L’Allemagne un modèle ?

L’Allemagne un modèle ?

 

L’Allemagne a des vertus c’est certain ; elle  est même devenue un modèle, car elle a réussi à « éponger » ses déficits publics et sociaux, à réduire le nombre de chômeurs et à avoir une balance commerciale excédentaire. Comment? En baissant ses dépenses d’Etat, en réformant le statut de sa fonction publique, en encourageant la création d’entreprises, en flexibilisant son marché du travail. C’est le précédent chancelier, Gerhard Schröder, qui a réformé l’Etat providence. Il a réduit la durée d’indemnisation du chômage de trente-deux à douze mois. Au-delà, les sans-emploi ne touchent qu’une allocation semblable au revenu de solidarité active français avec obligation de reprendre tout emploi proposé. S’inspirer de ces réformes c’est possible. Les copier, c’est moins sûr. Car se sont aussi développés les « minijobs », conséquence des lois Hartz dans les années 2000. De quoi s’agit-il? « De petits boulots mal payés, et, insiste le Conseil économique, social et environnemental en France, de contrats de travail précaires, à temps partiel et moins taxés, occupés principalement par des femmes. » Ce qui fait dire à l’Organisation internationale du travail qu’en Allemagne « les inégalités sociales se creusent à un rythme jamais vu ». Reste que le succès allemand le plus certain se place sur le plan de la compétitivité. La modération salariale générale, qui a fait l’objet d’un consensus avec les syndicats, a, en quelques années, effacé l’écart de coût du travail avec la France. Des dérogations aux accords de branches ont été autorisées aux entreprises à la fois sur les salaires, la durée et les horaires de travail. Exemple : chez Siemens et Daimler, on est repassé de 35 à 40 heures sans compensation salariale. Le système des retraites a été aussi réformé avec notamment un recul de l’âge de départ de 65 à 67 ans de 2012 à 2029. Le modèle allemand tient surtout parce qu’il est aussi fondé sur ses exportations. Si la croissance reste dans le rouge comme actuellement, ce modèle pourrait paraître nettement moins attractif. D’autant qu’en fait il faut aussi tenir compte de l’extraordinaire volume de travailleurs à «temps partiel qui fausse les chiffres allemands sur le  chômage.

 

Coûts des promesses sur les retraites entre O et 33 milliards par an

Coûts des promesses sur les retraites entre O et 33 milliards par an

 

 

 

L’institut Montaigne a essayé de chiffer le coîts des promesses concernant les retraites : entre 0 millirds pour Sarkosy et 33 milliards par an pour Mélenchon. Une évaluation interssante mais discutable.

 

A l’exception du chef de l’Etat, tous les candidats à la présidentielle proposent de revenir sur la réforme des retraites de l’an dernier, de façon plus ou moins radicale. L’Institut Montaigne a chiffré l’impact de leurs propositions en rythme de croisière, en 2017. Elles coûteraient entre 5 milliards d’euros par an pour celle de François Hollande et 33 milliards pour celle de Jean-Luc Mélenchon. Contactées par « Les Echos », les équipes de campagne ont toutes indiqué qu’elles ne contestaient pas les chiffrages du think tank libéral, à quelques détails près. Dans tous les cas, il s’agit d’un coût net. Il tient compte de l’impact positif sur les comptes de l’assurance-chômage qu’aurait l’ « appel d’air » sur le marché du travail. C’est l’équation plus de retraités = moins de chômeurs.  Le PS d’abord. François Hollande a promis de rétablir le droit au départ à 60 ans pour les salariés qui ont cotisé la durée nécessaire (41 ans pour la génération 1952, 41 ans et demi pour les assurés nés en 1955). Tous ne seront pas concernés -le PS estime que 150.000 personnes chaque année bénéficieront du retour à 60 ans, soit 20 % seulement d’une génération. Ce qui explique qu’elle ne coûte « que » 5 milliards d’euros par an à l’horizon 2017.  La proposition d’Eva Joly coûterait deux fois plus cher : 10,75 milliards à la fin du quinquennat, selon l’Institut. Comme François Hollande, la candidate écologiste veut rétablir l’âge légal de 60 ans, mais elle précise que ce départ pourra se faire « sans décote, ni surcote pour ceux qui ont suffisamment cotisé ».  Marine Le Pen, elle aussi, veut rétablir l’âge légal de 60 ans et elle préconise en plus de revenir à 40 années de cotisations. Coût : 14 milliards.  Les réformes de Jean-Luc Mélenchon, enfin, coûteraient 33 milliards. Outre le retour à 60 ans (14,5 milliards), le Front de gauche demande le relèvement au niveau du SMIC de toutes les pensions, ce qui coûterait 22,5 milliards. L’Institut n’a pas pu chiffrer, « faute de précision », la proposition du calcul de la pension sur la base de 75 % du salaire moyen des dix meilleures années. Et le Front de gauche ne s’est pas exprimé sur la durée de cotisation qu’il préconise. L’Institut Montaigne n’a pour l’instant pas pu mesurer l’impact de la réforme proposée par François Bayrou. Le candidat centriste est favorable à l’instauration d’un système de retraite à points, comme la CFDT, ce qui impliquerait un bouleversement général, difficile à chiffrer. Un chiffrage intéressant mais incomplet et de toute façon difficile à effectuer. Il permet cependant de mesurer les écarts de couts mais pas de manière précise le niveau de coûts ; En effet, la question centrale set de savoir dans quelles hypothèses de croissance on va se situer. Si la croissance redémarre, par exemple, en moyenne autour de 2 ?5% par an, le chômage diminue, le nombre de cotisants augmente et les déficits des régimes de retraites avec. En outre, il faut également voir si les départs à la retraites ont un effet vertueux ou vicieux ; Si les retraités ne sont pas remplacés c’est catastrophique pour les comptes. S’ils le sont, c’est à eau près le maintien des cotisations retraites. Reste aussi à mesurer l’impact immigration ; immigration qui en général pèse moins sur les comptes sociaux (les immigrés « temporaires croisent mais ne touche à peu près rien. Un bon exercice d’évaluation mais donc mais dont les résultats réels dépendent de la croissance, du montant de pensions, des durées de cotisation, de effets retraite-embauche etc. A cet égard le chiffrage à zéro charge pour Sarkozy est aussi discutable car si l’austérité continue, le déséquilibre actif –retraités va considérablement accroitre le montant de la facture.

