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PSA: Varin recule sous la pression médiatique

 

 

PSA: Varin recule sous la pression médiatique

Varin a du renoncé à ses 21 millions comme cadeau de départ (sous forme de retraite complémentaire) « Compte tenu de la polémique que ce sujet a suscité, de l’émotion dans notre pays qui a aujourd’hui besoin d’être rassemblé plutôt que divisé (…) j’ai décidé de renoncer aux dispositions actuelles de mes droits à retraite », a déclaré M. Varin au cours d’un point presse improvisé dans l’après-midi au siège de PSA à Paris.  La polémique a incité M. Varin à y renoncer, ce montant ayant suscité la réprobation générale, du gouvernement aux syndicats, mais aussi dans les rangs de la gauche et d’une partie de la droite.   »C’est une décision sage, c’est le moins que l’on puisse dire, c’était d’ailleurs la seule possible au regard de la situation de l’entreprise, des efforts pour ne pas dire des sacrifices demandés aux salariés de Peugeot et compte tenu aussi de la garantie qui avait été apportée par l’Etat » à Peugeot, a réagi François Hollande lors d’une conférence de presse à Madrid.  Les organisations patronales Medef et Afep ont salué « le sens de la responsabilité et la décision courageuse » de celui qui démontre « l’efficacité de l’autorégulation instaurée par le code » de gouvernance qu’elles ont mis en place.  Plus tôt, cette somme avait été qualifiée d’ »inappropriée » et d’ »inadmissible » par les ministres de l’Economie Pierre Moscovici et du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, alors que l’Etat a récemment accordé une garantie de 7 milliards d’euros pour la banque PSA finance. Le gouvernement étudie également l’hypothèse d’une entrée de l’Etat au capital de PSA, avec le Chinois Dongfeng, pour sauver le constructeur.  Le montant de cette retraite chapeau a d’autant plus choqué que le bilan de Philippe Varin est loin d’être glorieux. Cet ancien de la sidérurgie passera la main courant 2014 à l’ancien numéro deux du concurrent Renault, Carlos Tavares. Il lui laisse un constructeur en crise, qui vient de troquer la suppression de 8.000 postes et un gel des salaires contre un maintien de sa production en France.   »Je suis choqué. Partir avec une retraite de cette importance-là quand on a échoué à la tête de Peugeot, quand on n’a pas été capable de sauver un certain nombre d’emplois, quand on demande des efforts aux salariés, je trouve ça tout simplement indécent », a tempêté l’ancien ministre de l’Agriculture et député UMP Bruno Le Maire, sur Radio Classique.   »Je n’ai pas à lui donner de leçon, mais ça me paraît excessif. (…) Le plus important pour moi, c’est de sauver PSA. C’est aux actionnaires d’en décider », a estimé le patron de l’UDI et député du Nord Jean-Louis Borloo, sur BFMTV.   »Je bénéficierai d?une retraite complémentaire, comme la plupart des cadres dirigeants de grandes entreprises. A ce titre, je percevrai un montant net annuel d’environ 300.000 euros net annuel (après impôts, NDLR). Je ne toucherai donc ni maintenant, ni plus tard, la somme des 21 millions d?euros dont on parle », avait tenté en vain de plaider M. Varin à la mi-journée sur France Info.  Le patron de PSA avait également rappelé qu’il ne toucherait « aucune indemnité de départ ». En 2011 et 2012, il avait aussi renoncé à la part variable (bonus et stock-options) de son salaire eu égard aux mauvais résultats du groupe.  La question a fait débat jusque dans le monde patronal, le haut-comité de gouvernement d’entreprise s’étant auto-saisi du cas Varin. Cette instance autonome, sorte de police déontologique du patronat français, a été créée en octobre après la révision du code Afep-Medef sur la gouvernance des entreprises.  Selon les documents officiels de PSA consultés par l’AFP, les 20,97 millions d’euros provisionnés pour la retraite complémentaire prévue pour Philippe Varin sont « conformes aux recommandations du code Afep-Medef applicables en la matière ».  Cette retraite chapeau, soumise à des charges sociales et dont le versement est étalée dans le temps, ne doit pas être confondue avec un parachute doré, acquitté en une fois par l’entreprise et exonéré de charges.

FO : refuse de rencontrer la CGT et la CFDT

FO : refuse de rencontrer  la CGT et la CFDT

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, a refusé l’invitation de Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT) à former un front syndical uni, qui aurait constitué une première depuis l’élection de François Hollande Je ne crois pas aux choses artificielles Jean-Claude Mailly (FO) « Je n’y serai pas pour deux raisons, a expliqué Mailly sur RTL vendredi. La première est que je n’aime pas répondre aux convocations, a commencé le syndicaliste, précisant que ce n’est « que de la méthode ». Il a ensuite évoqué une raison « de fond » : « Je ne crois pas aux choses artificielles », affirmant qu’il ne veut pas « faire semblant d’être d’accord » avec la CGT et la CFDT.) Jean-Claude Mailly ne croit pas « au syndicalisme rassemblé », soulignant qu’il existe « des désaccords entre organisations », notamment sur le front de l’emploi, ou encore des retraites. Et de conclure : « Si c’est pour faire une photo où l’on est [juste] là tous ensemble, et bien je suis désolé, je n’ai pas le temps d’aller chez le coiffeur pour être beau sur la photo d’ici lundi ».

