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Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

 Mauvaise nouvelle pour Macron avec ce tassement prévu de la croissance à seulement +0.3% au second trimestre après déjà un petit 0.2% au premier trimestre. Il n’est pas même certain qu’on atteigne 0.3% au second trimestre du fait des incertitudes de l’environnement international, des effets dune météo détestable et d’un climat social délétère ( SNCF, hôpitaux, agriculteurs, Air France etc.). Jusque là Macron avait bénéficié d’un bon alignement des planètes et d’une certaine manière avait engrangé des résultats dus à Hollande et à la conjoncture internationale. En multipliant les voyages à l’étranger, Macron avait tenté de se mettre au niveau dans grands leaders ce qui contribuait à améliorer un peu l’image du pays. Les tendances pourraient s’inverser car l’activisme international de Macron n’a abouti à rien ; en outre il a touché le ridicule avec Trump.  La perspectives de droits de douane américains  nouveaux sur l’acier, l’aluminium mais aussi sur automobiles risque d’assombrir une conjoncture déjà pleine de turbulences. Pour preuve la détérioration du moral des patrons qui commencent  à douter de la dynamique Macron sur l’économie.

Diffamation : Bolloré condamné

Diffamation : Bolloré condamné

 

C’est l’arroseur arrosé, Bolloré perd une  nouvelle fois dans son combat contre les journalistes qui ne pensent pas comme lui. Décidément l’homme a des rapports difficiles avec l’information voire avec la démocratie. Dans son groupe de presse c’est un véritable massacre sur le fond comme sur la forme. Canal plus qu’en finit pas de s’écrouler illustre l’échec d’uen stratégie du coup de pied au cul qui peut marcher dans le business surtout quand c’est en Afrique mais qui est à la fois ridicule et daté dans un environnement ou l’information circule librement. Le tribunal de commerce de Paris a en effet rejeté la plainte déposée suite à la diffusion d’un portrait dans Complément d’enquête sur France 2 par l’industriel breton, qui réclamait 50 millions d’euros de dommages., le tribunal de commerce de Paris a rejeté la plainte pour « dénigrement » déposée suite à la diffusion le 7 avril 2016 d’un portrait de Vincent Bolloré dans l’émission Complément d’enquête sur France 2. Le groupe Bolloré réclamait à France Télévisions la coquette somme de 50 millions d’euros pour le préjudice subi.

Ce reportage, qui a reçu le prestigieux prix Albert Londres, n’a pas plu à l’industriel, qui l’a aussi attaqué en diffamation, en France comme au Cameroun. Pour l’avocat de France 2, Me Jean Castelain, cette plainte est destinée « à bâillonner la presse, à intimider, à marquer les esprits », a ajouté sa consœur Juliette Felix, rappelant que « Vincent Bolloré poursuit une vingtaine de médias en diffamation ».

Créations d’emplois : net tassement

Créations d’emplois : net tassement

Un tassement logique qui suit celui de la croissance qui affiche seulement 0.3% au premier trimestre et 0.2% au second. . Selon l l’Insee, la croissance de l’emploi salarié en France a en effet ralenti à 0,2% sur les trois premiers mois de l’année après une hausse révisée à 0,4% sur le dernier trimestre de l’année 2017.  L’économie française a crée 48.800 empois dans le secteur privé et le secteur public au cours de trois premiers mois de l’année contre 107.300 sur les trois derniers mois de l’année 2017. Le niveau d’emploi est quasi stable dans la fonction publique (+1.100 emplois) et augmente de 47.000 dans le privé (0,2% contre 0,6%). Sur un an, les créations d’emploi restent dynamiques. Elles s’élèvent à 288.200 (+1,2%) avec une hausse de 301.200 dans le privé et une diminution de 13.000 dans la fonction publique. Ces derniers chiffres relatifs au public coïncident avec la fin des contrats aidés décidée par le gouvernement d’Édouard Philippe à l’été 2017. Dans la sphère publique, le nombre de créations d’emplois a nettement ralenti depuis la fin du deuxième trimestre 2017. Après avoir atteint un point haut en juin 2017 (5,807 millions de postes), les effectifs ne cessent de fondre pour atteindre 5,793 millions de personnes en poste. Du côté du privé, le niveau d’emploi atteint des sommets (19.378 millions). Un record depuis au moins 2010. Le solde des emplois dans le secteur privé est positif depuis au moins douze trimestres. Ce qui confirme la bonne santé de l’économie française. Au total, 25,17 millions d’emplois sont recensés par l’Insee. Sur le premier trimestre 2018, les services marchands sont restés le premier moteur de l’emploi avec une hausse de 0,3% après 0,8% au dernier trimestre 2017. L’intérim (+4.500, +0,5%), la construction (+3.600, +0,3%) et l’agriculture (+3.000, +1,0%) ont aussi créé des postes. Si l’intérim a atteint un nouveau record d’effectifs, avec 818.000 postes, le secteur de l’emploi temporaire est en nette décélération, après avoir créé en moyenne 30.000 postes par trimestre au cours des six trimestres précédents. La construction, de son côté, est bien orientée pour le cinquième trimestre d’affilée. Auparavant, les chantiers avaient connu huit années, entre fin 2008 et fin 2016, pendant lesquelles ils avaient perdu plus de 200.000 postes. Les services non marchands (+3.900, 0,0%) et l’industrie (-800, 0,0%) ont vu, quant à eux, leurs effectifs stagner au premier trimestre. En un an, les tendances sont les mêmes que sur le trimestre pour l’emploi tertiaire marchand (+162.300, +1,4%), l’intérim (+90.200, +12,4%), la construction (+25.600, +1,9%), l’agriculture (+3.300, +1,1%), dans le vert. Les services non marchands sont stables sur l’année (+1.200, +0,0%) comme sur le trimestre. En revanche, l’industrie, qui a stagné sur le trimestre, est en légère hausse sur un an (+5.600, +0,2%). Cette moindre dynamique de l’emploi s’inscrit dans un contexte de croissance ralenti. Selon les derniers chiffres de l’Insee publiés le 30 mai, le produit intérieur brut en volume a ralenti au cours du premier trimestre à 0,2% et à 0.3% au second contre 0,7% au dernier trimestre 2017. Ce coup de frein s’explique par un ralentissement de l’investissement des entreprises et de la consommation des ménages qui ont eu des répercussions sur l’activité.

