Italie : récession plus importante que prévue, » super Mario » déçoit

Italie : récession plus importante que prévue, » super Mario » déçoit

 

Italie : la récession est plus importante que ^prévue, -0.7% au lieu de 0.4% au quatrième 2011. Une récession qui va se prolonger au cours de l’année 2012. L’économie italienne s’est contractée de 0,7% au quatrième trimestre 2011 par rapport au troisième, selon des données définitives publiées lundi, confirmant que la troisième puissance économique de la zone euro est entrée dans une récession appelée à perdurer une bonne partie de 2012. Selon les chiffres d’Istat, l’institut national de la statistique, le produit intérieur brut (PIB) est en recul de 0,4% par rapport au quatrième trimestre 2010, contre une première estimation de -0,5%. La demande intérieure a baissé sur la période, tout comme les investissements et les stocks. Seules les exportations ont contribué positivement à l’activité économique. Au troisième trimestre, le recul du PIB d’un trimestre à l’autre a été confirmé à -0,2%. Sur un an, la hausse est de 0,4% contre +0,3% en première estimation. Deux replis consécutifs du PIB constituent la définition technique d’une récession. Sur l’ensemble de 2011, le PIB italien a augmenté de 0,5% contre +1,8% en 2010. Pour l’année qui vient de commencer, le gouvernement technocrate de Mario Monti table sur un recul de 0,4% alors que la Banque d’Italie anticipe une contraction de 1,5%.le « magicien  Mario » aura fait illusion pendant un temps, comme les autres ces avec des prévisions de croissance erronées qu’il a donné l’impression de sortir l’Italie de la crise de la dette.

 

Sans la croissance la Grèce est morte

Sans la croissance la Grèce est morte

 

Sans la croissance la Grèce est morte en dépit de La plus grande restructuration de dette jamais entreprise ; cela  risque de ne représenter qu’un bref répit pour une Grèce, pays en situation de récession, qui doit supporter de surcroît l’incertitude d’un prochain scrutin. La Grèce a écarté vendredi le risque d’un défaut imminent, grâce à la forte participation de ses créanciers privés à l’échange d’obligations qui permettra au pays de réduire son endettement d’un centaine de milliards d’euros et de bénéficier d’un deuxième plan d’aide international d’un montant de 130 milliards d’euros. « Cet échange ne règle en rien la situation de la Grèce », estime Holger Schmieding, économiste chez Berenberg Bank. « Evidemment, sans lui, la Grèce serait au fond du trou mais son problème c’est le retour à la croissance; sans cela, aucune charge de la dette n’est gérable ». On estime que le produit intérieur brut (PIB) grec s’est contracté de 15% environ depuis 2008. Plus d’un emploi sur dix a disparu et plus de la moitié des jeunes sont sans emploi. Les nouvelles mesures d’austérité convenues en échange d’une nouvelle aide internationale, comme réduire de 20% le salaire minimum, risquent de plonger le pays un peu plus dans la récession. Il serait alors impossible pour le gouvernement d’atteindre les objectifs budgétaires fixés par les bailleurs de fonds internationaux en échange de leur aide. « Le risque est grand que plus d’austérité ne mette le pays à genoux », dit Diego Iscaro (ISH Gloal Insight), jugeant que la situation sociale pourrait devenir « explosive » si le chômage continue d’augmenter dans un pays qui connaît presque quotidiennement des manifestations anti-austérité. Austérité et retards apportés à la réforme de l’Etat ont rendu la récession plus profonde que ne le prévoyaient l’Union européenne et le Fonds monétaire international depuis 2010.

Hollande pour un débat télévisé entre les candidats avant le premier tour

Hollande pour un débat télévisé entre les candidats avant le premier tour

 

Pourquoi ne pas organiser un débat radio-télévisé, avant le premier tour de l’élection présidentielle, entre tous les candidats officiellement déclarés ? Sur le principe, François Hollande y est favorable, selon les informations du buzz politique d’Europe 1. Mais, pour rendre possible ce qui serait une innovation dans l’histoire de la Vème République, « il faut un maximum de 5 à 6 candidats, comme aux primaires socialistes dont on pourrait d’ailleurs alors s’inspirer pour l’organisation de ce débat », estime le candidat socialiste à la présidentielle.  Le nombre exact de candidats sera connu vendredi soir, quand tous auront déposé leurs parrainages au conseil constitutionnel. Ils devraient être entre 9 et 11. Un nombre en l’occurrence trop élevé pour permettre un débat radiotélévisé, juge François Hollande.

Patrick Devedjian : Nicolas Sarkozy candidat à la mairie de Paris

Patrick Devedjian : Nicolas Sarkozy candidat à la mairie de Paris

 

Patrick Devedjian, un ancien proche de Nicolas Sarkozy, estime que le président sortant pourrait se présenter à la mairie de Paris en cas de défaite, rapporte « Le Journal du Dimanche ». Quitter la politique s’il perd l’Elysée en mai ? « Il dit ça pour faire plaisir à Carla (Bruni-Sarkozy, son épouse, ndlr) », a déclaré le député UMP des Hauts-de-Seine, selon le journal dominical. « Sa stratégie sera de se mettre en retrait quelques mois, puis de se relancer par une candidature aux municipales à Paris en 2014. Il se fait élire maire de Paris et revient ainsi dans la course à la présidentielle en 2017″, a ajouté Patrick Devedjian, selon le JDD.