Commerce: action en justice contre la grande distribution

Commerce: action en justice contre la grande distribution

 

Les ministres de l’Economie, Pierre Moscovici, et de la Consommation, Benoît Hamon, ont assigné le groupement devant le tribunal de commerce de Paris pour « déséquilibre significatif » dans ses relations avec ses fournisseurs.  Leclerc est notamment accusé d’avoir inséré dans son contrat avec ses fournisseurs une clause qui oblige chacun d’eux, en cas de contentieux, à intervenir en justice pour défendre ledit contrat.  Selon une source proche du dossier, Bercy a bon espoir de voir aboutir son action avant la fin des négociations commerciales pour 2014, prévue le 28 février. « Il pourrait par ailleurs y avoir d’autres actions en justice dans les mois qui viennent contre d’autres distributeurs », a ajouté cette source.  De son côté, Leclerc a exprimé jeudi son « étonnement » face à l’action du gouvernement et lui a reproché d’ »attiser les conflits », alors que les pourparlers fournisseurs/distributeurs s’annonçaient pour une fois cette année dans un climat relativement apaisé.  Il rappelle en outre qu’en septembre, Bercy s’était vu débouter par le tribunal de commerce de Paris d’une demande quasi-similaire.  Le gouvernement avait alors attaqué Galec, la centrale d’achat de Leclerc, l’accusant d’imposer à ses fournisseurs des obligations contestables en matière de ristourne de fin d’année, et réclamant pour cela une amende de 15 millions d’euros.  Le tribunal avait jugé les preuves insuffisantes. Bercy a depuis fait appel de cette décision. La DGCCRF a rappelé de son côté de précédentes actions dans lesquelles les pouvoirs publics ont obtenu gain de cause face aux enseignes.  La centrale d’achat de Leclerc a ainsi été condamnée le 18 septembre à deux millions d’euros d’amendes pour avoir tenté de se faire reverser par ses fournisseurs… des sommes qu’elle avait été condamnée à leur verser lors de précédentes poursuites.  Le groupement n’était pas le seul visé par ces actions judiciaires: le 11 septembre, la centrale d’achat d’Auchan a écopé d’une amende d’un million d’euros pour avoir notamment menacé ses fournisseurs de rupture de contrats si ceux-ci cherchaient à modifier leurs tarifs.  La veille, la cour de Cassation avait validé une action de Bercy contre Carrefour, dans une affaire de clauses « manifestement disproportionnées au regard de la valeur des services rendus » à ses fournisseurs, condamnant l’enseigne à 2 millions d’euros d’amende.  Toutes ces procédures rappellent une série d’assignations engagées en 2009 par l’ancien secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli contre Darty, Castorama, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino, Cora et Système U.  L’actuel gouvernement n’a quant à lui jamais caché son intention d’intervenir dès lors qu’un quelconque déséquilibre dans les relations commerciales, que ce soit entre professionnels ou entre une entreprise et un consommateur, apparaitrait, quel que soit le secteur d’activité.  Le 13 novembre, la DGCCRF a ainsi assigné en justice le site de réservation en ligne Expedia, dénonçant l’illégalité de certaines clauses en matière de tarifs appliqués aux hôteliers.  Le projet de loi Hamon qui doit revenir en deuxième lecture au Parlement le 9 décembre comporte également plusieurs articles visant à instaurer davantage de transparence dans les négociations entre distributeurs, industriels et producteurs.  Ces mesures, loin de rassurer les acteurs, semblent plutôt les inquiéter, distributeurs comme industriels craignant de voir les relations commerciales se rigidifier à l’extrême en cas de trop grande intervention de l’Etat.

TVA : la révolte des ambulanciers

TVA : la révolte des ambulanciers

Les uns après¨ les autres, des professionnels de tous les secteurs protestent contre la hausse de la TVA. Les artisans avaient ouvert le bal, les ambulanciers s’invitent maintenant sur la piste. A l’origine de leur colère, le passage du taux de TVA de 7% à 10% sur le transport des malades au 1er janvier 2014. Bernard Boccard, président de la Chambre nationale des services, a expliqué micro d’Europe 1 que ces trois points seraient directement pris sur le chiffre d’affaires des entreprises du secteur. « La TVA n’est pas récupérable. On a un tarif négocié avec la Caisse d’assurance maladie », a-t-il précisées conséquences de cette baisse du chiffre d’affaires seront des licenciements dans le secteur, assure-t-il. Bernard Boccard les chiffre à  « 13.000″ sur le territoire si la mesure est maintenue. Malgré une hausse du nombre de malade transport  vers les hôpitaux, les entreprises d’ambulances sont touchés par la crise. La raison : une concurrence directe avec les taxis. L’utilisation de ces derniers pour transporter les malades à  l’hôpital a augmenté de 17%, « alors que pour les transports VSL (véhicule léger sanitaire, ndlr), conventionné, ont diminue de 2% », assure Bernard Boccard.

Placé (EELV) « la hausse de la TVA sera mal perçue »… tu m’étonnes !

 

Placé (EELV) « la hausse de la TVA sera mal perçue »… tu m’étonnes !

 

Les écolos se réveillent et souhaitent une « inflexion politique ». Après le choc politique de l’écotaxe (taxe dont les écolos ont été les promoteurs), il est clair que cette hausse de Tva ne va renforcer la popularité d’un gouvernement K.O debout. Au-delà cela va surtout affecter encore la consommation et la croissance. Jean-Vincent Placé (EELV)  appelle donc Jean-Marc Ayrault à écouter les écologistes et à infléchir sa politique, notamment son volet fiscal. « Cela fait plusieurs mois que nous, les écologistes, avons l’impression de parler dans le vent », a déploré Jean-Vincent Placé au micro de RTL dimanche 17 novembre. »Je souhaite une inflexion très forte de la politique gouvernementale, a déclaré le président du groupe écologiste au Sénat. Cela fait plusieurs mois que, pour ma part, j’alerte sur la nécessité de lâcher du lest au niveau budgétaire », a-t-il rappelé. « J’indique que la hausse de TVA (au 1er janvier 2014,) sera mal perçue, a ajouté Jean-Vincent Placé. Je souhaiterais qu’on l’arrête », a-t-il demandé. Il faut faire bloc derrière le Premier ministre Jean-Vincent Placé (EELV).  Pas question pour autant de mener une fronde contre le gouvernement pour le sénateur de l’Essonne. « Je suis fidèle et loyal », explique l’écologiste, qui apporte son soutien à Jean-Marc Ayrault. « Il faut faire bloc derrière le Premier ministre quand nous sommes dans la majorité parlementaire ». Et de conclure : « Remanier n’aurait pas beaucoup de sens ». Si peut-être celui d’évincer des écolos politisés dont les contradictions s’ajoutent à celles du PS.

