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Le parlement britannique conteste la reprise de Pfizer d’ AstraZeneca par Pfizer

Le parlement britannique conteste la reprise de Pfizer d’  AstraZeneca par Pfizer

Au pays du libéralisme triomphant, le parlement n’hésite pas à contester des rachats d’entreprises locales car le  projet d’OPA de Pfizer sur AstraZeneca est en soi une menace potentielle pour la recherche scientifique au Royaume-Uni à moins que le groupe pharmaceutique américain ne fournisse des garanties plus solides sur l’emploi et l’investissement, a estimé jeudi un parlementaire britannique. AstraZeneca, le deuxième laboratoire pharmaceutique britannique, rejette l’offre de 106 milliards de dollars (plus de 77 milliards d’euros) de Pfizer et craint que le laboratoire américain ne sacrifie la recherche pour réaliser des économies. Mais AstraZeneca a également dit qu’il serait dans l’obligation d’étudier une offre à bon prix et Pfizer a déclaré de son côté qu’il pourrait améliorer la sienne. A l’issue de deux journées d’auditions parlementaires, le directeur général de Pfizer Ian Read a défendu son projet sur cinq ans prévoyant d’achever un nouveau centre de recherche d’AstraZeneca à Cambridge, de conserver le site de Macclesfield, dans le nord-ouest de l’Angleterre, et de localiser 20% de ses effectifs de recherche en Grande-Bretagne si son OPA aboutit. Mais il a ajouté que les dépenses de recherche-développement (R&D) de la nouvelle entité seraient sans doute inférieures à celles des deux laboratoires combinés et s’est refusé à avancer le moindre chiffre sur les pertes d’emplois qui pourraient résulter de la fusion. Andrew Miller, le président de la commission des Sciences du parlement britannique, qui avait interrogé les patrons des deux groupes pharmaceutiques mercredi, a dit qu’il n’était ni satisfait des engagements de Pfizer ni persuadé que l’Etat ait la capacité de les faire respecter. « L’enjeu national lié à la proposition de Pfizer est exceptionnellement élevé et toute menace envers la capacité de recherche d’AstraZeneca doit être considérée, dans une certaine mesure, comme une menace envers la recherche britannique », a-t-il dit, dans un courrier adressé au secrétaire d’Etat chargé des Universités et de la Science David Willetts. « Que l’Etat soit capable ou pas d’obliger Pfizer à tenir ses engagements – et pour nous rien n’est moins sûr – il nous faut des garanties à plus long terme avant de croire aux promesses de Pfizer envers le Royaume-Uni ». Ainsi, pour Andrew Miller, un engagement pris à cinq ans n’a guère de valeur dans une industrie qui « mesure les progrès en décennies plutôt qu’en années ».

PIB : une manipulation statistique pour doper la croissance

PIB : une manipulation statistique pour doper la croissance

 

Après de longues années de discussions, les économistes de tous les pays se sont mis d’accord pour faire évoluer la comptabilité nationale. Une changement qui répond au doux nom de Système européen de compte 2010 (SEC 2010). Et celui-ci entre en vigueur jeudi matin, lors de la présentation par l’Insee des chiffres du PIB (produit intérieur brut) au premier trimestre. Le premier changement concerne la prise en compte des dépenses de recherche et développement (R&D). Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces dernières étaient considérées comme des consommations intermédiaires, rentrant dans la fabrication des biens et services produits, mais ne participant pas directement à la formation du PIB. C’est fini. Les dépenses de R&D seront désormais comptabilisées comme des investissements, qui rentrent eux, dans le calcul du PIB. « Il en résultera une révision substantielle à la hausse du niveau du PIB », explique l’Insee. En revanche, « l’évolution dans le temps du PIB, c’est-à-dire la croissance, et le diagnostic sur la conjoncture actuelle, eux, ne changeront pas », souligne un statisticien. Autre évolution, les achats de bases de données et d’équipements militaires vont aussi être considérés comme des investissements. En ce qui concerne les administrations publiques, les crédits d’impôts seront comptabilisés comme des dépenses pour l’Etat alors qu’auparavant, ils étaient considérés comme un manque à gagner. « Ce nouveau traitement relève les dépenses publiques et les recettes publiques », note l’Insee. Et le versement des soultes par des entreprises publiques à l’Etat sera désormais étalé dans le temps. Des changements, anecdotiques, vont aussi affecter les sociétés financières mais n’auront qu’un faible impact.

Au lycée, « ce que soulève la jupe » : une opération douteuse

Au lycée, « ce que soulève la jupe » : une opération douteuse  

Lutter contre le sexisme est indispensable mais reste la forme et pas sûr que l’opération  «  ce que soulève la jupe » lancée dans l’académie de Nantes soit très pertinente et très heureuse. Les groupes locaux de Loire-Atlantique liés au mouvement anti-mariage pour tous dénoncent une opération, « Ce que soulève la jupe », lancée par l’académie de Nantes. Vendredi, les garçons de certains lycées sont invités entre autres à se rendre en jupe dans leur établissement, pour lutter contre le sexisme. La polémique, lancée par des mouvements qui dénoncent la supposée « théorie du genre », a atteint le gouvernement, qui dénonce une fausse information. La polémique s’est propagée en un rien de temps ce mercredi sur les réseaux sociaux. A l’origine, cette journée présentée par l’académie de Nantes : « Ce que soulève la jupe ». Vendredi, le conseil académique de la vie lycéenne, qui a lancé l’opération, propose d’ »inviter filles et garçons, élèves et adultes, le temps d’une journée événement, à porter une jupe ou un autocollant ‘je lutte contre le sexisme‘ ». Le communiqué est publié sur le site de l’académie. Le but ? Échanger sur les discriminations sexistes le temps d’une journée. Seuls 27 des 220 lycées de l’académie proposent cette opération. Mais, très vite, les mouvements proches de la Manif pour tous y ont vu un exemple caractérisé de ce qu’ils nomment la « théorie du genre ».

