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Virus: La montée des variants dans l’est de la France

 

 

Une nouvelle fois la région de l’Est est durement atteinte par la pandémie. 300 cas de variants sud-africain et brésilien ont été détectés en quatre jours seulement. Le département avait déjà recensé 200 cas supplémentaires de ce variant les jours précédents.

 «les cas en Moselle ne peuvent pas tous être reliés à des foyers de contagion groupés (clusters), à des voyages à l’étranger ou à des contacts avec des personnes ayant voyagé», a-t-il alerté, soulignant que les autorités ne savaient pas encore expliquer une telle progression du nombre de cas, qui pourrait indiquer un début de diffusion non maîtrisée des variants. Une dynamique qui pourrait ensuite toucher plus largement dans l’Est de la France mais aussi dans tout le pays.

Les variants sud-africain et brésilien, ensuite, qui inquiètent particulièrement le gouvernement même s’ils circulent moins. «Ils sont également plus contagieux et ils pourraient entraîner des réinfections de personnes ayant déjà eu le Covid. Ils arrivent à contourner l’immunité et ils sont moins sensibles aux vaccins». 

La folie du bitcoin continue.

La folie du bitcoin continue.

 

En dépit des avertissements des autorités monétaires notamment de la directrice du Trésor américain, le bitcoin continu de flamber à 49000 dollars !.On sait évidemment que la cryptomonnaie est très volatile mais cette hausse inconsidérée ne repose sur aucun fondement économique et financier sérieux. Une grande partie de l’envolée du bit coin a été provoquée par les déclarations très intéressées par ailleurs du patron de tesla qui a déclaré croire dans le Bitcoin . D’autant qu’il avait investi dans la crypte menée pour 1,5 milliards de dollars.

La  problématique de régulation des cryptomonnaies se pose car leur volatilité   pourrait bien contaminer un jour l’ensemble du système financier.

La Chine nous bouffera prévient Biden

La Chine nous bouffera prévient Biden

Ce n’est pas fidèlement la citation de Biden commentant son échange téléphonique avec le président chinois Xi; Biden a déclaré à peu près la même chose à savoir que la Chine mangera notre déjeuner. En clair sur le fond,  les oppositions entre la Chine et des États-Unis ne vont pas se modifier après le départ de Trump même si sur la forme le président américain nouvellement élu entend ne pas provoquer inutilement et rechercher à chaque fois des compromis s’ils sont possibles.

Jeudi, Biden a déclaré à un groupe bipartisan de sénateurs américains lors d’une réunion sur la nécessité de moderniser l’infrastructure américaine que les États-Unis devaient améliorer leur jeu face au défi chinois.

Biden a déclaré qu’il avait parlé à Xi pendant deux heures mercredi soir et a averti les sénateurs: «Si nous ne bougeons pas, ils vont manger notre déjeuner.»

«Ils investissent des milliards de dollars dans toute une série de problèmes liés aux transports, à l’environnement et à toute une gamme d’autres choses. Nous devons juste intensifier. »

La Maison Blanche a déclaré que Biden avait souligné à Xi qu’il était une priorité des États-Unis de préserver un Indo-Pacifique libre et ouvert, une région où les États-Unis et la Chine sont des rivaux stratégiques majeurs.

Il a également exprimé des préoccupations «fondamentales» concernant les pratiques commerciales «coercitives et injustes» de Pékin, ainsi que les questions de droits de l’homme, y compris la répression de la Chine à Hong Kong et le traitement des musulmans au Xinjiang, et ses actions de plus en plus affirmées en Asie, y compris envers Taiwan.

La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a déclaré que Biden avait également exprimé sa préoccupation concernant le manque de transparence de la Chine sur le coronavirus.

Toutes les questions de droits mentionnées par Biden sont celles dont Pékin a explicitement dit à son administration de rester en dehors.

 

 

Xi a déclaré que la confrontation à Biden serait un «désastre» et que les deux parties devraient rétablir les moyens d’éviter les erreurs de jugement, a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères.

Xi a maintenu un ton intransigeant sur Hong Kong, le Xinjiang et Taiwan, les qualifiant de «souveraineté et d’intégrité territoriale», espérait-il que Washington aborderait avec prudence.

Cet appel était le premier entre les dirigeants chinois et américains depuis que Xi s’est entretenu avec l’ancien président Donald Trump le 27 mars dernier, il y a près de 11 mois. Depuis, les relations entre les deux plus grandes économies du monde ont plongé.

Trump a accusé la Chine d’avoir déclenché la pandémie de COVID-19 et a lancé une série d’actions contre la Chine, y compris une guerre commerciale et des sanctions contre les responsables chinois et les entreprises considérées comme des menaces pour la sécurité.

Xi a félicité Biden pour son élection dans un message en novembre, même si Biden l’avait traité de «voyou» pendant la campagne et avait promis de diriger un effort international

Un responsable américain a déclaré que Washington était en position de force après des consultations avec ses alliés et partenaires pour faire part de ses préoccupations concernant «les activités agressives et les abus de la Chine».

Il a déclaré que l’administration examinerait dans les mois à venir l’ajout de «nouvelles restrictions ciblées» sur les exportations de technologies sensibles vers la Chine et qu’il n’y aurait pas de mesures rapides pour lever les tarifs de l’administration Trump sur les importations chinoises.

Navalny : des sanctions contre la Russie ?

Navalny : des sanctions contre la Russie ?

 

La France et l’Allemagne ont proposé que l’union européenne étudie des sanctions contre la Russie suite à la condamnation de Navalny, opposant à Poutine.

Il se pourrait bien toutefois que cette initiative soit en quelque sorte un moyen de contrôler les mesures trop dures de l’Europe. En effet la France mais surtout l’Allemagne ne souhaitent que soit mis en cause le projet de gazoduc Nord Stream II reliant la Russie à l’Allemagne..

«Nous ne pouvons plus éviter les sanctions», a déclaré un diplomate européen. «Il y a un consensus y compris en Allemagne pour avoir des sanctions. Nous ne pouvons répondre d’aucune autre manière. »

L’Allemagne a exprimé son soutien à Navalny, qui y a été traité pour ce que Berlin dit être un empoisonnement par un agent neurotoxique de l’ère soviétique. Mais il a également des liens énergétiques étroits avec la Russie.

La Russie contrôle un tiers du marché européen du gaz. Le projet de 11 milliards de dollars Nord Stream 2, dirigé par la société énergétique d’État russe Gazprom, doublerait la capacité d’un pipeline sous-marin existant qui contourne l’Ukraine et prive Kiev de frais de transit.

Berlin, avec le soutien de Paris (Engie  à des intérêts financiers dans le projet Gazprom), a déclaré que les sanctions ne devraient pas viser le gazoduc, malgré les mesures punitives américaines contre le projet et une résolution du Parlement européen appelant à son blocage.