 

Immobilier: la garantie des loyers menacée

Immobilier: la garantie des loyers menacée

Le ralbol fiscal pourrait  avoir raison de la garantie universelle de loyer ;  en raison de la taxe prévue pour locataires et propriétaires qui devait alimenter cette nouvelle cathédrale administrative. La garantie universelle des loyers (GUL) aurait donc du plomb dans l’aile. Ce dispositif est l’une des mesures importantes du projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) de Cécile Duflot qui doit passer en seconde lecture à l’Assemblée et au Sénat en début d’année. Mais l’idée de taxer à parité locataires et propriétaires n’est plus à l’ordre du jour. Victime en quelque sorte du « ras-le-bol fiscal » qui fait si peur au gouvernement après l’affaire de l’écotaxe. Et sans la taxe, le dispositif aura du mal se financer. A la place, l’une des pistes serait de mobiliser au maximum les crédits d’Etat, en baisse. Mais cela imposera de reformater la GUL en la limitant à certains cas. La GUL devait, selon Cécile Duflot, aplanir les relations entre propriétaires et locataires, en indemnisant les propriétaires en cas d’impayés de loyer. Elle devait être financée à 50% par le locataire et à 50% par le propriétaire, via une cotisation de 1 à 2% sur le loyer, et aurait dû être mise en place au 1er janvier 2016. Mais depuis le début, ce dispositif est très contesté. Pour le député PS de Paris, Christophe Caresche, « il déresponsabilise les mauvais payeurs ». Une idée partagée par Gilles Carrez, le président UMP de la commission des finances de l’Assemblée nationale. « Certains seront tentés de ne plus payer leur loyer, puisqu’une assurance publique le fera pour eux », s’alarmait-il dans le Figaro du 9 septembre. Le gouvernement a chiffré à 700 millions d’euros ce mécanisme de garantie des loyers. Mais selon Gilles Carrez, c’est que ce mécanisme « a toutes les chances de déraper. (…). C’est un chiffre manifestement sous-estimé qui repose sur un taux de 2,5% de loyers impayés. Les assureurs, eux, constatent des taux de 4 à 5%. Le coût de cette garantie devrait dépasser 1,5 milliard d’euros ».

De Gaulle : la récup de tous les cotés

De Gaulle : la récup de tous les cotés

 

 

 

Pour masquer la pauvreté des programmes et la désuétude des leaders, on récupère De Gaulle dans tous les partis ou presque, de la gauche à l’extrême droite. Quand les vivants n’ont plus rien à dire on fait parler les morts ! « Il faut se rappeler que l’extrême droite haïssait le général De Gaulle. L’extrême droite a toujours soutenu l’OAS qui a voulu tuer le général De Gaulle », a déclaré le député Accoyer  de Haute-Savoie à France Info. « Quant aux socialistes ils ont combattu le général De Gaulle avec une constance remarquable de 1958 à 1969. Ils le traitaient de dictateur », a-t-il encore souligné. Comme chaque année, plusieurs poids lourds politiques se sont rendus à Colombey en hommage au général de Gaulle, pour le 43e anniversaire de sa mort, notamment François Fillon (UMP), Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République), mais aussi la prétendante PS à la mairie de Paris Anne Hidalgo et le vice-président du FN Florian Philippot. « Finalement ce défilé ça ressemble beaucoup à de la récupération politique de la part de ceux-là mêmes qui ont été des adversaires constants et acharnés du général », a conclu Bernard Accoyer. Dans un communiqué, Nicolas Dupont-Aignan juge « pour le moins cocasse » que le député UMP de Haute-Savoie « se permette de délivrer des brevets de gaullisme ». « Venant d’un homme qui a été président de l’Assemblee nationale quand les parlementaires ont ratifié le traité de Lisbonne » sur les institutions européennes, « c’est quand même osé », poursuit le député souverainiste.   »Quant à certains au Front national, il serait bon qu’ils accordent leurs violons. On ne peut pas une année aller fleurir la tombe du Maréchal Pétain et la suivante celle du général De Gaulle », ajoute-t-il. En 1998, l’ex-président du FN Jean-Marie Le Pen, aujourd’hui président d’honneur du mouvement, avait fait fleurir la sépulture du maréchal Pétain.

« Il y a un rejet de la fiscalité » ( Gattaz)

« il y a un rejet de la fiscalité »  ( Gattaz)

« Il faut faire le choix de l’entreprise, de l’économie de marché, de la mondialisation », explique le président du Medef, Pierre Gattaz, dans une interview à paraître, ce dimanche 10 novembre dans Nice Matin. « L’entreprise, c’est la poule aux œufs d’or pour un pays » et « il faut qu’on arrête d’avoir peur de l’entreprise et de la mondialisation », ajoute-t-il. Pierre Gattaz estime qu’ »aujourd’hui, l’élastique fiscal sur les entreprises est tendu à bloc ». « Depuis trente ans, on gère le pays en augmentant les dépenses publiques et la fiscalité, et cela s’est accéléré depuis trois ans. Il y a un rejet de cette surfiscalité ».Pour le président du Medef, « la solution est évidente : la France doit faire ce que font les entreprises, c’est-à-dire mobiliser ses forces vives pour aller chercher de la croissance et baisser ses dépenses ». Selon lui, les chefs d’entreprise ont « une triple angoisse : celle du carnet de commandes, faible, celle de la rentabilité, la plus faible d’Europe, et un manque de visibilité pour le futur dû à une politique économique qui n’est absolument pas claire ».Interrogé sur la situation en Bretagne  le président du Medef juge qu’ »on ne peut pas cautionner les actions violentes, qui doivent être condamnées ». Mais il faut que le « gouvernement prenne conscience de l’urgence de la situation et prenne des mesures importantes et radicales », poursuit-il.

