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Les combines des grandes marques pour augmenter les prix

Les combines  des grandes marques pour augmenter les prix

Le consommateur a beau défendre bec et ongles son pouvoir d’achat et traquer la bonne affaire, il n’en demeure pas moins manipulable. «La perception d’un prix est pour un tiers seulement fondée sur des critères objectifs, précise Yves Marin, consultant chez Kurt Salmon. Le reste est lié à des éléments subjectifs comme la couleur du packaging ou le positionnement en rayon.» Les industriels et les distributeurs le savent très bien et n’hésitent pas à jouer avec les a priori et les habitudes de consommation pour se donner des airs bon marché.  Une chaîne de supermarchés, par exemple, n’a pas besoin d’être ultracompétitive sur tous les produits pour attirer le chaland. L’important est qu’elle soit discount sur les références phares. «Le client ne connaît les prix précis que de quelques références dont il ne peut se passer, comme les grandes marques (Coca, Nutella…)ou les couches-culottes et les goûters pour enfant», explique Cédric Ducrocq, du cabinet Dia-Mart. Si l’enseigne garde le même indice prix moyen, mais baisse les étiquettes sur ces produits-là, elle aura l’air globalement moins chère.» Encore faut-il bien le montrer, en plaçant les produits stratégiques en tête de gondole ou au beau milieu du rayon, dans une zone de 80 centimètres entre la hanche et le regard du client.  Dans les enseignes spécialisées, la méthode pour embrouiller le client est assez comparable. Ikea a beau être globalement très abordable, tout n’y est pas bon marché. D’un côté il met en vedette la petite table d’appoint à 6,90 euros, de l’autre il fait la culbute sur un petit objet de décoration. Résultat ? «Encore en 2011, la chaîne fait partie des distributeurs jugés les plus attractifs en termes de prix», confie Guy-Noël Chatelin, de OC & C Strategy.  Chaque année, ce cabinet évalue en effet «l’image-prix» des enseignes, c’est-à-dire la perception qu’ont les consommateurs des prix pratiqués. Bien sûr, cette étude le montre, il y a une corrélation entre l’image et la réalité sur le long terme : un distributeur ne peut donc pas duper indéfiniment le client. Mais un commerçant peut habilement l’influencer. Cdiscount abuse sur son site des couleurs tape-à-l’œil, traditionnellement utilisées pour les promotions. Ses tarifs ne sont pourtant pas plus compétitifs que ceux d’Amazon. Entre simple astuce et vraie arnaque, voici les techniques les plus utilisées…  En rouge et jaune pétard, la page d’accueil de Cdiscount reprend les tons traditionnels d’une campagne de promotion. «Dans l’esprit du consommateur, avec le bleu profond et le blanc, ils sont associés aux prix bas», précise le consultant Franck Rosenthal. Et ça marche ! A étiquettes comparables, le site Web du groupe Casino bénéficie d’une meilleure image-prix que le sobre Amazon (OC & C Strategy).  «Un produit vous semble d’autant moins cher qu’il vous offre beaucoup, note Franck Rosenthal, consultant. Une enseigne a donc intérêt à vous faire savoir que ses entrées de gamme, malgré leur prix bas, sont géniales.» Exemple type : Décathlon. Pour valoriser ses «produits bleus» (sans marque), le distributeur détaille toutes leurs fonctionnalités et leurs avantages techniques.  On pense qu’un paquet familial sera obligatoirement meilleur marché, au kilo, qu’une dose individuelle. «Erreur», alerte Charles Pernin, de l’association CLCV. Et de citer un relevé de prix réalisé dans un Leclerc du Pas-de-Calais : le paquet de Chocapic grand format était 17% plus cher au kilo que le moyen. «Sur les formats atypiques, les hypers s’autorisent plus de marges, analyse Florent Vacheret, de “Linéaires”. D’où ces absurdités.»

 

Bettencourt-Sarkozy : ragots, mépris ou scandale ?

Bettencourt-Sarkozy : ragots, mépris ou scandale ?