Projet de loi Logement: mini réforme

Projet de loi Logement: mini réforme

On peut se demander légitimement si pour Macron ce n’est pas le nombre de lois qui compte et non le contenu. En effet cette loi logement t pas centrée sur le développement mais plutôt sur la rationalisation supposée. Par exemple avec le regroupement des offices HLM qui vont devenir des montres administratifs aux dépenses encore davantage incontrôlables ; Finalement on va surtout alléger certaines normes (handicap par exemple). On a échappé de justesse à un bétonnage forcené en bordure du littoral. Finalement une loi assez mal ciblée, mal préparée et qui ne résoudra pas le récurrente question de la crise du logement. Une loi qu’on oubliera vite, comme d’autres qui n’a de raison d’exister que pour prouver la volonté réformatrice du gouvernement même si cela ne sert à rien ou pas grand chose.   Les députés ont donc adopté mardi en première lecture le projet de loi Elan appelé à réformer le parc social et accélérer la construction, par le biais notamment d’assouplissements règlementaires dénoncés comme autant de régressions par l’opposition. Il instaure entre autres une réduction de la part des unités neuves accessibles aux handicapés, des regroupements entre organismes HLM, une facilitation des ventes de logements sociaux, des dérogations à l’obligation de recourir à un architecte et des sanctions accrues pour les plates-formes de locations saisonnières. Le député communiste Stéphane Peu a dénoncé un texte “qui a trop cédé aux lobbies” et une “amnésie coupable sur ce qui dans notre histoire a produit l’urbanisme des barres et des tours”. “En rompant avec la mixité public-privé de l’économie du logement dans notre pays, vous entendez confier l’essentiel des réponses à la crise du logement au seul marché”, a-t-il dit lors des explications de vote. Le député socialiste François Pupponi a fustigé “une offensive inédite contre les normes qui garantissent la qualité de notre habitat”. “Votre majorité a amplifié cette vague annulatrice en s’attaquant à nos patrimoines paysagers et à nos côtes en permettant de déroger à la loi Littoral”, a-t-il ajouté.

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

 

 C’est le énième scénario du fameux conseil d’orientation des retraites qui (en fonction d’humeur des gouvernements) décrète un jour l’état d’urgence pour les retraites, un autre jour la perspective d’un rééquilibrage prochain des retraites. Ces prévisions relèvent de la fumisterie car tout dépend en l’occurrence du rapport entre actifs et retraités, bien sûr de la démographie mais aussi de l’emploi, donc de la croissance ; Or personne ne peut dire quelle sera cette croissance en 2036, date estimée de l’équilibre des retraites. Plus on choisit uen date d lointaine et plus le risque d’erreur diminue pour la simple raion que la plupart des » experts » du COR seront eux mêmes en retraites et n’auront donc plus de comptes à rendre sur leurs prévisions. Ces scénarios économiques constituent des calculs de coins de table. Est-on seulement sûr qu’il y aura croissance ? Tout dépendra aussi de l’âge de la retraite, du montant des pensions, bref de la fameuse réforme des retraites à point.

D’après ces experts du COR,   le régime reviendrait à l’équilibre en 2036 après des besoins de financement de l’ordre de 0,4% du PIB en 2026 et 2030, selon le scénario le plus positif (1,8% de croissance). En novembre, le COR avait avancé un retour à l’équilibre possible en 2037.

Dans le scénario de 1,5% de croissance, le besoin de financement augmenterait en début de période pour s’établir à 0,4% et 0,5% du PIB en 2025 et 2035. L’équilibre serait atteint au début des années 2040.Dans les deux autres scénarios, le “système de retraite resterait durablement en besoin de financement». Emmanuel Macron souhaite entreprendre en 2019 une large réforme du système de retraite visant à unifier les 42 régimes existants. Le haut-commissaire nommé pour piloter le dispositif, Jean-Paul Delevoye, estime que la période y est favorable car le régime est assis, selon lui, sur une base équilibrée. Les dépenses brutes du système de retraites ont été évaluées à 316 milliards d’euros en 2017 soit 13,8% du PIB.

L’Etat va vendre des bijoux de famille stratégiques

L’Etat va vendre des bijoux de famille stratégiques

 

 

En dépit des discours sur la rigueur, les dépenses de l’Etat ne diminuent pas. Si la situation budgétaire s’est améliorée, c’est uniquement grâce à des meilleures rentrées fiscales donc à  la croissance en 2017. Or en 2018, on constate déjà un léger tassement de cette croissance. Pour boucher les trous du budget et réduire l’endettement, le gouvernemenet va donc vendre des bijoux de familles y compris stratégiques comme Engie, ADP voire la Française des jeux – Les évolutions juridiques permettant les éventuelles cessions de participations de l’Etat dans ADP, Engie et la Française des Jeux figureront dans le projet de loi “Pacte”, qui sera présenté lundi prochain en conseil des ministres, a annoncé lundi Bruno Le Maire.

