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EELV (les verts) : la lente décomposition

EELV (les verts) : la lente décomposition

 

 

Autodestruction, suivisme, provocation, autant d’éléments qui sonnent sans doute le déclin des écolos politisés. Autodestruction : la main mise du clan Duflot et les départs des grandes figures d’EELV. Suivisme : par rapport au PS dans la mesure où les écolos n’ont pesé sur la politique environnementale, provocation enfin : avec la querelle inutile vis-à-vis de Valls sur les Roms. En faiat EELV aux dires même de Mamère est devenu un parti d’élus comme les autres plus préoccupés de tactique politicienne que d’écologie.la sanction devrait être sévère lors des municipales mais surtout lors des européennes.   »Nous sommes dans un moment difficile. Nous avons illustré pendant 10 jours le pire de l’écologie : les règlements de compte et la cuisine interne alors qu’on était en pleine Conférence environnementale », regrette Durand. « J’ai la crainte qu’on retombe à un parti qui se divise et qui se déchire », ajoute Jean-Philippe Magnen, porte-parole de la formation. L’élan des dernières européennes est loin. Cohn-Bendit est parti, la greffe Hulot n’a pas pris. L’ancienne candidate à la présidentielle, Eva Joly, est aujourd’hui marginalisée. Et Durand devrait céder la place à Emmanuelle Cosse, une proche de Duflot. D’où l’impression d’un rétrécissement du parti. A Angers, un mot revient dans toutes les bouches écolos : « nombrilisme ». Soit l’écueil qu’ils auraient aimé éviter. « La séquence n’est pas bonne pour le mouvement », constate Yannick Jadot qui reconnaît « des problèmes d’organisation et de démocratie interne. Il y a une auto-critique collective à faire. Il faut reparler à la société. » Animatrice de l’aile gauche du parti, l’eurodéputé Karima Delli alerte : « Il y a un véritable fossé qui s’est créé entre les militants et les cadres. Le départ de Noël exprime le ras-le-bol des militants. Il est temps de siffler la fin de la récrée et de retrouver le souffle de 2009. »   « Il faut qu’on arrête de se regarder le nombril. On est passé des adolescents qui disent ‘non, non non’ tout le temps à une crise d’adultes », appuie Esther Benbassa, qui craint « une hémorragie » après le départ de Noël Mamère. « Il porte l’histoire des Verts, c’est un gâchis terrible », regrette la sénatrice. D’autres essaient de minimiser le claquement de porte de celui qui a fait le meilleur score écolo à la présidentielle. Comme Jean-Vincent Placé. A la tête du groupe écolo au Sénat, Placé pousse le tour de force jusqu’à faire croire que tout irait en fait plutôt bien. « Notre parti n’a jamais été aussi fort. C’est un parti qui tourne et qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était il y a sept ou huit ans », justifie le sénateur. Reste qu’à deux mois de son congrès, EELV s’installe dans une zone de très fortes turbulences.

 

La Sécu finance les coiffeurs ! Pourquoi pas les maçons ou les couvreurs ?

La Sécu finance  les coiffeurs ! Pourquoi pas les maçons  ou les couvreurs ?

On peut comprendre qu’il faille protéger les conditions de travail mais pourquoi aider les coiffeurs, certes l’ergonomie doit y être améliorée mais est-ce bien à la sécu de fi,ancer ? Pourquoi pas les maçons, les couvreurs et autres métiers manuels ? Un détail, le déficit de la sécu sera de 14 milliards en 2013 au lieu de 11 prévus !La politique de prévention mise en œuvre par la Sécu traite de sujets auxquels on ne pense pas forcément. Il en va ainsi des coiffeurs. Après examen des maladies professionnelles, la Sécurité sociale s’apprête à verser une prime allant jusqu’à 5000 euros, soit 50 % des montants investis, aux salons de coiffure qui achèteront du matériel ergonomique. Pas loin de 40.000 salons peuvent participer à ce programme ouvert par la branche Risques professionnels de l’Assurance-maladie pour quatre ans, avec un budget qui pourra atteindre plusieurs millions d’euros. Objectif: aider les coiffeurs français à combattre leur mal de dos et leurs douleurs dans les articulations des poignets ou dans le bras. Les figaros pourront découvrir samedi, lors du Salon mondial de la coiffure à Paris, la liste des outils ouvrant droit à la prime: ciseaux évitant de se tordre le poignet, sèche-cheveux légers – moins de 370 grammes – ou encore bacs à shampoings réglables. La profession est loin d’être la plus affectée en France par les troubles musculosquelettiques, mais 15 % du personnel en souffre, explique Jacques Minjollet, directeur des «Institutions de la coiffure», qui regroupe les organismes paritaires de la profession et s’intéresse à la prévention de ses problèmes de santé. Un souci de plus en plus partagé par la Sécurité ­sociale. Afin de prévenir les accidents de la circulation, celle-ci a lancé une opération similaire il y a un an en proposant une prime de 2500 euros pour l’achat, par les PME, de véhicules utilitaires neufs ­dotés d’équipements de sécurité satisfaisants.

 

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

 

Un « coup d’arrêt », voilà ce qui inquiète la Cour dans la réduction des déficits observé en 2013 en raison de la crise. Elle détaille donc les pistes d’économies possibles: un « éventuel retrait » de la Sécu dans l’optique,  le développement de la chirurgie sans hébergement à l’hôpital ou la révision des tarifs des analyses. Le trou de la branche maladie, la plus déficitaire, devrait se creuser à près de 8 milliards d’euros cette année. La Cour suggère notamment de réfléchir à ce que l’assurance maladie se retire de l’optique, déjà peu remboursé et largement pris en charge par les complémentaires santé. « Dès lors que l’assurance maladie complémentaire serait généralisée, (…) pourrait se poser, s’agissant de l’optique correctrice, le réexamen de son articulation avec l’assurance maladie obligatoire. Cela engloberait une réflexion sur un éventuel retrait de cette dernière du champ », affirme la Cour des comptes. Cette suggestion est avant tout symbolique, l’assurance maladie ne remboursant que 200 millions d’euros au titre des dépenses d’optique, quand les complémentaires les prennent en charge à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Ce « retrait continu » de la Sécu signe « un grave échec », pour la Cour des comptes. Mais dans un marché qu’elle juge « dynamique et opaque », elle appelle les pouvoirs publics à faire « des choix clairs », pour rendre ce marché plus transparent et plus concurrentiel. Autres pistes d’économies selon la Cour: les hôpitaux, auxquels elle consacre cinq chapitres de son rapport. Il s’agit notamment de développer la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire les actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient. Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». « A cet égard, le considérable retard de la chirurgie ambulatoire dans notre pays est préjudiciable », note la Cour, soulignant que le développement de cette pratique permettrait d’économiser 5 milliards d’euros. Des efforts peuvent également être réalisés dans les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour qui appelle à « une action beaucoup plus déterminée » afin de réaliser « des économies très importantes ». Elle réclame notamment un meilleur encadrement des examens et une « politique tarifaire plus étroitement en cohérence avec les gains de productivité du secteur ». L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre: « une économie de l’ordre de 500 millions d’euros (…) pourrait résulter rapidement d’actions résolues dans cette double direction ».