Mercredi soir sur France 2, Eva Joly a une nouvelle fois lancé de sérieuses accusations contre Nicolas Sarkozy. Selon la candidate écologiste, il existe des « présomptions concordantes et précises » contre le chef de l’Etat dans les affaires Bettencourt et Karachi, ajoutant que c’était « une anomalie de pouvoir solliciter un second mandat » quand on est « cerné » comme lui « par des affaires judiciaires ».   De lourdes accusations que l’intéressé a balayées, jeudi sur le plateau de l’émission Des paroles et des actes. « Sur les ragots, sur la médisance, sur la méchanceté, sur la volonté de détruire et de démolir, permettez-moi de vous opposer le mépris le plus cinglant », a lancé le président-candidat. « Quand vous vous faites l’écho de ce qu’elle a dit, vous apportez des éléments, vous lui demandez des faits et à ce moment, je m’expliquerai! » a-t-il ajouté.   Excédé à l’idée de rendre des comptes, il a donc refusé d’évoquer le fond de l’affaire et a préféré réserver son temps de parole pour discréditer l’ancienne juge d’instruction: « Quand on pense que cette dame, qui viole tous les principes du droit, qui porte des accusations scandaleuses sans aucune preuve, était magistrate, ça fait frémir! ».   Mais s’agit-il vraiment de « ragots » comme le suggère Nicolas Sarkozy? Eva Joly affirme que des preuves sont « sur la table ». Notamment à propos de sa participation à la création de la société luxembourgeoise Heine utilisée pour rémunérer des intermédiaires dans la vente de sous-marins Agosta en 1994 au Pakistan. Le nom de Nicolas Sarkozy est en effet cité à plusieurs reprises dans un rapport de la police luxembourgeoise qui a enquêté sur cette société offshore. « La création de la société Heine s’est faite avec l’accord de Nicolas Sarkozy », peut-on lire dans ce rapport. Vendredi, invité sur i>Télé, Nicolas Sarkozy a cependant nié être de près ou de loin à l’origine de la création de cette société. Il a d’ailleurs construit sa ligne de défense autour de l’idée qu’il était opposé à la vente de ces sous-marins au Pakistan, convaincu que les Pakistanais ne paieraient jamais.   Concernant l’affaire Bettencourt, l’étau se resserre encore davantage autour de Nicolas Sarkozy. Début avril, L’Express révèle que l’agenda de Liliane Bettencourt mentionne une rencontre, le 24 février 2007 entre son mari et celui qui allait être élu président de la République quelques semaines plus tard. Dans un premier temps, l’Elysée a formellement démenti l’existence de cette entrevue. Mais depuis, Nicolas Sarkozy se montre moins catégorique et préfère botter en touche. « Je ne sais pas si j’ai rencontré André Bettencourt le 24 février 2007″, s’est-il contenté de déclarer ce vendredi, toujours sur i>Télé.   Eva Joly évoque également des témoignages qui accréditent la thèse d’un financement de la campagne de 2007 avec des fonds provenant des Bettencourt. Sans doute, parle-t-elle de celui de Claire Thibout, l’ex-comptable, mais également de celui de Dominique Gauthier, l’ancien chauffeur du couple. Celui-ci assure que l’ex-gouvernante du couple, Nicole Berger, décédée depuis, lui a rapporté une visite de Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt pour réclamer de l’argent. « Mme Berger m’a dit que M. Sarkozy était venu pour un rendez-vous voir Monsieur et Madame très rapidement, que c’était pour demander des sous », a-t-il indiqué au juge Gentil, le 8 mars dernier lors de son interrogatoire.    Depuis le dépaysement de l’affaire Bettencourt à Bordeaux, le juge Gentil constitue, malgré les dénégations de Nicolas Sarkozy, un faisceau d’indices concordants. Il cherche en particulier à vérifier où ont atterri les 800 000 euros retirés en deux fois d’un compte suisse de la milliardaire au cours du premier semestre 2007.   Le premier retrait de 400 000 euros coïncide curieusement avec un rendez-vous entre Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, actuellement en détention, et Eric Woerth, trésorier de l’UMP à l’époque. Tandis que le second retrait intervient lui à une date mentionnée dans le carnet de François-Marie Banier où il rapporte une conversation avec Liliane Bettencourt qui lui aurait dit: « Patrice de Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui. »   Malgré tous ces éléments, Nicolas Sarkozy a donc opposé son « mépris le plus cinglant » aux accusations lancées par la candidate écologiste. En meeting à Grenoble au même moment, Eva Joly persiste et signe: « Il ne peut pas se cacher derrière le mépris qu’il a pour moi. Cela ne suffit pas. Il va falloir qu’il s’explique sur la dizaine de témoins qui ont des témoignages concordants », a-t-elle réagi sous les cris de militants scandant: « Sarkozy en taule! ».   « La présomption d’innocence n’empêche pas les faits d’exister. Ce que je dis haut et fort c’est que dans une campagne, dans n’importe quel autre pays avec ce qu’il y a sur la table, il faudrait s’expliquer, il ne résisterait pas 24 heures. C’est la situation en France qui est parfaitement anormale », a-t-elle conclu. 

Faute de croissance, l’Italie plombée par la crise espagnole

Faute de croissance, l’Italie plombée  par la crise espagnole

Faute de croissance pas d’espoir de redresser les finances en Espagne, comme Italie, demain en France. En Italie, ‘émission de 4,9 milliards d’euros de titres d’État à moyen et long terme, ce jeudi, s’est plutôt mal passée, bien que la demande ait dépassé 8,5 milliards d’euros. Les taux d’emprunt ont grimpé, les bons du Trésor à trois ans (2,88 milliards d’euros) s’adjugeant à 3,89%. En forte hausse par rapport à l’émission précédente (2,76% le 14 mars). Un emprunt de 918 millions d’euros à échéance 2023 a même atteint 5,57%, contre 4,8% fin mars. Encore loin toutefois des 7% de la fin de l’an dernier. La détente des rendements obligataires italiens observée depuis deux jours - et attribuée aux propos rassurants de la Banque centrale européenne (BCE) - ne compense pas le regain de tension sur la dette italienne très net depuis le début du mois d’avril. Le «spread» - autrement dit le différentiel de taux entre «bunds» allemands et les bons à dix ans italiens - s’est à nouveau détérioré ce mois-ci, après l’embellie enregistrée depuis février. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette hausse des rendements obligataires. En premier lieu, la détérioration du marché espagnol. Pour Pier Carlo Padoan, chef économiste de l’OCDE, l’écart des taux allemands et italiens est «influencé par la contagion espagnole». Même si, dit-il, «les marchés savent très bien faire la différence: l’Espagne est le pays qui doit affronter le plus important ajustement budgétaire, encore plus considérable que celui auquel l’Italie était confrontée en novembre, quand Mario Monti a pris le pouvoir». L’économiste de l’OCDE note que l’Italie, avec les plans de redressement budgétaire mis en œuvre par le gouvernement Monti et l’engagement à revenir à l’équilibre fin 2013, «va dans la bonne direction». Encore faut-il que le gouvernement adopte des réformes structurelles qui redonnent confiance aux marchés, «même si elles réclament du temps pour porter leurs fruits». En premier lieu, la réforme du marché du travail. Mario Monti s’est engagé à défendre, avec toute son énergie, le projet de loi adopté le 23 mars en Conseil des ministres, au besoin en engageant la confiance de son gouvernement pour éviter qu’il ne soit dénaturé. Mais des difficultés imprévues sont intervenues ces derniers jours. Emma Marcegaglia, dont le mandat à la tête du patronat prend fin le mois prochain, s’oppose aux aménagements du droit de licenciement: «Mieux vaut pas de réforme du tout qu’une mauvaise réforme», dit-elle. Du même coup, le Parti démocrate (gauche), talonné par la confédération ouvrière CGIL, s’est raidi et demande une «profonde révision» du projet de réforme. «Ces péripéties politiques ne jouent pas à court terme sur les marchés, estime Patrick Jacq, économiste de BNP Paribas. Ils s’inquiéteront sérieusement si la réforme n’est pas adoptée du tout.» En attendant, le gouvernement Monti se trouve pris à contre-pied, ce qui ne manque pas d’inquiéter le président de la République, Giorgio Napolitano, garant des institutions. Le chef de l’État évoque un scénario international «très inquiétant» et appelle à des actions rapides pour relancer la croissance et surmonter la crise: «Le grand problème du redressement et de l’équilibre des finances publiques n’est pas encore résolu», dit-il en dénonçant la «surdité» des partis et des forces sociales sur le thème de la croissance.