Economie politique: derniers articles

 

 

 

Agriculture: 25% d’exploitations et d’emplois en moins en 10 ans

Agriculture: 25% d’exploitations et d’emplois en moins en 10 ans

 

 

Le  nombre d’exploitations agricoles a chuté de 26% en 10 ans et l’emploi agricole a baissé de presque autant, pour ne représenter plus que 750.000 emplois à temps plein aujourd’hui.  La superficie moyenne des exploitations françaises a augmenté de 31%, à 55 hectares. Les petites et moyennes exploitations ont diminué fortement, les grandes exploitations se maintiennent, et les très grandes progressent. La surface agricole utile a reculé de 3%. Pour Gilles Bazin, professeur au département d’économie d’AgroParistech, l’argument de la compétitivité sur les marchés mondiaux est un leurre, compte-tenu de l’importance des subventions publiques à l’agriculture, y compris pour les très grosses exploitations. En fait, « on construit » avec la concentration « un système très intensif, très fragile, et très aidé », où « ce sont les plus grosses exploitations qui captent le plus d’aides », souligne-t-il.  Selon lui, les aides publiques ont constitué en 2010 69% du revenu (courant avant impôt) des exploitations agricoles françaises. Le ratio est de 54% pour les exploitations de grandes cultures, 79% pour les exploitations laitières, 207% pour les exploitations de viande bovine… Et cette évolution n’est pas prête de ralentir. Une étude prospective publiée fin 2011 par l’Institut de l’élevage sur les vaches allaitantes (production de viande) décrivait ainsi un scénario « déjà en marche » de « concentration accélérée », où les repreneurs jugés crédibles par les banques ne sont pas les jeunes agriculteurs, mais les grosses exploitations déjà en place.  Une évolution « à la danoise », pays où « la taille des exploitations laitières a été doublé en 7 ans » de 2000 à 2007, au prix aujourd’hui de « grosses difficultés après l’éclatement d’une bulle foncière et financière », selon l’Institut.

Forum de l’eau : le prochain enjeu mondial

Forum de l’eau : le prochain enjeu mondial

 

 Plus encore que la bataille pour la maîtrise de l’énergie et des matières premières, la bataille concernant l’eau apparaître comme l’enjeu mondial numéro un des les années à venir. Environ la moitié des populations n’a pas un accès régulier à l’eau potable. Près de 800 millions de personnes vivent sans accès à l’eau potable dans le monde et 2,5 milliards sans installations sanitaires de base, selon les derniers rapports de l’OMS, l’Unicef et de l’ONU.  L’objectif du millénaire de réduire de moitié d’ici 2015 le nombre d’habitants sans eau potable, par rapport à 1990, a ainsi été atteint avant terme, voire déjà légèrement dépassé. Au total 89% des humains (6,1 milliards de personnes) avaient fin 2010 «accès à des sources améliorées d’eau potable», alors que l’objectif pour 2015 était de 88%. Mais selon les estimations des opérateurs privés de services d’eau (Aquafed), la réalité est plus alarmante. Ceux qui n’ont pas (vraiment) accès à l’eau potable. «Entre 3 et 4 milliards de personnes n’ont pas accès de façon pérenne à l’eau et elles utilisent tous les jours une eau de qualité douteuse, c’est plus de la moitié de la population mondiale», affirme Gérard Payen, président de l’Aquafed et l’un des conseillers sur l’eau du secrétaire général de l’ONU. De plus, sur les 3,8 milliards de personnes ayant accès à l’eau du robinet, un milliard sans doute n’ont l’eau que quelques heures par jour, voire quelques jours par semaine, selon Gérard Payen. «On ne peut pas alors parler d’eau potable» du fait du mauvais état des réseaux de distribution. Les changements de pression détériorent les canalisations plus susceptibles de laisser passer les pollutions contenues dans le sol.  A l’échelle régionale, les disparités restent fortes entre l’Afrique subsaharienne toujours la plus pauvre et la plus mal lotie (plus de 40% des personnes sans accès à l’eau potable) et les pays émergents d’Amérique latine et d’Asie. De même, les campagnes des pays pauvres présentent toujours un bilan alarmant : 97% des habitants n’y ont pas accès à de l’eau distribuée par canalisation et 14% y boivent l’eau des rivières, étangs ou lacs qu’ils partagent avec les animaux.  2,5 milliards de personnes sans installations sanitaires. Côté assainissement, les statistiques sont également sombres: 2,5 milliards de personnes ne disposaient toujours pas fin 2010 d’installations sanitaires et «1,1 milliard pratiquaient toujours la défécation à l’air libre, dont la grande majorité en milieu rural», selon le rapport OMS-Unicef. «Quelque 64% de la population mondiale faisant ses besoins au grand air vit en Asie du sud, rien qu’en Inde ils sont 638 millions dans ce cas», souligne le rapport 2012 de l’ONU sur l’évaluation des ressources en eau publié lundi. Aussi l’objectif du millénaire d’équiper d’ici 2015 les trois-quarts de l’humanité de services d’assainissement corrects ne sera pas atteint.  Par ailleurs, «jusqu’à 90% des eaux usées des pays en développement s’écoulent, sans avoir été traitées, dans les rivières, les lacs et les zones côtières menaçant la santé et la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable et à l’eau de lavage», selon le rapport de l’ONU. Les eaux insalubres restent la première cause de mortalité dans le monde, avec 3,6 millions de victimes par an, dont une majorité d’enfants.

