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Economie française : des indicateurs mieux orientés

Economie française : des indicateurs mieux orientés

La bonne nouvelle c’est évidemment une certaine reprise de l’activité qui pourrait conduire le PIB français à augmenter de 2% en 2017 avec une  légère baisse chômage et des créations nettes d’emplois Le chômage est revenu à son niveau de début 2012, juste avant que François ­Hollande s’installe à l’Élysée. Cependant  le taux de 9,1% reste près de deux fois supérieur à celui des meilleurs élèves européens dont l’Allemagne. Cette croissance provient surtout d’une bonne tenue de la consommation avec  toutefois un revers de la médaille : cela accroît le déficit commercial. Faute de compétitivité, chaque fois la croissance progresse grâce à la consommation, mécaniquement les importations progressent et la balance commerciale est encore plus déséquilibrée. La France est inscrite sur une tendance de 50 milliards de déficits tandis que l’Allemagne dégage un bénéfice de 300 milliards par an  pour les échanges extérieurs. Le bâtiment va retrouver en 2017 un niveau de mises en chantier plus en phase avec ses belles années. L’automobile affiche des taux de croissance significatifs. La meilleure tenue du tourisme profite à l’hôtellerie et à la restauration. À noter cependant encore une insuffisance du niveau des investissements qui traduit encore les incertitudes des chefs d’entreprise même si globalement le moral des patrons s’est notoirement amélioré y compris dans les petites. Reste que la France ne peut être à l’abri des soubresauts internationaux à particuliers de ce qui affecte les États-Unis. Des États-Unis de plus en plus dans le doute quant à l’efficacité de la politique de Trump et qui pourrait voir son PIB progresser seulement de  2%. ; . Autre inquiétude le ralentissement possible de la Chine. En attendant,  Macron  contribue à faire monter la confiance des acteurs économiques comme en témoigne les sondages concernant les patrons.

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

 

La France cumule les ratios contradictoires. Non seulement elle est en tête en matière de prélèvements obligatoires avec plus de 44 % du PIB mais cette ponction fiscale ne suffit pas puisque ces dépenses atteignent 57 % du PIB pipe, d’où une dette qui ne cesse de s’amplifier. La France occupe le hit-parade des dépenses publiques en Europe et affiche une grande différence avec l’Allemagne dont le  taux est 44 %. Une différence de 13 points qui ne manque pas d’inquiéter les économistes, car, en 2002, cet écart n’était que de 5 points de PIB. Dans une étude publiée cet été, les économistes de la Banque de France se donc intéressés aux raisons de cette divergence croissante. Pour eux, « le moindre dynamisme de la croissance du PIB par habitant en France sur la période 2002-2015 explique pour moitié la divergence du ratio de dépenses par rapport au PIB entre les deux pays. Contrairement à l’Allemagne, le dynamisme des dépenses publiques par habitant n’a pas été freiné, alors que le contexte économique peu favorable limitait la croissance des recettes. » Décomposées par secteur, les dépenses publiques ont constamment été plus importantes dans l’Hexagone dans la santé, l’enseignement et la défense. Récemment, l’écart entre les deux pays s’est surtout creusé du fait des dépenses de protection sociale

 

 

Nouveaux risques de bulle financière en Chine

Nouveaux risques de bulle financière en Chine considère le FMI.

 

