquent qu’un salarié en CDI à mi-temps n’a pas les mêmes droits qu’un salarié à temps plein mais au chômage la moitié du temps. Par exemple, une femme ayant travaillé à mi-temps pour 750 euros mensuels a droit à une indemnisation fondée sur ce demi-smic, alors que son mari, qui a travaillé à temps plein au smic, a droit à une indemnisation supérieure, même s’il a été au chômage six mois sur les douze derniers mois.

Pas de corrélation chronologique

Cette salariée a signé un contrat de travail mentionnant une quotité de travail de 50 %. Son temps non travaillé n’est pas systématiquement assimilable à une privation involontaire d’emploi, mais on peut trouver injuste que son indemnisation soit basée sur ce mi-temps peut-être subi. Ce n’est pas du tout l’avis des auteurs et du gouvernement pour qui, tout au contraire, c’est le modèle de justice qu’il faut généraliser à tous ceux qui n’ont pas été pleinement en emploi.

La réforme consiste ainsi à calculer une indemnisation basée sur le demi-smic pour le mari en s’alignant sur le cas le plus défavorable, comme si ce salarié à temps plein avait délibérément décidé de ne pas travailler pendant la moitié du temps. C’est ce qui légitime l’introduction d’un nouveau « principe d’équité : à quotité de travail (sic) et revenus moyens égaux, allocation et droit égaux ».

Le diagnostic sur lequel serait fondée la réforme est aussi simple que dénué de fondements empiriques : l’assurance-chômage serait « devenue une machine à fabriquer de la précarité » et serait responsable d’une « explosion » des contrats courts. Aucune étude n’a jamais établi un tel lien de causalité. Et pour cause, comme le montre un rapport récemment publié par la Dares (le service de recherche du ministère du travail) sur les usages des contrats courts, il n’y a pas même de corrélation chronologique.

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Le choix du chômage

Le choix du chômage 

Le grand reporter de Radio France Benoît Collombat et l’illustrateur Damien Cuvillier sont allés à la rencontre de conseillers politiques, directeurs du Trésor, économistes et philosophes pour tenter de plonger aux racines idéologiques du chômage de masse. Une question brûlante d’actualité au moment où la crise sanitaire frappe des millions de travailleurs.(Interview dans la Tribune)

 Quelle est la genèse de votre ouvrage ?

BENOIT COLLOMBAT - L’idée est venue lors d’une rencontre au festival de bande-dessinée de Saint-Malo en 2016. Ma précédente BD enquête « Cher pays de notre enfance » avec Etienne Davodeau s’intéressait à la violence politique en explorant les coulisses de la vie politique française avec ses officines comme le SAC (service d’action civique) qui a connu une dérive mafieuse. L’idée de cet ouvrage était de dévoiler l’envers du décor en allant à la rencontre des acteurs de cette histoire comme des barbouzes, des syndicalistes, des responsables politiques, ou des agents secrets. C’est une histoire qui n’est pas forcément dans les livres d’histoire.

A cette époque, le pouvoir politique avait encore les manettes sur l’économie et le monde de la finance. Cela m’intéressait de raconter la suite de cette histoire, le moment de bascule où le politique se dessaisit de ces manettes. Je voulais raconter comment ces choix économiques vont produire une autre forme de violence. Il s’agissait de retourner à la racine de ces choix, les documenter et retrouver les acteurs et les témoins de ce processus pour dresser la photographie la plus complète pour les lecteurs.

Pour montrer la violence économique du chômage, Damien Cuvillier, vous évoquez un moment très personnel de votre enfance en Picardie au début de l’ouvrage où votre mère est radiée de Pôle emploi. Pourquoi avez-vous choisi d’évoquer cet épisode familial ?

DAMIEN CUVILLIER - Au moment où Benoît évoque le sujet de cette enquête en 2016 à Saint Malo, l’idée m’intéresse beaucoup en tant que lecteur, notamment sur la mise en perspective. Ce sujet résonnait d’une manière très personnelle dans la mesure où ma mère et plusieurs personnes dans ma famille ont vécu au chômage et le sont toujours. Au-delà des parcours individuels, ce qui m’intéressait encore plus était d’élargir la question sur les origines du chômage de masse et cette fatalité soi-disant inexorable.

Malgré les alternances politiques, vous montrez qu’il y a une permanence dans les politiques économiques menées sur les cinquante dernières années. Comment expliquez-vous cette continuité ?

