Joly (EELV): rappelle qui est Marine Le Pen

Joly (EELV): rappelle qui est Marine Le Pen

La candidate EELV à l’Elysée Eva Joly, interrogée mercredi par i-TELE sur les plaintes annoncées contre elle par le FN, a déclaré qu’il était de son « devoir » de « rappeler qui est Marine Le Pen ».   »Je pense que c’est mon devoir de rappeler qui est Marine Le Pen, d’où elle vient et ce qu’elle porte », a déclaré l’ex-juge d’instruction. « Je pense que c’est une femme qui ment lorsqu’elle dit que c’est la candidate du peuple. Il est important que quelqu’un dise que ce n’est pas vrai, qu’elle vit dans un château et je rappelle l’origine de ce château ».  Jean-Marie Le Pen a annoncé une plainte contre l’eurodéputée qui, dit-il, l’a accusé d’avoir extorqué l’héritage Lambert.  Marine Le Pen « est l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession par exemple », avait dit Mme Joly lundi.  Quant à une autre accusation – avoir torturé en Algérie – portée par Mme Joly contre le fondateur du FN, elle a déclaré : « Il avait annoncé qu’il me poursuivrait en diffamation, il ne l’a jamais fait ».

 

Fillon: la spéculation financière va reprendre dès le 7 mai: pas très patriotique !

Fillon: la spéculation financière va reprendre dès le  7 mai:  pas très patriotique !

Pas très optimiste Fillon sur la zone euro. Il prévoit que la spéculation va reprendre dès le 7 mai ; Pronostique ou souhait ? En tout cas pas très patriotique car personne n’a intérêt à la crise financière ».  Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l’élection si par malheur notre candidat ne l’emportait pas! », a déclaré Fillon.   »Nous venons depuis plusieurs mois de nous mobiliser pour stopper une immense spéculation », a rappelé M. Fillon. « Nous avons réussi à stopper cette spéculation car nous avons pris les mesures nécessaires », a souligné M. Fillon, citant les « barrières financières » pour éviter l’effondrement de la Grèce et l’engagement de retour à l’équilibre des finances en 2016.   »Si jamais demain, au lendemain du 6 mai, la France remettait en cause cet engagement, si la France disait +non, je prendrai une année de plus ou je le ferai que s’il y a de la croissance+, à cette minute-là la spéculation contre la monnaie européenne reprendrait de plus belle, sauf qu’il n’aurait plus personne pour l’empêcher », a expliqué M. Fillon.  François Hollande mise sur un retour à l’équilibre des finances en 2017, Nicolas Sarkozy tablant lui sur 2016.  Mme Pécresse, porte-parole du gouvernement, a pour sa part ironisé sur l’opposition qui a, selon elle, « essayé de nourrir la campagne avec un seul carburant, l’antisarkozysme ». « Mais le carburant vient à manquer, la voiture a des ratés, et les gens se posent la question de la crédibilité (…) du gabarit comme dit Mme (Bernadette) Chirac », a-t-elle poursuivi.  Mme Pécresse s’est dite « inquiète » des « ambiguïtés » du programme socialiste. « Le plus grave, c’est de se dire que c’est Jean-Luc Mélenchon, le soir du premier tour, qui va tenir la plume de leur projet commun », a-t-elle dit.

 

Economie politique: derniers articles

mercredi 11 avril 2012

 

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Lundi 9 avril 2012

 

 

Défaillances d’entreprises : en hausse au premier trimestre, en cause la quasi situation de credit Crunch

Défaillances d’entreprises : en hausse  au premier trimestre, en cause la quasi situation de credit Crunch

 

Faute de fonds propres suffisants, les entreprises souffrent car l’accès au crédit qui se resserre ; une situation de quasi credit Crunch. Les défaillances d’entreprises enregistrées en France au premier trimestre sont en légère hausse par rapport à la même période de 2011 et restent pour la quatrième année consécutive au-dessus du seuil de 16.000, a indiqué mardi la société Altares dans un communiqué. Le nombre de défaillances a connu une progression de 0,3% sur un an, avec 16.206 jugements de redressement ou liquidation judiciaire directe, 3.500 de plus qu’avant la crise (début 2008). « Les PME de 50 salariés et plus sont, comme au quatrième trimestre 2011, très exposées » (+27% par rapport au 1e trimestre 2011), note la société de services aux entreprises. Sur le premier trimestre, 123 sociétés de cette taille représentant 19.800 emplois ont connu une défaillance. « L’examen des derniers comptes publiés par ces PME montre que plus de 40% d’entre elles n’avaient plus de fonds propres, près de 80% affichaient une perte d’exploitation, autant de signaux confirmant des difficultés sérieuses et anciennes », indique l’étude. « 40% accusent sur le dernier bilan disponible des délais de règlement clients supérieurs à 60 jours et par voie de conséquence une insuffisance voire absence de trésorerie », souligne Altares en rappelant que les retards de paiement des clients sont à l’origine d’une défaillance sur quatre. L’ensemble des entreprises défaillantes sur ce premier trimestre représente 65.200 emplois contre 56.200 sur le même trimestre 2011, soit une augmentation de 16%. « Les activités de transport et logistique, de restauration et de santé concentrent les tendances les plus sévères », commente Altares.   »Alors que la reprise est toujours vacillante, la crainte d’une rechute dans la zone euro sur fond d’une résurgence de la crise de la dette souveraine mine l’économie réelle. Les tensions sur les prix des matières premières conjuguées au durcissement de l’accès au financement pèsent sur les exploitations », a résumé Thierry Millon, responsable des analyses. Il note « une trop faible attention portée au cash par les dirigeants de ces entreprises ». « Celui-ci est pourtant fondamental pour permettre à l’entreprise de répondre de ses engagements, innover et préparer l’avenir », commente-t-il.