Bruxelles veut couler définitivement la SNCM

Bruxelles veut couler définitivement la SNCM

 

Il est clair que la SNCM, victimessurtout du corporatisme et du « particularisme » local  n’a jamais été un modèle de gestion, loin s’en faut mais de là à vouloir lui faire rembourser des aides publiques il y a un pas qui conduit tout droit à la faillite. Encore une fois la SNCM n’est pas sans reproche et depuis longtemps. Avant les élections le gouvernement avait même promis une nouvelle aide financière. Passées les élections, l’Etat semble oublier ses promesses. Adieu donc le plan de redressement. La Commission européenne a rappelé, ce mercredi 14 mai, que la France avait l’obligation de recouvrer quelque 440 millions d’euros d’aides publiques illégales reçues par la SNCM. La compagnie maritime, en graves difficultés financières, « a reçu des aides illégales et incompatibles avec les règles européennes » en matière de concurrence, a rappelé au cours d’un point de presse Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. Il s’agit d’une part de sommes « indûment perçues dans le cadre de la délégation de services public 2007-2013″, qui étaient en réalité des subventions, et d’autre part « des aides reçues dans le cadre de la privatisation et de la restructuration de la SNCM », a rappelé Antoine Colombani. Par ailleurs, le norvégien Siem annonce renoncer à une reprise de la SNCM. « Nous nous sommes retirés et nous avons fait passer le message. C’est fini », a déclaré à l’AFP le directeur adjoint du conglomérat norvégien, Eystein Eriksrud. Mardi, Frédéric Cuvillier avait qualifié de « grave » la situation de la SNCM, dont le conseil de surveillance n’a pas reconduit le directoire présidé par Marc Dufour. Le plan de redressement était rejeté par le principal actionnaire, Transdev, et les syndicats ont crié à la trahison de l’Etat dont les trois représentants se sont abstenus. Frédéric Cuvillier avait alors expliqué que ce n’était pas la question des investissements ni du renouvellement des bateaux qui posait problème, mais la condamnation par Bruxelles à rembourser les 440 millions d’euros d’aides d’Etat. En novembre dernier, il avait affirmé que l’Etat ne demanderait pas le remboursement de ces aides, estimant que cela s’apparentait à « une condamnation à mort » pour la compagnie.

Retour de la taxe Nutella

Retour de la taxe Nutella

 

Déjà oubliée la fessée aux municipales, les parlementaires reprennent leur travail d’ingénierie fiscale (même s’il est vrai que la fiscalité sur les huiles ou le chocolat sont assez incohérentes). Les sénateurs Yves Daudigny et Catherine Deroche . Auteurs d’un rapport sur les taxes comportementales (vin, tabac…), veulent remettre à plat la fiscalité des huiles. Élaborée en 1967, elle pénalise l’huile d’olive (18 euros pour 100 kg), au bénéfice des huiles de colza, de pépins de raisin et de… palme (de 8 euros à 10 euros pour 100 kg). « La loi de santé publique élaborée par Marisol Touraine pourrait harmoniser ces différents taux, assure le sénateur PS Yves Daudigny,. Le texte sera dévoilé cet été. » Pour l’heure, ni les campagnes contre l’huile de palme, ni la tentative de créer une « taxe Nutella » ne sont venues à bout des aficionados du chocolat au goût de noisette. Selon Nielsen, les ventes de Nutella ont augmenté de 2% par rapport à l’année dernière. Une belle performance sur un marché de l’alimentaire sans vigueur. Le groupe italien Ferrero mettra les petits pots dans les grands pour fêter, le 18 mai, à Sceaux, près de Paris, les 50 ans de la marque inventée en Italie par le patriarche Pietro Ferrero. Un coup de génie auquel se sont ajoutés les Rocher, Kinder et autres Tic-Tac, qui ont hissé le champion transalpin au 4e rang mondial de la confiserie (8 milliards d’euros de chiffre d’affaires). Le clan Ferrero, aussi riche que secret, régale 40 pays en Europe, Amérique latine et Asie. Il a récemment décliné une proposition d’acquisition du géant Nestlé. Une sorte de consécration.

La fiscalité devient insupportable (Valls)…ah Bon ?

La fiscalité devient insupportable (Valls)…ah Bon ?

