Coronavirus : mesures restrictives jusqu’à l’été …. au mieux

Coronavirus : mesures restrictives jusqu’à l’été …. au mieux

 

Le pouvoir et les experts médicaux préparent progressivement le pays à vivre avec les mesures restrictives jusqu’à l’été… au moins. En clair,  à les prolonger pendant un an environ.

En cause, le fait que ce virus présente des caractéristiques très particulières notamment de se répandre sans bruit à partir des individus dits asymptomatiques ou de patients n’ayant pas encore de symptômes. Pour l’instant, la lutte est surtout préventive même si on essaye par tous les moyens de sauver les malades.

Deux problèmes se posent le traitement des personnes atteintes est malade. D’abord l’absence d’un traitement reconnu contre le Coronavirus et pour l’instant aussi l’absence d’un vaccin. Certes concernant le vaccin nombre de projets sont entrés dans leur dernière phase mais il n’est pas certain que la totalité du spectre de la maladie soit couvert. Certains pourraient même être dangereux s’ils  sont mis en service prématurément. Raisonnablement ce n’est sans doute pas avant l’été 2021 qu’un vaccin pourra être reconnu et certifié par toute la communauté internationale.

De toute manière,  il faudra du temps pour vacciner toute la population mondiale; tant  tout le monde ne sera pas vacciné, il y aura toujours un risque de contamination avec la mobilité contemporaine.

On voit bien qu’on se projette au mieux jusqu’à l’été prochain”, a dit le chef de l’État au terme d’une visite au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise.

“La question c’est comment vivre avec le virus dans cette période. Dans la phase où nous sommes, nous n’avons d’autre choix, compte tenu du nombre d’infections par jour, que de freiner c’est-à-dire de réduire notre vie sociale au maximum, limiter les contacts pour casser sa circulation”, a-t-il ajouté, alors que les deux-tiers des Français seront soumis à un confinement nocturne partir de ce vendredi à minuit.

Le chef de l’Etat a invité chacun à “être les acteurs de la réponse au virus” en respectant notamment les gestes barrières et en téléchargeant l’application #TousAntiCovid en place depuis jeudi.

Le durcissement des mesures de restriction à l’oeuvre depuis plusieurs semaines n’a pas encore eu l’effet escompté sur la deuxième vague épidémique.

D’après les dernières statistiques, publiées jeudi soir, la France a enregistré une progression record du nombre des nouvelles contaminations, à plus de 40.000 en 24 heures, et flirte désormais avec le seuil du million de cas confirmés depuis le début de l’épidémie.

Le couvre-feu entré en vigueur entre 21h00 et 06h00 la semaine dernière dans toute l’Île-de-France et dans huit métropoles (Aix-Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne et Rouen) va être étendu à compter de ce vendredi minuit. Au total, 54 départements ainsi que la Polynésie française seront désormais concernés, soit 46 millions de Français.

Interrogé sur un éventuel durcissement du dispositif, Emmanuel Macron a jugé qu’il était encore “trop tôt aujourd’hui pour dire si on va vers des confinements locaux ou plus larges”.

Il n’est pas impossible que la deuxième vague soit aussi importante que la première compte tenue du rythme de contamination partout le monde. Du coup, même le reconditionnement n’est plus exclu.

“On va essayer à chaque fois d’aller en quelque sorte réduire les lieux, les moments où on a identifié que le virus circulait beaucoup”, a-t-il expliqué.

Un premier bilan sur l’effet du couvre-feu sera fait en milieu de semaine prochaine.

Invité vendredi matin sur RTL, Martin Hirsch, président de l’AP-HP (Assistance publique–Hôpitaux de Paris) a évoqué une deuxième vague en forme de “lame de fond” et une situation “redoutable”. L’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique Covid-19, a souligné que le virus circulait plus vite qu’au printemps, après le confinement, et que la crise était entrée dans une forme de “marathon”.

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La banalisation du terrorisme

La banalisation du terrorisme

Dans son livre « Dix attentats qui ont changé le monde », Cyrille Bret, maître de conférences en philosophie, analyse les conséquences majeures du terrorisme sur les deux premières décennies du XXIe siècle. (Interview Le Monde)

« Dix attentats qui ont changé le monde. Comprendre le terrorisme au XXIe siècle », de Cyrille Bret, Armand Colin, 208 p., 17,90 €, numérique 13 €.

Ancien élève de l’ENS et de l’ENA, Cyrille Bret est haut fonctionnaire à l’inspection générale de l’administration, où il s’occupe en particulier des questions de sécurité, et maître de conférences en philosophie à Sciences Po Paris. Il vient de publier Dix attentats qui ont changé le monde, une passionnante analyse du XXIe siècle naissant, tel que le terrorisme mondial l’a dessiné.

Vous écrivez que la conséquence principale du 11-Septembre a été « l’installation du terrorisme comme acteur politique partout dans le monde ». De quelle manière ?

Au sens moderne, le terrorisme est né au XIXe siècle, avec l’émergence des médias de masse. Il a besoin, pour parvenir à ses fins, d’adresser des messages de domination par l’épouvante, qui ne parviennent à produire leur effet politique – le sentiment d’une vulnérabilité généralisée – que si ses actions sont connues du plus grand nombre. Peut-on imaginer un attentat secret ? Ça n’a aucun sens. Il faut une propagation de l’effet de terreur, qu’à l’époque les journaux, qui venaient de s’équiper de rotatives, commençaient à rendre possible.

Le 11-Septembre, de même, est précédé par le développement de chaînes d’information en continu internationales, qui vont permettre une médiatisation immédiate et universelle de l’attaque du World Trade Center. D’autre part, il représente, par le nombre de victimes, un saut quantitatif. Au XXe siècle, il suffisait d’un nombre limité de morts pour qu’un effet de terreur se propage. Là, le massacre est inséré dans le processus. Cela enclenche une forme de rivalité entre les différents courants terroristes.

Cyrille Bret soutient que le terrorisme est désormais inscrit dans une forme de banalisation, une sorte de terrorisme du coin de rue.