Sernam: 620 pertes d’emploi si Géodis reprend l’entreprise de messagerie

Sernam: 620 pertes d’emploi si Géodis reprend l’entreprise de messagerie

Une   seule offre, partielle, de reprise de l’entreprise, émanant du groupe Géodis, qui propose comme attendu de conserver environ la moitié de ses 1.600 salariés, y compris les intérimaires, soit 826 emplois. Toutefois Géodis ne pourrait pas reprendre la Sernam s’il devait rembourser à la Commission européenne les 642 millions d’euros qu’elle réclame au titre d’aides illégales versées à Sernam de 2001 à 2005, a rappelé cette source.  La Sernam et sa filiale Aster comptent ensemble 1.450 salariés en contrats à durée indéterminée, 1.600 si on compte les contrats intérimaires.  Calberson, département de Géodis spécialisé dans la messagerie, reprendrait l’essentiel de ces emplois, soit 776, tandis que BMV, filiale à 30% de  L’administrateur judiciaire et la direction de la Sernam vont utiliser les prochaines semaines « pour compléter, améliorer et lever les conditions suspensives » de la reprise, a indiqué Sernam vendredi dans son communiqué.  Selon le transporteur, le tribunal de commerce de Nanterre pourrait examiner le dossier de reprise « fin mars ou début avril 2012, ou selon les délais utiles à la levée de toutes les conditions ».  Le ministre des Transports Thierry Mariani a indiqué vendredi à l’AFP que Paris envisageait un recours contre la décision de la Commission européenne sur les aides versées à Sernam. Mariani et le gouvernement veulent éviter que cette nouvelle bombe sociale explose avant les élections.

Une union de l’aérien contre l’incohérence de la taxe carbone

Une union de l’aérien contre l’incohérence de la  taxe carbone

 

La taxe carbone européenne révolte  le secteur de l’aérien en Europe et dans le monde. Airbus et six compagnies aériennes s’unissent  contre cet impôt européen destiné à lutter contre les émissions de dioxyde de carbone, qui est théoriquement en vigueur depuis le 1er janvier 2012. Cette taxe, imposée à toutes les compagnies opérant dans l’Union européenne quelles que soient leurs nationalités, concerne au total près de 4300 sociétés, et coûterait 705 millions d’euros au titre de 2012 aux acteurs de l’aérien du monde entier. 3% du dioxyde de carbone (CO2) rejeté par l’homme dans l’atmosphère par le transport aérien. Ses rejets qui ont quasiment doublé (+ 98%) entre 1990 et 2006 et devraient encore s’accroître de 63% d’ici à 2020. C’est en raison de cette forte croissance que l’Union européenne a souhaité inclure les compagnies aériennes parmi les industries soumises aux quotas de carbone. Décidée en 2008, cette «taxe carbone aérienne» est applicable depuis le 1er janvier aux grandes compagnies aériennes transitant par les aéroports de l’UE. Selon les documents officiels de la fin 2011, 4291 compagnies aériennes doivent être soumises aux quotas de CO2, parmi lesquelles 28 compagnies chinoises. Bruxelles a fixé un plafond d’émissions pour chaque compagnie, qui doit acheter l’équivalent de 15% de ses émissions, sous forme de crédits carbone. Cette taxe aérienne devrait rapporter en 2012 256 millions d’euros à l’UE, selon la Commission. Une somme dérisoire par rapport aux 3,8 milliards de dollars représentés, selon le gouvernement allemand, par la seule commande d’Airbus de Hong Kong Airlines, menacée. Connie Hedegaard, la commissaire européenne chargée de la lutte contre le changement climatique, répète son refus de céder aux menaces et de revenir sur la législation communautaire. Dès les premières discussions sur la mise en place de ces quotas de CO2 sur les compagnies aériennes, la profession s’est déclarée très hostile. En novembre dernier, l’OACI, l’Organisation de l’aviation civile internationale, a adopté une résolution recommandant d’exempter les compagnies non européennes de la taxe carbone. 26 de ses 36 membres dont la Chine, les États-Unis et la Russie, étaient signataires. L’Association internationale du transport aérien (Iata) et l’OACI plaident pour des mesures volontaires de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mises en œuvre à l’échelle mondiale. La taxe carbone inepte, inefficace, contreproductive fait du bruit. Après la Chine qui veut annuler se commandes de 45 Airbus, c’est les compagnies américaines qui menacent. Une association rassemblant la plupart des compagnies aériennes américaines, Airlines for America (A4A), a demandé vendredi à l’administration américaine de lancer une procédure à l’OACI pour obtenir l’annulation de la taxe européenne sur la pollution aérienne. « A4A demande au gouvernement américain de lancer une procédure judiciaire ‘Article 84′ auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour annuler la (taxe européenne) et faire revenir les Européens à la table des négociations », a fait valoir le directeur général de cette association Nicholas Calio, cité dans un communiqué.  Dans un rapport publié début 2011, l’agence de notation Standard & Poor’s estimait que la mesure bruxelloise pouvait coûter 1,12 milliard d’euros aux compagnies aériennes en 2012-2013. Depuis, le prix de la tonne de CO2 s’est effondré sur le marché européen ce qui réduirait le coût à environ 700 millions d’euros. Mais il s’ajoute à la hausse sévère du prix du kérosène. La taxation du carbone est une ineptie, un pur produit de l’ingénierie fiscale européenne. On ne lutte pas contre les émissions polluantes avec des taxes mais avec une régulation et des normes. Cela vaut pour tous les transports, toutes les industries et même pour les particuliers ; taxer c’est permettre aux Etas d’augmenter encore les prélèvements obligatoire, d’augmenter la dimension tentaculaire de ces Etats et finalement accepter l’état des émissions polluantes.