Foot : Hollande maintient la Taxe à 75%

Foot : Hollande maintient la Taxe à 75%

 

Hollande avait besoin de montrer enfin son autorité, c’est fait, il a tenu tête aux clubs pros de foot ( c’est plus facile que vis-à-vis de la Syrie !) et maintient la taxe à 75%. Une décsion sans grand danger pour Hollande puisque les français approuvent. En cause évidemment la situation salariale scandaleuse de tous les footballeurs qui ruinent les clubs. Des salaires démentiels par des présidents fous (dans toute l’Europe voire au-delà) pour des joueurs souvent immatures et –ou incultes. Le foot est un magnifique sport mais sa gestion est scandaleuse (voir le dernier épisode de la coupe du monde au Qatar où la corruption a fait pencher la balance). Pourtant taxer les clubs n’est pas la bonne solution car tous les clubs pros français sont en déficit.  François Hollande, qui recevait ce jeudi 31 octobre, une délégation, a maintenu la taxe à 75% sur les hautes rémunérations. Le président de la République n’a pas accédé aux requêtes des patrons de football, qui espéraient une non-rétroactivité, c’est à dire ne payer le nouvel impôt que sur les futurs contrats de joueurs. Jean-Pierre Louvel, président du syndicat des clubs de foot professionnels, en réaction, a annoncé que la grève serait maintenue.  Les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 ne vont donc pas jouer lors du week-end du 29 novembre au 2 décembre pour protester contre cette « contribution exceptionnelle de solidarité » qui touche la part des salaires annuels supérieurs à un million d’euros versés en 2013 et 2014. Par ailleurs, Jean-Pierre Louvel a déclaré « nous suspendons toujours notre participation à la commission Glavany (dite du football « durable ») ». Cette fin de non-recevoir de Français Hollande n’est pas une surprise. « Toutes les entreprises concernées doivent la payer. C’est le principe qui sera rappelé », avait déclaré Bernard Cazeneuve sur BFM TV – RMC ce jeudi 31 octobre un peu plus tôt. Ajoutant : « la décision est prise d’appliquer cette taxe aux clubs de foot». Il avait rejeté l’idée suggérée par les clubs de ne pas l’appliquer aux contrats signés en 2013, tout comme la possibilité de déduire une partie des charges patronales sur les droits à l’image. François Hollande a exclu, vendredi 25 octobre, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, de faire une exception pour les joueurs de football. Son message a depuis été largement relayé par le gouvernement et la majorité. »Cette journée sans football est incompréhensible pour les Français. Le président doit dire aux présidents de clubs de foot qu’il faut qu’ils mouillent le maillot pour notre pays », a déclaré mercredi 30 octobre sur France Info Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Le gouvernement a également maintenu, par la voix de sa porte-parole, une ligne dure. »Je vous confirme que nous ne reviendrons pas sur le principe d’une taxe à 75%, qui s’applique également aux joueurs de foot, comme à tous ceux qui perçoivent une rémunération (annuelle) supérieure à un million d’euros », a dit Najat Vallaud-Belkacem à l’issue du conseil des ministres. La nouvelle mouture de la taxe, dont une première version a été invalidée par le Conseil constitutionnel, prévoit qu’elle sera payée par les entreprises. La a estimé qu’elle devrait toucher 13 clubs de Ligue 1 pour plus de 44 millions d’euros, un montant contesté par le gouvernement, et ce au moment où plusieurs clubs connaissent des difficultés financières. Pour atténuer l’impact de la taxe, le gouvernement a décidé qu’elle ne pourrait dépasser 5% du chiffre d’affaires d’une entreprise.

 

TVA : prochaine révolte des artisans contre la hausse de TVA ?

TVA : prochaine révolte  des artisans contre la hausse de TVA ?

 

 

Les artisans grognent ; ils veulent que les  travaux ou interventions relèvent du taux réduit de TVA à 5,5% et non du taux intermédiaire qui va passer de 7% à 10% en janvier. Seuls les travaux de rénovation thermique seront, en effet, concernés par le taux à 5,5%, comme l’a promis François Hollande lors de la récente conférence environnementale.  Les chauffagistes estiment que le périmètre de la TVA réduite à 5,5% pour les travaux de rénovation thermique des logements ne correspond pas à la promesse du gouvernement. Elle devrait notamment être étendue aux thermostats et à certaines chaudières, a estimé, ce 30 octobre, la Fédération de chauffagistes Energies et Avenir. Energies et Avenir souhaite aussi inclure les chaudières à basse température dans la TVA réduite. Même si elles sont moins vertueuses que les chaudières à condensation, elles éligibles, elles sont plus efficaces que les chaudières anciennes (un tiers des chaudières en France ont plus de 15 ans), fait valoir la fédération. Mais la grogne va bien au delà des chauffagistes. Au nom des artisans, la Confédération de l’artisanat et des PME (CAPEB) réclame désormais que le secteur puisse bénéficier de ce taux réduit au lieu des 10% du futur taux intermédiaire.  La Capeb estime que le passage à 10% va avoir des conséquences négatives sur les commandes des artisans et entraîner des licenciements dans les entreprises du bâtiment. Elle menace de manifestations pour obtenir satisfaction, comme l’ont fait les Bretons. Mais l’exécutif a-t-il encore les moyens politiques et financiers de céder une nouvelle fois?

 

Etats-Unis: la Fed soutient l’économie

Etats-Unis: la Fed soutient l’économie

 

Alors  que la BCE va sans doute choisir l’attentisme face à la montée de l’euro  qui handicape la compétitivité, la FED, elle, va choisir de soutenir l’économie en continuant d’injecter des liquidités.  Pour influer sur les taux à la baisse et favoriser la reprise, la Fed achète chaque mois pour 85 milliards de dollars de bons du Trésor et de titres liés à des emprunts hypothécaires. Ces injections de liquidités dans le circuit financier se montent désormais à 850 milliards de dollars depuis le début de l’année et pourraient dépasser 1.300 milliards de dollars, si elles se poursuivent jusqu’en mars, calcule Paul Ashworth, de la société d’analyses économiques Capital Economics.  La Fed maintient par ailleurs son taux directeur proche de zéro depuis fin 2008 et s’est engagée à le faire tant que le chômage ne descendrait pas sous 6,5%. Il se situait en septembre à 7,2%. Lors de la précédente réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) en septembre, tous les acteurs sur les marchés s’attendaient à une amorce tant annoncée des injections de liquidités. Mais à leur grande surprise, anticipant un gel partiel de l’administration du fait du bras de fer sur le budget avec le Congrès, la Fed avait préféré maintenir le statu quo, choisissant d’ »attendre davantage de preuves de la reprise ». Six semaines plus tard, ces preuves ne sont pas encore là, estiment les analystes et le manque de visibilité de l’évolution de l’activité a été renforcé par la fermeture des services administratifs pendant 16 jours du 1er au 17 octobre.  Les créations d’emplois pour septembre ont été décevantes, à 148.000. La confiance des consommateurs, mesurée par l’indice de l’Université du Michigan comme par le Conference Board, a plongé, ébranlée par la paralysie du gouvernement. « Un mauvais signe » avant la saison des ventes de fin d’année, souligne Chris Christopher, d’IHS Global Insight.  Les ventes au détail ont fait pâle figure (-0,1%) tandis que la production manufacturière demeure anémique (+0,1%). Quant aux promesses de ventes de logements, signe anticipé de l’activité du marché immobilier qui tire actuellement la croissance, elles ont nettement marqué le pas (-5,6% en septembre), ralenties par un raffermissement des taux d’intérêt immobiliers.