B.C- Le point de départ de l’enquête est de raconter cette grande continuité idéologique au-delà des alternances politiques. Le récit commence par un conseil des ministres au début des années 70 où Pompidou paraît accablé parce que le chômage touche 400.000 personnes en France. Cette scène marque le début d’une séquence historique. Elle dit beaucoup de choses. Elle montre une préoccupation politique mais elle envoie surtout un signal clair en expliquant que désormais il va falloir se serrer la ceinture et mener des politiques dites « de compétitivité.»

On trouve les prémices de ce mouvement dans les années 60 avec le démantèlement d’une partie du contrôle de l’Etat sur la masse monétaire et les circuits financiers. A partir des années 80, il y a une certaine forme de continuité, après une période assez courte de relance keynésienne. L’orthodoxie budgétaire et financière va être poursuivie par les socialistes. On revient par exemple sur les coulisses des nationalisations, du tournant de la rigueur. Ce couloir d’options économiques va se poursuivre jusqu’à aujourd’hui. La bande dessinée en proposant un cadre était un format adapté pour raconter cette pensée reposant sur un cadre idéologique : le néolibéralisme. L’Etat doit servir avant tout le marché et le droit privé doit prévaloir.

 

Quarante ans après l’arrivée de François Mitterrand à la Présidence de la République le 10 mai 1981, quel regard portez-vous sur le rôle de la gauche dans cette politique économique ?

B.C - Dans le livre, nous avons accordé une grande place à cette période car le début des années 80 constitue un moment de bascule important dans notre récit. Très rapidement, le pouvoir socialiste va se rallier à une orthodoxie monétaire autour de la construction européenne. Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette séquence historique. Le pouvoir socialiste de l’époque ne s’est pas contenté d’accompagner ce mouvement de mondialisation et de dérégulation financière. Ce que montre l’enquête, c’est qu’ils ont soutenu et promu ce mouvement. Jacques Delors ou Michel Camdessus ont joué un rôle de promoteurs de ces idées néolibérales. Il y a un ralliement presque enthousiaste des socialistes de l’époque à cette idéologie.

D.C- La force de cette idéologie est que les socialistes sont eux-mêmes convaincus qu’il n’y a pas d’autres alternatives. En matière économique, les autres façons de penser ne sont pas jugées « sérieuses ».

 

Dans le récit, un personnage de la bande dessinée qui a travaillé au Trésor a accepté de témoigner mais sous anonymat. Au total, vous avez mené une quarantaine d’entretiens. Avez-vous été confrontés à des refus ?

B.C- Nous avons essuyé très peu de refus suite à nos sollicitations. Jacques Attali a annulé notre rendez-vous au dernier moment, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont décliné nos demandes. Nous avons été clairs et transparents dès le début sur l’objet de notre travail : une enquête en bande dessinée sur les grands choix économiques de la politique française. Dans la méthode, c’était un travail journalistique classique. L’objectif était de restituer la vérité personnelle de ces acteurs et de les confronter à leurs propres choix à partir de documents et d’archives par exemple.

Dans votre enquête vous mentionnez plusieurs pièces à conviction. Parmi ces documents, quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?

B.C- Il y a deux documents qui sont particulièrement frappants, je trouve. Le premier est une note de 1979 d’un haut fonctionnaire du ministère de l’Economie et des finances. Il écrit au premier ministre Raymond Barre en expliquant qu’il ne faut surtout pas tenter de lutter contre le chômage à court terme. Il faut rester dans le couloir des « bonnes » options économiques.

Le second document est une note de la banque américaine JP Morgan de 1987 qui applaudit les grands choix économiques et monétaires français opérés, quel que soit le parti politique au pouvoir. Les auteurs se félicitent clairement qu’il y ait un taux de chômage de 11% en France car cela permet de faire notamment pression sur les salaires. Cette note a été écrite à l’occasion d’un déplacement du directeur du Trésor de l’époque Daniel Lebègue pour vendre la politique monétaire de la France auprès des investisseurs étrangers. C’est assez rare de trouver un document qui permet de faire tomber un coin du voile de manière aussi claire.

D.C- Le rapport Eisner commandé par le Parti socialiste et Dominique Strauss Kahn qui a été enterré rapidement est également une pièce importante. Le destin de ce rapport qui préconisait la poursuite des politiques de relance et le plein emploi montre que les autres choix de politiques économiques possibles ont été évacués par les socialistes.

