Le secteur de la messagerie plombé par la dérégulation et les prix bas

Le secteur de la messagerie plombé par la dérégulation et les prix bas

La messagerie française autrefois fleuron du transport terrestre est à vendre. En cause, la guerre tarifaire provoquée par la surcapacité ; plus fondamentalement les messagers français sont aussi victimes de leur idéologie libérale. Opposés le plus souvent aux mesures de régulation ils se sont fait manger par la voracité des plus grands notamment étrangers. Mory en est le meilleur exemple. Breau, son président (et président de la fédération de la messagerie) est tombé dans le piège de l’ultralibéralisme qu’il défendait «  le renard libre dans le poulailler libre ». Les messagers français ont fait comme la grenouille, ils se sont crus plus gros que le bœuf ; ils s’imaginaient en grands patrons de l’industrie du transport alors qu’ils n’étaient en réalité que de petits patrons de PME. Manque de modestie, manque de pertinence, et naïveté ont eu raison des plus grandes marques. La crise économique sans précédent, conjuguée à l’inflation du prix des carburants, a eu raison de sociétés de messagerie françaises qui étaient déjà fragilisées par la féroce guerre des prix dans ce secteur hautement concurrentiel, ont estimé des experts du secteur. « Le marché des transports est toujours concurrentiel car il ne peut fonctionner que s’il est en surcapacité d’offre, mais il faut savoir optimiser le taux de remplissage », a expliqué à l’AFP un professionnel sous couvert d’anonymat. « Dans la messagerie, la concurrence est très forte car il faut une capacité importante, et les marges sont très faibles », a-t-il relevé. « Les sociétés de messagerie ont développé une politique de prix qui était incompatible avec leur rentabilité ».  Dernière victime en date: la société Sernam, placée en redressement judiciaire en janvier, dont le sort devrait être fixé mardi devant le Tribunal de commerce de Nanterre. Ancienne filiale de la SNCF privatisée en 2005, Sernam n’intéresse –et encore du bout des doigts– que Geodis, filiale de l’exploitant ferroviaire.   »Sernam est sous perfusion depuis des années. La société n’a quasiment jamais été rentable depuis sa création » en 1970, a relevé le professionnel.  Elle « a mené une politique de prix très agressive pour conserver ou développer des parts de marchés, et il y a eu des investissements pas très opportuns », a renchéri un responsable syndical.  Le groupe de transport et de logistique Mory a été placé partiellement en redressement judiciaire l’an dernier, et son activité de messagerie reprise par la société d’investissements Caravelle, déjà propriétaire de Ducros Express (ex-DHL France).   »Le secteur de la messagerie souffre économiquement depuis de nombreuses années et, malgré les regroupements, il a du mal à trouver un équilibre financier », a estimé Patrick Bouchez, président délégué général de la Fédération des entreprises de transport et logistique de France (TLF). « Les réseaux nationaux nécessaires sont lourds et les prix du transport de marchandises sont extrêmement bas du fait de la concurrence ».  Selon lui, la baisse de la production industrielle dans le sillage de la crise économique internationale qui a pris racine en 2008 a accentué les difficultés d’un secteur dont les coûts de structure sont élevés, et qui ont eux-mêmes été amplifiés par l’envolée des cours du pétrole.  Cet « effet de cisaille » a porté un coup fatal à des entreprises déjà fragilisées, qui n’ont pas vu arriver les volumes d’affaires « déjà optimistes » qu’elles escomptaient.  Selon ces experts, la consolidation devrait se poursuivre dans les prochaines années en particulier avec le regroupement ou l’absorption d’acteurs régionaux pour constituer des entités nationales disposant d’un maillage suffisamment conséquent.  Le rachat par le groupe américain UPS de son rival néerlandais TNT Express, annoncé mi-mars, devrait également participer à « l’assainissement » de cette activité, qui a déjà connu plusieurs phases de consolidation.  Il y a plus de dix ans, les sociétés ferroviaires (SNCF, SNCB-chemins de fer belges) ou postales (allemande, néerlandaise) ont racheté des filiales de services publics et constitué des réseaux nationaux. Ceux-ci ont ensuite été cédés à des sociétés d’investissement comme Caravelle ou Butler Capital (qui a repris Sernam en 2005), a expliqué le professionnel.  Geodis, numéro un de la logistique en France et troisième en Europe, a également grossi par acquisitions au fil des ans. Sa filiale de messagerie Geodis Calberson gère désormais 36 millions d’envois par an, et emploie 12.000 personnes.  Le secteur de la messagerie génère environ 15% du chiffre d’affaires du transport routier français (51 milliards d’euros), et emploie environ 55.000 personnes (400.000 pour le transport routier).

 

Les taux d’emprunt de l’Allemagne sont dangereux pour le pays selon Schäuble

Les taux d’emprunt de l’Allemagne sont dangereux pour le pays selon Schäuble

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé dans un entretien publié samedi que les taux extrêmement bas auxquels l’Allemagne s’endettait depuis quelques mois ne pouvaient « pas être bons à long terme ».   »Nous empruntons à l’heure actuelle de l’argent à des taux qui sont tellement bas qu’ils ne peuvent décemment pas être bons à long terme, mais sont simplement le signe de l’incertitude » qui règne parmi les investisseurs, a jugé le ministre dans les colonnes du quotidien régional Neue Osnabrücker Zeitung.  Sur fond de crise de la dette en zone euro l’Allemagne a conforté son statut de refuge pour les investisseurs en obligations publiques, et a vu les taux de sa dette baisser, s’établissant même en terrain négatif lors de certaines opérations sur le marché primaire. L’apaisement relatif des tensions en zone euro depuis le début de l’année n’a pas vraiment changé la donne.  Pour les finances publiques du pays, c’est une aubaine: l’an dernier le service de la dette allemande, un poste de quelque 40 milliards d’euros au budget, est ressorti de 2,5 milliards d’euros inférieur aux prévisions initiales grâce à cet effet.

La légion d’honneur encore galvaudée, l’ancien ministre communiste Jack Ralite la refuse

La légion d’honneur encore galvaudée, l’ancien ministre communiste Jack Ralite la  refuse

 

La dernière promotion de la Légion d’honneur vient d’être publiée et certains noms sont inattendus. Un ancien ministre, Henri Torre, vient même de la refuser. Alors la donne t-on à n’importe qui ?  Parmi les 800 promus de Nouvel an, des noms prestigieux comme l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse ou l’ancienne vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme Joëlle Kauffman. Mais on trouve aussi des personnages plus populaires : les chanteurs Stone et Charden ou le journaliste Georges Pernoud.. Son nom figurait sur la liste de la promotion du Nouvel An de la Légion d’Honneur : Jack Ralite, ministre de la Santé entre 1981 et 1983, déclare dans un communiqué refuser la rosette. « Je n’ai pas refusé trois fois la Légion d’Honneur sous la gauche pour l’accepter une fois sous la droite », écrit le sénateur de Seine-Saint-Denis. Un autre ancien ministre, Henri Torre, 78 ans, ex-sénateur UMP, a refusé  lundi sa promotion au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, bafouée selon lui par « la nomination de n’importe qui ».

 

Marine Le Pen veut interdire les supermarchés

Marine Le Pen veut interdire les supermarchés

Dernière idée en date de la présidente du Front national pour relancer l’emploi : protéger le commerce de proximité en interdisant les grandes surfaces dans les villes de moins de 30.000 habitants. Une proposition jugée « démagogique » par la Fédération du commerce et de la distribution.  C’est dans un entretien au quotidien régional Le Progrès, paru ce jour, que Marine Le Pen a lancé sa croisade anti-grandes surfaces. À la question : « Que proposez-vous pour relancer l’emploi ? », la présidente du FN répond : « Interdire la présence de la grande distribution dans toutes les villes de moins de 30.000 habitants. » Des enseignes qu’elle accuse de « tuer le petit commerce ». Et de mettre en avant une mesure italienne des années 1970, quand les commerçants se sont regroupés en une association, Confcomercio, pour imposer ces restrictions. « Les résultats ont été excellents en termes d’emploi. » Des propos aussitôt jugés « démagogiques et électoralistes » par la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Selon un sondage Ifop publié mi-mars pr la mutuelle Médicis, les petits commerçants se sentent en effet « abandonnés par les pouvoirs publics ». Ils ne seraient plus que 37% à souhaiter donner leur voix à Nicolas Sarkozy, soit 7 points de moins qu’en 2007. Dans un communiqué, la FCD souligne que « les enseignes de la distribution répondent à des besoins, avec des formats divers et adaptés (hypermarchés, supermarchés et magasins de proximité) sur tout le territoire ». Avançant que la grande distribution, forte de « 750.000 emplois », « en recrute chaque année 100.000, dont la moitié sont des jeunes peu qualifiés ».  Deux études de l’Insee, parus dans la décennie 2000, ne dressent  pas non plus le tableau noir brossé par Marine Le Pen. En 2007, l’institut de statistiques notait ainsi que « le nombre de commerces traditionnels baisse moins rapidement depuis dix ans. il augmente même dans certaines activités. » Une autre étude, portant sur l’emploi dans le commerce de détail alimentaire, montre que, tandis que les supermarchés regroupent de plus en plus de salariés, le petit commerce n’en pâtit pas : le nombre d’emplois y est resté est resté stable depuis 25 ans.

 

Grèce : funérailles politisées pour le retraité suicidé, symbole du désarroi du pays

Grèce : funérailles politisées  pour le retraité suicidé, symbole du désarroi du pays

Des centaines de Grecs ont rendu un dernier hommage aujourd’hui au septuagénaire qui s’est suicidé mercredi dans le centre d’Athènes. L’homme est devenu un symbole du désarroi du peuple grec face à la crise économique. Un rassemblement organisé après les obsèques a été entaché par l’agression d’un policier.  L’incident s’est produit sur la place centrale Syntagma, celle-là même où le défunt s’est tiré une balle dans la tête mercredi dernier. Une vingtaine de personnes s’en sont prises à un policier qui quittait son service. Les agresseurs se sont aussi emparés de son gilet pare-balle et de son talkie-walkie, avant de les brûler sur place. L’homme a immédiatement été conduit à l’hôpital pour les premiers soins. Peu de temps auparavant, la foule était rassemblée aux cris de « peuple en avant, ne baisse pas la tête, la seule réponse est la résistance ». Le cercueil du retraité a été applaudi au moment de son arrivée dans la cour du cimetière central d’Athènes. « Je ne trouve pas d’autre solution pour en finir dignement » Mercredi matin, Dimitris Chrisoula, pharmacien à la retraite de 77 ans, s’était suicidé devant les passants, sur la place Syntagma, à quelques mètres du Parlement. Malade du cancer, il avait laissé une lettre manuscrite accusant le gouvernement de l’avoir privé de ressources, via les coupes effectuées sur les pensions de retraites. « Je ne trouve pas d’autre solution pour en finir dignement, avant de devoir commencer à faire les poubelles pour me nourrir », a-t-il écrit pour expliquer son geste.

Les partis politiques grecs retrouvent du crédit, en cause la sévérité de la purge européenne

Les partis politiques grecs retrouvent du crédit, en cause la sévérité de la purge européenne

 

Les partis très décriés avant le règlement ( très priviosire) de la crise financière grecque retrouve du crédit. En faiat on sa’arçoit que la purge imposée par l’Europe ne sortira pas la Grèce de ses difficultés. La cote des deux principaux partis de gouvernement grecs se redresse donc à l’approche des élections législatives qui devraient avoir lieu le 6 mai, selon un sondage de l’institut Alco pour l’hebdomadaire Proto Thema. Crédités à eux deux de 26% des intentions de vote en février, le Parti socialiste (Pasok) et les conservateurs de la Nouvelle démocratie et en recueillent désormais 40%, selon cette enquête.

 

Comment Sarkozy finance ses appartements ? Avec des prêts fictifs ?

Comment Sarkozy finance ses appartements ? Avec des prêts fictifs ?

 

 

L’Assemblée nationale n’a pas pu prêter 3 millions de francs en 1997 à Nicolas Sarkozy pour l’acquisition d’un spacieux duplex sur l’île de la Jatte à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), comme l’a encore tacitement confirmé le candidat-président jeudi lors de la présentation de son programme de candidat à la présidentielle.  Interrogé par Mediapart.fr qui enquête depuis mars sur le financement de cet appartement revendu depuis, Bernard Accoyer, le président UMP du palais Bourbon, a assuré que les plafonds des prêts immobiliers accordés aux députés ont toujours été beaucoup plus bas.  Le montant maximum des prêts accordés à chaque député «s’élevait en dernier lieu à 288 147 euros, éventuellement majoré de compléments familiaux», indique l’élu de Haute-Savoie par courriel. «Transposée en 1997, cette règle signifie en clair que les prêts (…) ne pouvaient pas dépasser 1,2 million de francs», en déduit le site d’information en ligne, qui ajoute qu’il existait des «compléments familiaux» qui dans le cas de Nicolas Sarkozy «ont pu atteindre 500 000 francs maximum». En 2007, Nicolas Sarkozy avait détaillé l’achat de ce 7 pièces, avec jardin privatif sur la Seine, à «l’Express»  : les 5 400 000 francs de l’appartement avaient été financés avec 270 000 francs en dépôt de garantie, 1,6 million de francs empruntés à la Société générale, et plus de 3 millions auprès de l’Assemblée nationale. En revoyant le prêt du palais Bourbon à la baisse, «c’est un trou de quasiment 2 millions de francs qu’il reste à combler pour atteindre la valeur de l’appartement indiquée sur l’acte de vente», note Mediapart, d’autant que Bernard Accoyer «mentionne un prêt unique», ce que «des sources à la questure» ont confirmé. Dans ce cas, reste à savoir d’où ces deux millions proviennent.  La candidate écologiste Eva Joly avait soulevé le 30 mars la question du financement de l’appartement : «Voulons-nous réellement donner un deuxième mandat à un homme qui a donné des explications fausses sur son patrimoine en 2007, qui n’explique pas comment il a acquis son appartement de l’île de la Jatte ?», s’était interrogée l’ancienne juge d’instruction.

 

Mélenchon arrêté pour terrorisme ?

Mélenchon arrêté pour terrorisme ?

 

Après le flop de l’arrestation d’une dizaine d’islamistes sous l’œil bienveillant des caméras, il faut s’attendre à  tout. La patronne du MEDEF a qualifié Mélenchon » « d’héritier de la terreur » ; Si on gratte un peu, il y aurait peut-être des raisons pour Guéant d’arrêter ce terroriste qui ne cesse de grimper dans les sondages ; Mélenchon n’est pas musulman, encore moins terroriste, mais il agace tout le monde à gauche comme à droite. Il faut se méfier de ces indignés qu’il ne cesse  de rassembler, on passe vite du statut d’indigné à celui de révolutionnaire ; est-il seulement un vrai français bien de chez nous ce Mélenchon  ?  Pas sûr, la famille de sa mère est espagnole et en plus il est né au Maroc. De quoi l’inculper en plein meeting, pas de terrorisme, non mais de délit de lucidité. Le pire. On peut être en désaccord sur les propositions un peu populistes de Mélenchon mais son constat de la situation est souvent juste. Une petite perquisition au domicile devrait permettre de trouver un couteau de cuisine potentiellement dangereux pour assassiner une vieille dame qui participe aux meetings  de l’UMP. L’opération est montable, il suffit de solliciter l’ingénierie policière et politicienne de Guéant. Un peu gros, bien sûr, mais jusqu’au deuxième tour, il faut s’attendre à tous les coups fourrés, Sarkozy sait qu’en cas de défaite  les juges d’instruction l’attendent. Compte tenu de ce qu’il a dit des juges, il ne pourra bénéficier de la mansuétude dont a profité Chirac. Ce couteau de cuisine, il existe, d’après les services de police spécialisés, il y en aurait même une douzaine. De quoi équiper tout un réseau… de cuisiniers.

1er tour de la présidentielle: attention aux surprises

1er tour de la présidentielle: attention aux surprises

Donné vainqueur au second tour par une marge significative (54-46 ou 53-47), le candidat socialiste reste aujourd’hui le favori du scrutin, mais a reculé dans les intentions de vote, selon la plupart des sondages, pour se situer désormais à 27-28% au 1er tour.   En face, le candidat de l’UMP a grignoté petit à petit son retard pour osciller aujourd’hui autour de 28-29%, proche de son score du 22 avril 2007 (31,2%), sans toutefois opérer une percée.   »La dynamique est plutôt du côté de Nicolas Sarkozy » qui bénéficie, il est vrai, du fait qu’il est « plus que jamais le candidat unique de la droite » – le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ne tenant qu’une place marginale -, alors que François Hollande est concurrencé à gauche par quatre autres candidatures, fait remarquer Emmanuel Rivière (TNS Sofres).  Le PS affiche la sérénité. « Je ne suis pas du tout inquiet », a affirmé mercredi Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, en rappelant qu’au 1er tour en 2007, le total des voix de droite s’élevait à 34,5%.  L’optimisme renaît à droite. « Chaque jour prouve » que le président-candidat « est bien le moteur de cette campagne », selon François Fillon.   »L’objectif », a déclaré le Premier ministre, est de « virer largement en tête au 1er tour pour l’emporter » au second, misant sur l’effet psychologique d’un président menant à mi-course alors qu’il est donné largement battu depuis des mois.  Selon Emmanuel Rivière, on ne peut encore écarter l’hypothèse d’une finale inattendue au soir du 22 avril. « Un duel trop certain, trop annoncé, a pour caractéristique de produire des effets qui peuvent fragilier ce scénario », met-il en garde.  On ne peut exclure que François Hollande tombe sous les 25% d’intentions de vote dans les quinze jours, ni que Marine Le Pen fasse le 22 avril un score bien plus haut que celui qui lui est prêté actuellement (entre 13 et 15%), estime-t-il.  La candidate du Front national « est à un niveau élevé, dans l’absolu. Cela crée une incertitude, avec un électorat FN insaisissable » qui peut jouer les trouble-fête si l’abstention est élevée, poursuit l’expert. Un électeur sur quatre est tenté de s’abstenir, d’après une enquête BVA.   »Objectivement, je ne vois pas comment elle peut passer en dessous des 15-17% », dit hors micro un ministre UMP.  De même, pour Brice Teinturier (Ipsos), « le vote n’est pas cristallisé, la photo est encore très floue ». L’institut a repéré « des mouvements importants » entre candidats dans l’électorat de droite (FN inclus) comme dans l’électorat de gauche, et aussi dans l’électorat de François Bayrou soit vers la gauche, soit vers la droite.  Une certitude en revanche: pour l’instant, « la dynamique en faveur de Mélenchon n’a pas l’air de se démentir » car « on ne voit pas de tassement », observe M. Teinturier. Crédité en moyenne de 14% des voix, le candidat du Front de gauche surfe sur « un mouvement de fond », qui est « la résurgence sous une forme institutionnelle du mouvement des indignés », commente M. Rivière.  La poussée Mélenchon conduit François Hollande à mettre en garde contre « la dispersion à gauche » et à agiter « le spectre du 21 avril 2002″ dans un électorat encore traumatisé par cet épisode.  Autre donnée, soulignée par Brice Teinturier et qui ressort de toutes les enquêtes: le niveau élevé de la gauche, grâce à la poussée de Jean-Luc Mélenchon, due en partie seulement à des électeurs pris sur le PS.  Le total des voix de gauche s’élève à 45,5% dans le dernier sondage Ipsos, soit un gain de 3,5 points en un mois, celui de la droite à 30,5%, avec une extrême droite à 14% et un centre (François Bayrou) à 10%.  Pour le second tour, le défi pour Nicolas Sarkozy est là. Quand François Hollande peut compter, par antisarkozysme, sur d’excellent reports de voix de tous les candidats de gauche (autour de 80%), et de 40% de celui de François Bayrou, le président sortant ne rallierait sur son nom que la moitié de l’électorat de Marine Le Pen et un tiers de celui du candidat centriste. Les reports en sa faveur dans ces deux gisements progressent toutefois.  A en croire les sondages, M. Bayrou n’est pas parvenu à relancer sa campagne avec son grand meeting parisien il y a deux semaines. Au contraire, il a reculé de deux à trois points, souffrant de la polarisation Sarkozy-Hollande. Eva Joly, elle, ne recule pas, mais stagne à un niveau très bas, autour de 2%.

 

Economie politique: derniers articles

Samedi 7 avril 2012

 

 

La SNCF versera à l’Etat un dividende record, 200 millions ; on peut quand la contribution publique atteint 10 milliards !

La SNCF versera à l’Etat un dividende record, 200 millions ; on peut quand la contribution publique atteint 10 milliards !

Gonflée la SNCF d’abord d’annoncer un bénéfice ridicule comme les dividendes versés à l’Etat. De la pure communication quand on sait que le Rail est financé à hauteur de 5O% environ et que la contribution publique atteint 10 milliards par an, ce qui n’empêche pas un endettement abyssal. La presse économique n’a pas le temps d’analyser alors les autres médias. On reproduit simplement les communiqués. C’est la presse moderne ou la « fast-info ». La SNCF versera 199.107.900 euros à l’Etat au titre de l’exercice 2011. La somme doit est exigible « dès publication » de l’arrêté en ce sens publié ce vendredi au Journal Officiel. Ce montant est le plus important jamais versé par la SNCF. Il est cependant bien moins important que ce que prévoyait Thierry Mariani. Le ministre des Transports comptait fin décembre sur 230 millions d’euros de dividendes et précisait qu’elles « compensent à peine ce que l’on donne pour maintenir les trains dans les villes moyennes en France ». Quant à la destination de la somme, « c’est prévu pour aller à l’actionnaire principal, c’est-à-dire tous les Français », avait-il ajouté. Lors des assises du Ferroviaire, achevées en 2011, une commission avait préconisé de réinvestir une partie de ces dividendes pour rénover des infrastructures en transférant des fonds au gestionnaire, le Réseau ferré de France, fortement déficitaire. La SNCF verse 30% de son bénéfice net récurrent à l’Etat depuis 2011. Pour l’exercice 2010, il s’était élevé à 65 millions d’euros, bien moins que le premier record de 183 millions d’euros en 2009.

 

La fumisterie des retraites en début de mois, promise en 2010 et coûteuse

La fumisterie  des retraites en début de mois, promise en 2010 et coûteuse

Le gouvernement en a fait son cheval de bataille depuis… 18 mois. Lors de la présentation de son programme présidentiel, jeudi, Nicolas Sarkozy a promis de changer « la vie quotidienne de 15,5 millions de Français retraités », en permettant à certains de ne plus avoir des « comptes en banque déficitaires ». Dans son viseur, la date de versement des retraites qu’il souhaite avancer au 1er de chaque mois, et non plus le 8, comme c’est actuellement le cas. Cette proposition arrangerait nombre de retraités surtout les petites retraites. Pourtant, la mesure n’est pas nouvelle. Loin de là. Il s’agit en fait d’une promesse gouvernementale figurant dans la loi réformant les retraites adoptée en octobre 2010. Dans ce texte, le gouvernement s’était engagé à présenter au Parlement « un rapport sur les conditions de mise en œuvre d’un versement des pensions dès le premier de chaque mois ». Mais ce rapport n’a jamais été remis. Depuis, Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Santé s’est plusieurs fois engagé à mettre en place cette mesure rapidement. Le 26 juin 2011, il prédisait ainsi un changement de système « dans les mois qui viennent » sur RMC et BFM (à partir de la 15ème minute) : Enfin la semaine dernière, Xavier Bertrand a de nouveau affirmé sur la même chaîne que le changement de date du versement des pensions constituait toujours un objectif de la majorité, affirmant qu’il « ne lâcherait jamais l’affaire »… Mais « l’affaire » s’avère particulièrement complexe à boucler. Car cela obligerait les caisses de retraites à emprunter chaque mois, pour quelques jours, une somme avoisinant les 10 milliards d’euros, le temps de récupérer la collecte des cotisations retraite patronales et salariales payées par les entreprises aux alentours du 5 de chaque mois. Or, cet emprunt a un coût : selon Xavier Bertrand, celui-ci pourrait s’élever à 200 millions d’euros par an. Autre problème : cette mesure impliquerait de réviser tout le système informatique. Sachant qu’un tel changement apparaît « très lourd et compliqué », avait déjà souligné Pierre Mayeur, le directeur de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), lors d’une conférence de presse en octobre 2011. « Ce n’est pas une date qu’on peut changer sur un tableau Excel », avait-il renchéri.

 

L’accident nucléaire de la centrale de Penly : grave ou mineur?

L’accident nucléaire de la centrale de Penly : grave ou mineur?

 

EDF a annoncé ce vendredi matin « un retour à la normale » sur le circuit de refroidissement du réacteur numéro 2 de la centrale de Penly en Seine-Maritime, assurant que l’incident n’avait eu « aucune conséquence sur l’environnement ». Une fuite d’eau radioactive contenue a été détectée jeudi sur le site où deux départs de feu ont pris dans le bâtiment réacteur numéro 2 qui s’est arrêté automatiquement. Un défaut a été identifié sur un joint de l’une des quatre pompes de refroidissement du circuit primaire dans ce bâtiment. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’Autorité de Sureté Nucléaire a annoncé qu’elle levait le dispositif de crise qu’elle avait mis en place dans la soirée. « Ce qui s’est passé est un incident grave » Pour Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire chez Greenpeace, « on ne peut pas dire que ce qui s’est passé n’est pas grave. L’incident s’est produit à l’intérieur du bâtiment réacteur sur une pompe qui permet d’assurer le refroidissement du réacteur. Or, on a vu après Fukushima que le refroidissement était un élément central dans la sûreté d’un réacteur nucléaire. Donc ce qui s’est passé est un incident grave ».

 

Les dix islamistes présumés remis en liberté, de qui se moque-t-on ?

Les dix islamistes présumés remis en liberté, de qui se moque-t-on ?

 

Les dix personnes arrêtées mercredi lors d’une opération anti-islamiste dans plusieurs villes de France ont toutes été remises en liberté : quatre ont été relâchées jeudi soir, et les six dernières ce vendredi soir. Un beau coup de pub, en fait un flop, une manipulation. Surtout quand on convoque les télés pour filmer la politique sécuritaire du gouvernement. Pour ramasser les vois de Lepen Sarkozy est prêt à tout et son homme de main, Guéant, tout autant. Le mensonge, la manipulation, l’agitation, tout est permis. Personne ne peut se plaindre que la police fasse son travail pour traquer les criminels mais là le maintien de l’ordre est hors sujet. Il faut monter qu’on est capable de faire en quelques jours ce qu’on n’a pas été capable de faire pendant 5 ans ; En fait on veut continuer d’exploiter la tuerie de Toulouse. On ferait mieux d’être discret sur cette affaire. D’abord, on n’a pas su prévenir cette tuerie alors qu’on avait des renseignements sur son auteur. Ensuite à qui fera-t- on croire qu’on était incapable de prendre le coupable vivant ? Des centaines de policier face à un homme seul ! Un mort vaut sans doute quelques voix et en fait on se saura jamais-ou difficilement- les relations du criminel avec un éventuel réseau. Belles opérations en vérité.

 

 

Nucléaire Penly: retour à la normale ? En tout cas manque de transparence

Nucléaire  Penly: retour à la normale ? En tout cas manque de transparence

EDF a annoncé vendredi « un retour à la normale » sur le circuit de refroidissement du réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), après un « incident » classé provisoirement de niveau 1 par l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) qui a conduit à l’arrêt du réacteur. Le réacteur a continué à refroidir toute la nuit et devrait être en « arrêt à froid » (permettant une intervention sur le circuit primaire de refroidissement) « peut-être ce soir » ou un peu plus tard dans le week-end, a indiqué vendredi à l’AFP Dominique Minière, directeur du parc nucléaire d’EDF. A l’origine de l’arrêt automatique du réacteur: l’incendie de deux flaques d’huile, précédant une fuite d’eau « sur un joint » de la pompe de refroidissement.
 Une eau radioactive a été « collectée dans des réservoirs prévus à cet effet (..) à l’intérieur du bâtiment réacteur », précisait l’opérateur, en assurant que l’incident n’avait eu « aucune conséquence sur l’environnement ». De son côté, l’ASN a « provisoirement » classé l’événement en niveau 1 sur l’échelle Ines (échelle internationale des événements nucléaires) qui en compte 7, le 1 étant le moins grave. L’Autorité, qui a envoyé une mission d’inspection sur place vendredi, a précisé que le redémarrage du réacteur serait soumis à son autorisation.
 De son côté, l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’ouest (ACRO), l’un des deux laboratoires indépendants en France en la matière, a indiqué avoir effectué trois prélèvements d’air à deux kilomètres de la centrale « pour vérifier que les assertions de non-atteinte à l’environnement sont bien réelles », selon Yves Blondel, animateur de l’association.
 Eva Joly, candidate EELV à l’Elysée, a demandé vendredi « la plus grande transparence et le plus grand sérieux ». « Les pro-nucléaires nous présentent une technologie high-tech et complètement contrôlée, ces incidents donnent plutôt le sentiment d’une plomberie vétuste », accuse-t-elle soulignant également « qu’un capteur défaillant a provoqué l’arrêt du réacteur numéro 2 de Saint Laurent » (Loir-et-Cher). « Une fois de plus, j’attends du gouvernement qu’il garantisse toute la transparence sur les événements de Penly », conclut Mme Joly. Arrêté jeudi pour un « problème mineur » de défaillance d’un capteur d’eau, le réacteur numéro 2 de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux devrait être remis en service comme prévu vendredi dans l’après-midi, selon EDF. De son côté, Yannick Rousselet a demandé que l’ASN exige d’EDF un « contrôle de toutes ses pompes (de refroidissement) de tous ses sites ». La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, a regretté un « incident très sérieux » mais « ce n’est pas une catastrophe ». « Il y a un manque de transparence autour du nucléaire », a déclaré l’élue francilienne. S’il devait se passer la même chose à Penly qu’à Fukushima, « ça veut dire qu’il n’y a plus de Dieppe, qu’il n’y a plus d’habitants au Tréport pendant des centaines d’années », a-t-elle averti. Interrogé en marge d’un déplacement à Vaulx-en-Velin (Rhône) François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a évoqué « un incident, je n’utilise pas un incident pour défendre un point de vue », a déclaré le député de Corrèze. « Je ne change pas non plus de position en fonction d’un certain nombre d’événements, c’est ce qui me distingue du candidat sortant », a-t-il ajouté. A Penly, les diagnostics et réparations sur le réacteur pourraient commencer après le week-end de Pâques. Si « une intervention » sur le circuit primaire du réacteur « est théoriquement possible » ce week-end, « il n’y a pas de raison d’intervenir aussi rapidement, (…) il vaut mieux attendre un refroidissement complet » pour intervenir, a priori mardi, a-t-on appris auprès d’EDF vendredi soir. La centrale pourrait rester à l’arrêt pendant 4, 5 ou 6 jours, jusqu’à une dizaine de jours. « On ne redémarra pas avant qu’on ait compris ce qui s’est passé dans le détail », a assuré M. Minière.

 

Le système Bettancourt ou les millions qui voyagent

Le système Bettancourt ou les millions qui voyagent

 

Alors que l’ancien gestionnaire de fortune Patrice de Maistre est en détention provisoire depuis deux semaines, la tension monte à propos des 4 millions d’euros sortis de comptes suisses entre 2007 et 2009 par un système complexe de compensation. La semaine dernière devant la chambre de l’instruction de Bordeaux, Patrice de Maistre, dans un sanglot, avait affirmé que son tort fut de ne pas « arrêter un système qui existait dans une famille depuis quarante ans ». Sur RTL, l’avocat de Françoise et Jean-Pierre Meyers réfute l’existence d’un « système Bettencourt »« On assiste à une opération de diversion et de déstabilisation où Monsieur De Maistre essaie de renvoyer la responsabilité sur un prétendu « système Bettencourt » mettant en cause Liliane Bettencourt, mettant en cause Jean-Pierre Meyers dans des conditions éhontées et tout à fait fausses. (…)  Monsieur De Maistre, au lieu de pleurer, ferait mieux de dire où est l’argent. Où sont les quatre millions ? (Où sont les) 1,2 millions signés par De Maistre qui disait qu’il n’avait pas reçu d’argent et qui affirme maintenant qu’il les a remis à Mme Bettencourt ? Chose facile : Vous imaginez Mme Bettencourt se promenant avec dans son sac quatre millions d’euros en espèces ? Elle n’a aucun besoin de cela. L’argent est donc forcément allé ailleurs et seul Monsieur De Maistre est en mesure de le dire? Ce système de compensation a été mis en place par Monsieur de Maistre en 2007 lors de son arrivée comme directeur général de Thétys et de Clymène ». Interrogé sur le fait de savoir si la famille Bettencourt aujourd’hui estime possible l’hypothèse d’un financement politique, l’avocat répond que « ce qui interpelle la famille Bettencourt-Meyers et je pense Liliane Bettencourt également, c’est cette spoliation qui a été organisée et dont bien sûr, on veut connaître tous les responsables. Le dossier va évoluer, rapidement. On va s’apercevoir que dès que l’on dégage un prédateur, un autre arrive et ainsi de suite. Cet abus de faiblesse commis sur Mme Bettencourt est invraisemblable ».

ArcelorMittal: succès de la marche de l’acier

ArcelorMittal: succès de la marche de l’acier

Ils ont réussi leur pari, la campagne électorale n’as pas enterré le dossier de leur aciérie où 5000 salariés sont menacés ;  C’était pourtant l’objectif de Sarkozy qui a fait semblant de donner des perspectives de reprise de l’activité ; la direction D’ArcelorMittal, qui sait par ailleurs que Sarkozy est cuit politiquement, a refusé de s’engager sur cette reprise. Un gros caillou dans le soulier du candidat du peuple. La marche de l’acier est arrivée sous la Dame de fer. Tout un symbole. 17 salariés de l’aciérie Arcelor Mittal de Florange sont partis à pied de Lorraine le 28 mars, pour sensibiliser les Français à l’avenir de leur haut-fourneau. 320 kms plus tard, ils sont arrivés vendredi après-midi sous la Tour Eiffel, soutenus par plusieurs centaines de collègues venus eux, en bus – car plusieurs milliers d’emplois sont menacés si le site ferme. Un grand concert est prévu avec Zebda, Bernard Lavilliers et l’humoriste Didier Porte. . Le symbole de ces ouvriers d’ArcelorMittal, c’est Edouard Martin, délégué CFDT au verbe haut et tranchant. Portrait Ils sont fatigués, ont des ampoules au pied, mais ils sont arrivés Les 17 métallos d’Arcelor-Mittal partis de Florange, le 28 mars sont arrivés à Paris, après plus de 300 kilomètres. « Les sidés sont arrivés, on l’a fait », « l’acier lorrain vivra, les mecs », scandaient les métallos, partis le 28 mars de Lorraine.  Rudy Crestani, 61 ans, le plus âgé des marcheurs, en retraite après 43 ans passés à l’usine de Florange, a raconté « l’aventure humaine » vécue par les marcheurs.  « On a des ampoules aux pieds, on a mal partout, mais lorsqu’on veut, on peut », a-t-il dit, en reconnaissant « des moments difficiles » mais aussi « une histoire d’amitié ».    »Au long du parcours, les gens nous ont encouragés », a-t-il ajouté, en précisant que les marcheurs lorrains avaient été accueillis dans des gymnases et des salles de sport.   Chef d’équipe sur les hauts-fourneaux, Luis Freitas a confié « ressentir une fatigue musculaire ». « Mais on a la niaque, on continuera », a-t-il assuré.  Après plus de 300 kilomètres à pied pour « défendre leurs emplois auprès des populations », les marcheurs ont rendez-vous au Champ-de-Mars avec d’autres salariés de Florange et leurs familles. Un concert avec Bernard Lavilliers et Zebda était prévu à 19h. Il s’agit de la deuxième « montée » à Paris des protestataires d’ArcelorMittal en moins de deux semaines. Le 15 mars, ils avaient tenté de se rendre au QG de campagne de Nicolas Sarkozy dans le XVè arrondissement, où des échauffourées avec les forces de l’ordre avaient éclaté.