 

Encore un G 20 vain !

Encore un G 20 vain !

 

 

Encore un G 20 vain. Réunir à grands autant de chefs d’Etat pour accoucher d’une souris, c’est pathétique. Finalement le G 20 renvoie l’Europe dans ses baskets : Réglez vos problème , on verra après. Le G20 a estimé dimanche indispensable que le « pare-feu » de l’Europe contre la crise de la dette publique en zone euro soit en place avant de pouvoir financer davantage le Fonds monétaire international, dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Mexico. Les ministres des Finances de ce groupe de pays riches et émergents ont appelé l’Europe à tenir son engagement d’avoir achevé ce travail en mars, indiquant que ce serait une « contribution essentielle » avant d’envisager d’augmenter les ressources du FMI. « Les pays de la zone euro réévalueront la solidité de leurs facilités de soutien en mars. Cela apportera une contribution essentielle afin de mobiliser des ressources pour le FMI », a indiqué le G20 dans son communiqué. Les dirigeants de l’Union européenne s’étaient engagés en décembre à décider de la forme et de la taille de leur édifice commun contre la crise de la dette publique qui touche plusieurs membres de la zone euro.  Cet engagement est désormais inscrit dans les textes du G20, groupe qui compte trois pays de la zone euro (Allemagne, France et Italie) et l’Union européenne.  En fait c’était déjà l’engagement de l’Europe mais l’Allemagne fait opposition pour l’instant et attend fin mars pour se décider. Le G 20 n’a donc rien apporté.  Le G20 n’a guère parlé de croissance, il s’est quand  même  inquiété de la montée des prix du pétrole, sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.  Tout ça pour çà ?  C’est à dire à peu près rien ;  c’est dire si la classe politique mondiale est dans le potage même si on peut considérer que le G 20 n’a en fait aucun pouvoir réel puisque ce n’est pas une institution officielle.

Des salaires grecs pour des pilotes français

Des salaires  grecs pour des pilotes français

 

La compagnie charter Air Méditerranée, qui va licencier 85 salariés, a proposé à une trentaine de ses pilotes et hôtesses basés en France d’être reclassés dans sa filiale en Grèce, avec un salaire réduit de 30% en moyenne, a-t-on appris samedi de source syndicale. Le délégué SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) de la compagnie, Denis Roumier, dénonce ces mesures en affirmant que les salariés d’Air Méditerranée sont déjà les moins bien payés des compagnies françaises. D’après lui, une hôtesse ou un steward gagnant le SMIC en France se voit proposer un salaire mensuel de 900 euros à Athènes et un commandant de bord payé 6.000 euros empocherait 3.700 euros en Grèce. Ces salariés continueraient cependant d’assurer les mêmes vols au départ de la France. « On en arrive à des aberrations, dénonce Denis Roumier, un équipage grec a récemment assuré un Marseille-Bastia pour le compte d’Air Corsica, une ligne subventionnée par l’Etat ».C’est la première compagnie française à délocaliser ainsi des avions dans un pays européen pour bénéficier d’une main d’œuvre à bas coût, note le président du SNPL Yves Deshayes. Fin 2011, la direction d’Air Méditerranée a annoncé le licenciement de 85 employés, en invoquant la nécessité de réduire ses coûts opérationnels pour faire face à la concurrence de compagnies d’Europe de l’est, qui tirent les prix vers le bas. En revanche, la centaine d’emplois au siège administratif du Fauga, près de Toulouse, n’est pas concernée par les réductions d’effectifs.

Mélenchon en tête pour la défense des ouvriers devant Hollande

Mélenchon en tête pour la défense des ouvriers

35% des  français  estiment que Jean-Luc Mélenchon est le candidat à la présidentielle qui défend le mieux les ouvriers, le candidat PS François Hollande arrivant en deuxième position avec 30%, selon un sondage TNS-Sofres pour l’émission Dimanche+ (Canal+). Viennent ensuite François Bayrou (16%), Nicolas Sarkozy (12%), Marine Le Pen (10%), Nathalie Arthaud (8%), Eva Joly (7%), Philippe Poutou (5%). Les autres candidats recueillent moins de 5%. Pour 12%, aucun des candidats ne défend vraiment les ouvriers, tandis que 16% sont sans opinion. Parmi les ouvriers, c’est M. Hollande qui arrive en tête (31%), devant M. Mélenchon (25%), François Bayrou (13%), Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen (12% chacun), Eva Joly (9%), Nathalie Arthaud (7%).  Le scepticisme apparaît plus grand dans cette catégorie, atteignant un tiers des ouvriers interrogés: 14% jugent qu’ »aucun » candidat ne les défend tandis que 19% sont sans opinion. Par ailleurs, 42% des Français estiment que la présence de trois candidats (Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon) qui se situent à gauche du PS est « une bonne chose car ils expriment des positions et des sensibilités différentes qui méritent d’être représentées

 