 

Vous mentionnez à plusieurs reprises le rôle central d’un personnage méconnu mais important, Tommaso Padoa-Schioppa. Pourquoi cet économiste italien et ministre des Finances a-t-il joué un rôle déterminant à l’échelle européenne ?

B.C- Tommaso Padoa-Schioppa est peu connu du grand public. Ce proche de Jacques Delors fait pourtant partie de ceux qui ont joué un rôle décisif dans cette histoire. Il a joué un rôle éminent en Italie dans le monde bancaire et dans le monde politique. Il a notamment eu des responsabilités au sein de la Banque centrale européenne, été ministre de l’Economie sous Romano Prodi, puis membre du conseil d’administration de Fiat. Padoa-Schioppa a été l’un des architectes de cette pensée qui a structuré la construction européenne. Cette idée que l’Etat ne doit pas avoir le contrôle de la monnaie, que les banques centrales doivent être « indépendantes » et les déficits limités. Quand on se penche sur ses écrits, on voit qu’il porte une vision assez violente et finalement assez peu démocratique de la société. Peu de temps avant sa mort en 2010, il a conseillé le gouvernement grec avant l’arrivée au pouvoir de Syriza.

 

Vous montrez que le chômage n’est pas une fatalité mais le résultat de choix politiques. La pandémie contribue-t-elle à revoir ces choix de politique économique ?

B.C- Avec la révolte des « gilets jaunes », et le coronavirus, une forme d’accélération de l’histoire a accompagné le bouclage de notre livre. La pandémie montre que l’on arrive à la fin d’une séquence historique mais cette fin peut être très longue. Le néolibéralisme n’a pas dit son dernier mot. Cette idéologie a survécu à de nombreuses crises. Dans de nombreux pays, comme en France, les responsables néolibéraux sont encore aux manettes. Avec la pandémie, on a vu que les Etats ont dû sortir de l’orthodoxie monétaire car ils n’avaient pas vraiment le choix. Il a fallu sauver en catastrophe l’économie mais on voit bien en France que sur le fond rien n’a vraiment changé, on voit resurgir le discours sur l’équilibre financier et « la dette Covid qu’il faudra bien rembourser »… Il y a un décalage important avec ce qui se passe aux Etats-Unis, où le pouvoir américain, si libéral qu’il soit, a toujours été beaucoup plus pragmatique. Dans l’enquête, on a voulu démythifier ces grands choix économiques présentés comme intangibles et les questionner. Il faut remettre ces choix dans le débat public. Rien ne pourra bouger si la société entière ne se saisit pas de ces questions-là.

D.C- Il est compliqué à ce stade de voir vers quoi les Etats vont aller. Il y a toujours un discours dominant sur l’économie. Cette idéologie s’adapte à la pandémie ou au capitalisme vert. Malgré la pandémie, la question de l’investissement public dans la santé, l’éducation n’est pas vraiment mise en avant. Tout le monde a applaudi le personnel soignant l’année dernière. Finalement, l’argent injecté par l’Etat dans le milieu hospitalier correspond à des miettes.

 

Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous avez été confrontées pour la mise en récit graphique de cette enquête fouillée ?

D.C- Une des grandes difficultés était de synthétiser au mieux cette histoire. Le livre a différentes dimensions à la fois politique, économique et historique. La mise en perspective est immense. Il a fallu faire des choix. C’est un livre sur lequel nous avons travaillé pendant quatre ans. Il a fallu faire une forme de maquette du livre avant de mettre en forme les pages et les dessiner. Le travail de montage a exigé beaucoup de travail.

Propos recueillis par Grégoire Normand

Chômage au Royaume-Uni : en recul

Chômage au Royaume-Uni : en recul

le Royaume-Uni est structurellement moins affecté par le chômage du fait de nombreux contrats précaires. Cependant environnement constant, le taux de chômage a reculé à 4,8% au premier trimestre au Royaume-Uni contre 4,9% pour décembre à février malgré un confinement strict, notamment à cause d’une sortie des jeunes du marché du travail.

Le taux a amorcé une décrue à partir de fin décembre après avoir grimpé jusqu’à 5,1%. Mais il reste toutefois largement supérieur à son niveau de fin février 2020, juste avant le plein choc de la pandémie, quand il se situait à 4%, rappelle l’Office national des statistiques (ONS).

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