“Nous nous donnerons dans la loi Pacte la possibilité de céder les participations que l’Etat détient dans trois entreprises : le groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), la Française des Jeux et Engie”, écrit le ministre de l’Economie et des Finances sur Twitter.

Le “Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises” comprendra un volet autorisant l’Etat à passer sous le seuil de 50% dans ADP, à descendre sous la barre d’un tiers des droits de vote à Engie et à privatiser la FDJ, ont précisé des sources à Bercy. Cette dernière privatisation va réjouir les milieux mafieux qui pourront u peu mieux encore blanchir leurs revenus criminels. Théoriquement le produit de ces ventes était destiné à financer les innovations de rupture. En réalité cela servira à boucher de trous d’autant que le tassement de la croissance en 2018 est assez net.   En ce qui concerne Engie, dont l’Etat détient 24,1% du capital et 33% des droits de vote, le gouvernement conservera une action spécifique (“golden share”), qui lui donnera le droit de s’opposer à des cessions d’actifs jugés stratégiques, comme des infrastructures de transport gazier ou de stockage. Le projet de loi “Pacte” prévoira un changement de statut pour ADP – dont l’Etat détient 50,6% du capital – afin de limiter à 70 ans la détention et l’exploitation de ses actifs, précise-t-on à Bercy.

Wauquiez-Calmels : deux loups prêts à s’entre-dévorer

Wauquiez-Calmels : deux loups prêts à  s’entre-dévorer

Virginie Calmels après avoir monté sur les épaules de Juppé l’a lâché en plein campagne électorale, cela pour rejoindre Vauquiez ou plutôt pour tenter de prendre sa place. Pas étonnant dans ces condition qu’elle ait choisit la première occasion de descendre son leader avec le tract bleu-blanc-rouge sur le mode FN. Vauquiez ne fait pas non plus dans la dentelle, il a pratiquement viré toute opposition au sein de son parti, les libéraux, les européens et même les sarkosistes. Ne reste qu’un clan de fanatiques comme Ciotti. Virginie Calmes voulait réussir un coup contre Vauquiez, c’est raté car l’entourage du président LR est complètement blindé. Nul doute que Calmels rebondira, là ou ailleurs ;  peut être même à LREM car elle adopte les mêmes méthodes start-up pour assurer sa promotion. En gros, on marche sur le ventre du voisin sans trop se soucier du programme. C’est le nouveau monde de  la politique où on se découvre subitement uen vocation de militant avec pour seul objectif le pouvoir. . Le président de LR a donc publiquement rappelé à l’ordre sa n°2 ce week-end, après que celle-ci eut jugé « anxiogène » le tract intitulé « Pour que la France reste la France », distribué au sein des fédérations LR ce week-end lors d’une opération de mobilisation. Virginie Calmels avait également indiqué ne pas avoir « validé » ce tract et évoqué un « dysfonctionnement » de méthode. . Lors de cette réunion de direction au siège du parti, la première adjointe d’Alain Juppé a réitéré ses arguments mais était « très isolée », selon ces mêmes sources. Virginie Calmels a notamment dit qu’il fallait que le parti se « remette en cause », notamment eu égard au « nombre de fédérations qui n’ont pas tracté » ce document. Le député Eric Ciotti lui a notamment déclaré que Laurent Wauquiez avait été élu « sur une ligne claire », tandis qu’elle avait été « nommée », et a évalué à « 0,1% » sa part dans le succès du président du parti lors de l’élection interne (74,64%). Outre Eric Ciotti, plusieurs dirigeants ont pris la parole, notamment le président du Conseil national de LR Jean Leonetti, la secrétaire générale Annie Genevard, le troisième vice-président Damien Abad, les députés Virginie Duby-Muller, Fabien Di Filippo et Eric Ciotti. Bref la garde rapprochée de Vauquiez, très rapprochée du FN aussi.

Confusion des genres au sommet de l’Etat (Anticor)

Confusion des genres  au sommet de l’Etat (Anticor)

 

 

Dans une interview au JDD, le Jean-Christophe Picard, président de l’association anticorruption dénonce les conflits d’intérêts de ces fonctionnaires qui ont un pied dans le privé, un pied dans le public.

 

 

Pourquoi visez-vous le secrétaire général de l’Élysée?
Nous n’avons rien de personnel contre Alexis Kohler. À travers ce cas, nous souhaitons lancer un débat sur le mélange des genres au sommet de l’État et sur les allers et retours public-privé. C’est l’occasion de montrer les carences de la législation, afin que la majorité la corrige. C’est le cas de toutes nos affaires : avec Alstom, nous pointons la mauvaise gestion de l’État ; dans l’affaire Richard Ferrand, le manque d’encadrement des conflits d’intérêts dans le privé.

 

Les affaires que vous dénoncez sont le plus souvent révélées par la presse ; n’êtes-vous qu’une chambre d’écho?
Anticor est née après le 21 avril 2002 pour réhabiliter la démocratie participative et rétablir la confiance entre citoyens, élus et administration. Nous ne pensons pas que les élus sont « tous pourris », mais qu’il faut détecter et mettre hors d’état de nuire les indélicats. L’association est agréée par le ministre de la Justice, ce qui lui permet de se constituer partie civile dans le cadre d’une liste limitée d’infractions. Nous recevons dix alertes par jour. Nos plaintes portent souvent sur des faits ­publics, évoqués par les médias ou la Cour des comptes. Si les autorités judiciaires ne s’en saisissent pas, nous y allons. Anticor pallie les carences du système.