 

Le véritable patriotisme économique, c’est la baisse de la fiscalité

  • Le véritable patriotisme économique, c’est la baisse de la fiscalité

 

Sarkozy défend une curieuse idée du patriotisme en faisant reposer nos faiblesses sur les autres. Or même si effectivement une harmonisation des conditions de concurrence aux portes de l’Europe est nécessaire, pour l’essentiel la crise française provient du poids de la fiscalité qui tue la compétitivité donc l’emploi et les comptes publics.  L’économie française ne sera protégée que si l’Europe lui fait rempart. C’est en substance le message de Nicolas Sarkozy qui a lancé dimanche un appel solennel à l’Union européenne pour qu’elle se batte à armes égales avec ses concurrents internationaux: «L’Europe ne peut pas être la seule région du monde à ne pas se défendre (…). Nous ne pouvons pas subir la loi des pays les plus forts dans le monde.»Qu’entend-t-il par les pays les plus forts du monde ? Les Etas Unis, la Chine, l’Allemagne. Non car l’exemple de l’Allemagne détruit son raisonnement. Ce pays justement a su préserver sa compétitivité (et la qualité de ses produits) en évitant de plomber cette compétitivité par la fiscalité. Principaux pays visés, ceux qui pratiquent le protectionnisme mais inondent en retour les économies développées de leurs produits. «Le libre-échange, oui! La concurrence déloyale, non», a martelé Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP a ainsi formulé trois propositions: d’abord, la mise en place d’un «Buy European Act», sur le modèle du «Buy American Act». Initiée en 1933 durant la Grande Dépression, cette loi protectionniste permet au gouvernement et aux États fédérés de privilégier les entreprises américaines dans certains secteurs, lorsqu’ils passent des commandes publiques. En copiant cet exemple, «les entreprises qui produiront en Europe bénéficieront de l’argent public européen», a expliqué Sarkozy. Deuxième proposition, qui décline la première: les PME européennes devront pouvoir davantage bénéficier de la commande publique. Il s’agirait de remettre sur pied un «Small Business Act» européen, sur le modèle de celui qui existe aussi aux États-Unis. «La France exigera que les PME européennes aient une part des marchés publics qui leur soit réservée.» certes ce n’est pas une mauvaise idée (à creuser toutefois sur le plan juridique) mais cela ne vise que les commandes publiques, c’est très insuffisant pour redonner de la compétitivité aux PME qui fournissent pourtant l’essentiel de l’emploi en France. Enfin, Nicolas Sarkozy attend de l’Union européenne qu’elle exige la réciprocité commerciale avec ses partenaires. Il a affirmé qu’il se battrait dans ce sens à Bruxelles et propose que les futurs accords commerciaux signés par l’UE avec des pays tiers soient soumis à l’approbation des chefs d’État des 27. La négociation des accords commerciaux est en effet, jusqu’à présent, une compétence exclusive de la Commission et de la présidence européenne. Sur ces propositions économiques, comme sur la révision du fonctionnement de l’espace Schengen, Sarkozy menace: «Si aucun progrès sérieux» n’était enregistré avec ses partenaires européens dans les 12 prochains mois, la France «appliquerait unilatéralement ces règles». Une menace qui pourrait se retourner contre la France. Dès lors que la France n’aurait plus le soutien de l’Europe, il faudra compter avec une forte dégradation de la note de la France pour des emprunts dont malheureusement elle ne peut pas se passer.

Les Suisses rejettent les six semaines de congés payés par an (au lieu de 4)

Les Suisses rejettent les  six semaines de congés payés par an (au lieu de 4)

 

 Les suisses ont massivement repoussé le projet allongement des congés annuels. Ils auraient en effet  été les champions du monde dans ce domaine devant la France. Un rejet du « travailler » moins qui aurait mis en difficulté la compétitivité du pays. Les citoyens suisses ont donc dit «non», par référendum, à l’instauration de «six semaines de vacances pour tous», soit quinze jours de congés payés en plus. L’initiative populaire lancée par les syndicats a été rejetée par 67% des votants. Le texte réclamait le passage à six semaines de congés obligatoires au minimum, alors que la Constitution fédérale en autorise quatre depuis 1984. Le résultat n’a surpris personne: les milieux économiques et le Parlement s’étaient prononcés contre. L’argumentaire des initiants reposait sur la dégradation des conditions de travail. «Mais le calendrier économique n’était pas favorable et les adversaires ont joué sur la peur», réagit Josiane Aubert, vice-présidente de Travail suisse, le groupe à l’origine du référendum.  Dans le camp adverse, le président de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie, Bernard Rüeger, se dit «fier que le citoyen suisse ait conscience que travailler moins provoque pauvreté et désindustrialisation». «Nous aurions été les champions du monde des vacances, plus que les Français, c’est dire…», ironise à la Télévision suisse Cristina Gaggini, directrice romande d’Économie suisse, une association patronale. Les Helvètes refusent plus de vacances «parce qu’au fond, tout au fond de leur mémoire, subsiste encore l’idée que les vacances sont l’invention paresseuse d’une poignée de nantis », indique le journal Le Temps. Pas sûr qu’en France un referendum aurait recueilli un non aussi massif car la culture économique n’est pas le fort de nos concitoyens. Dommage car c’est la compétitivité qui est en cause, c’est-à-dire l’emploi et les équilibres financiers publics ; c’est bien pourquoi personne ne veut attaquer de front la question des 35 heures pourtant dommageable à l’économie.

