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Présidentielle : Mélenchon , la candidature de trop ?

Présidentielle : Mélenchon  , la candidature de trop ?

 

Il se pourrait bien que la candidature de Mélenchon soit celle de trop. L’intéressé ne se remet pas de n’avoir pas été qualifié pour le second tour en 2017. Il nourrit dans l’espoir insensé d’y parvenir en 2022. Or s’il avait effectivement recueilli 19,6 % des voix en 2007 les sondages ne lui donnent qu’autour de 10 % l’échéance prochaine où les écologistes devraient faire une percée.

 

Il est clair que Mélenchon a attrapé la grosse tête lors des élections présidentielles de 2017. il ne sait d’ailleurs jamais remis de son espérance déçue d’être qualifié pour le second tour. Reconnaissons que son score était assez remarquable avec environ  20 %. Du cou,p Mélenchon en a tiré la conclusion qu’il pouvait étouffer toute la gauche et la traiter par le mépris. Il est vrai que cette gauche est plus que jamais éclatée et affaiblie mais on ne saurait résumer son existence à celle des marxistes classiques que représentent les insoumis. En retombant à 6,3 % des voix Mélenchon s’est réveillé avec la gueule de bois. Responsable en grande partie du succès aux élections présidentielles, il est tout autant responsable de la descente aux enfers lors des européennes il n’a obtenu qu’environ 6 %. Indiscutablement, Mélenchon ne manque pas de culture et c’est sans doute le meilleur  tribun l’époque mais il se comporte davantage en syndicaliste qu’en responsables politique. La contestation systématique et le radicalisme caractérisent sa ligne politique, une ligne révolutionnaire mais qui ne prend pas qui peut dans les milieux populaires même chez les gilets jaunes ou finalement c’est surtout le rassemblement national qui a ramassé la mise. L’autre contradiction de Mélenchon c’est de vouloir incarner le changement démocratique alors qu’il est dans la politique depuis quarantaine d’années. Dernière faiblesse et non la moindre sa propension à étouffer toute contestation au sein de son mouvement. Mélenchon est à la fois la force et la faiblesse des insoumis. Son talent oratoire lui a permis de faire émerger une sorte de nouveau parti communiste mais sa faiblesse cest d’ incarner  à lui seul un mouvement entièrement cadenassé par le leader

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Politique monétaire : La Fed encore plus accommodante

Politique monétaire : La Fed encore plus accommodante

Mercredi plusieurs membres de la Fed ont laissé entendre que la banque centrale pourrait être amenée à augmenter le volume de ses rachats d’obligations et à en prolonger la maturité. Le contraire de ce qu’avait récemment demandé Trump  gelant certaines liquidités et en demandant leur restitution au 13 heurts (une manœuvre de plus de l’intéressé pour compliquer la gestion de Biden). La banque centrale attendue a voulu clarifier la situation sur sa vraie stratégie.

En clair, la Fed s’apprête à développer une politique encore plus accommodante en accroissant le volume de liquidités nécessaires au soutien d’une économie qui aujourd’hui se porte bien mais qui pourrait bien être hypothéquée demain par l’ampleur exceptionnelle de la crise sanitaire (les États-Unis sont et de loin le pays le plus touché) et une situation de l’emploi qui se dégrade. Plusieurs membres du comité de politique monétaire de la Fed (Federal Open Market Committee, FOMC) ont dit s’attendre à ce que l’institut d’émission rallonge les maturités des obligations qu’elle rachète, indiquent les « minutes » de la réunion des 4 et 5 novembre.

Innovation sémantique. Hollande propose «Socialistes» à la place de parti socialiste

Innovation sémantique. Hollande propose «Socialistes» à la place de parti socialiste

 

On savait que François Hollande n’avait pas inventé la lune, qu’il ne laissera pas une grande trace dans l’histoire du pays et même du parti socialiste. En effet, il a largement contribué à l’écroulement du parti et à l’image des socialistes pouvoir.

 

On se souvient qu’il a même été empêché de se présenter en 2017 faute de crédibilité. Que son remplaçant comme socialiste, Benoît Hamon,  a seulement reçu 6 % des voix. Les sondages actuels prévoient de l’ordre de 3 % pour un éventuel candidat du parti socialiste.

 

Du coup, le secrétaire actuel de ce parti Olivier Faure  propose de supprimer le nom et de tout remettre en cause. En clair de liquider le parti socialiste.

 

Et pour sauver la boutique, François Hollande fait la proposition sémantique révolutionnaire en remplaçant « parti socialiste » par « socialistes ». François Hollande fait vraiment parti du patrimoine culturel politique français pour oser de telles banalités. Manquerait plus que Ségolène Royal mette son grain de sel et propose par exemple « socialistes d’avenir » !

 

Macron à la télé tous les mois

Macron à la télé tous les mois

 

Dans une France caractérisée par un système politique type monarchie républicaine Macron  a pris son rythme et vient chaque mois faire une conférence par ailleurs relativement suivie. En France, où tout se décide du sommet et par un seul homme, le centralisme étatique de type monarchique est installé. Le premier ministre, le gouvernement, le Parlement jouent les utilités et ne sont là a que pour approuver les orientations jupitériennes de Macon, les expliquer et les mettre en œuvre.

