L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

Ce qui découle de la décision de Marc Ladreit de Lacharrière qui  a choisi le “plaider coupable” en donnant son aval à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Rappelons les faits.  Penelope Fillon a touché près de 4000 € pour son emploi fictif d’assistante parlementaire de l’ancien premier ministre (et dont elle n,’était peut –être même pas au courant !) et 5000 € pour son emploi fictif dans la revue « des deux mondes ». Soit 9000 € environ par mois en tout pendant une durée d’un an et demi. Comme dans les deux cas,  il s’agissait d’emplois à plein temps on suppose donc que Penelope Fillon travaillait 70 heures par semaine ce qui est interdit par la législation qui limite la durée maximale à 48 heures ! Un cumul qui paraît incompatible sauf quand le travail est inexistant.  François Fillon avait  reconnu que son épouse était employée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013. Or, presque à la même période, de juillet 2012 à novembre 2013, elle disposait d’un autre contrat, étant cette fois collaboratrice de son mari à l’Assemblée. Ces deux contrats étaient censés être à temps plein. Sollicité sur ce cumul, l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, avait estimé qu’« il n’existe aucune incompatibilité. » « C’est une question d’organisation du temps de travail », avait  fait valoir le conseil de l’ex Premier ministre ! L’employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l’entend.» Un spécialiste de droit du travail, Paul Van Deth, confirme qu’«il n’y a pas en théorie d’interdiction de cumul de fonctions, mais le salarié ne doit pas dépasser un total de 48 heures par semaine. En cas de dépassement, c’est une infraction pénale de 5e catégorie passible de 1500 euros d’amende. »Les soubresauts de l’enquête ont contribué à ruiner les chances de François Fillon de remporter la présidentielle, qu’il abordait pourtant en favori avant les premières étincelles. Il s’est depuis retiré de la vie politique et exerce comme associé au sein de la société de gestion et d’investissements Tikehau Capital. La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d’euros d’amende.

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Philippe Grangeon, un communicant à la tête de LaREM

Philippe Grangeon, un communicant à la tête de LaREM

 

La nomination d’un communicant à la tête de la république en marche est provisoire ….mais pourraiat durer longtemps. En réalité cette désignation par Macron de Philippe Grangeon à la place de Christophe Castaner désormais ministre de l’intérieur caractérise bien ce qu’est en fait le parti de la majorité. C’est-à-dire un parti virtuel, sans démocratie, sans structure et sans implantation locale. Les adhérents qui ont cliqué une fois sur le site de la république en marche sont considérés comme seulement un club de supporters de Macron. Ils n’ont pas leur mot à dire sur la politique du gouvernement ou du parti. Par contre, ils reçoivent une masse de publicité sur les actions du pouvoir et on leur demande seulement de les diffuser. Du coup on comprend mieux que Macron est choisi un communicant pour diriger un parti qui n’en est pas un. Ce communicant de métier est un proche d’Emmanuel Macron, qu’il conseille sans titre officiel, après avoir conseillé notamment Dominique Strauss-Kahn et François Hollande. Marcheur de la première heure, puisqu’il a co-fondé le mouvement, il était pressenti ces dernières semaines pour un poste à l’Elysée, comme le rapportait notamment L’Express. Agé de 61 ans et ancien cadre de Capgemini, il dirigera LaREM jusqu’à l’élection officielle le 1er décembre,

 

Air France : accord social, enfin !

Air France : accord social, enfin !