L’Allemagne veut-elle couler l’Euro en refusant de renforcer le fonds européen

L’Allemagne veut-elle couler l’Euro en  refusant de renforcer le fonds européen

Les dirigeants européens avaient à l’origine prévu de trancher la question du renforcement du fonds européen, une  question politiquement sensible au mois de mars et plus précisément lors de leur sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles.  Mais le mois de « mars va du 1er au 31″, a fait valoir M. Schäuble en marge d’une réunion ministérielle du G20 à Mexico. Dans cet intervalle, « nous examinerons la question de savoir si le volume du mécanisme européen de stabilité (MES) est suffisant au vu des derniers événements », a-t-il poursuivi.  Un sommet de la seule zone euro est en principe programmé vendredi matin pour se  La décision pourrait être reportée, même si une discussion devrait avoir lieu, avance un diplomate européen. « On laissera le temps » à l’Allemagne, ajoute-t-il en faisant valoir que le contexte politique est délicat dans le pays.  Principal contributeur aux mécanismes de soutien au sein de la zone euro, Berlin fait barrage sur ce dossier, malgré l’intense pression des Etats-Unis, du Fonds monétaire international (FMI) et de ses partenaires européens qui cherchent à mettre fin à une crise qui dure depuis plus de deux ans. L’Allemagne ne cesse de temporiser comme si finalement elle ne souhaitait pas que des pays comme la Grèce mais aussi l’Italie et l’Espagne parviennent à surmonter leur crise de la dette. Du coup, ces retards ne font qu’aggraver les situations et mettent en péril d’autres pays comme la France par exemple. L’Allemagne voudrait saborder l’euro qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Sa rigueur qu’il faut saluer ressemble depuis quelques mois à de l’entêtement voire à de l’aveuglement car la croissance allemande va demeurer dans le rouge si la demande européenne reste en récession.

 

Le micro parti présidé par Hervé Morin réunit 500 participants : c’est déjà beaucoup pour celui qui a vu le débarquement américain alors qu’il n’était pas né !!

Le micro parti présidé par Hervé Morin réunit 500 participants : c’est déjà beaucoup pour celui qui a vu le débarquement américain alors qu’il n’était pas né !!

Les 8.000 militants du parti de centre droit étaient paraît-il appelés appelés à faire leur choix pour la présidentielle, après le retrait d’Hervé Morin et son ralliement à Nicolas Sarkozy. Ils ainsi largement choisi leur camp samedi : celui de Nicolas Sarkozy. En fait sur 8000 militants, n’aurait dénombré environ 2500 votants. Un chiffre plus proche de la réalité du nombre d’adhérents d’autant que ceux-ci pouvaient voter par correspondance ; ça fait quand même une vingtaine d’adhérents par département. Pas sûr qu’on n’ait pas gonflé le nombre de votants ! Une  motion présentée par Jeremy Coste, président des jeunes du NC et le sénateur parisien Yves Pozzo di Borgo proposait de soutenir François Bayrou au 1er tour. Elle a obtenu 15,86%. Le président de l’Alliance centriste, Jean Arthuis, (sans doute un des politiques les plus sérieux et les plus  compétents en économie mais qui n’a pas l’âme d’un bonimenteur)  a d’ailleurs assuré vendredi qu’une vingtaine de sénateurs lanceraient « dans les jours qui viennent » un appel en faveur du candidat du MoDem. Le candidat Morin à 0% ou presque, comme les yaourts allégés,  s’est donc couché. Dommage c’était un visionnaire du passé puisqu’il a vu le débarquement américain alors qu’il n’était pas né. Dommage de se priver d’un tel candidat aux présidentielles.

Présidentielles : la guerre des sondages, approximation méthodologique ou manipulation politique ?

Présidentielles : la guerre des sondages, approximation méthodologique ou manipulation politique ?

 

Curieux mais depuis quelques jours, les sondages donnent des résultats  très différents. Pour les uns Sarkozy a pratiquement rejoint Hollande au premier tour, pour les autres Sarkozy est toujours scotché à 25-26% et Hollande lui caracole à 33%. En cause, les méthodologies assez différentes, la période de sondage, la manière dont sont formulées les questions et les techniques de redressement. Sur le strict plan méthodologique, la marge d’erreur est de 3%, elle peut atteindre même 5%. Un chiffre précis n’a aucune valeur statistique. Il devrait être accompagné de la marge d’erreur. Ainsi un gouffre électoral sépare les instituts Ipsos, LH2 et BVA de leurs homologues IFOP et CSA. Les premiers voient François Hollande loin devant Nicolas Sarkozy. Cinq, six à sept points d’avance. Des millions de voix. Les deux autres mettent un point seulement entre les deux candidats, le socialiste voyant sa cote reculer. Un point, l’épaisseur du trait. Et pas la même histoire, du moins au premier tour. Plusieurs autres questions se posent la sensibilité politique des organismes de sondage. La plupart des instituts sont maintenant regroupés et appartiennent à des groupes financiers ou de publicité. Les principaux clients sont des organes gouvernementaux, des journaux et des partis politiques ; certains ont donc intérêt à valoriser des résultats qui les arrangent.

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Xavier Bertrand : « Ralentissement de l’augmentation du chômage » ; quand la dialectique politique tutoie les cieux.

Xavier Bertrand :  « Ralentissement de l’augmentation du chômage » ;  quand la dialectique politique tutoie les cieux.