L’UE a déjà imposé des sanctions économiques à la Russie pour son annexion de la Crimée à l’Ukraine en 2014. L’année dernière, elle a imposé des interdictions de voyage et des gels d’avoirs à six responsables russes proches de Poutine pour l’empoisonnement de Navalny. Moscou a nié le blâme pour la maladie de Navalny et dit n’avoir vu aucune preuve qu’il a été empoisonné.

L’affaire a évidemment une dimension politique et diplomatique mais tout autant économique. D’une certaine manière l’Allemagne mais aussi la France constituent des remparts pour la Russie afin de ne pas remettre en cause les échanges commerciaux les plus stratégiques.

 

« Enjeux économiques et sociaux : la décennie de la dernière chance»

« Enjeux économiques et sociaux : la décennie de la dernière chance»

 

Florence Tondu-Mélique Florence Tondu-Mélique ,présidente-directrice générale pour la France du Groupe Zurich ,explique que la décennie en cours sera stratégique en matière d’innovation durable.

La Covid-19 nous a réveillés avec brutalité. Il a révélé les failles de notre système : impréparation générale à la crise sanitaire, manque de coopération internationale, vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement… Autant de symptômes de notre inhabilité collective à appréhender les grands risques contemporains. Alors que les vagues successives continuent de paralyser nos économies et nos sociétés, le dernier Global Risks Report publié par le World Economic Forum (*) nous exhorte à corriger nos modèles de développement économiques et financiers pour assurer leur résilience face aux chocs à venir.

L’endettement massif, la reconfiguration du tissu industriel et la dynamique de « stop and go » sanitaire nous plongent dans l’incertitude. D’après le FMI, ce sont 22 000 milliards de dollars de PIB qui auront été perdus entre 2020 et 2025, soit le quart de la richesse mondiale. Naturellement, la capacité des économies à relever la tête est au sommet des priorités. La cohésion sociale est, elle aussi, un sujet prégnant. La peur d’une précarité galopante et le creusement des inégalités nourrissent la montée des colères, vecteur de déstabilisation politique.

Dans ce contexte, le danger est grand de reléguer au second plan des enjeux essentiels comme le risque environnemental, pourtant première préoccupation des dirigeants à la veille de la crise. Le faible écho donné au One Planet Summit consacré à la biodiversité, malgré les efforts de la France pour mobiliser les parties prenantes, en est une manifestation. Ironie du sort, au-delà du coût évalué à 440 milliards d’euros par an d’ici à 2050, la destruction des écosystèmes déclenche un cercle vicieux : plus de maladies infectieuses et moins de ressources naturelles disponibles pour la recherche médicale.

En parallèle, l’abrupte accélération de la digitalisation des économies expose à d’autres virus. La menace cyber ne faiblit pas. Des cyber-armées se forment, capables de mettre à terre une multinationale, voire un pays tout entier. Le récent cas de SolarWinds — qui a ciblé des départements d’Etat américains, des géants de la tech et par ricochet, certaines entreprises du CAC 40 — incarne à lui seul la capacité des cyberattaques à déstabiliser des pans entiers de nos économies. Sans parler des impacts diplomatiques sur des relations internationales déjà marquées par le repli sur soi.

« A terme, les économies et les entreprises les plus responsables seront aussi les plus compétitives. Au-delà de la seule question éthique, le risque RSE impactera aussi bien l’actif, que le passif des bilans »

Externalités négatives. Dans nos économies globales et interconnectées, les risques prennent une dimension systémique. Puisqu’ils ne peuvent être cantonnés, parce qu’ils impactent toute l’économie avec des réactions en chaîne, ils deviennent quasiment inassurables par le seul secteur privé. A ce titre, la pandémie, dont nous ne parvenons pas à nous extraire, est une démonstration sévère du coût des externalités négatives de nos modèles de développement. L’urgence est désormais de les corriger. Seul un engagement commun du politique, des acteurs économiques et de la société civile sera en mesure de mener les évolutions nécessaires et ainsi renforcer notre résilience.

Que ce soit en matière de progrès social, écologique ou numérique, l’Europe dispose des atouts pour devenir le chef de file d’une économie et d’une finance plus innovantes, au service d’une société plus durable. C’est tout l’enjeu du Green Deal et du plan de relance européen de 750 milliards d’euros, dont la moitié est consacrée à l’innovation et à la transition énergétique.

A terme, les économies et les entreprises les plus responsables seront aussi les plus compétitives. Au-delà de la seule question éthique, le risque RSE impactera aussi bien l’actif, que le passif des bilans. Les entreprises capables de démontrer leur engagement en matière de durabilité sociale, environnementale et digitale bénéficieront d’un accès au capital moins coûteux dans la durée. La Place de Paris peut être moteur de cette transformation qui conjugue croissance, inclusion et décarbonation.

« Mieux vaut prendre le changement par la main, avant qu’il ne nous prenne à la gorge » avertissait Churchill. D’après le World Economic Forum, la fenêtre d’opportunité pour agir est restreinte : nous avons dix ans pour réaliser ce changement, inverser la tendance et assurer un futur résilient.

Florence Tondu-Mélique est présidente-directrice générale pour la France du Groupe Zurich. Zurich Insurance est partenaire stratégique du Global Risks Report, élaboré chaque année par le World Economic Forum avec l’aide de 650 professionnels du risque.

De la « lutte des classes » à la « lutte des races »

De la « lutte des classes » à la « lutte des races »

Le livre du sociologue et de l’historien balaye des siècles de controverses et d’évolutions du concept de race et des « études raciales ». Mais il ne convainc pas pleinement.(Chronique du monde Par Florent Georgesco)

« Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d’une catégorie », de Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, Agone, « Epreuves sociales », 422 p., 22 €.

Ces dernières années, peu de livres ont suscité, avant leur sortie, autant de réactions que Race et sciences sociales, du sociologue Stéphane Beaud et de l’historien Gérard Noiriel. La publication d’extraits dans le numéro de janvier du Monde diplomatique a suffi à déchaîner une vague de protestations, beaucoup, comme le philosophe Norman Ajari sur son blog, y voyant une « incompréhension de la race » et « des effets réels du racisme ».

Etait-il trop tôt pour aboutir à une conclusion si tranchée, sans parler du tombereau d’injures et d’absurdes accusations de racisme sur les réseaux sociaux ? De Stéphane Beaud, dont les travaux sur les classes populaires font autorité, et Gérard Noiriel, pionnier de l’histoire de l’immigration en France, il y a lieu d’attendre qu’ils ne se contentent pas, lorsqu’ils portent un regard critique sur l’importance croissante des questions de race dans les sciences sociales, d’alimenter des polémiques sommaires.

De fait, l’objet du livre paraît être de critiquer le concept de race, non parce qu’il serait inadéquat, mais parce qu’il tendrait à devenir hégémonique, et d’ouvrir, à l’inverse, le spectre interprétatif à l’ensemble des « variables » – « appartenance de classe, sexe, situation de génération, couleur de peau, etc. » –, qu’il s’agit de « faire jouer conjointement ».