 

« Comment Bercy facilite la spéculation sur la dette française »par Pascal Canfin, eurodéputé

« Comment Bercy facilite la spéculation sur la dette française »par Pascal Canfin, eurodéputé

A partir du 16 avril, il sera plus facile de spéculer sur la dette française. Non, Goldman Sachs ne vient pas d’inventer un nouveau produit financier, mais il s’agit d’une décision prise directement par l’agence France trésor (AFT), un service de Bercy en charge de placer la dette française. L’AFT a en effet autorisé Eurex – une bourse allemande spécialisée dans les produits dérivés – à commercialiser un produit « future » sur la dette française. Autrement dit, l’Etat français donne son feu vert pour acheter ou vendre à terme de la dette française, ce qui permet de se couvrir contre le risque lié à la détention d’obligations françaises mais aussi, et c’est là le problème, de spéculer sur l’évolution des taux d’intérêt français. Ce type de contrats existe déjà mais ils sont aujourd’hui échangés en gré à gré. Le fait de les passer sur un marché transparent apporte un avantage. Néanmoins, ce bénéfice doit être mis en balance avec les inconvénients du développement de ce type de produits dérivés sur la dette française. En effet, ce nouveau produit permettra aux investisseurs de spéculer beaucoup plus facilement et à moindre coût sur l’évolution des taux d’intérêts des obligations émises par l’Etat français. Et ni la législation française, ni la législation européenne n’offrent de réels garde-fous. Ces contrats peuvent être aujourd’hui utilisés pour prendre des positions purement spéculatives… par exemple après le 6 mai prochain. Il aurait été tout à fait possible à l’Agence France Trésor – qui a autorisé Eurex à commercialiser ce nouveau produit – d’y mettre des conditions. Par exemple, le fait d’obliger l’une des deux parties de la transaction à détenir effectivement de la dette française et donc, de se trouver dans une position de couverture d’un risque et non de spéculation. De plus, ceux qui assurent la promotion de ce type de produit, Eurex mais aussi l’Agence France Trésor font miroiter davantage de liquidité sur la dette française grâce à ces produits dérivés. Or, offrir plus de liquidité, c’est à dire la capacité d’acheter ou de vendre à tout instant, n’a pas que des avantages. Par temps calme, elle peut effectivement contribuer à diminuer le taux d’intérêt. Mais par gros temps, une telle liquidité entraine au contraire encore plus de volatilité et d’instabilité. Une situation que l’on ne peut exclure sur la dette française… D’ailleurs si la liquidité permanente devait conduire à une plus grande stabilité, on aurait déjà pu le mesurer depuis des années. La réalité est qu »il n’y a jamais eu autant de liquidité sur les marchés financiers… et jamais eu autant de crises financières rapprochées dans le temps. La décision, prise par l’Agence France Trésor, semble encore une fois avoir échappé au politique pour relever de la sphère technique où tous les intervenants, acteurs privés et publics, partagent le même corpus de valeurs et le même dogme de la liquidité permanente. Il est vraiment plus que temps que le politique reprenne la main sur la finance…

 

Premières mesures idiotes de restriction de l’usage de l’eau

Premières mesures idiotes de restriction de l’usage de l’eau

Les préfectures de l’Eure et de la Seine-Maritime interdisent restreignent le lavage des véhicules, des trottoirs et des terrasses, l’arrosage des pelouses et des potagers ainsi que le remplissage des piscines privées. Cette mesure est en vigueur dans les bassins versants de l’Iton, l’Avre, la Saâne, la Scie, la Varenne, l’Andelle et l’Epte. La plupart sont des affluents de la Seine. Ce sont les mêmes mesures idiotes que d’habitude ; On ne lave plus les voitures, on ne lave plus les terrasses etc. ; Or 90% de l’eau sont  gaspillés pour l’agriculture mais là c’est tabou. La plupart de cette eau destinée à l’agriculture repart d’ailleurs directement dans les nuages quand par exemple on arrose en plein jour des maïs ; On plus non seulement on gaspille l’eau pour des plantes qui ne sont pas adaptées à nos climats mais en plus on draine ; du coup la pollution retourne disertement dans la nappe phréatique. Près de 90% des nappes d’eau phréatiques affichent un niveau inférieur à la normale en France, en raison des faibles pluies tombées cet hiver. C’est le constat fait ce matin après le premier Comité sécheresse de l’année. Les prochaines semaines vont être déterminantes. Une sécheresse historique avait déjà marqué le printemps 2011.  Au 1er avril 2012, 89% des réservoirs d’eau affichaient un niveau inférieur à la normale, contre 58% l’année dernière à la même époque, selon le BRGM, le Bureau des recherches géologiques et minières. Près de 40% des réservoirs ont vu leur niveau baisser depuis le mois de mars.   Le bassin parisien et le Sud-Ouest, où certaines nappes connaissent un déficit en pluies depuis plusieurs années, comptent parmi les régions les plus touchées. Onze départements – certains situés dans la région agricole du Poitou-Charentes – ont déjà adopté des mesures de restriction d’usage de l’eau et quatre autres sont sous surveillance, selon le ministère. L’année dernière, jusqu’à 70 départements avaient mis en place des restrictions.   Le risque d’une nouvelle période de sécheresse ne peut être établi pour l’instant. Mais la situation hydrologique invite à une grande prudence pour cet été et la pluviométrie des prochaines semaines sera déterminante pour le reste de l’année, soulignait hier le ministère de l’Ecologie.  Les pluies sont dites « efficaces » entre les mois de septembre et de mars, lorsqu’elles permettent de remplir les nappes. En dehors de cette période, elles s’évaporent ou sont absorbées par les cultures.  La France a connu en 2011 son printemps le plus chaud depuis 1900 et le plus sec depuis 50 ans, obligeant les autorités à accorder aux agriculteurs plusieurs centaines de millions d’euros d’aides.

 

 

Bayrou, Premier Ministre de la droite ou de la gauche ?

Bayrou, Premier Ministre de la droite ou de la gauche ?