 

Forcément cette extrême centralisation du pouvoir qui s’assoit non seulement sur la constitution mais aussi sur les organisations et institutions intermédiaires portent son lot de décisions arbitraires qui dépendent de l’humeur de l’intéressé, de son rapport personnel à l’environnement socio-économique , de ses affinités voire d’un caractère qui fait peu de place à l’affect  comme l’indiquait son ancien mentor qui reconnaît n’avoir pas décelé la future posture de roi de Macon

 

Manuel Macron est devenu un homme que Jean-Pierre Jouyet ne reconnaît plus. Ce dernier reproche d’ailleurs les positions « droitières » et « ultralibérales » de son ancien protégé. « C’est vrai, il y a une blessure affective« , admet ainsi Jean-Pierre Jouyet, « je ne m’attendais pas du tout à ce que Macron rejette l’héritage de François Hollande, à ce qu’il tue à ce point son père en politique. » Ce même père politique à qui il avait présenté le jeune énarque en 2011. « J’ai plaidé auprès de Valls et de Hollande pour qu’on le nomme ministre de l’Économie. » Tout a changé lorsque Emmanuel Macron présente sa candidature à l’élection présidentielle. Le climat amical et chaleureux a rapidement été ébranlé par un vent glacial d’incompréhension et d’indifférence. « Derrière le fervent disciple, je n’avais pas vu pointer le nouveau roi« , écrit Jean-Pierre Jouyet dans son ouvrage.

Covid19 : Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

Covid19 : Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

La Commission européenne souhaite mettre en place des procédures d’urgence en cas de crise permettant de produire des versions génériques de médicaments dans les États de l’UE sans le consentement des détenteurs de brevets, selon un des documents.

Les licences dites obligatoires sont autorisées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en cas d’urgence, en dérogation aux réglementations normales, et cette procédure pourrait s’appliquer pendant la pandémie COVID-19.

Au début de la pandémie, des élus et des associations avaient demandé à l’UE d’utiliser cette dérogation de l’OMC pour avoir accès à certains vaccins et médicaments qui, pour la plupart, ont été développés en dehors de l’UE.

Assurance chômage : la réforme vidée de son sens par le conseil d’État

Assurance chômage : la réforme vidée de son sens par le conseil d’État

 

C’est en sorte une claque que vient de recevoir le gouvernement dont deux mesures majeures de la réforme de l’assurance chômage viennent d’être balayées par le conseil d’État. La principale mesure contestée concerne les conditions nouvelles de calcul de l’allocation chômage.

 

Le Conseil d’Etat estime que les nouvelles modalités de calcul de l’allocation risquent d’entraîner une différence de traitement disproportionnée entre les bénéficiaires, le salaire journalier de référence, qui sert de base à l’indemnisation, pouvant, selon la nouvelle formule, varier du simple au quadruple en fonction de la répartition des périodes d’emplois.

Le Conseil d’Etat considère par ailleurs que le dispositif de bonus-malus renvoie, pour certaines de ses modalités, à un arrêté là où il aurait fallu un renvoi à un décret.

Pour la ministre du Travail Elisabeth Borne, la réforme, qui doit entrer en vigueur au 1er avril 2021, est toujours d’actualité. Les discussions en cours avec les partenaires sociaux permettront, selon elle, de trouver des solutions conformes à la décision du Conseil d’Etat d’ici là.

Coronavirus France: tendance à la baisse

Coronavirus France: tendance à la baisse

381 nouveaux décès liés au COVID-19 en l’espace de 24 heures, soit 77 de moins que la veille, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires.

Depuis le début de l’épidémie, la France a recensé 2.170.097 cas de contaminations au COVID-19, un total qui situe à 16.282 la hausse quotidienne du nombre de cas officiellement comptabilisés.

Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au COVID-19 continue de reculer, à 29.972, soit 650 de moins que mardi. Celui des cas graves traités dans les services de réanimation s’établit à 4.148, 141 de moins que la veille.

Le bilan de l’épidémie en France s’établit désormais à 50.618 morts, dont 34.780 dans les hôpitaux et 15.838 dans les Ehpad et autres établissements médicosociaux.

« Une programmation de la recherche indigne « 

« Une programmation de la recherche indigne « 

Un collectif de plus de 4 600 chercheurs demande au chef de l’Etat, dans une tribune au « Monde », de recourir à l’article 10 alinéa 2 de la Constitution pour procéder à une nouvelle délibération de la loi, afin qu’un débat véritablement démocratique et un dialogue puissent se tenir.

Tribune. 

 

Inquiets pour l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche français, nous, membre de la communauté scientifique, jugeons le contenu comme les conditions de préparation et d’adoption du projet de loi de programmation de la recherche indignes de la réforme dont ont cruellement besoin l’enseignement et la recherche publics français.

Les mesures adoptées portent une grave atteinte aux principes républicains sur lesquels s’est construite l’université française et dégradent profondément les conditions de production, de diffusion et d’enseignement du savoir scientifique. Depuis des mois, nous dénonçons le projet de contractualisation accrue des recrutements via la création des « CDI de mission scientifique » et des « chaires de professeurs juniors », qui renforcera la situation de précarité dans laquelle se trouvent déjà les jeunes chercheuses et chercheurs, et de développement des financements par appels à projets, qui fragilisera les conditions matérielles de la recherche scientifique.

Sous-financement chronique

Nous avons également manifesté la plus grande incrédulité quant à la programmation budgétaire, insuffisante pour mettre un terme au sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et de la recherche français, et insincère, car dépendante des priorités politiques des prochains gouvernements.

A cela s’ajoute l’attaque frontale portée par deux amendements sénatoriaux de dernière minute conservés par la commission mixte paritaire (CMP) contre le statut national des enseignants-chercheurs et les franchises universitaires.