Immobilier- Impôts locaux : une réforme pour augmenter la fiscalité

Immobilier- Impôts locaux : une réforme pour augmenter la fiscalité

 

C’est un secret pour personne, la plupart des collectivités sont endettées jusqu’au cou ; d’où l’idée de modifier (et d’augmenter bien) sûr la fiscalité locale). En s’attaquant à la révision des valeurs locatives des habitations, base de calcul des taxes foncière et d’habitation, le gouvernement a pris le risque d’ouvrir une boîte de Pandore. L’enjeu est d’actualiser les bases d’imposition de 46 millions de locaux d’habitation, fixées en 1970 et restées inchangées depuis: obsolètes, elles ne reflètent plus la réalité du marché locatif. Un chantier similaire pour les locaux professionnels a déjà été engagé et doit aboutir en 2015, mais la tâche était d’une bien moindre ampleur (3 millions de locaux). Il y a 43 ans, une baignoire, le chauffage central ou les sanitaires, considérés comme des « indices de confort », justifiaient une valeur locative plus élevée. En conséquence, les bâtiments récents se retrouvent plus taxés que les immeubles anciens, dont la valeur locative est gelée depuis quarante ans, mais qui ont souvent été modernisés depuis. Dans la capitale par exemple, certains résidents de l’un des quartiers les plus cossus, le Marais, s’acquittent de taxes locales dérisoires, car elles ont été assises sur l’état des bâtiments, datant parfois du XVIIIe siècle, dans les années 1970, alors qu’ils étaient souvent à l’abandon. A l’inverse un logement social en banlieue, pourra, lui, avoir une valeur locative supérieure à celle d’un appartement de surface équivalente, dans le Marais. Dans une même rue, à quelques numéros de distance, la taxe d’habitation d’appartements similaires peut ainsi varier du simple au triple. Le but affiché par le gouvernement est donc de « remettre de la justice dans le système fiscal local », tout en simplifiant le mode de calcul de ces valeurs locatives, qui seront désormais mises à jour très régulièrement. Mais ce toilettage ne sera pas sans conséquences, ni pour les locataires, qui s’acquittent de la taxe d’habitation, ni pour les propriétaires, qui règlent la taxe foncière. « Cela va induire des transferts de charges entre les contribuables: pour certains, la valeur locative va augmenter, et pour d’autres, elle va baisser », reconnaît-on au ministère de la Décentralisation. Afin d’être le plus indolores possible, ces modifications devront s’étaler sur une période de plusieurs années, à définir en concertation avec les élus, selon la même source. Car les présidents de conseils généraux et les maires risqueraient une sanction électorale, à cause d’une hausse des impôts… résultant mécaniquement de la révision des valeurs locatives. Au début des années 1990 un vaste travail technique de révision des données avait été engagé, mais « les gouvernements successifs, d’abord de gauche, puis de droite (…) ont renoncé », rappelle le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez. « C’est une réforme extraordinairement difficile à conduire (…) mais absolument nécessaire. Plus le temps passe, plus il devient indispensable d’avoir le courage de s’y atteler », souligne-t-il. « J’espère qu’on arrivera à la faire avec un minimum de consensus politique », relève Gilles Carrez. Car des injustices se créent non seulement entre contribuables mais aussi entre collectivités, puisque les valeurs locatives entrent dans le calcul des dotations qu’elles reçoivent. Au total la réforme – qui nécessite une large collecte de données -, ne se concrétisera pas avant 2018. L’Association des petites villes de France (APVF) a souhaité qu’elle ait lieu « dans des délais raisonnables » et soit « abordée dans le cadre de l’intercommunalité ». La concertation avec les élus doit se poursuivre en octobre, avec l’ambition d’inscrire le lancement de la réforme dans le projet de loi de finances rectificative votée en décembre. Le Premier ministre l’avait annoncée mi-juillet dans le cadre du pacte de confiance et de responsabilité.

 

Immobilier : la garantie universelle des loyers adoptée mais qui va payer ?

La garantie universelle des loyers : qui va payer ?  

 

L’Assemblée nationale a adopté jeudi la garantie universelle des loyers (GUL) mais on ne sait pas qui va payer et quelles dérives de ce système (obligatoire pour tous les propriétaires, financement privé ou public ? durée de la garantie ? Incidence sur le montant des loyers ? Etc.) , la GUL  qui doit protéger les propriétaires des impayés, une mesure du projet de loi Duflot sur l’accès au logement âprement discutée à droite et à gauche. L’article 8 du projet de loi sur l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), voté en première lecture, prévoit une garantie publique et obligatoire, sur l’ensemble du parc privé, qui pourrait se substituer à la caution d’ici au 1er janvier 2016. La gauche a très majoritairement voté en faveur de cet article. Cependant le député socialiste de Paris Christophe Caresche, opposé à « un mode de gestion tout public » et inquiet d’un « risque de dérives », s’est abstenu. L’UMP, qui dénonce « un impôt pour tous », a voté contre, tandis que l’UDI s’est abstenue. « Comment mutualiser sans déresponsabiliser? », s’est interrogé le député centriste Michel Piron, pour qui « les intentions, même les meilleures, ne suffisent pas à faire de bonnes lois ». Aux yeux de Benoist Apparu, ex-ministre UMP délégué au Logement, le texte n’est « pas clair du tout »: « Est-ce une garantie universelle ou obligatoire? Est-ce que vous supprimez la caution? » Si la caution est supprimée, cela fera « payer 97% des locataires et propriétaires pour seulement 2,5% d’impayés de loyers », a plaidé le député de la Marne. Le gouvernement s’en remet en fait au décret d’application de la loi qui définira « le montant minimal d’impayés ouvrant droit à la garantie, le montant maximal de la garantie accordée pour un même logement en fonction de la localisation du logement et de sa catégorie, et la durée des versements ». Mais aussi « les modalités de recouvrement des impayés ainsi que les mesures d’accompagnement social en faveur des locataires dont les impayés de loyer sont couverts par la garantie ». Les députés ont donc débattu sans avoir tous les outils en mains.