 

Grande découverte de Valls sur le caractère insupportable de la fiscalité (+60 milliards depuis 2010), pourtant le pacte de responsabilité reste toujours aussi flou pour les entreprises et il n’est prévu qu’une enveloppe de 500 millions pour le geste fiscal pour les moins favorisés de l’IR. Le gouvernement aura au moins soigné sa communication, s’agissant du coup de pouce fiscal à venir pour les foyers imposables les plus modestes. Manuel Valls a ainsi indiqué, mardi 13 mai, que ce geste portant sur l’impôt sur le revenu pourrait « peut-être » exempter davantage que le nombre initialement annoncé de 650.000 ménages. Lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a défendu la nécessité « au nom même de la justice et au nom même du pouvoir d’achat, de réduire également les prélèvements obligatoires » en plus du plan d’économies du gouvernement. « Le taux de prélèvements obligatoires dans notre pays est devenu insupportable et la hausse de la fiscalité est devenue elle-même insupportable », a dit Manuel Valls, citant de nouveau les 30 milliards de hausses d’impôts entre 2010 et 2012 et les 30 milliards supplémentaires depuis 2012. Il a alors reçu des applaudissements nourris à droite. « Ce sont ces 60 milliards au cours de ses dernières années qui pèsent sur les entreprises et plus particulièrement désormais sur les ménages », a-t-il plaidé. Réduire les prélèvements, « nous devons le faire par une mesure qui soit simple et qui fasse sortir 650.000 foyers, peut-être plus, de l’impôt sur le revenu à l’automne prochain, ça sera la mesure qui sera discutée dans le projet de loi de finances rectificative », a-t-il ajouté, interrogé par le député UDI Charles de Courson (Marne). Cette mesure permettrait de compenser, au moins en partie, la hausse du nombre de contribuables soumis à l’impôt sur le revenu. Mais l’exécutif envisage de dépasser l’enveloppe de 500 millions d’euros initialement allouée à cette mesure, selon plusieurs responsables en charge des questions budgétaires. « 500 millions, c’est sûr puisque c’est dans le programme de stabilité et on verra si on va au-delà avec une ou plusieurs mesures », a ainsi déclaré ce mardi le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, évoquant de possibles « aménagements sur l’entrée dans la taxe d’habitation ». (Par parenthèse, ce qui ne le regarde pas lui mais les collectivités locales NDLR)

Ukraine : « La faute auusi aux désaccords entre les États membres », (Schulz)

Ukraine : « La faute auusi aux désaccords entre les États membres », (Schulz)

 

Confirmation que chaque Etat de l’UE joue en fonction de son propre intérêt dans l’affaire de l’Ukraine. Le candidat socialiste à la présidence de la Commission européenne estime en effet que l’Europe gagnerait en influence si elle parlait d’une même voix dans le dossier ukrainien. Épinglée pour son impuissance dans le règlement de la crise ukrainienne, l’Union européenne pâtit des « désaccords de ses États membres », estime Martin Schulz, le candidat du Parti socialiste européen à la présidence de la Commission européenne le 25 mai prochain. « L’Union européenne et Herman Von Rompuy (l’actuel président du Conseil européen, Ndlr) représentent les 28 États membres. La force de l’Europe dépend de l’unité de ses chefs de gouvernement. Or, on observe une certaine différences entre les pays de l’UE », affirme le social-démocrate allemand, qui souhaite mettre les pays devant « leurs responsabilités », regrettant les positions contradictoires des « Anglais contre le gel des avoirs russes », des « Allemands sur le gaz » et des « Français sur les navires ». À l’inverse, Jean-Claude Juncker ne considère pas que l’Union européenne soit « impuissante ». « Nous avons décidé de réagir. Nous ne souhaitons pas faire la guerre mais nous appliquerons les sanctions qui seront d’un niveau supérieur si Poutine ne change pas d’attitude », a-t-il indiqué.

Crash Rio-Paris : « la faute à l’équipage »(experts) …ben voyons !

Crash Rio-Paris : « la faute à l’équipage »(experts) …ben voyons !  

Comme d’habitude pas question de trop mettre en cause l’industrie Airbus, du coup on tape sur léquipage.une habitude lors des crashs. L’accident du vol Rio-Paris d’Air France « aurait pu être évité« , selon les conclusions d’un rapport de contre-expertise dont l’AFP a pris connaissance ce mardi. La catastrophe, qui a coûté la vie à 228 personnes, est due à « une réaction inappropriée de l’équipage après la perte momentanée des indications de vitesse». Les experts affirment que les simulations « ont clairement établi la prédominance des facteurs humains dans les causes de l’accident et dans les facteurs contributifs« , poursuivant, « nous avons aussi déterminé que l’accident aurait pu être évité, et ceci par quelques actions appropriées de l’équipage« . Me Yassine Bouzrou, un des avocats des proches des victimes juge ce rapport « plein de contradictions et d’imprécisions« . « Les experts se contentent de blâmer les pilotes tout en éludant la question centrale des défaillances techniques« . Dans cette contre-expertise, ordonnée par la justice en 2013, les auteurs font une liste de 14 facteurs par ordre d’importance. « L’absence d’analyse structurée de la panne présente« , tout d’abord, « la non compréhension de la situation » et « la répartition des tâches dans le cockpit qui n’a pas été appliquée de manière rigoureuse ».  Les experts mettent également en cause Air France. Il y a eu, selon eux, une « absence de directives claires de la part d’Air France malgré plusieurs cas analogues faisant suite à des givrages des sondes Pitot et donc un retour d’expérience insuffisant ». Ils estiment également que les pilotes n’étaient pas suffisamment formés « dans l’application de la procédure IAS douteuses« , requise lors du givrage des sondes et sur le comportement de l’avion lors de la perte des indications de vitesse.