En contradiction avec les promesses de la ministre, le premier a supprimé, avec l’accord du gouvernement, l’exigence d’une qualification par le Conseil national des universités (CNU) des maîtresses et maîtres de conférences pour accéder au corps des professeurs des universités et permis, à titre expérimental, de recruter localement des maîtres de conférences non qualifiés par le CNU. Le statut national des enseignants-chercheurs, dont le CNU est aujourd’hui le garant, constitue pourtant un gage de leur indépendance, de la qualité et de l’unité du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, et un garde-fou contre le localisme et ses dérives.


Le second amendement, aggravé par la CMP, crée un délit d’entrave sanctionnant le fait de pénétrer dans l’université pour « troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement », qui fait peser une menace sur l’exercice des libertés fondamentales d’expression et de manifestation dans le cadre universitaire. Ces deux dispositions, sans rapport avec une loi de programmation budgétaire, sont graves sur le fond. Elles ont en outre été adoptées sans concertation ni débat parlementaire véritable par quelques sénateurs à une heure avancée de la nuit. L’Assemblée nationale elle-même s’est vu retirer toute possibilité de discuter de ces mesures et de proposer des amendements, le gouvernement n’ayant pas donné son accord.

 

Une projection de 3.000 patients en réanimation à la fin novembre (institut Pasteur)

Une projection de 3.000 patients en réanimation à la fin novembre (institut Pasteur)

Selon un document de l’institut Pasteur consulté par « Les Echos », le nombre de patients Covid en « hospitalisation réanimatoire » en métropole passerait sous la barre de 3.000 dès le 30 novembre, c’est-à-dire à la veille d’un probable assouplissement du confinement - Emmanuel Macron doit s’exprimer à ce sujet ce mardi à 20 heures.

Lundi, il y avait encore 4.438 malades du Covid en réanimation, le pic ayant été atteint le 16 novembre avec 4.903 lits occupés par ces patients. L’Institut Pasteur dessine une courbe en pente relativement douce, avec moins de 1.500 personnes en réanimation dans les hôpitaux dès le 14 décembre.

En fin de compte, les seuils prévus n’ont pas été franchis : ni les 9.000 lits de réanimation pour le Covid, qui correspondaient à une hypothèse sans confinement ni couvre-feu antérieur, ni les 6.000 lits, fondés sur l’hypothèse d’un confinement respecté mais moins efficace qu’au printemps . Prévoir une moindre efficacité était rationnel, puisqu’en novembre les écoles sont restées ouvertes et que de nombreux actifs ont continué à se rendre au travail. Néanmoins, on peut supposer que le port généralisé du masque, les gestes barrières et l’éducation sanitaire des Français ont fait la différence. Ainsi qu’un début d’effet d’immunité collective dans certaines régions.

Selon l’Institut Pasteur, et c’est une autre information majeure de ce document, près de 11 % des Français ont désormais été infectés par le Covid, avec des taux records en Ile-de-France (20,7 %), dans le Grand Est (14,6 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (13,6 %). Un petit pas vers l’immunité collective, donc, en attendant les vaccins.

Comment faire de la France un grand du numérique

Comment faire de la France un grand du numérique

 

Par Laurent Gerin, Président des opérations de CGI pour l’Europe de l’Ouest et du Sud qui explique ses espoirs pour faire de la France un grand du numérique dans le journal la Tribune

Qui aurait pu par exemple imaginer avant cette crise que des millions de salariés – un sur cinq précisément en France et plus de deux sur cinq en Ile-de-France – puissent être mis en télétravail du jour au lendemain, permettant ainsi aux entreprises de maintenir leur activité et préserver des milliers d’emplois ? Comment aurions-nous pu permettre aux consommateurs de s’approvisionner pendant le confinement avec les contraintes sanitaires que nous connaissons, sans le e-commerce ? Et comment les administrations et les services de l’Etat auraient-ils pu continuer de fonctionner, assurant ainsi la continuité de leur mission de service public et d’éducation sans la technologie ? La France vient de vivre le plus grand moment de transformation numérique de son histoire et les usages numériques développés pendant la période de confinement viennent, hélas, confirmer la supériorité de solutions extra-européennes.

C’est un fait, le numérique va être un facteur déterminant pour assurer le rebond de notre économie et permettre, ensuite, sa reconstruction. Pourtant, notre pays n’a pas encore pris toute la mesure de cette nouvelle donne. Certes, le numérique est désormais enseigné – un peu – à l’école. Certes, le secteur a obtenu un plan de relance de sept milliards d’euros, et nous nous en réjouissons. Certes, le monde entier nous envie nos licornes, start-up, et nos talents – entrepreneurs, chercheurs, développeurs – sont recrutés par les géants du numérique mondial, GAFAM en tête. Même si les progrès sont réels, il va nous falloir faire beaucoup plus pour inciter, éduquer, former. Inciter nos entrepreneurs, nos collectivités et nos concitoyens à croire dans le potentiel du numérique et investir massivement dans ce secteur. Éduquer nos jeunes, filles et garçons, et les intéresser aux métiers de cette filière. Former les exclus du marché du travail, tels que les chômeurs ou encore les travailleurs en situation de handicap, en privilégiant la reconversion vers les métiers du digital.

Pour soutenir une politique ambitieuse en matière d’innovation et de digitalisation, il sera aussi indispensable de déployer une politique de démystification, pour en finir avec le vieux paradigme d’une « informatique destructrice d’emplois » et enfin envisager le numérique comme un moteur de l’évolution des métiers. L’histoire du 19ème siècle et sa révolution industrielle nous l’a déjà prouvé dans le secteur de l’agriculture. Des milliers d’emplois ont certes été détruits par l’industrialisation, mais cela ne nous a pas empêchés d’avoir aujourd’hui une des agricultures les plus performantes au monde. L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies rendront probablement certains métiers obsolètes mais de nouveaux besoins en compétences émergeront rapidement. Charge à nous d’éduquer les jeunes générations et former aux emplois de demain.