Sa structure même, composite, témoigne de cette volonté de voir plus large. Analyses de l’émergence de l’idée de race dans les champs politique et savant, récit du tournant des années 1970, qui débouchera dans les années 2000 sur une « institutionnalisation des études raciales », étude de cas : la généalogie du contemporain balaye des siècles de controverses, d’ajustements conceptuels, d’évolution des sociétés et de leurs représentations.

Il était difficile d’aller aussi loin et d’une manière aussi ample dans les soubassements de la question. La promesse d’ouverture du spectre est-elle pour autant tenue ? En réalité, des biais apparaissent bientôt, qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec les errances qu’on a attribuées aux auteurs durant la polémique. Ainsi du choix de s’en tenir à la France : s’il est vrai, comme ils le répètent, que l’obsession pour la race est en grande part importée des Etats-Unis, pourquoi ne pas remonter à la source, et étudier les travaux d’auteurs américains ?

La militante humanitaire saoudienne libérée

La militante humanitaire saoudienne libérée

Les pressions occidentales ont sans doute pesé pour que l’Arabie s’habite libère la militante humanitaire, ce qui vient d’être fait après 1000 jours passés en prison. Jugée par un tribunal anti-terroriste, la militante saoudienne des droits humains Loujain Al-Hathloul risquait 20 ans de prison. Condamnée en décembre 2020 à cinq ans et huit mois de prison, elle vient d’être libérée après plus de mille jours de détention.

 Loujain Al-Hathloul a été arrêtée avec d’autres militantes en mai 2018, peu de temps avant la levée de l’interdiction de conduire imposée aux Saoudiennes, une réforme pour laquelle elles militaient. Selon le ministre saoudien des affaires étrangères Fayçal ben Farhan Al-Saoud, la jeune femme de 31 ans est accusée d’avoir été en contact avec des États «hostiles» au Royaume et d’avoir transmis des informations confidentielles. Mais sa famille affirme que le gouvernement saoudien n’a apporté aucune preuve tangible à l’appui de ces accusations.

«Ils disent qu’elle est une terroriste, en réalité, c’est une humanitaire, une militante et une femme qui veut simplement un monde plus juste», s’insurge sa sœur. Le 28 octobre dernier, Loujain Al-Hathloul avait entamé une grève de la faim en prison avant de l’interrompre deux semaines plus tard. Victime de harcèlement sexuel et de torture, la détenue aurait également raconté à ses proches que l’ancien conseiller royal Saud al-Qahtani aurait menacé de la violer et de la tuer, ce que nient vigoureusement les autorités saoudiennes.

La police frappe la mafia russe en France

La police frappe la mafia russe en France

Les unités spécialisées de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) viennent de porter un rude coup contre une des formes les plus venimeuses de la mafia russophone qui sévit en France. Au terme de deux ans d’investigation, l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) a démantelé mardi et mercredi une redoutable équipe de «vor y zakone», les «voleurs dans la loi», reconnaissables pour certains aux bulbes orthodoxes, roses des vents et autres poignards qu’ils arborent tatoués sur le corps.

Organisant des raids très préparés, ces truands venus du froid disposent d’une armée de «petites mains» qui écument le pays pour commettre des délits de «basse intensité» afin de passer sous les radars des services. De manière indistincte, ces malfaiteurs recrutés parmi les migrants, et circulant volontiers avec le statut de demandeurs d’asile, cambriolent et raflent téléphones, ordinateurs, montres, alcools ou encore cosmétiques avec une étourdissante boulimie.

Birmanie : la répression continue grâce à l’odieux appui de la Russie et de la Chine

Birmanie : la répression continue grâce à l’odieux appui de la Russie et de la Chine

En dépit des protestations internationales et aussi de la contestation interne, la répression continue en Birmanie. Les États-Unis ont promis de prendre immédiatement des sanctions économiques. Cependant la dictature militaire peut s’appuyer sur l’odieux soutien de la Russie et de la Chine, deux dictatures également qui légitiment  à peu près toutes les atteintes à la démocratie y compris les crimes.

Kyi Toe, membre du comité d’information de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) de Suu Kyi, a déclaré que Kyaw Tint Swe, proche de l’ancienne chef du gouvernement arrêté, et quatre autres personnes liées au gouvernement précédent avaient été emmenées de chez elles pendant la nuit.

Il a déclaré que des responsables de la commission électorale avaient également été arrêtés du jour au lendemain, y compris certains jusqu’au niveau des communes.

. Des dizaines de fonctionnaires ont été arrêtés depuis le coup d’État.

Le président américain Joe Biden a approuvé mercredi un décret pour de nouvelles sanctions contre les responsables du coup d’État et des demandes répétées pour que les généraux renoncent au pouvoir et libèrent les dirigeants civils.

Biden a déclaré que l’ordre permettait à son administration «de sanctionner immédiatement les chefs militaires qui ont dirigé le coup d’État, leurs intérêts commerciaux ainsi que les membres de leur famille proche».

Washington identifierait la première série d’objectifs cette semaine et prenait des mesures pour empêcher les généraux du Myanmar, également connu sous le nom de Birmanie, d’avoir accès à 1 milliard de dollars de fonds du gouvernement du Myanmar détenus aux États-Unis.

«Nous allons également imposer des contrôles rigoureux des exportations. Nous gelons les avoirs américains qui profitent au gouvernement birman, tout en maintenant notre soutien aux soins de santé, aux groupes de la société civile et à d’autres domaines qui bénéficient directement au peuple birman », a déclaré Biden à la Maison Blanche.

Le coup d’État et la détention de Suu Kyi du 1er février présentent à Biden sa première crise internationale majeure et un test de sa double promesse de recentrer les droits de l’homme dans la politique étrangère et de travailler plus étroitement avec ses alliés.

Suu Kyi, 75 ans, ancienne chef du gouvernement arrêté par les militaires a remporté le prix Nobel de la paix en 1991 pour avoir fait campagne pour la démocratie et reste extrêmement populaire dans son pays en dépit de l’atteinte à sa réputation internationale face au sort des Rohingyas.

Elle a passé près de 15 ans en résidence surveillée et fait maintenant face à des accusations d’importation illégale de six talkies-walkies. Son avocat dit qu’il n’a pas été autorisé à la voir.

Technologie : la Chine vainqueur de la guerre des normes ?

Technologie : la Chine vainqueur de la guerre des normes ?

 

 

Télécoms, transport d’électricité ou intelligence artificielle : celui qui dictera les normes s’offrira une belle longueur d’avance estime un article du Wall Street Journal

 

Les règles qui régiront les technologies liées aux réseaux 5G sont en cours d’élaboration et rendent la question des normes incontournable.