Selon la BRI, banque des règlements internationaux,  la «différence entre le ratio crédit / PIB de la Chine et sa tendance à long terme» a atteint 30,1% au premier trimestre 2016. Cet indicateur est destiné à mesurer «la surchauffe financière et les potentielles difficultés financières». Son niveau, le plus élevé jamais atteint pour ce pays, est préoccupant: au-delà de 10% la BRI estime qu’un pays fait face à un risque bancaire. Il est nettement supérieur à ceux qui avaient été atteints aux États-Unis en 2008 avant l’éclatement de la bulle spéculative. D’où, le risque avancé par la BRI d’une crise financière en Chine au cours des trois prochaines années. Précisons aussi que ce chiffre avait grimpé jusqu’à 35,7% en Thaïlande en 1997 et à près de 88% en 2009 en Irlande, deux pays qui ont été touchés de plein fouet par ce type de tempête. La croissance au premier semestre 2017 a dépassé les attentes des économistes, mais surtout grâce aux retombées de l’envolée de l’immobilier. Dans certaines grandes villes, les prix ont augmenté de plus de 30 % en 2016, faisant les affaires des grands promoteurs. « Si on regarde la structure de l’endettement en Chine, il y a du progrès : les nouvelles dettes accumulées cette année l’ont surtout été par les promoteurs et par les ménages. Avant, elles étaient le fait d’entreprises qui ne survivent que grâce au crédit », analyse Hao Hong, directeur de la recherche à la Bank of Communications International. Des entreprises improductives qui ont capté 14 % des prêts distribués à l’industrie en 2016, contre 4 % en 2011. : Selon le FMI, en effet, « le principal coût [de la croissance actuelle], c’est un accroissement plus important de l’endettement privé et public », un phénomène « souvent associé à des crises financières ». Le réveil pourrait arriver vite : « L’immobilier commence à ralentir, les investissements baissent. La situation pourrait être bien pire à partir de mi-2018 », estime Hao Hong. En Chine les bulles succèdent aux bulles ;  après la bulle immobilière, c’est la bulle de l’endettement des entreprises qui menace.  L’endettement des entreprises chinoises augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars.  , Moody’s et Fitch s’inquiètent de la dette galopante, publique et privée, et pointent une « hausse prévisible des créances douteuses ». Pour empêcher l’éclatement de cette bulle la banque centrale ne cesse d’injecter de nouvelles liquidités.  L’économie chinoise, d’une certaine manière, ne cesse d’accumuler les bulles. Elle a d’abord généré une bulle de crédit absolument immense, inédite dans l’histoire économique, y compris aux Etats-Unis avant les subprimes », soulignait  Pierre Sabatier, PDG de PrimeView, sur BFM Business. Au départ, les fonds de ces crédits « ont servi à investir, non pas dans les actions, mais dans tout le reste. Par exemple dans le résidentiel », continue Pierre Sabatier. « Il y a aussi eu une bulle globale entraînée par les surcapacités de production. L’une des conséquences de la transition économique (moins d’importation mais davantage de consommation) a été d’injecter beaucoup de liquidités dans l’économie, qui elle-même, a eu tendance à créer des bulles boursières». Les risques sont importants pour la Chine mais auraient des conséquences sur l’ensemble du système bancaire mondial compte tenu son engagement en Chine.

 

La Chine veut limiter les investissements à l’étranger

La Chine veut limiter les investissements à l’étranger

La vague des investissements chinois tous azimuts dans l’industrie, les services et même  l’agriculture pourrait bien être freinée par les autorités qui commencent à s’inquiéter de l’endettement de ces grands groupes et des conséquences néfastes sur la situation intérieure chinoise. C’est en effet le paradoxe pendant que des groupes chinois ne cessent d’acheter tout et n’importe quoi grâce notamment aux déversements de liquidités de la banque centrale,  la Chine, elle, enregistre de sérieux risques d’endettement qui  pourrait freiner sa croissance à partir de 2018. Une directive du gouvernement chinois entend donc mettre un terme aux investissements chinois à l’étranger dans des clubs sportifs, l’hôtellerie, l’industrie du divertissement – dont, au premier chef, les jeux d’argent et la pornographie. Les autorités s’inquiètent de la fuite des capitaux chinois vers des clubs de foot en Angleterre, en Espagne, en France ou en Italie. Elles ne se félicitent plus du rachat par les grands groupes Wanda ou Fosun d’une chaine américaine de cinéma ou du Club Med. Autant d’investissements jugés irrationnels, sans lien avec l’économie réelle et dangereux pour le système financier en raison de l’endettement colossal de ces groupes chinois. Un premier tour de vis a été donné par le gouvernement fin 2016 faisant chuter les investissements à l’étranger de près de moitié au premier semestre 2017. Cette fois les secteurs à proscrire sont nommément désignés comme non conformes aux intérêts de la Chine et à sa sécurité. Ainsi les pays en guerre ou ceux qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Pékin ne peuvent plus compter sur les capitaux chinois.

