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Alstom : Hollande refuse la nationalisation

Alstom : Hollande refuse la nationalisation

 

En signifiant à GE que leur offre était insuffisante en fait Hollande s’apprête à l’accepter. D’autant qu’il refuse une nationalisation temporaire qui aurait permis prendre le temps de définir une stratégie européenne tant en matière de transport que d’énergie. Bref du Hollande qui tergiverse, comme d’habitude. L’offre actuelle de General Electric pour la reprise des activités d’énergie d’Alstom est insuffisante et pas acceptable en l’état, a déclaré mardi François Hollande. Invité de RMC et BFM TV, le chef de l’Etat a précisé qu’il préférait améliorer les offres de General Electric et Siemens plutôt que d’envisager une entrée de l’Etat au capital d’Alstom. Prié de dire si l’offre de General Electric était acceptable, il a répondu : « Non, je l’ai moi-même fait dire par Arnaud Montebourg, elle n’est pas suffisante donc elle n’est pas acceptable ». Le ministre de l’Economie a adressé lundi une lettre au président de GE, Jeff Immelt, pour lui signifier que l’Etat français ne pouvait « malheureusement pas souscrire aux propositions » formulées par le groupe, « reposant sur la seule acquisition des activités d’Alstom dans le domaine de l’énergie ».  François Hollande a souligné que son rôle, après avoir obtenu un délai d’un mois, était de « faire en sorte que les offres puissent être enrichies pour l’emploi ». « Il y a une autre offre (celle de Siemens-NDLR) : on va essayer de la faire apparaître si elle est meilleure », a-t-il expliqué. « Moi je pense aux salariés d’Alstom. Ceux qui sont dans la division Transports, ils ne seraient pas repris par General Electric. Ils disent, ‘Mais qu’est-ce qu’on va devenir?’. Et les autres, qui peuvent se dire ‘Mais est-ce qu’il n’y aura pas des doublons, peut-être même avec une offre qui viendrait de Siemens?’ Ils ont raison », a poursuivi le président. « Le rôle de l’Etat, c’est de pouvoir obtenir toutes les réponses à toutes les questions et de faire en sorte que l’intérêt national puisse être préservé ».Bla, bla…..

 

BCE : malgré la hausse de l’euro, on ne bouge pas !

BCE : malgré la hausse de l’euro, on ne bouge pas !

 Malgré la hausse de l’euro, la croissance atone et le chômage, la BCE décide encore d’attendre (sans doute les élections européennes ?). En effet la Banque centrale européenne (BCE) est prête à agir dès le mois prochain pour soutenir l’économie de la zone euro, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de la BCE, tout en jugeant que les appels extérieurs exhortant l’institut d’émission à prendre des mesures risquaient de saper sa crédibilité. La perspective d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la zone euro s’est traduite par une nette hausse des Bourses européennes et un repli marqué de l’euro. La monnaie unique, qui s’était rapprochée du seuil symbolique de 1,40 dollar juste avant la conférence de presse du président de la BCE, évoluait vers 16h30 GMT autour de 1,3860 . De leur côté, les places européennes ont terminé en nette hausse, la place de Paris affichant un plus haut de clôture de près de six ans. « A l’issue des débats (d’aujourd’hui), je dirais que le conseil des gouverneurs ne voit pas de difficulté à agir la prochaine fois mais avant cela, nous devons disposer des projections de nos équipes, qui sortiront début juin », a dit Mario Draghi lors d’une conférence de presse. La BCE avait annoncé peu avant le maintien de ses taux d’intérêt, dont le principal, le taux de refinancement, reste fixé à 0,25%. Mario Draghi n’est pas entré dans le détail des mesures que la BCE pourrait prendre, se contentant de réaffirmer que la BCE était résolue à utiliser « tous les instruments non-conventionnels rentrant dans le champ de son mandat pour faire face efficacement aux risques d’une période trop prolongée de basse inflation. » Un assouplissement de la politique de la BCE pourrait passer par une baisse des taux directeurs, la fourniture de liquidités bon marché voir un recours à l’ »assouplissement quantitatif », en clair la planche à billets. Contrairement à la BCE, la Réserve fédérale américain, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon ont toutes les trois eu largement recours à ce procédé depuis la crise financière de 2007-2009.

Foot -Paris Rennes : le PSG en mode vacances depuis la défaite à Chelsea ! lamentable

Foot -Paris Rennes : le PSG en mode vacances depuis la défaite à Chelsea ! lamentable

 

 Il faut se réjouir du titre de champion de France du PSG, de son jeu en général et de ses résultats. Mais depuis la défaite au match retour à Chelsea, on a la nette impression que le PSG est en mode vacances, témoin ce mach vraiment lamentable au Parc contre Rennes perdu 2-1 contre une équipe plus que moyenne. Paris a joué à peine un quart d’heure sur une heure et demie. Un spectacle assez nul, comme une sorte d’entrainement où plupart des joueurs étaient à l’arrêt avec une conservation de balle complétemment stérile. En plus une défense très approximative qui encaisse deux buts sur les rares occasions de Rennes. Un milieu de terrain absent et une attaque improductive, avec de nombreuses occasions ratées. Pas de rigueur, pas d’envie, pas d’engagement. Bref pas un jeu à la hauteur et un entraineur sur le banc de touche un peu béat, pas du tout réactif qui dort aussi. Paris est certes une très grande équipe, elle a réalisé une très grande saison mais elle retrouve parfois ses vieux démons en roupillant sur le terrain comme si le résultat et la qualité du jeu ne la concernaient tpas. Pa digne en tout d’un club qui veut jouer les premiers rôles en Europe. Il faudra que le PSG se réveille un peu car actuellement même une équipe de deuxième division pourrait battre ce PSG endormi.