 

Affaire Cahuzac : la banque Reyl mise en examen

Affaire Cahuzac : la banque Reyl mise en examen

 

La banque Reyl & Cie, qui aurait abrité les avoirs de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac en Suisse, a été mise en examen à l’issue d’une audition devant la justice française, a déclaré mardi le groupe dans un communiqué. La banque, qui ne précise pas le chef retenu dans cette mise en examen, a répondu à une demande d’audition des juges d’instruction français dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en mars à l’encontre de l’ancien ministre. « L’audition a abouti à une décision de mise en examen que la banque conteste, mais qui permet l’accès au dossier afin de rétablir la réalité des faits », a dit la société dans un communiqué. La banque ajoute dans ce texte que cette audition lui a permis de montrer qu’elle a agi en conformité avec les législations et réglementations qui lui sont applicables. Cette information judiciaire, dans laquelle l’ancien ministre est mis en examen, a été ouverte le 19 mars. Fin septembre, la banque, actuellement dirigée par François Reyl, avait indiqué dans un communiqué avoir « toujours pleinement collaboré avec les autorités suisses », précisant qu’elle « fera bien évidemment de même avec la justice française, dans le strict respect du droit suisse». Jérôme Cahuzac, qui avait ouvert un compte chez UBS en 1992, est accusé d’avoir transféré la gestion de ses avoirs chez Reyl & Cie, établissement basé à Genève. Les juges du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, veulent savoir si la banque a ensuite organisé le transfert des fonds de l’ancien ministre socialiste vers Singapour en 2009. La banque Reyl est également visée par une information judiciaire contre X, ouverte le 31 mai dernier par le parquet, pour blanchiment de fraude fiscale en utilisant les facilités procurées par l’exercice d’une activité professionnelle.  

 

Le hollandisme : la grande confusion idéologique

Le hollandisme : la grande confusion idéologique

 

Difficile de définir le Hollandisme tellement le cap est flou et la gestion  molle. Toutefois le facteur explicatif essentiel découle de la confusion entre service public (entendu comme l’intérêt général), administration publique et statut de la fonction publique. Pour la gauche, c’est la même chose ou presque ; Du coup les tâches régaliennes qui effectivement dépendent  de l’autorité publique ne peuvent être gérées et exécutées que par des institutions publiques dans la plupart des cas ; cela justifie par ailleurs autant de fonctionnaires au statut public (fonction publique). En fait ces trois notions doivent être nettement distinguées. L’Etat  ou  les collectivités doivent bien sûr assurer la tutelle des tâches régaliennes (mais à condition aussi d’en définir mieux l’espace et les modalités). Mais l’Etat n’est pas obligé dans tous les cas de gérer lui-même les missions  d’intérêt général, ni de mobiliser autant de fonctionnaires pour en assurer le fonctionnement. Un seul exemple, le contrôle technique des véhicules assurés désormais par des entreprises privées  demeure sous la tutelle de l’Etat mais n’est plus effectué par des structures et agents publics. Confondre les trois notions évoquées c’est de l’étatisme pur qui explique une grande partie du niveau de la fiscalité en France. Pour la gauche l’impôt est justifié par le service public  entendu comme la confusion entre l’intérêt général, les structures publiques et le statut de la fonction publique. Hollande est en fait prisonnier de cette confusion idéologique. Il n’a rien réformé de fondamental dans le train de vie de l’Etat ; il ne peut pas ; une raison aussi à cela : pour l’essentiel les dirigeants du PS sont issus de la haute fonction publique qui noyaute le PS. Pas d’autre issue alors que d’ajouter des impôts aux impôts puisqu’on ne peut toucher à l’appareil étatique. Pas étonnant que la dépense publique atteigne 57% du PIB et plombe complètement compétitivité, consommation, croissance et emploi. D’autant que dans le même temps, Hollande  se soumet à la politique d’austérité de Bruxelles, une contradiction supplémentaire.

Attractivité intrenationale : la France en 38 ème position

Attractivité intrenationale : la France en 38 ème position

 