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Le conflit entre les autorités britanniques et Bruxelles demeurent. Du côté britannique,  on se refuse à une rupture avec l’union européenne qui entraînerait le paiement de sa dette (40 milliards pour le Royaume-Uni mais une estimation de 60 à 100 milliards pour Bruxelles). Pour Londres,   de questions fondamentales sont liés la dette du Royaume-Uni et doivent êtres  associées au résultat des négociations commerciales concernant les futurs échanges entre les deux zones économiques. Pour Bruxelles,  ces deux  questions doivent  être dissociées : le Royaume-Uni doit payer le prix de sa rupture avec l’union économique et ensuite seulement peuvent être engagé des négociations commerciales. Reste aussi la question de la libre circulation des citoyens européens. La négociation pour l’instant s’enlise dans les atermoiements de Londres qui finalement s’accommoderait bien d’une période de transition pour jouer sur les deux tableaux ; à savoir  retarder le paiement de la dette tout en continuant à  bénéficier  le plus longtemps possible des conditions actuelles d’échange commercial entre les deux zones. Le gouvernement de Theresa May doit présenter cette semaine cinq nouvelles propositions pour dessiner les futurs liens entre Londres et Bruxelles, y compris concernant la manière de résoudre d’éventuels conflits sans  »une compétence directe de la Cour de justice de l’Union européenne » (CEJ), a déclaré David Davis, ministre britannique du Brexit. Ce dernier a demandé à l’Union européenne de faire preuve de souplesse en vue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Je crois fortement que les premiers tours de table ont déjà démontré que de nombreuses questions liées à notre retrait étaient inextricablement liées avec nos futures relations », explique-t-il dans le Sunday Times. « Les deux camps doivent avancer rapidement vers la négociation sur notre futur partenariat et nous souhaitons que cela ait lieu après le Conseil européen en octobre », ajoute-t-il. Les Européens continuent de faire valoir qu’ils souhaitent que des « progrès suffisants » soient accomplis dans la première phase des pourparlers sur les droits des expatriés, les frontières avec l’Irlande et la compensation financière attendue de Londres avant d’aborder le problème des relations à venir. Les dirigeants britanniques font, eux, valoir que la question de la frontière avec l’Irlande et celle des droits dus par Londres ne peuvent pas être réglées tant que ne sont pas discutés les termes des futures relations.

Télétravail : 40% pour

Télétravail : 40% pour 

 

Le télétravail pourrait bien être une des solutions pour participer à un réaménagement territoire plus équilibré  et résoudre une partie de la congestion urbaine liée à l’automobile. Dans le secteur des services,  nombre  d’activités pourraient t relever du télétravail. Ce dernier présente des avantages tant pour les entreprises pour les salariés mais aussi quelques inconvénients D’une manière générale,  il est démontré que le salarié utilise les heures où il est le plus productif au service de l’entreprise mais il peut être amené aussi à dépasser assez largement la durée légale ou conventionnelle de la durée du travail. Certes ce télétravail ne peut pas être généralisé à toutes les productions notamment matérielles. Pour autant avec l’évolution des modes de production et des puissances quasi exponentielles des outils informatiques,  bon nombre de tâches pourrait être décentralisées dans le cadre du télétravail. Cela nécessitera fois de nouvelles méthodes de management. D’après un sondage réalisé par le site de petites annonces Vivastreet, 41% des salariés sondés veulent adopter ce mode d’organisation à plein temps, contre 38% en 2015. En outre, 31% des sondés souhaiteraient alterner télétravail et présence au bureau «pour ne pas se couper entièrement de la vie en entreprise», contre seulement 10% en 2015. Les exemples de ce type, dans le privé comme dans le public, se multiplient. Mais, d’après l’enquête Vivastreet, c’est dans l’immobilier que ce souhait est le plus marqué (63% des sondés), devant l’informatique, les métiers du web et des télécoms (62%), ou encore la comptabilité et la gestion (51%). Des secteurs particulièrement «éligibles» au télétravail. Tous ne le sont pas. Pour 15,4 millions d’actifs, cette organisation favorisée par l’utilisation des outils numériques n’est pas une option envisageable, selon une autre étude réalisée par la Fondation Concorde cette année. Leur emploi nécessite une présence physique, comme dans la restauration ou le commerce par exemple. Le think tank détaillait même le profil type des quelque 6,7 millions de Français «éligibles»: il s’agit d’un quadragénaire diplômé, aux revenus confortables, qui travaille dans une grande ville. Ce souhait de plus en plus assumé montre à quel point les Français ont soif de souplesse dans l’organisation de leur temps de travail, principalement pour mieux gérer leur vie de famille, selon 33% des personnes sondées par Vivastreet. Autres raisons principales invoquées: profiter d’un cadre de travail plus agréable (29%) et éviter de passer du temps dans les transports (26%). La réduction du temps moyen de trajet entre le domicile et le lieu de travail avait été estimé à 40 minutes, par le cabinet de conseil RH Kronos, qui mettait aussi en avant l’augmentation du temps de travail effectif et de la productivité, ainsi que du temps moyen de sommeil des salariés concernés.