 

Sans relance de la croissance, la zone euro va retomber dans la crise financière

Sans relance de la croissance, la zone euro va retomber dans la crise financière

 

La zone euro risque de retomber dans la crise financière car l’absence de croissance remet en question les équilibres financiers que l’austérité ne fait qu’aggraver. . Le marché des emprunts d’Etat européens, qui était protégé depuis le début de l’année par les flots d’argent bon marché déversés par la Banque centrale européenne (BCE), connaît un regain de tensions. L’alerte est venue d’Espagne. « Les inquiétudes portent sur trois fronts, résume l’équipe de Deutsche Bank. La mise en œuvre des mesures d’austérité a alimenté les inquiétudes sur la capacité de l’Espagne à atteindre son objectif de déficit budgétaire de 5,3 % en 2012  Même le « Financial Times » réclame dans un éditorial une politique de relance. Pour preuve, le principal éditorial de ce jour du « Financial Times » salue les prises de position en faveur d’un plan de croissance européen, émanant « d’un nombre de plus en plus grand de politiciens », dont, c’est le seul cité, le « probable futur président français François Hollande ». Au-delà de l’anecdote, l’édito du prestigieux quotidien britannique témoigne d’une évolution des esprits en Europe, dont on se félicite bien sûr dans l’entourage du candidat socialiste. Car, non seulement, le FT en appelle à un « agenda de croissance pour la zone euro », mais ne s’aligne pas sur les positions traditionnelles des libéraux, en faveur des seules réformes structurelles, sensées libérer les énergies et doper l’activité. Le journal dénonce les politiques d’austérité qui, minant les recettes fiscales, ne contribuent en rien au redressement des comptes publics (cas espagnol) ou empêchent de mener à bien, jusqu’au bout, des réformes structurelles (Italie) et préconise au contraire une relance par la demande. Une relance qui serait coordonnée: l’idée est que les pays comme l’Allemagne, qui affichent un excédent de leur balance des paiements courants, contribuent fortement à l’augmentation de la demande en Europe. Cette politique de relance pourrait passer par des réformes fiscales structurelles, affirme le FT : alors que certains pays, tels que l’Espagne devraient moins taxer le travail, et plus la consommation, afin de gagner en compétitivité, l’Allemagne pourrait faire l’inverse, en taxant moins la consommation et un peu plus le travail. Cela reviendrait à relancer la consommation Outre Rhin et réévaluer le prix des produits allemands, en quelque sorte. Il va sans dire que cette prise de position du journal le plus lu par les financiers de la City ravit les socialistes français et donne plus de crédit à l’adversaire du président français sortant. Il est vrai que les engagements de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel en faveur de la croissance sont extrêmement ténus. Certes, la commission européenne souligne la nécessité d’une politique de croissance depuis déjà plusieurs mois. Mais alors que le nouveau traité budgétaire donne un moyen concret d’imposer la discipline budgétaire dans la zone euro, la politique de croissance en reste aux bonnes intentions. Lors du conseil européen des 1er et 2 mars, les dirigeants du Vieux continent ont certes accepté les « cinq priorités » de la Commission : assurer un « assainissement budgétaire différencié et axé sur la croissance », « rétablir les conditions normales d’octroi de crédit », « promouvoir la croissance et la compétitivité », « lutter contre le chômage », « moderniser l’administration publique ». On en reste donc aux déclarations vagues et de bonne volonté tout comme le reste le plan Europe 2020 de la Commission, qui doit améliorer la compétitivité et la croissance en Europe. Fin février, douze chefs d’Etats et de gouvernements de la zone euro, dont ceux du Royaume-Uni et de l’Italie, avait prôné un plan de réformes pour favoriser rapidement la croissance dans une lettre. Là aussi, ces intentions étaient restées lettre morte devant le refus de s’engager des gouvernements français et allemands. La seule lueur d’une politique de relance de la croissance est venu du récent accord salarial dans la fonction publique en Allemagne. Berlin y a soutenu une augmentation record des salaires de 6,3 % sur deux ans. Une volonté claire de soutenir la demande intérieure et donc de favoriser une vraie reprise par la consommation allemande de l’ensemble du continent. Les Allemands pourraient en effet consommer plus de produits des pays en crise ou visiter plus ces pays, ce qui, à son tour, favoriserait la croissance de ces pays et atténuerait les effets de l’austérité. Cette réflexion sur la croissance au niveau européen, si elle se confirmait et si les autres secteurs allemands suivaient, serait une première. Mais elle serait insuffisante. L’Allemagne, si elle veut être non pas seulement la championne de la croissance, mais la vraie locomotive économique de l’Europe, devra, comme el note le FT, moins taxer sa consommation. Outre-Rhin, on est encore loin de cette idée, y compris au sein du SPD.