.  En agrégeant les résultats puisés auprès de 10.000 professionnels, la Banque mondiale arrive à un classement qui distingue le même quinté gagnant que l’année précédente: Singapour, leader depuis l’édition 2007, suivis par Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et le Danemark. Dans cette 11e édition, la France, elle, recule du 34e au 38e rang mondial, notamment à la traine sur les procédures d’enregistrement des propriétés immobilières et les permis de construire. Ce classement est toutefois loin de faire l’unanimité et a fait couler beaucoup d’encre avant même sa publication. Mécontente de son rang l’an dernier, la Chine était ainsi montée au créneau pour fustiger un rapport qui « pourrait ruiner la réputation de la Banque ».   »Le rapport utilise des méthodes erronées, ne reflète pas les faits, et n’accorde que peu de valeur à l’amélioration de l’environnement des affaires en Chine », avait accusé Bin Han, vice-représentant du pays à la Banque mondiale, lors d’une rare intervention publique fin 2012. Face à la controverse, le président de la Banque Jim Yong Kim a dû se résoudre à mandater un audit externe dont les conclusions, publiées en juin, ont été sans appel, pointant des faiblesses méthodologiques et appelant à la suppression du classement. Confronté à son premier test politique depuis sa nomination à l’été 2012, M. Kim a accepté des aménagements en plaçant les prochains « Doing business » sous l’autorité du chef économiste de la Banque mondiale. Mais il n’a pas cédé sur le classement qui constitue, selon lui, « un des ingrédients du succès » du rapport. Cette édition 2014 ne devrait pas apaiser la colère de la Chine, la deuxième puissance économique mondiale étant reléguée de la 91e à la 96e place. Autre grand pays émergent, le Brésil progresse mais reste loin dans le classement (116e), tout comme l’Inde (134e). « C’est un rapport de très mauvaise qualité. On classe des choses qui n’ont rien à voir entre elles. On n’est plus dans le domaine économique », confie à l’AFP une source interne à la Banque, sous couvert de l’anonymat. Certains résultats laissent songeur. Haïti, un des pays les plus pauvres du globe, arrive en 67e position en terme d’accès des PME à l’électricité alors que le Canada, pays du G20, pointe au 145e rang. Sur l’indicateur mesurant la « protection des investisseurs », le Sierra Leone, qui émerge de plusieurs décennies de guerre civile, occupe la 22e place du classement alors que la Suisse n’est que 170e. La Banque se défend en assurant que son rapport n’a pas vocation de refléter l’attractivité d’un pays ou le dynamisme de sa croissance. « Ce n’est qu’un aperçu limité d’un des aspects de la compétitivité » des pays, a expliqué Augusto Lopez-Claros, directeur des indicateurs mondiaux de la BM, lors d’une conférence de presse téléphonique. Selon lui, le classement doit être maintenu parce qu’il donne « une idée des meilleures pratiques » et qu’il pousse les pays à se réformer. Selon le nouveau rapport, 238 mesures facilitant la vie des PME ont été mises en oeuvre dans 114 pays au cours de l’année passée. Chercheur au Center for Global Development, Scott Morris assure que la méthodologie doit être profondément revue mais il défend les vertus d’un classement. « C’est une chance de pouvoir prendre des données et d’en faire quelque chose qui peut capter l’attention des dirigeants politiques », indique à l’AFP cet ancien responsable du Trésor américain. Les critiques visant le « Doing Business » ne sont pas nouvelles. Dès 2004, le gouvernement français avait fait part de sa « stupéfaction » à la lecture du rapport.

 

Sondage Hollande : la descente aux enfers ; 24% !

Sondage Hollande : la descente aux enfers ; 24% !

 

Il s’agit du score le plus faible jamais mesuré pour un chef de l’Etat depuis la création de ce baromètre en 1996, précise Ipsos, qui situe ce score dans le contexte fait de « couacs au sein du gouvernement, réforme de la fiscalité et des retraites, et chiffres du chômage erronés ». Au palmarès des leaders politique, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls retrouve la première place, avec 56% d’opinions favorables contre 48 un mois plus tôt. Ceux qui lui sont défavorables ne sont plus que 32%, contre 38% en septembre. M. Valls détrône Alain Juppé, malgré la relative stabilité du score de ce dernier, qui passe de 51% à 50 d’opinions favorables. Le ministre de l’Intérieur doit ce résultat surtout « à la hausse spectaculaire mesurée auprès des sympathisants de l’UMP » (+24 points, soit 70% de jugements favorables). Mais, souligne Ipsos, « si ses déclarations sur les Roms ont incontestablement séduit à droite, elles ont aussi heurté une partie de la gauche ». Quant à François Fillon, il chute de la 7e à la 11e place, perdant six points. Parmi les personnes interrogées sur l’action du président de la République, 3% se sont dites « très favorables » à son action, sans changement par rapport au mois précédent, tandis que 21% étaient « plutôt favorables » (contre 24% en septembre). Le nombre de jugements favorables a baissé sur l’ensemble du spectre politique, à l’exception des sympathisants de l’UMP, où le chef de l’Etat est passé de 6 à 8%. Les opinions défavorables progressent de 68 à 71%, mais celui la proportion des « très défavorables » baisse de 38 à 35%, tandis que les « plutôt défavorables » montent de 30 à 36%. A gauche, les mécontents passent de 41 à 49%, y compris les sympathisants du PS (de 35 à 40%). Au MoDem, leur proportion monte de 72 à 79%, et au Front national de 88 à 95%, alors qu’elle baisse parmi les partisans de l’UMP, de 92 à 90%. Sans changement par rapport au mois dernier, 5% des personnes interrogées ont choisi de ne pas se prononcer sur la performance du chef de l’Etat. La popularité du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, elle, reste presque stable, avec un recul de 27 à 26% d’opinions favorables, les avis défavorables restant inchangés à 63%, par rapport à septembre. Elle baisse parmi les sympathisants de la gauche (de 50 à 45% d’avis favorables et de 55 à 51% pour ceux du PS), mais monte au MoDem (de 21 à 27%) et à l’UMP (de 8 à 14%). Les partisans du FN sont moins nombreux à se dire favorables à son action, passant de 11 à 7%. Dans le même mouvement, les opinions défavorables sur l’action de M. Ayrault au sein de la gauche passent de 42 à 47%, au PS de 38 à 40%, mais baissent au MoDem à 68% (contre 70 un mois plus tôt) et à l’UMP (81% (contre 84%), et même au FN à 78% (contre 79). Comme en septembre, 10% n’ont pas émis d’avis en réponse à la question sur l’action du Premier ministre.

La démocratie à bout de souffle

La démocratie à bout de souffle

 