Dettes: après la Grèce pression sur l’Espagne

Dettes:  après la Grèce pression sur l’Espagne

L’Espagne se retrouve après la Grèce  au cœur des préoccupations de l’Eurogroupe, réuni lundi soir à Bruxelles. En cause, un objectif de déficit de 5,8% du produit intérieur brut, alors que celui convenu avec l’UE était de 4,4%, pour parvenir à 3% de déficit sur PIB en 2013. En cause aussi bien évidemment l’écroulement de la croissance et une montée vertigineuse du chômage. Bref le cercle vicieux de la Grèce. La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre. À la suite de ce propos, le coût d’emprunt de l’Espagne à 10 ans a bondi à près de 5% dépassant, pour la première fois depuis des mois, celui de l’Italie. Gardienne du futur «pacte budgétaire», la Commission européenne a condamné un «grave dérapage», brandi la menace de sanctions financières et dépêché des experts à Madrid pour évaluer la situation budgétaire du pays. L’an dernier, le déficit public espagnol s’est envolé plus que prévu pour atteindre 8,51% du PIB, fin 2011.  «Il n’y a pas de remise en cause des objectifs», assure le ministre espagnol de l’Économie, Luis De Guindos, dans un entretien dimanche au journal ABC. «L’Espagne est un membre loyal de l’UE qui se sent engagé par les règles budgétaires européennes», affirme-t-il. Engagée dans une cure d’austérité très sévère, confrontée à une grève générale fin mars en raison de sa réforme du marché du travail, l’Espagne est plombée par les déficits de ses régions, qui ont dérapé à 2,9% du PIB contre 1,3% visé -seule la région de Madrid respecte ses objectifs, ce qui pèse lourdement sur les comptes du gouvernement central. À peine sortie de la crise grecque, «la zone euro ne peut pas se payer le luxe d’une nouvelle attaque spéculative», rappelle-t-on à Bruxelles. La Commission va demander au gouvernement de lui présenter un plan «crédible» visant à ramener les déficits à 3% en 2013, ce qui implique un droit de regard bruxellois sur le projet de budget espagnol 2012.

ADP gagne contre Vinci pour l’opérateur turc TAV Havalimanlari

ADP gagne contre Vinci pour l’opérateur turc TAV Havalimanlari

 

Aéroports de Paris a remporté la bataille pour la reprise de l’opérateur turc TAV Havalimanlari Holding, dont il va prendre 38% pour 874 millions de dollars, a-t-on appris dimanche de sources proches de la transaction. L’autre finaliste, le groupe français Vinci, a fait une offre sensiblement moins élevée il y a environ une semaine et a refusé de l’augmenter, la gouvernance étant un point de désaccord, ont ajouté ces sources. Il s’agit de l’opération internationale la plus ambitieuse pour ADP depuis un accord de participations croisées avec l’opérateur néerlandais Schiphol en 2008. ADP va payer 11,5 lires turques par action – soit une prime de 35% par rapport au cours de clôture de TAV vendredi. Sa participation est inférieure au seuil qui nécessiterait le dépôt d’une offre de rachat de l’ensemble de l’entreprise, ont précisé les sources. L’accord valorise TAV, opérateur de dix aéroports dans le monde, dont Istanbul, le plus grand de Turquie, à environ 2,3 milliards de dollars. Les actionnaires qui contrôlent TAV, le groupe de construction Tepe Insaat et Akfen Holding, vendent chacun 18% et conserveront plusieurs sièges au conseil.

 

Aéroports de Paris a remporté la bataille pour la reprise de l’opérateur turc TAV Havalimanlari Holding, dont il va prendre 38% pour 874 millions de dollars, a-t-on appris dimanche de sources proches de la transaction. L’autre finaliste, le groupe français Vinci, a fait une offre sensiblement moins élevée il y a environ une semaine et a refusé de l’augmenter, la gouvernance étant un point de désaccord, ont ajouté ces sources. Il s’agit de l’opération internationale la plus ambitieuse pour ADP depuis un accord de participations croisées avec l’opérateur néerlandais Schiphol en 2008. ADP va payer 11,5 lires turques par action – soit une prime de 35% par rapport au cours de clôture de TAV vendredi. Sa participation est inférieure au seuil qui nécessiterait le dépôt d’une offre de rachat de l’ensemble de l’entreprise, ont précisé les sources. L’accord valorise TAV, opérateur de dix aéroports dans le monde, dont Istanbul, le plus grand de Turquie, à environ 2,3 milliards de dollars. Les actionnaires qui contrôlent TAV, le groupe de construction Tepe Insaat et Akfen Holding, vendent chacun 18% et conserveront plusieurs sièges au conseil.

Sarkozy serait victime des médias, des instituts de sondage et de l’intelligentsia

Sarkozy serait victime des médias, des instituts de sondage et de l’intelligentsia

 