Résultats Société Générale : plombés par la Russie

Résultats Société Générale :  plombés par la Russie

La Russie a pesé sur les résultats de Société Générale au premier trimestre 2014. Son bénéfice net a reculé de 13,3%, selon les données publiées par la banque ce mercredi 7 mai. En cause: la dépréciation passée sur ses activités dans le pays, son deuxième marché en banque de détail. Entre janvier et mars, le résultat net du groupe a atteint 315 millions d’euros. Mais la dépréciation l’a rogné à hauteur de 525 millions d’euros. La banque française met en avant la dévaluation du rouble, le ralentissement de la croissance en Russie et la hausse de la prime de risque sur ce pays liée aux tensions actuelles en Ukraine.  Les effets de cet environnement dégradé ont été visibles au premier trimestre: hors dépréciation, le résultat net de la banque en Russie a chuté de 79,5% à 7 millions d’euros, pénalisé par le quasi-doublement du coût du risque. Pour autant, Société Générale, qui a porté à 99,4% sa participation dans sa filiale russe Rosbank en avril, estime que les perspectives y restent « porteuses ». Elle détaillera le 13 mai sa feuille de route pour ce pays, à l’occasion de la présentation de son plan stratégique. Mercredi, elle a déjà révélé y viser un rendement des fonds propres supérieur à 10% en 2016. La banque, qui explique que la Russie ne représentait que 3% de ses engagements au niveau mondial, a également assuré ne plus avoir de survaleurs dans ses comptes concernant ces activités.

 

Pour un référendum » sur la réforme territoriale (Raffarin)

Pour un référendum » sur la réforme territoriale (Raffarin)

 

Hollande a annoncé le nouveau découpage électoral avant 2017, or il n’a pas la majorité des 3/3 du parlement pour la faire adopter. Raffarin a donc raison de demander un referendum sur le sujet. Pas sûr que Hollande s’y risque car ce serait sans doute une vote sanction vis-à-vis du président. Son report de la date des régions pour cette réforme relève donc du tripatouillage électoral . L’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a jugé sévèrement l’interview du chef de l’Etat, mardi, à l’occasion des deux ans de son quinquennat. « Je l’ai pas trouvé président de la République (…) François Hollande se refuse à incarner la France », a taclé le sénateur de la Vienne, invité mercredi matin sur Europe 1. « A force d’être normal, il en devient banal », a ajouté Jean-Pierre Raffarin, reprochant à François Hollande « de ne pas avoir parlé d’Europe, de pouvoir d’achat ». François Hollande a envisagé mardi un report des élections régionales et cantonales de 2015 en 2016, estimant qu’il « serait intelligent » de tenir ces élections « avec le nouveau découpage » territorial que doit mettre en œuvre le gouvernement. Interrogé sur ce « big-bang territorial », Jean-Pierre Raffarin a fustigé « une improvisation » et estime que François Hollande « doit faire un référendum » sur cette nouvelle organisation territoriale.

Lagardère a gagné 235 millions en deux ans, c’est la crise !

Lagardère a gagné 235 millions en deux ans, c’est la crise !

Le salaire d’Arnaud Lagardère est passé comme une lettre à la poste. Les actionnaires de Lagardère, réunis en assemblée générale mardi 6 mai, ont approuvé à 94,61% la rémunération du cogérant du groupe.  Les actionnaires étaient consultés au titre du say on pay, nouvelle disposition qui leur permet de donner un avis consultatif sur le salaire du patron.  Toutefois, cette résolution a quand même récolté moins de voix que les autres, adoptées en général à 99%. C’est une maigre consolation pour Proxinvest. En effet, le cabinet de conseil aux actionnaires avait recommandé de voter contre la rémunération de l’héritier, qui atteint un niveau « record ».   En pratique, la rémunération d’Arnaud Lagardère comprend plusieurs éléments. D’abord, son salaire brut, qui augmente de 3%, à 2,9 millions d’euros, en raison d’une hausse de 15% du bonus (à 1,65 million d’euros).  Ensuite, Arnaud Lagardère, qui détient 9,3% du capital, touche donc des dividendes. Il a ainsi touché chaque année 16 millions d’euros au titre du dividende ordinaire (1,3 euro par action).   A cela s’ajoute les deux dividendes exceptionnels (9 puis 6 euros par action) versés ces deux dernières années pour redistribuer le produit de la vente d’EADS puis de Canal Plus. Ainsi, Arnaud Lagardère a touché 183 millions d’euros en deux ans. Last but not least, Proxinvest ajoute à cela le dividende dit ‘statutaire’ que Lagardère verse à ses deux commandités, c’est-à-dire Arnaud Lagardère et la société Arjil Commanditée (détenue par Arnaud Lagardère). En effet, les statuts stipulent: « il est prélevé une somme égale à 1% du montant du bénéfice net consolidé, qui est versée aux commandités es-qualités ». Or ce bénéfice net a été dopé en 2013 par la vente de Canal Plus. Résultat: le dividende statutaire s’établit à 13,1 millions d’euros, contre 0,9 million l’année précédente.  Tout cet argent a probablement été utilisé pour rembourser sa dette personnelle, qui s’élevait à 434 millions d’euros fin 2009 (dernier chiffre connu). Lors de l’assemblée générale, un petit porteur lui a même demandé si la réduction de sa dette personnelle était « devenue l’objet social du groupe »… Mais Arnaud Lagardère a prévenu: « c’était probablement la dernière distribution exceptionnelle, car nous avons cédé tous les actifs [minoritaires]« .  Par ailleurs, les comptes sociaux ont aussi été largement approuvés, malgré un autre avis défavorable de Proxinvest. Le cabinet regrette que « Lagardère ne mette pas au vote le rapport spécial des conventions réglementées, qui porte pourtant sur des transferts s’élevant à 25,3 millions d’euros pour 2013″. Il s’agit de l’argent versé par le groupe à Lagardère Capital & Management (LCM), holding détenue par Arnaud Lagardère et employant les principaux dirigeants.