Le syndicat très corpo des pilotes excepté (SNPL), une majorité de syndicats ont approuvé l’accord social qui permet de mettre un terme au conflit permanent chez Air France. La compagnie aérienne confirme dans un communiqué avoir proposé des augmentations générales des salaires de 2% pour 2018 avec effet rétroactif au 1er janvier et une hausse de même ampleur au 1er janvier 2019.Sur un salaire mensuel brut de 3.000 euros (qui concerne près de la moitié des effectifs d’Air France), la proposition initiale de l’ancienne direction était une hausse de 228 euros en 2018 et rien en 2019, tandis que l’accord signé vendredi représente une augmentation annuelle de 780 euros cette année et de 795 euros l’an prochain.“C’est un bon exemple de réussite d’une intersyndicale”, a estimé Françoise Redolfi, faisant référence à l’alliance d’une dizaine d’organisations pour porter les revendications tout au long de cette année. Le Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), deuxième organisation de la compagnie, a lui aussi signé l’accord en attendant en échange l’ouverture de négociations avec la direction sur les conditions spécifiques des pilotes et la rémunération additionnelle qui va avec, a dit son président Grégoire Aplincourt.“A la direction de montrer sa bonne volonté puisque nous en avons fait preuve”, a-t-il déclaré, ajoutant que la compagnie avait d’ores et déjà demandé aux syndicats de pilotes de lui proposer des dates de réunion. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, majoritaire) n’a en revanche pas signé l’accord qu’il juge “ambigu” concernant les hausses de salaires pour 2019. Il attend pour se prononcer de voir la “photographie globale”, c’est-à-dire intégrant les négociations spécifiques avec les pilotes. La CGT a, elle, aussi refusé de signer l’accord, paraphé par les cinq autres organisations représentatives de la compagnie (CFDT, CFE-CGC/Unac, FO/SNPNC, Spaf et Unsa), qui ont représenté 76,4% des suffrages aux dernières élections. “Les mesures nous semblent aller dans le bon sens, tant pour 2018 que 2019”, a dit Bernard Garbiso, secrétaire général de la CFE-CGC, premier syndicat sur l’ensemble des personnels à Air France.

Budget 2019: la France sourde aux critiques

Budget 2019: la France sourde aux critiques

Échanges diplomatiques polis entre la commission européenne et la France à propos du budget 2019. La commission européenne note une dérive de l’équilibre en limitant ses critiques à l’insuffisance de réduction du déficit structurel (comme s’il était simple méthodologiquement de distinguer ce qui relève structurel et du conjoncturel). Cela permet toutefois de relativiser les critiques européennes qui ne peuvent en même temps attaquer durement l’Italie pour les mêmes raisons.   En réalité il n’est pas  sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport au PIB  en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait tourner de 2,6 à 2,8 du PIB. En cause, le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant : “Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Le rétablissement des comptes publics n’est pas négociable”, a dit Bruno Le Maire en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne, à Vienne. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

Lienemann lance un mouvement, « Après »… l’EPHAD ?

Lienemann lance un mouvement, « Après »… l’EPHAD ?

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, (avec Emmanuel Maurel) lance un nouveau parti mouvement provisoirement baptisé “Après”, elle déjà une alliance avec La France insoumise pour les élections européennes de mai 2019. En clair elle espère  un poste de député européen. Voilà près de 45 ans que Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste vit dans la politique. A près de 70 ans, elle veut maintenant lancer un nouveau parti avec quelques autres frondeurs. Un parti révolutionnaire évidemment, un vrai parti socialiste, le parti du front populaire. On croit rêver forcément et il y avait matière à rire  si la chose n’était pas aussi sérieuse. L’intéressée a en effet opéré de curieux slaloms politiques en soutenant les uns puis les autres, en passant notamment de Rocard aux frondeurs mais en s’assurant un avenir personnel avec cette élection au Sénat et peut-être l’opportunité maintenant d’être à nouveau réélu mais sur la liste de Mélenchon. Un bel exemple de l’oligarchie, de l’incompétence et de la sénilité aussi. Certes quelques vieux politiques conservent leur vitalité intellectuelle mais Marie-Noëlle Lienemann a perdu depuis longtemps sa capacité à exprimer une phrase un peu construite et se perd régulièrement dans des raisonnements accessoires qui obscurcissent complètement le thème qu’elle veut traiter. Un comportement typique des gauchistes verbeux et qui ne s’arrange pas avec l’âge. Pour masquer le vieillissement intellectuel, on sollicite la radicalité comme substitut au raisonnement. Elle n’est pas la seule dans ce registre, Cohn-Bendit lui-même, sans doute épaissi par les repas mondains,  a bien du mal à soutenir les motifs  de son soutien à Macron. Lui à l’inverse est passé au gauchisme à l’ultra droite avec cependant quelques bons sentiments encore en souvenir de son passé révolutionnaire. Certes les vieux politiques peuvent encore parfois des rôles importants et on ne saurait les éliminer au nom du jeunisme. Encore faudrait-il que les intéressés continuent de réfléchir de manière un peu approfondie sur l’évolution de la société au lieu simplement de rabâcher qui le vieux catéchisme gauchiste, qui le vieux catéchisme ultra libéral. Bref au lieu de radoter.  »Après » … c’est l’Ehpad !