Logements anciens: baisse durable des ventes et des prix

Logements anciens: baisse durable des ventes et des prix

Le nombre de transactions de logements anciens en France a battu, avec un total de 858.200, un record absolu en 2011 avec une hausse de 9% par rapport à 2010, mais devrait enregistrer une chute comprise entre 15% et 20% en 2012, ont annoncé jeudi les notaires de France lors d’une conférence de presse.  Le nombre de transactions de logements anciens réalisé par le réseau d’agences immobilières Century 21 en France a baissé de 11,4% entre les premiers trimestres 2011 et 2012.  Cette chute est encore plus élevée en Ile-de-France (-15,5%) et à Paris (-17,4%), selon un communiqué de Century 21.  Mais les prix, après avoir battu des records, baissent relativement peu. Le prix moyen du m2 des biens vendus par Century 21 recule seulement de 2,1% entre le second semestre 2011 et le premier trimestre 2012 et se situent à 2.578 euros/m2. Paris, qui affiche seulement une infime baisse de prix de 0,1%, résiste encore plus à cette tendance.  Ce dernier phénomène s’explique notamment par l’appétit grandissant des investisseurs qui achètent dans la capitale pour louer, dans un objectif de placement à long terme plutôt que de rendement, leur pourcentage atteignant près du tiers des acquéreurs (29,2% exactement) contre un peu moins de 20% dans la France entière, en dépit de la réforme alourdissant la taxation des plus-values immobilières pour ce type d’habitation.  La baisse des prix est beaucoup plus forte pour les appartements (-7% après une hausse de 19,7% entre 2009 et 2012) que pour les maisons.  Seules 7 régions, qui avaient toutefois presque toutes enregistré une baisse en 2011, sont en progression: Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Limousin et Lorraine.  Pour l’ensemble de l’année 2012 le président de Century 21 Laurent Vimont table sur une baisse de 15% à 20%, par rapport à 2011, de l’ensemble du marché des transactions de logements anciens mais parie sur un maintien des prix au même niveau qu’en 2011. « On sort de la frénésie et on revient à la raison. Mais la baisse n’est pas durable car la demande est forte », affirme à l’AFP M. Vimont. Sans doute mais se pose la question de restrictions de laccés au crédit. L’année 2012 devrait enregistrer, avec un total compris entre 700.000 et 740.000 transactions dans l’ancien, une chute de 15% à 20%, a prédit Me Pierre Bazaille, président du marché immobilier des notaires.  D’autant que le crédit immobilier, aussi bien dans l’ancien que dans le neuf, vit un début d’année apocalyptique avec des montants en chute libre, comme l’ont confirmé mardi les chiffres publiés par Crédit Logement et la Banque de France.  Selon la Banque de France, le montant des crédits à l’habitat accordés en février a été le plus faible depuis 32 mois, affichant une baisse de 41% par rapport à janvier et de 49% par rapport à février 2011.   »Il y a moins d’acquéreurs sauf dans les villes dynamiques. Ailleurs on est vraiment à la peine », souligne Me Bazaille. « A Paris, c’est pas la grande folie. Les vendeurs sont dans une phase d’attentisme », confirme Me Thierry Delesalle.  Aussi les prix ne baissent pas tellement. Pour la fin du premier semestre 2012, les notaires tablent seulement sur une baisse de 3% en province et de 5% à Paris où les prix ont flambé de 14,7% en 2011.  Sur l’ensemble de la France les prix des appartements anciens ont progressé de 6,5% en 2011 mais de près de 9% à Lyon et Bordeaux. Pour les maisons, la hausse est plus marquée en Ile-de-France (+5,7%) qu’en province (+1,3%).   »La difficulté concernant le logement est que la pénurie, que l’on constate tout particulièrement en Ile-de-France, est liée à un défaut de construction, que l’on n’a pas su résoudre depuis 20 ans. En fait, on construit deux fois moins qu’il ne le faudrait d’après les objectifs gouvernementaux », souligne Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires de Paris.  Aussi les notaires font deux propositions principales aux candidats à l’élection présidentielle, selon Me Frédéric Roussel, chargé des affaires immobilières au Conseil supérieur du notaire.  Tout d’abord une « baisse sensible » des droits de mutation, souvent appelés abusivement « frais de notaire » mais qui profitent essentiellement aux collectivités locales, pour les « primo-accédants », ceux qui achètent leur résidence principale pour la première fois. Ce qui serait compensé par une « augmentation légère » pour tous les autres propriétaires.  Et un « morataire de deux ans » sur les plus-values des terrains constructibles pour provoquer un « choc foncier » afin de mettre rapidement sur le marché de nombreux logements neufs.

 

 

Le secteur de la messagerie plombé par la dérégulation et les prix bas

Le secteur de la messagerie plombé par la dérégulation et les prix bas

La messagerie française autrefois fleuron du transport terrestre est à vendre. En cause, la guerre tarifaire provoquée par la surcapacité ; plus fondamentalement les messagers français sont aussi victimes de leur idéologie libérale. Opposés le plus souvent aux mesures de régulation ils se sont fait manger par la voracité des plus grands notamment étrangers. Mory en est le meilleur exemple. Breau, son président (et président de la fédération de la messagerie) est tombé dans le piège de l’ultralibéralisme qu’il défendait «  le renard libre dans le poulailler libre ». Les messagers français ont fait comme la grenouille, ils se sont crus plus gros que le bœuf ; ils s’imaginaient en grands patrons de l’industrie du transport alors qu’ils n’étaient en réalité que de petits patrons de PME. Manque de modestie, manque de pertinence, et naïveté ont eu raison des plus grandes marques. La crise économique sans précédent, conjuguée à l’inflation du prix des carburants, a eu raison de sociétés de messagerie françaises qui étaient déjà fragilisées par la féroce guerre des prix dans ce secteur hautement concurrentiel, ont estimé des experts du secteur. « Le marché des transports est toujours concurrentiel car il ne peut fonctionner que s’il est en surcapacité d’offre, mais il faut savoir optimiser le taux de remplissage », a expliqué à l’AFP un professionnel sous couvert d’anonymat. « Dans la messagerie, la concurrence est très forte car il faut une capacité importante, et les marges sont très faibles », a-t-il relevé. « Les sociétés de messagerie ont développé une politique de prix qui était incompatible avec leur rentabilité ».  Dernière victime en date: la société Sernam, placée en redressement judiciaire en janvier, dont le sort devrait être fixé mardi devant le Tribunal de commerce de Nanterre. Ancienne filiale de la SNCF privatisée en 2005, Sernam n’intéresse –et encore du bout des doigts– que Geodis, filiale de l’exploitant ferroviaire.   »Sernam est sous perfusion depuis des années. La société n’a quasiment jamais été rentable depuis sa création » en 1970, a relevé le professionnel.  Elle « a mené une politique de prix très agressive pour conserver ou développer des parts de marchés, et il y a eu des investissements pas très opportuns », a renchéri un responsable syndical.  Le groupe de transport et de logistique Mory a été placé partiellement en redressement judiciaire l’an dernier, et son activité de messagerie reprise par la société d’investissements Caravelle, déjà propriétaire de Ducros Express (ex-DHL France).   »Le secteur de la messagerie souffre économiquement depuis de nombreuses années et, malgré les regroupements, il a du mal à trouver un équilibre financier », a estimé Patrick Bouchez, président délégué général de la Fédération des entreprises de transport et logistique de France (TLF). « Les réseaux nationaux nécessaires sont lourds et les prix du transport de marchandises sont extrêmement bas du fait de la concurrence ».  Selon lui, la baisse de la production industrielle dans le sillage de la crise économique internationale qui a pris racine en 2008 a accentué les difficultés d’un secteur dont les coûts de structure sont élevés, et qui ont eux-mêmes été amplifiés par l’envolée des cours du pétrole.  Cet « effet de cisaille » a porté un coup fatal à des entreprises déjà fragilisées, qui n’ont pas vu arriver les volumes d’affaires « déjà optimistes » qu’elles escomptaient.  Selon ces experts, la consolidation devrait se poursuivre dans les prochaines années en particulier avec le regroupement ou l’absorption d’acteurs régionaux pour constituer des entités nationales disposant d’un maillage suffisamment conséquent.  Le rachat par le groupe américain UPS de son rival néerlandais TNT Express, annoncé mi-mars, devrait également participer à « l’assainissement » de cette activité, qui a déjà connu plusieurs phases de consolidation.  Il y a plus de dix ans, les sociétés ferroviaires (SNCF, SNCB-chemins de fer belges) ou postales (allemande, néerlandaise) ont racheté des filiales de services publics et constitué des réseaux nationaux. Ceux-ci ont ensuite été cédés à des sociétés d’investissement comme Caravelle ou Butler Capital (qui a repris Sernam en 2005), a expliqué le professionnel.  Geodis, numéro un de la logistique en France et troisième en Europe, a également grossi par acquisitions au fil des ans. Sa filiale de messagerie Geodis Calberson gère désormais 36 millions d’envois par an, et emploie 12.000 personnes.  Le secteur de la messagerie génère environ 15% du chiffre d’affaires du transport routier français (51 milliards d’euros), et emploie environ 55.000 personnes (400.000 pour le transport routier).