Tout dépendra des scores du premier tour ; Bayrou pourrait en tirer profit, comme Premier ministre ou dans un poste ministériel prestigieux, comme les finances par exemple. Il n’est plus le troisième homme des sondages depuis maintenant plusieurs semaines, mais est sans doute l’un des candidats les plus courtisés par les favoris. Le camp Sarkozy, qui a besoin d’une réserve de voix pour le second tour, est particulièrement actif depuis quelques jours. Mais François Bayrou a pour l’instant exclu de se prononcer en faveur de l’un ou de l’autre. Et pour cause : le candidat du MoDem considère qu’il est toujours capable d’atteindre le second tour. « Nous ne sommes nullement décidés et je ne suis nullement décidé à préparer une manœuvre dans le cas du deuxième tour Sarkozy-Hollande. Je suis là, nous sommes là pour empêcher le deuxième tour Sarkozy-Hollande », a t-il lancé en meeting à Tours vendredi soir.

Appels du pied répétés de Nicolas Sarkozy
  
Dans un entretien à « 20 minutes », Nicolas Sarkozy a souligné vendredi « une proximité » entre François Bayrou et lui « sur l’équilibre des finances publiques ». « François Bayrou considère que la réduction des déficits, c’est une priorité. Vous me dites : ‘est-ce que je suis d’accord ?’ Oui. La meilleure preuve, c’est que nous la mettons en oeuvre », a déclaré le président-candidat.
  
Dans ce même entretien, le chef de l’Etat s’est également dit ouvert à la reconnaissance du vote blanc, une autre des propositions du candidat centriste.
  
La veille, Nicolas Sarkozy avait promis sur France 2 de proposer aux Français « un grand rassemblement de l’unité nationale ». Une démarche chère à François Bayrou qui prône lui aussi le dépassement des chapelles gauche-droite mais autour d’un projet clairement identifié et avec une traduction parlementaire symbolisée par l’introduction de la proportionnelle.
  
Nicolas Sarkozy n’a pas exclu quant à lui de présider, s’il était réélu, avec un Premier ministre qui ne serait pas « de sa couleur politique ». Plus direct, Alain Juppé a assuré que le leader centriste pourrait « sûrement » être le prochain chef de gouvernement, dans ce cas.

Quant à Valérie Pécresse, elle a réaffirmé vendredi que François Bayrou ferait « un très bon Premier ministre » de Nicolas Sarkozy, après avoir déjà dit fin mars que « tout était possible » sur ce sujet.
  
De quelle côté penche la balance ?

Face à cette danse du ventre, François Bayrou veut garder son cap, « central », sans donner publiquement d’indication sur une éventuelle inclinaison après le premier tour.

« Si je m’inscrivais dans l’hypothèse de second tour, cela voudrait dire que j’accepte cette fatalité dans laquelle on cherche à nous enfermer. Je dirais au peuple français : résignez-vous, vous n’avez que deux bulletins et il faut choisir entre les deux », expliquait-il vendredi matin sur France 2.
  
Dans son entourage où des transfuges de centre-droit, comme Jean Arthuis, côtoient des hommes de gauche, comme Jean-Luc Bennahmias, on s’interroge sur la décision du leader centriste à l’entre-deux tours s’il n’est pas qualifié.

En juillet 2011, François Bayrou avait indiqué à la presse qu’il se prononcerait au second tour. « Nous aurons un choix clair », avait-il dit. « Lorsque j’observe les programmes de Sarkozy et de Hollande, je pense qu’il y a sans doute plus de convergences du côté de Sarkozy que du côté de Hollande », a estimé vendredi Jean Arthuis sur i-Télé.
  
François Bayrou a récemment confié avoir longuement discuté, avant la campagne, avec François Hollande avec lequel il se disait alors « compatible », « en harmonie » mais avoir été déçu depuis la primaire socialiste par ses promesses électorales « irréalistes ».
  
Aujourd’hui, quatre électeurs de M. Bayrou sur dix se reporteraient sur François Hollande au second tour, selon plusieurs études. Mais les reports vers Nicolas Sarkozy se sont redressés dernièrement.
  
Un casse-tête pour le leader centriste qui a récemment confié à des journalistes qu’il se sentait plus proche humainement du candidat PS et programmatiquement de celui de l’UMP.

 

A défaut d’emplois, 83 millions d’euros pour les Petroplus

A défaut d’emplois, 83 millions d’euros pour les Petroplus

. Vendredi, le ministère de l’Industrie a indiqué qu’un accord avait été trouvé avec les banques pour « récupérer une partie de la trésorerie et des stocks de Petroplus ». Au moment de la faillite, les banques avaient puisé dans la trésorerie de l’entreprise et vont devoir restituer 55 millions d’euros. La moitié du produit de la vente des stocks sera en outre versée à la raffinerie Petroplus. Sur Les 200 millions d’euros que doit rapporter cette vente, 83 millions d’euros bénéficieront aux salariés, à travers un « fonds social qui sera géré paritairement par les employeurs et les organisations syndicales » de la raffinerie. Son but : « garantir l’avenir des salariés ». 17 millions d’euros seront en outre consacrés au redémarrage de l’activité de la raffinerie. Dans l’annonce faite un peu plus tôt vendredi, l’intersyndicale indiquait bien avoir obtenu une part « substantielle » de la vente, sans toutefois évoquer une gestion paritaire avec les employeurs. D’après les syndicats, la structure créée serait une fiducie, qui permet de transférer un bien de façon temporaire à un tiers qui le gère, dans l’intérêt d’un bénéficiaire. Cette fiducie sera chargée de vendre les stocks. Le produit de la vente sera ensuite partagé entre les banques et les salariés, via une seconde fiducie. L’avenir des salariés du site demeure toutefois toujours incertain. La raffinerie est toujours à la recherche d’un repreneur et la date limite de dépôt des offres a été repoussée au 30 avril. Un sursis de six mois a tout de même pu être obtenu grâce à un contrat avec Shell, qui était auparavant propriétaire du site.

 

Sondages interdits sur internet : tu rigoles ?

Sondages interdits sur internet : tu rigoles ?