 

Croissance Europe : la France à la traine

Croissance Europe : la France à la traine

La zone euro, dans son ensemble devrait ainsi connaître une croissance de 1,2% en 2014 et de 1,7% en 2015, contre 1% et 1,5% pour la France. Le « retournement économique » vu par François Hollande resterait ainsi bien modeste.

Globalement dans l’ensemble de la zone euro, les voisins de l’Hexagone font mieux que lui, l’Italie mis à part. Le Royaume-Uni, lui, caracole en tête, si l’on en croit ces prévisions.

Royaume-Uni

Le ministre de l’Economie britannique a beau prévoir « encore trois années difficiles », la croissance continue d’accélérer. La Commission européenne a ainsi revu à la hausse ses prévisions, tablant désormais sur 2,7% pour 2014 et 2,5% en 2015.

Bruxelles voit également le déficit se réduire un peu plus à 5,2% en 2014 et 4,1% en 2015. En outre, le chômage va encore reculer à 6,6% cette année puis 6,3% l’année suivante.

Allemagne

Statu quo pour l’Allemagne. La Commission a ainsi maintenu la quasi-totalité de ses prévisions économiques pour le pays, crédibilisant un peu plus les projections économiques du gouvernement d’Angela Merkel.

Berlin et Bruxelles sont ainsi en parfaite harmonie sur la croissance, tablant sur 1,8% en 2014 puis 2% en 2015. Concernant le déficit, Bruxelles voit les finances publiques allemandes à l’équilibre (0% en 2014 et 0,1% en 2015). Le chômage devrait encore diminuer pour atteindre 5,1% tant sur 2014 que sur 2015, selon les projections bruxelloises.

Espagne

Du mieux pour Madrid. La Commission a relevé ses prévisions économiques: la croissance va s’accélérer, atteignant 1,1% cette année puis 2,1% ce qui confirme que l’Espagne sort de la douloureuse récession qu’elle a connue.

Le déficit devrait toutefois rester élevé à 5,6% du PIB en 2014 et 6,1% en 2015. Et le taux de chômage ne diminuera qu’un petit peu, passant de 26,4% en 2013 à 24% en 2015.

Belgique

Croissance et discipline budgétaire seront au rendez-vous dans le pays d’outre-Quiévrain. Le PIB devrait ainsi augmenter de 1,4% cette année puis 1,6% l’an prochain, alors que le déficit restera en-dessous des 3%, à 2,6% en 2014 et 2,8% en 2015.

Italie

Le pays peine à retrouver la croissance. Selon Bruxelles, le PIB ne va gagner que 0,6% cette année et 1,2% l’an prochain. La Commission européenne décerne toutefois un satisfecit à Rome en maintenant ses précédentes prévisions sur le déficit, qui devrait s’élever à 2,6% puis 2,2% du PIB, en 2014 et en 2015.

 

La France ne tiendra pas ses objectifs de déficits (Bruxelles)

La France ne tiendra pas ses objectifs de déficits (Bruxelles)

 

Le fameux « retournement »t de Hollande n’a pas convaincu Bruxelles. D’après la commission européenne, la France ne devrait ramener son déficit public qu’à 3,4% du produit intérieur brut en 2015, sensiblement plus que les 3,0% promis à ses partenaires européens, ce qui l’expose à des sanctions, selon les prévisions de la Commission européenne. Les économistes de Bruxelles ont revu lundi en baisse dans le même temps leur prévision de croissance du PIB 2015 à 1,5%, faisant peser des doutes sur la vigueur du « retournement » en cours entrevu par le président François Hollande.  Elle était de 1,7% auparavant, niveau sur lequel Paris a calé le programme de stabilité 2014-2017 qu’il vient de transmettre à la Commission. Celle-ci est en revanche très proche des prévisions du gouvernement français pour 2014 avec un PIB en hausse de 1,0% et un déficit public à 3,9% (contre respectivement 1,0% et 3,8% prévu par le programme de stabilité). A Paris, le ministre des Finances Michel Sapin a confirmé l’objectif d’un déficit public de 3,0% du PIB en 2015 sur la base des 50 milliards d’euros d’économies prévues dans le programme de stabilité voté la semaine passée. « Le gouvernement réaffirme sa détermination à mettre en œuvre le Pacte de responsabilité et de solidarité et à réaliser les 50 milliards d’euros d’efforts d’économies nécessaires pour ramener le déficit à 3% du PIB en 2015″, dit-il dans un communiqué. Il explique l’écart avec les prévisions de la Commission européenne par des anticipations de croissance un peu plus faibles et surtout « une prise en compte seulement partielle à ce stade » des économies programmées pour 2015.

La manipulation chez Hollande, une seconde nature (Mélenchon)

La manipulation chez Hollande, une seconde nature (Mélenchon)

 

« Un bilan consterné ». L’anniversaire des deux ans de l’élection de François Hollande amène Jean-Luc Mélenchon à un constat amer. Le coprésident du Parti de Gauche lui reproche l’ensemble de sa politique. « Je connaissais François Hollande idéologiquement, je savais qu’il était éloigné de l’idée de départ du socialisme », déplore Jean-Luc Mélenchon. Pis, le candidat à la présidentielle de 2012 considère que le Président « mène une politique économique de droite ». Il ajoute : « On pouvait penser qu’il était social-démocrate, il ne l’est pas ». Au rang des griefs viennent s’ajouter des critiques concernant l’ensemble de la méthode du chef de l’Etat. « Il dit des choses qui n’ont aucun rapport avec la réalité. Il y a toujours eu de la manipulation en lui, c’est une seconde nature ». Et Jean-Luc Mélenchon de rappeler le jour où François Hollande s’était fait passer pour un homme de droite, en 1983, et d’affirmer que le président de la République a écrit « un livre de Max Gallo » : « J’ai toujours connu cette duplicité ».