Vos détracteurs vous accusent de cibler le gouvernement et la droite. Est-ce le cas?
Pour mémoire, Paul Giacobbi, divers gauche, a été condamné à la suite de notre action. Comme l’ont été le maire PCF de Givors, Martial Passi, ou des personnalités de gauche comme Agnès Saal. Nous sommes partie civile contre l’ancien socialiste Jean-Noël Guérini et avons, cette année, attribué une « triple casserole » à Jean-Jacques Urvoas.

Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac

Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac  

La CFDT Cheminots (4e syndicat mais premier syndicat des roulants), a appelé mardi à suspendre le conflit pendant les épreuves du bac, les 18 et 22 juin, dans les TER et RER. Le bac étant source « de stress », le syndicat a souhaité « faciliter les déplacements » des candidats. Cette suspension partielle est aussi pour lui « un signe de bonne volonté » avant la réunion tripartite. Mais l’Unsa ferroviaire (2e syndicat), qui avait proposé en vain la semaine dernière à l’intersyndicale de « mettre la grève entre parenthèses » pendant le bac, a déploré cette décision unilatérale de la CFDT, hors concertation avec ses partenaires. « Une méthode » susceptible de « faire éclater l’unité syndicale », a déploré auprès de l’AFP Roger Dillenseger, son secrétaire général. Dans un communiqué, SUD-Rail assure que « la sortie de la CFDT de l’interfédérale ne sonne pas la fin du mouvement » et propose « aux cheminots d’agir cet été, en ciblant des périodes ».

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Trump et Kim : des bisous après les insultes !

Trump et Kim : des bisous après les insultes !

Multiplication des  poignées de main et amabilités lors d’un sommet historique à Singapour où ils ont promis de travailler ensemble pour mettre fin à la crise nucléaire dans la péninsule coréenne. Quelques mois, voire quelques semaines  après avoir échangé insultes et menaces de guerre après de nouveaux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang, le président américain et le dirigeant nord-coréen se sont livrés à une offensive de charme dès le début de cette rencontre inédite dans l’histoire des relations entre les deux pays. “Nous allons avoir une relation formidable, je n’ai aucun doute là-dessus”, a déclaré d’emblée le président américain à son interlocuteur nord-coréen, qu’il s’est dit “très honoré” de rencontrer. “Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu’il s’agit d’une scène tirée d’une fiction… d’un film de science fiction”, a-t-il ajouté, selon des propos traduits. Les deux hommes se sont entretenus en tête-à-tête pendant une quarantaine de minutes, échange dans lequel Kim Jong-un a déclaré voir “un bon prélude à la paix”, sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s’est dit prêt à travailler avec le président américain tout en prévenant “qu’il y aura(it) des difficultés”. “Nous allons les résoudre”, lui a aussitôt répondu Donald Trump. “Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper.” Les observateurs avertis disent cependant  douter de la volonté réelle de Pyongyang de renoncer à la bombe atomique, que le régime considère comme sa meilleure police d’assurance-vie, et soulignent qu’en tout état de cause, un processus de dénucléarisation s’étalerait sur de longues années et s’accompagnerait nécessairement d’importantes concessions de la part des Etats-Unis, comme le retrait du “parapluie nucléaire” dont bénéficient la Corée du Sud et le Japon. La rencontre de Singapour, disent les experts, devrait au mieux donner le coup d’envoi de ce long processus à l’issue très incertaine.

Coopération militaire : l’Allemagne choisit Israël contre la France

Coopération militaire : l’Allemagne choisit Israël contre la France

Pour l’équipement de l l’hélicoptère de combat Tigre l’Allemagne va sans doute choisir le  missile israélien Spike, qui n’équipe même pas les hélicoptères de Tsahal, qui lui préfère le missile américain Hellfire pour ses AH-64 Apache. C’est évidemment un camouflet pour la France et une sérieuse menace sur la coopération militaire franco allemande. La feuille de route franco-allemande arrêtée le 13 juillet 2017 prévoyait l’étude du missile franco-allemand, l’Espagne pouvant ultérieurement se joindre à ce programme. Berlin s’était engagé après avoir pourtant déjà longuement hésité. Ce conseil, qui avait notamment validé le principe de lancer le programme de système de combat aérien du futur (SCAF), avait été qualifié d’historique dans le domaine de la coopération franco-allemande en matière d’armement. La France et l’Allemagne avaient convenu en juillet 2017 « de mettre en place un cadre de coopération pour le prochain standard de l’hélicoptère Tigre, ainsi que pour un programme commun de missiles tactiques air-sol », avait expliqué l’Elysée à l’issue du Conseil franco-allemand. Si Berlin actait le 19 juin son refus de participer à ce programme, ce serait un véritable camouflet pour la France. Si cette décision était confirmée, cette défection mettrait en péril le programme lui-même en réduisant mécaniquement la cible de missiles.