Sondages autorisés pour les élites mais pas pour les internautes la veille et le jour du scrutin. D’abord une fumisterie car personne n’est en capacité d’interdire l’info sur le net ; Ensuite, des menaces pour rien comme d’habitude des lois, des sanctions qui ne pourront pas être appliquées parce que inapplicables. C’est la France.Mattias Guyomar, le Secrétaire Général de la Commission des sondages, a révélé vendredi sur Europe 1 qu’un dispositif pour lutter contre ces indiscrétions va être mis en place. La publication, mais aussi le commentaire, de sondages d’opinion (intentions de vote ou thèmes de campagne), de sondages réalisés à la sortie des urnes, ainsi que les estimations établies à partir de résultats partiels sont strictement interdits la veille et le jour du scrutin, jusqu’à la fermeture du dernier bureau de vote en France métropolitaine – soit du vendredi minuit au dimanche, 20 heures. La loi prévoit une amende de 75.000 euros en cas d’infraction. Mattias Guyomar, le Secrétaire Général de la Commission des sondages, a rappelé vendredi sur Europe 1 que la loi s’applique uniquement en France. Mais si des médias étrangers diffusaient des estimations et que ces informations étaient reçues en France, l’infraction à la loi serait caractérisée et les médias pourraient être poursuivis. « La loi s’applique à tout ce qui vaut diffusion en France, donc un site internet étranger consulté en France tombe sous le coup de loi », a-t-il martelé. Comme en 2007, des médias étrangers – notamment belges et suisses – assurent qu’ils diffuseront dès 18 heures dimanche les premières estimations. Des sondages pourraient également être mis en ligne, dès le samedi. « Samedi 21, toutes les élites parisiennes vont recevoir des résultats de sondages qui sont interdits. Je vous garantis que ces sondages seront sur Twitter et sur Facebook dès midi, alors que c’est interdit », a prévenu le blogueur Guy Birenbaum. Pour tenter d’enrayer la diffusion de sondages pendant la période d’interdiction, la Commission des sondages va donc mettre en place « un dispositif de surveillance », a annoncé Mattias Guyomar. « Le dispositif sera rattaché à la Commission nationale de contrôle de la campagne. Plusieurs personnes travailleront à temps plein et feront des recherches par mot-clé, pour constater les infractions », a-t-il précisé à Europe1.fr. La Commission vérifiera si les éléments qui fuitent « reposent sur une rumeur » ou s’il s’agit d’un vrai sondage « mais que les chiffres sont erronés ». « On interviendra pour dire de ne pas en tenir compte. On mettra des cartons jaunes ou rouges », a prévenu Mattias Guyomar. Les avertissements seront mis en ligne sur le site de la Commission des sondages, mais Mattias Guyomar n’exclut pas « des dépêches à l’AFP ou des points presse » pour détailler ces avis. Enfin, si des infractions sont constatées, il pourra y avoir « une saisine du parquet », a conclu le Secrétaire général de la Commission des sondages. A l’inverse, si la Commission s’aperçoit, après vérification, que des chiffres publiés sur internet sont exacts, elle ne communiquera pas dessus. « Attention, on ne pourra pas vérifier tout ce qui sort. Il ne faudra pas tenir compte de notre silence : silence ne vaut pas quitus », prévient Mattias Guyomar.

 

Quatre morts dans un accident de la route en Savoie : le prix de la dérégulation du transport routier

Quatre morts dans un accident de la route en Savoie : le prix de la dérégulation du transport routier

On ne connaît pas les causes de ce terrible accident qui a vu un PL traverser le terre plein central mais on ne peut ignorer quelles sont les conditions actuelles de la dérégulation du transport routier européen. Pourquoi un chauffeur sénégalais dans véhicule italien ? Pour une seule raison :  le coût salarial. Certes, rien n’interdit d’utiliser des chauffeurs n’appartenant pas à l’UE mais à condition évidemment qu’ils soient soumis aux mêmes contraintes réglementaires et sociales que les européennes ; Or à l’intérieur de l’Europe, c’est déjà la pagaille, rien à voir entre les conditions imposées aux transporteurs français et celles des bulgares, roumains ou polonais. Alors quand il s’agit de ressortissants étrangers, c’est pire. Quatre personnes sont mortes et six autres ont été blessées vendredi 13 avril au matin, dans un accident de la route impliquant six véhicules dont un poids lourd, sur la voie rapide de Chambéry (Savoie), selon un premier bilan communiqué par les pompiers. Selon le centre régional d’informations routières (CRIR) de Rhône-Alpes, le poids lourd a traversé le terre-plein central et a percuté les véhicules circulant en sens inverse. Le camion est couché sur des véhicules et rend l’intervention des secours difficile, ont indiqué les pompiers. L’accident s’est produit vers 8 h 30 sur la voie rapide de la capitale savoyarde, dans le sens Aix-les-Bains vers Grenoble, où la circulation était totalement interrompue. Le chauffeur du poids lourd à l’origine de l’accident a été placé en garde à vue au commissariat de Chambéry. Selon le directeur de cabinet du préfet de Savoie, Rémi Bastille, l’homme a fait l’objet d’une première série d’analyses toxicologiques et d’alcoolémie qui se sont révélées négatives. Ces premières analyses doivent toutefois être confirmées après une prise de sang, selon le directeur de cabinet. En fait on ne sait rien, on va rechercher une cause technique  à u problème économique et social. La preuve, les distorsions de concurrences sont telles à l’intérieur de l’Europe que la France a pratiquement disparu du marché international (environ 10% du marché quand elle faisait 50%, il y a une trentaine d’années). La France est couverte de camions étrangers à la recherche de fret qui pratiquent le plus souvent le cabotage clandestin, cela pour une seule raison : la dérégulation totale du marché.

Les nouveaux contrats à terme sur les obligations françaises, « on y peut rien » ! Bercy botte en touche.

Les nouveaux contrats à terme sur les obligations françaises, « on y peut rien » ! Bercy botte en touche.

 