 » Espace numérique : une zone de non-droit »

 » Espace numérique : une zone de non-droit »

Le commissaire européen au marché intérieur expose les grandes lignes du projet de Bruxelles de régulation des contenus sur les réseaux sociaux.

Alors qu’après la tragédie de Conflans-Sainte-Honorine, le rôle des réseaux sociaux pose une nouvelle fois question, Thierry Breton explique, dans un entretien au Monde, comment l’Europe envisage de les réguler. Il aura l’occasion d’en parler avec Jean Castex, le premier ministre français, qui se rend à Bruxelles vendredi 23 octobre, pour évoquer la législation du numérique. Le commissaire européen au marché intérieur rappelle que les législations qui pourront être prises en la matière en France ou ailleurs devront s’inscrire dans le droit européen. Contenus illégaux, haineux, désinformation… l’ancien ministre de l’économie fait le tour des sujets, à moins de deux mois de la présentation par la Commission, le 2 décembre, de son Digital Services Act (DSA). Il évoque aussi le Digital Markets Act, qui sera présenté le même jour, et dont l’objectif est d’imposer de nouvelles obligations aux plates-formes les plus importantes.

Les conditions dans lesquelles Samuel Paty a été assassiné ont relancé le débat, en France, sur la manière dont il faut réprimer les contenus haineux sur les réseaux sociaux. Comment s’articulent ces réflexions avec celles que vous menez ici à la Commission européenne ?

Cette tragédie suscite une émotion immense qui déborde le cadre français. Je m’y associe pleinement. Elle incite une nouvelle fois à s’interroger sur le rôle joué par les réseaux sociaux. Il y a, ici ou là, sur le plan national, des pressions qui s’exercent pour les réguler. Mais cette question a vocation à être traitée au niveau européen et les Vingt-Sept devront l’inscrire dans la future législation européenne – le Digital Services Act –, en voie de finalisation.

Aujourd’hui, il n’existe pas de législation européenne à même de traiter ces sujets ?

Pas de texte global, non. On vit encore sous le régime de la directive e-commerce qui remonte à 2000. A l’époque, seuls existaient Microsoft et Apple. Google était encore dans un garage, Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok, Twitter n’étaient pas entrés dans nos vies. La directive avait pour objectif de réguler une économie numérique structurée autour d’hébergeurs, qui se contentaient d’abriter des prestataires et les services qu’ils offraient en ligne.

Le monde a changé depuis…

Oui, au point qu’il est devenu crucial de s’organiser pour réguler l’espace numérique, ce que j’appelle l’espace informationnel. De le doter de règles pour les vingt prochaines années. On a l’impression aujourd’hui que cet espace est une zone de non-droit. Et dans bien des cas, c’est vrai. Les lois s’appliquent à notre espace économique, social, territorial, elles doivent aussi s’appliquer à l’espace informationnel. Quand vous laissez vos enfants dans la rue, vous exigez qu’ils bénéficient d’un certain niveau de sécurité. Quand vous les laissez naviguer sur Internet, vous voulez de la même manière qu’ils soient protégés.

Islamisme, un combat européen

Islamisme, un combat européen

 

Dans une chronique de l’opinion Mathias Felkh, ancien ministre estime qu’il faut une réponse d’ensemble de l’Europe dans le combat contre l’islamisme

 

Tribune

 

Le temps du bouleversant hommage national rendu en Sorbonne à la mémoire de Samuel Paty, la France a su se retrouver, pour honorer la mémoire de l’enseignant lâchement assassiné et rappeler les valeurs républicaines fondamentales qu’il enseignait et transmettait. L’émotion est immense face à cet attentat perpétré au nom d’une idéologie totalitaire, l’intégrisme islamiste. C’est vrai en France, bien sûr, où nous avons tous été saisis d’effroi, de colère et d’une infinie tristesse. C’est vrai aussi au-delà de nos frontières, où de nombreuses expressions officielles et citoyennes témoignent d’une réelle solidarité et d’un sentiment partagé de terreur face à l’absolue barbarie du crime.

Comment se résigner à ce que nos vies soient désormais rythmées par des attentats ? Comment accepter les centaines de vies innocentes ainsi fauchées, de tous âges, de toutes origines, tous ces parcours trop tôt interrompus au nom de la haine ?

En France, les dix dernières années présentent un lourd bilan en la matière, depuis les attentats de Toulouse en 2012 jusqu’à la décapitation de Samuel Paty la semaine dernière. Les juifs, les dessinateurs, les militaires, les forces de l’ordre et l’Etat, l’école et les enseignants, un prêtre, la jeunesse en fête, des citoyens le jour de la Fête nationale… la liste est longue, et non exhaustive, des êtres froidement abattus, des destins brisés, des symboles attaqués.

L’Allemagne, comme le reste de l’Europe, est aussi confrontée à la menace islamiste. Elle a connu plusieurs attentats depuis une dizaine d’années, avec une vingtaine de morts. Celui de décembre 2016, au marché de Noël de Berlin, a connu le plus grand retentissement médiatique en Allemagne et dans le monde : avec douze morts et soixante-dix blessés, ce fut l’attentat le plus meurtrier outre-Rhin ces dernières années ; un symbole chrétien était visé, et aussi une véritable institution, dès lors que l’on connaît la place majeure des festivités de Noël en Allemagne, célébrées tout au long du mois de décembre y compris par de nombreux non-chrétiens.

« Le risque existe d’une résignation face à la violence, du renoncement à défendre les grandes valeurs fondatrices des démocraties libérales et nos libertés publiques »

Salafistes. En juillet 2006, un immense carnage avait été évité en gare de Cologne. Deux bombes avaient été posées dans des trains régionaux, et seul un dysfonctionnement technique avait fait échouer cet attentat motivé, déjà, par une volonté de vengeance après la publication dans la presse allemande de caricatures de Mahomet. Les services secrets allemands (services de « protection de la Constitution ») estiment aujourd’hui que, sur les au moins 4,5 millions de musulmans vivant en Allemagne, un peu plus de 12 000 appartiennent aux milieux salafistes (contre moins de 4 000 en 2011). Début octobre encore, un attentat au couteau a coûté la vie à un homme, à Dresde, faisant dire à la ministre de la Justice que la menace islamiste était permanente.