 

Claude Bartolone assemblée nationale : la dissolution est « une fausse piste »… tu m’étonnes la place est bonne

Claude Bartolone : la dissolution est « une fausse piste »… tu m’étonnes la place est bonne

A peine faux cul Bartolone qui explique que la dissolution de l’assemblée serait une fausse piste.  Pourtant il le faudra bien si le PS fait moins de 20% aux européennes et si les résultats économiques sont  toujours auusi catastrophiques. On comprend les réticences de Bartolone, 50%  des députés actuels risqueraient  en cas de dissolution de ne pas être réélus et lui perdrait son perchoir. Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a en effet estimé que « la dissolution est une fausse piste » dans un entretien au Figaro paraissant ce lundi. « La dissolution est une fausse piste » a affirmé Claude Bartolone, interrogé sur l’éventualité d’une dissolution en cas de « désaccords trop profonds au sein de la majorité ». « C’est une idée qui n’existe pas dans le cadre du quinquennat. Nous avons été élus pour cinq ans », a-t-il précisé. A propos de l’abstention de 41 députés socialistes sur le programme de stabilité, Bartolone a estimé que « depuis ces calamiteuses élections municipales, quelque chose a changé : c’est le retour du Parlement, et les amoureux de la démocratie parlementaire ne vont pas s’en plaindre ! »  »Nous assistons à la naissance d’un nouvel équilibre entre le gouvernement et le Parlement, avec un PS qui retrouve de la force », s’est réjoui le patron de l’Assemblée.

 

Face à la crise, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

Face à la crise e, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

 

 

Pas d’illusion à avoir la BCE ne va rien décider en mai ce qui constitue un risque important pour l’euro. En effet Drahi s’est surtout satisfait de mots pour engager une politique plus accommandante (à ‘limage de des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, du Japon ou de la Chine). Du coup s’il ne fait rien en mai mécaniquement l’euro va remonter et donc risque de fragiliser la petite reprise constatée en Europe (sauf en France ou la croissance est déjà plombée par le manque de confiance) ; La Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas prendre de mesures monétaires lors de sa prochaine réunion jeudi 8 mai, selon les analystes, malgré des appels à agir contre le risque de déflation en zone euro.  Selon Michael Schubert, économiste chez Commerzbank, l’institution monétaire de Francfort, qui tiendra sa réunion mensuelle délocalisée à Bruxelles, devrait s’en tenir à des propos rassurants et économiser ses forces avant l’actualisation en juin de ses prévisions de croissance et d’inflation. Le mois dernier, son président Mario Draghi avait fermement insisté sur sa détermination à agir si la stabilité des prix venait à vaciller et à menacer la reprise en zone euro, sans pour autant dégainer de nouvelles mesures en ce sens.   »Nous attendons un ton très accommodant de M. Draghi (jeudi) laissant présager de nouvelles décisions en juin », souligne Jennifer McKeown, du cabinet Capital Economics. Ces décisions pourraient prendre la forme d’une baisse de taux, voire de mesures non-conventionnelles comme des rachats d’actifs. Mais « nous doutons que les derniers événements et indicateurs publiés aient été suffisamment significatifs pour garantir plus d’action de la part de la BCE lors de sa réunion de mai », ajoute cette analyste. Selon un chiffre provisoire, l’inflation en zone euro a légèrement rebondi en avril, atteignant 0,7%, renouant ainsi avec son niveau de février après avoir reculé à 0,5% en mars, son plus bas niveau en plus de quatre ans. Ce résultat a toutefois été jugé décevant par les analystes, qui tablaient sur un rebond plus marqué, et reste nettement inférieur à l’objectif de la BCE d’une hausse des prix légèrement en dessous de 2%. « L’inflation d’avril relâche un peu la pression immédiate sur la BCE, mais elle n’altère pas le tableau général d’un risque croissant de déflation en zone euro », synonyme de baisse générale des prix et des salaires, estime-t-on chez Capital Economics. « Le fait de rester inactive dans ce contexte pourrait affecter sa crédibilité », relève Marco Valli, analyste chez UniCredit.  Pour l’heure, son principal taux d’intérêt directeur, baromètre du crédit en zone euro, est à son niveau le plus bas historiquement, 0,25%, et l’institution alimente les banques en liquidités illimités et très bon marché avec l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et ainsi soutiennent la croissance. La Banque centrale a justifié ces dernières semaines l’absence de nouvelles mesures en répétant ne pas voir se concrétiser le risque de déflation et espère toujours que la croissance en zone euro va continuer de s’affermir dans les mois à venir, ce que plusieurs indicateurs récemment publiés tendent à confirmer, comme la croissance de l’activité privée.  La demande de prêts, dont la faiblesse est considérée comme un obstacles à l’efficacité de la politique monétaire, s’est quant à elle redressée au premier trimestre et devrait progresser très nettement au deuxième, selon l’étude trimestriel du crédit publiée par la BCE.  Si la BCE venait à renforcer son action, « il est très probable que cela inclurait des mesures sur la liquidité », souligne Howard Archer, chef économiste Europe chez IHS, évoquant notamment l’arrêt possible de la stérilisation de ses achats de dette publique. Pour Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis Asset Management, la question sera également de connaître les pensées de Mario Draghi concernant le cours de la monnaie unique européenne, après que l’Italien a laissé entendre ce mois-ci que la BCE était également prête à agir pour lutter contre un euro trop fort. « Ça va commencer à être compliqué pour M. Draghi car il a été très accommodant le mois dernier et si sa communication parait plus fermée que prévu ce mois-ci, il y a un risque attendu sur le taux de change », ajoute Gilles Moec, économiste chez Deutsche Bank.