 

Difficile de commenter les mauvais chiffres du chômage de janvier tout aussi catastrophiques que ceux de toute l’année 2011 ou ceux des 5 ans écoulés. En 5 ans, 1 millions de chômeurs en plus, un millions de bénéficiaires du RSA en plus. Ça fait deux millions. Pour janvier donc, Xavier Bertrand « estime qu’il y a ralentissement de l’ augmentation du chômage ». Pour les prochains mois on pourrait lui proposer « moindre accentuation de l’évolution du chômage, tassement de la croissance de l’inemploi. Ou baisse de la croissance de ceux qui sont inoccupés ou moindre développement de la hausse des inactifs ou bien encore dilation du développement des oisifs »   La sémantique et la dialectique offrent des possibilités inimaginables pour le commun des motels, le pauvre citoyen surtout s’il est chômeur qui lui dirait simplement «  augmentation du chômage ». Il fait, il fait quoi au juste M ; Bertrand dans le civil ? Xavier Bertrand a  effectué ses études universitaires à l’unité de formation et de recherche Droit et Science Politique de l’université de Reims Champagne-Ardenne, où il obtient une maîtrise de droit public, puis un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) d’administration locale. Il a travaillé comme agent d’assurance ; Bref un vrai économiste, un vrai financier, un vrai sociologue, un vrai manager d’entreprises. Un plombier, un charcutier, un notaire ferait tout aussi bien l’affaire. Xavier Bertrand ( comme « pôle emploi » ) s’occupe du chômage, il faudrait lui demander de s’occuper du travail. Et dans ce domaine un charcutier ou un plombier sait au moins de quoi il parle.

Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP, député européen, maire, nommé chef des urgences de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) !! Pendant la campagne la république bananière continue

Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP, député européen, maire, nommé chef des urgences de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) !! Pendant la campagne  la république bananière continue

 

 

On critique souvent les républiques bananières mais la nomination de Philippe Juvin est pathétique pour une démocratie comme la nôtre. Un choix suspecté d’être lié à son engagement politique et contesté au nom du cumul des fonctions ; il va consacrer  combien d’heures à son hôpital M. Juvin deux heures par semaines ? .M. Juvin, 48 ans, professeur d’université-praticien hospitalier (PU-PH), anesthésiste de formation, était déjà affecté depuis novembre dernier au service des urgences de Georges-Pompidou sans y avoir vraiment travaillé, selon ces sources, étant surtout accaparé par ses fonctions politiques. Ancien chef des urgences de l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine), M. Juvin est en effet député européen, maire de La Garenne-Colombes, dans ce même département, secrétaire national de l’UMP. Il est souvent présenté comme conseiller santé de Nicolas Sarkozy, ce qu’il n’est pas officiellement, affirme-t-il. « Heureusement qu’il a été obligé, pour cause de cumul des mandats, de lâcher son poste de vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine », a ironisé la CGT dans un communiqué virulent contre cette nomination, le syndicat affirmant ne pouvoir « cautionner ce nouvel exemple de la « République des copains » ». L’urgence de cette nomination semble moins tenir aux besoins du service qu’au calendrier électoral.

François Bayrou veut un référendum «de moralisation de la vie publique : bien mais un peu court !

François Bayrou veut un référendum «de moralisation de la vie publique : bien mais un peu court !

 

Moins  de ministres et de parlementaires, une dose de proportionnelle et le non-cumul des mandats. «Elu président de la République le 6 mai, j’organiserai le 10 juin, jour du premier tour de l’élection législative et en même temps que celle-ci, un référendum de moralisation de la vie publique en France», a-t-il déclaré. Ainsi, en quatre semaines et un dimanche, nous règlerons et trancherons ces questions qui demeurent insolubles depuis des lustres et des décennies, faute de volonté», a promis le député béarnais. , M. Bayrou veut donc «en passer par la seule autorité qui vaille», celle, «directe», des Français. Le référendum qu’il propose vise à «rétablir les principes d’une vie démocratique saine et équilibrée», a-t-il dit, applaudi par plusieurs centaines de partisans sous les cris de «Bayrou président». François Bayrou a donné les détails de la loi-cadre qu’il soumettra à référendum: gouvernement resserré à moins de 20 ministres, cumul des mandats «interdit» pour les députés dès 2012 et «limité» pour les sénateurs, nombre de députés abaissé de 577 à environ 400, Assemblée nationale élue aux trois quarts au scrutin majoritaire actuel et au dernier quart à la proportionnelle, reconnaissance du vote blanc, obligation effective de parité hommes-femmes, suppression des micro-partis individuels, définition du conflit d’intérêt, interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption, indépendance de la justice et des médias… «D’ici à l’élection présidentielle, une commission de juristes autour de moi s’attachera à mettre au point l’avant-projet de cette loi-cadre référendaire. Ce texte, je le veux simple, clair, sans aucun piège, afin qu’il puisse être lu et approuvé par le peuple français», a-t-il souligné. Une bonne proposition sans doute mais encore un peu courte, il manque l’interdiction aux fonctionnaires de s’engager dans la politique (ils choisissent la politique ou la carrière administrative, proposition faite en son temps par Raymond Barre). C’est pourtant l’enjeu central : défonctionnariser la vision et la pratique politique afin de moderniser l’Etat et l’économie notamment. Autre manque, la limitation dans le temps du mandat politique afin d’éviter que la politique ne soit considérée comme un métier ; permettre ainsi un renouvèlement sociologique d’élites incompétentes et sclérosée (jusqu’au niveau local).

Un nouveau G20 pour rien !

Un nouveau G20 pour rien !

Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés dans la capitale mexicaine vers 18H45 samedi (0H45 GMT dimanche) pour faire le point sur une situation économique toujours très marquée par les tensions sur les marchés de la dette publique en zone euro. La question de la dette grecque a pris des mois à être réglée et la zone euro n’apparaît pas tirée d’affaire.   »Il est crucial que les autorités européennes mettent en œuvre de toute urgence des mesures de politique économique pour restaurer la confiance. Cela générera un cercle vertueux où les entreprises seront plus désireuses d’investir, les ménages augmenteront leurs dépenses, et les investisseurs retrouveront leur intérêt pour la dette publique européenne », a-t-il ajouté.  Les trois délégations de la zone euro (Allemagne, France et Italie) et celle de l’Union européenne sont venues assurer à leurs partenaires que l’édifice de défense contre une propagation de la crise va encore être renforcé.   »Faites-le vite et avec force, et faites en sorte que vos engagements soient suivis d’effets », a lancé samedi le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner.  D’après le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, sa taille ne sera pas infinie: « cela n’a aucun sens économique de suivre les appels (…) à injecter de l’argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE ».  Autant dire qu’on est d’accord sur rien, ni sur la taille du « pare-feu » européen, ni sur la nécessité d’un plan de relance et toujours pas sur une taxation des transactions financières. En outre la flambée du pétrole va largement contribuer à affaiblir la compétitivité des économies et le pouvoir d’achat des consommateurs, donc la consommation, donc la croissance, donc le chômage,  donc les déficits et les dettes ; Pour tout cela, on verra pus tard, quand il sera trop tard ?

Médecine : les dépassements d’honoraires encadrés

Médecine : les dépassements d’honoraires encadrés

 Les textes réglementaires promis par le gouvernement pour tenter de limiter les dépassements d’honoraires des médecins libéraux viennent d’être transmis à la Caisse nationale d’assurance-maladie, qui a convoqué un conseil d’administration pour les examiner mercredi prochain. Ils doivent ensuite être publiés au « Journal officiel » avant l’élection présidentielle. Le décret et l’arrêté en question mettent en place un nouveau secteur d’exercice pour les praticiens, à mi-chemin entre le secteur 1 (où les professionnels facturent le tarif de la Sécurité sociale) et le secteur 2 (où les honoraires sont libres). Il est ouvert à trois catégories de spécialistes pour lesquels les dépassements posent le plus de problèmes : les chirurgiens, les obstétriciens et les anesthésistes. Les médecins qui rejoindront ce nouveau secteur -sur la base du volontariat -s’engageront à réaliser au moins 30 % de leurs actes au tarif remboursé par l’assurance-maladie. Pour les 70 % restants, les dépassements ne devront pas dépasser 50 % de ce tarif. En contrepartie, les organismes complémentaires (mutuelles, assurances et institutions de prévoyance) prendront en charge ces dépassements pour leurs clients. Elles y seront fortement incitées. « Pour bénéficier des aides fiscales et sociales afférentes aux contrats responsables, les contrats d’assurance-maladie complémentaire doivent prendre en charge l’intégralité de ces dépassements encadrés », précise le projet de décret. Au-delà d’une incitation, il s’agit même d’une contrainte, car plus de 90 % des contrats santé complémentaires bénéficient de ces aides fiscales aujourd’hui.  Ce nouveau secteur est violemment critiqué par la Mutualité française, le PS et la CFDT (qui estiment qu’il ne permettra pas de limiter les dépassements, et qu’il risque même d’inciter certains professionnels à augmenter leurs tarifs. Le gouvernement, lui, veut montrer, à quelques semaines de l’élection présidentielle, qu’il ne reste pas les bras croisés face aux dépassements, qui progressent rapidement et coûtent déjà plus de 2,5 milliards d’euros par an aux patients et à leurs complémentaires.  La polémique sur les honoraires des médecins a rebondi cette semaine avec la publication d’une enquête de « 60 millions de consommateurs » sur les consultations privées des médecins de l’hôpital public. Le magazine a mis en lumière des honoraires parfois « indécents », certains spécialistes renommés tarifant jusqu’à dix fois le tarif remboursé par la Sécurité sociale. A l’hôpital Cochin, à Paris, des chirurgiens facturent jusqu’à 4.250 euros la pose d’une prothèse de hanche, alors que le tarif conventionné est de 459,80 euros. A la Pitié-Salpêtrière, toujours à Paris, une opération de hernie discale effectuée en libéral peut coûter jusqu’à 2.700 euros, soit plus de neuf fois le tarif de la Sécurité sociale. La Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente les établissements publics, a « condamné  fermement les excès révélés » par le magazine tout en rappelant qu’ils étaient « très minoritaires ». Quelque 4.500 professionnels pratiquent une activité libérale au sein de l’hôpital, comme la loi les y autorise depuis « plus de 50 ans », soit « moins de 15 % » des effectifs. Et 3.000 d’entre eux « respectent strictement les tarifs opposables de la Sécurité sociale ». La FHF a estimé qu’il fallait « encadrer strictement les dépassements d’honoraires, dans le public mais également dans le privé ». De son côté le syndicat de médecins CSMF a proposé que le nouveau secteur d’exercice que le gouvernement est en train d’instaurer « soit systématiquement utilisé pour les médecins hospitaliers » qui ont une activité libérale. En tout état de cause compte tenu de la situation catastrophique de la sécurité sociale (30 milliards de pertes en 2011 et 140 milliards de dettes), il faudra bien une réforme même si une partie de la situation de la sécu découle de l’insuffisance de recettes liées au chômage.

Le patron du Crédit agricole à bout de nerfs : la spéculation épuise !

Le patron du Crédit agricole  à bout de nerfs : la spéculation épuise !

 

La « banque verte » a gagné, l’an passé, 812 millions d’euros, malgré 5,5 milliards d’euros de provisions liées à la crise de la dette. Son patron, Jean-Paul Chifflet, revient sur sa vie de banquier. Extrait dans le JDD. Les candidats à la présidentielle souhaitent que les banques ne spéculent plus. Êtes-vous prêt à le faire?
Arrêtons de caricaturer. Que veut dire spéculer? Pour notre propre compte, nous ne le faisons pas. Spéculer sur la dette des États, nous ne le faisons pas. Le trading haute fréquence, nous n’en faisons pas. S’il y a des activités qui posent problème, nous sommes prêts à les regarder et à en parler. Quand on finance un Airbus A380, une ligne TGV, une PME, on ne spécule pas.

Que répondez-vous à François Hollande qui voit dans la finance « l’ennemi invisible »?
Je lui dis que nous sommes visibles. Qu’il m’explique ce que nous ne devons pas faire. Cette stigmatisation est très difficile à vivre pour nos 160.000 salariés, qui se font interpeller et parfois agresser verbalement depuis trois mois, comme en 2008. La crise actuelle est celle des États, pas celle des banques! Voici trois ans que nous sommes des boucs émissaires. À un moment, il faut dire « stop ». Attention aux dérapages.

On vous sent agacé, à bout…
Depuis trois ans, nous sommes montrés du doigt, traités de voleurs et de voyous. C’est irresponsable!

Coomentaires :

 

A cause des placements hasardeux, la banque du  Crédit Agricole est nettement dans le rouge en 2011 ; la banque à perdu 3  milliards d’euros au 4éme trimestre 2011. Crédit agricole a donc annoncé jeudi une perte nette plus lourde qu’attendu au quatrième trimestre 2011, à 3 milliards d’euros, en raison de lourdes dépréciations liées à la crise de la zone euro et des coûts de restructuration de sa banque de financement et d’investissement (BFI). La banque, véhicule coté du groupe Crédit agricole, indique dans un communiqué avoir également passé une nouvelle provision sur la dette publique grecque, de 220 millions d’euros, portant la décote sur la dette publique de ce pays à 74% contre 75% pour BNP Paribas et Société générale. Sur les trois derniers mois de 2011, ses provisions ont dans l’ensemble été multipliées par 2,5, tandis que son produit net bancaire a augmenté de 4%. Comme annoncé en décembre, le Crédit agricole a enregistré pour 2,5 milliards d’euros de dépréciations au dernier trimestre 2011. La banque précise également qu’en dehors de ces dépréciations, les coûts de restructuration se sont élevés à 482 millions d’euros. « Le produit net bancaire a été impacté de 258 millions d’euros en banque de financement et d’investissement en raison des cessions de portefeuilles », souligne-t-elle. La  banque tombe dans le rouge avec une perte nette de 1,47 milliard d’euros. Pris dans son ensemble, le groupe Crédit agricole affiche toutefois un bénéfice net de 812 millions d’euros, qui se compare à des bénéfices de six milliards d’euros pour BNP Paribas et de 2,4 milliards pour la Société générale.

 

Conclusion à part les quelques milliards perdus perdus du fait de placements très douteux de sa banque d’investissement, le crédit agricole ne spécule pas ! Il faudra effectivement lui expliquer ce que doit faire une banque agricole.

La grippe paralyse les hôpitaux: un problème économique

La grippe paralyse les hôpitaux: un problème économique

 

 

«L’hôpital est au bord de la crise de nerf», écrit samedi dans un communiqué l’Amuf qui demande à être reçu «en urgence» par le ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand pour «trouver des solutions immédiates».   L’épidémie de grippe sature les services d’urgence des hôpitaux. C’est ce qu’affirme l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), alors que l’AP-HP reconnait une semaine difficile, mais affirme que la situation se stabilise, voire s’améliore ce samedi.  Selon Patrick Pelloux, président de l’Amuf, la situation est critique dans les services d’urgences depuis «une dizaine de jours dans la plupart des régions» en raison de l’épidémie de grippe et les patients, notamment les plus âgés, «ne peuvent plus être accueillis décemment», a-t-il précisé à l’AFP.  «Les hôpitaux en difficulté ont réduit les hospitalisations programmées pour faire face à l’activité», explique l’AP-HP alors que l’épidémie de grippe continue à progresser. Selon le dernier bulletin du réseau des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe), déjà plus de 2 millions de personnes sont touchées. D’après M. Pelloux, Pelloux les «  agences régionales de santé «multiplient les demandes aux hôpitaux d’ouvrir des lits supplémentaires alors que ce sont elles qui ont imposé aux mêmes hôpitaux de réduire leurs capacités ces dernières années».l’urgentiste.La crise persistante du système français de santé connaît donc nouvel épisode, une crise cractérisée  l’insuffisance flagrante et persistante des moyens médicaux et humains » et par les coûts croissants des soins. Premier facteur explicatif, la situation financière catastrophique de la sécurité sociale a contraint à réduire les moyens, fermeture des petits hôpitaux, réduction des moyens des grands. La Cour des Comptes s’alarme, dans un rapport publié jeudi, du déficit historique atteint en 2010 par les comptes sociaux (Sécu et Fonds de solidarité vieillesse) à près de 30 milliards d’euros, un niveau record pas seulement dû à la crise. « Jamais le déficit de la Sécurité sociale n’a atteint un niveau aussi élevé qu’en 2010. A 29,8 milliards le déficit cumulé des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) a un caractère historique. Il a plus que triplé en deux ans », souligne le rapport annuel de la Cour sur la Sécurité sociale. « . L’accumulation des déficits, d’année en année, fait gonfler la dette sociale qui a atteint un total de 136,2 milliards fin 2010. Deuxième facteur explicatif,  la généralisation des  déserts médicaux  dans beaucoup de  régions, la médecine générale souffre surtout de cette situation. Du coup le Samu, les médecins rabattent les malades sur des services d’urgence qui reçoivent toutes sortes de pathologies dont certaines n’ont strictement rien à faire aux urgences voire même à l’hôpital.

Présidentielle : La campagne électorale dans le caniveau, la médiocrité et la démagogie

Présidentielle : La  campagne électorale dans le caniveau, la médiocrité et la démagogie

De mieux en mieux : Guaino sur France 3  »si je vous traire de sale con, ça vous plaît ?  » Avant François Fillon avait  accusé vendredi sur RTL le candidat socialiste, François Hollande, de mentir et l’a décrit comme « un conservateur». Le président-candidat Nicolas Sarkozy avait  accusé son concurrent socialiste François Hollande de « mentir matin et soir » aux Français, lors de son premier meeting de campagne à Annecy (Haute-Savoie). Selon lui, « quand on veut être président de la République, on ne peut pas baser sa campagne sur des mensonges». Le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, a accusé jeudi soir sur le plateau du journal de TF1 Nicolas Sarkozy de se livrer à la « caricature » et la « manipulation » en évoquant ses idées, au lendemain de l’officialisation de la candidature du chef de l’Etat. Il fallait s’y attendre, la campagne électorale tombe dans la médiocrité et même dans le caniveau. En cause, le fait qu’aucun programme n’est adapté aux enjeux de la crise financière économique et sociale  Du coup, l’insulte remplace la proposition. Référendum sur le chômage, augmentation des salaires, fonctionnaires supplémentaires, mini taxe Tobin, nouvelles allocations, carburant moins cher voilà, sauvetages bidon d’entreprises, quelques thèmes des futurs candidats. Ces programmes-sils sont appliqués- ne teindront pas trois mois. Pourquoi autant d’incompétence économique ? D’abord aucun des principaux candidats n’a la moindre formation en matière économique qui constitue le centre de la crise. Ils sont certes entourés par certains experts mais ces derniers, même quand ils sont compétents, ce qui n’est pas toujours le cas, doivent se plier aux impératifs du markéting politique ; En fait c’est la « com. » qui gouverne et fait office d’analyse et de vision. Il ne s’agit pas de gérer les intérêts de la France mais la scène médiatique. Chaque jour de faire du buzz, il s’agit d’annoncer une nouvelle mesure ou inversement de dénoncer celle de l’adversaire. Nous sommes dans le court terme, l’immédiateté même, le superficiel, l’événementiel fugace, la posture davantage que la position de fond. Ceci vaut pour tous les candidats. Tous ou presque font des promesses insensées qu’ils ne pourront tenir. Une raison à cela,  c’es que la gouvernance française ne commande plus, le pouvoir est à l’extérieur, chez ceux auxquels on a emprunté de manière irresponsable depuis 30 ans ; la France pour schématiser sur un an possèdent 10 mois de recettes, les deux derniers mois de dépenses sont empruntés. Aujourd’hui en dépit des 50 milliards de charges financières, on ne rembourse même pas la totalité des intérêts. Promettre des augmentations de revenus relève donc de l’arnaque politicienne car au contraire la fiscalité et –ou l’inflation viendront amortir cet endettement colossal. Autre raison, le pouvoir est pour une partie dans les mains de la technocratie Bruxelloise, coupée du réel qui inonde l’Europe de règlements et de directives (dernière en date la dimension des cages des poules ! une urgence évidemment face à la crise) mais qui laissent l’Europe se réduire à un espace de  libre  échange sans véritable régulation. Une  administration bruxelloise par contre complètement paralysée face à la crise de l’endettement et qui laisse les chefs d’Etat se dépatouiller comme ils peuvent avec ce problème, c’est-à-dire très mal compte tenu des divergences entre les Etats. Personne ne  parle de reformer la gouvernance européenne à part ceux qui souhaitent sa disparition totale, encore une utopie dangereuse.  Dans le peu de marges de manœuvre qui restent aux responsables français, on évite les sujets qui fâchent comme la réforme de l’Etat largement responsable de la dérive de nos comptes. Des réformettes éventuellement, pas de réflexion de fond sur la pertinence des champs d’intervention de la puissance publique et sur ses modalités ‘ Trop lourd, trop compliqué, trop d’intérêts corporatistes y compris chez les énarques qui noyautent tout y compris les partis ; Sur l’école, on parle quantitatif et non qualitatif, combien de profs en plus ou en moins ? Alors que c’est le contenu d’enseignement qui est en cause. La faiblesse de cet enseignement conduit des générations entières vers des bacs  pro qui eux-mêmes mènent tout droit au chômage. Des bacs pro qui ne valent pas même l’ancien CAP. On parle de la filière apprentissage, on en parle mais c’est tout et à la marge (pour les manuels seulement !) quand en Allemagne elle est généralisée y compris pour les plus hautes qualifications. L’inadéquation entre la demande et l’offre sur le marché du travail est une extraordinaire machine  à fabriquer du chômage. 3 millions de chômeurs  officiels, auxquels il faut ajouter 3 millions environ de bénéficiaire de RSA (il y en avait 700  000 il y a une trentaine d’années !). Tous les bénéficiaires du RSA ne sont pas des demandeurs d’emploi mais une grande proportion préfère le RSA à un salaire précaire. C’est la question de la réinsertion qui est posée ; la formation permanente qui gère environ 30 milliards par an n’est pas en priorité au service de cette tâche (Sarkozy l’a annoncé mais il ne parviendra pas à le faire, trop d’intérêts en jeu.)La formation permanente est trop souvent devenue un fromage (voir à cet égard le rapport de la cour des comptes) d’une totale opacité. La régulation, autre sujet majeur, est confondue avec le volume de lois, de décrets de circulaires. La régulation est en fait virtuelle et sert d’une part à compliquer la vie des entreprises et à faire vivre des centaines de milliers de fonctionnaires. D’après le parlement lui-même environ 30% des lois ne sont pas appliqués et 30% mal mises en œuvre. Un problème, le lendemain : une loi ;  sans même s’interroger pour savoir si les textes existants sont appliqués ou pour quoi ils le sont mal. C’est l’overdose réglementaire. Cela ne change pas pour autant les pratiques, la France est un des  pays qui produisent le plus de lois. Bien d’autres questions stratégiques devraient au centre du débat politique mais ce n’est pas vendeur. Il, est plus facile d’annoncer des augmentations de salaires, des allégements d’impôt, de nouvelles aides ou de rester à des généralités sans contenu; Pour meubler le vide, il y a donc le quolibet, l’insulte et la grossièreté.

 

Un ministre allemand pour que la Grèce sorte de l’euro

Un ministre allemand pour que la Grèce sorte de l’euro

400 milliards au total pour sauver la Grèce. Le second plan de soutien à la Grèce est composé d’une aide publique de 130 milliards d’euros et d’un effacement partiel de la dette grecque détenue par les créanciers privés, à hauteur de 150 milliards d’euros. Dans le même temps la croissance qui s’écroule du fait de la politique d’austérité ( tendance sur un an -7% pour le PIB en janvier). La Grèce ne relèvera pas. C’est ce que pense le ministre allemand de l’intérieur. Le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a plaidé dans une interview samedi pour une sortie de la Grèce de la zone euro, affirmant que les chances de son économie de redevenir compétitive seraient ainsi plus grandes. « Je ne parle pas d’exclure la Grèce » de la zone euro, a assuré Hans-Peter Friedrich dans l’hebdomadaire Der Spiegel, « mais de parvenir à créer des incitations pour un retrait qui ne puissent pas être déclinées ». « En dehors de l’Union économique monétaire, les chances de la Grèce de se régénérer et de devenir compétitive sont assurément plus grandes que si elle reste dans la zone euro », a poursuivi le ministre de l’Intérieur, membre de l’Union chrétienne-sociale (CSU), l’aile bavaroise du parti de la chancelière Angela Merkel.  Angela Merkel, qui souhaite le maintien de la Grèce en zone euro, doit obtenir lundi un large « oui » des députés du Bundestag au dernier plan d’aide à la Grèce. Début janvier, elle avait réitéré avec le président français Nicolas Sarkozy sa volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro à condition que des réformes budgétaires soient mises en place par Athènes. Malheureusement même les documents de la commission européenne qu’on ne parviendra pas à ramener la dette à 120% du PIB. La faute aux grecs sans doute mais aussi à l’Europe qui a laissé la Grèce s’enfoncer dans l’endettement, la récession et le chômage.

 

Guaino : « si je vous traite de sale con , ça va vous plaire ? (France 3)

Guaino : «  si je vous traite de sale con , ça va vous plaire ? (France 3)

 

La « plume », l’ami et le conseiller de Nicolas Sarkozy aura essuyé une semaine pour le moins mouvementée. Sur le plateau de l’émission La Voix est libre samedi, Henri Guaino a été pris à parti par Jérôme Guedj, le président socialiste du Conseil général de l’Essonne. Ce dernier s’est dit « choqué » par les propos tenus récemment par le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur l’immigration, qualifiée de « problème » jeudi sur France 2. Avant de réitérer sa position sur RTL le lendemain. Plus précisément, Jérôme Guedj n’a pas apprécié « cette phrase (où Henri Guaino précise que) le gouvernement lutte contre l’immigration »… « Clandestine », coupe le conseiller du président. Mais « vous n’avez pas dit ‘clandestine’ », lui rétorque l’élu socialiste, pour qui son interlocuteur « va à rebond de l’histoire multiséculaire de notre pays, qui est une terre d’immigration ». Echaudé par « ce procès d’intention » comme par le fait « de ne pas pouvoir discuter », Henri Guaino s’emporte : « Mais taisez-vous! » Ou encore « vous êtes le bien, je suis le mal, vous faites de la politique comme un militant primaire ». Puisi, dans le brouhaha d’un débat devenu incontrôlable : « Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire? », a-t-il demandé

usine de tissage Albany : le patron s’enfuit, 135 chômeurs

usine de tissage Albany : le patron s’enfuit, 135 chômeurs

Des salariés livrés à eux-mêmes dans leur usine. L’entreprise Albany-Cofpa, spécialisée dans le tissage et leader dans son domaine, a annoncé la fermeture de l’usine de Saint-Junien (Haute-Vienne) et la suppression de 134 emplois. Depuis la réunion du comité central d’entreprise jeudi à Sélestat (Alsace), la direction locale a mis la clé sous la porte et quitté le site sur ordre de sa hiérarchie américaine.   La société appartient au groupe américain Albany. Les salariés sont désormais seuls et se relaient pour veiller sur leur outil de travail.Dans l’usine, c’est l’incompréhension. Selon France Info, les carnets de commande étaient plein. Les employés n’ont plus personne en face pour exprimer leur désarroi et leur colère. Le site est flambant neuf, inauguré en grande pompe il y a huit ans, spécialement conçu pour la production de textiles industriels, précise le quotidien local. Lundi, les cadres reviendront peut-être, selon «le Populaire». «L’interdiction formelle de mettre les pieds en Haute-Vienne» ordonnée par le groupe américain prend fin à cette date. Joël Ratier, président de la communauté de communes Vienne-Glane et conseiller régional PCF, qui est hors de lui a confirmé la décision de la direction d’Albany, dont l’usine est installée «depuis des décennies», de fermer le site haut-viennois pour redéployer l’activité sur le site de Sélestat (Alsace). C’est «une décision scandaleuse», a lancé l’élu, rappelant qu’en 2004, la communauté de communes avait racheté les anciens locaux de l’entreprise, cédé un nouveau terrain pour un euro symbolique et pris en charge les aménagements de voirie afin de desservir le nouveau site, soit un investissement de près d’un million et demi d’euros. «Au-delà du drame humain que va déclencher cette logique insupportable chez une entreprise qui, par ailleurs dégage, d’importants bénéfices», l’élu estime qu’il n’est «pas acceptable de piller ainsi un territoire et l’argent public».

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