 

Réforme territoriale : la grande magouille

Réforme territoriale : la grande magouille

 

Hollande a voulu doubler Valls en avançant la réforme territoriale caractérisée par le regroupement des régions et la suppression des départements. Un problème toutefois, il faudrait un referendum mais Hollande n’en veut pas car ce serait un vote contre assuré. Pourtant les français sont pour à près de 70%. C’est une reforme indispensable pour supprimer la bureaucratie locale qui plombe la fiscalité. Une autre solution (qui pourrait d’ailleurs être rejetée par le conseil constitutionnel) consisterait à obtenir les 3/5 ème du parlement. Ce qui est impossible en l’état du rapport des forces politiques. Hollande voudrait surtout en profiter pour opérer un tripatouillage qui éviterait au PS de perdre trop de régions. Il pense auusi que cette réforme donnerait une légitimité au report des élections qui s’annoncent très mauvaises pour la gauche. Il espère que la croissance sera un peu plus dynamique en 2016, date qu’il souhaite pour ces élections locales. En fait il est probable que cette réforme territoriale ne voit pas le jour tant qu’on ne se résoudra pas à faire un referendum. Peu de partis politiques y sont favorables.

Ukraine : nouveau rattachement à la Russie

Ukraine : nouveau rattachement à la Russie

Au lendemain d’un référendum très contesté sur l’autonomie de la « République », les séparatistes viennent de demander son rattachement à la Russie - dans la plus grande confusion.  lundi 12 mai, le chef des rebelles pro-russes Denis Pouchiline a d’abord tenu une conférence de presse, dans laquelle il ne faisait aucune mention de la Russie. « C’est notre droit maintenant de décider si nous allons ouvrir des discussions avec d’autres pays pour devenir peut-être une fédération, ou une confédération », a-t-il déclaré, énigmatiquement. Quelques minutes plus tard, il décide de tenir une deuxième conférence de presse dans laquelle il demande « à la Fédération russe d’envisager l’absorption de la République populaire de Donetsk au sein de la Fédération russe ». Des va-et-vient qui donnent l’impression que les leaders de cette république autoproclamée naviguent à vue, sans réelle stratégie. Pour l’instant, ni Kiev ni Moscou n’ont réagi à cette annonce, mais le souvenir de l’annexion de la Crimée par la Russie est dans tous les esprits. En mars dernier, la Russie a ratifié le rattachement de la péninsule ukrainienne après un référendum contesté par Kiev et la communauté internationale et entaché d‘irrégularités. Comme les séparatistes de Crimée, Denis Pouchiline prétend s’appuyer sur « la volonté populaire et le rétablissement d’une justice historique ». Le référendum qui a eu lieu ce dimanche 11 mai à Donetsk, un plébiscite pour l’autodétermination avec 89% de « oui » selon les séparatistes, a été lui aussi entaché de fraudes. Et lui aussi a été rejeté par la communauté internationale. Les condamnations n’ont pas empêché l’absorption de la Crimée par la Russie, deux mois auparavant.

 

Disparition de la place financière parisienne à horizon 2020?

Disparition de la place financière parisienne à horizon 2020?

Selon l’économiste Marc Fiorentino, la Bourse de Paris n’existera plus en 2020. Sans être aussi alarmiste, Henri de Castries rappelle que « le secteur financier est probablement le premier employeur de la région parisienne. Les institutions financières françaises sont celles d’Europe qui ont le mieux traversé la crise de 2008, quand Londres était à la dérive, Berlin en difficulté, Madrid et Rome à la cave. La plupart des banques et assureurs français étaient dans une situation convenable. On a désigné le secteur financier à la vindicte publique, ce qui a eu des conséquences assez négatives. A partir de 2010, les charges sur ce secteur ont été augmentées » regrette-t-il. « Je voudrais qu’on se demande si la finance c’est l’ennemi, ou si c’est un pôle de création d’emplois et de compétitivité ».  « Il y a une prise de conscience de ce que l’excès de dépense publique est un cancer pour le pays. Elle étouffe la croissance, l’initiative, l’emploi. Le Premier ministre a annoncé un calendrier. Il me semble qu’il commence à y avoir une inflexion relativement sérieuse », a-t-il estimé.  « Il a raison. Sans esprit de polémique, il faut faire face à la réalité. Dans un pays ou 25% des jeunes sont au chômage, plus de la moitié des jeunes sortis sans diplôme du système scolaire sont toujours sans emploi trois ou quatre ans plus tard, on ne peut pas se payer le luxe du dogmatisme ou des réactions instinctives », tranche Henri de Castries. « La politique du mieux-disant partout n’existe plus dans une économie ouverte dans laquelle le capital, la technologie et les talents sont parfaitement mobiles. Si on veut les attirer, il faut se rendre attirant, donc il faut au moins se mettre dans la norme de nos voisins ».  « Le risque est celui de la déflation, que doit surveiller la BCE. Les critiques sur le niveau de l’euro sont souvent le déguisement des partisans de la très vieille école de la dévaluation, qui permet de résoudre toutes les lâchetés et toutes les faiblesses, et qui conduisent à refuser de réformer le pays de l’intérieur », explique Henri de Castries. « Laisser dévaluer la monnaie, ce serait un appauvrissement plus ou moins dissimulé à une partie de la population, une réduction de la richesse naturelle. Je ne suis pas un apôtre de l’euro faible. La monnaie commune a apporté beaucoup de stabilité économique européenne depuis 10 ou 15 ans. Mais ces avantages nécessitaient de la discipline, qui n’a pas toujours été mise en œuvre. Or elle est inéluctable ». Aux exportateurs qui se plaignent, il répond que « quand vous fabriquez un objet de qualité, que vous pouvez vendre avec de fortes marges à l’extérieur, vous ne vous plaignez pas d’avoir une bonne monnaie ».