Comment nos démocraties vont-elles faire face à l’avenir ? Le risque existe d’une résignation face à la violence, du renoncement à défendre les grandes valeurs fondatrices des démocraties libérales et nos libertés publiques. Inversement, existe aussi le risque d’une forme de guerre civile, d’une réduction de chacun à ses origines et à ses croyances, d’une victoire de la peur, tant attendue par les terroristes.

Choisissons une réponse républicaine, en France, et une réponse commune en Europe car elles seules sont à la hauteur des enjeux, face à l’offensive de l’intégrisme islamiste qui est à l’évidence l’une des grandes menaces de notre temps. A l’échelle planétaire, les victimes les plus nombreuses du terrorisme islamiste sont des musulmans. La diplomatie française l’a officiellement rappelé à plusieurs reprises, et le politologue Dominique Reynié indiquait l’an dernier que 82 % des victimes du terrorisme islamiste dans le monde étaient eux-mêmes des musulmans. Dans les grandes démocraties libérales, c’est bien le cœur de nos projets de société qui est attaqué frontalement : l’émancipation, le règne — toujours perfectible — de la raison, la liberté d’expression, la recherche d’un équilibre toujours précaire entre la liberté et l’égalité, l’héritage du siècle des Lumières.

Face à cette menace, il appartient d’abord aux Etats de mener, sans relâche, les actions qui leur incombent : consacrer les moyens humains, financiers et techniques nécessaires au renseignement, à la répression intransigeante et ciblée contre tous ceux qui contreviennent à nos lois, et à la dissolution de toutes les associations et instances qui doivent l’être ; démanteler les réseaux islamistes ; assécher certains circuits de financement ; fermer les lieux, tous les lieux où des prêcheurs intégristes répandant les discours de haine, poison de moins en moins lent à pénétrer des esprits fanatisés.

« Face à une menace globale, il faut une réponse d’ensemble, impliquant chaque citoyen, chaque service public pour que soient apportées, à tous les niveaux, les réponses nécessaires »

Menace globale. Il revient en outre à la puissance publique comme à la société entière de se mobiliser contre le terrorisme. Face à une menace globale, il faut une réponse d’ensemble, impliquant chaque citoyen, chaque service public pour que soient apportées, à tous les niveaux, les réponses nécessaires : mettre un terme au clientélisme et aux abandons successifs qui, dans bien des territoires, ont conduit à un relâchement de l’exigence républicaine au cours des dernières décennies ; miser plus que jamais sur l’éducation, pilier de la République, en revalorisant les enseignants, leurs métiers, leur place dans la société, en accompagnant ceux qui se trouvent trop souvent seuls et démunis, en première ligne face à la violence ; renouer avec la promesse de notre devise républicaine qui ne saurait être un slogan vidé de sa substance, mais doit s’incarner concrètement pour chaque citoyen. L’islam libéral lui-même doit se structurer. Il existe en France et en Europe, mais se fait trop peu entendre, alors que ses prises de position sont nécessaires et attendues.

Il convient enfin de développer les réponses européennes communes, comme c’est de plus en plus le cas depuis une dizaine d’années : diagnostics communs sur la réalité de la menace ; solidarité dans les opérations extérieures et soutien aux pays, comme la France, les plus engagés en la matière ; poursuite de la coopération et des échanges entre services de renseignement ; affirmation et promotion fortes de nos valeurs communes et déploiement accru de projets conjoints au service de l’éducation.

Puissions-nous affronter cet immense défi en restant guidés par la raison plutôt que par la peur, en nous unissant sur l’essentiel plutôt qu’en attisant les divisions. Dans les époques de grands bouleversements et de grandes menaces, les voix raisonnables, puissantes par leur détermination plutôt que bruyantes à force de polémiques stériles, sont souvent inaudibles. Ce fut le drame, hier, de Montaigne ou de Stefan Zweig. Ce peut être le cas aujourd’hui et de demain de tous les républicains convaincus. Ce serait un drame supplémentaire dans une période qui pourtant n’en est pas avare, et une bien mauvaise manière de rendre hommage à la mémoire de tous ceux qui, chaque jour, défendent la liberté.

Matthias Fekl est avocat et ancien ministre.

Création d’un délit de séparatisme

Création d’un délit de séparatisme

D’après le Canard enchaîné l’heure du dernier conseil de défense l’hypothèse de la création d’un délit de séparatisme a été évoquée. L’objectif serait d’incriminer les comportements qui auraient pour « objet ou effet » d’inciter à la violence contre une personne pour le simple fait qu’elle a exprimé son soutien aux valeurs de la République.

 La difficulté est surtout juridique pour qualifier le délit. De ce point de vue, le gouvernement est un peu coincé dans la mesure où il refuse pour l’instant de modifier la constitution. Or l’interprétation de la constitution notamment par le conseil constitutionnel constitue souvent un obstacle juridique dans la lutte concrète contre le terrorisme et encore davantage contre l’islamisme.

Il s’agit donc de trouver une formulation qui évite l’obstacle constitutionnel. Parallèlement, le Premier ministre a évoqué le délit de mise en danger de la vie d’autrui du fait  de la diffusion d’informations personnelles.

L’objectif global serait de sanctionner les menaces de violence et la propagation des idées séparatistes.

Il n’est pas certain que le projet juridique du gouvernement aboutisse rapidement compte tenu de la complexité à formuler le délit, à le prouver et à le sanctionner.

De nouvelles dispositions juridiques sont sans doute utiles voir nécessaires mais le problème essentiel est peut-être celui de la volonté politique avant tout.