Ampoules électriques, canapés, fenêtres ou routeurs wifi : la quasi-totalité de ce qui se trouve dans une maison doit respecter les normes et les exigences d’un système international conçu pour assurer la qualité et le bon fonctionnement des objets.

Edictées par les Etats-Unis et leurs alliés au fil des décennies, les normes industrielles forment un réseau invisible de règles qui régissent le marché mondial. Aussi banal que cela puisse paraître, cette uniformité est indispensable au commerce international : c’est grâce à elle que les boulons, ports USB et autres conteneurs sont utilisables où que l’on se trouve sur la planète. Ces normes sont le fruit du travail de comités internationaux longtemps dominés par les experts occidentaux.

Mais aujourd’hui, la Chine veut faire entendre sa voix. A la surprise d’une grande partie de l’Occident, Pékin a décidé de consacrer fonds publics et influence politique à la définition des normes relatives à des technologies de pointe allant des télécoms au transport de l’électricité en passant par l’intelligence artificielle.

Véhicules autonomes, villes intelligentes ou Internet des objets : les règles qui régiront la nouvelle génération de technologies liées aux réseaux 5G et rapprocheront encore davantage monde numérique et monde réel sont en cours d’élaboration et rendent la question des normes incontournable

« Dominer les normes techniques qui étayent les technologies de l’information et de la communication et d’autres domaines émergents fait partie intégrante des ambitions de Pékin », affirmait en décembre dernier le rapport annuel de la commission du Congrès chargée de suivre les relations sino-américaines pour les questions d’économie et de sécurité.

Si la Chine s’est lancée à la conquête des normes, c’est pour coiffer l’Occident au poteau, mais aussi pour engranger des profits. En effet, en règle générale, il faut payer une licence pour utiliser les normes liées à des technologies brevetées. Nokia et Qualcomm encaissent ainsi chaque année plusieurs milliards de dollars grâce aux redevances versées par leurs concurrents. Pour Pékin, l’idée serait plutôt de gagner de l’argent en concevant les normes qui vont avec les produits développés par les entreprises chinoises.

Véhicules autonomes, villes intelligentes ou Internet des objets : les règles qui régiront la nouvelle génération de technologies liées aux réseaux 5G et rapprocheront encore davantage monde numérique et monde réel sont en cours d’élaboration et rendent la question des normes incontournable.

De nouveaux domaines, notamment la reconnaissance faciale, touchent les personnes et l’espace public, avec des répercussions plus importantes que par le passé sur la sécurité nationale, a estimé la commission parlementaire.

La Chine défend des normes qui doperont les exportations des entreprises proches de Pékin et favoriseront son dispositif de sécurité nationale, prévient Akira Amari, ancien ministre des Affaires étrangères du Japon qui dirige un groupe de promotion du numérique. « Si les produits chinois sont conçus pour collecter des données, explique-t-il, il faut se dire que tout finira entre les mains du gouvernement chinois. »

Les dirigeants chinois affirment, eux, que Pékin essaie simplement de se frayer un chemin dans un système créé (et longtemps dominé) par l’Occident et qu’en tant que grande puissance économique portée par une forte croissance, elle est tout à fait à sa place.

Le pays devrait dévoiler d’ici peu « China Standards 2035 », un ambitieux projet normatif. Ni l’association chinoise de normalisation ni le gouvernement n’ont répondu aux demandes de commentaires.

« Les normes techniques mondiales sont toujours en cours d’élaboration, a souligné Dai Hong, membre du comité national chinois de gestion de la normalisation, lorsque le projet a été annoncé en 2018. Pour l’industrie et les normes chinoises, c’est l’occasion de surclasser le monde. »

La montée en puissance de Pékin coïncide avec un certain immobilisme des champions historiques des normes. Au sein de l’ISO ou d’entités similaires, les délégations chinoises possèdent deux fois plus de postes de secrétaire qu’il y a dix ans, des rôles qui permettent d’influencer les propositions, les débats et les priorités. Inversement, la vieille garde (Etats-Unis, Allemagne ou Royaume-Uni) a fait du surplace

Ces dernières années, la Chine a plus cherché que l’Occident à faire coïncider normes, nouvelles technologies et intérêts nationaux, estiment des chercheurs et des experts qui observent le développement industriel du pays.

Ce sont ainsi des Chinois qui dirigent quatre organisations internationales de normalisation, dont l’Union internationale des télécommunications, un groupe des Nations unies consacré à la téléphonie et à Internet, et la Commission électrotechnique internationale, groupe sectoriel qui traite d’électronique et d’électricité. Entre 2015 et 2017, c’est aussi un Chinois qui était à la tête de l’Organisation internationale de normalisation, l’entité qui, des baskets aux systèmes de gestion en passant par les huiles essentielles et les sex toys, produit les célèbres « normes ISO ».

La montée en puissance de Pékin coïncide avec un certain immobilisme des champions historiques des normes. Au sein de l’ISO ou d’entités similaires, les délégations chinoises possèdent deux fois plus de postes de secrétaire qu’il y a dix ans, des rôles qui permettent d’influencer les propositions, les débats et les priorités. Inversement, la vieille garde (Etats-Unis, Allemagne ou Royaume-Uni) a fait du surplace.

Les concurrents de l’Europe sont « très actifs dans l’élaboration des normes internationales sur des marchés clés afin de protéger et renforcer leurs avantages compétitifs », a déclaré en juin dernier Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur. Ne pas réagir, c’est risquer de pénaliser « notre compétitivité économique et notre leadership technologique », avait-il ajouté.

Dans les années 1990, l’Allemagne et d’autres économies avancées avaient poussé la Chine à adopter les normes internationales. Mais aujourd’hui, patrons et politiciens chinois ont une maxime : les entreprises de troisième catégorie fabriquent les produits, les entreprises de deuxième catégorie les technologies et les entreprises de première catégorie les normes.

D’après des documents officiels, Pékin et les pouvoirs publics régionaux versent chaque année des aides pouvant aller jusqu’à un million de yuans, soit environ 155 000 dollars, aux entreprises qui participent à l’élaboration des normes internationales au sein de l’ISO ou d’autres entités.

De son côté, le soutien financier de l’Occident à la rédaction des normes (une activité qui peut prendre des années et coûter très cher en recherche et en négociation) est allé en rapetissant. Si rien ne change, « il ne faudra pas s’étonner de jouer en suivant les règles chinoises », prévient ainsi Christoph Winterhalter, directeur général du DIN, l’organisme allemand de normalisation.

Contrairement à son équivalent (public) chinois, le DIN est un organisme privé, essentiellement financé par la vente des normes et les cotisations de ses membres ; l’argent public ne représente que 10 % de son budget.

Rompre avec la tradition

En 2016, à l’occasion d’une réunion du Third Generation Partnership Project (3GPP), la Chine n’a pas caché ses ambitions : Huawei Technologies a demandé l’adoption de la norme que le géant des télécoms privilégiait pour corriger les erreurs lors des transferts de données 5G. La proposition concurrente, émanant de Qualcomm, faisait alors largement consensus.