 

La « loi Florange » version très allégée et vidée de son contenu à l’assemblée

La « loi Florange » version très allégée et vidée de son contenu  à l’assemblée

 

Florange résume la politique d’Hollande : on promet et on fait autre chose  La fameuse loi Florange promise par Hollande est en fait vidée de son contenu. On devaiat emp^cher la fermeture dusines, voire les ntionaliser, on se cntenter d’imoser une recherche d’axquéruer ( en faiat une psudo contrainte). Le projet de loi sur l’Economie sociale et solidaire, soutenu par Benoît Hamon quand il était ministre délégué de l’Economie sociale, est examiné en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale les 13, 14 et 15 mai.  Ce texte vise à revoir les modes d’entreprendre, en accordant une place centrale aux projets à nature sociale plutôt qu’à ceux privilégiant la simple recherche du profit. Il s’agit aussi de privilégier le réinvestissement des bénéfices et de privilégier la gouvernance démocratique. Les entreprises appliquant ces principes bénéficieront d’un accès plus facile aux financements.  La nouvelle Banque publique d’investissement va ainsi leur consacrer une enveloppe de 500 millions d’euros pour soutenir leur développement. Le gouvernement espère à terme la création de 100.000 emplois dans la sphère de l’économie sociale.  Mais ce texte contient aussi une partie destinée à faciliter la reprise d’entreprises rentables. Ce principe avait était encadré par la loi dite « Florange », en raison de la promesse de campagne faite par François Hollande lors d’une visite sur le site du sidérurgiste Arcelor Mittal. Mais il reste bien peu des ambitions originales du texte, censuré en mars dernier par le Conseil constitutionnel, saisi par l’UMP qui estimait qu’ils portaient atteinte au droit de propriété et à la liberté d’entreprise.  Dans cette nouvelle version examinée par les députés, le principe initial d’obliger tout entrepreneur à rechercher un repreneur s’il souhaite fermer l’un de ses sites rentables demeure. Sur une initiative de François Brottes, le président PS de la commission des Affaires économiques, le respect de ce principe est une condition de l’homologation du plan de sauvegarde de l’emploi par l’administration. Il est également prévu que l’administration puisse demander le versement d’aides versées dans les deux années précédentes si un site venait à fermer alors d’un repreneur était sur les rangs. Mais les dispositions prévoyant une pénalité en cas de non-respect de l’obligation de recherche d’un repreneur ont dû être retirées par le gouvernement. Initialement, les dirigeants d’entreprises de plus de 1.000 salariés étaient obligés de chercher un repreneur pendant trois mois, à un site qu’ils souhaitent fermer. Faute de quoi, ils auraient dû verser une pénalité pouvant atteindre 20 smic mensuels (28.000 euros) par emploi supprimé, dans la limite de 2% de son chiffre d’affaires.

 

La Cour des comptes critique Areva et Lauvergeon

La Cour des comptes critique Areva et Lauvergeon

 

Tout y passe, de la stratégie générale d’Areva qualifiée de « fuite en avant » à la rémunération des dirigeants, en passant par la commercialisation du réacteur EPR et l’affaire Uramin -objet d’une enquête préliminaire. « Un certain nombre de difficultés du groupe (…) dans la période antérieure à 2012, proviennent avant tout de la forte personnalité de la présidente du directoire », lit-on dans un des extraits publiés par Les Echos. Deux ans après son départ d’Areva en 2011, Anne Lauvergeon s’est vue confier en 2013 par le gouvernement la présidence de la commission « Innovation 2030″, chargée de repérer et aider les champions industriels de la France de demain. En avril 2014, elle est devenue présidente du conseil d’administration de SIGFOX, PME de 60 personnes spécialisée dans les infrastructures pour les objets connectés. Elle occupe aussi des postes d’administratrice dans plusieurs sociétés. Interrogé, Areva, dont l’Etat français détient directement ou indirectement près de 87% du capital, n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat. La Cour des comptes ne se borne pas à la période Lauvergeon mais s’étend aussi à l’organisation actuelle de sa gouvernance, jugée responsable de choix aujourd’hui critiqués. « Dans le schéma actuel de gouvernance, le directoire a pu prendre seul la décision de signer le contrat de l’EPR finlandais OL3, source d’une perte de plus de trois milliards d’euros pour Areva », lit-on dans le document. La Cour estime à ce propos qu’ »on ne peut plus croire » à une livraison du réacteur en 2014, comme Areva le promet toujours publiquement après plusieurs reports. C’est avant 2012 que la transformation en société à conseil d’administration « aurait été la plus utile », ajoute la Cour, qui juge cependant le sujet toujours d’actualité.