 

En ce qui concerne l’éducation justement, le renforcement du programme d’éducation au numérique dès la maternelle ou la création d’un baccalauréat général « Humanités & Numérique » pourraient être des pistes intéressantes à explorer. En matière d’emploi, on pourrait imaginer le développement des filières de reconversion vers les métiers du numérique pour les demandeurs d’emploi ainsi que la création d’un bureau de prospective des métiers et des compétences du numérique avec pour mission de gérer cette tâche de reconversion et de réinsertion. Enfin, le développement d’outils numériques pour permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à l’emploi dans des conditions optimales, la défiscalisation des coûts liés à l’adaptation du poste de travail et la mise en place d’outils collaboratifs permettant le télétravail pourraient être des pistes pour améliorer l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Il est temps que les entreprises, l’Etat, les collectivités territoriales et le monde éducatif s’unissent pour enfin changer de paradigme en lançant un véritable « Grenelle du Numérique » pour la France. Il est temps d’investir massivement pour doter notre économie des talents dont elle a besoin. Ils contribueront à faire de notre pays une grande Nation du numérique.

A l’heure où le monde s’interroge sur l’évolution du virus et sur l’hypothèse de futures vagues, il nous faut agir et vite. Nous avons l’immense chance d’avoir en France une économie solide et résiliente et de pouvoir compter sur les salariés et entrepreneurs parmi les plus engagés et talentueux au monde. L’innovation et notre capacité à nous adapter seront les clés qui nous permettront de trouver les alternatives, les solutions et les opportunités dont nous avons collectivement besoin pour surmonter les impacts de cette crise sans précédent. La France sait mobiliser ses forces vives pour atteindre les objectifs qu’elle se fixe. Elle l’a prouvé à de très nombreuses reprises dans sa longue histoire. Il nous faut retrouver non pas les mêmes méthodes – les temps ont changé – mais ces ingrédients indispensables à toute aventure humaine collective : l’ambition, la solidarité et l’enthousiasme. Nous pourrons alors aborder le monde d’après sereinement.

La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 

Faute de cela la croissance dans l’union économique pourrait perdre de 2 à 4 %.

« L’arrêt simultané des mesures de politique économique pourrait déclencher un recul prolongé sur le chemin de la reprise », a déclaré la BCE. « De tels effets de falaise (« cliff edge ») se feraient sentir essentiellement au premier semestre 2021″.

Mais pour contrebalancer son discours, la banque centrale a toutefois averti que le maintien de ces mesures sur une trop longue période pourrait également freiner la croissance à long terme et mettre en danger la stabilité financière en maintenant sous perfusion des entreprises non performantes et en favorisant une mauvaise allocation des capitaux.

« Il existe des risques à court terme substantiels liés au retrait du soutien politique mais les risques à moyen terme d’un soutien politique prolongé ne doivent pas non plus être ignorés », a-t-elle ajouté.

 

Absentéisme dans la fonction publique: 33 jours, 20 dans le priv

Absentéisme dans la fonction publique: 33 jours, 20 dans le privé

Un peu plus de 33 jours dans le public pour une vingtaine de jours dans le privé. Pourtant les conditions de travail sont loin d’être favorables au privé.

 

33 jours, c’est l’absentéisme moyen des agents du service public dans les mairies en France, selon un classement que dévoile le think-tank libéral iFRAP en se basant sur les derniers bilans sociaux disponibles, ceux de 2017. Le rapport note que la population vieillissante chez les fonctionnaires, l’augmentation des congés «longue maladie» ou le temps de réintégration au travail après une absence font gonfler l’absentéisme dans les mairies. La ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est celle qui enregistre le plus gros taux d’absentéisme, avec 52 jours d’arrêt en moyenne.

Pour établir ce classement, l’iFRAP a récupéré les données de 53 communes représentant 142.000 agents et 8,9 millions de Français vivant dans ces villes. Un échantillon national représentatif, donc, même si ces données datent de 2017, car celles de 2019 n’ont pas encore été compilées.

L’absentéisme des salariés du secteur privé, lui,  est resté stable en 2019 par rapport à l’année précédente.

 

Avec « 18,7 jours d’absence par an et par salarié en moyenne », contre 18,6 jours en 2018, l’absentéisme des salariés du secteur privé est resté stable en 2019 par rapport à l’année précédente, selon le 12e baromètre du groupe de conseil Ayming publié ce mercredi.

Le taux d’absentéisme atteignait ainsi 5,1% l’an dernier, d’après une enquête réalisée en mars et avril auprès de 45 403 entreprises du privé employant 1,92 million de salariés et portant sur les arrêts maladie, accidents du travail et maladies professionnelles « dès le 1er jour d’arrêt », a précisé Ayming.

Parti socialiste : la fin programmée pour 2022

Parti socialiste : la fin programmée pour 2022

En s’abritant derrière la perspective d’un contrat de coalition illusoire avec la gauche, le secrétaire général actuel du parti socialiste acte la fin du parti pour 2022. Il propose en effet purement et simplement de changer de nom, de tout remettre à plat, bref d’acter la fin du parti socialiste.

 

On voit mal en effet avec qui il pourrait passer une coalition de la gauche. Sûrement pas avec Mélenchon qui a déjà décidé de se présenter et d’être le seul candidat de la gauche. Sûrement pas avec les écologistes qui ont aussi décidé de présenter leur propre candidat. Ne reste alors que la solution de se rallier purement et simplement à l’un de ces deux courants est de se dissoudre en même temps. Ce qui ne sera pas très compliqué puisqu’aux dernières élections présidentielles le PS a réuni seulement 6 % des voix, aujourd’hui on lui prédit autour de 3 %.