.Le président-candidat l’a encore dit, dimanche 11 mars à Villepinte (Val d’Oise) : il est « attaqué », « caricaturé », mais « il faut tenir ! » souffle-t-il à une assistance galvanisée. Le vocabulaire guerrier est de mise aussi parmi son entourage : « Aucun président n’a fait l’objet d’un tel pilonnage ! » tire François Fillon.  Le président doit donc tenir ! Ils sont plusieurs dizaines de milliers à avoir traversé la France ou la banlieue pour faire bloc derrière leur candidat. « Je suis venue pour montrer qu’il y a beaucoup de monde derrière lui, beaucoup plus que certains veulent bien le faire croire » raconte Marie-Christine Lopez, 67 ans, gardienne d’immeuble à Paris. « Les médias ont relayé qu’il était seul dans la campagne. C’est faux » estime-t-elle. Si ses fidèles (70 000 selon Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, mais probablement moins) se pressent dans la salle d’exposition de la banlieue nord de la capitale, c’est pour « doper » le candidat dans sa campagne, explique Jérôme Guiraud, cadre dirigeant, car « les sondages ne sont pas très bons. Cette manière de se retrouver c’est se galvaniser. » « Contre les conservateurs de gauche, défenseurs des faux acquis sociaux, les faux moralistes, il faut contrebalancer le poids des médias qui sont, comme Le Monde ou France Inter, globalement de gauche » poursuit-il. Le meeting fait figure de bol d’air dans une atmosphère médiatique de mensonge, selon nombre de militants. « Les médias ne sont pas impartiaux » estime Hélène Bègue, 65 ans, retraitée. « Il y a eu un travail de fond contre Nicolas Sarkozy, pour le réduire à une image de fric et de frime. Il existe un décalage entre l’image que lui colle la presse et la réalité de l’homme. Il existe une pensée unique au sein des médias » analyse Sophie Drion, 47 ans, mère au foyer venue en famille soutenir le président-candidat. Rares sont les sympathisants à ne pas voir dans leur favori la victime d’un acharnement médiatique. « Nicolas Sarkozy a été, depuis 5 ans, tellement martelé par l’adversité, par la gauche, par le Front National et les médias… Il ne mérite pas tant de dénigrement ni d’animosité «  s’émeut Bernadette Legrand, 31 ans, commerciale. Mais « lorsqu’on allume la radio le matin, nous n’entendons qu’une chose, c’est tout sauf Sarko » témoigne Patrick Marty, 61 ans, retraité. « Les journalistes ne cessent d’attaquer bassement notre candidat », juge Irène, retraitée de la mairie de Paris, qui souhaite conserver l’anonymat. « Les radios et les télévisions sont à cent pour cent pour Hollande. Mise à part peut être Laurence Ferrari sur TF1″ précise-t-elle néanmoins.Cette quasi unilatéralité supposée des médias « nous vole l’élection » regrette Martine Ballé, retraitée. « Les médias et les instituts de sondage ne doivent pas parler pour nous » exhorte-t-elle. « Depuis des mois, on nous bourre le mou avec les sondages » s’emporte Bernard Deroche, paysagiste. « Cinq années que les médias ne cessent de taper sur Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, à quelques semaines de l’échéance, ils ne veulent pas se déjuger » analyse-t-il. Mais le meeting de Villepinte sonne le glas des espoirs de victoire pour les socialistes, tente ce militant. « Hier, j’avais un doute, mais regardez ce monde autour de Nicolas Sarkozy », implore-t-il. « Aujourd’hui je suis certain que nous allons gagner. » La réunion de Villepinte serait la véritable date de lancement de la campagne de leur champion, veulent croire plusieurs sympathisants. « Cette réunion aura un impact fort. Les courbes de sondages de François Hollande et Nicolas Sarkozy vont s’inverser » prophétise Heliette Guez, 43 ans. Bernard Deroche acquiesce : « Les Français sont un peuple frondeur. Ils ont tendance à ne pas faire ce qu’on attend d’eux. »

Copé à Villepinte : L’impunité médiatique protège Hollande !

Copé à Villepinte : L’impunité médiatique protège Hollande !

 

 

Copé n’a pas fait dans la dentelle à Villepinte. Comme Sarkozy, il rend responsables les médias des mauvais sondages du candidat président. , pire le PS bénéficierait d’une impunité médiatique. «François Hollande se permet de nous donner des leçons de morale. On rêve», a-t-il lancé avant d’attaquer : «Lui qui travaillait sous les combles de l’Elysée quand, dans les caves, François Mitterrand organisait le plus grand système d’écoutes illégales de l’histoire de la République. Lui qui a dirigé le PS pendant des années en fermant les yeux sur les systèmes mafieux qui pullulent du nord au sud de la France dans les fédérations socialistes». Jean-François Copé n’a pas digéré son vif échange avec Audrey Pulvar, chroniqueuse de «On n’est pas couché» et compagne d’Arnaud Montebourg, samedi soir, dans l’émission de Laurent Ruquier sur France 2. Dimanche, lors du Conseil national de l’UMP précédant le meeting de Villepinte, son secrétaire général s’est en effet déclaré convaincu que «la majorité silencieuse» allait «faire mentir les prévisions du petit monde parisien». A Paris, le petit monde des commentateurs a décidé que l’élection était jouée», a-t-il lancé, sous-entendu en faveur de François Hollande.  «A Paris, l’intoxication des sondages tourne à plein régime, a-t-il poursuivi. A Paris, les éléphants sur le retour se partagent déjà les places. Pour eux, 2012 n’est pas le moment de présenter leur projet pour la France. C’est juste l’envie de prendre une revanche». Le numéro un du parti présidentiel s’est dit convaincu que Nicolas Sarkozy «sera réélu par cette immense majorité silencieuse qui n’en peut plus de l’impunité médiatique qui protège le candidat socialiste depuis des mois». «Un grand élan se lève et il nous portera dans tous les combats pour la France (…). Le peuple de France doit savoir ce qui se joue avec cette élection: c’est le choix du courage contre le conservatisme, c’est le choix de l’ambition contre la résignation, c’est le choix de l’avenir contre le déclin», a poursuivi le député de Seine-et-Marne. «Je ne vous demande pas d’être optimistes ou pessimistes. Cela n’a pas de sens. Je ne vous demande pas de faire des calculs ou d’interpréter des courbes. Cela ne sert à rien. Je vous demande d’être unis, solides et de tout donner, je vous demande de vous lancer à fond dans cette campagne», a exhorté Jean-François Copé

56% des français pour le renforcement du rôle de la France même au détriment de celui de l’Europe

56%  des français pour le renforcement du rôle de la France même au détriment de celui de l’Europe