 

L’enfumage de l’ électricité verte

L’enfumage  de  l’ électricité verte

 

La confirmation que l’électricité dite totalement  verte est une escroquerie commerciale puisque toutes les sources d’énergie se retrouvent  dans le même réseau par  Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

« Les contrats 100% électricité verte font partie des offres de la plupart des fournisseurs, des plus grands aux plus petits. C’est un argument de différenciation de produits mis en avant dans les campagnes commerciales des grands groupes énergétiques. Des fournisseurs alternatifs tels que Enercoop et Planète Oui en font leur marque de fabrique. Si vous optez pour ce type de contrat, l’équivalent de votre consommation sera produit à partir de sources d’énergie renouvelables : biomasse, éolien, hydraulique ou solaire. Cela ne veut pas dire que tous les électrons qui alimentent vos appareils proviendront de centrales utilisant ces ressources renouvelables. Le réseau par lequel transite l’électricité ne permet pas de différencier l’électricité verte de la grise. Il restitue l’électricité injectée par les sites de production aux consommateurs selon les lois de la physique. Le contrat n’y changera rien. Il ne peut modifier les lois de Kirchhoff qui régissent la circulation des électrons dans le réseau. L’électricité que vous consommerez sera la même qu’avec un contrat d’offre classique : elle viendra principalement des sites de production les plus proches, donc très probablement de centrales thermiques ou nucléaires.

Néanmoins, votre fournisseur s’engage à produire ou à participer au financement de l’équivalent de votre consommation en électricité verte.

Pour rendre crédible leurs engagements, les fournisseurs ont à leur disposition un instrument réglementaire : la garantie d’origine (GO). La GO est un certificat permettant de s’assurer du caractère renouvelable d’une production d’électricité, une GO par MWh vert produit. Elle est émise par le producteur d’énergie renouvelable et certifiée par son inscription dans un registre en application d’une ordonnance de 2011 transposant deux directives européennes. Le fournisseur peut utiliser les GOs de ses propres sites de production d’énergie renouvelable ou bien les acheter sur le marché par l’intermédiaire de la société Powernext, légalement chargée d’en tenir le registre pour la France. Pour éviter leur accumulation, les GOs ont une durée de vie de 1 an. Il n’existe pas de marché de gros : les transactions se font de gré à gré. Dès qu’elle est utilisée dans une vente au détail, la GO est annulée.

Le système de GO permet de dissocier la consommation de la rémunération de la production d’électricité verte. Même si le client ne reçoit pas l’électricité verte promise, il rémunère 100% de sa production au travers de l’achat ou de l’émission de GOs par son fournisseur. En effet, s’il ne possède pas de capacité de production renouvelable, le fournisseur doit effectuer deux transactions pour remplir ses contrats verts : produire ou acheter de l’électricité sur le marché de gros et acheter des GOs sur la plateforme Powernet. Les deux ne sont pas forcément liés : les GOs peuvent être émis n’importe où en Europe, loin des clients. En effet, Powernext est membre de l’Association of Issuing Bodies de sorte que les titulaires de compte peuvent importer (ou exporter) des GOs depuis (ou vers) d’autres pays européens. Le découplage entre le MWh vert produit et la GO associée permet aux fournisseurs dotés de capacités de production conventionnelles (thermique ou nucléaire) de verdir leur offre sans rien changer de leur mix énergétique. Il leur suffit d’acheter les GO correspondant aux contrats souscrits. Ce découplage peut conduire à une situation paradoxale où l’entreprise verte qui cède une GO à une entreprise grise ne peut pas vendre son MWh comme étant vert alors que le producteur gris qui a acheté la GO en a le droit.

Le découplage entre consommation et rémunération de l’électricité verte a aussi un impact non-trivial sur le mix énergétique du fait de l’intermittence des sources d’énergies éoliennes et solaires.

Prenons l’exemple de deux consommateurs, A et B, qui consomment chacun 24 kWh par jour, plus précisément 1 kW chaque heure de la journée. Leur électricité provient d’une centrale thermique dont ils utilisent 2 kW de capacité de production chaque heure de la journée. Ils habitent une région ensoleillée proche de l’équateur, de sorte qu’une alternative verte se présente : le producteur/fournisseur peut installer des panneaux photovoltaïques permettant de produire à pleine capacité pendant chacune des 12 heures diurnes.

Le consommateur A signe un contrat 100% électricité verte proposé par son fournisseur. Celui-ci doit alors émettre ou acheter des GO pour 24kWh par jour d’énergie solaire (la consommation de A), ce qui nécessite l’installation de 2 kW de capacité de production en panneaux photovoltaïques. Durant les heures de la journée, les 2 kW couvrent les besoins des deux clients, A mais aussi B, donc on peut se passer de la centrale thermique. Celle-ci n’est mise en route que le soir pour alimenter B, mais aussi A la nuit venue. Finalement, sans le savoir, A et B consomment la même électricité ! Elle est verte le jour et grise la nuit. Dans un sens, A finance la consommation verte de B. Le consommateur A contribue donc à la transition énergétique, mais il a fallu pour cela doubler les capacités de production, chaque type de centrale électrique n’étant utilisé que la moitié du temps.

Si A veut produire et consommer sa propre électricité 100% verte, il devra installer 2kW de capacité de production en photovoltaïque couplés à une batterie de 12kWh de capacité (en négligeant les pertes inhérentes au stockage). A devient alors un consommateur (un ‘prosumer’) qui peut se déconnecter du réseau et savourer pleinement son électricité verte. De son côté, B continuera d’utiliser l’électricité issue de la centrale thermique à hauteur de 1 kW toutes les heures. La centrale tournera toute la journée mais en dessous de sa capacité de production.

Si l’on compare les deux options, le bilan environnemental est très différent : dans les deux options vertes, 2 kW d’énergie solaire sont installés et 24kWh d’électricité grise sont produits, avec les mêmes émissions polluantes mais réparties différemment. Dans le cas où A signe un contrat vert la centrale thermique fonctionne à pleine capacité pendant la moitié du temps et, dans le cas où il installe ses propres panneaux solaires, elle fonctionne de façon ininterrompue mais à la moitié de sa capacité.[1] Le bilan carbone est le même mais la qualité de l’air est moindre avec le contrat vert car les émissions de particules fines sont concentrées lors des pics de pollution en soirée. A quoi s’ajoute un surcoût lié à la montée en charge lorsque la centrale thermique s’active en fin de journée. Dans le cas d’autoconsommation, il faut investir dans le stockage de l’énergie, une technologie qui, bien qu’en progrès, reste particulièrement onéreuse.

 

Si, dans notre exemple, il a suffi que A signe un contrat 100% électricité verte pour que 2kW de panneaux photovoltaïques soient installés, c’est loin d’être le cas en pratique. En France, la source d’énergie renouvelable principale étant hydraulique, il y a de bonnes chances que la rémunération par la garantie d’origine finance une centrale hydraulique existante et souvent largement amortie. C’est un effet d’aubaine pour les centrales existantes, et les nouveaux barrages qui pourraient être financés sont peu nombreux à cause de l’opposition des populations riveraines. De toute façon, l’incitation financière apportée par les GO reste faible. Les montants sont négligeables au regard des tarifs d’achat réglementés de l’énergie renouvelable: de l’ordre de 0,15 à 3,6 € par MWh pour les GOs alors que le tarif d’achat du MWh solaire va de 150 à 180 €! Ces quelques euros de plus font peu de différence dans les décision d’investissement.

 

Depuis la Loi n° 2017-227, les installations bénéficiant de soutien public (obligation d’achat ou compléments de rémunération) voient leurs GOs récupérées par l’Etat et mises en vente par enchères organisées par Powernext.

La GO n’est certainement pas le levier financier de la transition énergétique ; un peu de beurre dans les épinards tout au plus. Les choses pourraient changer si les consommateurs deviennent demandeurs massifs d’électricité verte. En effet, la demande forte de GOs ferait monter leur prix et pousserait à plus d’investissement en technologies renouvelables.

Le système des GOs est un instrument ingénieux pour répondre à la demande des consommateurs qui souhaitent contribuer à la transition énergétique sans pour autant installer des panneaux solaires. En s’appuyant sur le marché, il permet de rémunérer l’offre d’énergie renouvelable où qu’elle soit. Néanmoins, le système aurait à gagner à être plus précis afin de mieux informer les consommateurs sur le produit qu’ils achètent. Peu d’entre eux savent qu’ils peuvent retrouver la trace de la source d’énergie renouvelable à laquelle ils ont contribué en reportant le numéro de la GO acquise par leur fournisseur sur le site Powernext. Certains aimeraient peut-être diriger leur contribution vers certaines installations. Les fournisseurs alternatifs en font une stratégie commerciale. Ainsi Enercoop met en avant son réseau de producteurs locaux et associatifs. Un fournisseur conventionnel pourrait aller plus loin dans la différenciation de produits lors de la signature du contrat en s’engageant à acquérir les GOs selon un cahier des charges plus précis: la source d’énergie, l’origine géographique ou l’âge des équipements. On pourrait alors souscrire à un contrat 100% électricité solaire d’Occitanie. C’est tout à fait possible avec le système des GOs actuel. On pourrait également favoriser le stockage de l’énergie en différenciant la GO selon l’heure de la journée, avec une prime lors des pics de pollutions de fin d’après-midi. De tels contrats étofferaient la gamme des produits offerts par les fournisseurs et seraient plus rémunérateurs pour les producteurs. Mais ils coûteraient plus chers. Il n’est donc pas sûr que la demande suivrait. »

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[1] A noter que les coûts d’investissement (ou de démantèlement) et de maintenance ne sont pas les mêmes avec les deux options.

Le DÉBAT TRUMP-BIDEN

Le DÉBAT TRUMP-BIDEN

Le débat a été moins violent que le précédent mais une nouvelle fois les intéressés n’ont eu de cesse de s’accuser personnellement et de mettre en cause leur personnalité. Bref un débat à l’américaine dont a rendu compte BFM.

Covid-19: des critiques et un vaccin?

En ce qui concerne l’actualité sanitaire actuelle et l’épidémie de Covid-19, Joe Biden a tancé la gestion de la crise par l’administration Trump, qui selon lui disqualifie son adversaire pour rester au pouvoir.

 

« Quelqu’un qui est responsable d’autant de morts ne devrait pas pouvoir rester président des Etats-Unis d’Amérique », a déclaré le candidat démocrate, accusant le président américain de ne « toujours pas avoir de plan » pour gérer l’épidémie qui a fait plus de 220.000 morts outre-Atlantique, pays de loin le plus endeuillé à l’échelle mondiale.

De son côté, Donald Trump a assuré qu’un vaccin serait disponible « dans les semaines à venir », évoquant 100 millions de flacons.

« J’ai été à l’hôpital, j’ai eu le Covid, mon état de santé s’est amélioré. J’ai reçu une thérapie, mon état de santé s’est rapidement amélioré et maintenant, je suis immunisé, on ne sait pas pour combien de temps », a-t-il ajouté. 

 Accusations mutuelles de corruption

Comme attendu le débat entre les deux hommes s’est très vite penché sur les possibles ingérences de la Russie, la Chine, et l’Iran dans l’élection présidentielle américaine.

« Ils paieront le prix si je suis élu, ils interfèrent avec la souveraineté américaine », a assuré Joe Biden.

Pour autant, Donald Trump en a profité pour tancer son adversaire, lui qui dénonce depuis plusieurs semaines les affaires de Hunter Biden en Ukraine et en Chine, au moment où son père, Joe, était vice-président de Barack Obama entre 2009 et 2017.

« Jamais de ma vie je n’ai pris un centime d’une source étrangère », a expliqué Biden, sommé par Trump de s’expliquer à ce sujet. « Qu’est-ce que vous cachez, La Russie et la Chine vous paie? », a ensuite lancé le Démocrate, dans une tentative de renverser la tendance.

 

Au sujet de l’immigration, Joe Biden a accusé Donald Trump d’avoir mené une politique « criminelle » vis-à-vis des enfants migrants.

Selon une association américaine de défense des droits humains, les parents de quelque 545 enfants de migrants qui avaient été séparés aux Etats-Unis après avoir illégalement traversé la frontière, n’ont pas pu être localisés.

« Ces enfants sont seuls, n’ont nulle part où aller (…) c’est criminel », a fustigé l’ancien vice-président lors de son dernier débat télévisé contre le président républicain, à 12 jours du scrutin.

En guise de réponse, Donald Trump a assuré que ces faits se déroulaient déjà sous la présidence de Barack Obama.

« Il a eu 8 ans pour faire ce qu’il a dit. Nous on a changé ça, on a changé les choses horribles mises en place, il n’a rien fait à part construire des cages pour enfermer les enfants », a-t-il contre-attaqué.

Toutefois, Joe Biden a ajouté qu’en cas d’élection, il proposerait « avant 100 jours un programme au Congrès pour que les millions de clandestins puissent devenir citoyens. »

Les deux hommes se sont également écharpés sur la question internationale. Joe Biden a ainsi fustigé la relation de proximité développée par Donald Trump avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, comparant même cette stratégie diplomatique à un rapprochement avec le dictateur Adolf Hitler.

Le président républicain était interrogé, lors de son dernier débat contre Joe Biden avant le scrutin présidentiel, sur ses trois rencontres avec Kim Jong Un durant son mandat. Il s’est vanté d’avoir éloigné la menace d’une « guerre nucléaire », relevant que le leader du régime reclus n’avait « pas voulu » rencontrer Barack Obama ou Joe Biden lorsqu’ils étaient au pouvoir.

De son côté, l’ancien vice-président démocrate a accusé le président sortant de normaliser la dictature nord-coréenne.

« Qu’est-ce qu’il a fait? Il a légitimé la Corée du Nord », a répliqué son adversaire. « Il en a parlé comme de son bon ami, qui est un voyou », a-t-il ajouté.

Trump « le moins raciste du monde »

Finalement, Joe Biden et Donald Trump ont également évoqué les problèmes sociaux et les tensions raciales aux États-Unis.

Là, Donald Trump a assuré « être la personne la moins raciste du monde », ce à quoi son adversaire a immédiatement répondu: « C’est l’homme le plus raciste du monde, il a avivé les tensions, il a traité les Mexicains de violeurs, il a calomnié les musulmans, les Iraniens, il a calomnié tout le monde. »

 

Pour le candidat démocrate, un « racisme institutionnel » existe dans le pays.

« Quand vous êtes noir, vous êtes une victime que vous soyez riche ou pauvre, car vous êtes préjugé. Il y a un racisme institutionnel aux États-Unis, c’est une réalité. Nous devrions être à la hauteur de nos principes. On veut se rapprocher du principe d’inclusion », a-t-il ajouté. 

 

 

« Il n’y a rien d’intelligent en vous », avait rétorqué l’ex-homme d’affaires.

Pas d’imposture du « tout électrique »( Olivier Durin)

Pas d’imposture du « tout électrique »( Olivier Durin)

 

Parce qu’elle remet en cause la place des énergies fossiles, la nouvelle réglementation dérange certains acteurs, qui dénoncent une imposture « tout électrique ». La RE 2020 n’a pourtant pour autre ambition que celle de faire émerger une filière plus résiliente et respectueuse de l’environnement. Par Olivier Durin, rédacteur en chef du site « Le Monde de l’énergie ». 

chronique dans la Tribune

C’est une révolution attendue de longue date : après plusieurs reports, la réglementation environnementale 2020, plus connue sous le nom de RE 2020, devrait prendre effet en juillet 2021. Fruit d’une réflexion collective menée par les acteurs de la filière construction et le gouvernement, le nouveau texte de référence nourrit d’immenses espoirs, alors que le changement climatique nous rappelle chaque jour qu’il est temps d’agir.

En France, le bâtiment pèse très lourd dans la balance carbone. À lui seul, il représente près de la moitié (45 %) de l’énergie consommée et 30% des émissions de gaz à effet de serre. Pour atteindre les objectifs environnementaux fixés par l’accord de Paris, le secteur doit, comme celui des transports et de l’industrie, impérativement se réformer. Les choix que nous ferons seront déterminants pour l’avenir : une construction sortie de terre aujourd’hui aura un impact énergétique et environnemental durant les 50 prochaines années. Pour placer le bâtiment dans une trajectoire de sobriété, il était urgent de repenser nos modes de construction ainsi que nos usages énergétiques pour des logements plus durables et plus confortables. Ce changement de paradigme a donné naissance à la RE 2020.

Lire aussi : Rénovation énergétique des bâtiments : oui… mais pas n’importe comment !

Cette dernière va au-delà des simples considérations thermiques et énergétiques, telles que retenues dans les précédentes réglementations. Elle considère le bâtiment dans tout son cycle de vie, et prend en compte l’indispensable critère carbone. Une dimension totalement absente de la RT 2012 en vigueur aujourd’hui. D’où l’évolution de sémantique : il n’est plus simplement question d’une réglementation « thermique », mais bien d’une réglementation « environnementale ».

Comme c’est généralement le cas de toute innovation, la RE 2020 a suscité bon nombre de résistances et de controverses. Quoi de plus normal, après tout, tant elle remet en cause les pratiques en vigueur, celles-là même qui ont fait du bâtiment un des secteurs les plus polluants à ce jour. En cause, notamment, l’utilisation d’énergies fossiles (gaz et fioul) pour la fabrication des matériaux et surtout l’alimentation des systèmes de chauffage, qui mobilise plus de 80 % des émissions de CO2 des bâtiments résidentiels et tertiaires.

L’adaptation à l’urgence climatique, la véritable ambition de la RE 2020

Se sentant menacées, certaines voix s’élèvent et tentent de peser de tout leur poids pour freiner une dynamique bel et bien engagée. Et de dénoncer l’électrification à tout va du bâtiment. Car l’un des bénéficiaires notoires de la RE 2020 n’est autre que l’électricité, largement décarbonée en France. L’explication est alors toute trouvée : c’est un coup du vilain lobby du nucléaire, qui veut assurer son avenir.