Affaire Tapie: la réunion secrète de l’Elysée

 

 

Affaire Tapie: la réunion secrète de l’Elysée 

Officiellemenet l’Elysée n’aurait jamais managé le dossier Tapie, pourtant Sept jours après l’arbitrage Tapie, Claude Guéant alors secrétaire général de l’Elysée a réuni dans son bureau des membres du CDR et du ministère de l’Economie. Une réunion secrète organisée pour savoir si les représentants du CDR contestaient l’arbitrage.  La réunion qui s’est déroulée dans le bureau de Claude Guéant le 14 juillet 2008 réunissait le secrétaire général adjoint de l’Elysée François Pérol, le directeur de cabinet de la ministre de l’Économie Stéphane Richard ainsi que le président du CDR Jean-François Rocchi.  Sept jours après que la commission d’arbitrage ait octroyé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires, Claude Guéant aurait voulu savoir si les représentants du Consortium allait engager un recourt en contestation. Hasard ou non, le président du tribunal arbitral Pierre Estoub écrit le lendemain à ses coarbitres pour les prévenir que le verdict rendu est inattaquable.

Pause fiscale ; le mensonge permanent, exemple la complémentaire santé

Pause fiscale ; le mensonge permanent, exemple la complémentaire  santé

 

C’est le mensonge permanent à propos de la pause fiscale annoncée par le gouvernement. En fait c’est le ralbol fiscal autant des entreprises que des particuliers qui a converti très tardivement le gouvernement à annoncer un arrêt du matraquage fiscal qui étouffe l’économie. Un sorte de vocation tardive mais aussi rétive de la part des pouvoirs publics qui chaque jour ou presque annoncent  de nouveaux prélèvements ; après les retraites, les mutuelles santés ; Qui deviendront imposables, conséquences augmentation de l’impôt sur les revenus pour 13 millions de salariés (après aussi le figeage du barème de l’IR en 2012 et 2013). En fait il se confirme bien que derrière le discours officiels visant à faire payer les riches se camoufle la chasse aux couches moyennes  (c’est-à-dire ceux qui travaillent) ; la pause fiscale est une tartufferie sémantique car là on va encore argumenter qu’il ne s’agit pas d’une hausse dimpôts mais d’une suppression de déduction fiscale ! Et cela en attendant la très prochaine nouvelle concernant l’UNEDIC dont les finances sont encore pires que celle des retraites (24 milliards de déficit). La Cour des comptes en juin, le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) en juillet… cet été, plusieurs institutions composées pour l’essentiel de fonctionnaires rémunérés sur l’impôt  ont remis en cause la fiscalité liée aux complémentaires santé mises en place dans le cadre d’un contrat collectif d’entreprise. Le gouvernement serait sur le point de suivre leurs recommandations. Notamment celle concernant l’avantage fiscal des salariés bénéficiant de ces mutuelles.  Ces derniers l’ignorent souvent mais la signature d’un contrat collectif leur permet en effet de bénéficier d’une niche fiscale. L’intégralité de la participation qu’ils payent pour le financement du contrat de santé est déduite de leurs revenus imposables, même si l’employeur en prend en charge une partie. Cette niche est méconnue car elle n’apparaît pas toujours clairement sur les fiches de paie. Le gouvernement souhaite la supprimer en limitant la déductibilité fiscale aux seules cotisations effectivement prises en charge par les salariés.  Si elle est adoptée, la mesure entraînera une hausse des revenus imposables des 13 millions de salariés couverts par ces contrats, et par conséquent une hausse de leurs impôts sur les revenus. L’Etat devrait, lui, récupérer près d’un milliard d’euros.  L’exécutif estime que cette niche est de trop dans la mesure où les employeurs bénéficient en plus d’une exonération de cotisations sociales sur leur participation au financement des contrats collectifs. «L’inclusion de la participation de l’employeur dans le montant déductible de l’impôt sur le revenu du salarié aboutit à aider deux fois la même participation de l’employeur, d’abord au bénéfice de l’entreprise via l’exclusion d’assiette des cotisations sociales puis au bénéfice du salarié par la déduction fiscale de montants qui n’ont pas été effectivement payés par le salarié», dénonce le HCAAM. François Hollande avait déjà fait savoir l’an dernier qu’il fallait mettre un terme à ce «gâchis financier» qui profite plutôt «aux cadres des grandes entreprises qu’aux salariés à temps partiel». Cette double aide sur les contrats collectifs de complémentaire santé représente par ailleurs un manque à gagner total pour l’État et la Sécurité sociale de 3,5 milliards d’euros. Une facture qui, sans action du gouvernement, devrait s’alourdir à l’horizon 2016, lorsque toutes les entreprises seront dans l’obligation de proposer une couverture santé à leurs employés.

 

« Choc de simplification » : une centaine de mesures là où en faudrait 10 000 !

« Choc de simplification » : une centaine de mesures là où en faudrait 10 000 !

 

 

Quelques mesures gadget saluées par le Medef là où i en faudrait 10 000 surtout dans le domaine de la fiscalité et du travail (deux domaines pratiquement épargnés par le « coc »Faire gagner 0,8 point de PIB : c’est la promesse de ce choc de simplification. Un chiffre qui correspond à 25% de charges administratives en moins pour les entreprises. Invité de l’Université d’été du Medef, la semaine dernière, Pierre Moscovici avait « vendu » la mesure aux patrons plutôt satisfaits : les entreprises vont pouvoir économiser 15 milliards d’euros.   Bercy entend donc simplifier des pans entiers de l’environnement règlementaire auquel est confronté un chef d’entreprise au quotidien.  Concrètement, il s’agit de remplacer les courriers en double ou triple exemplaires par des télédéclarations uniques, diminuer les frais d’enregistrement d’une nouvelle société, ou encore faciliter les déclarations et les calculs pour obtenir le Crédit d’impôt recherche (CIR). Tout un tas de petites tracasseries administratives qui font perdre du temps et de l’argent aux entreprises.  Il ‘sagit d’une demande de longue date des chefs d’entreprise, qui dans l’ensemble, saluent l’effort et la logique de cette centaine de mesures. Mais ce choc ne fait pas forcement les affaires des professions comptables et juridiques qui craignent une baisse de leur activité.   Désormais, les patrons attendent déjà l’étape suivante : simplifier les procédures et les démarches c’est bien, mais c’est surtout la fiscalité et le droit du travail qui sont dans leur ligne de mire. Revoir le Code général des impôts et celui du Travail n’est pas encore au programme de travail du gouvernement.