Le candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle avait déjà dénoncé mercredi sur son blog «un nouvel instrument spéculatif contre la dette française». Il a remis ça devant l’AMF, scandant avec la vingtaine de partisans qui l’accompagnaient : « Ils spéculent au tirage, ils dégagent au grattage! » Marine Le Pen lui a emboîté le pas dans un communiqué, vilipendant une nouvelle « agression de la finance » : « Le fascisme doré, cette toute-puissance organisée des banques et des marchés financiers, s’offre le 16 avril un nouvel instrument pour accroître son emprise sur nos vies : un nouveau contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises.» La tension est montée d’autant plus vite que la création de ce contrat par Eurex, filiale spécialisée dans les produits dérivés du groupe boursier allemand Deutsche Börse, intervient dans un contexte français tendu, à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle. Mardi, François Fillon avait mis en garde lors d’un meeting à Versailles sur le risque d’une reprise de la spéculation contre l’euro si la gauche remportait la victoire. Nicolas Sarkozy avait quant à lui ironisé sur les récentes déclarations de François Hollande sur le peu de place qu’il allait laisser aux marchés dans la conduite de la politique économique française. Le nouveau contrat à terme dénoncé permet d’acheter ou de vendre des obligations souveraines françaises à un prix fixé à l’avance pour un règlement effectif à une date ultérieure. Pour de nombreux investisseurs, loin d’être une occasion de plus de spéculer, l’outil permet de se protéger contre les variations d’un actif financier. C’est d’ailleurs l’axe de défense adopté par Eurex, qui a réagi par un communiqué, assurant que ce produit n’avait « rien à voir » avec l’échéance présidentielle : il répondrait en fait « à une forte demande des acteurs de marché français et autres acteurs européens, à la recherche d’un outil de protection adapté ». Pas d’autorisation préalable requise Mais Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, avait lui-même reconnu jeudi que l’annonce du lancement de ce nouveau produit financier n’était pas un bon signal dans le contexte actuel, et qu’il risquait d’être considéré comme spéculatif, a fortiori en période électorale. Le gouvernement a tenu à calmer le jeu en rappelant qu’aucune règle ne vient à l’encontre de l’apparition de ces contrats à terme. « La décision par un opérateur privé étranger de lancer un contrat dérivé sur la dette française ne requiert pas d’autorisation préalable par une autorité de régulation française ou européenne », affirme le ministre des Finances, François Baroin, dans un communiqué. L’AMF pourra cependant veiller « au strict respect de la réglementation », poursuit le ministre. Le communiqué ne sonne donc pas complètement comme un aveu d’impuissance.

 

Sernam : aucun emploi ne sera sauvé

Sernam : aucun emploi ne sera sauvé

La presse qui se contente le plus souvent de diffuser les communiqués des entreprises ou des gouvernements a titré  « 800 emplois sauvés sur 1400 ». En fait aucun emploi ne sera sauvé car le Sernam va être dépecé par liquidation de ses actifs ; Progressivement la clientèle sera appropriée par Géodis car le réseau du Sernam fait double emploi avec celui du repreneur. Au final certes 8OO salariés auront été sauvés mais pas les emplois du Sernam qui vont disparaître. Sans parler des sous traitants qui eux aussi vont être victimes de cette opération. Pouvait-i en être autrement sans doute non car le marché de la messagerie se caractérise par une surcapacité qui écrase prix, et marges ; la vraie question est celle de la régulation du secteur mais même les professionnels du secteur n’en veulent pas. Du coup progressivement les entreprises françaises passent sous capital étranger ; Cette reprise est tés politique, en fait c’est l’Etat via la SNCF qui reprend les salariés. Géodis a donc été retenu vendredi, sans surprise, pour une reprise partielle du transporteur Sernam, avec un peu plus de 800 postes qui pourraient être sauvés sur un total de 1.400. (Encore une fois on oublie les sous-traitants). Le tribunal de commerce de Nanterre a ordonné « la cession des actifs et des activités de la société Sernam Services aux sociétés Calberson SAS et BMVirolle », selon une copie du jugement que s’est procurée l’AFP.  Sernam, en redressement judiciaire depuis le 31 janvier, a été placé en liquidation avec poursuite d’activité jusqu’au 7 mai inclus.  Ancienne filiale de la SNCF, le spécialiste de la messagerie avait été privatisé en 2005 et acquis par le fonds Butler Capital. Mais il n’a pas résisté à la concurrence exacerbée du secteur, combinée à la crise économique.  Geodis/Calberson propose « la reprise de 622 emplois a minima, auxquels pourront s’ajouter 37 emplois sous réserve de l’acceptation par les salariés les occupant d’une modification de leurs contrats de travail relativement à leur lieu de travail », détaille le tribunal.  S’y ajoutent « 45 postes de travail destinés aux salariés du siège » de Sernam, 65 postes pour les salariés de sa filiale Aster, ainsi que 62 postes repris par BMV.  Sernam compte encore 1.441 employés, contre 1.600 fin janvier, après les départs liés aux difficultés de l’entreprise.  Geodis avait accepté mardi de mettre davantage sur la table pour la reprise du fonds de commerce de Sernam: 500.000 euros contre 50.000 euros initialement, selon lui (certaines sources ont évoqué une somme de départ de 96 euros), auxquels s’ajoutent 250.000 euros proposés par BMV, sa filiale à 30%.  La marque Sernam ne devrait pas être conservée, Geodis souhaitant intégrer ses activités dans celles de sa filiale Calberson.  Le ministère du Travail a aussi réuni à plusieurs reprises différents acteurs du secteur du transport et de la logistique –SNCF, La Poste, fédérations patronales et entreprises– pour mettre sur pied une Bourse à l’emploi.  La SNCF, où la rotation des salariés est importante, estime à environ 500 les postes qui pourraient correspondre à des profils d’employés de Sernam.  Ces postes seront « réservés » à ces derniers, a assuré Maxime Dumont, secrétaire général de l’Union fédérale route CFDT.  Dans tous les cas, les salariés sont assurés de toucher leurs paies en avril, selon l’avocate du Comité d’entreprise Aline Chanu.  L’issue du dossier Sernam était éminemment sensible, le gouvernement souhaitant éviter à tout prix des licenciements à moins de dix jours du premier tour.   »Il reste à peu près 500 personnes à qui il nous faut proposer rapidement une solution », a dit à l’AFP le ministre des Transports Thierry Mariani.  Il avait déjà fait en sorte que le candidat à la reprise de Sernam n’ait pas à rembourser 642 millions d’euros d’aides d’Etat jugées illégales par la Commission européenne, comme le demandait le patron de Geodis, Pierre Blayau.  Sa deuxième condition pour le dépôt d’une offre tenait à la date de prise de contrôle de l’entreprise. M. Blayau exigeait d’en avoir la jouissance 28 à 45 jours après la décision judiciaire. Mais il a dû se résoudre à proposer une reprise en main dès le 7 mai.

 

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Nicolas Bouzou « on va va dans le mur avec les programmes électoraux »

Nicolas Bouzou « on va va dans le mur avec les programmes électoraux »

Selon Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres, les programmes des deux poids lourds des candidats ne sont pas de nature à rassurer les marchés financiers. Il estime que toute augmentation brutale des dépenses sera très rapidement sanctionnée par les investisseurs. ( interview de la Tribune)

La zone euro va-t-elle à nouveau être victime de la défiance des marchés financiers ?

