Alliance Airbus et Bombardier

Alliance Airbus  et Bombardier

La guerre continue entre Airbus et Boeing qui s’accusent mutuellement de pratique déloyale notamment en ce qui concerne les aides  des Etats sans parler des affaires de corruption. Cette fois Airbus pourrait avoir emporté une manche importante avec l’accord qu’il vient de réaliser dans le cadre d’une alliance avec Bombardier l’avionneur canadien lui aussi victime de mesures anti concurrentielles de la part des Etats-Unis. Cette alliance va d’abord concerner  le programme CSeries Aircraft Limited Partnership (CSALP) dans lequel Airbus va prendre plus de 50 % de participation. Cela se traduira par la possibilité pour Bombardier de faire assembler certains des avions monocouloirs CSeries dans son usine de l’Alabama, pour les commandes de compagnies américaines. Du coup bombardier pourra éviter de subir la surtaxassions de droits de douane américains envisagée par les États-Unis puisque ces avions américains seront montés dans les usines d’Airbus « Réaliser cet accord a une grande valeur stratégique », a indiqué le directeur exécutif de bombardier. Boeing a dénoncé par le biais d’un porte-parole « un accord contestable entre deux concurrents subventionnés par l’Etat » en vue de contourner la récente décision du département du Commerce américain. Le département a annoncé ce mois-ci une nouvelle hausse des droits de douane sur ces avions de Bombardier, portés à près de 300%, Boeing accusant le constructeur canadien de bénéficier de subventions indues et d’avoir bradé les appareils. L’avionneur européen estime que cet appareil du programme CSeries  de 100 à 150 sièges est fortement complémentaire avec son portefeuille existant de monocouloirs, davantage tourné vers des capacités plus importantes de 150 à 240 places. Une fois l’entrée d’Airbus effective, Bombardier et la province du Québec conserveront respectivement une participation d’environ 31% et 19% dans le programme CSeries.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

Macron : une conception de la participation limitée au fric

Macron : une  conception de la participation limitée au fric

Macron a visiblement une conception très restrictive de la participation qui limite à l’intéressement financier pour que « tous les salariés aient leur juste part quand les choses vont mieux ». Pourtant il affirme en même temps qu’une entreprise est constituée d’une part d’actionnaires (définition juridique actuelle),  d’autre part de la valeur et de la compétence de ses salariés. Certes l’intéressement financier constitue un progrès dans l’association des salariés aux résultats des entreprises. Pour autant cette association ne saurait se limiter à la dimension monétaire quand les choses vont bien. Une vraie participation, outre l’intéressement financier, consisterait à associer les salariés à la gestion comme le souhaite la CFDT et comme cela se pratique en Allemagne par exemple. C’est précisément quand les entreprises ont des difficultés que les salariés ont besoin d’être aussi associés à la problématique de gestion pour mieux comprendre et adhérer aux évolutions conjoncturelles ou structurelles. Les salariés et les cadres sont en effet le plus souvent les plus à même d’évaluer les forces et les faiblesses de la réalité de leur outil de production et c’est en permanence qu’il convient de les associer à la gestion de l’entreprise y compris quand l’entreprise ne rencontre pas de difficultés. Pour l’instant en effet la participation se borne le plus souvent en cas de problème à annoncer de façon un peu brutale au comité d’entreprise les plans de licenciement. La participation ne saurait être limitée à l’implication des salariés quand il faut licencier ou au retour financier sur résultats. La participation implique une vision beaucoup plus large et plus active des salariés dans l’entreprise.

 

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

 

 