Etats-Unis : la croissance de la consommation plonge

Etats-Unis : la croissance de la consommation plonge

 

Contrairement à l’idée répandue, les Etats Unis ne sont pas sortis de la crise car faute d’augmentation du pouvoir d’achat, la consommation, principal moteur de la croissance, commence à stagner. Une mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale. Les dépenses de consommation des ménages ont grignoté seulement 0,1% en juillet, en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, marquant une brutale décélération par rapport à l’avancée de 0,6% en juin, selon des données publiées vendredi par le département du Commerce.  Les analystes ont dans l’ensemble été surpris par cette baisse d’intensité et s’attendaient à une meilleure résistance des dépenses, à +0,3%.  En tenant compte de l’inflation, le tableau est encore plus maussade et affiche une stagnation de la consommation par rapport à juin.   »Il y a eu une perte d’élan évidente », résume Peter Newland, de Barclays Ressearch.  Les chiffres de la croissance américaine publiés jeudi témoignaient déjà d’un tassement des dépenses des ménages. Au deuxième trimestre, elles n’avaient augmenté que de 1,8% contre 2,3% pendant les trois premiers mois de l’année.  En juillet, le repli est particulièrement marqué pour la consommation des biens durables qui se replient de 0,2%, mettant fin à quatre mois de progression successifs.   »Cela reflète très probablement l’impact sur les ventes de voitures de l’augmentation des taux de financement » qui sont récemment repartis à la hausse aux Etats-Unis, avance Chris Low de FTN Financial.  Les ménages auraient pu être encouragés par une faible inflation en juillet (+0,1% sur un mois) mais leurs ardeurs consommatrices ont été refroidies par l’évolution de leurs revenus: ils ont décéléré en juillet pour ne progresser que de 0,1% contre 0,3% le mois précédent, selon les données du département du Commerce.  Les salaires et rémunérations ont été les plus affectés et ont même reculé en juillet (-0,3%) pour la première fois depuis janvier.   »Les revenus n’ont augmenté en juillet que grâce aux dividendes (versées aux actionnaires, ndlr). Si vous gagnez votre argent non pas en investissant mais en travaillant, c’est une tout autre histoire. La rémunération des travailleurs a brutalement chuté », souligne Joel Naroff.   »Avec des salaires qui stagnent, comment peut-on s’étonner que les dépenses de consommation soient là où elles sont? », a-t-il poursuivi.  Il n’est visiblement pas le seul à se poser la question. Jeudi, des milliers d’employés de chaîne de restauration rapide se sont mis en grève aux Etats-Unis pour réclamer le doublement de leur rémunération actuelle, souvent calquée sur le salaire minimum (7,25 dollars de l’heure).  Le projet du président Barack Obama de faire porter ce chiffre à 9 dollars se heurte à l’opposition du Congrès.  D’autres ménages disposent certes de revenus mais préfèrent, semble-t-il, l’épargner face aux incertitudes qui guettent l’activité aux Etats-Unis. Le taux d’épargne s’est ainsi maintenu à un taux élevé en juillet (4,4%).  Au delà-de ses implications sociales, le coup de froid sur la consommation pourrait bien, dans les mois à venir, peser sur la croissance américaine dont elle est le principal moteur.   »Les faibles dépenses de consommation en juillet marquent un mauvais départ pour le (troisième, ndr) trimestre tandis que la faible progression des revenus suggère qu’il ne faut pas s’attendre à une amélioration prochaine », souligne Chris Low.  Comment la Banque centrale américaine va-t-elle interpréter ces données? La Fed scrute la conjoncture pour décider du moment opportun d’alléger son soutien à l’économie américaine en réduisant ses injections de liquidités, qui s’élèvent actuellement à 85 milliards de dollars par mois.  Son comité de politique monétaire se réunit les 17 et 18 septembre mais il devrait, selon les experts, opter pour le statu quo face aux mauvaises nouvelles sur le front de la consommation.   »La Fed devrait prendre en compte la consommation des ménages au moment de prendre sa décision sur une réduction. Après tout, elle a lancé une nouvelle phase d’assouplissement monétaire (en septembre 2012, ndlr) notamment pour contrebalancer l’impact de la cure d’austérité budgétaire » sur les ménages, indique Chris Low.

 

Syrie: la France isolée

Syrie: la France isolée

 