 

Bref le parti socialiste suit le chemin de déroute du parti communiste lequel obtient même moins que les organisations d’extrême-gauche. En cause, évidemment les renoncements et les trahisons répétées de cette gauche réputée socialiste dans les périodes électorales mais qui s’est livrée bras et mains liées aux promoteurs d’un libéralisme sauvage. Le processus a commencé avec Mitterrand qui est mis en place son programme socialiste pendant à peine deux ans puis s’est résolu de se soumettre aux forces libérales économiques et financières.

 

D’une certaine manière, le parti socialiste connaît le même sort  que son ancêtre la SFIO. Et pour les mêmes raisons, celles déjà évoquées et surtout le fait que ce parti socialiste sociologiquement n’a jamais représenté les forces populaires qu’il revendiquait. En effet contrairement aux autres partis sociaux-démocrates la direction du parti socialiste n’a toujours compté que des technocrates et des professionnels de la politique.

« En acceptant de quitter nos meubles et de nous réinventer, a assuré Olivier Faure, ce ne sera pas un trait sur notre histoire mais un nouveau départ avec de nouvelles figures, de nouveaux talents, des trajectoires différentes ». « Le temps est venu de tout remettre à platnotre organisation, notre fonctionnement, et pourquoi pas même notre nom », a-t-il insisté, à bientôt cinquante ans du congrès d’Épinay. « Tout doit être débattu sans tabou. Il faut faire entrer de l’air frais, vivre sans totem et ouvrir un nouveau cycle. ». Un discours en forme de d’homélie funéraire qui prépare l’enterrement définitif du parti socialiste.

 

Un “retour à la normale” illusoire

Un  “retour à la normale” illusoire

Pour Maxime Sbaihi, directeur général du think tank GénérationLibre , un retour à la normale après Covid-19 est illusoire car il va laisser de nombreuses traces notamment socio-économiques .( Tribune dans l’Opinion)

 

L’année 2020 nous a plongés dans le bain froid d’une crise sanitaire, économique et politique. L’annus horribilis touche bientôt à sa fin calendaire avec une heureuse succession d’annonces de vaccins efficaces contre la Covid, ravivant l’espoir d’une sortie de crise. S’il ne faut pas faire l’économie de bonnes nouvelles par les temps qui courent, gardons-nous néanmoins de confondre désir et réalité. Un prompt « retour à la normale » est une illusion dangereuse.

Il n’y a pas si longtemps, l’humanité traversait les pandémies avec fatalisme. Les progrès de la science, et la puissance de la mondialisation libérale, nous ont permis de remplacer le hasard de la nature par le volontarisme d’un vaccin. Mais cette perspective de résolution est lointaine : les vaccins devront être soumis à d’autres tests, obtenir des autorisations de mise sur le marché, être fabriqués à très grande échelle, transportés puis stockés dans des conditions contraignantes, avant de devoir être distribués mondialement et par ordre de priorité. Cela va prendre du temps, sans compter qu’il faudra vraisemblablement vacciner chaque personne deux fois à un mois d’intervalle, se confronter aux réticences de la population, au risque de mutation du virus, et aux doutes persistants sur l’efficacité du vaccin à terme. « Un vaccin va compléter les autres outils que nous avons, pas les remplacer », a prévenu le directeur général de l’OMS.

Le vaccin est une lueur d’espoir bienvenue mais cette lueur est lointaine et la lumière au bout du long tunnel de restrictions n’aura pas le même éclat qu’à l’entrée. Le vaccin ne refermera pas une parenthèse pour revenir à la normale, car entre-temps les confinements à répétition ont provoqué de graves dégâts. En l’espace de neuf mois, certains secteurs d’activité ont été tellement fragilisés qu’ils ne retrouveront jamais leur allure d’avant crise. Les prévisions économiques les plus optimistes ne voient pas le PIB français retrouver son niveau de 2019 avant 2022 ou 2023. Le comportement d’épargne de ménages anxieux continuera de plomber l’activité, et le gel des investissements et embauches va peser lourd sur la croissance potentielle du pays.

« Les jeunes cassés dans leur élan à leur entrée sur le marché du travail, les petits commerçants forcés de mettre la clé sous la porte, les précaires devenus pauvres vont porter longtemps les stigmates de cette crise »

Réveil pénible. Les victimes du confinement, moins visibles mais plus nombreuses que les morts de la Covid, vont payer longtemps l’arrêt brutal d’une économie qui tarde à rebondir. Les jeunes cassés dans leur élan à leur entrée sur le marché du travail, les petits commerçants forcés de mettre la clé sous la porte, les précaires devenus pauvres et les 1,3 million de personnes qui ont sollicité le Secours Populaire au premier confinement vont tous porter longtemps les stigmates de cette crise. Un vaccin ne fera pas non plus disparaître la rougeur des comptes publics et du passif financier des entreprises.

Penser que la situation actuelle n’est que passagère, une simple déviation vouée à revenir sur le chemin du monde d’avant, c’est ignorer l’effet persistant de toutes ces séquelles. C’est aussi une attitude dangereuse car attentiste et décalée par rapport à une nouvelle réalité, un « new normal » dans lequel nous avons déjà basculé. Le vaccin résoudra, à terme, la crise sanitaire mais ne pourra guérir ses dégâts économiques. « L’avenir à chaque instant presse le présent d’être un souvenir », écrit Aragon. Scruter le futur avec la nostalgie du souvenir promet un réveil pénible dans une nouvelle réalité.

Maxime Sbaihi est directeur général du think tank GénérationLibre.