C’est sans doute sur un coin de table qu’ont été effectué les calculs tendant à prouver que les retraités seront finalement gagnants même après la hausse de la CSG de 1,7. Point. En faite,  on a changé d’argumentation. Précédemment il s’agissait clairement de demander aux retraités un effort particulier pour le redressement des comptes publics. Maintenant on explique qu’en réalité les retraités seront gagnants.  une observation préalable, d’un point de vue méthodologique il est difficile d’apprécier l’évolution des revenus des retraités du fait en particulier qu’il convient de raisonner sur des données qui concernent les ménages. En effet Emmanuel Macron  explique que l’augmentation de la CSG sera plus que compensée par la réduction de la taxe d’habitation. Or cette taxe d’habitation concerne les ménages tandis que  la hausse de la CSG concerne chaque pensionné. Le montant moyen de la pension s’élève environ à 1300 € mensuels avec de très fortes disparités. Au moins 40 % des ménages de retraités ne comporte qu’une personne. L’impact dépendra largement de la zone géographique du retraité puisque la taxe d’habitation peut varier environ de 4 à 500 euros en zone rurale à 2000 euros et plus en ville. Les gagnants se situeront en ville tandis qu’en zone moins dense  la baisse de la taxe d’habitation sera loin de compenser la hausse de la CSG. Du coup le raisonnement de Macron ne tient pas quand il affirme. “Les 60%, ce ne sont pas ceux qui ont plus de 1.200 euros. Ce sont qui jusqu’à 65 ans ont plus de 1200 euros et pour les plus de 65 ans ce sont eux qui ont plus de 1400 euros”. Pour tous ces derniers la CSG va augmenter de 1,7 point. Mais pour une majorité d’entre eux la taxe d’habitation va baisser progressivement”,  Comme la taxe d’habitation diminuera d’un tiers, je vous fiche mon billet que dès l’année prochaine, à la fin de l’année, dans une grande partie des cas, cette taxe d’habitation diminuée d’un tiers compensera ces 1,7 point de CSG”. Et le président d’assurer pour conclure que “lorsque l’ensemble de cette réforme sera conduite, 80% des retraités gagneront en pouvoir d’achat. Et les retraités qui perdront du pouvoir d’achat perdront moins de 1%, et ce sont les 20% les plus riches. C’est une mesure de justice”. Vraiment un calcul de coin de table peu convaincant qui fait abstraction de la composition des ménages et des très fortes disparités des montants de taxes d’habitation. Les calculs de coins de table de Macron sont d’ailleurs contredits par les services officiels. Dans un document annexe au PLF2018, on indique que seraient 2,5 millions de retraités sans aucune compensation. Ce serait donc 3,2 millions de retraités qui perdraient du pouvoir d’achat d’ici à 2020, ce qui sur environ 15,8 millions de retraités (selon l’Insee) représentent 20,2% du total. D’après le rapport de Joël Giraud, les ménages “perdants” seront les retraités dont la pension excède 2500 euros par mois pour une personne seule et 3981 euros pour un couple. Certes l’effort demandé aux retraités est sans doute économiquement nécessaire mais de là à vouloir habiller cette ponction en bénéfice il y a un pas que Macron franchit sans trop de scrupule et de rigueur intellectuelle.

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

 

 

Les États-Unis appellent une nouvelle fois à faire le ménage dans les institutions internationales et en particulier à se montrer beaucoup plus rigoureuse dans les moyens dont elles disposent. L’objectif est évidemment politique ;  on sait en effet que Trump est très critique vis-à-vis de certaines organisations internationales qui mettent en cause la souveraineté des États-Unis ou trop conciliante vis-à-vis de certaines dérives. En quittant très récemment l’Unesco les États-Unis ont confirmé leurs doutes vis-à-vis de certains organismes. Au-delà de cet aspect politique, les critiques américaines ne sont toutefois pas infondées en matière de gestion de ses institutions. Faut-il rappeler par exemple que la directrice du FMI bénéficie d’un salaire d’environ 100 000 € n’en imposable et que les collaborateurs sont grassement payés. Pour les États-Unis,  le FMI gardien de l’orthodoxie financière dans le monde devrait d’abord donner l’exemple par sa propre gestion. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a appelé samedi le FMI à faire preuve d’une « discipline budgétaire exemplaire » et à faire des « choix difficiles » pour baisser les salaires de sa direction et de ses employés. « En tant qu’institution publique, comme tous les membres qu’il supervise et qu’il conseille, le FMI doit faire preuve d’une discipline budgétaire exemplaire et être efficace dans l’utilisation de ses ressources limitées », a-t-il affirmé lors de la réunion annuelle à Washington du FMI et de la Banque mondiale. « Atteindre cet objectif entraîne nécessairement des choix difficiles, notamment sur les salaires et les prestations dont bénéficient la direction et les salariés », a souligné tout particulièrement M. Mnuchin, lors de son intervention devant le comité monétaire et financier (CMFI), organe de direction du Fonds monétaire international (FMI). « Le Fonds est très conscient des coûts et, de fait, nous avons opéré avec un budget constant pendant six années consécutives », a répondu une porte-parole du FMI, interrogée par l’AFP sur les déclarations du secrétaire au Trésor. « Notre direction revoit les salaires et les prestations de manière régulière », a-t-elle ajouté. A la Banque mondiale, Mnuchin a rejeté l’augmentation de capital souhaitée par son président Jim Yong Kim, l’appelant également à faire preuve d’une plus grande discipline budgétaire. « Davantage de capital n’est pas la solution quand le capital existant n’est pas alloué de manière efficace », affirme M. Mnuchin dans son intervention au Comité de développement de la Banque mondiale. « Nous voyons de la marge pour davantage de discipline budgétaire », a-t-il estimé. En revanche, le ministre allemand pour le Développement économique, Gerd Müller, a jugé que cette augmentation de capital était « urgente ».

 

Le retour de l’inflation ?

Le retour de l’inflation ?