Mais lors cette réunion de l’organisation qui définit les normes relatives à la 5G, Huawei a décidé que l’heure n’était plus à la déférence. Les débats passionnés se sont poursuivis jusque tard dans la nuit.

Les dirigeants de Huawei ont fait savoir à leurs homologues chinois présents lors de la réunion qu’ils comptaient sur leur soutien, raconte Tong Wen, chercheur chez Huawei qui a participé à la manœuvre. « Et, bien sûr, ils ont entendu ces demandes », résume-t-il.

L’impasse s’est soldée par un compromis inédit : les deux normes ont été adoptées.

Dans beaucoup de technologies de nouvelle génération, la Chine mène la danse dans les normes parce qu’elle a aussi une longueur d’avance sur le terrain. Quand les autorités européennes ont lancé un projet de fabrication de batteries au lithium, elles ont été surprises de constater que la Chine était déjà en train d’établir un comité ISO, d’en organiser le secrétariat et d’en nommer les responsables

Un an plus tard, Huawei a proposé un candidat à la direction de l’un des principaux groupes de travail de l’organisation contre celui de Qualcomm. Avant le vote, le président a demandé aux représentants chinois de ne pas prendre leur téléphone dans l’isoloir (ce que font les délégations chinoises lors de certaines réunions à l’ONU).

Il craignait en effet (à raison, puisque cela a été confirmé par des responsables d’autres entreprises) qu’ils ne prennent leur bulletin en photo pour prouver qu’ils avaient bien voté pour le candidat de Huawei, raconte une source proche du dossier. Le porte-parole de Huawei a déclaré que l’entreprise agissait « de façon parfaitement transparente et concertée, dans la lettre comme dans l’esprit du processus normatif ».

Huawei, qui détient plus de brevets 5G que n’importe quel autre groupe, est également celui qui propose le plus de normes au 3GPP, selon la société allemande d’analyse de données IPlytics. Un quart de ses 35 000 propositions ont été approuvées.

« C’est un piège »

En avril, quand la Covid-19 a déferlé sur le monde, les représentants chinois à l’ISO ont présenté un projet de ville high-tech capable de fonctionner en temps de pandémie. Il portait sur les normes de collecte de données locales de type trafic routier ou urgences médicales. Certains représentants se sont demandé si ces propositions ne reflétaient pas plutôt le goût des autorités chinoises pour le recueil de données, raconte une personne ayant assisté à la réunion.

« C’est un piège » », a résumé Akira Amari à l’époque. S’il est validé, le projet permettrait à la Chine « de définir la norme, d’exporter les systèmes et d’utiliser les données de ces systèmes et de les centraliser à Pékin », a-t-il ajouté.

Wan Biyu, scientifique en chef du think tank chinois Smart City Joint Labs à l’origine de la proposition, rejette les accusations d’Akira Amari. Pour lui, les lois nationales de protection des données peuvent empêcher la collecte d’informations personnelles.

Dans beaucoup de technologies de nouvelle génération, la Chine mène la danse dans les normes parce qu’elle a aussi une longueur d’avance sur le terrain. Quand les autorités européennes ont lancé un projet de fabrication de batteries au lithium, elles ont été surprises de constater que la Chine était déjà en train d’établir un comité ISO, d’en organiser le secrétariat et d’en nommer les responsables.

Dans des projets en Indonésie ou au Nigéria, Pékin utilise aussi l’initiative des Nouvelles routes de la soie pour promouvoir les normes chinoises, y compris dans des secteurs ancestraux tels que le ferroviaire ou le transport d’électricité. La Chine propose des subventions pour remporter les contrats puis applique ses propres normes : si les pays qui ont passé commande veulent revenir aux normes internationales, ils devront débourser des sommes colossales, racontent des experts.

En revanche, quand les normes touchent à sa souveraineté, Pékin se montre beaucoup moins enthousiaste. En mars 2019, le comité ISO chargé des systèmes de transcription des langues parlées à travers le monde sur un clavier occidental a reçu un projet de norme pour le cantonais, un dialecte chinois parlé par quelque 65 millions de personnes à Hong Kong et dans le sud-est de la Chine.

Les experts hongkongais l’avaient préparé dans l’idée de protéger l’identité culturelle du territoire. Mais, selon un représentant européen ayant eu connaissance du message, la délégation chinoise s’y est opposée, affirmant que la norme actuelle, qui concerne le mandarin, langue officielle de la Chine, était suffisante.

Lors d’une réunion au Canada, deux mois plus tard, les représentants ont étudié la proposition. Les pro-Hong Kong ont affirmé que, même s’ils s’écrivaient avec des caractères similaires, le cantonais et le mandarin étaient deux langues différentes.

Une délégation chinoise inhabituellement conséquente a, elle, projeté des dizaines de diapositives attaquant frontalement la proposition et agaçant une partie des participants, ont raconté trois sources. Un membre de la délégation chinoise a expliqué au Wall Street Journal que le système de translittération envisagé n’était utilisé qu’à Hong Kong, et pas par les 60 millions de locuteurs cantonais vivant dans le reste de la Chine.

La proposition a obtenu le soutien des Etats-Unis, du Canada et de la Russie, mais a achoppé sur un point administratif. En mai, elle a été soumise une nouvelle fois et, en septembre, le responsable français du comité a confirmé sa validation, étape préalable à l’adoption, ont indiqué des sources.

Peu après, la Russie a retiré son soutien sans fournir d’explications, suspendant l’adoption, au moins de façon temporaire. L’agence russe de normalisation n’a pas donné suite aux demandes de commentaires.

Chieko Tsuneoka et Josh Chin ont contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Vaccins : pour une remise en question de la propriété intellectuelle

En pleine pandémie, la spécialiste des questions de propriété intellectuelle, Gaëlle Krikorian, appelle, dans un entretien au « Monde », à une remise à plat de l’économie du médicament et à la nécessaire transparence des négociations.

Après une thèse de sociologie sur l’accès aux médicaments à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess), Gaëlle Krikorian a travaillé au Parlement européen comme conseillère sur les questions de propriété intellectuelle, puis à Médecins sans frontières où elle a défendu un accès équitable aux traitements essentiels partout dans le monde.

En mai 2020, l’Union européenne appelait à faire du vaccin anti-Covid-19 un « bien public mondial ». Dix mois plus tard, les États les plus riches se disputent les doses tandis que les autres pays patientent. Comment analysez-vous la situation ?

L’appel de politiques à ce que le vaccin soit un « bien public mondial » est d’une terrible naïveté ou d’une grande hypocrisie. Il y a un paradoxe dans le fait de répéter, de ce côté-ci de l’Atlantique, que la santé doit être considérée comme un droit supérieur, que l’accès aux médicaments est universel, alors que l’on traite les produits de santé avant tout comme des marchandises et qu’on se refuse à prendre des mesures radicales.