 

Sondage : popularité de Macron toujours en baisse

Sondage : popularité de Macron toujours en baisse

 

La politique économique menée par Emmanuel Macron est jugée insatisfaisante par 69% des Français selon la dernière enquête mensuelle BVA/La Tribune. Les capacités du gouvernement à obtenir des résultats en matière de pouvoir d’achat ou de réduction du déficit public sont fortement remises en question.

Concernant le Pouvoir d’achat, le chômage,  les déficits, plus largement politique économique, les Français sont de plus en plus mécontents de Macron. Selon les résultats de l’institut de sondages, 69% des Français estiment que la politique économique du gouvernement est mauvaise. Au regard des enquêtes précédentes, c’est un record depuis octobre 2017. À l’opposé, la part des Français qui expriment un jugement favorable est au plus bas à 30%. Les Français les plus critiques à l’égard du gouvernement sont les moins de 35 ans avec 75% de répondants à émettre un jugement d’insatisfaction. Ils sont 73% chez les 50-64 ans. Les plus de 65 ans sont à l’inverse les moins critiques (57%). Par catégorie professionnelle, ce sont les ouvriers et les employés qui se déclarent en forte majorité mécontents (81%). Chez les cadres, ils ne sont (que) 53% et chez les retraités, ce taux s’élève 62%. Mais cette déception pourrait encore s’amplifier dans les mois à venir. Après avoir encore manifesté leur colère ce jeudi 18 octobre, les retraités pourraient recommencer dans un avenir proche. En effet, l’exécutif a déjà suscité de vifs débats en présentant les contours de sa future réforme des retraites il y a quelques jours et les mesures socio-fiscales présentées dans le budget 2019 pourraient venir pénaliser le pouvoir d’achat des plus de 65 ans, selon les économistes de l’institut des politiques publiques. La réduction du chômage demeure un immense défi pour les gouvernements successifs. Malgré une croissance très favorable en 2017 (2,3%) et des créations d’emplois au plus haut (340.000), le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) reste bien supérieur à la moyenne européenne. Pour tenter de combler ce retard, le gouvernement a multiplié les réformes en assouplissant le code du travail et s’apprête à transformer le CICE en baisse de cotisations pour favoriser les embauches. Mais ces mesures semblent peu convaincantes aux yeux des Français interrogés. En effet, 69% indiquent que la stratégie économique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement ne permettra pas d’obtenir de résultats. Ils sont encore plus sévères en ce qui concerne la question du pouvoir d’achat (75%). Les mesures intervenues en fin d’année 2017 comme la baisse des APL et celles mises en place en 2018 comme la fiscalité indirecte sur le tabac ou sur les carburants ont sans doute contribué à alimenter ce sentiment. Et les choses ne devraient pas s’arranger, même si plusieurs minimas sociaux vont être revalorisés à partir du premier novembre (allocation aux adultes handicapés, par exemple), la désindexation des pensions de retraites, des prestations familiales, et des allocations logement prévues dans le budget 2019 pourrait amplifier cette colère. En matière de dépense publique et de réduction du déficit, la crédibilité du gouvernement est remise en cause. Parmi l’ensemble des interrogés, 36% seulement pensent que la politique menée par le gouvernement permettrait de réduire le déficit.  Sur les deux principaux ministres testés par l’organisme de sondages, à savoir Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, les Français sont en légère majorité (52%) à avoir déclarer une mauvaise opinion. En revanche, les autres secrétaires d’État bénéficient plutôt d’une opinion favorable d’après les résultats de l’enquête. L’institut rappelle néanmoins pour le cas de Mounir Mahjoubi que seuls 50% des interrogés connaissent suffisamment le secrétaire d’État.