L’explosion de la précarité est à venir !

L’explosion de la précarité est à venir !

Patrice Blanc préside les Restos du cœur depuis 2014 lance une alerte dans le Figaro sur l’explosion avenir de la précarité.

 

Les Restos du cœur lancent ce mardi leur 36è campagne hivernale de distribution alimentaire, en plein reconfinement. Comment s’annonce-t-elle ?

Patrice BLANC.- Cette 36è campagne hivernale est compliquée à mettre en place car le respect des gestes barrières, afin de protéger les bénévoles et les personnes que nous accueillons, perturbe leur relation. On a par exemple été obligé de fermer les points café de tous nos centres, des lieux conviviaux très appréciés de part et d’autre. On est également passé dans beaucoup de centres en mode « drive piétons » afin que le public que nous aidons puisse venir récupérer des colis fermés et préparés à l’avance. On tente de maintenir les liens avec eux via des contacts téléphoniques mais c’est plus difficile. Beaucoup de nos locaux sont de surcroît inadaptés et ne remplissent pas les conditions de sécurité sanitaire requises pour pouvoir accueillir du public ; nous sommes donc dans ce cas contraints de trouver des solutions pour pouvoir continuer à distribuer l’aide alimentaire, notamment en montant des barnums et des tentes devant.

Vous avez été obligé de revoir drastiquement les conditions de distribution alimentaire compte tenu de la pandémie…

Oui, et ce depuis le confinement du printemps. La priorité, c’est la sécurité des bénévoles qui se mobilisent pour venir en aide aux personnes en difficulté et celle bien entendu de l’ensemble des familles qui viennent nous voir. On a développé des protocoles très stricts de distanciation sociale, de port de masques, d’utilisation de gel hydroalcoolique… Nous avons également revu l’organisation de nos maraudes pour limiter le nombre de personnes présentes dans un espace clos.

À quels services avez-vous dû renoncer à cause de la pandémie ?

On a renoncé notamment à tous les services, importants, liés à l’estime de soi, comme la coiffure très appréciée. Mais également aux rendez-vous cinéma que nous organisons pour offrir aux personnes les plus démunies la possibilité de se détendre et d’accéder à la culture. Nous essayons de maintenir tout ce que nous estimons être prioritaire, comme les aides et les ateliers d’accès au droit pour entrer en relation avec les caisses d’allocation familiale, l’assurance maladie ou encore les préfectures. Comme tout est aujourd’hui dématérialisé et se fait sur internet, ces services sont précieux pour le public que nous accueillons afin qu’il ne se sente pas un peu plus exclu. Nous avons réduit notre soutien à la langue française qui se fait en classe par petit groupe et continuons les cours de français par téléphone. Nous avons également été obligés de revoir à la baisse le nombre de nos chantiers et jardins d’insertion, pourtant essentiels pour permettre à ce public exclu de reprendre pied avec une activité professionnelle. Nous avons juste pu maintenir les cuisines et les transports pour garantir la logistique et la distribution des centres.

Manquez-vous de bénévoles pour assurer votre mission ?

Cela dépend des situations départementales. Bien souvent la mise en retrait, par souci de protection, de nos bénévoles âgés a été compensée par l’arrivée massive de bénévoles plus jeunes, au point d’ailleurs que certains anciens ont cru revivre le début des Restos du cœur, en 1985, après l’appel de Coluche. Et nos bénévoles âges restent actifs, mais différemment. S’ils ne sont pas dans les centres de distribution ou les maraudes, ils font du télébénévolat pour garder le lien avec les gens qui viennent nous voir. Il y a toutefois des endroits où on manque de monde. D’ailleurs, j’en profite pour inciter toutes les personnes qui veulent rejoindre les Restos du cœur d’aller sur le site de leur association départementale pour voir où se situent les besoins sur leur territoire.

Et vos réserves alimentaires à distribuer ?

On a deux mois de stocks devant nous. On a eu la chance de réaliser notre weekend de collecte annuelle la semaine juste avant le confinement en mars. On doit donc le renouveler mais rien d’inquiétant à ce stade. La solidarité des entreprises reste de surcroît très importante : 40% des produits alimentaires qu’on distribue viennent des dons.

Justement où en sont vos ressources financières ? Les dons sont-ils à la hauteur de vos besoins ?

Là encore, on n’a pas à se plaindre, les donateurs sont toujours présents et continuent de nous soutenir. Nous avons notamment développé les dons par prélèvement automatique et c’est une sécurité non négligeable. Mais l’essentiel reste à venir : le mois de décembre est traditionnellement un mois fort en dons individuels et on saura le 31 décembre si l’année 2020 se finit bien, au moins sur ce point, et si la fidélité de nos donateurs se confirme malgré la pandémie.

Les Restos du cœur sont ouverts toute l’année. Avez-vous constaté une évolution de la pauvreté et des publics que vous avez accueillis depuis le début de la crise ?

On assiste clairement à une forte augmentation du nombre de personnes qu’on accueille, variable selon les départements. La hausse est de 40% en Seine-Saint-Denis, de 30% à Paris et quasiment autant dans les grandes métropoles du pays. Le pire, c’est que l’on sait que cela montera dans les prochains mois : la plus grande vague de la pauvreté est à venir ! On remarque aussi une très forte augmentation du nombre de personnes qui viennent aux distributions alimentaires dans la rue et qu’on ne voyait pas avant.

On assiste clairement à une forte augmentation du nombre de personnes qu’on accueille, variable selon les départements. La hausse est de 40% en Seine-Saint-Denis, de 30% à Paris et quasiment autant dans les grandes métropoles du pays

Patrice Blanc

Vous semblez particulièrement inquiet pour les jeunes, qui représentent la moitié des personnes que vous accueillez dans vos centres ?