Derrière les discours rassurants vis-à-vis de l’opposition syrienne  se cache en effet un véritable revirement. Car Hollande et  la France sont bien seuls ; la Grande Bretagne n’interviendra pas, comme l’Australie, comme Merkel et bien entendu Poutine ; Obama s’interroge. Une affaire qui risque de tourner au ridicule tellement Hollande et Cameron se sont faits les instigateurs de cette guerre en Syrie. »Les armées sont en position de répondre aux demandes et aux décisions du président de la République, lorsque celui-ci sera amené à les prendre », a brièvement commenté Jean-Yves Le Drian devant la presse.  Le ministre de la Défense, comme l’état-major des armées, s’est en revanche refusé à toute précision sur les préparatifs en cours. En particulier sur les mouvements de bâtiments de la Marine nationale en mesure, si l’ordre leur est donné, d’appareiller vers la Méditerranée orientale et les côtes syriennes.   »Toutes les options possibles sont présentées au président de la République », résume une source de la Défense. Mais Paris ne veut agir « en aucun cas de manière isolée et non coordonnée », souligne-t-on de source diplomatique.  Les nations susceptibles d’être impliquées dans une telle opération militaire sont dans une phase « de préparation, d’observation et de réflexion », fait-on valoir dans l’entourage du gouvernement. Aucune décision n’a pour l’instant été prise et de multiples consultations sur les scénarios possibles et l’opportunité même d’une action militaire sont en cours.  Des discussions qui semblent éloigner l’hypothèse d’une action armée avant que les experts de l’ONU qui enquêtent sur le site de l’attaque chimique du 21 août n’aient rendu leur rapport.  Jeudi, ces experts se sont dirigés vers l’un des sites de l’attaque pour une troisième journée d’enquête, selon un photographe de l’AFP en Syrie.   »Ils continueront leur enquête jusqu’à demain vendredi, et ils quitteront la Syrie d’ici samedi dans la matinée et me feront leur rapport dès qu’il seront sortis », a déclaré à des journalistes à Vienne le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.  Côté défense à Paris, M. Le Drian s’est entretenu mercredi par téléphone avec ses homologues britannique, Philip Hammond, et allemand, Thomas de Maizière. Il devait poursuivre ses entretiens dans les jours qui viennent.  Pour la France, l’utilisation d’armes chimiques contre la population civile, attribuée à l’armée syrienne, constitue « une rupture » par rapport à un consensus international pour bannir l’utilisation de ce type d’armement. La détermination française s’inscrit donc dans son engagement de longue date pour lutter contre la prolifération nucléaire, balistique ou chimique, souligne un spécialiste de défense.  Paris, rappelle-t-il, a déjà dénoncé l’usage limité d’armes chimiques en Syrie ces derniers mois, avant l’attaque chimique imputée au régime de Bachar al-Assad, le 21 août dans la banlieue de Damas.  Des avions de combat pourraient intervenir directement depuis la France  Sur le plan opérationnel, les préparatifs concernent principalement la Marine nationale et l’Armée de l’air, susceptibles d’être engagées dans une opération internationale.  Selon une source militaire, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, basée à Toulon, a été mise en condition d’appareiller. Le porte-avions Charles de Gaulle, qui ne se déplace jamais sans les bâtiments d’escorte du groupe aéronaval, était également à quai jeudi à Toulon.  Des bâtiments qui pourraient appareiller dans un délai de 24 à 72 heures selon le niveau d’alerte, pour rejoindre en deux ou trois jours la Méditerranée orientale. La France maintient en permanence deux à trois bâtiments de type frégate en Méditerranée et dispose de sous-marins d’attaque (SNA) susceptibles d’évoluer dans cette zone.  En cas d’intervention armée, l’option la plus probable est selon les experts la destruction par des missiles de croisière d’installations de l’armée syrienne. Un scénario qui repose essentiellement sur les forces navales.  Si les avions de combat, notamment les Rafale, devaient être engagés, ils pourraient intervenir, avec ravitaillements en vol, directement depuis la France.  Les armées se mettent « en capacité de répondre » aux instructions qui leur seront données, selon le porte-parole de l’état-major, le colonel Gilles Jaron, qui se refuse à plus de détails « pour éviter les spéculations ».

 

 

Pétition contre la réforme pénale (Estrosi)

Pétition contre la réforme pénale  (Estrosi)

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, lance une pétition nationale pour mettre en échec la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il accuse de vouloir vider les prisons, notamment avec les « peines de prison de probation hors système carcéral ».La rédaction vous recommande « Quand on commet un acte criminel, quel qu’il soit, et lorsqu’on tue au volant, soit car on a consommé de l’alcool ou roulé à une vitesse excessive, c’est un acte criminel« , explique-t-il au micro de RTL. Et le député d’ajouter : « On parle de peines de prison et quand on prend une peine de prison devant des magistrats, c’est que l’on a commis des actes extrêmement graves et les Français le savent. » Dites-lui qu’il ne risque plus rien et plus rien ne le retiendra Christian Estrosi Avec la réforme pénale à venir, ses crainte se cristallisent. « Comment celui qui a l’intention d’agir et qui se dit ‘bon, quand même, je risque une peine de prison’ va-t-il se comporter ? Dites-lui qu’il ne risque plus rien et plus rien ne le retiendra, ce n’est pas possible », s’insurge-t-il.

 

La Chine malade du crédit

La Chine malade du crédit

 

Sur la base de données acquises auprès de la société d’études spécialisée Use-Trust Studio, Reuters a pu établir que la moitié des « trust loans » émis en 2012 étaient utilisés pour refinancer des dettes antérieures et ne contribuaient pas directement à de nouveaux projets d’investissement.Parmi les 1.166 « trust loans » émis en 2012 examinés, qui représentent 234 milliards de yuans, soit environ 8% des 3.000 milliards de yuans de ce type de produits émis l’année dernière, 4% seulement sont explicitement destinés à des opérations de refinancement. Mais dans 37% des cas, les motifs invoqués sont le « financement du fonds de roulement », des « besoins de trésorerie » ou d’autres objectifs aussi vagues dont les spécialistes estiment qu’ils recouvrent en fait le refinancement de dettes antérieures. Dans 8% des cas, aucun détail sur l’utilisation des fonds n’était précisé. Les taux proposés aux épargnants par les sociétés fiduciaires émettrices se situaient entre 9% et 12% l’an, sensiblement au-dessus des 5% à 7% des produits de placement proposés par les banques. En n tenant compte de la commission de 1% à 2% perçue par la société fiduciaire, les taux payés par l’emprunteur peuvent facilement atteindre 15% sur des prêts à un ou deux ans, deux fois plus que le coût d’un crédit bancaire. Des niveaux qui hypothèquent un peu plus encore la capacité de remboursement et peuvent alimenter une spirale de l’endettement. Au-delà des collectivité locales, les entreprises de secteurs en surcapacité utilisent le marché des « trust loans » pour assurer leur survie.

 

 

Heures sup : pas de débat pour Leroux ; la démocratie illustrée !

Heures sup : pas de débat pour Leroux ; la démocratie illustrée !

 

. «Quand il y a des débats, on ne peut pas toujours vouloir les remettre en discussion alors qu’ils ont été tranchés, a déclaré vendredi le patron des députés socialistes sur RTL. Quand il y a une stratégie, il faut s’y tenir.» Et la priorité pour cette rentrée 2013, c’est «la lutte contre le chômage». Rien d’autres. «S’il y a demain une amélioration de la situation économique dans notre pays, alors peut-être devrons-nous poser la question du pouvoir d’achat», a toutefois nuancé Bruno Le Roux. La polémique lancée lundi par le propre porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, le député de l’Essonne Thierry Mandon, avait pourtant reçu un appui de poids en la personne de Jean-Claude Mailly. «Je pense que le dossier doit être examiné», avait en effet concédé le secrétaire général de FO sur RMC, alors qu’il avait plaidé, comme les autres syndicats sous Nicolas Sarkozy, pour la remise en cause de l’ensemble du dispositif. «Le gouvernement Ayrault est allé beaucoup trop vite, reconnaît-il aujourd’hui. Quand cette décision avait été prise, je voyais bien, notamment dans les petites entreprises, dans la restauration par exemple, beaucoup de salariés qui m’expliquaient: “Mais moi, ça me fait perdre 50, 60, 70 euros”.» Le débat n’est donc peut-être pas tout à fait clos.