« Les deux autres secrétaires d’État pâtissent d’une notoriété plus réduite, 62% des Français déclarent ne pas connaître suffisamment Olivier Dussopt pour donner leur avis et qu’ils sont, logiquement, 67% à mal connaître Agnès Pannier-Runacher entrée au gouvernement le 16 octobre. » Ce qui tend à relativiser les derniers résultats. Dans le détail, 33% des Français ont une bonne opinion de Bruno Le Maire. Du côté du ministère des comptes publics, 28% des interrogés ont une bonne opinion de Gérald Darmanin. Si Édouard Philippe et Emmanuel Macron ont renouvelé leur confiance aux deux principaux ministres en charge de l’économie, les Français sont très loin d’être du même avis.

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Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 16 au 17 octobre 2018. L’échantillon est composé de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Emplois fictifs d‘ assistants parlementaires européens : du cirque aussi

Emplois fictifs d ‘ assistants parlementaires européens : du cirque aussi

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En plus des irrégularités qui auraient été constatées dans la campagne résidentielle de Mélenchon, les insoumis sont aussi soupçonnés pour des emplois fictifs d’assistants parlementaires européens. Il ne s’agirait pas vraiment d’emplois fictifs mais de supposés détournements d’objets de ces assistants. En clair on reproche aux insoumis comme à d’autres d’utiliser des assistants parlementaires européens au service de leur parti. La réalité évidemment ce qu’il est bien difficile de savoir quand ces  assistants traitent de questions européennes ou de questions françaises tellement les problématiques désormais liées. En outre,  leur localisation n’a pas plus d’importance que celle des députés européens eux-mêmes ;  la plupart n’habitent pas près du Parlement européen. Qui ne les empêche pas assumer leurs responsabilités. Tout cela relève aussi du cirque juridico politique. D’autres partis sont également mis en cause pour les mêmes raisons à savoir le Rassemblement national, le MoDem, le parti socialiste en plus des insoumis. Avec le même raisonnement on pourrait accuser la plupart des députés français d’emplois fictifs pour les assistants de l’assemblée ou du Sénat sous le prétexte qu’ils ne résident  pas à Paris mais en province. Première observation, le fait de résider à Paris ne prouve en rien que l’assistant parlementaire ne travaille pas sur des questions locales concernant la circonscription de l’élu. Inversement rien ne prouve qu’un assistant résidant en province ne prépare pas les dossiers du Parlement. Dernière observation,  l’extrême difficulté d’identifier ce qui relève du travail au service d’un parti politique et ce qui relève du travail parlementaire.

 

Mélenchon-France insoumise : du cirque politico juridique

 Mélenchon-France insoumise : du cirque politico juridique

 Mélenchon  est souvent excessif, provocateur, agaçant même mais il a raison sur l’affaire du financement de sa campagne électorale. En effet,  le parti de Mélenchon est celui qui a dépensé le moins et de loin pour la dernière échéance présidentielle de 2017. On vient maintenant lui chercher des poux dans la tête pour des surfacturations d’un montant par exemple de 400 € pour une mise en ligne d’un discours sur Internet. Tout cela relève du  cirque politico juridique dans la mesure où tous les partis pourraient être enquêtés pour les mêmes irrégularités. Ce qui est reproché à Jean-Luc Mélenchon pourrait l’être à tous les autres candidats ou presque. Comme les frais de campagne sont remboursés, il y a deux tentations permanentes d’une part ne pas dépasser le seuil autorisé pour les dépenses en minimisant certaines et au contraire gonfler le coût de certaines prestations pour en obtenir le remboursement. En fait, la différence entre les chiffres fournis officiellement par les candidats et les dépenses réelles peut-être considérables. Le problème est récurrent car la commission nationale des comptes de campagne et des financements publics ne dispose pas des moyens d’investigation pour vérifier la véracité des comptes fournis par les candidats. Cette commission ne peut fonder son avis que sur les documents transmis par les 10 candidats ; on se souvient par exemple que Macron avait bénéficié de ristournes tout à fait exceptionnelles sur la fourniture de prestations de campagne notamment de location de locaux. Mais des remarques du même type concernent aussi bien cette campagne de 2017 que les campagnes antérieures. Les critiques viennent même de l’intérieur de la commission chargée de vérifier les comptes. L’ancien rapporteur pour la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) était en charge du suivi du candidat de la France insoumise. Le haut-fonctionnaire regrette que la commission n’ait pas tenu compte de ses remarques dès le mois de novembre 2017. Jean-Guy de Chalvron s’interroge: « Pourquoi n’a-t-elle pas relevé les anomalies que j’ai moi-même relevé? On n’en serait pas là… ».  Le problème pour cette commission c’est que s’attaquer à la véracité des comptes de campagne d’un candidat c’est prendre le risque d’attaquer à peu près les autres comptes et d’aller au-devant de difficultés politiques