 

 

Les responsables des banques centrales réunies à Washington ne s’inquiètent pas encore de l’inflation mais sont attentifs à son évolution qui pourrait justifier en 2018 un resserrement de la politique monétaire. En clair, on pourrait assister tant aux États-Unis qu’en Europe à une réduction du rachat d’actifs par les banques centrales et par une remontée des taux. Une remontée des taux toutefois progressive car les banquiers centraux ne veulent pas casser la dynamique de reprise finalement encore assez modeste. En cause notamment une hausse des salaires un peu trop sage pour relancer de manière plus significative la consommation et au-delà la croissance. Vitor Constancio, le vice-président de la Banque centrale européenne  s’est dit confiant sur le fait que l’inflation allait « revenir à l’objectif de moyen terme ». « Ce retour reste encore largement conditionné à une politique monétaire très accommodante », a-t-il déclaré lors d’un séminaire réunissant des responsables des banques centrales à Washington. « L’apparente déconnexion entre d’un côté la solide croissance économique et de l’autre une inflation et des salaires faibles est l’une des caractéristiques manifeste de cette reprise continue », a-t-il ajouté. Caractéristique observée « presque partout », a-t-il souligné. Selon une première estimation de l’Office européen des statistiques Eurostat, l’inflation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique s’est stabilisée à 1,5% en septembre, en-deçà de l’objectif de la BCE d’un niveau proche de 2%. Avant d’envisager une hausse des taux la BCE pourrait commencer par réduire son programme de rachat d’actifs actuellement de leur de 60 milliards par an. Finalement la BCE suit avec prudence l’évolution de la politique monétaire américaine. Le gouverneur de la Banque centrale du Japon, qui participait lui aussi au séminaire de Washington dimanche, a exhorté ses homologues à « approfondir la réflexion » sur les raisons d’une inflation et de salaires à des niveaux insatisfaisants malgré une reprise solide et un marché de l’emploi qui se tend. Pour les États-Unis, l’indice des prix PCE basé sur les dépenses de consommation, n’avait avancé que de 1,4% en août. Sans les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, il est tombé à 1,3%, un dixième de point de moins qu’en juillet. C’est le plus faible niveau annuel pour l’inflation sous-jacente depuis novembre 2015. L’indice PCE est la mesure préférée de la banque centrale (Fed) pour observer l’évolution des prix qu’elle aimerait voir atteindre la cible de 2%, un niveau qu’elle estime sain pour l’économie.

Le retour d’un mini le service national ?

Le retour d’un mini  le service national ?

 

L’idée d’une résurgence du service national fait son chemin mais avance bien lentement et modestement. Il s’agirait de mettre en place un mini service national d’un mois pas forcément militaire mais aussi civil. Parmi les objectifs figure la nécessité de réaffirmer les valeurs citoyennes, de renforcer les relations entre l’armée et la nation aussi de répondre à certains problèmes spécifiques. On pense en particulier à certains jeunes des banlieues économiquement, socialement et culturellement marginalisés. Reste que la perspective d’une durée d’un mois paraît un peu limite pour favoriser des modes d’insertion réelle. Cette perspective se heurte aussi aux problèmes de son coût financier estimé à environ 6 milliards pare an. Enfin l’armée française étant  entièrement professionnalisée, il faudra dépasser les réticences corporatistes. La proposition ne semble guère appréciée par les militaires de carrière. En cause, le fait que cela affecterait une partie du budget de l’armée mais aussi un reflexe  corporatiste. Certes la mesure n’est certainement pas gratuite mais on peut certainement se passer des casernes classiques dont beaucoup d’ailleurs ont été vendues en utilisant les équipements collectifs notamment sportifs existants. En outre dans les grandes agglomérations il serait toujours possible de libérer le soir les plus appelés pour éviter d’avoir à les coucher. Notons qu’avant la suppression du service militaire obligatoire c’était déjà une possibilité pour nombre d’appelés. Enfin l’idée générale est de faire adhérer aux valeurs républicaines, à l’effort et à la discipline ce qui ne nécessite pas forcément un encadrement des seuls militaires professionnels. De ce point de vue la  garde nationale pourrait être sollicitée. La promesse d’Emmanuel Macron était de mettre en place un service national d’un mois, obligatoire pour les jeunes, hommes et femmes, âgés de 18 à 21 ans et déclarés « aptes ». Cela représente 600 000 jeunes à former chaque année. L’objectif de ce service national est, selon le Président, de renforcer la cohésion républicaine. Dans ce but, le gouvernement organisera au printemps prochain une “réflexion” sur le service national obligatoire qu‘a promis d‘instaurer Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, a déclaré dimanche la ministre française des Armées. Le gouvernement organisera au printemps prochain une « réflexion » sur le service national obligatoire qu’a promis d’instaurer Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, a déclaré dimanche la ministre française des Armées, Florence Parly. Florence Parly a précisé qu‘elle serait “sans doute amenée à faire des propositions” à la suite de cette concertation, à laquelle devraient être invités des représentants de la société civile. “Nous allons au cours du printemps 2018 avoir une réflexion qui va associer une grande variété de personnes, des gens issus de la société civile, des gens issus de l‘Education nationale, du monde de l‘entreprise”, a-t-elle dit lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNEWS. L‘objectif est de “créer un mois de service national qui pourra répondre à ce besoin de renforcement du lien armée-nation mais qui pourra aussi répondre à d‘autres problèmes auxquels les jeunes Français sont aujourd‘hui confrontés”. Au-delà des questions budgétaires, des réticences des responsables de l’armée le gouvernement veut aussi éviter de se mettre à dos la jeunesse. Cependant, il  est difficile d’admettre qu’un mini service militaire d’un mois serait de nature  gravement à perturber la vie économique, sociale personnelle d’un jeune. Il n’y a encore pas si longtemps les appeler consacrés un minimum de 18 mois et jusqu’à parfois 36 mois au  service de la nation. Autre époque, autre contexte et autre mentalités dont il est inutile d’entretenir une vaine nostalgie mais qui méritent  d’être intégrés pour comprendre l’affaiblissement des valeurs citoyennes chez certains jeunes.