Ségolène Royal : contre la taxe carbone

Ségolène Royal : contre la taxe carbone

 

 

Politique avisée, Royal en profit pour régler des comptes avec le gouvernement. Elle s’oppose à la taxe carbone en sachant très bien qu’elle a l’opinion pour elle et que ce sujet risque de semer la zizanie au sein d’un gouvernement déjà bien fragilisé par ses divisons. Après avoir ouvert les universités d’été du Parti socialiste vendredi, Ségolène Royal a réitéré son opposition à la taxe carbone, après la présentation de la « contribution énergie-climat » par le ministre de l’Écologie, Philippe Martin.   »La solution, ce n’est pas l’impôt » a déclaré à RTL l’ancienne candidate à l’élection présidentielle. Ce qu’il faut, « ce sont des actions concrètes », a-t-elle estimé, comme « recouvrir les bâtiments publics de panneaux photo-voltaïques. » « Toute notre énergie doit être mise dans le déploiement de nos atouts », qui sont « considérables » selon la présidente de la région Poitou-Charente. Et d’énumérer : « L’aéronautique et l’espace, l’agro-alimentaire, les biotechnologies, les industries de santé, la culture, le tourisme… » Pour Ségolène Royal, il faut « encourager l’innovation, pas la freiner ».  Les Français ont besoin de cette sécuritéSégolène Royal L’ancienne ministre de la Famille est également revenue sur la polémique autour de Manuel Valls, accusé de tenir un discours trop sécuritaire par certains responsables de gauche. « Je crois que les questions de sécurité ne doivent pas faire l’objet de polémique », a déclaré Ségolène Royal ».

La fiscalité verte : pas une nouvelle fiscalité !! C’est quoi alors ?

La fiscalité verte : pas une nouvelle fiscalité !! C’est quoi alors ?

 

Le pauvre détenteur du portefeuille de l’écologie a encore commis une bévue en annonçant une nouvelle taxe carbone (dite de transition énergétique) alors que nombre d’élus PS réunis à la Rochelle reprochaient le ralbol fiscal. Une erreur de calendrier sans doute, c’est en tout cas ce qu’on retiendra de cette rencontre. Du coup rétropédalage de Martin qui affirme que ce n’est pas une nouvelle taxe mais une fiscalité de substitution ; substitution à quoi ? Il n’en sait rien, il va travailler sur la question ! En faiat il s’agit d’un cadeau aux écolos pour faire oublier leur maigre bilan au gouvernement. Du coup on pourrait aboutir à une taxe sans rendement en 2014 mais sera régulièrement augmentée ensuite. Il n’y a que deux champs sur lesquels peut peser significativement une fiscalité verte : le transport et le logement. Autrement dit on va surtout pénaliser ce qui n’ont pas les moyens de faire autrement (parce les investissements d’isolation des logements sont hors de portée et que pour le transport, il n’y a pas de moyens alternatifs). Autant dire qu’on va toucher les moins favorisés sur leurs dépenses contraintes . On ne connaît pas encore son modus-operandi, mais promis, la future contribution climat-énergie « ne sera pas une taxe nouvelle », a redit vendredi le ministre de l’Environnement, Philippe Martin. Après avoir recueilli les applaudissements jeudi lors de l’université d’été des Verts au moment de son annonce, le ministre socialiste a dû faire face aux critiques d’une partie des dirigeants de son parti, comme Ségolène Royal ou François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS. Vendredi, en marge de l’université d’été du PS à La Rochelle, le successeur de Delphine Batho s’est montré plus prudent. « Il ne s’agira pas d’une taxe nouvelle, supplémentaire », a expliqué le ministre. « Ce n’est pas une fiscalité additionnelle mais une fiscalité de substitution », a-t-il assuré. « S’il s’agissait d’une taxe nouvelle, je serais contre, comme j’étais contre la taxe carbone » que Nicolas Sarkozy avait tenté de mettre en place durant le dernier quinquennat, a-t-il martelé. Selon Philippe Martin, « il ne s’agit pas du tout de cela, il s’agit simplement de faire en sorte que la transition énergétique permette de redonner du pouvoir d’achat aux Français ». « Nous sommes en train de travailler un dispositif qui n’aura aucune incidence en terme de pression fiscale sur les Français en 2014 », a aussi indiqué le ministre. En gros, on annonce, et après on travaille. Interrogé sur un éventuel défaut de pédagogie gouvernementale, Philippe Martin a répondu: « la pédagogie, je suis en train de la faire, elle est parfois longue ». Selon lui, l’objectif est de faire en sorte que la « part de verdissement de notre fiscalité soit plus importante », à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays européens. Il a promis que le gouvernement allait faire en sorte que le futur dispositif n’ait « aucun impact financier sur les classes les plus basses et les classes moyennes ».

 