Cette défiance est déjà perceptible vis-à-vis de certains pays fragiles. C’est le cas de l’Italie mais surtout de l’Espagne, en témoigne la récente et brutale augmentation des spread entre les taux espagnol et allemand à 10 ans.

Toujours placée sous surveillance négative de la part des trois plus grosses agences internationales de notation, la France est-elle également menacée ?

Au regard des programmes économiques et fiscaux des deux principaux candidats, pourquoi ne le serait-elle pas ? Le coût de la remise en cause de la récente réforme des retraites proposée par François Hollande est estimé à 5 milliards d’euros. Certes, c’est une goutte d’eau par rapport à l’endettement global de la France. Mais si l’on ajoute à cette mesure la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire, les créations massive de postes dans l’Education nationale, entre autres dépenses immédiates, la facture est très salée. La France va dans le mur.

Mais ces propositions ne sont-elles pas financées ?
Certes, mais il y aura un important décalage de trésorerie. Entre le moment où les dépenses seront engagées, a priori dès juin, c’est-à-dire hors loi de finances, et l’augmentation attendues des recettes fiscales dues à l’augmentation programmée de certains impôts touchant les plus aisés, la France continuera de vivre à crédit.

Le programme de Nicolas Sarkozy est-il plus à même de rassurer les marchés  ?
Pas vraiment. Compte tenu également de ce décalage de trésorerie, nous n’irons pas dans le mur dans six mois mais dans huit !

Les marchés financiers ne sont-ils pas capables d’intégrer la dimension politique de toutes les propositions récemment annoncées, en clair, qu’elles ne mettent pas en péril le retour programmé de l’équilibre des finances publiques ?

Absolument pas, et ce pour deux raisons. Pour certains acteurs du marché, la problématique française est une poule aux œufs d’or. Le lancement à la Bourse de Francfort d’un contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises à dix ans n’est de ce point de vue pas anodin.  Par ailleurs, il faut rappeler que 70% de la dette française est détenue par des non-résidents, des fonds d’investissements anglo-saxons et asiatiques qui n’ont pas du tout la même culture que nous. Pour ces investisseurs, le moindre coup de canif au contrat passé entre la France et les marchés est une aberration.

Résultat ?
Si les marchés financiers se crispent, je crains que le prochain projet de loi de finances soit des plus austères. Avec les conséquences sociales que l’on peut

Quelques lueurs d’espoir ?
La France n’est pas dans la même situation que l’Italie et l’Espagne. Sa consommation reste solide, ses créations d’entreprises sont dynamiques et un très grand nombre de secteurs affichent de jolies performances à l’international. Je pense par exemple à l’aéronautique, la pharmacie, la cosmétique..

 

La bourse : forte correction avant le crack ?

La bourse : forte correction avant le crack ?

 

Les bourses reculent encore fortement vendredi. En dépit des mouvements traditionnels de yo-yo, tendanciellement les bourses sont orientées à la baisse. Une croissance chinoise inférieure aux attentes et les inquiétudes sur la situation de l’Espagne ont incité les investisseurs à délaisser les marchés d’actions, l’euro et le pétrole, vendredi. Les Bourses européennes ont signé leur quatrième semaine de baisse. À Paris, le Cac 40 a fini en repli de 2,47% à 3.189,09 points. Sur une semaine écourtée à quatre séances en raison du lundi de Pâques, les 40 valeurs de l’indice ont en moyenne abandonné 3,94%. L’indice Ibex de la Bourse de Madrid a perdu 3,58% vendredi. À Francfort, le Dax a cédé 2,36% et à Londres, le FTSE a abandonné 1,03%. L’indice FTSEurofirst 300 a fini en repli de 1,58% à 1.027,73 points. Il a perdu 2,4% sur la semaine. Il s’agit de sa quatrième semaine consécutive de pertes. La Banque d’Espagne a annoncé que les banques espagnoles, de fait écartées des marchés de financement de gros, avaient emprunté la somme record de 316,3 milliards d’euros auprès de la Banque centrale européenne (BCE) en mars, des données qui ont entraîné une nouvelle poussée des rendements espagnol et italien. En outre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois du premier trimestre, est ressortie inférieur aux attentes : 8,1% en rythme annuel, soit le moins bon depuis près de trois ans. Le recul des marchés a été accentué dans l’après-midi par un indicateur du moral des ménages américains légèrement inférieur aux attentes et des déclarations de Klaas Knot, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, qui a dit espérer que la BCE puisse éviter d’avoir à recourir à de nouveaux achats de titres souverains. « Après la hausse d’hier, les investisseurs sont revenus à la réalité des problèmes de la dette espagnole. Les déclarations de Klaas Knot ont mis de l’huile sur le feu », commente Pierre Barral, gérant de portefeuille chez Convictions AM. En Europe, les banques, pour la plupart exposées aux pays de la zone euro les plus endettés, ont fini en baisse de plus de 3%. Les banques américaines JPMorgan et Wells Fargo, qui ont publié leurs résultats, cèdent plus de 2% chacune. .  Les variations sont souvent expliquées par des événements conjoncturels, un chiffre d’emploi aux Etats Unis, une évolution de la production manufacturière ; Or si ces événements conjoncturels ont un impact immédiats, ils n’influent pas sur la tendance structurelle qui dépend, elle,  des fondamentaux économiques et financiers. La bourse prend conscience que sans croissance il ne saurait y avoir de redressement de la cote. La crise de la sphère financière, notamment la dette publique, a contaminé l’économie réelle qui à son tour contamine l’environnement financier ; Un retour de bâtons en quelque sorte. Pas de croissance, pas d’emploi, moins de consommation, moins d’investissement, moins de rentrées fiscales ; moins de profits, de nouveau des déséquilibres des budgets publics et des dettes. Et une fragilisation des banques engagées sur les marchés obligataires des pays très endettés. Les résultats des entreprises de l’économie réelle vont être très affectés, les profits et les dividendes aussi. La bourse set donc tendanciellement inscrite dans un processus baissier durable. Pour l’instant on s’oriente vers les 3000 points pour le CAC mais le crack n’est plus à exclure tellement les investisseurs ont envie de fuir un marché d’actions décevant.