C’est un phénomène nouveau très inquiétant. 40% des personnes que l’on accueille aujourd’hui sont des mineurs et 10% de jeunes adultes qui ont entre 18 et 25 ans. C’est énorme ! On assiste aussi à une montée en puissance de la demande venant de la population étudiante frappée par la crise. On a ainsi ouvert une dizaine de centres en France à proximité des lieux de vie universitaire pour leur venir en aide. Cette explosion est logique : il n’existe pas de filet de sécurité financière pour les moins de 25 ans. Dès que la solidarité familiale ne peut plus jouer, ils se retrouvent sans rien et sans possibilité de faire des petits boulots qui ont tous disparu. Au 1er confinement, on a surtout vu des jeunes étudiants d’origine étrangère ; aujourd’hui, on voit des jeunes étudiants de toute origine affluer…

Quelles sont vos craintes pour les semaines à venir ?

On craint que la détérioration des conditions climatiques complique un peu plus la vie des gens qui vivent dans la rue. Au 1er confinement, il y a eu un réel effort des pouvoirs publics pour reloger les personnes expulsées des squats sauvages dans les rues. Ce n’est plus le cas aujourd’hui alors que l’hiver arrive et qu’il était moins difficile de supporter la pandémie au printemps dans la rue car il faisait beau…

Vous êtes en lien avec les pouvoirs publics en ce moment ?

Bien entendu, notamment pour trouver des locaux adaptés à l’accueil du public et demander la réouverture de nos coins café qui sont vraiment très importants. On espère aussi que les bénévoles au contact des gens que l’on aide seront considérés comme prioritaires lors de la vaccination à venir. On demande aussi que le plafond de déduction fiscale pour les dons à une association comme la nôtre soit bien maintenu à 1000 euros, et non ramené à 550 euros comme certains le souhaitent. Pour l’instant, c’est le cas et il serait dramatique que ça change.

Les concerts des Enfoirés, programmés pour fin janvier à Lyon, sont-ils compromis ?

Pas pour l’instant mais c’est une grande inquiétude pour nous car le poste Enfoirés, entre les concerts, la diffusion du show sur TF1 en mars et les ventes de CD/DVD représente environ 10% des recettes annuelles des Restos du cœur. C’est considérable. On discute évidemment de cette question avec les pouvoirs publics et les artistes demeurent tous très mobilisés. À date, les concerts sont maintenus mais se dérouleront sans fosse devant la scène et avec une jauge très basse en nombre de spectateurs, ce qui aura un effet non négligeable sur la rentabilité de l’événement. On n’a d’ailleurs pas encore mis en vente les places. On attend le feu vert des pouvoirs publics.

Les Restos du cœur en chiffres, ce sont:

> 875.000 personnes accueillies pendant la campagne hivernale 2019/2020, dont 30.000 bébés

> 136,5 millions de repas distribués en trois mois à travers 1915 centres d’activités par 73.000 bénévoles

> 1,9 million de contacts auprès de gens dans la rue

> 2840 personnes hébergées en urgence et 2176 salariés en réinsertion accompagnés

> 942 espaces livres, 101 chantiers d’insertion et 17 centres itinérants

> 4522 personnes accompagnées dans leurs recherches d’emploi, 5471 départs en vacances, 3557 personnes accompagnées sur les questions budgétaires

> 973 microcrédits personnels accordés, 14.588 personnes accompagnées en accès aux droits, 4691 pour l’accès à la Justice

> 195 millions d’euros de budget annuel

Livret d’épargne : un tassement en octobre qui ne remet pas en cause la tendance

Livret d’épargne : un tassement en octobre qui ne remet pas en cause la tendance

En dépit du tassement en octobre,  entre janvier et octobre inclus, les ménages ont déposé 31,73 milliards d’euros sur ces deux produits, dont 24,82 milliards d’euros sur le seul livret A. Cette collecte cumulée est historique, atteignant près du double de celle enregistrée sur la même période en 2019 (16,77 milliards d’euros seulement). Et ce, alors que le taux de rendement du livret A n’a jamais été aussi bas, depuis le 1er février, s’élevant désormais à 0,5%.

Dans le détail, la collecte du livret A a enregistré une décrue de 940 millions d’euros, en octobre, quand celle du LDDS a reculé de 80 millions d’euros. La décollecte dépasse donc légèrement le milliard d’euros pour les deux produits cumulés. Cette décollecte n’est pas en soi une surprise, la fin d’année étant souvent une période où les Français piochent dans leur épargne.

Pour l’avenir demeurent des incertitudes tant qu’une plus grande maîtrise de la crise sanitaire ne sera pas assurée et surtout tant  que l’horizon ne sera pas éclairci par rapport à la croissance et à l’emploi. De ce point de vue,  la succession de plans de licenciement dans les grandes entreprises mais d’une façon générale dans toute l’économie inquiète évidemment et n’encourage pas les ménages à la consommation. Sur le plan du chômage on aura enregistré une augmentation 700 000 à 1 million de personnes en plus fin 2020.

Carlos Ghosn : l’ONU déclare la détention arbitraire

Carlos Ghosn : l’ONU  déclare la détention arbitraire

L’ancien patron du groupe Renault remporte une victoire certes de symbolique mais moralement importante car l’ONU a reconnu que sa détention et son arrestation n’étaient pas conformes au droit universel.