 

Moral des ménages : recul qui met en cause la croissance

Moral des ménages : recul qui met en cause la croissance

 

 Nouveau recul du moral des ménages en avril alors qu’il progresse en Europe. Du coup c’est la croissance qui est en cause puisque la consommation représente environ les 2 /3 du PIB. C’est une conséquence directe du plan d’austérité de Valls qui déstabilise les français qui préfèrent épargner dans la perspective des coupes sombres dans tous les domaines.  L’indice de l’Insee a régressé de 3 points par rapport à mars, à 85 points, largement en dessous de sa moyenne de long terme (100). « Ce qui est troublant, c’est le plongeon de l’indicateur qui concerne la situation financière personnelle future », pointe Philippe Waechter, économiste chez Natixis Asset Management. Il a chuté de 11 points, atteignant son plus bas niveau depuis décembre 2011. Manuel Valls s’en est d’ailleurs inquiété hier, dans son discours à l’Assemblée. « C’est la plus forte baisse de ce solde depuis mai 1993 », le mois qui avait suivi une sévère défaite du gouvernement socialiste de l’époque, remarque pour sa part l’Insee.  Pour Philippe Waechter, « ce recul est probablement lié aux annonces de Manuel Valls . Pour la première fois peut-être, les ménages français ont l’impression que l’ajustement ne peut plus être retardé en France et qu’ils vont être touchés. Cette inquiétude ne va pas les inciter à  consommer  et ne permettra donc pas un rebond fort de la croissance », poursuit l’économiste. D’autant que le chômage reste élevé. Le moral des ménages reste d’ailleurs inférieur à celui de la zone euro. Les Français prennent conscience que l’ajustement, qui a déjà eu lieu dans les pays du sud de l’Europe, est à venir dans l’Hexagone.  Pour Christopher Dembik, économiste chez Saxobank, « le scénario macroéconomique du gouvernement est fragilisé puisqu’il table sur un recul de l’épargne au cours des deux prochaines années au profit de la consommation ». Les Français ont mis ces dernières années beaucoup d’argent de côté par peur de l’avenir. La semaine dernière, lors de la présentation du programme de stabilité, le gouvernement estimait que « le retour de la confiance, en lien avec l’amélioration progressive de la situation sur le marché du travail, entraînerait [...] une diminution progressive du taux d’épargne ». Un scénario qui paraît aujourd’hui très optimiste.

 

Entreprises française : la braderie continue, le Club Med bientôt chinois ?

Entreprises française : la braderie continue, le Club Med bientôt chinois ?

Après le fleuron de l’industrie lourde ALSTOM, le fleuron de l’industrie légère et de l’insouciance : le Club Med. La marque au Trident a la voie désormais libre pour se développer comme elle l’entend, notamment en voyant monter dans son capital le chinois Fosun, déjà actionnaire du Club à hauteur de 10%. Dans un contexte de fin de crise, le groupe a besoin de rebondir. Présent dans 40 pays, le Club Med est une entreprise très internationale dont l’activité est plombée en grande partie par deux marchés : la France et la Belgique. Sans développement à l’étranger, la société est condamnée, elle qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaire d’1 milliards et demi d’euro et emploie 15.000 personnes parlant 30 langues différentes. La montée de Fosun, dans le cadre d’une opération amicale, va permettre au Club de renforcer son assise financière pour gérer sa stratégie sur le long terme. Qui plus est avec un partenaire dont le pays d’origine – la Chine – accèdera bientôt au rang de première puissance économique mondiale, donc touristique, le fonds de commerce du Club. Cela va être également l’occasion pour le groupe dirigé par Henry Giscard d’Estaing de monter en gamme. Aujourd’hui, pour se développer, soit on fait du moyen-bas de gamme pas cher, soit on joue le prestige. C’est ce que fait le Club depuis 2006 en revendant des villages pour en acquérir d’autres plus « smart », mais le moment est venu de passer à la vitesse supérieure. Et puis il n’y a pas que la clientèle chinoise. Une assez grande partie de la population des pays émergents s’enrichit et veut, elle aussi, des vacances et des loisirs. Dans les deux cas (Psa et le Club Méditerranée), il serait vraiment malvenu de critiquer car les opérations répondent à une vraie logique industrielle. La Chine qui, certes, a beaucoup d’argent à placer, s’intéresse à l’Europe car les opportunités d’investissement y sont aujourd’hui nombreuses, mais les partenaires chinois nous permettent d’accéder à leur propre marché. Le Club Med est l’exemple type de l’entreprise placée au cœur de la mondialisation, qui a besoin de grossir pour survivre et, à ce titre, besoin de s’allier avec des partenaires, des actionnaires, internationaux. Ce qui également le cas d’Alstom mais ce dernier a fait les frais d’un débat politique – légitime vu son positionnement stratégique – mais trop politicien. Le tourisme est un secteur beaucoup moins sensible et ne nécessite pas une mobilisation équivalente. L’opération capitalistique va pouvoir être lancée avec 9 mois de retard. Cette fois, pas à cause du gouvernement, mais d’actionnaires minoritaires récalcitrants. La clôture de l’offre devrait intervenir le 23 mai et le résultat connu courant juin. Henry Giscard d’Estaing est ce matin un homme, aux mains libres, plutôt heureux.

Éducation : la fac pour la moitié des jeunes après le bac et pôle emploi pour nombre d’entre eux.