La démocratie politique est à bout de souffle c’est une évidence, ses modalités ont franchi le seuil de l’obsolescence. Pour schématiser elle se résume à déposer un bulletin de vote et à donner un chèque en blanc à un élu. Un élu qui précisément pour recueillir les suffrages majoritaires est contraint de faire les plus folles promesses. Des promesses qui n’engagent évidemment que ceux qui les écoutent. Dès lors,  il ne reste plus qu’à attendre le prochain scrutin avec le même processus et les mêmes conséquences. En outre des élus qui pour la plupart sont le produit d’une oligarchie, sorte de syndicats corpo qui défend d’abord son statut, son pouvoir et ses avantages accessoires ; bref la politique est devenue une profession qui s’exerce en gros de 25 à 70 ans sans interruption ou presque. Une démocratie devenue complètement archaïque et qui ne correspond plus aux aspirations des citoyens qui se réfugient alors soit dans l’abstention soit dans les partis extrémistes ; une sorte de posture de protestation à défaut de pouvoir adhérer à des analyses et des projets crédibles. . La plupart des acteurs économiques et sociaux ont déserté le champ politique pour le laisser à ces pressionnels sorte de nouveau clergé laïque avec son rituel, sa hiérarchie, sa dialectique et ses déviances. La problématique n’est pas seulement française mais elle prend dans notre pays des formes particulièrement caricaturales. Rien ne serait  finalement grave si cela n’affectait pas le progrès économique et social. Or précisément cette oligarchie produit en permanence lois et fiscalité qui étouffent initiative et la compétitivité. Du coup la France est la championne du monde des procédures administratives et des prélèvements obligatoires. Dès lors comment s’étonner des délocalisation qui affectent tous les secteurs , d’une croissance inexistante , du chômage record et des inégalités croissantes La a France utilise des rustines pour réparer nos insuffisances là où il faudrait une approche globale, systémique, pertinente et déterminée. Un problème, une rustine, une loi ou un plan vite fait, une commission, une taxe. Rien ne pourra changer tant qu’on sera incapable de faire le lien entre la réalité concrète et l’approche macro économique et sociétale. Pour combler le vide les politiques utilisent  le verbiage fumeux, approximatif voire mensonger, un discours qui ne passe plus car trop entendu. De ce point de vue si la crise est économique, elle est tout autant culturelle et politique ; à cet égard le changement n’est pas pour  « maintenant » ni pour demain.

Sondages européennes : la France vers le chaos

Sondages européennes : la France vers le chaos

 

Avec 24% pour le FN, 22% pour l’UMP et 19% pour le PS, (sondage Nouvel Observateur), la France glisse doucement vers le chaos ; Première constatation le discrédit total du gouvernement ( et du PS) qui à l’issue du résultat des élections européennes risque d’être totalement paralysé et cela jusqu’en 2017, (si Hollande tient jusque là !) Deuxième élément l’hypothèse d’une alliance FN –UMP qui conduira inévitablement le pays vers une autre paralysie tellement les positions sont contradictoires et ou aventureuses. Reste l’hypothèse d’une entente UMP-PS, deux partis discrédités qui ne pourraient que faire monter un peu plus le FN en tant que force de protestation. En bref, on s’oriente doucement vers le chaos car aucun parti de gouvernement ne peut prétendre à la moindre crédibilité. Par ailleurs la montée du FN va dévaloriser le rôle de la France au plan international, une France qui ne pèse déjà plus beaucoup au niveau européen. De toute évidence il ne s’agit pas du vote d’adhésion au FN mais d’un rejet tant du PS que de l’UMP. Une sorte de vote sanction à l’égard de l’oligarchie politique au pouvoir mais qui ne peut déboucher que sur le chaos, un chaos à l’italienne qui ne peut plus dégager de majorité crédible et durable.

La CPI menacée par des dirigeants africains

La CPI menacée par  des dirigeants africains

En mai, dans la foulée de la victoire à la présidentielle kényane de Uhuru Kenyatta et de son colistier William Ruto, poursuivis par la CPI pour crimes contre l’Humanité, les 54 membres de l’Union africaine (UA) avaient presque unanimement fait bloc derrière Nairobi pour dénoncer un acharnement du tribunal de La Haye contre le Kenya et l’Afrique en général. L’UA avait demandé l’abandon des charges contre les dirigeants kényans fraîchement élus, le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l’UA, Hailemariam Desalegn, évoquant une « chasse raciale ». Seuls des Africains ont jusqu’ici été inculpés ou condamnés à La Haye. La CPI a malgré tout entamé le procès du vice-président Ruto le 10 septembre et refusé de reporter celui du président Kenyatta, prévu à partir du 12 novembre. Les deux hommes sont poursuivis pour leur rôle présumé dans les violences politico-ethniques qui avaient suivi la précédente présidentielle kényane de fin 2007, durant lesquelles plus de 1.000 personnes étaient mortes.  Ces derniers jours, les voix se sont multipliées pour tenter de dissuader l’UA de revenir à la charge contre la Cour. Pour l’ex-secrétaire général de l’ONU, le Ghanéen Kofi Annan, l’Afrique porterait un « badge de la honte » si ses dirigeants votaient ce retrait collectif du Statut de Rome, fondateur de la CPI. « Nous pensons qu’un retrait de la CPI enverrait le mauvais signal sur les engagements de l’Afrique à protéger et promouvoir les droits de l’Homme et à rejeter l’impunité », ont renchéri un groupe de 130 organisations dans une lettre diffusée par Human Rights Watch. Après une réunion vendredi au niveau ministériel, un sommmet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement se tiendra samedi au siège de l’organisation panafricaine à Addis Abeba. Plusieurs pays, Ouganda en tête, ont clairement pris position contre la CPI dans le dossier kényan. D’autres, comme le Rwanda, ont aussi appuyé la requête de Nairobi de déplacer en Afrique tout ou partie des deux procès.  Malgré l’intense lobby exercé par le Kenya, un retrait collectif semble cependant improbable. L’UA n’a pas de mandat pour l’imposer et quelques pays, dont la Gambie – pays de la procureure de la CPI Fatou Bensouda – ou le Botswana, ont dans le passé publiquement soutenu la Cour.   »Il est difficile de dire que l’ensemble des membres africains se retireront, mais il est possible que certains pays le fassent parce qu’ils sont fatigués de la situation », explique l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’UA, Joseph Nsegimana. « La CPI est de plus en plus davantage un outil politique qu’une cour de justice ».  Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes pour des crimes survenus dans huit pays d’Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d’Ivoire, Mali).  Les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l’ont été à la demande des quatre Etats concernés, parties au Statut de Rome. Les affaires concernant le Darfour et la Libye – non signataires – l’ont été à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU, tandis que le procureur de la CPI s’est auto-saisi des dossiers kényan et ivoirien.   »Je n’attends pas grand chose du sommet, à part un peu de soutien moral et d’expression de sympathie pour la position du gouvernement kényan », nuance Peter J. Pham, de l’Atlantic Council.  L’expert reconnaît cependant que le refus de transférer ou de reporter les procès, en particulier après l’attaque sanglante du centre commercial Westgate de Nairobi par un commando islamiste fin septembre, n’a pas aidé à redorer l’image de la CPI auprès des citoyens africains.   »En refusant toute sorte d’arrangement, même raisonnable », la CPI sape, selon lui, « elle-même sa légitimité politique ».  Au total, 34 pays africains ont ratifié le Statut de Rome. Le Kenya serait le premier pays du monde à s’en retirer, s’il suivait la demande en ce sens votée récemment par son Parlement.  Pour les analystes, tout retrait aurait des conséquences désastreuses pour les victimes africaines de crimes contre l’humanité ou crimes de guerre: leurs pays n’ont souvent ni les capacités, ni la volonté politique de lancer des poursuites.  La CPI elle-même en pâtirait: « Cela nuirait au projet tout entier », estime Misa Zgonec, du centre de réflexion Chatham House.