 

Carrefour se vend à Google

Carrefour se vend à Google

 

D’une certaine manière Carrefour vient de se vendre à Google en passant un accord stratégique avec le géant informatique mondial. C’est un peu le loup qui entre dans la bergerie car la société informatique américaine avait besoin de cet accord pour pénétrer le marché français et européen. Il est clair que Google ne va pas se priver le moment venu de distribuer ses propres produits au détriment de Carrefour et des producteurs locaux ;  en acceptant cette forme de numérisation carrefour prépare d’une certaine façon son suicide. Comment un distributeur comme Carrefour pourra-t-il résister au poids économique de Google qui pourra appuyer sa politique commerciale sur des millions de produits référencés quand le distributeur lui devra se contenter de 10 000 à 15 000. Va aussi se poser la question de la fiscalité. Jusqu’ici, seul l’américain Walmart s’était allié au géant américain, dans le non alimentaire. Par ailleurs, le distributeur ouvrira cet été à Paris, en partenariat avec Google Cloud, un “lab d’innovation” dans lequel les ingénieurs de Carrefour travailleront avec les experts en intelligence artificielle de Google “pour créer conjointement de nouvelles expériences destinées aux consommateurs”. Ces recherches porteront notamment sur l’exploitation des données pour pouvoir mieux cibler les besoins des consommateurs. Bonjour la corbeille réunir la corvette à la “L’objectif commun de ce partenariat vise à mettre les expertises des deux groupes au service des consommateurs, en leur offrant le choix qui leur convient le mieux dans leur expérience client, qu’elle ait lieu en magasin, en ligne, sur smartphone ou encore avec la voix”, souligne Carrefour.

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

Sans doute persuadé de sa très haute intelligence,  Macron pensait  mettre Trump dans sa poche ;  pour cela il a même consenti à étaler des marques d’amitié et d’affection à la fois superficielles et ridicules. Cette stratégie de la séduction a complètement échoué car sur aucun dossier Macron n’a pu obtenir la moindre concession qu’il s’agisse du climat, de l’Iran, des taxes douanières américaines encore du conflit palestinien. “On a un retournement complet dans les relations personnelles entre Emmanuel Macron et Donald Trump”, estime Laurence Nardon, chercheuse et responsable du programme Amérique du Nord de l’Ifri. “Macron, qui bénéficiait d’une conjoncture favorable, avait fait le pari de devenir un allié proche de Trump avec l’arrière-pensée que ça lui permettrait de le faire bouger sur un certain nombre de gros dossiers”. Le pari, “c’était de jouer sur la psychologie de Trump et de lui tendre la main au milieu des alliés européens plus hostiles, comme (la chancelière allemande Angela) Merkel. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est que ça n’a pas marché”, ajoute-t-elle. “Pourtant c’était un pari intelligent, cela aurait été idiot de ne pas tenter le coup, Trump étant imprévisible. Mais en définitive, le président américain ne fait que peu de cas des avis de ses alliés, y compris le seul allié qui semble être son ami sur la scène internationale”. Depuis leur première poignée de mains en marge du sommet de l’Otan il y a un an, les deux dirigeants ont alterné gestes et déclarations d’amitié – notamment lors de la visite en grande pompe à Paris de Donald Trump – et divergences assumées, sur le climat, l’Iran, la question palestinienne ou encore le commerce. Sur ce dernier point, le sommet du G7 a donné lieu à des échanges vifs par tweet et prises de paroles interposées. Avant l’ouverture du sommet, les deux dirigeants ont toutefois affiché leur “bonne relation” lors d’un tête-à-tête “cordial”. En vain. Quelques heures après l’annonce d’un communiqué commun, le président américain se fendait d’un tweet dans lequel il rejetait les termes de la déclaration finale obtenue après de longues tractations. Une volte-face accueillie froidement par les autres membres du G7, au premier rang desquels la France qui a dénoncé une forme d’’”incohérence” et d’”inconsistance” et appelé à être “sérieux”. “Chaque fois qu’on veut traiter Donald Trump comme s’il était un président ‘normal’, capable d’être raisonné, on se trompe, on le voit et sur ce plan là le ‘wishful thionine’ (prendre ses rêves pour la réalité-NDLR) de Macron a été pris en défaut”, estime le géopoliticien Dominique Moïsi. “Le retrait de Trump du communiqué final n’est pas surprenant, c’est plutôt le fait qu’il se soit laissé aller à le signer qui l’est”. “Il y a eu une forme d’excès d’optimisme de la part d’Emmanuel Macron mais également des autres chefs d’Etat qui avaient tellement envie qu’il y ait accord et que le G7 continue avec les Etats-Unis”, dit-il. “Ça n’a rien à voir avec Emmanuel Macron, c’est la personnalité particulière de Trump, il joue une partie de poker menteur, il fait du marketing auprès de ses électeurs et le reste est très secondaire pour lui”. Il y a eu une erreur de diagnostic, abonde Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. “Trump ne fait pas de diplomatie mondiale mais de la diplomatie électorale, son objectif ce n’est pas d’améliorer la situation internationale mais de plaire à son électorat.” “On a perdu un an à s’acharner à plaire à Trump, à tenter de le réorienter vers des choses plus positives alors qu’on aurait pu utiliser ce temps pour marquer l’unité et la résolution de l’Europe et le refus de cette dérive”, ajoute-t-il. “A chaque fois on lui a expliqué qu’on pourrait trouver un meilleur accord, notamment sur l’Iran ou encore aménager sa politique commerciale et ça a conduit à ancrer Trump dans sa conviction”.

Réforme de la SNCF : texte définitif

Le texte adopté par la Commission mixte paritaire (CMP) entre l’Assemblée et le Sénat définit les orientations définitives. Il ne remet pas en cause le principe de la concurrence, l’évolution juridique de la société ou la suppression du statut des cheminots. Cependant un certain nombre d’amendements déposés par la CFDT-cheminots et Unsa ont en effet été retenus dans le texte final. Des amendements qui précisent certaines conditions de la future convention collective qui ce substituera au statut. précisé.

Voici les principaux points du texte final :

* CHANGEMENT DE STATUT DE LA SNCF

Le texte autorise le gouvernement à transformer l’entreprise ferroviaire en société nationale à capitaux publics, détenue à 100% par l’Etat, à partir du 1er janvier 2020.