Avec le système de propriété intellectuelle tel qu’il est appliqué par nos pays, un produit pharmaceutique ne peut pas devenir ce qu’on appelle en économie « un bien public » accessible à chacun. Il existe des principes de rivalité, de monopole, et donc d’exclusion.

Le même paradoxe existe dans d’autres domaines comme la biodiversité, par exemple, considérée en théorie comme un « bien public mondial », couvert par un accord international, le protocole de Nagoya, adopté en 2010. Dans les faits, il est extrêmement difficile, voire impossible, de faire respecter un tel principe au niveau global. D’une part, les lobbys industriels s’y opposent de toutes leurs forces, et d’autre part, ce sont les Etats qui autorisent des firmes à s’approprier, par des droits exclusifs, des savoirs sur les plantes que partagent et préservent depuis des millénaires les populations locales.

Un autre concept, celui de « biens communs », me semble plus intéressant, parce qu’il repose sur l’organisation d’une gestion collective de la ressource pour assurer son existence et son accès. Mais il nécessiterait une approche radicalement différente de celle qui prédomine actuellement, afin de traduire le fait que la recherche est un effort collectif qui mobilise de nombreux d’acteurs.

Quel regard portez-vous sur les débats autour de la répartition des vaccins contre le Covid-19 ?

La façon dont on a collectivement développé ce vaccin pose deux questions éthiques. La première porte sur la valeur de la vie, selon la zone géographique où l’on habite. Un système est-il pertinent si une partie de la population mondiale ne peut pas se protéger de l’épidémie ?

Annulation Dette de la BCE : le risque d’une explosion

Annulation Dette de la BCE : le risque d’une explosion

 

L’ancien banquier Jean-Michel Naulot exprime la crainte, dans une tribune au « Monde », que l’idée d’une annulation de la dette de la Banque centrale européenne sape la confiance dans cette institution.

Tribune. Le débat sur l’annulation des dettes publiques prend de l’ampleur. Une centaine d’économistes, animés par une juste cause, l’écologie et la justice sociale, proposent d’effacer 2 500 milliards d’euros de dettes détenues par la Banque centrale européenne (BCE) et d’investir ce montant dans une relance vertueuse. Leur projet est de restaurer des marges de manœuvre pour investir. Comment une telle proposition ne retiendrait-elle pas l’attention ?

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, y a répondu de manière très claire : « Ce serait une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des Etats. Cette règle constitue l’un des piliers fondamentaux de l’euro » (JDD, 7 février 2021). Cependant, venant d’une dirigeante qui expliquait au moment de la crise de 2010 que « nous avons violé toutes les règles [de l’Union européenne] parce que nous voulions serrer les rangs et sauver réellement la zone euro » (Wall Street Journal, 18 décembre 2010), la réponse risque d’être un peu courte pour dissuader les avocats de l’annulation. Le débat autour de l’annulation de dette va bien au-delà de la problématique des traités.

Pour la BCE, renoncer au remboursement d’une dette dans le cadre d’un accord avec les Etats, ce serait enregistrer une lourde perte, comme n’importe quelle banque qui aurait prêté à un client défaillant. Ce serait faire apparaître au bilan des fonds propres négatifs de plus de 2 000 milliards d’euros, un montant qui ne serait pas vraiment de l’épaisseur du trait – de l’ordre du produit intérieur brut (PIB) de la France.

Quelles en seraient les conséquences ? Personne, absolument personne, ne peut répondre à cette question. Pourquoi ? Parce que cette expérience serait inédite et qu’elle toucherait à l’essentiel, la solidité de l’institution monétaire, donc à la confiance qu’elle inspire. Or, sans la confiance, c’est tout le système économique qui risque de s’effondrer.

 

Contrairement à une idée répandue, l’autorité d’une banque centrale est fragile. Elle ne dispose d’aucun pouvoir relevant de la magie. Elle n’a pas le pouvoir de distribuer de la monnaie comme on distribue des cadeaux. Elle crée de la monnaie comme n’importe quelle banque commerciale. Jusqu’à la crise de 2008, c’étaient même les banques commerciales qui créaient, de très loin, l’essentiel de la monnaie. 

Point absolument capital, la création monétaire, quelle que soit son origine, est toujours effectuée contre une reconnaissance de dette et celle-ci doit être honorée. Lorsque survient une crise, la Banque centrale joue le rôle de prêteur en dernier ressort : elle irrigue le système bancaire en prêtant des liquidités, certes sans limite, mais elle ne fait que prêter.

Un manque de courant électrique avec la vague de froid ?

Un manque de courant avec la vague de froid ?

 

EDF a attiré l’attention plusieurs fois du gouvernement sur les risques de manque d’électricité cet hiver si les températures devaient fortement descendre. Cela notamment en raison de la fermeture de la centrale de Fessenheim et du fait que certains réacteurs sont encore immobilisés pour des opérations de mise aux normes. Des opérations retardées par l’épidémie de Coronavirus. On pourrait approcher la  consommation de 88 000 MW sachant que la production disponible en France est entre 88.000 et 90.000 et qu’on peut aussi importer de l’électricité jusqu’à 11.000 mégawatts . Notons que ces importations proviennent notamment d’Allemagne et de centrales à charbon.

Dans les périodes de tension, on utilise toutes les ressources des centrales nucléaires et renouvelables, on va chercher l’électricité ailleurs et donc on va utiliser des moyens plus émetteurs de CO2 donc plus polluants : les centrales thermiques, le charbon, le gaz…

 

On va aussi importer de l’électricité de l’étranger, voilà pourquoi c’est important de maitriser notre consommation. D’ailleurs si ça vous intéresse il y a deux sites internet qui permettent de savoir où on est de la consommation électrique en France.

D’abord le site Ecowatt ça c’est vraiment la météo de l’électricité avec une carte de France et on peut voir région par région si on vert, orange ou rouge. Actuellement on est en vert mais selon RTE on devrait passer en orange cette semaine. Et puis il y a un autre site qui est très bien fait qui s’appelle ECO2mix et qui permet de savoir combien on utilise de mégawatts en temps réel et avec quel type d’électricité (nucléaire, hydrolique, charbon, gaz, solaire…)

Natixis sort de la bourse

Natixis sort de la bourse

Sans doute une conséquence d’une chute  de son cours de l’ordre de 30 % en 2020 mais aussi de divergences stratégiques sur l’orientation de la banque. Natixis sera donc en effet rachetée totalement par BPCE, son actionnaire majoritaire .