Taux espagnols : vers 6 %, en cause la croissance et le chômage

Taux espagnols : vers 6 %, en cause la croissance et le chômage

 

L’Espagne est sur une tendance  qui ressemble à la Grèce. Les marchés s’inquiètent au sujet des finances publiques du pays et de sa capacité à tenir ses objectifs de réduction des déficits. Ce mardi 10 avril, le taux à 10 ans grimpe à 5,95 %, son plus haut niveau depuis la fin novembre. Le CDS (« CDS ») espagnol -contrat d’assurance contre un défaut du pays -est proche de ses records. En cause évidemment la situation financière du pays mais aussi cette politique d’austérité qui aggrave  croissance et chômage. En effet le nombre de chômeurs s’alourdit encore en Espagne. Il a atteint fin mars un nouveau record, avec 4,75 millions de personnes, a annoncé mardi 3 avril le ministère du Travail, estimant que ce chiffre souligne « l’importance » de la réforme du travail qui apporte un « cadre de confiance et de flexibilité ». Ce chiffre de 4.750.867 demandeurs d’emploi marque le huitième mois consécutif de hausse du chômage et le situe à un niveau record depuis le début de la crise en 2008 et la première diffusion de ces statistiques mensuelles en 1996.  Privé de son moteur économique, la construction, le taux de chômage espagnol s’envole. En mars, 38.769 chômeurs de plus ont été comptabilisés, soit une augmentation de 0,82% par rapport à février.  Selon les chiffres d’Eurostat, publiés lundi, l’Espagne a une nouvelle fois affiché le taux de chômage le plus élevé de l’Union européenne en février, soit 23,6%. Le gouvernement prévoit qu’il atteindra 24,3% de la population active à la fin de l’année. L’Espagne s’enfonce dans la récession au premier trimestre 2012, accumulant deux trimestres consécutifs dans le rouge, selon les données les plus récentes de la Banque d’Espagne. Après une faible croissance, de 0,7%, en 2011, le gouvernement espagnol a prévu un recul du 1,7% du PIB sur l’ensemble de 2012.

 

Les Bourses européennes en net repli, prennent enfin en compte les réalités économiques

Les Bourses européennes en net repli, prennent enfin en compte les réalités économiques

Les bourses déconnectées des réalités économiques depuis des mois prennent enfin compte la croissance en même temps l’inévitable détérioration de la situation financière. La bourse casino se réveille avec la gueule de bois ; Encouragée par les propos ésotériques des analystes qui poussent les petits épargnants à investir, la bourse renonce au déni de réalité ; pas de croissance, moins de chiffres d’affaires, moins de profits, détérioration mécanique des situations financières publiques et privées. Les Bourses européennes ont accusé un net repli mercredi, plombées par l’échec de l’émission obligataire espagnole et des craintes de récession en zone euro ainsi que, dans une moindre mesure, par une série de statistiques décevantes aux Etats-Unis. « Alors qu’aux Etats-Unis, la Réserve fédérale juge la reprise économique suffisamment robuste pour éviter un nouveau programme d’assouplissement monétaire, la situation en Europe est beaucoup plus délicate, comme l’a fait valoir la Banque centrale européenne », a souligné Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.  Mario Draghi, le président de l’institut monétaire, a jugé « prématuré » un arrêt des mesures anti-crise mises en place pour faire face à la crise financière.  Outre-Atlantique, l’activité dans les services mesuré par l’indice ISM a ralenti en mars et le résultat s’est avéré inférieur aux attentes. Et dans le secteur privé américain, les embauches ont également ralenti en mars.  L’Eurostoxx 50 a perdu 2,54%.  La Bourse de Paris a accusé une forte baisse de 2,74%.  L’attitude de la BCE, qui a opté pour le statu quo, « a douché les espoirs des investisseurs qui s’attendaient à d’éventuelles nouvelles mesures de soutien vu la faiblesse de l’économie », a déploré Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.  Le dossier espagnol a aussi pesé sur les échanges après l’échec d’une émission. Toutes les valeurs du CAC 40 ont terminé dans le rouge.   La Bourse de Milan s’est effondrée de 2,42% à 15,245 points. Finmeccanica a signé la plus mauvaise performance, perdant 6,97% à 3,708 euros. Le groupe de télévision italien Mediaset, contrôlé par l’ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi, a chuté de 5,27% à 1,925 euros, après avoir annoncé qu’il vendait sa participation dans la société de production Endemol.  La Bourse d’Amsterdam s’est repliée de 2,53% à 313,87 points, la baisse la plus importante ayant été enregistrée par le bancassureur ING, qui a cédé 5,15% à 5,75 euros, suivie par la compagnie aérienne franco-néerlandaise Air France-KLM, qui a perdu 4,82% à 3,99 euros.  Deuxième journée consécutive de baisse pour la Bourse suisse, en recul de 1,47% à 6.166,79 points. Le leader mondial de l’intérim Adecco s’est replié de 3,93% à 45,50 francs suisses. La banque Credit Suisse a perdu 3,06% à 24,70 francs suisses et le laboratoire Actelion a baissé de 2,90% à 33,46 francs suisses.  Bruxelles a fortement baissé, perdant 3,10% à 2.262,45 points. Parmi les plus fortes baisses, le bancassureur KBC a chuté de 9,34% à 15,86 euros et le numéro un mondial du zinc Nyrstar a perdu 5,50% à 6 euros.  La Bourse de Lisbonne a plongé de 2,36%, tirée vers le bas par les valeurs bancaires. Avec 18 de ses 20 valeurs dans le rouge, l’indice PSI-20 à clôturé à 5.361,30 points. La banque BCP a perdu 7,41% tandis que la BES a reculé de 4,54% et la BPI de 3,59%.