Niveau scolaire : la France en bas du tableau

Niveau scolaire : la France en bas du tableau

 

L’organisation internationale OCDE  publie une vaste enquête menée depuis 2006 dans 24 pays et portant sur 166 000 adultes âgés de 16 à 65 ans. Dans l’Hexagone, environ 7000 personnes ont répondu à l’enquête. Le constat n’est guère élogieux pour les Français, qui se retrouvent tout en bas du classement dans les trois domaines étudiés: littératie, c’est-à-dire la capacité de comprendre et de réagir de façon appropriée aux textes écrits, la numératie, ou l’utilisation des concepts numériques et mathématiques, et la résolution de problèmes dans des environnements technologiques. Les compétences sont mesurées sur des échelles de 500 points divisées en six niveaux (de 1 à 5 et inférieur à 1). «Il y a un éventail de compétences très large entre les pays, mais également à l’intérieur d’un même État, constate Stefano Scarpetta, directeur de la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE. Beaucoup d’adultes se retrouvent dans les plus bas niveaux et un faible nombre tout en haut.» 22e place en littératie Seuls 7,7 % des adultes français se situent dans les niveaux les plus élevés (4 et 5) et 34 % au niveau 3, contre respectivement 11,8 % et 38,2 % pour la moyenne des pays participants. À l’inverse, la proportion des personnes de niveau égal et inférieur à 1 atteint 21,6 %, contre 15 % en moyenne. Seules l’Italie (27,7 %) et l’Espagne (27,5 %) font moins bien que la France. Les trois meilleurs élèves sont le Japon, la Finlande et les Pays-Bas.21e place en numératie 28 % des Français ont un faible niveau de compétence, contre 19 % pour la moyenne des pays. Et seuls 8,3 % se situent dans les niveaux les plus élevés, contre 12,4 % pour la moyenne. Là encore, les Japonais excellent, devant les Finlandais et les Suédois. À noter en France une différence assez importante selon les générations. «Les mauvaises performances de la France sont en bonne partie imputables aux résultats des 45-65 ans, tandis que les 16-44 ans obtiennent des scores plus proches de la moyenne», souligne le rapport. C’est la note d’espoir pour la France, mentionne Stefano Scarpetta, qui montre un progrès entre les générations. Il cite à l’appui la proportion de personnes dans les niveaux 4 et 5: 3 % pour les 55-65 ans et 5 % pour 16-25 ans. Alors que par exemple pour les États-Unis, le résultat est 42 % côté senior contre 28 % pour les jeunes. Autre point, les différences de résultats selon le niveau de formation sont parmi les plus importantes comparées aux autres pays. Ainsi, les personnes n’ayant pas terminé l’enseignement secondaire se retrouvent 14 points en dessous de la moyenne. Et il existe également une forte corrélation avec le niveau d’études des parents. Les Français dont au moins l’un des deux parents est diplômé affichent des résultats semblables à la moyenne des pays. Enfin, plus les adultes sont compétents, plus leur salaire est élevé et plus ils ont une chance de trouver un emploi. Un employé de niveau 4 ou 5 en littératie gagne 40 % de plus qu’une personne du niveau 1. Et la probabilité d’occuper un emploi est 30 % plus élevée! «Il y a trois dimensions importantes, conclut Stefano Scarpetta. L’accès à la formation, le développement des compétences tout au long de la vie professionnelle et l’utilisation des compétences en adéquation avec le poste occupé.»

 

Fiscalité : la taxe EBE remplacée par une taxe « intelligente » sur les sociétés

Fiscalité : la taxe EBE remplacée par une taxe « intelligente » sur les sociétés

 

Une taxe « intelligente » remplace une taxe sans doute idiote mais le résultat est le même ou presque) c’est encore un prélèvement supplémentaire. Le gouvernement français renonce à son projet de taxe sur l’excédent brut d’exploitation, critiqué par les entreprises pour son impact sur l’investissement, et trouvera 2,5 milliards d’euros par une surtaxe temporaire sur l’impôt sur les sociétés. Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, qui a annoncé cette inflexion dimanche, a précisé que les travaux pour rendre la fiscalité sur les entreprises plus intelligente auraient bien lieu dans les prochains mois et que le gouvernement comptait poursuivre le mouvement de baisse du coût du travail. Face à la fronde des entreprises contre la taxe sur l’excédent brut d’exploitation qui figure dans le projet de budget de la France pour 2014, une taxation de l’excédent net avait été évoquée. « Il n’y aura pas dans le projet de loi de finances pour 2014 cette taxe sur l’EBE/ENE, elle n’aura pas lieu », a dit Pierre Moscovici lors de l’émission Le Grand Jury RTL, LCI, Le Figaro. « Ce que nous proposons (…), c’est une surtaxe temporaire sur l’impôt sur les sociétés », qui viendra combler le manque à gagner de 2,5 milliards d’euros, a-t-il ajouté. La question a été évoquée lors d’une réunion jeudi à Bercy avec le président du Medef, Pierre Gattaz, qui selon Pierre Moscovici est d’accord avec cette orientation. Pierre Moscovici a confirmé que le gouvernement était favorable à certains amendements socialistes au projet de budget, pour notamment relever le revenu fiscal de référence et peut-être annuler la baisse prévue du taux réduit de TVA.

 

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