Autoentrepreneurs : la confusion

Autoentrepreneurs : la confusion

Aujourd’hui, les autoentrepreneurs doivent opter pour un régime de société, moins avantageux fiscalement, lorsque leur chiffre d’affaires dépasse 32.600 euros pour une activité de services et d’artisanat, 81.500 euros dans le commerce. Depuis la mi-juin, Bercy a semé la zizanie en confirmant sa volonté de ramener ces seuils à 19.000 et 47.500 euros. Les « poussins » dénoncent la mise en péril d’un statut souple et attractif bientôt étouffé par les charges et autres entraves administratives. Le projet de loi de Sylvia Pinel ne mentionne plus ces plafonds. Ils seront précisés par décret, après le vote au Parlement à l’automne. Une façon d’enterrer la polémique? L’entourage de Sylvia Pinel souligne que le décret fixera bien des seuils à la baisse. L’objectif reste d’éviter « la concurrence déloyale » des autoentrepreneurs, qui paient moins de charges que les PME spécialisées dans le bâtiment, la coiffure, l’esthétique… Les défenseurs du statut, dont Hervé Novelli, son initiateur alors qu’il était secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy, maintiennent la pression. Ils s’appuient sur le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui estime que l’activité est trop faible pour représenter une menace. De fait, 90% des 828.000 autoentrepreneurs actifs gagnent moins que le smic après trois ans d’exercice. Et dans le bâtiment, leur part de marché est évaluée à seulement 0,7%. « Tuer ce régime, c’est tuer l’esprit d’entreprise, dénonce Hervé Novelli. Seuls les créateurs pauvres, qui n’ont que leur imagination et leur courage, se lancent dans l’auto­entreprise. Ce projet de loi envoie un contre-signal. » Face à ce blocage, Matignon tente de déminer le terrain. Jean-Marc Ayrault enverra début septembre une lettre de mission au député PS Laurent Grandguillaume. À charge pour l’élu de la Côte-d’Or de simplifier les différents statuts ­d’entrepreneur individuel. Ses propositions devraient être présentées lors du débat parlementaire. Or Laurent Grandguillaume n’exclut pas, lui, de revoir les seuils à la hausse pour préserver l’envie d’entreprendre! Voilà la majorité divisée sur un sujet mobilisateur. Alain Tourret, député radical de gauche – le parti de Sylvia Pinel -, renchérit : « Je suis certain que François ­Hollande ne cassera pas la dynamique de l’auto­entreprise. Nous ne sortirons pas de la crise par plus de réglementation, mais par l’imagination. » Et Hervé Novelli de tenir le même discours : « Ce projet de loi crée un monstre bureaucratique alors que le Président veut simplifier la vie des sociétés. »

 

Séminaire 2025 : la fuite en avant dans le marc de café et les banalités

Séminaire 2025 : la fuite en avant dans le marc de café et les banalités

 

En soi  l’exercice de prospective n’est pas inutile mais en pleine crise l’urgent est de savoir ce qu’il convient de faire maintenant. A cet égard, cet exercice répond essentiellement à un reproche fondé,  à savoir le manque de vision de Hollande et des siens. Ce n’est sans doute pas une journée sur «  la France dans dix ans » qui risque de combler le vide Le danger dans l’exercice de prospective c’est d’esquisser un avenir qu’on ne maîtrise pas. Il faudrait au préalable que l’analyse du passé soit rigoureuse mettant clairement en évidence les forces et faiblesses du pays, esquisser des scénarios socioéconomiques et sociétaux pertinents, être sûr de pouvoir peser politiquement sur les perspectives. Ce qui n’est évidemment pas le cas car les socialistes ne seront sans doute pas au pour en 2015. Du coup, leur projet pour la France dans dix ans risque d’être compétemment détricoté. Ils le savent bien entendu, c’est pourquoi ils vont se limiter à des banalités qui n’engagent pas à grand-chose du type de celles que faiat Montebourg «  faire de la France une grand puissance industrielle avec une balance commerciale industrielle ». !   En attendant, les ministres, invités à plancher cet été sur le thème du séminaire, « la France dans 10 ans », vont laisser libre cours à leurs désirs ou à leur imagination.  Pierre Moscovici, aux Finances, juge « réaliste » un retour au plein emploi en 2025 dans une France qui devrait avoir alors « pleinement recouvré sa souveraineté budgétaire ». Seul bémol: la cinquième puissance économique mondiale n’occupera plus selon lui que « la huitième ou neuvième place ».  Filant la métaphore numérique, Manuel Valls promet des « forces de l’ordre 3.0 efficaces, proches de la population et à la pointe des avancées technologiques ».  Le ministre de l’Intérieur aura sans doute modérément apprécié la copie de sa collègue de la Justice, Christiane Taubira, qui entend lutter contre la surpopulation carcérale par « le développement des peines alternatives à l’incarcération ».  Dans une note publiée par Le Monde, qui a fait l’effet d’une bombe politique aux abords du 15 août, il s’était déjà vivement inquiété de son projet de réforme pénale, réclamant l’arbitrage de François Hollande.  Cécile Duflot se prend à rêver d’une France où l’accès au logement « pour chacun ne sera plus un facteur de stress ou d’incertitude, mais une étape plaisante de la vie ». Quant au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, il augure le retour de son pays « dans le concert des grandes nations industrielles » avec une balance commerciale qui dégagerait « un excédent positif structurel »…  Tout ceci laisse pantois le président du MoDem François Bayrou pour qui aucune importante piste de réforme n’a été « prise à bras-le-corps » jusqu’à présent par l’exécutif.  Quant au vice-président de l’UMP Laurent Wauquiez, il a dénoncé dimanche le caractère « surréaliste » de ce séminaire gouvernemental au vu des « difficultés actuelles », estimant que le gouvernement devrait plutôt s’interroger sur la manière d’éviter les hausses d’impôts, « le thème de la rentrée », selon lui.

 

La  » com. des ministres ne prend pas de Congés »

La «   com. des ministres ne prend pas de Congés »

 

 