L’idée d’un budget de la zone euro : courageux mais téméraire

L’idée d’un budget de la zone euro : courageux mais téméraire

Cette idée française de créer un budget de la zone euro est considérée comme courageux par le président de l’Eurogroupe mais qui implicitement la considère comme un peu téméraire au regard des réticences allemandes. L’idée française est en effet de créer à l’intérieur de la zone euro un budget, avec un ministre des finances et un parlement spécifique. Une proposition que les Allemands prennent avec des pincettes surtout inquiets de la possibilité d’une dérive vers la mutualisation des dettes. Le président de l’Eurogroupe Dijsselbloem  esquisse des pistes de réflexion pour tenter de rendre compatibles les positions françaises et allemandes mais les divergences sont  encore importantes entre les deux pays concernant l’importance de ce budget,  les conditions de sa mise en œuvre et même sur son utilité. La grande question est de savoir si ce budget aurait pour objet  d’établir une certaine solidarité financière entre les membres de la zone euro  ou bien de se limier  à des prêts visant à assainir les finances des Etats et à moderniser leur économie. De ce point de vue,   le mécanisme européen de stabilité (MES), créé pour soutenir les Etats en difficulté pendant les crises financières, et la Banque centrale européenne (BCE) jouent  déjà ce rôle qui pourrait être étendu. Mais là encore tout dépend de l’ampleur.  La chancelière allemande, Angela Merkel a mollement soutenu le concept de budget commun en se déclarant favorable à un budget “réduit”, tandis que le ministère des Finances allemand a jugé la semaine dernière que ce budget n’était pas utile.  On estime en Allemagne que le MES pourrait se transformer en fonds monétaire européen et qu’il n’est nul besoin d’autres solidarité financière. En fait  tout tourne autour de l’importance des sommes mises en jeu dans l’outil financier nouveau et sur sa finalité : ou bien un outil de prêt ou bien une mutualisation des ressources et des dettes. Maintenant que les élections allemandes sont passées il n’est pas certain que macro parvienne à convaincre les Allemands.

Chine: forte hausse des prix à la production

Chine: forte hausse des prix à la production

Signe sans doute d’une reprise internationale, l’indice des prix à la production s’est nettement accéléré en septembre en Chine, avec une hausse de 6,9% sur un an, tandis que l’indice des prix à la consommation ralentissait à +1,6%, a annoncé lundi le Bureau national des statistiques (BNS). L’indice des prix des produits sortis d’usine, qui reflète le dynamisme du secteur industriel, n’avait progressé que de 6,3% en août et de 5,5% lors des deux mois précédents. Quant à l’indice des prix à la consommation, baromètre de la demande des ménages, il avait augmenté de 1,8% en août, plus qu’en juillet (1,4%) et en juin (1,5%).

Catalogne : la guerre des délais

Catalogne : la guerre des délais

 

 

 

Guerre de communication et surtout guerre des délais. Alors que le gouvernement espagnol avait ordonné au président de Catalogne de préciser ce matin dernier délai s’il proclamait ou non l’indépendance de la région, le président séparatiste de Catalogne, Carles Puigdemont, propose lui aussi un délai dans une lettre au gouvernement espagnol ; un délai de deux mois pour négocier sur l’indépendance de sa région, lundi 16 octobre. « Pendant les deux prochains mois, notre principal objectif est de vous amener à dialoguer », écrit-il au chef du gouvernement, Mariano Rajoy. En faite sitôt prononcée le président de la Catalogne avait suspendu la déclaration d’indépendance. Devant la mise en demeure du premier ministre espagnol Il réitère cette suspension pour un délai de deux mois. Mais en raison de l’opposition totale du gouvernement central d’Espagne à propos du concept d’indépendance on voit mal Madrid accepter cette proposition de délai. Il est en effet plus que vraisemblable que le gouvernement espagnol n’acceptera aucune concession confortée qu’il est non seulement par les anti indépendantistes de Catalogne mais aussi par les espagnols et par la communauté internationale. Du coup le président de la Catalogne risque d’être acculé dans une impasse d’autant qu’il est largement fragilisé sur le plan politique.