La très grande majorité des Français (84%) estime que la France joue un rôle important dans les décisions qui sont prises au niveau européen et cette place paraît tout à fait justifiée aux yeux d’une majorité d’entre eux : 58% considèrent ainsi que le rôle de la France correspond à celui qu’elle doit avoir compte tenu de son poids économique et démographique. L’action soutenue de la France sur le plan européen a donc marqué les esprits, même si on sent chez certains une pointe de déception à ce sujet. Ainsi, ils ne sont « que » 25% à considérer que le rôle de la France est très important, ce qui peut paraître assez faible compte tenu de l’activisme national de ces derniers mois, et une proportion non négligeable d’interviewés (23%) considère que le rôle tenu par la France est moins important que celui qui devrait être le sien. Ce sont les sympathisants UMP qui se montrent les plus convaincus de l’importance de la place de la France au sein de l’Europe : 93% la jugent importante (dont 43% très importante) et 68% estiment que ce rôle est conforme à ce qu’il devrait être. Les sympathisants du Front de Gauche et du Front national, traditionnellement plus eurosceptiques, se montrent quant à eux plus modérés dans leurs propos : 72% pensent que la France joue un rôle important et ils sont plus nombreux à regretter le poids insuffisant de l’Hexagone par rapport à ce qu’il devrait être selon eux (respectivement 29% et 34% contre 23% en moyenne).Dans un contexte de crise économique et de mesures d’austérité, l’Europe peine à susciter un fort désir d’intégration politique et de défense de son modèle. La promotion de la spécificité du modèle européen (économie de marché associée à une forte protection sociale) et le fait de peser davantage sur les décisions politiques et économiques prises au niveau mondial sont des objectifs qui sont jugés prioritaires par moins d’un Français sur deux (respectivement 48% et 43%). C’est moins que le soutien à la mise en place de mesures fortes en faveur de l’environnement et du climat dans le monde (54%), le fait de favoriser la croissance économique (66%) et surtout le maintien de la paix en Europe (77%). Les Français ont donc tendance à se replier sur les finalités historiques de l’Union européenne, comme la paix, mais ne croient plus vraiment au rayonnement ou au rôle moteur de l’Europe dans le monde. Dès lors, le renforcement des pouvoirs de décision de la France, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe, apparaît aux yeux d’une majorité de Français (56%) comme la solution privilégiée pour faire face efficacement aux grands problèmes des années à venir. Ils ne sont que 38% à estimer à l’inverse qu’il faut renforcer les pouvoirs de décision de l’Europe, même si cela doit conduire à limiter ceux de la France. Les tenants d’une consolidation des pouvoirs nationaux au détriment éventuel de l’Europe sont plus nombreux qu’en décembre (où une question similaire avait été posée par Ipsos pour Le Monde). Par ailleurs, lorsqu’on leur demande quelle est leur principale attente à l’égard du prochain président de la République française en matière de politique européenne, plus d’un Français sur trois (35%) souhaite qu’il défende davantage l’indépendance nationale. Cette position souverainiste concerne donc une proportion non négligeable d’interviewés. La majorité se prononce toutefois en faveur d’une dynamique européenne plus collective (52%), tandis que seuls 10% souhaitent qu’on mette l’accent sur le couple franco-allemand. Derrière ce dernier chiffre, se cache sans doute le sentiment que le couple franco-allemand est plus allemand que français et que nombre de décisions prises par la France sont dictées par Berlin. Seuls les sympathisants UMP, à l’image de leur candidat, sont un peu plus enclins à appeler de leurs vœux le développement de l’axe Paris-Berlin (23%).

Sarkosy : il a tout compris maintenant

Sarkosy : il a tout compris maintenant

 

Mea culpa, je, je, moi, moi. Sarkozy continue son retour sur lui-même, presque pathétique !« J’ai compris que les Français seraient scandalisés de me voir renoncer, qu’ils voulaient que nous tentions l’impossible chaque jour, chaque semaine, chaque minute », assure le candidat, expliquant que depuis 5 ans, il a « appris », il a « compris ». « J’ai appris que le président de la République est plus attaqué, caricaturé, critiqué que n’importe qui d’autre et qu’il fallait l’accepter », déclare-t-il. « J’ai appris qu’il y avait autant une obligation d’engagement que de résultats » et que les Français attendaient que « nous tentions l’impossible chaque jour ». Il a appris ! En tout cas un discours qui manquait de cohérence et bien contradictoire sur l’Europe (voir article) ; un discours avec des tonalités d’extrême droite mais cependant nuancées par rapport aux récentes allocutions sans doute pour rassurer certaines troupes du centre et du centre droit. Finalement un dosage assez insipide et tellement de contradictions ; Un exercice qui s’efforçait de vanter le bilan mais tout en regrettant les insuffisances (la faute aux corps intermédiaires !). Un  discours qui essayait de tracer le programme mais sans grande cohérence et même sans grande conviction.

Villepinte- Sarkozy : des contradictions en pagaille surtout sur l’Europe

Villepinte- Sarkozy : des contradictions en pagaille surtout sur l’Europe  

 

« L’Europe ne doit plus être une menace ». Sarkozy estime que l’Europe doit tirer les leçons de la crise. Elle ne doit pas être un facteur d’impuissance. « L’Europe ne doit plus être sous la seule force des marchés, elle ne peut  être la seule région du monde à ne pas défendre ses intérêts3 »  Mais dans le même temps le candidat estime que l’Europe et l’euro ont été sauvés grâce à la France (lui bien entendu) ; l’Europe est donc sauvée mais Sarkozy indique en pleine contradiction que la politique ne doit plus être décidée  par les seuls technocrates ; Ah bon ce ne sont pas les politiques ? Pour le candidat, la politique doit être décidée par les chefs d’Etats et les technocrates doivent appliquer (sous entendu la commission et les autres). « Mon projet pour la France c’est le même que celui pour la France ». Réconcilier la France du oui et la France du non et pas la France de droite, de gauche ou du centre qui n’a aucun sens. En cause pour la faiblesse de l’Europe, l’immigration incontrôlée et l’accord de Schengen ; retour évidemment sur les terres d’extrême droite. Sarkozy demande la révision du traité de Schengen et déclare qu’il suspendra cet accord sans modification dans les 12 mois. En cause, le manque de législation pour les marchés publics qui doivent être réservés aux entreprises européennes.  Il faut une autre Europe et non «  une Europe lieu de colloque pour intellectuels qui se regardent dans un miroir en ignorant les réalités » « « laissez les mentir a-t-il lancé ! Il a encore affirmé la valeur du travail et en particulier dit qu’il voulait sauver l’industrie et surtout la sidérurgie ; « je ne laisserai pas partir la sidérurgie »  Comment ? Quand ?, on ne sait pas, le passage était très court et très allusif sur ce point. Sur les chômeurs il a répété qu’il était nécessaire que les chômeurs acceptent le poste qui leur sera proposé après formation ; à ce sujet, on ne trouve plus trace du fameux referendum. Retour encore aux positions de l’extrême droite sur l’immigration avec «  les mêmes menus dans les cantines scolaires », avec le droit des victimes de donner leur avis sur les sanctions des détenus. Il a terminé en disant qu’il avait deux mois pour faire éclater la vérité. « Aidez-moi » a-t-il dit » comme si effectivement il en avait grand besoin en ce moment. Au total, un discours confus sur le fond, démago,  mal structuré sur la forme, contradictoire qui traduit bien les limites du bilan et des propositions du candidat président.

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Les salariés de Moulinex indignés par le non lieu des dirigeants soupçonnés de malversation financière

Les salariés de Moulinex indignés par le non lieu des dirigeants soupçonnés de malversation financière

 

Les salariés de Moulinex indignés par le non lieu des dirigeants soupçonnés de malversation financière  L’ancien P-DG était soupçonné d’avoir puisé dans les comptes du groupe 83 millions d’euros, provoquant son dépôt de bilan en 2001.  La justice a décidé vendredi que les ex-dirigeants de Moulinex, soupçonnés de malversations financières au détriment du groupe d’électroménager qui avait fait faillite en 2001, ne seront pas jugés, provoquant l’indignation d’ex-salariés qui crient au « scandale ». Le 7 septembre 2001, Moulinex avait déposé le bilan, un an après avoir fusionné avec Brandt. En octobre 2001, son concurrent Seb l’avait partiellement repris, mais 3 300 des 5 600 salariés en France s’étaient retrouvés sans emploi. À la suite de soupçons de malversations financières, une information judiciaire avait été ouverte en novembre 2003 à Nanterre pour « abus de biens sociaux, banqueroute, présentation de faux bilan, complicité et recel ».  Un non-lieu général a été prononcé vendredi pour les anciens dirigeants de Moulinex, leur état-major de l’époque et deux commissaires aux comptes, mis en cause dans cette affaire. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a infirmé l’ordonnance du juge d’instruction rendue en janvier 2011, qui renvoyait devant le tribunal correctionnel de Nanterre l’ancien P-DG du groupe Moulinex-Brandt, Patrick Puy, notamment pour « abus de biens sociaux », a précisé une source judiciaire.  Patrick Puy était soupçonné d’avoir puisé dans les comptes près de 83 millions d’euros entre décembre 2000 et août 2001 en faveur de Moulinex et au préjudice de sa société-fille Brandt. La directrice de la trésorerie de Moulinex, Véronique Piegts, et le directeur financier de Brandt, Xavier Cotereau, avaient été mis en examen pour « complicité » dans ces malversations, tout comme deux commissaires aux comptes, Jérôme Guirauden et Christian Chiarasini. Leur renvoi en correctionnelle est également annulé par la cour d’appel de Versailles. Le non-lieu pour « banqueroute par détournements d’actifs » et pour banqueroute par emploi de moyens ruineux » dont avait déjà bénéficié le précédent P-DG du groupe Moulinex, Pierre Blayau, a été confirmé par la justice. Celui-ci avait quitté l’entreprise en août 2000 avec une indemnité de non-concurrence de 9 millions de francs (environ 1,37 million d’euros, NDLR). Les motivations de cet arrêt n’ont pas pu être précisées dans l’immédiat. Le parquet de Nanterre avait fait appel de l’ordonnance de renvoi de janvier 2011, quelques jours après avoir demandé de nouvelles mesures d’instruction concernant les éventuels responsables pénaux au sein de la Société générale et du Crédit lyonnais, banques conseil de Moulinex. Le parquet reprochait aux deux banques d’avoir continué à accorder des crédits à l’ancien fleuron de l’électroménager alors qu’elles avaient une « parfaite connaissance » de la gravité de sa situation financière, les deux établissements figurant dans le conseil d’administration du groupe. Cette décision de non-lieu général intervient après que, fin janvier et début février, au total quelque 790 anciens salariés de Moulinex ont vu leur indemnisation confirmée par la Cour de cassation, après leur licenciement en 2001, jugé « sans cause réelle ni sérieuse ». Les anciens employés se sont déclarés indignés. « C’est un scandale. Je ne vois pas comment après dix ans de procédure, on arrive à un non-lieu », a déclaré Jean-Louis Jutan, de l’association Apic-mx, qui regroupe d’anciens salariés Moulinex. « On est écoeuré de ce qui se passe, je sais ce qu’il y a dans le dossier ». « Une nouvelle fois, les gens importants, entre guillemets, s’en sortent bien », a-t-il déclaré, affirmant que « plus de 3 000 personnes avaient perdu leur emploi, sans compter les suicides ».

 

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