On la consigne gouvernementale en matière de com. parler pour ne rien dire mais parler. Meubler les médias pauvres en information tout contents de reprendre des communiqués  tout faits. Après «  pas  vacances pour le chômage » c’est pas de vacances pour la solidarité ; comme il y a 31 ministre chacun va pouvoir décliner la maxime à son tour, de quoi occuper les médias pendant un mois. Comme Hollande qui La ministre déléguée à la lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, a rendu visite jeudi à plusieurs équipes de soutien aux sans-abris dans le XIIe arrondissement de Paris, affirmant que « la solidarité ne prend pas de congès ».En écho à François Hollande qui avait souligné que « le chômage ne prend pas de vacances », la ministre a rappelé la volonté du gouvernement de « mettre fin à la politique du thermomètre: on ne veut pas s’intéresser aux sans-abris que pendant l’hiver ». « On parle beaucoup des vacances, de ceux qui ne peuvent pas partir, mais jamais de ceux qui ne partent pas parce leur souci est de trouver un toit pour la nuit. Quoi de mieux que le 15 août pour le faire? », a-t-elle dit, rappelant qu’il y a « en gros 140.000 personnes sans abri en France, moitié Français moitié étrangers, dont 30.000 enfants ». « Parmi ces sans-abris, 9% sont dans la rue, souvent des hommes. Pour le reste, des solutions sont trouvées », comme des accueils en hébergement d’urgence. « On n’occupe pas le terrain pour faire de la représentation, mais pour voir concrètement sur place que deviennent les dispositions qu’on a prises, comment il faut les améliorer », s’est-elle défendue devant la presse.La ministre a rencontré une équipe de la brigade d’assistance aux personnes sans-abri (BAPSA), sous le pont Charles-de-Gaulle, où plusieurs hommes sont installés dans des tentes, protégés des regards par une palissade en bois. L’un d’eux a expliqué qu’il venait de Roumanie et vivait là depuis un an. Jean-François Molas, commandant de la BAPSA, a souligné les risques sanitaires propres à l’été, « insolation, déshydradation, pour les sans-abris qui boivent » (de l’alcool). Alors que les places d’hébergement d’urgence sont moins nombreuses en été et que certaines structures d’aide alimentaire ferment, la ministre a visité un espace solidarité insertion (ESI), structure d’accueil de jour pour personnes isolées orientées par le 115 (numéro d’appel d’urgence pour les sans-abris) géré par l’association Aurore. Elles y trouvent douches, lave-linge, ainsi qu’une permanence médicale et sociale.  Elle a également rendu visite aux pompiers de la caserne Chaligny, qui ont souligné que 80% de leurs interventions étaient des « secours à personnes ». Cinq pour cent des victimes secourues sont des SDF et 20% des personnes âgées.  La visite s’est terminée par le Centre d’Hébergement d’Urgence de la caserne de Reuilly, ouvert en décembre 2012, qui héberge 160 personnes en grande précarité. Il doit fermer en mars 2014, les locaux cédés par l’Etat à la ville de Paris devant être transformés en logements, dont la moitié sociaux.

 

 

Grèce : nouvelle aide nécessaire en 2014 d’après la Buba

Grèce : nouvelle aide nécessaire en 2014 d’après la Buba

 

La banque centrale allemande s’attend à ce que la Grèce ait besoin au plus tard début 2014 d’un nouveau soutien financier de ses partenaires européens, rapporte dimanche l’hebdomadaire Der Spiegel, citant un document de la Bundesbank. L’information pourrait relancer le débat en Allemagne sur l’attitude de la chancelière Angela Merkel, soupçonnée par certains de minimiser délibérément la situation financière de la Grèce pour ne pas compromettre ses chances de remporter les élections du 22 septembre. Ses opposants, à commencer par Peer Steinbrück, le chef de file du Parti social-démocrate (SPD), l’accusent ainsi de dissimuler aux contribuables les risques de voir l’Allemagne contrainte de financer une nouvelle aide à Athènes. La Grèce a déjà utilisé 90% des quelque 240 milliards d’euros d’aides que lui ont promis l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) depuis le début de la crise, alors que le plan d’assistance est censé durer jusqu’à la fin 2014. Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, assurent régulièrement que le redressement de la Grèce est en bonne voie et rejettent l’hypothèse de la nécessité d’une nouvelle aide ou d’un allègement de la dette grecque. Dans le document cité par le Spiegel, présenté comme un rapport de la Bundesbank destiné au ministère allemand des Finances et au FMI, la banque centrale prédit que les Etats européens « vont certainement s’accorder sur un nouveau plan d’aide à la Grèce » d’ici début 2014 au plus tard, explique l’article. Ni la Bundesbank ni le ministère allemand des Finances n’étaient disponibles dans l’immédiat pour commenter ces informations. La Buba, ajoute l’hebdomadaire, qualifie en outre d’ »extrêmement élevés » les risques liés au plan d’aide en cours et critique le feu vert donné le mois dernier au versement à Athènes d’une enveloppe de 5,8 milliards d’euros, une décision qu’elle juge « motivée par des intérêts politiques ».

 

Ayrault : pendant les vacances de Hollande la Com. continue

Ayrault : pendant les vacances de Hollande la Com. continue

 

Le mot d’ordre est clair occuper les médias tous les jours. Facile, aucun événement majeur pendant cette période, peu d’infos, ‘, il faut donc fournir de la copie aux médias dont les journalistes sont eux aussi en vacances. Ce que fera Ayrault après Hollande en allant se promener en France et en multipliant les rencontres.  Dans son agenda, qui couvre les journées de lundi, mardi et mercredi, Matignon souligne que le Premier ministre va alterner déplacements, rencontres et réunions de travail à Matignon pour « un moment de réflexion collective et concrète sur la France de 2025″. Il anticipe ainsi sur le thème du séminaire de travail convié le 19 août autour de François Hollande à l’Elysée.   »Le Premier ministre a choisi de dialoguer avec quelques-uns de celles et ceux qui, dans leur diversité, d’une manière ou d’une autre, feront la France de 2025″, affirme Matignon dans un communiqué.  Il recevra lundi matin « une dizaine d’enfants et adolescents » dont la « liberté de ton est utile à l’imagination requise pour se projeter dans l’avenir », est-il souligné. Leur conversation donnera lieu à publication sous forme d?’Interview en fin de semaine dans deux titres spécialisés (Mon Quotidien, le quotidien des 10-14 ans, et L’Actu, le quotidien des 14-18 ans).  Comme déjà annoncé, Jean-Marc Ayrault et son épouse Brigitte convieront ensuite dans les jardins de Matignon 300 enfants privés de vacances. Au programme: pique-nique et jeux. « Chaque enfant pourra s’il le souhaite rédiger son idée ou son vœu pour la France de 2025″, précise le communiqué.  Mardi à 5h00 du matin, le chef du gouvernement se rendra dans les Yvelines sur le chantier du futur tramway T6 Châtillon-Viroflay, une visite sur le thème de « la prévention et de la prise en compte de la pénibilité au travail », à quelques semaines des derniers arbitrages du gouvernement sur la réforme des retraites (présentée en Conseil des ministres le 18 septembre). Accompagné des ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Michel Sapin (Travail), Jean-Marc Ayrault rencontrera des ouvriers travaillant de nuit au percement d’un tunnel à Vélizy-Villacoublay.  Enfin, comme la réflexion sur la France de 2025 « dans la mondialisation » doit aussi être menée avec les intellectuels, fait-on valoir, Jean-Marc Ayrault recevra mercredi de 09h00 à 12h00 l’historien et philosophe Marcel Gauchet.  Tout au long de ces trois jours, le Premier ministre aura des échanges avec ses interlocuteurs, enfants ou adultes, « sur la base des contributions reçues des ministres sur la France de 2025″, précise encore Matignon.

 

 

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