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

 

 

On sait que la presse et l’opposition sont complètement muselées en Russie mais Poutine promet la liberté en hypothéquant par de sérieuses réserves : ce qui est interdit en Russie (mal liberté d’opinion NDLR) est aussi interdit sur internet, à la télé et plus généralement dans l’espace médiatique. Alors  les entreprises web russes et étrangères sont forcées de stocker les données de leurs utilisateurs en Russie et de les transmettre aux autorités si elles en font la demande. Le président russe a cependant estimé aujourd’hui que l’influence de l’Etat sur internet et dans les médias devait être « réduite, sinon exclue », alors que l’espace médiatique et le net russes sont soumis à un tour de vis de la part des autorités. « Si la société elle-même met au point un système de filtres moraux et éthiques, il serait juste de réduire, sinon d’exclure – mais ce serait mieux d’exclure – l’influence de l’Etat dans ce processus », a déclaré Vladimir Poutine, au cours d’un forum en Crimée avec la jeunesse russe. « Ce que la loi interdit doit être interdit partout, sur internet, à la télévision ou dans les autres médias », a-t-il néanmoins nuancé, ajoutant être « en contact, mais pas en permanence, avec les directeurs de nos principales chaînes de télévision ». Ces déclarations interviennent dans le contexte d’un contrôle plus strict ces dernières années par les autorités du net russe, très utilisé par l’opposition, la tendance s’amplifiant actuellement sur fond de lutte antiterroriste. En juillet, le parlement russe a ainsi voté une loi interdisant l’utilisation en Russie des « anonymizers », services web qui permettent d’accéder de façon anonyme à des sites internet. Les députés ont également voté une loi obligeant les internautes à s’identifier par un numéro de téléphone pour utiliser les messageries sur le web.

Vivendi paye toujours pour STX

Vivendi paye toujours  pour STX

Dans un article précédent, nous évoquions les risques de représailles italiennes vis-à-vis des investissements de Vivendi en Italie. Il se confirme que d’une certaine manière Vivendi paye pour la menace de nationalisation de STX. - L’opérateur historique italien Telecom Italia (TIM) devrait chercher à conclure un accord avec Mediaset visant à offrir les contenus du diffuseur italien sur -son réseau de télécommunications, a déclaré dimanche un responsable du gouvernement italien au quotidien La Stampa dimanche. Un tel accord renforcerait leur pouvoir de négociation avec Vivendi, qui est dans le viseur des autorités italiennes concernant ses participations dans les deux groupes. Il fallait évidemment s’attendre à des mesures de rétorsion italienne suite à la décision de française de s’opposer à une prise de capital majoritaire de l’Italie sur STX (chantier naval). On comprend évidemment que compte tenu de l’écho médiatique notamment le gouvernement ait décidé de faire pression sur l’Italie pour permettre une répartition du capital plus favorable à la France. En clair, pour permettre à la France de disposer d’un véritable droit de blocage afin d’éviter un risque de délocalisation géographique. Ceci étant, il convient de tenir compte des prises de participation financière réciproques dans les deux pays. Au cours des cinq dernières années la France a pris des participations financières d’environ 35 milliards en Italie, inversement les investissements financiers italiens en France ont été  limités à 3 milliards. Du coup, le gouvernement italien met des bâtons dans les roues à Vivendi qui est en train de prendre le contrôle de Telecom Italia puis sans doute de Mediaset.  Vivendi est le premier actionnaire de Telecom Italia avec une participation de 24% dans son capital et détient également 29,9% des droits de vote de Mediaset, ce qui en fait le deuxième actionnaire du groupe de télévision derrière la famille de l’ex-président du Conseil Silvio Berlusconi. L’Agcom, l’autorité italienne des communications, a décrété en avril que la montée de Vivendi au capital Mediaset et de Telecom Italia enfreignait la loi sur les concentrations dans l’audio-visuel et lui a donné un pour réduire sa participation

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France va gagner de l’argent en empruntant !