BPCE explique que cette opération s’inscrit dans le cadre de « la préparation de son plan stratégique » et qu’elle lui permettra de « se doter d’une manœuvrabilité stratégique nouvelle et d’un cadre de fonctionnement simplifié » :

« Ce plan qui sera annoncé en juin portera la dynamique de développement de chacun des trois métiers du Groupe, la Banque de Proximité et Assurance, la Gestion d’actifs et de Fortune et la Banque de Grande Clientèle », est-il ajouté dans ledit communiqué.

 

Natixis, quatrième banque cotée de l’Hexagone derrière BNP Paribas, Crédit agricole SA et Société générale, avait demandé la suspension de la cotation de ses actions à partir de ce mardi. À la clôture lundi, elle affichait une capitalisation totale de 11,65 milliards d’euros.

Cryptomonnaie : près de 300 millions volés par la Corée du Nord ?

Cryptomonnaie : près de 300 millions volés par la Corée du Nord ?

La Corée du Nord spécialiste du piratage numérique dans beaucoup de domaines pourrait bien être à l’origine d’un détournement de près de 300 millions de dollars de crypto monnaies notamment en KuCoin.

Les experts du secteur ont déclaré que les pirates essayaient de canaliser l’argent via des échanges décentralisés – qui fonctionnent en organisant des échanges de devises individuels à individuels – dans le but de contourner les plates-formes de négociation gérées de manière centralisée, dont beaucoup avaient rapidement signalé l’argent volé comme illicite.

«Selon des sources familières avec les deux hacks, les attaquants ont exploité des protocoles« defi »- c’est-à-dire des contrats intelligents qui facilitent les transactions automatisées», indique le rapport de l’ONU.

La mission de l’ONU de la Corée du Nord à New York n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires sur le rapport.

KuCoin a précédemment déclaré avoir réussi à récupérer plus de 80% de la monnaie numérique volée en septembre grâce en partie au travail d’autres bourses qui ont gelé les fonds lors de leur transit par leurs systèmes respectifs.

Le PDG Lyu a également déclaré que KuCoin avait découvert qui étaient les pirates, mais a déclaré que, à la demande des forces de l’ordre, il ne rendrait leur identité publique qu’une fois l’affaire close. Dans une mise à jour publiée sur Twitter la semaine dernière, Lyu a déclaré que la chasse aux suspects était toujours en cours.

La Corée du Nord a généré environ 2 milliards de dollars en utilisant des cyberattaques «généralisées et de plus en plus sophistiquées» pour voler des banques et des échanges de crypto-monnaie, ont rapporté les moniteurs en 2019.

Dans leur dernier rapport, vu par Reuters lundi, ils ont déclaré que les pirates informatiques liés à la Corée du Nord continuaient de cibler les institutions financières et les maisons de monnaie virtuelle en 2020. «Selon un État membre, le vol total d’actifs virtuels en RPDC, de 2019 à novembre 2020 »Était d’environ 316,4 millions de dollars, selon le rapport.

La Corée du Nord est soumise aux sanctions de l’ONU depuis 2006. Elles ont été renforcées par les 15 membres du Conseil de sécurité au fil des ans.

Le dernier rapport des observateurs des sanctions de l’ONU a également noté «une tendance claire en 2020 était que les cyberacteurs de la RPDC ont mené des attaques contre les industries de la défense dans le monde entier».

Japon : le rachat d’actifs par la Boj en discussion

Japon : le rachat d’actifs par la Boj en discussion

 

Il paraît évident que la politique accommodante de la banque centrale du Japon va continuer surtout avec les récents indicateurs économiques qui montrent un tassement par rapport aux objectifs fixés. En cause évidemment l’épidémie mondiale qui affaiblit les exportations. Reste que la banque centrale fait quand même savoir que ce soutien pour lutter notamment contre la déflation ne pourra pas être éternel car il peut aussi constituer un élément déstabilisateur des marchés. Nakamura, un ancien dirigeant d’entreprise qui a rejoint le conseil d’administration en juillet, a déclaré que les achats par la BOJ de fonds négociés en bourse (ETF) avaient aidé à éradiquer l’état d’esprit déflationniste du Japon en maintenant les marchés boursiers stables.

Mais il a déclaré que le programme d’achat d’actifs fera partie des outils que la banque centrale examinera dans une revue de mars, visant à rendre son programme de relance massif plus durable.

« Les achats d’ETF de la BOJ … resteront un outil nécessaire », a déclaré Nakamura dans un discours lors d’une réunion en ligne avec des chefs d’entreprise mercredi.

«Mais en achetant d’énormes quantités d’actifs et en les conservant pendant une période prolongée, la BOJ pourrait affecter les fonctions du marché. C’est quelque chose dont nous devons garder à l’esprit », a-t-il déclaré.

La pandémie de coronavirus étant susceptible de prolonger sa bataille pour ramener l’inflation à son objectif de 2%, la BOJ a dévoilé un plan visant à mener en mars un examen de ses outils politiques pour les rendre plus «durables et efficaces».

Des sources ont déclaré à Reuters que la BOJ discuterait des moyens de réduire son programme controversé d’achat d’ETF et de permettre aux rendements de se déplacer plus largement autour de son objectif, en partie pour faire face au coût croissant d’un assouplissement prolongé.

«En raison de l’impact du COVID-19, il est inévitable que notre assouplissement monétaire se prolonge davantage. S’il y a quelque chose que nous pouvons faire de plus pour rendre notre assouplissement monétaire plus efficace et durable, nous en tiendrons compte », a déclaré Nakamura.

Coronavirus France : stabilisation de la moyenne des contaminés

Coronavirus France : stabilisation de la moyenne des contaminés

La moyenne mobile sur sept jours des nouvelles infections, qui égalise les irrégularités de déclaration quotidienne, s’établit à 19 348, un plus bas depuis le 20 janvier. Le nombre total cumulatif de cas est passé à 3,36 millions, le sixième le plus élevé au monde.

Cette moyenne mobile sur sept jours est maintenant restée dans une fourchette étroite de 19 200 à 20 700 pendant près de trois semaines, une tendance qui semble justifier la décision du gouvernement de ne pas recourir à un troisième verrouillage malgré les experts de la santé qui l’ont réclamé.

Après avoir atteint un sommet de plus de deux mois lundi, le nombre total de patients traités en unités de soins intensifs (USI) pour la maladie respiratoire a diminué de 21 à 3342.

Le nombre de personnes décédées en France du COVID-19 a augmenté de 724 à 80147 – le septième plus grand nombre de morts au monde – contre 458 lundi et une moyenne mobile sur sept jours de 416.

La solidarité oubliée d’Emmanuel Macron

 La solidarité oubliée d’Emmanuel Macron 

 

Identifié à gauche comme néolibéral, méfiant à l’égard des corps intermédiaires, le président de la République, malgré un bilan non négligeable, cumule les difficultés pour réarticuler le lien entre l’individu et la société, analyse Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

Chronique.