* OUVERTURE PROGRESSIVE À LA CONCURRENCE

Elle est possible à partir de décembre 2019 pour les régions qui le souhaitent et après avoir organisé des appels d’offres, avec la possibilité laissée aux régions de continuer d’attribuer des contrats à la SNCF jusqu’à fin 2023, pour une durée maximale de 10 ans. Tout contrat signé après décembre 2023 devra être mis en concurrence. L’ouverture sera étendue aux TGV à partir de décembre 2020. La transition sera progressive, jusqu’en décembre 2023.

* DISPARITION DU STATUT DE CHEMINOTS POUR LES NOUVEAUX EMBAUCHÉS

Le projet de loi garantit le maintien des avantages pour les cheminots (une Sécurité sociale et d’une retraite plus avantageuses, ainsi que de la gratuité sur le train pour eux-mêmes et de tarifs préférentiels pour certains membres de leur famille) même s’ils changent d’opérateur au moment de l’ouverture à la concurrence, selon le principe du “sac à dos social”.

Afin de sécuriser le transfert des cheminots vers un opérateur étranger, une disposition permet de garantir l’application de la convention collective de la branche pour les cheminots transférés.

En revanche, la loi met fin au statut pour les nouveaux embauchés, qui seront soumis aux conventions collectives et accords d’entreprise. En 2016, un quart des effectifs de la SNCF ont été embauchés au statut, tandis que près de 11% étaient des “contractuels “ ou sous contrat privé. La SNCF emploie environ 146.000 cheminots.

* INSTAURATION DE LA NOTION “D’INCESSIBILITÉ”

Les sénateurs avaient à leur tour approuvé une version remaniée du texte le 5 juin, précisant avec l’aval du gouvernement et sur proposition des syndicats réformistes, le volet social de la réforme.

L’ultime version du texte fait passer de six à huit ans la durée pendant laquelle les salariés transférés pourront demander à réintégrer le statut en cas de réembauche au sein du groupe SNCF. Les sénateurs ont aussi adopté des amendements visant à maintenir une desserte fine de tous les territoires.

En réponse aux inquiétudes quant à une future privatisation de l’entreprise, le Sénat a introduit dans le texte la notion d’”incessibilité” des titres de la société ferroviaire et de ses filiales SNCF Réseau et SNCF Mobilité.

Conséquences de l’huile de palme sur l’environnement (Alain Rival)

Conséquences de l’huile de palme  sur l’environnement  (Alain Rival)

 

 

Par  Alain Rival, correspondant pour la filière palmier à huile au Cirad. (Organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes.)

 

Quelles sont les conséquences de la culture du palmier à huile sur l’environnement ?

A. R. : Le palmier à huile est la plante oléagineuse la plus productrice, avec des rendements moyens de l’ordre de 6 tonnes d’huile/hectare/an dans de bonnes conditions écologiques (jusqu’à 12 T/ha dans les meilleurs essais génétiques actuels). La productivité moyenne mondiale d’huile de palme est de 3,8 T/an. Pour que s’exprime le potentiel des meilleures semences, l’utilisation de fertilisants est indispensable. Il y a donc un risque réel de pollution, notamment des nappes phréatiques, lorsque ces intrants sont utilisés en excès et/ou au mauvais moment. Les engrais constituent aujourd’hui 60 % des coûts d’exploitation d’une plantation et sont de plus en plus remplacés par des apports de compost issu du recyclage des effluents, qui permettent d’économiser jusqu’à 15% de la facture globale de fertilisants.

Quelle est à l’heure actuelle la part d’huile de palme utilisée pour faire des agrocarburants ?

A.   R. : Aujourd’hui, environ 5 % de la production mondiale d’huile de palme est utilisée comme agrocarburant, directement utilisé ou transformé en diester. Au Sud, plus de 90 % des utilisations de cette huile sont alimentaires. Il n’y a donc pas de concurrence directe entre les utilisations énergétiques et alimentaires. Toutefois, les possibilités d’utilisation des huiles végétales comme biocarburants ont installé une tension durable sur les cours mondiaux. En Europe (EU27), ils consomment environ 20 % des 5.4 millions de tonnes d’huile de palme importées chaque année. En outre, les cours des huiles végétales dépendent plus directement des cours du pétrole que des aléas climatiques, malgré l’interchangeabilité totale des huiles végétales (James Fry, in Corley) : une tendance qui se confirme depuis ces dernières années.

 

Les coupes de forêt primaire sont-elles directement liées aux plantations de palmiers à huile ?

 

Alain Rival : En Indonésie, ce sont les plantations d’essences forestières à croissance rapide (fast wood) qui sont les premiers moteurs de la déforestation, l’exploitation minière joue également un rôle considérable (Abood et al, 2015). Sur les 21 millions d’hectares de forêt primaire qui ont disparu en Indonésie entre 1990 et 2005, seulement 3 millions correspondent à la création de palmeraies. Lorsqu’elles ne sont pas replantées, les surfaces déforestées sont laissées en friche jusqu’à ce qu’elles deviennent des savanes dégradées qui seront, ou non, reconverties pour des activités agricoles. Au cours des dernières années, la déforestation s’est accélérée et concentrée sur des foyers de biodiversité comme Bornéo, l’Amazonie ou le bassin du Congo, qui demandent aujourd’hui une vigilance accrue des gouvernements, des ONG et des sociétés de plantation.

 

Comment éviter de détruire de précieux réservoirs de biodiversité ?