Indemnisation chômage: Macron modère ses ambitions

Indemnisation chômage: Macron modère ses ambitions

Il semble bien qu’Emmanuelle Macon mette la pédale douce concernant certaines dispositions de la réforme de l’Unedic. Il avait en effet proposé que les démissionnaires d’une entreprise puissent bénéficier du chômage de la même manière qu’il avait souhaité que les travailleurs indépendants puissent aussi bénéficier de l’assurance-chômage. En fait, Macon a mis des bémols à ses propositions essentiellement pour des motifs financiers car les différentes mesures qu’il avance seraient  susceptibles de plomber encore un peu plus les comptes de l’Unedic qui affiche déjà une dette de 34 milliards.  Pendant sa campagne, Emmanuel Macron avait proposé une mesure innovante : que les salariés qui démissionnent puissent toucher l’allocation chômage. On devait pouvoir le faire une fois tous les cinq ans. Dimanche, le président a confirmé cette possibilité mais il l’a assortie de tout un tas de conditions qui en limitent la portée.  Tout simplement parce que cette mesure coûte très cher. Ces derniers jours, des estimations ont circulé sur un coût qui atteindrait entre 8 et 14 milliards d’euros pour la première année de mise en œuvre. Il faudrait ajouter uen dizaine de milliards pour l’affiliation des indépendants à moins de matraquer les cotisations des intéressés.  Le déficit de l’Unedic, cette année, c’est plus de 3,5 milliards d’euros. Et on est loin de le combler, car l’Unedic a une dette de presque 34 milliards d’euros.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

Insoumis : l’outrance pour politique

Insoumis : l’outrance pour politique

Les insoumis passent depuis peu leur temps à se faire passer pour des victimes du système médiatique alors qu’ils ne sont victimes que de leur propre outrance voir même de leurs  frasques. Après la polémique entre Mélenchon et Valls (accusé d’appartenir à la façon de fachosphère)  c’est le drapeau européen qui est en cause par les insoumis cars supposé représenter la sainte vierge. Certes Valls n’est pas un enfant de chœur et son côté psycho rigide a de quoi souvent agacer mais c’est une autre affaire que de considérer qu’il appartient à l’extrême droite. Même outrance et même ridicule concernant le drapeau européen dont Mélenchon se demande ce qu’il fait à l’intérieur des édifices publics notamment à l’Assemblée nationale. Et de se demander s’il s’agit  d’une représentation de la Sainte vierge ! Sur tous les autres sujets politiques de société, les insoumis se comportent comme le parti communiste des années 50 avec une posture d’opposition systématique mettant même en cause la légitimité de Macron. Un peu comme si le pays subissait une sorte de dictature responsable d’un coup d’État social. Une outrance qu’il retombe un peu aujourd’hui sur le nez car la démesure tutoie  l’insignifiance. Faut-il rappeler que la plupart des députés insoumis sont des anciens fonctionnaires ou qu’ils n’ont vécu que de politique n’entretenant avec l’économie réelle voire la société que des liens approximatifs. Leur étatisme se nourrit du corporatisme qui leur a assuré une situation sociale déconnectée de la réalité économique et sociale de la majorité des travailleurs de ce pays. Pour se construire une histoire sociale, ils ont vainement tenté d’instrumentaliser le conflit social né des ordonnances. En vain car la CGT  elle-même n’est pas complètement naïve sur les intentions de Mélenchon et de ses alliés. Là encore Mélenchon à travers ses  outrances a largement contribué à tuer le mouvement social. Mais les donneurs de leçons se trouvent aujourd’hui sous le feu des critiques du fait de certaines ambiguïtés vis-à-vis de l’islamisme ; en outre, ils sont loin d’être blancs comme neige puisqu’on apprend que figure importante du mouvement comme Corbière Garrido bénéficiait encore récemment de logements HLM en dépit de leur revenu décent. La très médiatique Clémentine autant qui elle aussi n’a vécu que de la politique s’efforce vainement de se justifier et prend même du champ. Par rapport à Garrido.  « Je ne suis pas une amie proche de Raquel Garrido ». Si Clémentine Autain s’est montrée solidaire à l’égard de l’oratrice de la France insoumise en dénonçant « l’acharnement » dont elle ferait l’objet, la députée de Seine-Saint-Denis a également pris ses distances, en exprimant le malaise que cette affaire provoquait chez les militants. Invitée sur BFMTV ce vendredi 13 octobre, Clémentine Autain, députée membre du groupe présidé par Jean-Luc Mélenchon, a souligné que la polémique n’aurait pas lieu d’être si l’avocate s’était montrée exemplaire. « Je vous le dis franchement, oui il faut payer ses impôts, oui il faut payer ses cotisations », a d’abord expliqué Clémentine Autain, précisant toutefois qu’elle ne connaissait pas les « détails » de l’histoire. Relancée sur la façon dont étaient perçues ces affaires en interne, l’élue insoumise a concédé que le cas de Raquel Garrido posait problème. « Oui, la polémique et la place prise par ces questions désarçonnent les militants », a affirmé Clémentine Autain, avant d’admettre: « oui, ça dessert le mouvement »  Comme le révélait Le HuffPost, le cas de Raquel Garrido pose un cas de conscience aux militants insoumis, tiraillés entre la défense d’une camarade et le respect de l’intégrité doctrinale du mouvement. En interne, les militants ont été nombreux à exprimer leur malaise, que ce soit après les révélations du Canard Enchaîné, les clashs avec des vedettes du petit écran ou encore ses règlements de compte sur le Snapchat de Jeremstar.. Ce vendredi, le député Alexis Corbière, époux de Raquel Garrido, s’est défendu face aux critiques qui lui reprochent d’occuper un logement social. « Depuis le mois de juin, j’ai dit que je partais, je me suis mis  en situation pour partir », a-t-il affirmé.