Emprunter ces « lunettes » revient à complètement passer à côté de la véritable ambition de cette réglementation, qui pourrait faire de l’Hexagone un des pays les plus avancés en matière de modes de construction durables. Après le Royaume-Uni peut-être, qui a tout bonnement interdit le gaz dans les logements neufs à partir de 2025. Rappelons donc que la RE 2020 priorise aussi l’emploi de matériaux bio-sourcés, le recours au bois, aux réseaux de chaleur et à l’électricité renouvelable et décarbonée, la mise en place de techniques d’isolation performantes et de systèmes de récupération et de stockage d’énergie, etc. Elle répond à la problématique de réchauffement climatique, en mettant au premier plan le concept de confort d’été, pour éviter la surchauffe des logements en périodes de canicule.

Au-delà des querelles de clocher et des combats idéologiques, ne perdons pas non plus de vue que l’instauration de la RE 2020 va aussi de pair avec un effort global d’efficacité énergétique. Une préoccupation partagée par les entreprises comme les citoyens. Un nombre croissant d’outils est désormais à la portée de tous, pour une meilleure maîtrise des consommations d’énergie. Citons par exemple les systèmes de chauffage/climatisation performants de type pompes à chaleur, les compteurs intelligents, les offres d’autoconsommation individuelles et collectives ou encore les contrats de performance énergétique. C’est en combinant la RE 2020 à ces usages innovants que des progrès tangibles pourront être obtenus et que nous serons au rendez-vous des objectifs climatiques que nous nous sommes engagés à atteindre.

 

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

L’envolée du chômage et l’accroissement des déficits de l’Unedic constituent un effet mécanique de la crise sanitaire avec davantage de dépenses et moins de recettes. Selon les dernières prévisions de l’Unédic rendues publiques ce mercredi 21 octobre, le taux de chômage au sens du bureau international du travail devrait grimper à 10,5% de la population active en 2020 et redescendre à 9,6% en 2021. Avec plus de 670.000 postes détruits au cours de cette année, l’économie tricolore risque encore plus de s’enfoncer dans la crise.

 

L’Unedic prévoit un déficit  18,7 milliards d’euros en 2020, ce qui porterait sa dette à 55,5 milliards d’euros cette année, contre 38,4 milliards prévus en février. Les perspectives ne sont guère réjouissantes.

l’Unédic anticipe un déficit de 9,7 milliards d’euros dans un an, faisant augmenter la dette totale à 65,2 milliards d’euros.

Huawei : Pékin menace la Suède

Huawei : Pékin menace la Suède

La Suède patrie du concurrent européen Ericsson a été menacée par Pékin de mesures de représailles douanières après que ce pays ait  annoncé, ce mardi, qu’elle fermait la porte de son marché de la 5G à Huawei et à ZTE. Stockholm justifie cette décision pour préserver la sécurité nationale, et précise que tous les équipements de ces groupes chinois déjà installés devront être démontés au plus tard au 1er janvier 2025. La Suède se situe dans le sillage du Royaume-Uni, qui a décidé, l’été dernier, de bannir Huawei de ses réseaux mobiles.

Envolée des RSA

Envolée des RSA 

 

 

 

Suite à la crise les départements constatent une envolée des demandes de RSA avec une augmentation supplémentaire des dépenses de l’ordre d’un milliard d’euros. Les alertes remontant du terrain annoncent des progressions inquiétantes liées aux ravages économiques de la crise sanitaire: + 12% dans la Manche, + 14,6 % dans la Sarthe, + 17,94% en Haute-Saône… Certains élus jugent la situation pire que la crise mondiale de 2008.

Dominique Bussereau, président de l’association des départements, dénonce un tour de « passe-passe » budgétaire de Bercy. « Il manque 4,6 milliards chaque année et ce sera 5 à 6 milliards l’an prochain si rien ne change », prévient le président. Il ajoute: « Je n’ai pas envie de signer un document vide, avec des promesses nuageuses ».

 

Moral des patrons : rechute en octobre

Moral des patrons : rechute en octobre

Le moral des patrons qui s’amélioraient depuis mai rechutent durement en octobre d’après l’INSEE. L’indicateur synthétique de l’Insee recule de deux points, soit 90, et il retrouve son niveau d’août. L’Institut note qu’il est bien inférieur à sa moyenne de long terme, soit 100. « Les perspectives d’activité s’assombrissent par rapport au mois dernier », écrit l’Insee, qui a interrogé des chefs d’entreprise entre le 28 septembre et le 19 octobre. En d’autres termes, le moral des patrons n’est pas bon.

 

Le secteur des services est particulièrement marqué par ce recul, l’hébergement-restauration en premier lieu, très affecté par les récentes mesures sanitaires. En effet, le couvre-feu a été instauré le 17 octobre, ce qui plombe l’activité économique.

 

Concernant l’emploi, le climat se dégrade aussi ce mois-ci en raison du rebond de l’épidémie de Covid-19, alors qu’il se redressait de manière continue depuis le mois de mai. Le climat de l’emploi se replie à 89, il perd trois points par rapport à septembre 2020. Il reste très en-deçà de son niveau d’avant-crise, soit au-dessus de 105. Les secteurs tertiaires (services et commerces de détail) souffrent du pessimisme sur les effectifs prévus, en particulier dans les services hors intérim. Les chefs d’entreprise du secteur des services sont « bien plus pessimistes que le mois précédent sur leurs propres perspectives » d’ici à la fin de l’année, précise l’Insee.

Bercy a d’ailleurs bien conscience que les prochains mois s’annoncent difficiles. Après le rebond enregistré entre juillet et septembre, les experts du ministère de l’Économie anticipent désormais une contraction de la croissance au quatrième

Urgences: un forfait payant

Urgences: un forfait payant

 

Ces désormais décidé, il y aura un forfait de 18 € pour les patients se rendant aux urgences qui ne sont pas ensuite hospitalisées. Il a été indiqué toutefois que le forfait serait pris en charge par les mutuelles, dès le contrat responsable, ainsi que par la complémentaire santé solidaire et encore l’aide médicale d’État pour les sans-papiers.

Les députés ont ajouté au dispositif une exonération pour les femmes enceintes à compter du sixième mois de grossesse et pour les nouveau-nés durant trente jours. Les personnes en affection longue durée seront soumises à un forfait réduit.

Par un amendement, le gouvernement a décalé la mise en œuvre de ce nouveau forfait du 1er janvier au 1er septembre 2021.