Ukraine : Poutine, après la Crimée, annexe d’autres régions

Ukraine : Poutine, après la Crimée, annexe d’autres régions

 

En termes à a peine diplomatiques, Poutine se prononce pour l’annexion d’autres régions. Sans surprise, les référendums organisés dimanche dans les régions de Donetsk et Louhansk se sont achevés avec une victoire des séparatistes. Moscou a aussitôt appelé à respecter « l’expression de la volonté des populations des régions de Donetsk et Lougansk ». En espérant que sa mise en pratique, autrement dit l’indépendance de ces régions, « se fera de manière civilisée, sans aucune récidive de violence, par le dialogue entre les représentants de Kiev, Donetsk et Lougansk. » « Soutenez-vous la proclamation d’autodétermination de la République populaire de Donetsk ? » C’est la question qui était posée ce dimanche aux électeurs dans la région de Donetsk. Un scrutin qui s’est achevé avec 89% de « oui » dans la région de Donetsk selon les chiffres officiels publiés ce dimanche soir à l’issue d’un vote sans le moindre contrôle. Et ce lundi matin l’agence de presse Ria a annoncé que dans la région de Louhansk, le « oui » l’avait emporté avec 96,2% des voix. D’après cette agence, les autorités locales vont demander aux Nations unies de reconnaître leur indépendance. Le Kremlin a aussitôt réagi en affirmant son respect « de la volonté du peuple », et en appelant à une « mise en œuvre pratique de l’issue de ce référendum d’une manière civilisée, sans répétition de violences et par le dialogue entre les représentants de Kiev, Donetsk et Lougansk ». Les autorités ukrainiennes et les grandes puissances occidentales craignent que ne se reproduise un scénario similaire à celui qui a conduit au rattachement de la Crimée à la Russie en mars, après un référendum similaire. Le président ukrainien a aussitôt dénoncé ce référendum comme une « farce ». Il avait employé les mêmes mots à propos du scrutin sur la Crimée. Une péninsule désormais sous l’autorité de la Russie.

Ukraine : la France et l’Allemagne surtout de bonnes paroles

Ukraine : la France et l’Allemagne surtout de bonnes paroles

 

La France et l’Allemagne se sont surtout contentées de bonnes paroles pour condamner la situation en Ukraine. Pas étonnant quand on sait que nombre de grands groupes français et allemands ont des intérêts économiques manifestes en Russie. Alors que le risque d’une division de l’Ukraine n’a jamais été aussi visible, le président français et la chancelière allemande se sont contentés d’hausser un peu le ton. Plaidant pour une résolution politique à la crise qui embrase la région depuis le rattachement en mars dernier de la Crimée à la Russie, dénoncé comme une annexion par Kiev. Dans une déclaration commune adoptée lors de la visite informelle de François Hollande dans le fief électoral d’Angela Merkel, les deux dirigeants européens ont prévenu Moscou qu’ils tireraient les « conséquences appropriées » d’un échec des élections présidentielles anticipées prévues le 25 mai en Ukraine. L’importance de ce scrutin est jugée « capitale » par Paris et Berlin, alors que les séparatistes pro-russes préparent, eux, le referendum d’auto-détermination prévu demain dans plusieurs villes de l’est du pays. Des référendums qualifiés d’ »illégaux » par le couple franco-allemand et « qui n’ont aucune portée », a dit François Hollande dans une déclaration à la presse. « Nous avons des relations avec Vladimir Poutine et nous les utilisons afin qu’il puisse bien prendre en considération l’enjeu de ces prochaines semaines en Ukraine », a par ailleurs déclaré le président français. Dans ce contexte de grande tension, renforcé par la démonstration de force vendredi du président russe qui avait fait le déplacement en Crimée, un affront pour Kiev, le couple franco-allemand appelle à la désescalade. D’une même voix, François Hollande et Angela Merkel demande une réduction « visible » des forces russes à la frontière ukrainienne. Mais ils invitent aussi les forces de sécurité ukrainiennes à « s’abstenir de conduire des actions offensives avant les élections ». « L’usage légitime de la force pour protéger les personnes et les infrastructures doit être proportionné », ont-ils estimé dans un texte diffusé à Stralsund à l’issue de leur rencontre.

Sondage : les français contre la grande braderie des entreprises françaises

Sondage : les français contre la grande braderie des entreprises françaises

 

C’est la grande braderie des entreprisse françaises, pourtant les français sont contre, mais les politiques se taisent ou font semblant d’agir ; une raison supplémentaire au discrédit des partis et des institutions. L’acquisition d’entreprises françaises par des groupes étrangers est en effet mal perçue par 71% des Français, selon un sondage IFOP pour Ouest France Dimanche, car elle est le signe de la mauvaise forme de l’économie nationale. Selon cette enquête réalisée début mai au moment où l’essentiel de l’activité d’Alstom est convoité par l’américain General Electric et l’allemand Siemens, 71% des personnes interrogées estiment qu’un tel rachat montre que « les entreprises françaises ne disposent pas d’assez de ressources financières pour se développer et que notre pays est en déclin ». Au contraire, 16% des Français perçoivent une transaction de ce type comme « une bonne chose, car cela signifie que les entreprises françaises sont de qualité et que la France est économiquement attractive ». Les opinions les plus négatives face à ces offres de rachat se trouvent parmi les sympathisants du FN (84%), du Front de gauche (75%) de l’UMP (72%) et au PS (62%). Elles sont aussi supérieures à la moyenne chez les ouvriers (73%), mais inférieures parmi les cadres supérieurs (68%) et les professions intermédiaires (66%).

Sondage départements : les Français pour la suppression … mais quand ?