 

Taxation des Gafa : refus des potions françaises par les Etats-Unis

Taxation des Gafa : refus des potions françaises par les Etats-Unis

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s’est opposé samedi à la proposition française de taxer les géants du numérique sur leur chiffre d’affaires, estimant que cette mesure n’était pas pertinente. « Je pense qu’une taxe sur le chiffre d’affaires n’est pas logique et que cela ne va pas dans la bonne direction », a affirmé Steven Mnuchin lors d’une conférence de presse au terme de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington.  Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a défendu de son côté la proposition qu’il a présentée à la fin septembre et a grandement minimisé le différend avec Washington.  « En attendant d’avoir un dispositif idéal, nous pensons qu’il faut avoir un dispositif robuste et c’est notre proposition de taxation sur le chiffre d’affaires », a-t-il expliqué. « Ce n’est pas une proposition idéale, mais c’est une proposition et qui peut être mise en œuvre dans des délais rapides », a-t-il souligné. « Je reviens satisfait des avancées que nous avons obtenues à Washington sur ce sujet », a-t-il cependant assuré, soulignant la décision de Steven Mnuchin de créer un groupe de travail bilatéral avec la France sur ce sujet. « C’est la première fois que France et Etats-Unis s’entendent pour avancer sur les voies et moyens de la taxation des géants du numérique », a-t-il déclaré. Bruno Le Maire avait présenté sa proposition de taxation sur le chiffre d’affaires des géants du numérique à la fin septembre aux ministres de l’Economie et des Finances de l’UE à Tallinn (Estonie). Dans la foulée, la Commission européenne a annoncé son intention de proposer en 2018 de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique, comme Google ou Apple, malgré la résistance de certains Etats

PEA : pas de nouvelle taxation

PEA : pas de nouvelle taxation

 

Suite aux vives réactions, le gouvernement a reculé devant les perspectives d’augmentation de la taxation des PEA. . Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale envisageait  une taxation rétroactive des PEA et des PEE, au taux de prélèvements sociaux de 17,2 % à compter du 1er janvier, en lieu et place des taux successifs constatés durant la vie du placement. L’effet aurait été  significatif pour les quelque 14 millions de ­personnes concernées (4 millions de PEA et 10 millions de PEE et Perco), puisque, en vingt et un ans, le taux du prélèvement social est passé de 0,5 % en 1996 à 15,5 % actuellement. Il atteindra 17,2 % en 2018. Concrètement, cela revenait à faire passer une taxation moyenne des gains au sein d’un PEA ancien, de 10,8 % à 17,2 %.  Pour justifier cette mesure, le gouvernemenet  faisait état d’un « double objectif d’équité et de simplification ». Or la responsabilité des différents taux de taxation incombe exclusivement à l’Etat. Les épargnants ne font que subir le zapping fiscal incessant. En 2018, cela aurait constitué la onzième règle du jeu pour le seul PEA. En gros, une sanction fiscale tous les deux ans. en 1992, lors du lancement de ce PEA, la fiscalité des actions était réellement favorable à l’investissement dans les sociétés cotées. Les prélèvements sociaux étaient symboliques, alors que, au 1er janvier 2018, ils auraient atteint 17,2 %.En outre  on aurait pénalisé les actionnaires les plus fidèles, ceux qui conservent leurs actions des années, voire des décennies.  Dans le programme de Macron il n’a jamais été question d’une taxation rétroactive du capital ! Et les fortes réactions à cette perspectives de surtaxassions des actions ont fait reculer le gouvernement qui a donc retiré sa proposition.