 

Sernam une reprise très politique avant dépeçage

Sernam une reprise très politique avant dépeçage

Historiquement le Sernam a presque toujours été en déficit ; sauf à sa création où l’entreprise avait été remarquablement redressée par son ancien patron, M. Piéfort. Après l’activité messagerie est retombée dans le rouge ; ce qui a motivé la privatisation en 2005 avec des fonds publics contestés par Bruxelles et les autres messagers ; Il s’agit cette fois d’une reprise très politique car l’offre Sernam va faire double emploi avec celle de Géodis ; la moitié des salariés (et les sous traitants ?) seront sauvés provisoirement. Les autres embauchés à la SNCF. Progressivement l’offre Sernam va disparaître avalée par Géodis. Un faux sauvetage en quelque sorte qui n’est justifiée que par la campagne électorale ; finalement, le contribuable va payer la facture. Tant mieux pour les emplois sauvés mais le bilan économique est peu glorieux. Ancienne filiale de la SNCF, Sernam avait été privatisée en 2005 et acquise par le fonds Butler Capital. Mais la société n’a pas résisté à la concurrence exacerbée du secteur combinée à la crise économique. Elle avait été placée en redressement judiciaire le 31 janvier.  Depuis, seul Géodis avait manifesté son intérêt pour le transporteur.  Mardi, la filiale de la SNCF a accepté de faire des concessions en proposant au tribunal une reprise partielle de la société en difficulté dès le 7 mai, soit trois semaines après l’éventuel feu vert de la justice contre les 28 à 45 jours souhaités initialement.   Il a en revanche maintenu sa proposition de ne sauvegarder que 826 postes, alors que Sernam compte encore 1.441 employés, contre 1.600 fin janvier, après une série de départs liés aux difficultés financières de l’entreprise.  Selon une source proche du dossier, l’offre inclurait en réalité le maintien de seulement 622 postes et une centaine de reclassements.  M. Blayau a indiqué qu’il avait proposé 500.000 euros pour la reprise du fonds de commerce, contre 50.000 euros prévus dans l’offre initiale. A ce demi-million s’ajoutent 250.000 euros proposés par BMV, filiale à 30% de Geodis. Il a par ailleurs précisé que la marque Sernam ne serait « pas réutilisée » mais que la société fonctionnerait sous le nom de Calberson, autre filiale de Geodis.  Le patron de Geodis, qui a obtenu de la Commission européenne que le repreneur n’ait pas à rembourser 642 millions d’aides touchées par Sernam et jugées illégales par Bruxelles, a par ailleurs assuré qu’il n’avait jamais songé à retirer son offre.   »Si on a attiré l’attention sur l’état de la trésorerie, ce n’était ni pour se retirer ni pour reculer. Il n’y a pas eu d’atermoiements », a-t-il dit.  Il a également récusé avoir fait l’objet de pressions politiques pour maintenir son offre, tout en reconnaissant que le gouvernement suivait « de près » le dossier.  Une quarantaine de salariés de Sernam présents à Nanterre mardi ont accueilli les derniers développements avec calme mais amertume.   »Je tourne une page, j’ai trente ans de service chez Sernam (…) c’est un énorme gâchis », a déclaré Jésus Garrido, délégué FO, salarié à Miramas (Bouches-du-Rhône). « J’ai beaucoup d’amertume (…) J’espère qu’il y aura des reclassements et un accompagnement », a-t-il ajouté.  L’issue finale du dossier Sernam est éminemment sensible à l’approche de l’élection présidentielle, le gouvernement souhaitant éviter à tout prix des licenciements à moins de deux semaines du premier tour.  Le ministre des Transports, Thierry Mariani, s’est immédiatement félicité du maintien de l’offre de Geodis, assurant que des solutions seraient proposées à tous les salariés.   »Si cette offre est acceptée par le tribunal vendredi, on pourra proposer des solutions pour la totalité des salariés puisque, immédiatement après la décision du tribunal, nous ferons une table ronde avec l’ensemble des acteurs de la messagerie pour voir combien les autres sociétés peuvent reprendre de personnes », a-t-il commenté.  Il a en outre rappelé que le PDG de la SNCF Guillaume Pepy avait confirmé que l’entreprise publique mettrait environ 500 offres d’emplois « à disposition réparties sur tout le territoire ».

Carburant: nouveaux records pour le sans plomb

Carburant: nouveaux records pour le sans plomb

Bla, Bla habituel pour expliquer la hausse (conflits, demande etc.) mais on oublie la spéculation. Le pétrole est une valeur sûre quand l’instabilité règne sur le marché des actions et des obligations. Même à 2 euros, la consommation reste ferme, alors la spéculation, qui a toujours existé,  s’amplifie (cela vaut aussi sur d’autres matières premières y compris alimentaires).Les prix de l’essence sans plomb continuent donc de flamber et ont enregistré de nouveaux records en France la semaine dernière, tandis que le gazole a reculé, selon les relevés hebdomadaires publiés mardi par le ministère du développement durable.  Le litre de super sans plomb 95 (SP95) a atteint 1,6619 euro et celui de sans plomb 98 (SP98) est monté à 1,7121 euro. Tous deux dépassent leur précédent record établi une semaine plus tôt (à respectivement 1,6546 et 1,6999 euro). Le litre de gazole en revanche s’est replié pour la troisième semaine consécutive, à 1,4347 euro. Il continue ainsi de s’éloigner de son sommet historique de 1,4584 euro atteint à la mi-mars.  Ces prix de vente à la pompe sont des moyennes nationales calculées par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) à partir de données fournies par les stations-services. Ils sont largement dépassés à certains endroits: un parking parisien avait été le premier, mi-mars, à vendre du SP95 à plus de 2 euros le litre.  Le gazole représente environ 80% de la consommation française de carburants automobiles, loin devant le super sans plomb 95 (15%) et le sans plomb 98 (5%).  Depuis la fin 2011, les prix des carburants sont pris dans une spirale haussière, en raison des tensions géopolitiques (Iran, Soudan, Nigéria…) qui maintiennent les cours du pétrole brut à des niveaux très élevés, et d’un affaiblissement de l’euro par rapport au dollar qui renchérit le coût de l’or noir une fois sa valeur convertie dans la monnaie unique européenne.  Cette flambée des prix des carburants, qui frappe les automobilistes au portefeuille, a déclenché un concours de propositions et de contrepropositions de la part des candidats à l’élection présidentielle.