Éducation : la fac pour la moitié des  jeunes après le bac et pôle emploi pour nombre d’entre eux.

En Allemagne on privilégie la filière apprentissage (à tous les niveaux de formation), en France c’est l’université. En dépit du taux d’échec (exemple un tiers seulement obtiendront leur licence ou encore seulement 3% des bacs pro pourront aller au bout de leurs études supérieures). L’université représente le premier choix de 47% des jeunes ayant formulé au moins un vœu d’inscription dans l’enseignement supérieur sur le portail Admission post-bac (APB), selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur. Le portail a été rénové cette année, permettant non seulement aux futurs bacheliers mais aussi aux étudiants de première année souhaitant se réorienter de s’y inscrire. La secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a aussi lancé un numéro vert pour guider les jeunes et leurs familles dans leurs démarches. « L’édition 2015 d’APB intégrera, pour chaque formation, une information sur les débouchés (taux de poursuite d’études et taux d’insertion professionnelle) », précise par ailleurs le ministère.  Pour 2014, à l’issue de la première phase d’admission, 762.400 candidats ont effectué au moins un vœu, soit une hausse de 7,4% sur un an. Pour leur premier vœu, 47% des candidats ont choisi l’université (licence et IUT), 34,63% les Sections de techniciens supérieurs (STS), 7,94% les classes préparatoires aux grandes écoles, environ 4% des écoles (ingénieurs, commerce, architecture…) et 5% d’autres formations. « Je serai satisfaite le jour où les 63% des inscrits à l’université y seront par choix, et non par défaut », affirme Geneviève Fioraso dans un entretien au Parisien de ce vendredi. « Il y aura toujours des élèves qui demandent l’université en deuxième choix parce qu’ils ont d’abord postulé dans une filière très sélective. C’est normal. Mais il faut réduire ce différentiel », estime-t-elle.

Air France : la grève annulée

Air France : la grève annulée

Le SNPL France Alpa, principal syndicat de pilotes français, a annoncé ce vendredi 2 mai la levée de son préavis de grève nationale. Elle devait se dérouler du 3 au 30 mai. « Sur la base des propositions (du gouvernement), le conseil national du SNPL a décidé à une majorité de 96% des voix de lever le préavis de grève », a déclaré le président du syndicat Yves Deshayes, lors d’une conférence de presse dans les locaux du syndicat, près de l’aéroport de Roissy. Peu de temps auparavant, Air France avait annoncé qu’aucune perturbation n’était prévue pour la journée de samedi.  »Pour la journée du samedi 3 mai, Air France prévoit d’assurer l’ensemble de son programme de vols aux horaires normalement programmés. En conséquence, aucune perturbation n’est à prévoir sur les différents réseaux de la compagnie », avait assuré la première compagnie aérienne française. Le SPNL avait déposé un préavis de grève de plusieurs heures par jour qui pouvait toucher toutes les compagnies aériennes implantées en France.  La question du maintien de la grève était en suspens après l’obtention d’engagements du gouvernement en réponse aux revendications du SPNL. Le syndicat accusait les compagnies aériennes d’utiliser la loi Diard pour remplacer les grévistes avec du personnel venu de l’étranger, violant ainsi le droit de grève. La direction d’Air France avait dénoncé ce mouvement social susceptible de compromettre son redressement financier. Quant au secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, il a estimé jeudi que la grève des pilotes « ne se justifiait pas ».

Vers la disparition des abeilles ?

Vers la disparition des  abeilles ?

Moitié moins de miel et sans doute d’abeilles qu’il y a 20 ans. Pour le président de l’UNAF, l’union nationale de l’apiculture française Olivier Belval, les pesticides sont  la cause principale de la disparition des abeilles même si d’autres facteurs entrent en ligne de compte. Des parasites comme le Varoa et des prédateurs comme le frelon asiatique déciment aussi des ruchers entiers principalement dans le sud ouest de la France. Les abeilles, elles, polonisent 80% des cultures dans le monde et un tiers de ce que l’on mange. Elles assurent la fécondation des fleurs et ainsi notre production de courgettes, de poires, de pommes… Même si le vent joue un grand rôle dans la pollinisation des céréales, sans ces insectes notre alimentation serait beaucoup moins variée ou cela nous couterait beaucoup plus cher. Ce service rendu gratuitement par les abeilles est estimé à 153 milliards d’euros.   L’intensification agricole pose aussi un problème aux pollinisateurs selon une étude du Muséum, de l’Inra et de l’Université d’Orléans publiée hier. Les grandes parcelles de monoculture appauvrissent l’alimentation des insectes qui ont besoin de varier les pollens. Comme pour nous : si vous ne mangez que des haricots verts ou du bœuf au bout d’un moment vous tomberez malade et vous n’irez plus au boulot. « Je pense que la menace de la disparition des abeilles est derrière nous. Il y a eu une prise de conscience du problème par l’agriculture  », estime Bernard Vaissière, de l’Inra d’Avignon. Mais le chercheur reconnaît qu’il reste du travail. Même si des études montrent que le déclin de certains pollinisateurs se ralentit, il y a une homogénéisation des espèces. On parle de «  l’abeille  » mais il y a en France plus de mille espèces différentes d’abeilles surtout des sauvages. Il y aussi les mouches syrphe et des papillons qui pollinisent les cultures grâce au travail collectif de tous ces insectes, les fleurs peuvent donner des fruits mais ses abeilles sauvages comme leur nom l’indique, on ne sait pas les élever. « Chaque espèce d’abeille est un capital pour nos variétés de cultures de demain » estime Bernard Vaissière.  Certes on peut élever les abeilles mais encore faut il que les apiculteurs y trouvent leur compte or ils sont de moins en moins nombreux… la production de miel ne décolle pas 15.000 tonnes en 2013 la moitié de ce que l’on produisait il y 20 ans.