 

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

les Français doivent davantage prendre part au combat culturel pour défendre les valeurs républicaines, la civilisation et les modes de vie français. Normalement,  la responsabilité devrait en incomber aux organisations politiques ou associatives existantes. Le problème c’est que le débat est souvent caricatural entre des positions radicales de droite liberticides voire racistes et des positions de gauche d’une tolérance coupable vis-à-vis  du communautarisme et de l’islamisme. Un Islamo gauchisme qui a gangrené nombre d’organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême-gauche.

On n’ empêchera pas ces deux courants de s’exprimer voire de s’affronter. Il n’est pas certain cependant que cela serve la démocratie. D’abord parce que ces  prise de position viennent de très haut et qu’elles sont souvent le produit de cercles peu en prise avec les réalités sociales et sociétales.

 En outre la bataille culturelle n’est là propriété de personne, elle ne pourra être gagnée certes sans l’apport de certains intellectuels mais surtout avec le soutien du plus grand nombre. C’est aux citoyens qu’il appartient d’afficher et de défendre les valeurs de la démocratie française, son mode de vie et sa culture.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau mouvement politique qui retomberait rapidement dans les travers des autres en raison des contingences électorales. Il s’agit pour les citoyens d’afficher leur adhésion à ce qui fait la république, la Nation, ses principes et ses traditions. Tout simplement de dire et de montrer son appartenance à la république française. Commencer  tout simplement par porter un badge république française pour afficher sans  complexe ce qui fait la richesse des valeurs de notre société. Envisager ensuite des initiatives pour promouvoir ces valeurs.

 

Islamisme : le combat culturel est fondamental (Bruno Le Maire)

Islamisme : le combat culturel est fondamental (Bruno Le Maire)

 

 

Pour le ministre de l’Économie, le combat culturel contre l’islamisme est fondamental.

 

Interview dans LE FIGARO. -Le président de la République a rendu un hommage mercredi à Samuel Paty. Il était important que la nation exprime sa reconnaissance à ce professeur?

Bruno LE MAIRE.- Oui, il était essentiel que la nation tout entière rende hommage à Samuel Paty. La cérémonie d’hier était digne, juste, éminemment française. Le président de la République a su trouver les mots pour parler à la nation. Cet hommage était essentiel, mais il ne suffira pas. Chacun se demande désormais jusqu’où ira l’islam politique et jusqu’où iront les terroristes. Depuis des années en France, ils ont assassiné des enfants, tué des policiers, tué des militaires, assassiné un prêtre dans son église et maintenant décapité un enseignant sur le chemin de son école. Tout cela, en 2020, en France, dans une grande démocratie.

 

Le ministre considère que le combat culturel est fondamental et qu’il convient de défendre la civilisation et le mode de vie français

Guinée: Condé élu au premier tour

Guinée: Condé élu au premier tour

 

D’après des résultats provisoires, M. Condé l’emporte avec plus de 2,4 millions des voix sur environ 3,9 millions d’exprimés, distançant son principal challenger, Cellou Dalein Diallo (environ 1,2 million de suffrages).

Douze candidats en tout étaient en lice. Les dix autres se partagent les miettes électorales.

L’éventualité d’un troisième mandat consécutif de M. Condé, 82 ans, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes.

Changement d’heure : ça va encore durer

Changement d’heure : ça va encore durer

La suppression du changement d’heure avait été promis; le problème, c’est que les pays de l’union européenne ne sont pas d’accord entre vis-à-vis de cette éventualité. Du coup pour ne pas ajouter un différend supplémentaire aux oppositions sur de nombreux autres sujets, on a décidé de mettre la question sous le tapis.

La question ne sera même pas évoquée et la conséquence c’est que sans doute le rituel idiot du changement d’heure va se poursuivre «La directive soulève de très nombreux désaccords au sein du Conseil», explique l’un des porte-paroles de la France à Bruxelles . «Vu les différends sur ce sujet, je pense que personne ne veut ouvrir à nouveau cette boîte de Pandore.» Même sans la crise du Covid-19, le changement d’heure n’aurait donc pas été pour avril 2021.

Au vu du retard pris par les institutions européennes sur les propositions à débattre suite à la crise sanitaire, on peut envisager que la question ne reviendra pas sur la table avant 2022. Encore faudra-t-il qu’à ce moment, les membres de l’UE parviennent à accorder leurs violons – et à synchroniser leurs montres.

Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Menace de décapitation pour le maire de Bron

Menace de décapitation pour le maire de Bron

 

Le maire de Bron près de Lyon a été menacé par des inscriptions  qui appellent à sa décapitation. Une réaction sans doute à l’amplification de l’action de la police municipale contre les réseaux mafieux. Le signe sans doute qu’une guerre d’usure s’installe contre le séparatisme, l’islamisme et les réseaux de drogue.

«À Bron, nous avons augmenté les effectifs de la police municipale de 70%, renforcé la vidéoprotection… on lutte contre le trafic de drogue… Je pense qu’on dérange». «On voit qu’on a un ennemi qu’on identifie maintenant, l’islam radical», a déclaré le maire de Bron avant d’ajouter «quand on s’attaque aux élus, mais aussi aux pompiers, à la police, c’est la République qu’on attaque». L’élu a annoncé son intention de porter plainte. Une enquête a été ouverte par le ministère de l’intérieur.

 

L’association France urbaine, qui regroupe la quasi-totalité des grandes villes et des métropoles françaises, a également apporté son soutien à Jérémie Bréaud: «Ce type de menace (… ) mérite une condamnation ferme et unanime», a-t-elle affirmé dans une réaction transmise à l’AFP.

Le syndicat de la police nationale Synergie Officiers a également réagi sur le réseau social en tweetant : «Opérations stups qui dérangent, refus des dérives et rodéos lors de mariages… la fermeté ne plait pas à la #racaille. Les élus sont désormais des cibles».

À la suite de troubles lors d’un récent mariage à Bron, en particulier des rodéos en grosses cylindrées, Jérémie Bréaud avait décidé de restreindre la cérémonie aux deux mariés, parents et témoins, s’attirant des insultes.

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