 

La bourse durablement orientée à la baisse, en cause la croissance

La bourse durablement orientée à la baisse, en cause la croissance

 

En dépit des mouvements traditionnels de yo-yo, tendanciellement les bourses sont orientées à la baisse. Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse mardi, après le long week-end de Pâques, affaiblies comme Wall Street déjà la veille par le rapport mensuel de l’emploi aux Etats-Unis, ressorti moins bon qu’attendu. Avec le retour de l’inquiétude concernant la dette en zone euro, notamment en Espagne, les valeurs cycliques et financières ont été, comme la semaine dernière, les plus vivement attaquées. L’indice CAC 40 a reculé de 3,08% à 3.217,60 points, retrouvant sa clôture du 13 janvier et enfonçant une zone de support clé à 3.250-3.260 points qu’il avait testée dès l’ouverture. Ce niveau de soutien correspondait au retracement de 50% de la hausse enclenchée en décembre, qui avait porté l’indice à un plus haut de 3.600 points le 16 mars. Cette zone correspondait aussi à la moyenne mobile 200 jours de l’indice. L’indice a désormais largement entamé ses gains de l’année et n’affiche plus qu’une hausse de 1,8% depuis début janvier. Alexandre Le Drogoff, gérant et spécialiste de l’analyse technique chez Talence Gestion, s’attend à un rebond rapide vers la prochaine zone de résistance des 3.300 points, un mouvement qui pourrait rapidement céder la place à une rechute. Parmi les grandes places européennes, Londres a cédé 2,24%, Francfort 2,49%, Milan 4,98% et Madrid 2,96%. Du côté des indices paneuropéens, l’EuroStoxx 50 a perdu 2,97%, son plus bas depuis mi-janvier, alors que l’EuroFirst 300 a perdu 2,48%.  Les es variations sont souvent expliquées par des événements conjoncturels, un chiffre d’emploi aux Etats Unis, une évolution de la production manufacturière ; Or si ces événements conjoncturels ont un impact immédiats, ils n’influent pas sur la tendance structurelle qui dépend, elle,  des fondamentaux économiques et financière. La bourse prend conscience que sans croissance il ne saurait y avoir de redressement de la cote. La crise de la sphère financière, notamment la dette publique, a contaminé l’ économie réelle qui à son tour contamine l’environnement financier ; Un retour de bâtons en quelque sorte. Pas de croissance, pas d’emploi, moins de consommation, moins d’investissement, moins de rentrées fiscales ; de nouveau des déséquilibres des budgets publics et des dettes. Et une fragilisation des banques engagées sur les marchés obligataires des pays très endettés. Les résultats des entreprises de l’économie réelle vont être très affectés, les profits et les dividendes aussi. La bourse set donc tendanciellement inscrite dans un processus baissier durable.

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Lundi 9 avril 2012

 

 

D’après l’institut de sondage CSA (groupe Bolloré !), la candidate du Front National Marine Le Pen séduit de plus en plus de jeunes. Que fait la police ?

D’après  l’institut de sondage CSA (groupe Bolloré !), la candidate du Front National Marine Le Pen séduit de plus en plus de jeunes. Que fait la police ?

 En ce moment les instituts de sondage proches du pouvoir actuel ont tendance à trop fumer la moquette ; après Ipsos qui mettait nettement tête Sarkozy mais qui s’est repris sans doute par peur du ridicule, c’est maintenant l’institut CSA qui déraille.  Pour CSA les 18-24 ans seraient de plus en plus nombreux à être séduits par la candidate du Front National. Quand on voit la tête des participants à ses meetings on a de la peine à le croire, il y a davantage d’utilisateurs de  déambulatoires que de rappeurs. Elle arriverait même en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, devant François Hollande. Le candidat socialiste arrive deuxième des intentions de vote des 18-24 ans devant Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. Surtout, Marine Le Pen est la candidate qui a le plus progressé dans les intentions de vote des jeunes. A l’inverse, le candidat socialiste apparaît comme le grand perdant de ces derniers mois chez les jeunes. Voilà, l’intention est lâchée, ll faut affaiblir Hollande ; CSA (Bolloré, ami du président) met le paquet. On se demande comment sont effectués ces sondages bidonnés et qui donnent les résultats que souhaitent ceux qui les financent ou qui  les dirigent. Donc marine séduit les jeunes et Mélenchon les vieux, Sarkozy les électeurs pauvres et intègres et Hollande les culs de jatte. Sondage scientifique effectué sur un échantillon représentatif (méthodes des quotas ) de 5 militants de l’UMP.

 

La Chine : un petit excédent commercial mais des échanges qui se tassent ; signe du ralentissement mondial

La Chine : un petit excédent commercial mais des échanges qui se tassent ; signe du ralentissement mondial