 

Examinons de près l’alerte que viennent de lancer quinze députés de la majorité. Dans une lettre adressée au premier ministre Jean Castex, ils jugent que le gouvernement ne va pas assez loin sur « l’égalité des chances ». Ils fustigent « les dispositifs sparadraps » adoptés durant le début du quinquennat et mettent le gouvernement au défi de faire vite et mieux.

A l’heure du « quoi qu’il en coûte », leur cri d’alarme peut surprendre dans la mesure où près de 100 milliards d’euros d’aides publiques ont été déboursés depuis le début de la crise sanitaire pour amortir le choc. Vendredi 29 janvier, Jean Castex, était à Grigny (Essonne) pour annoncer 3,3 milliards d’euros à destination de 1 514 quartiers prioritaires.

Pourtant, ces quinze députés ne sont pas les seuls à exprimer leur insatisfaction. Au gouvernement aussi l’aile « sociale » s’agite, frustrée de ne pas réussir à exister davantage. Différents ministres aux noms souvent peu connus se démènent chaque jour pour renforcer la « cohésion », l’« égalité », la « diversité », l’« insertion ». Peine perdue ! Ils ont l’impression d’être écrasés par le pôle régalien qui, jour après jour, se renforce.

Beaucoup parmi les « sociaux » du gouvernement n’ont que le rang de ministres délégués ou de secrétaires d’Etat, ce qui ne favorise guère leur audience. Disséminés dans différents ministères, ils dépendent du bon vouloir du collectif pour avancer et, lorsque l’occasion se présente de porter haut un dossier, ils doivent souvent en rabattre.

A ce jour, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au logement, n’a toujours pas obtenu de pouvoir défendre devant le Parlement de nouvelles dispositions sur le logement social. C’est Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, qui y tient la vedette autour du projet de loi renforçant les principes républicains.

Récit d’un infiltré à la CGT (Jean-Bernard Gervais)

 Récit d’un infiltré à la CGT (Jean-Bernard Gervais)

 

Analyse du   Livre de Jean-Bernard Gervais par Le Monde

 

Journaliste et sympathisant cégétiste, Jean-Bernard Gervais a un projet : « Devenir le plus proche conseiller en com » de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, pour « pouvoir chroniquer son règne ». « Pépito », comme il l’appelle en reprenant un de ses surnoms, c’est son « idole »« J’étais, avoue-t-il, sous le charme de ce petit homme aux moustaches brun anthracite fournies, cet Astérix hispanique à la peau tannée qui résistait du fond de son petit village gaulois, situé à la porte de Montreuil, aux hordes de centurions du Parti socialiste, lequel tentait d’imposer de gré ou de force la réforme ultralibérale du code du travail. » Fin 2016, il se fait embaucher comme « conseiller confédéral en charge de la cohérence des productions de la CGT » (sic), en clair, pour réanimer une communication en panne.

Pendant deux années « effrayantes », jusqu’à ce que, mis sur la touche et se disant harcelé, il jette l’éponge, notre journaliste « gonzo » (embedded) va de désillusions en désenchantements en découvrant que, derrière une « image vertueuse », « vénalité, brutalitébêtise règnent en maître » à la CGT. Jean-Bernard Gervais n’a rien d’un Candide et il est sur une ligne radicale, loin du « réformisme » prêté à la centrale. Il juge qu’après l’élection d’Emmanuel Macron, la « conf » aurait dû boycotter la concertation engagée, qui n’était qu’une « vaste farce ». Et qu’au lieu de regarder passer le « train-train néolibéral » des réformes macronistes, « comme une belle vache normande », elle aurait dû « provoquer une grève générale illimitée qui aurait certainement rebattu les cartes de la lutte des classes ».

Le récit est enlevé, très vivant et se lit comme un roman d’espionnage. Tel un amoureux déçu, Gervais est cruel, parfois drôle. Son réquisitoire est peu nuancé, mais vise souvent juste. C’est San-Antonio à la CGT, qui témoigne crûment de ses déboires, avec une bonne dose d’argot. Chargé d’organiser une campagne de communication sur les 32 heures, « la proposition-phare du mandat de Martinez, vomie par la moitié de la CGT », il dresse un comparatif des positions des candidats à la présidentielle de 2017. Malheur, seul Philippe Poutou défend le « passage immédiat aux 32 heures ». Le voilà accusé, lors d’un « procès de Moscou-Montreuil », de laisser entendre que la CGT appelle à voter pour le NPA trotskiste…

Des raisons de la baisse du niveau en maths

Des raisons de la baisse du niveau en maths 

Deux récentes enquêtes pointent du doigt le faible niveau des élèves français en mathématiques. Vincent Troger, maître de conférences émérite en sciences de l’éducation, rappelle dans une tribune au « Monde » que des débats scientifiques sur les finalités et modalités d’enseignement de la discipline retardent l’amélioration de la situation.

Tribune. 

Deux enquêtes publiées en 2020 ont vivement alerté sur la baisse du niveau des élèves français en mathématiques. L’enquête internationale Timms (pour « Trends in International Mathematics and Science Study ») révèle une baisse de celui-ci dès le primaire et classe nos élèves de 4e au 17e rang sur vingt pays comparables. Depuis la première enquête Timms de 1995, le score moyen des collégiens français a significativement baissé : les élèves de 4e de 2019 obtiennent des résultats équivalents à ceux des élèves de 5e de 1995.

L’autre enquête, celle du dispositif Cedre (pour « cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon »), est interne à l’éducation nationale et a concerné les élèves de 3e en 2019. Elle confirme la baisse du niveau, révélant notamment que, depuis 2008, la proportion de bons élèves dans l’échantillon a régressé de 29 % à 22 %, tandis que celle des élèves faibles a augmenté de 15 % à 25 %.

La première explication de cette régression concerne, selon les experts, la formation des enseignants, particulièrement à l’école primaire. Plus de 80 % des professeurs des écoles ont suivi des études littéraires ou de sciences sociales et n’ont donc plus fait de maths depuis la fin du lycée lorsqu’ils entrent en formation.

Ils auraient donc besoin d’une formation conséquente, mais il semble que ce ne soit pas le cas. En 2015, une conférence de consensus sur l’enseignement des maths dans le primaire organisée par le Centre national d’étude des systèmes scolaires et l’Institut français de l’éducation avait conclu que « le contenu de la formation des enseignants est relativement flou, il n’y a pas de référence à des contenus précis ».

La principale raison de cette insuffisance tient à la lourdeur du cursus des instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé, ex-IUFM) : en deux ans, les futurs professeurs doivent rédiger un mémoire de master, préparer un concours sélectif et enseigner en seconde année à mi-temps dans un établissement.

Ce cumul rend les conditions actuelles d’entrée dans le métier particulièrement difficiles. Confirmant ce constat, le rapport rédigé en février 2018 par Cédric Villani et l’inspecteur général de mathématiques Charles Torossian (« 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques ») insistait sur la nécessité d’améliorer la formation initiale et continue des enseignants.

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