Collectivités-Etat : réconciliation sur le dos du contribuable

Collectivités-Etat : réconciliation sur le dos du contribuable

 

Il semble bien que le gouvernement ait pris en compte le mécontentement exprimé par les associations des collectivités locales, un ministre a d’ailleurs été nommé pour gérer cette question. Certaines associations dont celle des régions de France ont exprimé leur satisfaction vis-à-vis du changement de politique du pouvoir concernant les territoires. En fait,  la réconciliation entre les deux parties pourrait se faire sur le dos du contribuable avec un relèvement substantiel de la fiscalité locale et en particulier de la taxe foncière. Le projet de loi sur la fiscalité locale annoncée pour le premier semestre 2019 constitue en effet un sérieux danger pour le contribuable. Par exemple pour redonner un peu d’oxygène aux grandes villes on vient d’autoriser la mise en place d’un péage urbain. Sans doute est-il nécessaire de réguler l’usage de l’automobile surtout dans le cœur des villes mais d’une certaine manière il s’agit d’une ségrégation par l’argent. En fait,  le gouvernement cherche des moyens de compenser la suppression de la taxe d’habitation. On va notamment modifier la taxe foncière dans son niveau et sa répartition. En clair la taxe foncière verra son augmentation progressivement remplacer la suppression de la taxe habitation. On va justifier en plus la hausse de cette fiscalité par une modification de l’assiette en considérant que les critères de confort ne sont pas actualisés depuis que les logements disposent à peu près tous évidemment de l’eau, de l’électricité, d’une salle d’eau et du chauffage ! Les métropoles veulent récupérer la part de la taxe foncière et la part de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE, ex-taxe professionnelle) des départements, mais rien n’est encore tranché là-dessus. D’autre part, le bloc communal (communes, intercommunalités et donc métropoles) pourrait bénéficier de la taxe sur le foncier bâti, actuellement perçue par les conseils départementaux.

Intelligence artificielle : le risque des technoprophètes » (Alexandre Templier)

 Intelligence artificielle : le risque des technoprophètes » (Alexandre Templier)

Débarrasser l’intelligence artificielle de tous ses oripeaux mystico-religieux pour une approche  au service de l’humain, recommande  l’expert en IA, Alexandre Templier, dans une tribune au « Monde ». Extrait :

« . Qui eût cru, qu’un jour, la technologie se parerait des atours de la religion ? Une parure sémantique et symbolique qui suscite l’étonnement et mérite l’examen. Par exemple, lorsqu’il cofonda la Singularity University en 2008, Ray Kurzweil, le pape de l’intelligence artificielle (IA), a établi une charte d’engagement dont certains termes semblent sortis tout droit d’un livre religieux. On y parle de « communauté », de « chapitre », un rassemblement de religieux, ou encore de « credo », une formule contenant les articles fondamentaux d’une foi religieuse. Il y a quelques mois, Anthony Lewandoski, ex-ingénieur chez Google et Uber, fondait « The way of the future ». Une organisation religieuse dont le but est, selon son fondateur, « de développer et promouvoir la prise de conscience d’une divinité basée sur l’intelligence artificielle pour améliorer la société ». S’il est pour le moment difficile d’identifier les intentions réelles – ironie ou buzz – de l’ex-ingénieur en chef de Google, cette initiative ajoute du concret aux appropriations évoquées précédemment. Toutefois, pour devenir une « religion », l’intelligence artificielle présente deux lacunes de taille : l’absence de transcendance et le manque d’une perspective claire. S’il fallait trouver un équivalent au mot transcendance dans notre société matérialiste, le terme d’autorité régulatrice conviendrait parfaitement. Dans le monde religieux, la divinité dit le Ciel et la Terre, dans celui de l’intelligence artificielle il en va autrement. Aucune autorité n’est parvenue à en définir le périmètre. Conscients de son potentiel, les Etats commencent à forger des plans pour en favoriser le développement, à défaut de la réguler. …. cette notion d’encadrement semble loin dans l’agenda. »

Intelligence artificielle : réalités et gadgets (Charles Edouard Bouée)

 

 Dans une tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets.