 

Réforme de la fonction publique …en Italie

Reforme de la fonction publique …en Italie

 

 C’est pas en France mais en Italie qui compte 3,4 millions de fonctionnaires (58 pour mille habitants), moins que la France et la Grande-Bretagne. Leurs contrats sont bloqués depuis 2010. Matteo Renzi ne parle plus d’en supprimer 85 000, comme il avait été envisagé. Mais il veut rendre leur mobilité obligatoire. «Notre véritable problème, c’est l’efficacité de la fonction publique», dit-il. Mariana Nadia (34 ans), la jeune ministre de la Fonction publique et de la simplification des lois, présente à la conférence de presse après avoir accouché d’une petite Margherita le 8 avril, envisage de supprimer toute prolongation au-delà de l’âge légal de départ à la retraite pour recruter 10.000 à 15.000 jeunes. Au chapitre des simplifications, toute une série de mesures draconiennes sont envisagées. Élimination des structures pléthoriques: un seul centre public de recherche (au lieu de vingt), une école de formation de l’administration (au lieu de cinq), 40 préfets (au lieu de 106), abolition des registres d’entreprise tenus par les chambres de commerce qui sont générateurs d’une paperasserie indigeste. D’ici un an, Matteo Renzi promet de doter chaque Italien d’une clé Internet lui donnant un accès direct aux différentes administrations. Quant à la justice administrative, lente et procédurière, elle devra résorber l’énorme retard des procédures. Toute entreprise voulant désormais contester une adjudication publique devra payer les frais de justice si elle est déboutée. Ces recours sont une véritable plaie du système italien. Diego Della Valle, le patron du chausseur Tod’s s’est plaint d’avoir subi deux ans de retard dans la restauration du Colisée qu’il finance parce qu’un petit industriel avait contesté l’adjudication du chantier qu’il finance (20 millions).

 

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

Alstom : la grande braderie de l’industrie continue (la Presse)

La presse voit ce lundi dans la vente annoncée d’Alstom les prémices d’une « grande braderie » des fleurons de l’économie française. L’intervention de l’exécutif dans ce dossier industriel, qui voit le groupe Alstom convoité à la fois par l’Américain General Electric et l’Allemand Siemens, est plutôt saluée par les quotidiens. Pour Le Figaro, sous la plume de Gaëtan de Capèle, l’Etat « exerce, à bon droit, son devoir de surveillance lorsque les intérêts supérieurs du pays – secteur protégé, technologie sensible, emploi… – sont en cause ». Maud Vergnol insiste dans L’Humanité sur la nécessité pour le Premier ministre Manuel Valls de « prendre ses responsabilités et priver les patrons d’Alstom de leur droit divin ».  »Car l’OPA du géant américain sonne comme le début d’une grande braderie », ajoute l’éditorialiste du journal communiste. « Après Péchiney, Arcelor, et plus récemment Publicis ou Lafarge, la France peut-elle laisser partir à l’étranger un nouveau fleuron de son industrie nationale ? » demande Bruno Dive dans Sud Ouest. L’appel lancé par le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg à « la vigilance patriotique » « dit bien l’urgence du dossier Alstom dont il s’empare », écrit Monique Raux dans L’Est républicain. Pour Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne, « on observe une nouvelle fois que l’industrie française poursuit sa lente descente aux enfers, en jouant le rôle peu enviable de proie ».

La grande braderie des entreprises françaises

La grande braderie des entreprises françaises

 