Carlos Ghosn va évidemment s’appuyer sur cette appréciation de l’ONU pour politiser l’action juridique en cours au Japon. Une politisation évidente puisqu’il y a eu collusion entre le ministère de la justice, le premier ministre et certains dirigeants japonais du groupe. Ces derniers voulaient depuis longtemps éjecter Carlos Ghosn de Nissan tout comme le gouvernement qui souhaitait rejaponiser  la marque. Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a  donc jugé que l’arrestation de l’ancien patron de Nissan et Renault il y a tout juste deux ans, le 19 novembre 2018, avait été arbitraire.

 Le groupe de travails de l’ONU déclare : « les articles 9, 10 et 11 de la déclaration universelle des droits de l’homme et les articles 9, 10 et 14 du pacte international relatif aux droits civils et politiques ». Il note que les conditions de mise en liberté sous caution imposées à Carlos Ghosn « semblent avoir été exceptionnellement strictes, en particulier l’interdiction, pendant la deuxième période de mise en liberté sous caution, de tout contact avec son épouse, autrement que par l’intermédiaire de ses avocats, sans autorisation préalable du tribunal et pour une durée indéterminée ».

Une mise en cause du système judiciaire japonais qui n’a pas été appréciée  par le gouvernement d’autant que le groupe de l’ONU considère légitime une indemnisation de Carlos Ghosn Cette opinion est « totalement inacceptable et n’est pas juridiquement contraignante », a réagi le gouvernement japonais,

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

 

Le socialisme a des limites mêmes en Chine. En fait,  une sorte de régime totalitaire qui pratique le capitalisme d’État, s’assoit sur des libertés et n’a pas conservé grand chose des principes égalitaires du communisme. Alors que le nombre de millionnaires et de milliardaires ne cesse de croître, la situation est différente pour le bas peuple. Compte tenu de l’évolution démographique du pays qui se caractérise par un vieillissement de la population comme dans nombre de pays développés. Le parti communiste envisage en effet de repousser l’âge de la retraite.

En 2018, près de 250 millions des 1,4 milliard de Chinois étaient âgés de 60 ans ou plus. Cela représente 17,8% de la population et pourrait dépasser 33% d’ici 2053, selon les estimations d’un groupe de réflexion.

Les autorités vont « mettre en œuvre le report progressif de l’âge de départ à la retraite », a déclaré l’agence de presse officielle Xinhua ce mois-ci, citant les objectifs du gouvernement d’ici 2035.

Depuis plus de quarante ans, l’âge de la retraite en Chine est resté inchangé, à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes salariées de la fonction publique et entreprises d’État.

La Chine est confrontée à ce que les experts appellent une  »bombe à retardement démographique », car la proportion de personnes âgées dans la population augmente alors que sa main-d’œuvre diminue, en partie en raison de la politique de l’enfant unique mise en place en 1979 et abandonnée en 2016.

 

Finalement un phénomène que connaissent les pays développés à la démographie vieillissante. Un phénomène aussi mondial. Entre 2000 et 2050, la proportion de la population mondiale de plus de 60 ans doublera pour passer d’environ 11% à 22%. Le nombre absolu de personnes âgées de 60 ans et plus devrait augmenter pour passer de 605 millions à deux milliards au cours de la même période.

En France en 20 50, un Français sur trois aura plus de 60 ans.

 

Télétravail : la grande illusion

Télétravail : la grande illusion

 

D’après les pouvoirs publics, en tout cas d’après le gouvernement, le télétravail aurait concerné près de la moitié de la population. On peut se demander où le gouvernement a pris ces chiffres. En effet, le champ possible du  télétravail en France est au maximum de 25 à 30 %. Par ailleurs le télétravail dans la très grande majorité des cas ne peut être permanent.

Le télétravail est loin de concerner une majorité de la population active. Selon un récent baromètre Harris Interactive commandé par le ministère du Travail, seulement 18% des salariés déclarent qu’ils ont fait du télétravail à 100% et 18% ont répondu qu’ils alternaient entre travail à distance et travail en présentiel durant la semaine du 2 au 8 novembre.

À l’inverse, 52% des Français affirment qu’ils ont travaillé à 100% sur leur lieu de travail. Enfin, 4% ont répondu qu’ils étaient en chômage partiel.

« Le premier enseignement est que tout le monde ne peut pas télétravailler en France », rappelle Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion interrogé par « La Tribune ».

La dette Coronavirus annulée en 2025 ? (Castex)

 

 

On se demande bien par quel miracle le Premier ministre assure que la dette contractée de la crise sanitaire de 2020 sera annulée en 2025. En effet, au cours de l’année 2020, la dette déjà considérable (autour de 100 % du PIB) est passé à 120 % du PIB. Soit autour de 450 milliards en plus. Cela supposerait une croissance exceptionnelle combinée un plan de réduction des dépenses publiques permettant ainsi de rembourser les emprunts contractés.

D’après l’INSEE, au 1er trimestre 2020 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 438,5 milliards d’euros

 

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

 

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 31 mai 2020 se montait à plus de 1 929 milliards d’euros

.Au 31 mai 2020 la France a souscrit sa dette publique pour un taux moyen pondéré de -0,06 %. Au total global qui représente 120 % du PIB.

Au-delà des 40 milliards d’euros issus du plan de relance européen, le gouvernement compte sur la reprise de l’activité pour redresser la situation. Le seul problème c’est qu’il faudra déjà plusieurs années pour retrouver le niveau de fin 2019 concernant l’activité. C’est-à-dire en 2022 août 2023. Ensuite on risque de retrouver une croissance relativement mal comme celle constatée dans la tendance déjà de fin 2019.

D’après l’INSEE, au 1er trimestre 2020 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 438,5 milliards d’euros.

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

 

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 31 mai 2020 se montait à plus de 1 929 milliards d’euros

 

 

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