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT . On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

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Optimisation fiscale : le nouveau sandale des CumCum

Optimisation fiscale : le nouveau sandale des CumCum

« CumCum », nom du montage d’optimisation fiscale pour échapper à la taxe sur les dividendes. Ce qui prive Etat de plusieurs milliards d’impôts. Ce procédé est  destiné aux investisseurs étrangers qui possèdent des parts dans les entreprises cotées en Bourse en France. Avec le concours d’institutions financières – les banques en premier lieu -, ils parviennent ainsi à échapper à la taxe sur les dividendes, appliquée uniquement aux actionnaires étrangers (les Français sont imposés uniquement sur leurs revenus). Celle-ci se monte en général à 15% du montant versé mais peut différer un peu selon le pays d’origine de l’actionnaire. Le principe du mécanisme est extrêmement simple : juste avant le versement des dividendes, l’investisseur étranger prête ses actions à une grande banque française. Elle perçoit les dividendes à sa place, sans payer de taxe, et lui reverse le montant quelques jours plus tard. Tout le monde s’y retrouve : l’actionnaire récupère son dividende sans payer de taxe pendant que la banque réalise au passage de petits profits grâce aux frais de transaction. Le perdant de l’histoire est le fisc, et donc l’État français, qui ne perçoit rien : il ne taxe ni la banque ni l’investisseur.

Comptes de campagne des anomalies

Comptes de campagne des anomalies 

 

Ce qui est reproché à Jean-Luc Mélenchon pourrait l’être à tous les autres candidats ou presque. Comme les frais de campagne sont remboursés, il y a deux tentations permanentes d’une part ne pas dépasser le seuil autorisé pour les dépenses en minimisant certaines et au contraire gonfler le coût de certaines prestations pour en obtenir le remboursement. En fait, la différence entre les chiffres fournis officiellement par les candidats et les dépenses réelles peut-être considérables. Le problème est récurrent car la commission nationale des comptes de campagne et des financements publics ne dispose pas des moyens d’investigation pour vérifier la véracité des comptes fournis par les candidats. Cette commission ne peut fonder son avis que sur les documents transmis par les 10 candidats ; on se souvient par exemple que Macron avait bénéficié de ristournes tout à fait exceptionnelles sur la fourniture de prestations de campagne notamment de location de locaux. Mais des remarques du même type concernent aussi bien cette campagne de 2017 que les campagnes antérieures. Les critiques viennent même de l’intérieur de la commission chargée de vérifier les comptes. L’ancien rapporteur pour la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) était en charge du suivi du candidat de la France insoumise. Le haut-fonctionnaire regrette que la commission n’ait pas tenu compte de ses remarques dès le mois de novembre 2017. Jean-Guy de Chalvron s’interroge: « Pourquoi n’a-t-elle pas relevé les anomalies que j’ai moi-même relevé? On n’en serait pas là… ».  Le problème pour cette commission c’est que s’attaquer à la véracité des comptes de campagne d’un candidat c’est prendre le risque d’attaquer à peu près les autres comptes et d’aller au-devant de difficultés politiques

Reconversion des centrales à charbon

Reconversion des centrales à charbon  

 