Sondage  départements : les Français pour la suppression  … mais quand ?

Les Français sont favorables à la suppression des départements reste cependant à la mettre en œuvre puisqu’il faudra soit les 2/3 du parlement pour la voter, voire un referendum qui pourrait se traduire par une vote anti Hollande ; autant dire que cette réforme n’est malheureusement  pas pour demain. Les Français approuvent, selon un sondage Ifop/JDD, les projets de François Hollande et Manuel Valls de supprimer les départements et fusionner les régions. Une fois n’est pas coutume, cette réforme difficile reçoit l’approbation de la gauche et de la droite.  Voilà une réforme qui ne devrait pas faire descendre les Français dans la rue. François Hollande et Manuel Valls peuvent enterrer les conseils généraux. Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, 55% des Français approuvent ce choix. Le pôle d’opposition n’est pas négligeable puisqu’ils sont 44% à dire non. Cette réforme a une petite chance d’échapper à la polémique politique puisqu’elle est soutenue par 61% des sympathisants socialistes et 52% des UMP. Outre le faible clivage politique, la réforme est aussi acceptée par les habitants des communes rurales (54%) et bien sûr massivement par ceux de la région parisienne (63%). Il faut dire que le président du conseil général n’est pas une fonction bien identifiée par les Français. 61% des personnes interrogées par l’Ifop ne connaissent pas le nom du patron de leur département. Preuve qu’il ne s’agit pas d’une fonction de proximité comme le maire. Cette proportion de 61% est même en hausse par rapport à l’enquête précédente en 2008. Plus surprenant, les Français connaissent en revanche les compétences du conseil général. Sans doute le résultat de trente années d’application des lois sur la décentralisation initiées par Gaston Deferre au début du premier septennat de François Mitterrand.

 

Immobilier : éclatement de la bulle ?

Immobilier : éclatement de la bulle ?

Avec 65% de leur patrimoine investi dans l’immobilier, les Français peuvent être qualifiés de véritables amoureux de la pierre, bien plus que les Allemands (57%), ou les Américains (27%). On comprend pourquoi évoquer une bulle dans ce secteur reste un sujet tabou. La progression des prix atteint +7.3% par an depuis 1965, +9.4% par an entre 1998 et 2008 et même +15.2% par an entre 2009 et 2011… engendrant au total une multiplication des prix par 26 en une cinquantaine d’années ! Un facteur structurel détermine le prix des logements sur long terme : l’évolution du revenu disponible des ménages. Si l’on constate une parfaite corrélation entre le revenu et les prix de l’immobilier entre 1960 et la fin des années 90, celle-ci se rompt brutalement à partir du début des années 2000. Comment expliquer une telle envolée avec une progression de plus de 87% des prix par rapport au revenu des ménages depuis le point bas de 1998 ? La solvabilisation des ménages par les banques. Elle permet d’expliquer la plus grande partie du mouvement. L’hyperliquidité générée par les banques centrales a provoqué une baisse massive des taux d’intérêt, qui s’est déversée sur l’immobilier partout dans le monde. L’allongement de la durée des prêts a redonné un pouvoir d’achat considérable à des couches supplémentaires de la population. Une part de la hausse de l’indice des prix s’explique aussi par le statut de valeur refuge de la pierre qui s’est vu renforcé au cours des 15 dernières années après le double effondrement des marchés actions en 2000 puis en 2008. Pour finir, les mesures procycliques des différents gouvernements, au travers d’incitations fiscales, ont fait le reste. Sur la hausse de +161% des prix de l’immobilier en France depuis 1998 (+278% à Paris), la baisse des taux d’intérêt explique 42% de la capacité supplémentaire d’emprunt, l’allongement de la durée des prêts 45% et la hausse du revenu des ménages 35% (soit au total 122%). Le solde inexpliqué (39%) correspond aux incitations fiscales mais surtout à la spéculation entretenue pour l’essentiel par les seconds accédants. Le revenu moyen d’un acquéreur en France est de 4.500 euros (8.500 euros à Paris) alors que la médiane des revenus est de 1.712 euros (3.400 euros pour les 10% des revenus les plus élevés). On voit bien dans quelle impasse se trouve l’immobilier car même les plus favorisés n’ont plus les moyens de devenir propriétaire avec un ratio entre 5 et 6 fois le revenu des ménages et plus de 12 fois pour Paris. Tous les facteurs qui ont conduit à cette hausse des prix sont maintenant derrière nous. De plus, la démographie va jouer défavorablement avec le papy-boom. Si l’on confronte la cohorte d’acheteurs potentiels (les 20-59 ans) avec celle des vendeurs potentiels (les plus de 60 ans), on constate que le rapport de force s’inverse désormais brutalement dès 2005 : l’augmentation du nombre des plus de 60 ans est en moyenne de 250.000 personnes de plus que celle des 20-59 ans tous les ans durant les 25 prochaines années provoquant une pression très forte à la vente sur les prix. Qu’en est-il de l’offre, souvent mentionnée comme cause expliquant l’envolée des prix de l’immobilier depuis 1998 ? Entre 1950 et 1990, la construction de nouveaux logements a largement dépassé l’évolution du nombre de ménages. Depuis 1990, le nombre de constructions évolue désormais à peu près en ligne avec la croissance du nombre de ménages, le différentiel étant de quelques dizaines de milliers de logements (en excès ou en déficit selon les années), soit un très faible pourcentage du parc total de 33 millions de logements en 2011. Ce qui en aucun cas ne pourrait justifier la bulle actuelle. En conséquence, si la correction devrait être moins brutale qu’aux Etats-Unis ou en Espagne du fait de la forte solvabilité des ménages français, cela ne jouera pas sur son ampleur mais sur la durée de la consolidation. Un simple retour à la moyenne du ratio prix sur revenu signifierait une chute des prix d’environ -35% (soit -4.2% par an pendant 10 ans) avec une hypothèse de progression des revenus raisonnable de +1% par an.