Les fusions acquisitions sont certes courantes dans le monde des affaires  cependant la disparation ou le rachat d’entreprisez françaises est dramatique  dans la mesure où la France a déjà perdu près de 2 millions d’emplois industriels en une trentaine d’année ; depuis l’arrivée de Hollande encore 15 000 emplois industriels ont disparu. Et cette fois ce sont des fleurons de l’industrie qui sont menacés par cette braderie de l’industrie française, une braderie largement favorisée par le matraquage fiscal, le coût du travail, le manque de productivité et les procédures  bureaucratiques. Alstom, créateur du TGV et fierté nationale en pointe sur les renouvelables, discute d’un rapprochement avec l’Américain General Electric, a confirmé son patron Patrick Kron vendredi 25 avril. Le deal pourrait même être annoncé ce week-end. Au delà d’Alstom, l’appétit des étrangers pour les entreprises de l’Hexagone s’est accru ces derniers mois. La France a été la première cible d’acquisitions au premier trimestre 2014, selon le cabinet Dealogic. Le pays a concentré un tiers des fusions-acquisitions en Europe sur la période. Lafarge, PSA, Publicis, ou même SFR: la liste des icônes de l’économie française au cœur d’opérations transnationales s’allonge. De là à dire qu’elles passent toutes sous pavillon étranger…Les situations des unes et des autres sont, en effet, très différentes.   Le partenariat industriel consisterait en une cession d’actifs Alstom à GE. Le fleuron français vendrait ses activités énergie et réseaux au conglomérat américain. Il n’y aurait donc pas d’OPA. Ces activités représentent 70% du chiffre d’affaires d’Alstom. La taille du groupe, qui ne conserverait que sa branche Transport, serait nettement réduite. Mais les 18.000 employés français (sur 93.000 au total), travaillent majoritairement dans cette branche.  Du mariage du Français leader mondial du ciment avec le géant suisse va donner naissance un mastodonte de 32 milliards de chiffre d’affaires, présent dans 90 pays. Sous réserve bien sûr de l’aval des autorités de la concurrence. Leur fusion, officialisée début avril 2014, est présentée comme un mariage entre égaux, mais elle sera réalisée via une offre publique d’échange du groupe suisse sur son homologue français. C’est-à-dire que les actionnaires de Lafarge se verront proposer d’échanger une action de l’entreprise tricolore contre une action Holcim. En outre, le siège social va être transféré à Zurich. La nouvelle entité, baptisée « LafargeHolcim », sera cotée à la fois à sur les places parisienne et zurichoise.  Il n’est pas question ici de fusion ou de passage sous pavillon étranger ici, mais d’une augmentation de capital à laquelle prendront part l’Etat français d’un côté, et le Chinois Dongfeng de l’autre. Chacun d’eux va détenir 14% du capital du constructeur, soit la même part que celle de la famille Peugeot, diluée par l’opération. Le groupe Peugeot-Citroën, très dependant du Vieux continent, compte sur ce partenariat signé fin-mars 2014 pour s’internationaliser et pénétrer le plus grand marché automobile du monde: la Chine. Pour calmer les craintes des uns et des autres, Zhu Fushou, le PDG de Dongfeng, déclarait le 6 mars: « le dragon chinois ne va pas manger le lion français ».  Une fusion a été annoncée en juillet 2013 entre le géant français, troisième agence mondiale, et son homologue américain, deuxième sur le podium. La nouvelle entité deviendra le numéro un planétaire de la pub. Sauf que l’opération semble retardée voire compromise, selon les dernières rumeurs. Le nouvel ensemble compte installer son siège à Amsterdam. Pour sa résidence fiscale, le groupe a d’abord visé les Pays-Bas, puis finalement la Grande-Bretagne, mais ce n’est pas encore acquis, en l’absence de réponse du fisc britannique. En juilllet 2013, Pierre Moscovici, alors ministre de l’Economie, assurait avoir obtenu de Publicis qu’il maintienne un siège opérationnel en France, et continue de créer des emplois et de la valeur dans l’Hexagone.  L’opérateur est en train de se faire racheter par Numericable. Le siège de la nouvelle entité restera en France. Mais l’ensemble fusionné sera détenu à 60% par Altice, qui est immatriculé au Luxembourg.  Altice sera, elle-même, détenue à 62% par Next LP, installée à Guernesey, qui est la holding personnelle de Patrick Drahi. Ce dernier est résident fiscal suisse et citoyen israélien ayant abandonné la nationalité française. Le 14 mars, Arnaud Montebourg, encore simple ministre du Redressement productif, réclamait que « M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France ». Quatre jours après, Patrick Drahi répondait qu’il refusait de redevenir résident fiscal français.

 

Compétitivité : nouvelle chute de la France

Compétitivité : nouvelle chute de la France

Productivité insuffisante, 35 heures, fiscalité etc. plombent de plus en plus la compétitivité de la France. Pas étonnant que la croissance soit insignifiante et le chômage au sommet. En clair on ne travaille pas assez et  les coûts du travail trop élevés ; mais sans réformes structurelles économiques, administratives, fiscales et sociales, la France risque de glisser encore vers le bas. Sur la dernière décennie, l’indice de compétitivité de la France est passé de 115 à 124 selon une étude publiée ce vendredi par le Boston Consulting Group (BCG),  Cette augmentation s’explique principalement par la lenteur de ses gains de productivité, devant l’augmentation des dépenses énergétiques, en particulier en gaz naturel, et la hausse des salaires. Conséquence : alors que la France était plus compétitive que l’Allemagne en 2004, elle a été dépassée par son voisin au cours de la décennie, non seulement du fait d’une augmentation plus rapide des salaires mais également de la faible croissance de sa productivité : +5%, contre 14% pour l’Allemagne. Avec l’Espagne l’écart de compétitivité s’est accentué, passant de 10 à 16 points, quand il a carrément doublé avec le Royaume-Uni (16 points en 2014 contre 7 en 2004). Là encore, l’écart s’explique avant tout par la différence de gains de productivité, bien plus importants pour l’Espagne (+23%) et le Royaume-Uni (+20%).Parmi les 25 plus gros exportateurs mondiaux, BCG classe la France dans le groupe des pays à coûts élevés, qui continuent de perdre en compétitivité, avec l’Italie, la Belgique, la Suisse et la Suède. Les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ont presque stabilisé leur compétitivité, tout comme l’Inde et l’Indonésie. Le cabinet de conseil a analysé la compétitivité des 25 plus gros exportateurs de produits manufacturés, qui réalisent 90% des exports mondiaux, à partir de quatre critères : salaire horaire moyen d’un salarié de l’industrie, productivité par salarié, taux de change et coût de l’énergie.  Avec un constat: sur la dernière décennie, les cartes ont été totalement redistribuées. Ainsi, la Chine est aujourd’hui moins compétitive que le Mexique et ne se retrouve plus qu’à 4 points des États-Unis, hors coûts de transport. Une évolution que BCG attribue avant tout à la hausse des salaires chinois (+12 points). Même constat pour le Brésil, qui se classe en 2014 au 23e rang, à égalité avec l’Italie ou la Belgique, juste devant la France, alors que le pays était encore 9e dix ans plus tôt. Forte hausse des salaires (+15 points), baisse de productivité et appréciation du real face au dollar sont les causes majeures de cette perte de compétitivité pour le géant d’Amérique du Sud. Longtemps l’un des pays les plus compétitifs en Europe, La Pologne voit son avantage décliner face à des pays comme l’Espagne ou le Royaume-Uni, qui sont à quasi égalité avec d’autres pays d’Europe de l’Est tels que la République Tchèque.  »Il y a maintenant des pays aux bas coûts de production dans toutes les régions du monde », conclut Olivier Scalabre, directeur associé au BCG à Paris.

 

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