E excédent  à 5,35 milliards de dollars, après un déficit de 31,5 milliards de dollars en février, selon les chiffres publiés mardi par les douanes chinoises.  Les exportations de la deuxième économie mondiale ont progressé de 8,9% sur un an à 165,66 milliards de dollars, tandis que les importations ont atteint 160,31 milliards de dollars, en hausse de 5,3%.   »L’excédent de mars est plutôt faible alors que la détérioration intervenue sur les marchés étrangers depuis l’an dernier a continué à affecter les exportations chinoises », a déclaré à l’AFP Liao Qun, économiste pour la Chine de Citi Bank International.  Ce retour à un excédent constitue une surprise pour les quinze analystes interrogés par l’agence Dow Jones, qui tablaient en moyenne sur un déficit de 3,2 milliards de dollars, avec des exportations en hausse de seulement 7,2% et des importations plus vigoureuses, en augmentation de 9,3%.  Cela veut dire que la demande intérieure continue à ralentir », selon Qu Hongbin, principal économiste pour la Chine de la banque HSBC.  Sur l’ensemble du premier trimestre, la Chine enregistre un léger excédent dans ses échanges, d’un montant de 670 millions de dollars, tandis que le volume de son commerce extérieur a augmenté sur un an de 7,3%.  Ses exportations, qui se sont élevées à 430 milliards de dollars sur la période, sont constituées pour 253 milliards de dollars de machines et de produits électroniques.  En 2012, la croissance prévue du commerce extérieur du premier exportateur de la planète n’est que d’environ 10%, alors que les exportations chinoises avaient encore augmenté l’an dernier de 20,3%, et les importations de 24,9%.  Avec l’UE, les échanges commerciaux ont progressé au premier trimestre de 2,6%, à 126,87 milliards de dollars, tandis qu’ils ont progressé de 9,3% à 106,77 milliards de dollars avec les Etats-Unis.  Le commerce extérieur de la Chine avec les pays d’Asie du Sud-Est a augmenté entre janvier et mars de 9,2% sur un an à 86,78 milliards de dollars, dépassant les échanges avec le Japon, qui ont baissé de 1,6% à 79,44 milliards de dollars.  Le commerce bilatéral avec la Russie est celui qui a connu la plus forte croissance sur la période, avec 33% de hausse sur un an, à 21,49 milliards de dollars.   »D’une manière générale, les exportations chinoises se sont stabilisées, et ne connaîtront pas de rebond d’ampleur avant le deuxième semestre », selon You Hongye, analyste chez Essence Securities à Pékin.   »Mais les importations resteront faibles à cause de la demande intérieure. L’économie chinoise va continuer à ralentir avant de se stabiliser au troisième trimestre », prédit cet analyste.  La Chine doit publier vendredi le chiffre de sa croissance pour le premier trimestre, attendu en baisse. Selon les analystes interrogés par le quotidien économique Diyi Caijing Ribao (China Business News), la hausse du PIB devrait être limitée à 8,4%, contre 8,9% pour le quatrième trimestre 2011 et 9,2% pour l’ensemble de l’an dernier.  Enfin, le ralentissement de la croissance du commerce extérieur n’affecte pas toutes les régions chinoises de la même manière, alors que certaines provinces de l’intérieur commencent à rattraper leur retard sur les provinces côtières, où se concentraient jusqu’ici les entreprises exportatrices.  Alors que les exportations du Guangdong (sud), qui arrive au premier rang des provinces pour ses échanges avec l’étranger, n’ont progressé que de 5,4% au premier trimestre, celles de Chongqing (sud-ouest) et du Henan (centre) ont respectivement bondi de 150% et de 140%, selon les douanes.

 

 

Les entreprises moroses vont moins investir en 2012

Les entreprises moroses vont moins investir en 2012

Faute de demande surtout en matière de consommation, les entreprises réduisent la voilure des investissements. Alors que l’Allemagne a retrouvé son niveau d’investissement d’avant la crise de 2008, les chefs d’entreprise français demeurent sur la défensive. Selon une étude réalisée par l’assureur-crédit Euler Hermes auprès de 1 684 entreprises sur les périodes mai 2011-septembre 2011 et novembre 2011-janvier 2012, un tiers des entreprises ont stoppé leurs investissements au second semestre 2011. Les petites sociétés réalisant moins de 4 millions d’eu­ros, notamment dans le commerce de détail, sont particulièrement touchées. L’absence de visibilité en est la principale raison. «Un effet brouillard a entraîné un net repli des décisions d’investissements et la qualité de l’investissement se détériore», explique Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. Tous les secteurs n’ont pas réagi de la même manière. «45 % des entreprises de services ont décidé de stopper leurs investissements quelle que soit leur taille. À l’inverse, les industries agroalimentaires - notamment de taille importante - ont su tirer leur épingle de jeu: + 8 % de taux d’investissement par rapport à la moyenne des autres secteurs. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’elles exportent davantage», observe Ludovic Subran.  La morosité a aussi dicté l’attitude des deux tiers des entreprises qui ont augmenté leurs dépenses d’investissement l’année dernière par rapport à 2010. Elles l’ont fait parce qu’elles avaient investi au premier semestre et ne pouvaient donc plus geler leurs dépenses au second semestre. La tendance reste la même pour cette année. Seulement un quart des entreprises françaises prévoit une augmentation de leurs dépenses d’investissement. Attentistes, elles n’investissent pas pour conquérir de nouveaux marchés ou améliorer leur recherche, mais pour renouveler leurs équipements ou les mettre aux normes. «Les entreprises sont très inquiètes», résume Ludovic Sénécaut, responsable région France d’Euler Hermes. Il est vrai que les perspectives d’activités ne sont pas encourageantes. Euler Hermes prévoit une croissance de 0,4 % cette année. Les incertitudes sur l’évolution de la fiscalité au lendemain de l’élection présidentielle sont grandes. «Notre croissance va pâtir des plans d’austérité des autres pays ainsi que des records historiques en termes d’épargne et de chômage impactant la consommation», conclut Ludovic Senécaut. L’assureur-crédit table sur une hausse de 4 % des défaillances d’entreprise qui devrait toucher 63.500 entreprises.

 

Sans croissance, moins de recettes fiscales, déficits et dettes en hausse

Sans croissance, moins de recettes fiscales, déficits et dettes en hausse

 

Les  candidats comptent un peu trop sur les recettes fiscales futures. Sur ce point, les économistes se montrent même plus prudents. Nicolas Sarkozy table sur une hausse du PIB de 2 % à partir de 2014, François Hollande de 2 % en 2014 et de 2,25 % par la suite. «Il serait plus sage de prévoir une croissance de 1,5 %», estime Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis. «Et surtout, à niveau égal, la croissance générera spontanément moins de recettes fiscales que lors de la phase d’expansion d’avant 2007», alerte Mathieu Plane, économiste à l’OFCE. Mécaniquement, lorsque le PIB progresse, les prélèvements obligatoires suivent. Davantage de profit, cela signifie davantage d’impôt sur les sociétés (IS), des salaires plus élevés, davantage de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu (IR), etc. Mais selon le type de croissance, la corrélation est plus ou moins forte. L’économie du début des années 2000, caractérisée par un boom immobilier, a été particulièrement propice aux recettes fiscales. Ainsi les droits de mutation, un impôt sur les transactions immobilières, ont-ils rapporté aux collectivités locales 9,6 milliards en 2007, contre 4,7 milliards en 2000. Les recettes de l’ISF ont presque doublé (2,2 milliards en 2000, 4 milliards en 2007). «La croissance était également tirée par les dépenses des ménages. Une aubaine pour l’État dont le principal impôt, la TVA, est assis sur la consommation», ajoute Jean-Christophe Caffet. Enfin, l’IS a été dopé ­jusqu’en 2007 par les profits records des banques. Dans un rapport de 2008, Philippe Marini, alors rapporteur général (UMP) de la commission des finances du Sénat, évoquait l’hypothèse d’une «bulle» de 10 milliards d’euros sur les prélèvements obligatoires. Une bulle qui a éclaté avec la crise financière. Fait rare, les impôts et cotisations sociales ont diminué en 2009. L’IS s’est effondré, rapportant 21 milliards en 2009 contre 51 milliards en 2007. Depuis, les prélèvements obligatoires sont revenus à leur niveau d’avant-crise, à l’exception de l’IS (39 milliards en 2011). «Mais s’il n’y avait pas eu de crise, les prélèvements seraient supérieurs de 23 milliards à ce qu’ils sont aujourd’hui. Il existe bel et bien une perte structurelle de recettes», souligne Mathilde Lemoine, directrice des études économiques de HSBC. En outre, les recettes ne retrouveront pas leur train d’antan. «Le modèle de croissance fait de boom immobilier et de consommation vigoureuse est terminé. Nous sommes entrés dans une période d’ajustement, où les salaires progresseront peu. La TVA, les droits de mutation, mais aussi les cotisations sociales croîtront moins vite», estime Jean-Christophe Caffet. Finie donc la forte hausse spontanée des recettes, comme avant 2007. Voilà pourquoi les contribuables sont mis à contribution depuis 2010. Et si la croissance économique ­prévue par les candidats n’était pas au rendez-vous, les hausses d’impôts risqueraient d’être plus élevées que les 50 milliards du programme de François Hollande et les 16 milliards prévus par Nicolas Sarkozy.

 

Sécurité sociale : « seulement » 9 milliards de déficit en 2011, jute un petit endettement de 260 milliards à la louche !

Sécurité sociale : « seulement »  9 milliards de déficit en 2011, jute un petit endettement de 260 milliards à la louche !

Tout va bien, la Sécu accuse seulement un déficit un peu inférieur à 9 milliards ; bref un petit endettement qui tourne autour de 200 millairds. Recettes  supérieures aux attentes et les dépenses moins importantes sur l’année 2011. Le «trou» de la Sécu serait ainsi de 8,6 milliards d’euros, contre 11,6 milliards en 2010, annonce le directeur de la branche maladie de la Sécurité sociale, Frédéric Van Roekeghem, aux Échos . Le déficit de l’Assurance-maladie est «inférieur de 900 millions aux prévisions», souligne-t-il.  Le directeur de l’Assurance-maladie ajoute que les frais de gestion sont «en réduction constante», grâce notamment à Internet et à une réduction des effectifs. Et même s’il soutient qu’il «est encore trop tôt pour se prononcer sur l’année 2012», il prévoit que «le déficit sera ramené cette année à la moitié de ce qu’il était en 2004, voire moins, alors que la crise de 2008-2009 a été sans précédent». Pour l’année à venir, les candidats UMP et PS à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande, promettent tous deux une hausse des dépenses de santé, de respectivement 2,5% et 3%. Une augmentation consensuelle que Frédéric Van Roekeghem explique par «la nécessité de maîtriser la dépense de santé et de maintenir un haut niveau de protection sociale». Frédéric Van Roekeghem se veut ainsi rassurant et affirme que «la situation n’est pas aussi dramatique qu’on pourrait le croire. L’équilibre est à notre portée sans se lancer dans des réformes brutales, comme certains le préconisent».  Un point de vue à l’opposé de celui du Medef, qui estime que l’Assurance-maladie est «au bord de la faillite». Le patronat appelle de ses vœux une réforme radicale du système de santé sur le quinquennat à venir.

 

L’industrie française dans le rouge en février

L’industrie française dans le rouge en février

L’industrie manufacturière française est à la peine en ce début d’année. Sa production recule de -1,2% en février, après avoir quasiment stagné en janvier (révisé en baisse à -0,1%), rapporte l’Insee ce mardi. L’industrie dans son ensemble, c’est-à-dire production énergétique inclue, a progressé de +0,3% sur le mois. «La consommation de gaz et d’électricité a crû fortement avec la vague de froid» (+10,2%), décrypte l’Insee.  Une partie de la baisse de la production manufacturière est à mettre sur le dos du grand froid ayant balayé la France en février. Ainsi, La production de caoutchouc et de plastique a chuté de 6,7% à cause des intempéries, explique l’Insee. Au-delà des aléas climatiques, la tendance n’est pas bonne. Sur les trois derniers mois, la production manufacturière a perdu 1,1%. Résultat, elle est aujourd’hui «inférieure de 1,6% au niveau atteint l’année précédente», fait remarquer l’Insee.  La faiblesse de la demande intérieure semble être en cause. «Depuis ses derniers six mois, les commandes issues du tissu industriel français n’ont fait que très peu de progrès, si ce n’est aucun», notent les économistes de BNP Paribas dans une note publiée vendredi. «Les exportations n’ont que faiblement progressé, ce qui n’est pas suffisant pour tirer l’activité.»  En février, la production de produits électroniques et informatiques a par exemple baissé de -1,8%. Selon BNP Paribas, il s’agit d’un effet de correction après le rebond observé en janvier (+2,7%). La chimie et le textile reculent respectivement de -1,7% et -1,5%. L’automobile résiste faiblement (+0,1% sur le mois, après -2,5% en janvier), probablement grâce au lancement de nouveaux modèles, notent les économistes de la banque.  Le mois de mars s’annonce tout aussi gris pour l’industrie française. L’indice PMI, qui permet de déceler les tendances avant la publication des chiffres officiels de l’Insee, prédit que le ralentissement de l’activité devrait continuer. La Banque de France a confirmé, ce mardi également, qu’elle anticipait une croissance nulle au premier trimestre.

 

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Mardi 10 avril 2012

Lundi 9 avril 2012

 

 

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