 

Les extrémistes instrumentalisent la misère ( Le Clézio)

Les extrémistes instrumentalisent la misère ( Le Clézio)

Dans un article  du JDD, le Clézio  dénonce les extrémistes sont des gens qui utilisent des situations conflictuelles pour exercer leur pouvoir. » Pour autant il dénonce avec autant de force la réalité sociale étouffée qui se  caractérise par une montée des inégalités. Il considère qu’il y a une sorte de tabou sur la situation des exclus de la modernité Le Prix Nobel de littérature 2008 Jean-Marie Gustave Le Clézio raconte dans Alma la quête des origines familiales. L’auteur de Désert met en scène deux destins croisés sur une île dont la réalité est méconnue. Un roman solaire et ténébreux. Dans le JDD, il se confie sur ses origines, son histoire et sa sensibilité. Il évoque également la politique française à laquelle il ne semble pas s’intéresser. « Il y a en France un récit souterrain dont on ne parle pas, dit-il. Quand on traverse les zones, quand on visite certains quartiers où les gens sont abandonnés, j’ai l’impression qu’il existe une histoire secrète qu’on ne raconte pas et qui fait monter les inégalités. La politique consisterait à livrer cette histoire-là. Les extrémistes sont des gens qui utilisent des situations conflictuelles pour exercer leur pouvoir. » En 2015, Le Clézio avez dit qu’il rendrait son passeport français si Marine Le Pen accédait au pouvoir : « J’avais pensé m’expatrier en Bretagne. Nous avons frôlé quelque chose de catastrophique, mais les réponses n’ont toujours pas été apportées aux gens à qui on a fait croire que voter Marine Le Pen pouvait être une solution. Il faudra apporter des réponses. » Voilà ce qu’il dit à ceux qui le trouvent naïf d’être du côté des vaincus? « Je m’intéresse aux oubliés, aux silencieux. Je pense à tous ces gens comme à des personnes écrasées sous un poids de modernité indifférente, de violence quotidienne, sans pouvoir jamais s’en défaire. Il y a eu une histoire terrible à Maurice qui est celle de l’esclavage. Que je le veuille ou non, j’en fais partie. Je suis franco-mauricien. Le côté qui appartient à Maurice appartient à un pays qui est dans une situation économique précaire. Les Mauriciens vivent dans l’à-peu-près. Ma double appartenance me donne une sensibilité épidermique aux injustices, aux racismes, aux idées toutes faites, aux violences. Je vois le monde à travers le prisme d’un pays imaginaire, dont on m’a fait cadeau à la naissance. Maurice est un microcosme multiculturel, dans lequel on retrouve la totalité des sentiments humains. Le multiculturalisme est un combat à mener au niveau de l’éducation. Les enfants doivent se parler en dehors de leur communauté. Il faut organiser, dans les écoles, des rencontres entre enfants venant d’horizons divers. Ça, ce n’est pas de la naïveté, c’est de la politique. »

 

Sondage : Hulot, « caution » pour Macron

Sondage : Hulot,   »caution » pour Macron

Dans un sondage  l’IFOP., 55% des personnes interrogées le trouvent « compétent ». Et les mesures qu’il défend passent plutôt bien dans l’opinion. Ainsi 55% des sondés approuvent-ils le remplacement d’ici 2040 des voitures à essence par des voitures électriques. L’arrêt des centrales nucléaires (sujet sur lequel il n’a pourtant rien dit) est approuvé par 46% des sondés et la fin de la circulation des véhicules diesel d’ici 20 ans par 49%. Sur ces deux items délicats, le résultat est encourageant. Mais le bilan de ce sondage est « un clair-obscur », pointe Frédéric Dabi. Car si 32% le trouvent « efficace » pour faire avancer la cause de l’environnement, 61% estiment qu’il est surtout « un symbole » ou « une caution » pour Emmanuel Macron.

 

Nicolas Hulot:  » on en a fait des quelques trucs! »

Nicolas Hulot:  » on en a fait des quelques trucs! »