France va gagner de l’argent en empruntant !

Ce que soutient le très sérieux journal économique la Tribune qui indique que la France compte emprunter lundi prochain sur les marchés entre 4,3 et 5,5 milliards d’euros à court terme à taux négatif. En fait, la Tribune en cette période de vacances se contents de reprendre une dépêche de l’AFP. Certes le taux est négatif mais on ne peut pas dire que la France va s’enrichir en empruntant. Elle ne fait qu’ajouter un emprunt à d’autres emprunts qui se traduisent par une dette totale abyssale de 100 % du PIB. On ne s’enrichit pas quand on empreinte pour des dépenses le plus souvent improductives, on ne fait que creuser un peu plus le trou. Dans le détail, a précisé l’Agence chargée de placer la dette française auprès des investisseurs, le pays a l’intention de lever entre 2,6 et 3,0 milliards d’euros à trois mois (12 semaines), échéance pour laquelle il avait accordé un taux de -0,627% lors de la dernière opération comparable le 14 août. Le Trésor veut également emprunter entre 0,9 et 1,3 milliard d’euros à six mois (21 semaines). Le 14 août, le taux avait atteint -0,644% pour cette échéance. Enfin, la France souhaite également emprunter entre 800 millions et 1,2 milliard d’euros à un an (51 semaines), échéance pour laquelle elle avait accordé un taux de -0,568% le 14 août. La France emprunte depuis fin août 2014 à des taux négatifs sur des échéances de court terme, ce qui signifie que les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, sont prêts à perdre de l’argent en prêtant à la France, pour qui emprunter sur ces échéances devient rémunérateur.

 

(Avec AFP)

 

 

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Au hit-parade les personnalités mondiales de moins de 40 ans, Emmanuel Macron occupe de manière indiscutable un espace reconnu au plan international. Sans doute sa jeunesse, son intelligence et son parcours fulgurant ont-ils séduit l’opinion internationale. Par contre la cote de popularité du président de la république s’est très rapidement détériorée en France. Un phénomène habituel quand on a connu le haut du sommet juste après une élection gagnante mais cette fois la chute est encore plus importante que celle de Hollande dans le même temps. En cause sans doute, le fait  que les Français ont sans doute surestimé les capacités d’un président de la république et du politique en général face aux mutations de nature  économique, sociale et culturelle et environnementale qui se déroulent  dans l’espace commun du monde.  Finalement les marges de manœuvre sont plus  faibles qu’on ne pense à moins d’imaginer l’avenir du pays comme celui de Cuba du Venezuela. Cette baisse de popularité découle aussi de l’hyper présidentialisation du régime aussi d’un excès de politique de communication. Chaque jour ou presque l’Élysée s’exprime, intervient propose. Du coup, le gouvernement ne joue qu’un rôle accessoire. Il conviendrait sans doute de recadrer les missions des un et des autres. En étant moins présent médiatiquement,  Macron devrait se concentrer sur l’analyse des enjeux et la vision car les Français sont encore loin de s’approprier les facteurs explicatifs de la crise et sa complexité. Le gouvernement, lui, devrait se consacrer aux décisions concrètes c’est-à-dire aux voies et moyens pour accompagner les mutations culturelles. En attendant, Emmanuel Macon peut se réjouir de sa cote de popularité qui se traduit dans ce classement « 40 Under 40″, notamment pour avoir « endigué la montée du nationalisme en France », ou encore « détruit le système bipartite qui gouvernait le pays depuis des générations ».

 

MBappé au PSG ?

MBappé au PSG ?

 

Info du JDD, le transfert serait bientôt réalisé. Sans doute avec des sommes folles (mais paradoxalement équilibrées par des recettes extra sportives) et qui sont très critiquables. Pourtant l’enjeu sportif est indéniable et le PSG semble se vouloir se donner enfin les moyens d’être un des plus grands au plan européen.  Le JDD révèle que Monaco se serait résignée à ce transfert. C’est en substance ce qui est ressorti des tout derniers échanges. En parallèle, les termes d’un futur contrat de cinq ans ont été finalisés avec les émissaires du PSG, Antero Henrique (directeur sportif) et Maxwell (coordinateur sportif), venus expressément sur le Rocher en milieu de semaine. Reste donc aux clubs à s’accorder sur le montant de la transaction.