A. R. : Si une forêt primaire est transformée en palmeraie, la perte de biodiversité s’élève à 85 %, comme pour toute monoculture intensive, sous les tropiques comme ailleurs. Pour éviter les extensions de palmeraies dans les zones limitrophes de forêt primaire, dites à haut stock de carbone ou à haute valeur de conservation, il convient de fournir un revenu équivalent à celui issu de la coupe du bois et de déplacer le projet de création de palmeraie vers une savane dégradée ou une zone agricole à reconvertir. Il existe en outre des initiatives comme la Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) qui visent la certification des plantations durables de palmier à huile. Il s’agit d’une démarche consensuelle liant les principaux acteurs de la filière décidés volontairement à s’entendre sur un socle de principes et critères partagés, régulièrement redéfinis en fonction des demandes des membres de la Table ronde.

Quelles sont les solutions concrètes pour concilier la préservation de la biodiversité et un développement agricole indispensable aux populations du Sud ?

 

A. R. : Tout d’abord, la planification du paysage qui consiste à identifier des forêts à « haute valeur de conservation » ou à stock élevé de carbone et à les entourer de zones tampons. Dans ces zones, des agroforêts, installées à côté des plantations, permettent une activité humaine raisonnée : cultures vivrières, fruitiers, caoutchouc, plantes médicinales ou même écotourisme. Cette pratique permet d’éviter une réduction drastique de la biodiversité consécutive à l’ouverture d’espaces agricoles en limite directe de forêt primaire. La culture du palmier à huile est alors intégrée à une planification du paysage en concertation avec les populations locales (Koh et al, 2009). Par ailleurs, dans les zones dédiées à la monoculture du palmier à huile, il s’agit aujourd’hui de produire plus et mieux sur la base des caractéristiques naturelles exceptionnelles du palmier à huile, tout en limitant les recours aux intrants et aux pratiques non durables. Cette intensification écologique passe par la mise à disposition de tous les planteurs, familiaux ou industriels, de matériel végétal amélioré issu des programmes de sélection, par l’optimisation de l’utilisation des engrais par la valorisation de la biomasse et le recyclage des effluents d’huileries et de plantation (Rival, 2013).

Enfin, dans chaque pays producteur, les petits planteurs constituent une mosaïque hétérogène d’acteurs plus ou moins organisés. Il convient de comprendre puis d’anticiper leurs trajectoires et de les associer aux efforts en cours de certification de la durabilité de la filière. Pour cela, il s’agit de mieux connaître les systèmes de production qu’ils adoptent, leurs relations avec les pouvoirs publics, les plantations industrielles avoisinantes et les usiniers.

Huile de palme: contresens économique et écologique

Huile de palme: contresens économique et écologique

L’ONG Transport et Environnement dénonce le contre-sens économique et économique de l’huile de palme.

«  Le biodiesel consomme même 46% de l’huile de palme importée en Europe, un point devant l’utilisation pour la nourriture humaine, animale, la chimie, etc. L’huile de palme est régulièrement montrée du doigt comme étant nocive dans l’alimentation humaine. Pâte à tartiner, pain de mie (pour le moelleux), cappuccino en poudre, etc., l’huile de palme est partout dans l’agro-alimentaire. Cette huile est obtenue à partir de la pulpe du fruit du palmier à huile. Cette huile est très peu chère (17% moins chère que l’huile la moins chère) et la demande explose. L’huile de palme représente 1/4 de l’huile consommée mondialement. Sauf que, en plus d’être très mauvaise pour les artères – surtout si hydrogénée, cette huile demande de plus en plus de terres agricoles. Pour cela, les pays producteurs (Indonésie, Malaisie, Papouasie, etc.) détruisent des pans entiers de forêt. Ces habitats naturels des orangs-outans ou autres espèces disparaissent et les espèces aussi. En outre, ce sont des puits de carbone naturels. Pour tout cela, l’huile de palme est considérée comme très mauvaise pour l’environnement. Ainsi, la voir incorporée à de l’agrodiesel est pour le moins scandaleux. Le « biodiesel » ou agrodiesel contient une part d’huile issue de l’agriculture. Les agrocarburants de première génération utilisent du colza ou du soja. Ils sont déjà scandaleux car ils utilisent des plantes destinées à l’alimentation humaine. De plus, ils sont plus polluants que le diesel fossile.

En effet, T&E s’appuie sur une étude de Globiom pour chiffrer que le diesel avec du colza pollue 20% de plus que le diesel fossile. Quant à l’huile de palme, elle la décroche justement la palme avec +200% de pollution ! Trois fois plus que le diesel fossile. Donc, les consommateurs, qui pensent faire un geste bon pour la planète, font, en fait, totalement l’inverse. Plus scandaleux, ces agrodiesel sont toujours autorisés à la vente alors que l’on sait pertinemment qu’ils sont une aberration. En un an, la consommation d’huile de palme dans le diesel a augmenté de 2,6%. Dans certains pays, le diesel avec de l’huile de palme représente plus de 90% des agrodiesels vendus. Le « biodiesel » tout comme le « bioéthanol » (pour l’essence) sont des carburants scandaleux plus polluants que les carburants fossiles et qui trompent le consommateur. Pire, ces carburants rentrent dans le calcul des parts d’énergies renouvelables des pays européens. Mais, visiblement, la commission européenne ne compte pas changer d’objectif. Les états doivent, d’ici 2020, utiliser 10% de ces « biocarburants ». Les agrocarburants de deuxième génération (éthanol et huile issus de déchets ou de plantes entières) ne sont pas attendus avant plusieurs années. En attendant, nous brûlerons de l’huile de palme et détruirons plus de 1 million d’hectares rien que pour la consommation européenne. »