C’est en substance ce que dit Nicolas Hulot pour tenter de justifier une certaine immobilité de son ministère. Dans une interview au JDD le ministre de l’écologie se défend de sa discrétion en déclarant « on a quand même fait des choses ».  Des choses, oui mais finalement assez marginales  sauf concernant la perspective de la suppression des moteurs thermiques pour les automobiles à l’horizon de 2040. Une position prise aussi par d’autres Etats et même parfois avancée à 2030. Pour le reste les autres les orientations paraissent assez anecdotiques.  Nicolas Hulot qualifie par exemple de « vraie satisfaction » le vote mardi interdisant « l’exploitation des hydrocarbures ». Une exploitation qui en France n’aurait pas pesé très lourd. « Sur le front du climat, la France prend le leadership dans la mise en œuvre des accords de Paris », se félicite-t-il aussi. Une affirmation un peu rapide car nombre d’autres pays ou d’autres régions sont plus avancées en matière de préservation du climat. La pollution constatée dans plusieurs grandes villes notamment à Paris fait  d’ailleurs l’objet de critiques à l’étranger. D’où la décision d’ailleurs de la maire  de Paris d’avancer à 2030 la fin des voitures à essence dans Paris et à 2024 la fin du diesel. Surtout Nicolas Hulot oublie de dire que l’essentiel de la politique climatique de la France repose sur le maintien voir le développement du parc nucléaire. Un dossier sur lequel il se tait, cela d’autant plus que ses sociétés et ses associations ont été largement financées par de grandes entreprises  comme EDF. Ce qui lui a permis au passage d’accumuler la plus grande fortune du gouvernement à savoir autour de 200 millions ! Sur les dossiers sensibles Nicolas Hulot évite de se positionner.  Exemple encore, l’aéroport de Notre-Dame des Landes. La vérité c’est que Nicolas Hulot est largement fragilisé par son business de l’écologie et qu’il devra quitter le gouvernement. Il a en effet de plus en plus de difficultés à donner une légitimité à sa présence au ministère de l’environnement. De ce point de vue les Français ne sont pas naïfs puisque les sondages démontrent que Nicolas Hulot est surtout là pour donner une caution écologique à Macon.

 

PSA : 400 suppressions d’emplois en Grande-Bretagne

PSA : 400 suppressions d’ emplois en Grande-Bretagne

Suppression 400 emplois environ dans l‘usine Vauxhall d‘Ellesmere Port, en Grande-Bretagne pour des questions de compétitivité mais aussi compte tenu de l’environnement du site qui fait peser des incertitudes notamment sur la fiscalité. “Les coûts actuels de fabrication à Ellesmere Port sont sensiblement supérieurs à ceux des usines référentes de PSA en France”, a déclaré à Reuters un porte-parole de PSA, confirmant des informations d‘Automotive News Europe. PSA a bouclé cet été le rachat à General Motors de sa filiale automobile européenne, Opel/Vauxhall. Opel doit présenter en novembre un plan de redressement, distinct de l‘annonce faite vendredi sur Vauxhall. L‘usine d‘Ellesmere est l‘un des deux sites de production de la compacte Astra en Europe, avec Gliwice en Pologne. Les 400 postes supprimés représentent environ un quart de l‘effectif total du site britannique, de 1.667 personnes. Inspiré du compactage des usines françaises de PSA ces dernières années, Vauxhall va passer de deux équipes de production à une seule courant 2018. “PSA affirme qu‘il est résolu à conserver l‘usine Astra d‘Ellesmere Port (…) et qu‘il a toute confiance dans la capacité et le talent des salariés (…) pour produire les améliorations nécessaires de sa performance financière”, a ajouté le porte-parole de PSA Au salon de l‘automobile de Francfort, mi-septembre, le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, avait indiqué réfléchir à plusieurs scénarios pour Vauxhall, afin de faire face aux inconnues provoquées par l‘annonce du Brexit.

Richard Ferrand : un jugement discutable

Richard Ferrand : un jugement discutable

 

Juridiquement Richard Ferrand est lavé  dans l’affaire des mutuelles de Bretagne qu’il a dirigée  de 1998 à 2012. Reste que la motivation du tribunal paraît un peu douteuse. Le procureur de la république a en effet considéré que l’affaire  pouvait être classé sans suite au motif qu’il n’a pas commis d’infraction au code de la mutualité et qu’il n’était pas avéré que les mutuelles Bretagne assume un rôle de service public. Le procureur de Brest a donc annoncé le classement sans suite de l’enquête visant Richard en invoquant notamment la prescription. «Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie» ne sont, elles, «pas constituées, faute d’un préjudice avéré», a-t-il précisé. S’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts, «la question est apparue complexe» et «le parquet de Brest aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire», a expliqué le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé. «Il convenait toutefois de vérifier au préalable si l’infraction éventuelle (…) n’était pas prescrite», ce qui est le cas depuis le 19 juin 2015», a-t-il souligné. Dans cette affaire, révélée par le Canard Enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, est soupçonné d’avoir favorisé sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. Le 19 juin, il était contraint de démissionner de son poste de ministre de la Cohésion des territoires. Force est de constater les explications du procureur sont assez alambiquées. Les mutuels de Bretagne n’appartiennent pas juridiquement un service public mais dans les faits elles en assurent le rôle. ” Le parquet dit qu‘il aurait pu envisager l‘ouverture d‘une information pour prise illégale d‘intérêt, mais souligne que la jurisprudence ne permet pas d‘affirmer que les Mutuelles de Bretagne ont effectué une mission de service public au sens du droit pénal et que l‘infraction éventuelle est prescrite !

12345...1203



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol