Grèce: une solution bâtarde pour quelques mois

Grèce: une solution bâtarde pour quelques mois

400 milliards au total pour sauver la Grèce. La décision finale n’est pas prise. »Je suis confiant dans le fait que l’Eurogroupe parviendra à prendre toutes les mesures nécessaires (concernant l’aide à la Grèce) le lundi 20 janvier », a affirmé le chef de file de l’Eurogroup Jean-Claude Juncker. L’objectif est de déboucher sur un accord de principe concernant le plan de soutien à la Grèce composé d’une aide publique de 130 milliards d’euros et d’un effacement partiel de la dette grecque détenue par les créanciers privés, à hauteur de 100 milliards d’euros.  Le temps presse: l’opération d’échange de dette qui doit être mis en œuvre par les créanciers privés, si elle obtient le feu vert de la zone euro, durera plusieurs semaines, et la Grèce doit rembourser 14,5 milliards d’euros d’ici le 20 mars, sous peine de se retrouver en faillite.  A bout de patience vis-à-vis d’Athènes, la zone euro avait exigé la semaine passée un certain nombre de conditions, mais devant l’absence d’avancées, M. Juncker avait tapé du poing sur la table mardi soir et décidé d’annuler une réunion des ministres qui devait se tenir mercredi, reportant toute décision.  Depuis, « des progrès substantiels ont été réalisés », a-t-il souligné mercredi.  L a question de savoir s’il faut garder l’objectif d’un niveau ramené à 120% du PIB d’ici 2020 ou le laisser atteindre un niveau plus élevé, par exemple 125%.  Sur ce point, « il y a les fétichistes du 120% qui n’en démordent pas », en particulier les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande, a indiqué une source proche des négociations. Si le curseur ne bouge pas des 120%, condition posée par le Fonds monétaire international, une rallonge pourrait être nécessaire.   »Il faut dire la vérité au peuple grec, il y a plusieurs [pays de la zone euro] qui ne veulent plus de nous. Et il faut les convaincre » que la Grèce peut « réussir » à y rester « pour les prochaines générations, pour nos enfants », a prévenu dans la matinée le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos, ajoutant que certaines « puissances (Allemagne, Pays-Bas etc.) au sein de l’Europe jouaient avec le feu ». En fait on va s’orienter vers un compromis bâtard, c’est-à-dire une aide assortie de conditions ; de sorte qu’on pourra toujours remettre en cause le plan d’aide. On va gagner quelques mois mais avec l’écroulement de la croissance tout sera à revoir.

 

Les syndicats patronaux, ouvriers et agricoles financés par l’Etat, c’est pas un scoop !

Les syndicats patronaux, ouvriers et agricoles financés par l’Etat, c’est pas un scoop !

 

Il ya longtemps qu’on sait que les syndicats sont peu représentatifs et que faute de vrai dialogue social, leur fonction même se réduit comme peau de chagrin. Voir l’exemple du dernier sommet social de crise qui a duré 3 heures !!, il y a longtemps que ce ne sont plus les adhérents qui seuls peuvent fiancer ces syndicats. Le rapport Perrochot qui a été enterré visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux. Son histoire n’est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le « tombeur » de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d’une commission d’enquête. L’accueil est froid. Le rapport Perruchot, n’a pas été adopté, ne sera pas publié officiellement, fait rarissime pour la Ve République. Le rapport n’est pas d’une lecture facile. Il ressort tout de même que :

- Les syndicats patronaux, en dépit de leur opulence, « tapent » dans les fonds des organismes paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation…).

- Les syndicats ouvriers vivent aux crochets de l’État et des organismes paritaires.

- Le syndicat agricole dominant, la FNSEA, a un art éprouvé pour confondre fonds publics et militantisme.

Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l’État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit « grands » syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d’actionner d’autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d’entreprise des sociétés publiques). Extrait du rapport :

 

« Il ressort des investigations conduites par la commission que les

mécanismes de financement des organisations syndicales et professionnelles sont structurellement opaques, non par souci délibéré de cacher quoi que ce soit, mais en raison de modalités d’organisation qui leur sont propres. S’ajoute à cette difficulté l’absence de prise en considération de certains paramètres matériels importants, comme la mise à disposition de personnels ou de locaux. Un tel constat est d’autant plus regrettable que les sommes en jeu sont significatives. Depuis l’adoption de la loi n° 2008-789 du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail, la transparence progresse. Les organisations syndicales et d’employeurs sont désormais tenues de publier leurs comptes et les mises à disposition de salariés auprès d’elles ont été

davantage encadrées. Sur cette base, la commission d’enquête a pu collecter des indications chiffrées étayées et procéder à des consolidations comptables ainsi qu’à des comparaisons éclairantes. Le fait est, néanmoins, qu’elle a constaté une extrême complexité dans les circuits de financements légaux et conventionnels en vigueur, celle-ci ouvrant la voie à de possibles dérives. Cette situation a conduit à certaines incongruités, à commencer par celle d’un évident déficit de représentativité d’organisations dont l’essentiel des ressources est parfois déconnecté des cotisations de leurs adhérents. Plusieurs propositions sont donc formulées afin d’y apporter des remèdes. Ce faisant, la représentation nationale apportera sa pierre à la négociation collective en cours sur le devenir du paritarisme et aux grands débats politiques à venir, au printemps 2012. »

114 banques européennes dégradées par Moody’s

114 banques européennes dégradées par Moody’s

Moody’s a annoncé jeudi qu’elle envisageait d’abaisser à court terme les notes de 114 banques européennes, dont les géants du secteur, en raison de la crise dans la zone euro et de la baisse de la note de plusieurs Etats du Vieux continent. Moody’s a placé « sous surveillance » la note des grandes banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Natixis…) et d’une longue liste d’établissements italiens, espagnols, britanniques, allemands, autrichiens, portugais, ou encore scandinaves, selon un communiqué. Parmi les poids lourds du secteur menacés de voir leur note rapidement abaissée, on trouve notamment les allemandes Deutsche Bank et Commerzbank, les britanniques Royal Bank of Scotland et HSBC, le néerlandais ING, l’espagnole Santander et l’italienne Unicredit.  L’Italie est la plus concernée, avec 24 groupes financiers, devant l’Espagne (21), la France (10), le Royaume-Uni (9), l’Autriche (8), le Danemark (8), l’Allemagne (7), le Portugal et les Pays-Bas (6). Sont également concernés des banques de Suède (5), Slovénie (4), Suisse (2) et la Finlande, la Norvège, la Belgique et le Luxembourg (1).  Moody’s avait annoncé le 19 janvier qu’elle abaisserait probablement en 2012 la note de plusieurs banques dans le monde et notamment en Europe en raison de la prédominance des facteurs négatifs pour le secteur.  Mardi, l’agence de notation avait dégradé la note de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, de la Slovaquie, de la Slovénie et de Malte et indiqué qu’elle envisageait de priver de leur triple A la France, le Royaume-Uni et l’Autriche.

 

Le candidat Sarkozy propose un référendum « pour ou contre le froid en hiver »

Le candidat  Sarkozy propose  un référendum  «  pour ou contre le froid en hiver »

 

En mal de thème pour se referendum, Sarkozy  veut demander l’avis aux français sur la vague de froid : « Pour ou contre le froid en hiver ».  Une  procédure d’urgence du parlement a été demandée.  Sarkozy  veut légiférer sur le froid  pour se mettre aux normes européennes (du sud), et respecter le pacte de stabilité sur la température, un projet de loi sera donc déposé au parlement. En même temps que la seconde mouture sur le génocide arménien car c’est de la même urgence. Il agirait en fait de remonter la température en hiver, progressivement bien sûr car le gouvernement connaît les difficultés techniques   Ainsi l’objectif en 2017, au terme du mandat présidentiel, est de limiter la froidure en plein hiver à – 5. Compte tenu des investissements à réaliser, on visera -10 en 2013 pour aller progressivement vers -5 en 2017. Une taxe serait prévue aux frontières pour limiter le froid venu d’ailleurs. Marine Le Pen a déjà fortement critiqué le projet le considérant comme très insuffisant.  Elle propose de ramener la température à plus 5 dés 2013 ; Pour cela, elle envisage de changer le thermomètre, ce qui a déjà été fait dans le passé. Différentes échelles sont en effet  utilisées pour mesurer la température : l’échelle Newton (établie vers 1700), Rømer (1701), Fahrenheit (1724), Réaumur (1731), Delisle (1738), centigrade (de Celsius) (1742), Rankine (1859), kelvin (1862), Leyden (. 1894) et Celsius (1948). Le thermomètre «  marine », un outil d’évaluation sophistiqué qui lui a déjà servi pour faire des prévisions économiques. Une erreur t de 1000 milliards a cependant été constatée par les experts ; erreur aussitôt rectifiée puisque les nouvelles hypothèses financières de Marine sont désormais établies en anciens francs  (d’avant 1959) et non en ancien nouveaux francs. Les français  qui avouent être peu familiers des questions économiques ont donné 2 sur 10 (18% hors TVA sociale) au devoir de calcul de marine. Pour la température, les politologues s’interrogent sur la crédibilité de la surenchère de Marine. D’autres candidats ont aussi surenchéri, Hollande propose d’agir pour maintenir la température ambiante à son niveau, l’extrême gauche veut plus, Bayrou est dans la moyenne, il propose 15% à l’échelle mondiale, ce qui est la réalité actuelle. Bref il faut s’attendre à une belle bataille d’amendements au parlement. Un parlement qui légifère sur tout et sur rien afin de perpétuer un sénat inutile et  une assemblée nationale surabondante ; Un problème, une loi, et cela jusqu’à l’élection présidentielle. Quand on examine de près le texte, on s’aperçoit en fait que cette loi ne régulerait pas la température extérieure mais la température de chaque individu à l’extérieur ; Une nuance de taille. Les décrets préciseront les détails des conditions d’application de la loi  D’ores et déjà, par une indiscrétion du Conseil d’Etat, on sait que l’administration va proposer le port obligatoire  de trois paires de chaussettes (tricotées à la main), de gilet Damart et de slips matelassés isolants. Les piétons seront contrôlés par un corps spécialisé de fonctionnaires. 10 000 contrôleurs seront recrutés dans un premier temps. Il y a aura nécessairement des amendes pour les contrevenants, La mesure  en pleine saison hivernale devrait rapporter 3 milliards au budget de l’Etat. L’intérêt économique, social et même sociétal est évident ; On relance le tricotage à la main, on soutient une nouvelle filière industrielle stratégique pour la fabrication de slip matelassés isolants, on augmente les ressources fiscales. A terme 100 000 emplois sont attendus, en plus évidemment pas 100 000 emplois en moins comme avec la TVA sociale.

Chômage 2007-2012: 1 million de chômeurs en plus mais 90 salariées de Lejaby sauvées par Sarkozy

Chômage 2007-2012: 1 million de chômeurs en plus mais 90 salariées de Lejaby sauvées par Sarkozy

 

 

Sur un millions de chômeurs, Sarkozy a fait son bilan en annonçant sa candidature : il a sauvé Lejaby soit 90 ouvrières. L’entreprise sera reprise par son ami Bernard Arnault (LVMH). Un petit service en forme de renvoi d’ascenseur. Bernard Arnault de LVMH n’est pas perdant, sa société est imposée comme celle du CAC 40 à 8% tandis que les petites sociétés le sont à 28% ; ce qui a permis à LVMH de faire un petit bénéfice de plus de 3 milliards en 2010. De quoi sauver largement Lejaby. Comme dit Sarkozy : il faut dire la vérité aux français ! Il a presque sauvé Photowatt. En réalité l’entreprise sera reprise par EDF qui croule sou un endettement de 42 milliards et qui a besoin de centaines de milliards pour moderniser le parc de centrales nucléaires. En clair,  Photowatt sera financé par le contribuable ; 90 salariées sauvées mais des dizaines et des dizaines de promesses de sauvetage non tenues et surtout la dérive globale du chômage : 1 millions en plus en 5 ans. Il faut ajouter aussi le million de bénéficiaires en plus pour le RSA sur la même période.  Tant mieux pour les salariés de Lejaby et de Photowatt. Mais les autres ? Et Sarkozy qui accuse Jospin d’avoir déclaré en son temps qu’il ne pouvait rien pour le sauvetage de Villevord ;  Sarkozy, lui, ne peut se résoudre à l’immobilisme. Le bilan est là pour en témoigner 90 salariés sauvées pour 2 millions de chômeurs en plus ‘(chômeurs et RSA°). Heureusement, le candidat a des propositions à faire aux français : on attend !

 

20 avril 2007 : Projet de Nicolas SARKOZY : Mettre fin à l’impuissance publique

20 avril 2007 : Projet de Nicolas SARKOZY : Mettre fin à l’impuissance publique

« Le premier rôle de la politique, c’est de faire fonctionner l’Etat. La mondialisation ne disqualifie nullement le rôle des Etats. Au contraire. Dans la mondialisation, les pays qui réussissent sont ceux dans lesquels l’Etat facilite, incite, soutient. Rien ne se fera donc avec un Etat qui continue à fonctionner comme aujourd’hui. ……  Vous êtes de plus en plus nombreux à ne plus croire dans la politique. Vous ne supportez plus la concentration des pouvoirs entre les mains d’une petite élite, l’impuissance publique, le manque de courage. Vous avez raison. ……. La cinquième République a été créée à un moment où la France traversait l’une des plus graves crises de son histoire. Ce n’est pas en la démolissant, en inventant une nouvelle République sur laquelle on ne sait rien, que l’on répondra aux difficultés qui sont les nôtres aujourd’hui. C’est pourquoi je défendrai la cinquième République, tout en en changeant la pratique, les comportements, les mentalités.  Si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace. Je demanderai aux ministres de s’engager sur des objectifs et j’évaluerai régulièrement leur travail. Il y aura moins de lois, mais elles seront appliquées.  Je vous associerai au choix des réformes. …..Je m’appuierai fortement sur le dialogue social, qui est un des grands manques de notre pays. Cela suppose de le moderniser profondément. Il faut que vous vous sentiez réellement représentés par vos syndicats et que vous puissiez, par votre vote, approuver ou sanctionner les décisions qu’ils prennent en votre nom. ……  Je crois résolument dans le service public, à son rôle pour l’égalité des chances. C’est pourquoi il est essentiel d’assurer sa présence dans les quartiers en difficulté, en milieu rural, outre-mer. Mais je veux que le service public soit au service du public. Je souhaite que son fonctionnement et ses horaires d’ouverture répondent mieux à vos attentes. Dès l’été, une loi créera un service minimum garanti en cas de grève. En échange des efforts que je leur demanderai, nos fonctionnaires seront plus considérés, mieux payés et leurs carrières seront plus valorisantes » 

2012, le bilan : 1 million de chômeurs en plus en 5 ans, de plus en plus de lois inutiles, une trentaine de ministres (au lieu des 15 promis), une élite qui se gave (350 000 euros pour les patrons du CA par mois pour 1800 pour un ouvrier ; prés de 70% des français qui ne croient plus aux promesses politiques, endettement + 600 milliards (64% en 2007, 90% en 2010).

Sarkozy candidat : situation financière assainie ou en pleine tempête ?

Sarkozy candidat  : situation financière assainie ou en pleine tempête ?

 

 

Il ya quelques jours à la télé, Sarkozy affirmait que désormais la situation financière était assainie bref que nous étions en train de sortir de la crise. Or pour justifier sa candidature il déclare : « La situation aujourd’hui de la France, de l’Europe et du monde (…) fait que ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français, ça serait comme un abandon de poste », a-t-il expliqué. « Est-ce qu’on imagine le capitaine d’un navire dont le bateau serait en pleine tempête, dire ben non, je suis fatigué, je renonce, j’arrête ? » D’une certaine manière, il semble que le capitaine n’ait guère de visibilité sur la situation et qu’il passe du propos rassurant au catastrophisme sans même s’en rendre compte. Difficile équation pour lui gérer le bilan et en même temps les promesses. Pour l’avenir, il faut quelqu’un à la hauteur de la situation de la France, de l’Europe et du monde », donc celui qui s’est déjà vanté a plusieurs reprises d’avoir réussi ce sauvetage mondial. Il faudra choisir le scénario : ou bien il a déjà sauvé la planète ou bien nous sommes toujours dans la tempête. En réalité en dépit d’un activisme contradictoire, le capitaine n’a rien sauvé, ni la France, ni l’Europe, ni le monde ; En 2102, la croissance en France sera dans le rouge, il y aura 200 000 chômeurs en plus, l’endettement franchira les 90% du PIB. Les bricolages budgétaires ne résoudront rien d’autant que les derniers bricolages budgétaires (mini taxe Tobin, mini Tva sociale etc.) ne sont pas applicables avant des mois. Le capitaine a perdu son gouvernail ; pour l’avenir il a trouvé l’instrument de substitution : le référendum. Sur quoi ? Sans doute sur tout et sur rien comme la formation permanente. Une suggestion comme thème » voulez-vous que la France soit forte pour être mieux protégés ? », Les résultats donneraient 85% de réponses positives ; mieux encore « voulez-vous qu’il fasse moins froid en hiver ? Là on doit passer la barre des 9O%.

AFP-20h15 « Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle », a déclaré Nicolas Sarkozy en précisant qu’il avait pris cette décision il y a « plusieurs semaines ». C’est un peu court l’AFP

AFP-20h15 « Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle », a déclaré Nicolas Sarkozy en précisant qu’il avait pris cette décision il y a « plusieurs semaines ». C’est un peu court l’AFP

 C’est un peu court jeune homme. On attend sans doute  les commentaires pour donner la tendance. C’est vrai,  pas facile de rendre compte de cette annonce assez indigente ; « Si la France est forte alors les français se sentiront protégés » Bof !  L’assistanat non, la solidarité, oui ; chaque fois qu’il y aura des clivages,  je redonnerai la  parole aux français, par le référendum (il n’y a pas eu de clivages au cours des ces cinq dernières années ?). Exemple, regardez ce que j’ai fait pour Lejaby, Photowatt. Moi je veux dire la vérité aux français. Pas comme le candidat socialiste  qui se contente de me critiquer. Il n’a pas d’idées, il veut embaucher 60 000 fonctionnaires en plus  et régulariser les immigrés ; Moi je ne suis pas comme Jospin qui disait qu’il ne pouvait rien face aux licenciements ; Bref, un discours de candidat déjà battu ;  candidat qui affirme que déjà les mesures commencent à produire leurs effets pour alléger les charges des entreprises ( ah bon quelles mesures,  celles qui seront appliquées au mois d’août) ; la candidat se réjouit que la croissance du quatrième trimestre 2011 sont moins catastrophique  que celle  de la zone euro mais  qui oublie la tendance du premier trimestre 2012. Et pour terminer le pompon, il faut arrêter les propos blessants ; Comme ceux qui consistent à dire que le candidat socialiste n’a pas d’idées ; Pas vraiment convaincu lui-même le candidat président ; ce qui ne donne pas forcément un légitimité aux propositions de Hollande ; Sarkozy pour  toute valorisation  du bilan de 5  ans, cite la reprise de Lejaby  par un ami et Photowatt repris par EDF alors qu’il y a 1000 chômeurs de plus chaque jour  , c’est un résultat pour le moins affligeant. Il veut dire la vérité aux français, laquelle  celle d’hier, d’aujourd’hui ou de demain. La seule proposition, celle qui concerne la formation, pour imposer une formation aux chômeurs, puis sans doute la suppression des droits si le chômeur n’accepte pas  le premier poste proposé par pôle emploi ;  par exemple, cet emploi de stripteaseuse à une éducatrice de 54 ans. Confus, sans conviction, contradictoire, ce n’est même plus du Sarkozy qui savait au moins bonimenter, le camelot a perdu la foi. Les journalistes à vos plumes, on  attend avec impatience vos doctes analyses sur un propos désespérément affligeant.

Allemagne : récession au quatrième trimestre 2011

Allemagne : récession au quatrième trimestre 2011

L’Allemagne a enregistré une croissance de 3% en 2011, soit près de deux fois plus élevée que sa voisine la France, malgré un mauvais dernier trimestre qui selon les économistes relève pour l’instant de l’accident de parcours. Mais le PIB allemand recule de 0.2% au quatrième trimestre. En fin d’année dernière l’économie allemande a été soutenue par des investissements, en particulier dans le bâtiment, mais elle a été trahie par son principal moteur jusqu’ici, le commerce extérieur, dont la contribution au PIB a été négative.  Les dépenses des consommateurs ont aussi reculé, selon l’Office des statistiques, qui détaillera ces diverses composantes du PIB le 24 février.  Le pays ne se fait toutefois aucune illusion sur sa capacité à maintenir 3% cette année: la prévision officielle du gouvernement est une croissance de 0,7% en 2012.   »A cause de cette récession en fin d’année, l’économie allemande part de plus bas que prévu », a commenté Alexander Koch, économiste chez UniCredit.  Pour M. Brzeski, d’ING, la « principale inconnue » pour l’Allemagne reste l’issue de la crise de la dette en zone euro. Mais le pays a selon lui des reins solides: un approvisionnement en crédit correct; des carnets de commandes pleins ainsi que des stocks bas; des exportations plus diversifiées, donc moins dépendantes des seuls Européens; et des fondamentaux solides, en particulier un marché du travail dynamique, avec un taux de chômage de moins de 7%. Il faut cependant relativiser ce dernier chiffre et les commentaires. Car le travail partiel très développé en Allemagne fausse les données. En outre, il se confirme bien que la croissance allemande fondée surtout sur les exports est également en traina de s’écrouler.

Le président de la République grecque renonce à son salaire, en France aussi ?

Le   président de la République grecque renonce à son salaire, en France aussi ?

 

 

Le  président de la République grecque, Carolos Papoulias, a décidé de renoncer à son salaire. «Le président de la République m’a demandé, en tant que ministre des Finances de mettre en œuvre toutes les procédures adéquates pour qu’il renonce à son salaire», a annoncé mercredi le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’Etat.  Le ministre a salué «un geste très important et très symbolique à l’heure où le peuple grec doit supporter des sacrifices».  Le nouveau plan de sauvetage du pays, de 230 milliards d’euros, qui attend le feu vert de la zone euro pour sa mise en application, comprend un nouveau train de mesures de rigueur de plus de 3 milliards pour 2012. Une grande partie concerne des baisses des salaires et des retraites. Le salaire minimum doit notamment baisser de 22%, à 586 euros brut sur 14 mois, tandis qu’une réduction de 10% est prévue pour les retraites complémentaires. Des réductions pourraient également affecter les salaires des régimes spéciaux. Les Grecs ont déjà subi lors du premier prêt accordé au pays en 2010 une baisse de 25% des salaires dans la fonction publique et 10% dans les retraites accompagnée de la hausse des taxes et de la suppression des organismes publics. Il paraît peu vraisemblable que le président de la République française fasse de même.  Certes la situation n’est pas aussi dramatique qu’en Grèce mais  il serait symbolique que les élites participent à l’effort demandé à tous. A titre indicatif les patrons du CAC 40 gagne en moyenne 350 000 euros mensuels pour 1 800 pour un ouvrier ; Nicolas Sarkozy a fait augmenter son salaire de de 140% du salaire du président de la République a été transmise au rapporteur de la mission budgétaire Pouvoirs publics à l’Assemblée. Cette réévaluation de la rémunération de Nicolas Sarkozy, à plus de 240 000 euros mais annuels. Le dernier président français à s’être « augmenté » était le général de Gaulle, selon Europe 1. « Toutefois, il payait les dépenses courantes, électricité, taxe d’habitation, costumes… Contrairement à ses successeurs pour lesquels ‘salaire’ était égal à ‘argent de poche’ », précise la radio.

Mort programmée d’Arcelormittal à Florange ?

Mort programmée d’Arcelormittal  à Florange ?

 

La direction du sidérurgiste ArcelorMittal a confirmé mercredi qu’elle allait présenter le 23 février aux représentants du personnel un projet de prolongation de la fermeture temporaire des hauts fourneaux du site lorrain de Florange pour le deuxième trimestre. « Le projet qui sera présenté au comité (central d’entreprise, ndlr) du 23 février 2012 porte sur la prolongation de la suspension temporaire d’une partie des installations de Florange, pour le deuxième trimestre de l’année 2012 ainsi que sur le maintien de l’ensemble des mesures permettant le redémarrage des installations lorsque les conditions de marché le permettront », indique la direction d’ArcelorMittal France, dans une déclaration écrite transmise à l’AFP.  Mardi, des syndicalistes du groupe avaient affirmé avoir été informés par la direction que la filière liquide du site, à l’arrêt depuis octobre 2011 faute de demande jugée suffisante par le sidérurgiste, ne redémarrerait encore pas au deuxième trimestre de cette année en raison de la mauvaise conjoncture.  Mardi, Edouard Martin, membre CFDT du comité central d’entreprise du numéro un mondial de l’acier, avait dit craindre que cette prolongation de l’arrêt des hauts fourneaux soit « peut-être la mort programmée du site de Florange », alors qu’ArcelorMittal a déjà décidé il y a quelques mois de la fermeture définitive de hauts-fourneaux à Liège, en Belgique.  ArcelorMittal répète de son côté qu’il ne s’agit pas d’une fermeture définitive des installations lorraines, mais bien d’une mise en veille temporaire en attendant un redressement de la demande en acier.  Le haut fourneau P6 a été mis en veille en octobre 2011, tandis qu’un premier haut fourneau, le P3, était déjà arrêté depuis juin.

 

BNP Paribas : bénéfice net 2011 de 6,05 milliards d’euros, en baisse de 22% sur un an.

BNP Paribas : bénéfice net 2011 de 6,05 milliards d’euros, en baisse de 22% sur un an.

 

Une baisse de 22 % du bénéfice net 2011 à 6,05 milliards est significative et s’explique avant tout par des provisions de 3,4 milliards d’euros liées à la Grèce et des marchés particulièrement erratiques en fin d’année. Les investisseurs paraissent eux aussi rassurés : vers 12h15, le titre gagne plus de 6 % et se place en tête des plus fortes hausses parmi les valeurs du CAC 40. Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net de BNP Paribas a baissé de 50 % pour atteindre 765 millions d’euros, avec un pôle banque de financement et d’investissement à l’équilibre (6 millions d’euros de bénéfice avant impôt). La plupart de ses concurrents sont en perte sur ce métier. Sur la même période, la banque a dû passer 567 millions d’euros de provisions supplémentaires pour son exposition à la Grèce. Les titres de dette grecque qu’elle détient sont désormais provisionnés à 75%, soit au-delà des 70% environ de perte prévue par le plan d’échange de dette conclu entre la Grèce et ses créanciers privés.  BNP Paribas a de nouveau pu compter sur sa banque de détail pour amortir les chocs.  Le conseil d’administration va proposer à l’assemblée générale le versement d’un dividende de 1,20 euro par action, ce qui représente 25% du bénéfice par action. En valeur absolue, il recule de presque de moitié (2,10 euros l’an dernier). Un geste qui permet à BNP Paribas de se démarquer des ses deux grandes concurrentes : Société Générale et Crédit Agricole qui ont décidé de ne pas rémunérer leurs actionnaires au titre de 2011. Pour faire face aux nouvelles exigences réglementaires de Bâle III, la banque continuera la réduction de la taille de son bilan. ( fin 2012 l’objectif d’un ratio de 9 % de fonds propres) .

 

Récession en zone euro au quatrième trimestre 2011 et en France au premier trimestre 2012

Récession en zone euro au quatrième trimestre 2011 et en France au premier trimestre 2012

 

 

Le produit intérieur brut des 17 pays de la zone euro pour sa part diminué de 0,3% au quatrième trimestre 2011. Si la France devrait échapper à une récession technique, du moins à court terme, l’activité pourrait reculer dès le premier trimestre et maintenir les finances publiques sous pression alors que la crise de la dette en Europe joue les prolongations. Les économistes anticipent en moyenne un repli du PIB de 0,1% sur les trois premiers mois de l’année avant un rebond au deuxième trimestre. De son côté, l’Insee prévoit une économie en stagnation au moins jusqu’en juin. « (Les) exportations risquent de ralentir au premier trimestre 2012 car les débouchés européens se réduisent. En outre, en fin d’année 2011 elles ont pu être dynamisées par la dépréciation de l’euro par rapport au dollar or cette dépréciation semble s’interrompre », souligne Juliette Hubert, chargée d’études senior du cabinet Asteres. « L’investissement des entreprises risque de fléchir car les chefs d’entreprises constatent une dégradation de leurs carnets de commandes depuis décembre », ajoute-t-elle. « Une nouvelle période conjoncturelle très difficile pourrait s’ouvrir après l’été, la hausse prévue de la TVA et/ou le resserrement additionnel inévitable après les élections pour tenir l’objectif de 4,5% de déficit (public) cette année puis 3% en 2013 devant conduire à une baisse de l’activité en fin d’année et à une année 2013 très morose », signalent de leur côté Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin d’Exane.

La France évite la récession au 4ème trimestre 2011 : +0.2%

La France évite la récession au 4ème trimestre 2011 : +0.2%

 

Au quatrième trimestre 2011 le PIB progresse de 0,2 %, ce qui porte sa croissance annuelle à 1,7 %

Comptes nationaux trimestriels – Premiers résultats du 4e trimestre 2011

Au quatrième trimestre 2011, le PIB en volume* croît de 0,2 % après +0,3 % au troisième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance est de 1,7 % en 2011, après +1,4 % en 2010.

Les dépenses de consommation des ménages ralentissent légèrement en fin d’année (+0,2 % après +0,3 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) accélère (+0,9 % après +0,2 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue de nouveau positivement à la croissance du PIB : +0,3 point après +0,2 point. Les exportations augmentent au même rythme qu’à l’été (+1,2 %) alors que les importations reculent (-1,2 % après +0,7 %). Par conséquent, le solde du commerce extérieur contribue positivement à la croissance : +0,7 point après +0,1 point. Cet effet est plus que compensé par les variations de stocks qui contribuent pour -0,8 point à l’évolution de l’activité, après une contribution neutre.

La production totale accélère légèrement

La hausse de la production de biens et services est un peu plus marquée qu’au trimestre précédent (+0,4 % après +0,3 %). La production rebondit notamment dans la fabrication de matériels de transport (+4,6 % après –2,1 %), principalement aéronautiques, et en cokéfaction-raffinage (+3,9 % après –1,5 %). En revanche la production recule dans les autres branches manufacturières et dans l’énergie-eau-déchets. En moyenne sur l’année, la production totale progresse de 2,2 % (après +1,6 % en 2010).

 

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie critique la BCE sur la Gréce

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie critique la BCE sur la Gréce

Le  prix Nobel d’économie égratigne la Banque centrale européenne et son manque de transparence. Dans le dossier grec, Stiglitz estime que la position de l’institution de Francfort a été pour le moins curieuse. Elle s’est ainsi toujours opposée à ce fameux « événement de crédit », lié à un défaut de paiement de la Grèce, qui déclencherait les contrats de CDS. Que n’a-t-on écrit sur ces « credit default swaps », ces contrats qui permettent de s’assurer contre un défaut de paiement ? Un produit qui a enfoncé des firmes comme AIG et Fortis en pleine tourmente financière en 2008, et qui a ensuite mis à mal des pays, comme la Grèce. A la base, un CDS peut s’avérer utile. Il permet à un détenteur d’une obligation de se couvrir contre le défaut de paiement de l’émetteur. Comme un « bon père de famille » assure sa maison contre un incendie. Mais quand ce sont majoritairement des non-détenteurs de l’obligation qui se ruent sur les CDS, cela se corse. Il s’agit alors d’acteurs qui s’assurent contre un risque financier qu’ils ne courent pas. Ou comme l’indiquait Peter Praet, « c’est un peu comme si j’achetais une assurance contre le risque d’incendie de la maison d’une tierce personne ». En d’autres mots, ce serait presqu’une incitation à mettre le feu à la maison du voisin. Mais revenons à Athènes. Les banques européennes détiennent quelque 40 milliards d’euros de dette grecque. On aurait pu supposer que face au risque de défaut sur leurs obligations, les banquiers, en gestionnaires avisés, achètent une assurance sous forme de CDS. « Dans ce cas, un régulateur qui prend en compte la stabilité financière du système veille en principe à ce que l’assureur paye en cas de perte. Pourtant la BCE veut que les banques ne soient pas dédommagées en cas de perte sur les obligations qu’elles détiennent », s’étonne Stiglitz. Alors plusieurs hypothèses existent. La première, selon le prix Nobel, est que les banques ne se sont pas assurées contre le défaut de paiement et que certaines ont adopté des positions spéculatives. Ou alors la BCE tente peut-être de protéger les banques qui ont émis les contrats d’assurance et qui sont donc censées devoir dédommager les acheteurs de contrats. Si tel est le cas, ce serait relativement grave. Enfin, dernière hypothèse, la BCE sait que le système financier manque de transparence et que les investisseurs ne peuvent évaluer les conséquences d’un défaut de paiement, ce qui pourrait entraîner un nouveau gel des marchés du crédit, de type Lehman Brothers. Pour couronner le tout, c’est l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), composée de banquiers, qui décide si un « événement de crédit » a bien eu lieu et si ce dernier permet d’activer les CDS. Des banquiers, juges et parties ? Stiglitz parle en tout cas d’un petit « comité secret ».

Un référendum sur la formation pour quoi faire ?

Un référendum sur la formation pour quoi faire ?

 

 

 

Le droit à la formation est acté dans les textes pour les salariés dès lors on se demande quel est l’intérêt d’un référendum sur la question ; le constat a également été fait par la Cour des compte en 2008, la formation est inadaptée, les couts élevés et opaques et surtout n’est pas orientée en direction de ceux qui en ont le plus besoin notamment les chômeurs. Extrait du rapport de la Cour des comptes :

 

 

« 1. Les formations sont largement inadaptées aux besoins des individus et des entreprises, qu’il s’agisse de la formation professionnelle initiale dont les résultats en termes d’insertion dans l’emploi sont insuffisants ou de la formation continue qui répond très imparfaitement

aux difficultés des salariés peu formés ou mal qualifiés ;

2. Les financements sont abondants mais insuffisamment mutualisés, ce qui met d’autant plus en cause la pertinence du système actuel que celui-ci manque de transparence et fait apparaître des coûts élevés.

3. L’action des différents acteurs de la formation professionnelle est faiblement cohérente ; les cloisonnements du système, les insuffisances de son pilotage et la faiblesse des évaluations auxquelles il donne lieu, tant au niveau national que régional, rendent impossible la définition d’une stratégie partagée et compromettent l’efficacité d’ensemble des actions menées. Chacun de ces constats est accompagné de recommandations définissant les conditions auxquelles une politique de formation professionnelle tout au long de la vie deviendrait possible

 

 

Principales conclusions

a) La formation professionnelle des chômeurs

Les  effets de la formation des chômeurs sur leur retour à l’emploi sont ambigus, et surtout fortement hétérogènes. Les  évaluations sont rares, même à l’étranger, et sont pour ainsi dire inexistantes en France.

b) La formation professionnelle des salariés

L’impact de la formation continue sur les salaires des bénéficiaires sont généralement faibles voire non significatifs dès lors que le caractère potentiellement endogène de la formation est pris en compte.  En revanche, les rendements sociaux de la formation sont très

incertains, dans la mesure où les externalités de celle-ci n’ont fait jusqu’ici l’objet d’aucune étude empirique rigoureuse. Il est dès lors possible que, conformément à l’objectif de promotion sociale qui a sous-tendu la législation française en la matière, la formation des salariés les plus vulnérables constitue un facteur d’inclusion, bénéfique à l’ensemble du

corps social. Plutôt qu’un sous-investissement en formation, le système français présenterait de ce point de vue un défaut de ciblage, dans la mesure où les salariés les moins qualifiés et les moins diplômés sont ceux qui accèdent le moins fréquemment à la formation.  Un autre aspect du système français de formation continue est qu’il a fait l’objet de très peu d’évaluations rigoureuses »

 

En réalité la formation professionnelle est devenue un véritable fromage (environ 30 milliards de financement annuel) qui profitent à la multitude des organismes de collecte et de formation ; un système opaque sans véritable évaluation qui parfois fiance  bien autre chose que les formations qualifiantes (y compris certaines organisations) et qui n’est pas orienté vers ceux qui en ont le plus besoin. Un référendum ne changera rien, il faut une reforme de la collecte, une véritable rationalisation des objectifs et des moyens et un ciblage vers les populations les plus vulnérables. Ce n’est pas un référendum qui peut procéder à une telle reforme.

Carburant: nouveau record, vers les 2 euros le litre

Carburant: nouveau record, vers les 2 euros le litre

 

Selon les données publiées par le ministère du Développement durable, le prix moyen d’un litre de super sans plomb 95 a grimpé à 1,5787 euro, tandis que le 98 s’est élevé à 1,6184 euro. Ces deux prix dépassent les deux records établis la semaine précédente (1,5640€/l et 1,6022 €/l), d’après les chiffres de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).De son côté, le gazole a poursuivi sa remontée, passant à 1,4180 euro le litre, mais il reste en-dessous de son record de l’année (1,4240 euro le 13 janvier).le président de Total à réaffirmé que le litre de SP 95 se dirigeait inévitablement vers les 2 euros le litre. Les pays producteurs essaient évidemment de valoriser des ressources qui ne sont pas renouvelables. S’ajoute à cela le contexte géopolitique avec des menaces en provenance de l’Iran qui envisage de fermer le détroit d’Ormuz ou transitent environ 40% du pétrole. Incertitudes aussi au Nigéria et dans certains pays arabes. Les compagnies pétrolières quant à elle réalisent d’autant plus de profits que le pétrole est cher du fait de leur situation oligopolistique (cartel). On peut le vérifier encore cette année avec les résultats de Total par exemple : plus de 12 milliards de bénéfices en 2011. Les spéculateurs déçus par le marchés des actions et des obligations se reportent sur le marché des matières premières notamment le pétrole qui peut changer 4 à 5 fois de propriétaires pendant son transport ; une spéculation  y compris sur les matières alimentaires (ce qui crée des situations dramatique dans les pays pauvres) ; le pétrole est une valeur sûre car la demande est toujours forte, l’élasticité au prix de cette demande est faible. De toute manière on est plus ou moins contraint d’acheter du carburant; la responsabilité essentielle appartient toutefois à l’Etat qui selon les cours du pétrole impose des taxes de 60 à 80%. Des taxes fixes comme la TIPP et des taxes mobiles comme la TVA. Plus le pétrole est cher, plus l’état engrange de taxes ; le ministre Eric Besson reconnait qu’une baise de 2 centimes consentis par l’Etat coûterait 1 milliard en ressources publiques. On pourrait envisager de mettre en place la TIPP flottante ; ce qu’a fait Jospin en 2000, mais il a été désavoué par l’Europe qui a considéré qu’il y avait distorsion de concurrence ; des distorsions de concurrence aux quelles elle est beaucoup moins attentives dans d’autres domaines (distorsions, économiques, sociales, fiscales ou environnementales). Le principe de la TIPP flottante c’est de baisser les taxes quand le pétrole est haut et inversement de les augmenter quand le pétrole est bas.  Tout cela se faisant à fiscalité constante dans le temps. Le gouvernement écarte cette piste parce que le budget est déjà dans un tel état qu’il est hors de question de se priver des précieuses ressources sur le carburant. On pourrait évidemment se libérer du pétrole, avec des transports collectifs plus abondants des automobiles électriques mais pour l’instant i n’y a guère le choix pour le consommateur

Sarkozy : le pire moment pour annoncer sa candidature

Sarkozy : le pire moment pour annoncer sa candidature

 

En précipitant son annonce à la candidature Sarkozy a choisi un bien mauvais moment. Dégradation probable de la note française par Moody’s après SP, croissance catastrophique en 2012, chômage en hausse record ‘(avec destruction d’emplois). Trois nouvelles récentes qui plombent la crédibilité de cette candidature. Echec sur le déficit et la dette, échec sur la croissance, échec sur le chômage, c’est le bilan. Il faudra beaucoup de conviction au candidat Sarkozy pour faire croire à l’intérêt de son programme. Pour ne pas s’engluer des les questions économiques et financières qu’il connait mal comme l’a prouvé sa dernière intervention télévisée, il faut donc s’attendre à u déplacement des thèmes de campagne visant surtout à récupérer les voix du Front national. Droitisation et populisme seront au programme avec des derniers coups de poker comme des projets de référendums en veux-tu en voilà. Pas sur les chômeurs qui a fait un nouveau flop mais sur le droit à la formation,  peut-être sur la règle d’or, sur l’immigration voire la sécurité. Enfin peu importe le thème, l’essentiel est de faire croire qu’on redonne la parole aux vrai peuple, à ceux qui travaillent (ou on travaillé), des vrais français. Il faut s’attendre en effet à des coups tordus non pas pour alimenter un programme mais pour tenter de mettre en difficulté Hollande et glaner sur les terres de Marine. Ce n’est pas la droite qui est surtout condamnée par les électeurs mais Sarkozy lui-même rejeté par 67% des français. Sa personnalité, son exhibitionnisme, se contradictions, ses mensonges, son activisme brouillon et finalement son manque de vison et de rigueur. Sarkozy sera candidat mais à la défaite. Le costume de président était trop grand pour lui. Attention la bête est blessée et il faut s’attendre aux pires coups tordus, la campagne risque de tutoyer le caniveau. Dommage, l’homme n’était pas sans qualité, il faut lui reconnaître du courage et du dynamisme mais qui on été étouffés par se contradictions et un égo démesuré. Finalement la prévision s’est réalisée, le pire ennemi de Sarkozy, c’st Sarkozy lui-même. Ce qui ne crédibilise pas pour autant Hollande qui va être élu avec un score digne d’un président africain non par adhésion mais par rejet de Sarkozy.

Pas de rigueur pour les grands patrons : plus de 4 millions de revenus annuels !

Pas de rigueur pour les grands patrons : plus de 4 millions de revenus annuels !

 

 

Recul du pouvoir d’achat pour les salariés auxquels on demande davantage de rigueur mais la rémunération globale des patrons des grands groupes du CAC 40 s’est envolée de 34% pour atteindre 4,1 millions d’euros, selon le rapport annuel du cabinet Proxinvest, qui porte sur les salaires versés en 2010 et publiés en 2011.Les patrons sont plus généreux avec eux-mêmes qu’avec leurs salariés : le pouvoir d’achat des français a reculé de 0,2%, en 2010 selon l’Insee. L’avidité des PDG est une maladie qui a contaminé toute l’Europe. Proxinvest a mené une étude avec ses partenaires européens de l’ECGS sur 367 groupes européens. Verdict : les Français sont mieux payés que leurs homologues scandinaves.  Leurs gains représentent 150% de ceux des PDG du nord de l’Europe, les seuls qui soient raisonnables. On voit mal comment faire accepter une austérité supplémentaire et pourtant inévitable aux salariés alors que les patrons continuent d’engranger de revenus  complètement déconnectés de leurs responsabilités voire de leurs résultats. Sans justice sociale, rien ne sera possible. Environ 350 000 euros par mois pour un grand patron quand le salaire moyen en France est de 2500 euros par mois.et de 1800 euros pour les ouvriers. Ne parlons pas des smicards ou des bénéficiaires du RSA. Pourquoi ne parvient-on pas à réduire cet écart ? simplement parce que nombre de hauts fonctionnaires (essentiellement des énarques) passent de l’administration à la tête de grandes entreprises après avoir fréquenté les cabinets ministériels. Ils passent alors d’une rémunération de 5 à 6000 euros à 350 000 euros mensuels ; c’est le rêve de ceux qui détiennent en fait les pouvoirs de réglementation en la matière.

Les recommandations du MEDEF : ça manque de souffle pour les PME

Les recommandations du MEDEF : ça manque de souffle pour les PME

 

 

 Les propositions du patronat dans la perspective de l’élection présidentielle, articulées autour d’une vingtaine de points dont le déficit public nul en 2015, mais avec une priorité: le fédéralisme européen. La « top priorité », c’est l’Europe et « il faut oser le fédéralisme ». Mais pour cela, plusieurs étapes sont nécessaires dont la remise en ordre des finances publiques, la création d’un socle social européen commun ou encore l’élection au suffrage universel d’un président de l’Europe. Au niveau de la France, le scénario du Medef table sur un déficit public nul en 2015, et un budget excédentaire dès 2016 en privilégiant une réduction des dépenses respectant le credo « 2 pour 1″, deux fois plus d’économies sur les dépenses publiques que de hausses des prélèvements fiscaux et sociaux. 23 axes sont définis par le MEDEF pour une compétitivité équitable ». Parmi les mesures : – accélérer les convergences au sein de l’Union européenne, créer un socle social et préparer l’union politique ; – assurer la flexibilité et la convertibilité des monnaies ; – ne pas remplacer 2 fonctionnaires sur 3 partant à la retraite dans la fonction publique d’Etat, 1 sur 2 dans les collectivités locales ; – restructurer la carte hospitalière, modifier la gouvernance de l’assurance-maladie ; – lancer un débat sur un nouvel âge légal de départ à la retraite à échéance 2030 ; – étendre le taux réduit (15 %) d’impôt sur les sociétés, développer les binômes PME-grands groupes, créer des plates-formes obligataires pour les PME et faciliter leur accès aux partenariats public-privé ; – moduler les cotisations d’assurance-chômage en fonction du volume de formation et rendre l’allocation chômage dégressive ; – fixer la durée du travail par accord collectif ou, à défaut, dans le contrat de travail, assouplir la définition du licenciement économique. A noter surtout l’union politique sans doute pour contraindre la France à se rapprocher des critères de gestion de pays plus vertueux comme l’Allemagne., avec un président de l »Europe élu. La reforme du système monétaire est abordée avec beaucoup de prudence ; En matière de fiscalité, le MEDEF préconise un taux réduit d’imposition sans doute pour avoir constaté que les PME sont bien davantage imposées que les grandes sociétés. Les autres principales mesures visent à réduire les dépenses publiques (nombre de fonctionnaires notamment) et les dépenses de chômage et de maladie. Les 35 heures sont remises en cause par le biais d’accord collectif (branche ou entreprise,) ou dans le contrat de travail, ce qui constituerait une individualisation qui serait très discutée. On voit cependant mal comment l’équilibre budgétaire pourrait être atteint dès 2015 avec un taux de croissance entre 1 et 1.5.% de progression du PIB. Dans un pays où la croissance repose essentiellement sur la consommation, la croissance est essentielle pour réduire le chômage et ainsi redonner du pouvoir d’achat. C’est pourtant le grand défi des mois et des années à venir ».besoin d’air » était le titre de la contribution du Medef en 2007, « besoin d’aire en 2012 », « besoin de souffle » aurait été plus approprié » surtout pour les PME qui attendent surtout une reprise de demande et un meilleur accès au crédit. Pas sûr que le MEDEF soit suffisamment attentif à cette catégorie d’entreprises.

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