 

Prix d’une automobile : 21.000 euros en 2011 en moyenne, 1500 euros de plus qu’en 2010

Prix d’une   automobile : 21.000 euros en 2011 en moyenne, 1500 euros de plus qu’en 2010

Les Français ont dépensé plus que jamais pour s’acheter un véhicule en 2011. C’est ce que démontre une étude de L’Argus, qui vient de publier son portrait de la voiture moyenne en 2011. En moyenne, un Français a dépensé 21.181 euros pour acheter une voiture en 2011. C’est 1.414 euros de plus qu’en 2010 (19.767 euros), soit une hausse de 12%. Un budget supérieur qui s’explique, selon L’Argus, par la fin de la prime à la casse, un bonus que les Français ont largement sollicité pour renouveler leur véhicule. Le choix des Français s’est aussi porté vers des modèles plus grands. L’étude du journal spécialisé montre que la voiture moyenne en 2011 est longue de 4,19m, large de 1,76m et haute d’1,54m. Elle pèse 1.266 kg, consomme 5 litres de carburant sur 100 km et rejette 126g de CO2 par kilomètre. Dans le détail, les calculs de L’Argus laissent entrevoir une hausse d’intérêt pour les familiales (+10%), les monospaces (+18%) et les grandes routières (+37%), au détriment des citadines, en forte baisse (-26%). Cela se confirme aussi dans les chiffres. La part de voiture de moins de 15.000 euros vendues en 2011 et de 19%, soit cinq points de moins qu’en 2008. La part des voitures entre 15.000 et 25.000 euros reste stable à 45%, tandis que celle des plus de 25.000 euros s’envole de sept points à 36%. Cette élévation des prix en France est également constatée dans tous les pays où une subvention a été instaurée pour soutenir le marché.

 

Eolien : une perspective de 10.000 emplois

Eolien : une perspective de  10.000 emplois

Le gouvernement avait lancé un appel d’offres pour 5 sites d’éoliennes offshore. Le consortium mené par EDF et Alstom en a remporté trois : les sites de Fécamp en Seine-Maritime, de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados et de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Le quatrième, au large de Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor, a été attribué à Iberdrola et Areva. Le cinquième site, dans la zone du Tréport, en Seine-Maritime, pour lequel un groupement monté par GDF Suez était seul à concourir, n’a pas été attribué. Une centaine d’éoliennes seront construites sur chaque site, en pleine mer – à plus de 13 kilomètres des côtes. La production des éoliennes commencera en 2014 et les champs seront opérationnels à partir de 2018.  Les quatre champs d’éoliennes devraient permettre d’atteindre une capacité de production d’électricité d’environ 2.000 mégawatt – soit environ la capacité d’une centrale et demie. Mais l’objectif d’une capacité totale de 6.000 mégawatts dans l’éolien offshore français en 2020 sera bien atteint grâce au second appel d’offres, a assuré Eric Besson.  Les quatre lots attribués vendredi devraient générer 7 milliards d’euros d’investissement et 10.000 emplois industriels directs en Pays de Loire, en Bretagne, en Basse et Haute Normandie, a assuré Eric Besson, le ministre de l’Industrie. Alstom a ainsi confirmé qu’il allait ouvrir des usines à Saint-Nazaire et Cherbourg, comme il s’y était engagé s’il obtenait au moins trois sites. Le groupement emmené par EDF « représente la création d’environ 7.500 emplois directs et indirects », ont indiqué les partenaires. Iberdrola a annoncé de son côté que son projet pour le site de Saint-Brieuc allait « générer » 2.000 emplois en France et confirmé la construction au Havre de deux usines de son partenaire Areva, qui seront dédiées à la fabrication d’éoliennes.  Un second appel d’offres, prévu dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui devait initialement avoir lieu avant l’élection présidentielle, interviendra finalement au deuxième semestre, a annoncé Eric Besson. Cette deuxième tranche comprendra la zone du Tréport, qui sera remise en jeu, ainsi que le site de Noirmoutier en Vendée, déjà présélectionné par le gouvernement, en plus d’autres zones non encore déterminées

 

Erika : les élus révoltés ou la pollution de la justice

Erika : les élus révoltés ou la pollution de la justice

Danielle Rival ne décolère pas. Comme beaucoup d’autres élus de Bretagne et de Loire-Atlantique, la maire UMP de la commune de Batz-sur-mer est sous le choc vendredi après l’annonce de la possible annulation prochaine de toute la procédure judiciaire concernant le naufrage de l’Erika. « Je trouve inadmissible que Total sorte complètement blanchi de cette histoire si la Cour de Cassation dit que ce n’était pas à la justice française de gérer ce dossier mais à la justice maltaise », confie Danielle Rival à Europe 1. L’avis de l’avocat général de la Cour de cassation, transmis récemment aux parties civiles, conclut en effet « à la cassation sans renvoi de l’arrêt attaqué en ce qu’il a été prononcé par une juridiction incompétente », car l’Erika, au moment du naufrage, était « un navire étranger se trouvant en zone économique exclusive », c’est à dire hors des eaux territoriales. Le rapport préparatoire au débat contradictoire devant la Cour va lui aussi dans ce sens. « Voir tous ces malheurs qu’ont eus les citoyens à cause de cette catastrophe, et se dire qu’on s’est battus pendant douze ans… », rappelle l’élue de Loire-Atlantique. Elle serait « complètement dégoûtée » si la Cour de cassation prenait cette décision le 24 mai : A la suite du naufrage du pétrolier en décembre 1999 au large de la Bretagne, une marée noire avait souillé le littoral. Quelque 37.000 tonnes de fioul s’étaient déversées sur les côtes bretonnes et vendéennes. « Quand je revois ces images de chamalos gluants, noirs, et ces oiseaux qu’on coupait avec nos pelles parce qu’ils étaient complètement englués… On a mis des années à restaurer notre littoral », se remémore Danielle Rival. Et d’ajouter : Ils pourront nous remettre un navire pourri et nous souiller de nouveau nos côtes, et le préjudice ne sera pas reconnu ? Au niveau de la jurisprudence, c’est catastrophique

 

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