Le gouvernement a l’intention de fermer d’ici à la fin du quinquennat les quatre dernières centrales à charbon exploitées en France, dont deux appartiennent à EDF – à Cordemais (Loire-Atlantique) et au Havre (Seine-Maritime) – et deux à l’allemand Uniper – à Meyreuil (Bouches-du-Rhône) et à Saint-Avold et Carling (Moselle). Le CCE d’EDF défend pour sa part un projet de transformation des unités de production de l’électricien public consistant à substituer progressivement des déchets “verts” au charbon et à capter le CO2 résiduel émis par les centrales. L’instance représentative du personnel précise que les essais réalisés à Cordemais ont permis de faire fonctionner la centrale avec 80% de pellets produits sur place – des granulés fabriqués à partir de déchets verts – et 20% de charbon, et même avec un taux de pellets pouvant atteindre 87%.En complément, une étude préliminaire a conclu à la faisabilité d’un système de captage de CO2 par culture de micro-algues qui pourrait représenter un investissement de 70 millions d’euros et serait amorti sur 13 ans. Au Havre, des essais ont en outre permis de faire fonctionner la centrale avec 7% de “combustibles solides de récupération” issus de la valorisation de déchets. Le CCE estime que les centrales de Cordemais et du Havre – particulièrement sollicitées en périodes de pointes de consommations – pourraient fonctionner 800 heures par an (contre 5.000 heures actuellement) à 80% de pellets dès 2022 et brûler exclusivement des déchets verts autour de 2025-2027.

Brexit : donner du temps au temps sortir du bourbier

Brexit : donner du temps au temps  sortir du bourbier

Le sommet européen récent n’a pu qu’acter l’absence d’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. De toute manière, il ne pouvait en être autrement puisque même si un accord avait pu être envisagé, il n’est pas du tout certain que Theresa May ait pu le faire entériner par sa majorité. Du coup, on va faire comme d’habitude : arrêter les pendules pendant une période dite de transition. Michel Barnier serait prêt à accepter une période de transition en principe d’un an qui débuterait le 29 mars 2019 On risque donc de vivre la dramaturgie habituelle avec le Brexit. D’abord de fortes oppositions, des tensions de plus en plus importantes vers la fin des négociations et soudain un compromis qui sauve la face pour tout le monde. Il est probable qu’on saura habiller le désaccord avec d’une part une période de transition, d’autre part l’ouverture de négociations sur le futur accord commercial. La question est économique mais elle est aussi politique car il faut sauver le soldat Teresa May. , dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. (En principe d’un an dit Barnier mais qui pourraiat durer davantage). Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. Un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. Référendum. Toujours ambigu. Parmi les difficiles questions à résoudre le problème des relations entre la province  britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Si aucune meilleure solution ne devait être trouvée d’ici fin à 2020, les Vingt-Sept attendent un engagement que l’Irlande du Nord restera bien dans l’union douanière. Estimant que ce «backstop» créerait de fait une frontière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, Londres s’y oppose et propose la création à terme d’une zone de libre-échange pour les biens incluant le Royaume-Uni et l’UE. Une option inconcevable pour les Vingt-sept puisqu’elle reviendrait à donner au Royaume-Uni un accès «à la carte» au marché unique et à l’espace douanier européen.

 

 

Macron a tué la croissance

Macron a tué la croissance

Tous les instituts de prévision prévoient que la France aura du mal à dépasser 1,5 % de croissance en 2018 alors que ces mêmes instituts prévoyaient 2,3% d’augmentation du pib et que le gouvernement avait retenu 2 %. On pourrait certes attribuer le tassement de la croissance au ralentissement de la dynamique internationale toutefois la prévision française est inférieure à la moyenne de la zone euro qui se situera autour de 2 %. Le différentiel est important dans la mesure où la perspective d’activité de la France ne rend plus possible ni la réduction du chômage,  ni les équilibres financiers. Et la situation risque d’être encore plus mauvaise en 2019. L’Institut Rexecode proche du patronat n’envisage plus qu’une progression de 1,3 % du PIB (voir l’article sur cette projection).  l’OFCE de son coté  fournit des éléments d’explication sur ce recul de la croissance française « La reprise est heurtée par un certain nombre de phénomènes «a rappelé l’économiste Mathieu Plane. À l’échelle de la France, plusieurs facteurs peuvent expliquer le trou d’air de la croissance entre janvier et juin. Parmi les freins évoqués par l’OFCE, figurent un calendrier fiscal défavorable et une consommation des ménages en berne. « Environ deux tiers de cet écart de croissance (entre la France et celui de la zone euro hors France) s’expliquent par la mauvaise performance de la consommation des ménages, conséquence directe du choc fiscal de début d’année, » a expliqué Mathieu Plane. La mise en œuvre des mesures fiscales a clairement pesé sur le pouvoir d’achat des ménages et in fine sur la consommation, traditionnel moteur de la croissance française. L’augmentation de la fiscalité directe avec la hausse de la CSG « non compensée intégralement par la baisse des cotisations salariés » et la hausse de la fiscalité indirecte sur le tabac et les carburants ont également pesé sur le portefeuille des ménages. « À eux seuls, ces deux facteurs ont pesé à hauteur de -0,8 point sur le revenu brut disponible des ménages au premier trimestre. » « Le phénomène du calendrier fiscal devrait se reproduire en 2019 et 2020″ souligne Mathieu Plane, « avec une hausse programmée de la fiscalité indirecte chaque début d’année et une montée en charge de la réforme de la taxe d’habitation sur le quinquennat avec des effets attendus en fin d’année. » Outre le calendrier fiscal, la grève dans les transports a également pesé sur la consommation des Français. « La consommation de transport des ménages a ainsi baissé de 2,7 % au deuxième trimestre 2018, ce qui est la plus forte baisse depuis la fin 1995, contribuant à hauteur de – 0,1 point à la consommation totale. »  Les températures plus élevées du printemps ont également entraîné une baisse de la consommation d’énergie. Normalement on espère un rebond de la consommation du fait de l’amélioration du pouvoir d’achat : autour de 2 %. Le problème c’est que parallèlement l’inflation elle aussi reprend de sa vigueur et ce situe sur une tendance annuelle de 2,3 %. Autant dire que cette inflation va plaît plus qu’annuler la hausse du pouvoir d’achat. Pour conclure, le manque d’équilibre entre les orientations économiques et les mesures sociales ont clairement pesé sur le pouvoir d’achat, la consommation des ménages et la croissance. En clair, Macon a tué la croissance en 2018

Croissance 2019 : nouveau tassement

Croissance 2019 : nouveau tassement  

 

L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode. Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, ils plaident donc une nouvelle fois pour une baisse des impôts de production – ils estiment qu’une réduction de huit milliards d’euros de celle-ci pourrait être financée en renonçant à l’élargissement de l’exonération de la taxe d’habitation sur la résidence principale aux 20% des ménages les plus aisés. Ils proposent   un recul de l’âge effectif de départ à la retraite pour “limiter le poids des dépenses de retraite” et “soutenir le PIB potentiel”. A leurs yeux, les grandes lignes de la réforme présentées la semaine dernière par l’exécutif “constituent un progrès” mais ils déplorent que cette perspective soit “fort lointaine”, avec une entrée en vigueur très progressive et un coup d’envoi prévu en 2025.

Macron : une intervention télévisée lugubre ratée

Macron : une  intervention télévisée lugubre  ratée

 

 

C’est bien connu trop de com. tue la com. L’armée  de spécialistes qui ont préparé l’intervention de Macron à la télé a raté son exercice. En fait, on a imposé au président des cirières contradictoires comme la réaffirmation de son autorité jupitérienne  et en m^me temps un peu de modestie et d’introspection. Ou encore la valorisation de la politique conduite jusque là et l’alerte sur les nuages qui vont assombrir le paysage politique et économique.  A l’occasion du replâtrage du gouvernement, Macron a donc  tenté de s’expliquer  avec une allocution très sombre sur le fond comme sur la forme. Une prestation ratée et même privée de la Marseillaise en guise de conclusion ! D’abord le président sans doute sur les conseils avisés des experts en com. était dans une dans une sorte de pénombre. Mal éclairé,  il avait aussi du mal à irradier car son propos était d’une tristesse à mourir. Pas vraiment de quoi redonner le moral car il a surtout énuméré les risques que courait le monde en particulier l’Europe  avec la montée des populismes. Il n’a pas non plus laissé d’illusions aux Français quant à la l’évolution du pouvoir d’achat. Le propos était assez sinistre et la respective pessimiste. Le ton même n’y était pas vraiment. Cela ressemblait davantage à une allocution funéraire qu’au lancement d’une nouvelle dynamique. En cause sans doute le fait que le que Macron voulait se représidentialiser après des phrases malheureuses et des postures ambiguës depuis l’été. Mais pour faire sérieux Macron est devenu ennuyeux. En fait il a surtout tenu à se justifier mais sans donner le souffle nécessaire et la vision qui aurait permis de mobiliser le pays.

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