Services à la personne : des milliers d’emplois ?

Services à la personne : des milliers d’emplois ?

Ce que prétendent Gattaz et  quatre personnalités importantes du monde de l’entreprise et de la banque qui recommandent  de mieux articuler les dépenses des ménages avec les aides fiscales. Il s’agit d’un aspect financier incontournable mais qui fait l’impasse sur les conditions d’exercice du métier. Paradoxalement, les besoins sont immenses mais l’offre s’adapte mal à la demande. Effectivement il faut sans doute revoir le dispositif fiscal dans la mesure où le recours par les ménages à des services privés évite souvent de mobiliser des services publics (exemples, maison de retraite ou hôpitaux pour les personnes âgées, crèches pour les enfants). Les caractéristiques du métier sont très diverses mais d’une manière générale l’aide à la personne souffre d’un manque de reconnaissance. Alors que les besoins augmentent, que la demande progresse il est parfois difficile de recruter du personnel disponible et qualifié. En cause des conditions de rémunération théorique relativement basse et des rémunérations réelles encore davantage. Par exemple pour l’aide à la personne concernant les personnes âgées les temps d’attente et de trajets sont parfois supérieurs autant de services rémunérés. Avec la crise, nombre de personnes âgées ont réduit le temps de leur demande : un quart d’heure le matin et un quart d’heure le soir parfois. Bref pour des temps de travail réel très supérieur à 35 heures les assistantes de vie par exemple gagnent souvent moins de 1000 € avec en plus l’inconvénient de changer leur voiture tous les cinq ans surtout en zone rurale où  les lieux d’intervention sont très éloignés mais aussi en zone urbanisée avec la congestion automobile urbaine. De très nombreux emplois peuvent être créés au bénéfice des intéressés mais aussi de la collectivité encore faudrait-il engager une réflexion sur la problématique de cet été activité. Le problème du recrutement est aussi central, pour les raisons déjà évoquées il est souvent plus facile d’embaucher des travailleurs étrangers que des Français. Les signataires de la tribune dont Pierre Gattaz doivent  donc élargir le champ de la réflexion. Pour eux Il s’agit simplement de « trouver une solution au problème de trésorerie des ménages lié au décalage dans le temps du remboursement du crédit d’impôt auquel ils ont droit, avancé lors de leur consommation de services à la personne. » « Chaque ménage ayant recours à des services à la personne deviendrait de facto porteur de créances fiscales, celles-ci pouvant dès lors être mobilisées auprès d’établissements bancaires pour bénéficier d’une avance, comme cela est couramment pratiqué dans le monde des entreprise, celles-ci pouvant bénéficier d’une facilité de la part de leur banquier au regard de leurs factures en attente de règlement. »

 

Voici ci-dessous la tribune rédigée par Pierre Gattaz, président du Medef, Maxime Aiach, président de la Fédération du service aux particuliers (FESP), Marie-Anne Barbat-Layani, directrice-générale de la Fédération bancaire française (FBF), Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ETHIC, Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance et Léonidas Kalogeropoulos, porte-parole des Chantiers de l’entreprenalisme.

« Un effet Macron indéniable »(Geoffroy Roux de Bézieux)

« Un effet Macron indéniable »(Geoffroy Roux de Bézieux)

Le n°2 du Medef se rattrape. Il a sans doute été critiqué pour avoir joué les pleureuses à propos de la fiscalité  qui doit remplacer la taxe 3% sur les dividendes (la France est l’un des pays les plus généreux en matière de dividendes, environ 60 milliards par an avec des années record comme en 2016). Il estime que Macron a participé à redonner confiance aux acteurs économiques et  indique qu’ »il y a des signes apparents d’embellie [pour l’économie française], comme notre taux de croissance qui est un des meilleurs depuis de nombreuses années, et le nombre de créations d’emploi. La croissance mondiale repart et tire notre économie comme celle de la zone euro. Les aspects psychologiques comptent. L’économie de marché, c’est l’économie de la confiance. Pour la première fois depuis octobre 2007, une majorité de petits patrons est optimiste vis-à-vis de l’action du gouvernement, selon le dernier baromètre Fiducial. » Geoffroy Roux de Bézieux reconnaît toutefois ajuste titre  que « des problèmes structurels demeurent et plombent notre compétitivité ». Notamment « les dépenses publiques [qui] atteignent 57 % du PIB et le niveau des prélèvements obligatoires, 44% ». (La différence entre les deux chiffres explique le niveau d’endettement). Dans le JDD, il expose quels doivent être, selon lui, les chantiers prioritaires du gouvernement notamment en matière d’emploi.

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Sécurité : les maires européens invités à Nice

Sécurité : les maires européens invités à Nice

 

 

 

 

Il faut se féliciter de l’initiative de Christian Estrosi, maire de Nice qui invite les maires des grandes villes européennes à réfléchir sur les meilleurs moyens d’assurer la sécurité. On le sait ce terrorisme n’a pas de frontières, il affecte toutes les régions du monde et la réponse ne peut être contenue uniquement dans les limites d’un État. La dimension internationale du djihadisme implique aussi une réplique internationale à la hauteur de l’enjeu. Lors des derniers attentats, on a bien vu les connexions par exemple qui existent entre les actes criminels perpétrés en France, en Allemagne en Belgique et en Espagne. On pourrait ajouter il serait utile d’associer aussi les autorités de plusieurs pays arabes qui fournissent de forts contingents aux réseaux criminels. Le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, invite donc  ses homologues de grandes cités européennes à venir dans sa ville en septembre discuter avec le commissaire européen à la Sécurité, Julian King, de la lutte contre le terrorisme. Nice a été le 14 juillet 2016 la première ville européenne visée par un attentat meurtrier au camion ou à la voiture bélier, comme celui qui a fait au moins 13 morts jeudi à Barcelone. Christian Estrosi a déclaré à des journalistes qu’il inviterait « un grand nombre » de maires européens à Nice les 28 et 29 septembre pour parler avec Julian King de l’évolution des législations nationales et européennes en matière de sécurité. « Beaucoup m’ont déjà fait savoir qu’ils seraient présents », a déclaré l’ancien ministre, pour qui les règles européennes ne doivent pas être un frein aux mesures que les maires peuvent vouloir prendre pour sécuriser leur ville. « Ce sont les maires désormais, on le voit à Berlin, Londres, Paris, Nice, Barcelone, Stockholm, qui sont les premiers confrontés à cette violence (…) mais qui pourtant ne sont pas ceux qui participent aux grandes réformes nationales et européennes », a-t-il expliqué. « Et puis nous avons besoin de moyens. »

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

 

 

On peut légitimement se demander si le terrorisme n’est pas en voie de banalisation tellement les réactions paraissent timides. Par exemple le dernier attentat en Espagne qui a pourtant fait des victimes françaises n’a suscité que quelques réactions assez convenues par voie de communiqué. Il s’agit pourtant d’un premier attentat  en ’Espagne. On aurait attendu mieux de la part de la France. Qu’elle prenne par exemple l’  initiative d’un vaste mouvement de protestation organisée dans toute l’Europe. La bataille est en effet culturelle et idéologique. C’est la bataille de la démocratie contre la barbarie. Elle durera 30 ou 40 ans, il s’agit de triompher de la barbarie de quelques jeunes tarés, le plus en souvent anciens délinquants qui veulent donner une légitimité religieuse à leur violence.  .Faut-il rappeler qu’après l’attentat contre Charlie hebdo des millions de Français s’étaient mobilisés avec la présence de 40 responsables politiques de pays étrangers. Depuis les crimes contre Charlie hebdo, d’autres événements tragiques se sont déroulés en France à Nice en particulier et aussi un peu partout dans le monde. Du coup,  l’impression d’accoutumance voire d’impuissance se répand y compris chez les responsables politiques.  Le dernier bilan des victimes françaises des attentats de la fin de la semaine en Espagne, publié samedi par le ministère des Affaires étrangères, fait état de 30 blessés, dont cinq dans un état grave. Seize de ces blessés ont pu quitter les hôpitaux où ils étaient soignés et 14 sont encore hospitalisés dans des établissements de la région de Barcelone, a précisé le Quai d’Orsay dans un communiqué. Les attaques aux véhicules bélier de Barcelone et Cambrils, en Catalogne, revendiquées par l’organisation de l’Etat islamique, ont fait au total 14 morts et 126 blessés. Certes les Français sont en vacances, le gouvernement aussi mais le pire dans cette bataille c’est de trouver des excuses au manque de solidarité. De ce point de vue on peut se réjouir de l’initiative du maire de Nice de réunir les maires des plus grandes villes européennes avec le commissaire européen à la sécurité afin de6 aux moyens de lutte contre ce terrorisme.

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Vacances : 320 € par personne pour les Français

Vacances : 320 € par personne pour les Français

 

Avec 36 jours de repos, dont cinq semaines de congés payés, les congés en France se situent dans le haut de la fourchette, tout comme la Suède. L’Espagne atteint les même niveaux, mais avec davantage de jours fériés (14 sur l’année). La performance de la Grande-Bretagne est en trompe l’œil puisqu’un employeur anglais peut inclure les 8 jours fériés dans les 28 jours de congés.  Si les Européens ont dépensé en moyenne 320,17 euros par personne pour un séjour en 2015, tous n’y consacrent pas le même budget selon leur pays d’origine, rapporte Eurostat. Au sein de l’Union Européenne, les Luxembourgeois sont ceux qui rechignent le moins à la dépense pour partir en voyage puisqu’ils déboursent en moyenne 743,91 euros. Viennent ensuite l’Autriche (609,51 euros) et Malte (593,93 euros). Avec une dépense moyenne de 341,17 euros par séjour, les Français se classent dixièmes, loin derrière les Belges (5e avec 564,86 euros), les Allemands (7e avec 427,59 euros), ou encore les Italiens (8e avec 358,44 euros). Les Lettons sont quant à eux ceux qui consacrent le plus faible budget aux vacances (116,83 euros), derrière les Roumains (116,98 euros) et les Tchèques (125,93 euros).

Dépenses consacrées aux vacances par séjour par personne en 2015 (en euros)

1. Luxembourg: 743,91

2. Autriche: 609,51

3. Malte: 593,93

4. Belgique: 564,86

5. Irlande: 476,68

6. Chypre: 448,14

7. Allemagne: 427,59

8. Italie: 358,44

9. Pays-Bas: 347,32

10. France: 341,17

11. Finlande: 311,57

12. Danemark: 306,69

13. Grèce: 287,35

14. Slovaquie: 266,45

15. Suède: 246,85

16. Croatie: 238,72

17. Espagne: 221,6

18. Slovénie: 212,61

19. Estonie: 203,8

20. Lituanie: 201,1

21. Pologne: 189,83

22. Bulgarie: 160,62

23. Portugal: 156,27

24. Hongrie: 129,8

25. République Tchèque: 125,93

26. Roumanie: 116,98

27. Lettonie: 116,83

Cancers: les « médecines alternatives » dangereuses ?

Cancers: les « médecines alternatives » dangereuses ?

Ce à quoi aboutit une  étude qui compare les résultats des patients qui choisissent de recourir aux seuls remèdes alternatifs et les résultats de ceux qui utilisent  la médecine classique. L’étude montre que des malades affectés de cancers fréquents ont jusqu’à cinq fois plus de risque de mourir que ceux qui optent pour des traitements classiques. Cette différence dans le risque de décès cinq ans après le diagnostic « a été la plus élevée pour le cancer du sein et du colon », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Skyler Johnson de l’Université de Yale. Une étude cependant qui ne paraît pas forcément totalement pertinente car elle compare et oppose deux typologies de traitement très différents. De traitements qui sont opposés : ou bien la médecine classique ou bien la médecine parallèle. Or il aurait été plus intéressant de comparer avec un troisième groupe de patients utilisant à la fois la médecine classique et des remèdes alternatifs. On sait en effet que l’aspect psychologique constitue un moyen de défense non négligeable chez le patient et que les rémissions pour des cas identiques sont parfois difficilement explicables et qu’ils peuvent provenir de la capacité du malade a renforcé son système de défense. Ceci étant en l’état actuel des connaissances,  il est évident que le recours à la médecine classique est incontournable. Il serait irresponsable de ne recommander que la médecine alternative.
L’étude rapporte l’impact sur la survie pour quatre cancers du recours exclusif aux remèdes alternatifs (homéopathie, plantes, qi gong, yoga, naturopathie, acupuncture, diètes, méditation, prières…) au détriment des traitements classiques (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, traitement hormonal), dans une étude récemment parue dans le Journal of the National Cancer Institute.

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