Source : T&E,

Emplois : Environ 50 000 en plus au premier trimestre

 Emplois : Environ 50 000 en plus au premier trimestre

C’est bien car la dynamique est positive  enfin mais c’est moins bien qu’au trimestre précédant. Selon les données provisoires de l’Insee, le nombre d’emplois crées continue de progresser depuis 2 ans : 253 500 postes ont été créés en 2017 (234 500 créés en 2016 et 129 700 en 2015). Fin 2017, l’Insee comptait 19,27 millions de salariés dans le secteur privé, un niveau record ! Le secteur marchand enregistre une forte augmentation de 223 500 emplois créés sur un an (+1,9 %). Le secteur tertiaire, hors intérim, a créé en 2017, 178 000 postes. L’intérim a atteint un record en 2017 avec la création de 45 500 postes (+ 6,6 %).  La France a enregistré un douzième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois salariés, avec 48.800 nouveaux postes (+0,2%) au 1er trimestre, a annoncé mardi l’Insee. Ce chiffre marque toutefois un ralentissement de la progression de l’indicateur, qui avait comptabilisé plus de 100.000 créations nettes d’emplois au précédent trimestre. Dans le détail, l’Insee a recensé 47.700 créations dans le privé (+0,2%) et 1.100 dans le public (+0,0%). Public et privé confondus, l’emploi est toujours dans le vert sur un an: la France a créé 288.200 emplois salariés (+1,2%) au cours des 12 derniers mois, pour atteindre un record de 25,17 millions de postes. L’indicateur est également à un plus haut historique dans le seul secteur privé, avec 19,38 millions de postes (+301.200 postes, +1,6% sur un an). Sur le seul 1er trimestre, les services marchands (+34.600, +0,3%) sont restés la principale locomotive de l’emploi privé. L’intérim (+4.500, +0,5%), la construction (+3.600, +0,3%) et l’agriculture (+3.000, +1,0%) ont aussi créé des postes.
Si l’intérim a atteint un nouveau record d’effectifs, avec 818.000 postes, le secteur de l’emploi temporaire est en nette décélération, après avoir créé en moyenne 30.000 postes par trimestres au cours des six trimestres précédents. La construction, de son côté, est bien orientée pour le cinquième trimestre d’affilée. Auparavant, les chantiers avaient connu huit années, entre fin 2008 et fin 2016, pendant lesquelles ils avaient perdu plus de 200.000 postes. Les services non marchands (+3.900, +0,0%) et l’industrie (-800, -0,0%) ont vu, quant à eux, leurs effectifs stagner au 1er trimestre. Les usines ont détruit près d’un million d’emplois depuis début 2001. En un an, les tendances sont les mêmes que sur le trimestre pour l’emploi tertiaire marchand (+162.300, +1,4%), l’intérim (+90.200, +12,4%), la construction (+25.600, +1,9%), l’agriculture (+3.300, +1,1%), dans le vert. Les services non marchands sont stables sur l’année (+1.200, +0,0%) comme sur le trimestre. En revanche, l’industrie, qui a stagné sur le trimestre, est en légère hausse sur un an (+5.600, +0,2%). Malheureusement le tassement de la croissance au second trimestre devrait entrainer des effets négatifs sur la situation de l’emploi.

 

Huile de palme : la logique du fric

Huile de palme : la logique du fric

 

L’affaire de l’huile de palme caractérise le vrai rapport de la classe dirigeante. Aux grands intérêts financiers et relativise évidemment sa pseudo posture écolo. Il se confirme de ce point de vue que Nicolas Hulot sert d’alibi à Macron pour masquer sa vision productiviste et très libérale de l’économie. Nicolas Hulot n’a jamais servi à rien se contentant d’agiter quelques hochets environnementaux, exemple, les éoliennes pour masquer la politique nucléaire. Non seulement Nicolas Hulot ne sert à rien mais il est devenu même nuisible depuis les affaires qui le paralysent. Ses affaires financières qui démontrent que pour lui l’environnement est d’abord un business mais aussi ses affaires personnelles qui ne pourront être enterrées sans un appui fort de l’Élysée. La contrepartie c’est la capacité du ministre de l’environnement à avaler des couleuvres de plus en plus grosses comme par exemple la question de l’huile de palme. C’est évidemment déjà un non-sens vis à vis des productions alimentaires …..Pour faire tourner des moteurs (huile de palme ou de colza). Par contre on  doit encourager l’exploitation des déchets végétaux pour produire du carburant ou du gaz.  C’est aussi la démonstration qu’un secteur économique comme l’agriculture ne pèse pas lourd par rapport aux intérêts de la multinationale Total. Total qui comme nombre d’autres grandes entreprises a porté à bout de bras la candidature de Macron et l’a financée. Aujourd’hui c’est le retour d’ascenseur (comme avec la suppression de l’impôt sur la fortune). On peut vraiment se demander quel est la rationalité de faire venir de l’huile  de palme à plusieurs milliers de kilomètres et  de la transformer en carburant. Quelle rationalité économique et environnementale. C’est précisément parce qu’on s’assoit sur les critères sociaux et écologiques que cette  huile de palme qui détruit par ailleurs les forêts parvient à être plus rentable que des productions locales. Une problématique qui concerne bien d’autres produits,  alimentaires ou non. Le secteur agricole et de peu de poids face aux intérêts des grandes multinationales qui pillent  les ressources naturelles, sociales et détruisent la   biodiversité. Dans ce dossier le gouvernement montre son vrai visage.

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