 

Optique: prise en charge limitée à 450 euros pour arrêter la gabegie française

Optique: prise en charge limitée à 450 euros pour arrêter la gabegie française

 

Le plus souvent les verres qui viennent de Chine ne coûtent que quelques euros, ce sont les montures et »les services » qui font monter les prix. En réalité, on a rarement connu un tel développement des boutiques d’optique au rendement financier particulièrement juteux ; Dans une dernière étude, l’association de consommateurs UFC Que Choisir dénonce le prix des lunettes et les marges des opticiens. Selon l’UFC, les consommateurs français ont le budget lunettes le plus lourd d’Europe : 50% plus élevé que la moyenne. L’étude de l’UFC Que choisir (Distribution de l’optique : Examen à la loupe d’un marché juteux), est accablante pour les opticiens. L’association souligne tout d’abord l’inadéquation de la taille du réseau par rapport aux besoins de la population. « Chaque magasin ne vend ainsi que 2,8 paires de lunettes par jour ouvré en moyenne, sur lesquelles l’ensemble des coûts fixes du magasin sont répercutés », analyse l’étude. Et c’est le consommateur qui trinque. Face à l’opacité tarifaire, celui-ci ne peut que très rarement faire jouer la concurrence. Et se retrouve à payer sa paire de lunettes « 3,3 fois son prix d’achat ». L’opticien dégage donc « une marge brute de 275 euros » sur chaque paire « soit un taux de marge de 233% », qui « atteint même 317% » en moyenne sur les verres. Le gouvernement ajuste donc sa stratégie pour faire baisser les prix des lunettes. Il maintient son projet de plafonner la prise en charge des remboursements par les complémentaires santé (mutuelles, assurances et institutions de prévoyance) pour inciter les professionnels de l’optique à ajuster leurs tarifs, mais en lâchant un peu de lest. Ainsi, le remboursement d’une paire de lunettes à verre simple serait fixé dès 2015 à 450 euros tous les deux ans. En revanche, l’idée d’abaisser ce plafond à 300 euros en 2018 serait abandonnée, selon les Echos de ce 9 mai. Ce revirement s’explique par la pression exercée par la filière optique française, qui de la fabrication à la distribution, représente 100.000 emplois en France. Les professionnels jugent que les plafonds envisagés par le gouvernement sont trop bas pour maintenir la production en France. Face à ce chantage à l’emploi, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a ainsi expliqué, le 7 mai devant l’Assemblée nationale, être « particulièrement attentif à ce secteur », et cherchait des « points d’équilibre » afin de « répartir l’effort justement » entre le producteur et le distributeur. Actuellement, le marché de l’optique s’élève à 5,5 milliards d’euros, dont 3 milliards remboursés par les mutuelles. Un décret doit être publié prochainement pour fixer ces montants maximum du remboursement plafonds doivent s’appliquer aux seuls contrats « responsables » des complémentaires, qui représentent environ 90% des contrats.

La Communication de Hollande’ : « il n’a fait que botter en touche » (Le Foll)

La Communication de Hollande’ : « il n’a fait que botter en touche » (Le Foll)

 

C’est le nouveau porte parole du gouvernement qui le dit : «  Hollande n’a faiat que botter en touche ». Problème, il continue auusi bien avec Alstom, le chômage, ou encore l’Europe. Stéphane Le Foll n’est pas tendre avec François Hollande. Dans une interview accordée à L’Opinion), vendredi 9 mai, le nouveau porte-parole du gouvernement tente d’expliquer la chute de popularité du président. Le ministre de l’Agriculture se repasse ces temps-ci les prestations télévisées de son ami François hollande. A propos de l’interview du 14 juillet 2012, où François Hollande fut interrogé par Claire Chazal et Laurent Delahousse depuis l’hôtel de la Marine, Stéphane Le Foll déclare : « Ce jour-là, il n’a fait que botter en touche : la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay, le tweet de Valérie Trierweiler, etc. Il a donné l’impression de n’avoir aucun background sur les dossiers ». Stéphane Le Foll est un fidèle du président. Pendant onze ans, il était le directeur de cabinet du premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande. Et en 2012, il était chargé de l’organisation de la campagne du candidat socialiste. Pour ce proche, l’entretien du 14 juillet correspond à la première faute de communication du président : « En revoyant les images, ça a fait tilt. François Hollande s’est fait « choper » sur tout ». L’effet de l’interview du 14 juillet s’est rapidement fait sentir dans les sondages. La cote de confiance du chef de l’Etat passe en quelques semaines de 57 à 36 % de bonnes opinions. « Gouverner, c’est une chose. Incarner, c’est ce qui lui manque encore », lâche ce proche du président, qui reste optimiste pour la suite du quinquennat.

 

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