 

Les Echos : Le blues des hauts fonctionnaires, De quoi verser des larmes !

Les Echos : Le blues des  hauts fonctionnaires,  De quoi verser des larmes !

Je n’ai pas fait l’ENA pour ça ! » Dans l’intimité du restaurant Chez Françoise, repaire de hauts fonctionnaires à quelques pas de l’Assemblée, ce grand commis de l’Etat étale ses bleus à l’âme. « Vous ne me citerez pas ? », s’enquiert-il aussitôt. Dans son univers feutré, on ne se plaint pas publiquement. On sert, dans l’ombre, la machine étatique. Mais en privé, il ne mâche plus ses mots. « Désorganisation », personnels « désabusés », chefs de service « déboussolés », « perte de sens, de valeurs »« La réforme de l’Etat a fait mal. Tout le monde s’y perd, personne n’y gagne et on fragilise le service public. » Rancœur de placardisé ? Il a été promu récemment. Discours partisan ? Il est de droite. Et c’est le plus inquiétant, et révélateur, pour le gouvernement. Préfets, chefs de service, directeurs départementaux ou régionaux, secrétaires généraux, commissaires, recteurs… De tous bords et horizons, ils sont désormais nombreux à témoigner de leur malaise face à l’ampleur prise par la RGPP, cette revue générale des politiques publiques dont Nicolas Sarkozy a fait un marqueur de son quinquennat.  Le contraste avec 2007 est saisissant. Quand le nouveau président de la République lance quelques mois après son arrivée cette gigantesque réforme de l’Etat, les hauts fonctionnaires applaudissent. Qu’ils gravitent au sommet ou nourrissent l’armée des milliers de cadres supérieurs de la puissance publique, ils croient en cet « Etat modernisé, plus efficace », avec « des fonctionnaires moins nombreux mais mieux payés » que veut modeler Nicolas Sarkozy. Comme lui, ils sont persuadés, à juste titre, que l’administration doit se réinventer pour éviter l’obsolescence : les finances publiques exigent de rationaliser les moyens, les Français aspirent à plus de simplicité administrative. Dont acte.  Cinq ans plus tard, le ton est plus aigre. Certes, ils ne remettent pas en cause le bien-fondé de la réforme sur le principe. Mais les conditions de sa mise en oeuvre ont laissé de profondes traces. En juillet 2011, l’Ifop les a interrogés pour la revue « Acteurs publics ». « Selon vous, quels termes définissent le mieux la relation entre Nicolas Sarkozy et les hauts fonctionnaires ? » : la « défiance » et le « mépris » sont arrivés en tête avec 56 % et 55 %. La « confiance » et le « respect » ont recueilli 4 %, la « reconnaissance » 2 %…  Tous pointent la même racine du malaise : l’absence de concertation, tant la réforme a été pilotée en vase clos depuis Bercy, Matignon et l’Elysée. « Quand Eric Woerth [alors ministre du Budget, NDLR] a réorganisé Bercy, il n’a réuni la vingtaine de directeurs d’administration centrale concernés qu’une fois en deux ans ! », illustre l’un d’entre eux. « Les décisions sont tombées d’en haut du jour au lendemain. Les cadres ont été dépossédés de leur capacité d’autoréforme », résume un directeur départemental des territoires. Ils ont en outre mal vécu de ne pas être associés à la fusion des corps qui accompagne la RGPP. Dès 2008, le G16, groupement des associations de hauts fonctionnaires, a écrit à l’Elysée pour réclamer plus de concertation : « Nous ne réclamons pas l’exclusivité de la conception des politiques publiques mais constatons une diminution de la place des administrations que nous dirigeons dans cette conception. Cela est gênant lorsque cette absence rend plus difficile, voire impossible, la mise en oeuvre des politiques retenues », écrivait-il. En vain.  « Nous n’avions pas le choix. Si l’on n’imposait pas le rythme, l’immobilisme naturel aurait repris le dessus », plaide-t-on au gouvernement. Ce n’est pas forcément faux. Mais le ver est entré dans le fruit. « La RGPP a entraîné une cassure entre un tout petit noyau dur de 100 à 150 hauts gradés qui la pilotent depuis les ministères et les cadres gestionnaires de terrain, qui estiment que leur rôle a été dévalorisé », analyse Luc Rouban, chercheur au CNRS. Le recours par le gouvernement à des cabinets de conseil a sonné comme un affront supplémentaire. « Les types du privé qui débarquent vous expliquer dans un franglais insupportable comment faire votre métier, ce n’est pas très bien passé… », relate l’ex-DRH d’un ministère. « Les hauts fonctionnaires sont motivés et compétents. Mais le changement n’est pas leur fort, rétorque le dirigeant d’un de ces cabinets. Le gouvernement a péché par orgueil : il a voulu changer en trois ans ce qui n’avait pas bougé en trente ans. Mais l’Etat est un paquebot, pas un Zodiac. Si on braque trop vite, ça coince. »  Et ça a coincé. La grogne s’est cristalliséedans les territoires où le passage d’une grosse dizaine de directions par département à 2 ou 3 directions départementales interministérielles (DDI) a profondément bouleversé le quotidien d’une aristocratie administrative qui s’est longtemps crue intouchable. Déménagements, refonte de services, pression accrue aux résultats, contrôle des dépenses : pour beaucoup, le réveil sonné au tocsin par l’Etat a été violent. Tout au long des témoignages recueillis par « Les Echos », les plus remontés dénoncent la « brutalité » de réformes « menées à un rythme d’enfer » et « sans accompagnement » , le casse-tête de « décisions inapplicables sur le terrain » et la « perte de repères » dans des « organigrammes en mouvement permanent ». D’autres, bien plus mesurés, saluent la réussite, réelle, de certaines fusions, comme celles des impôts et du Trésor, et louent « le courage du gouvernement ». Mais même les plus fidèles s’avouent à présent lessivés par « des réorganisations très rapides » et évoquent « de nouveaux équilibres à trouver ». « Sur le papier, la RGPP était encourageante. Dans la réalité, c’est irréel », soupire un directeur général des territoires de l’Est de la France.  « Le problème, c’est la conjonction de la réforme et de la réduction des effectifs », prolonge Daniel Canepa, préfet d’Ile-de-France et président de l’Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Pour certains, le cocktail des réorganisations et du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux (150.000 postes supprimés en cinq ans) commencerait à mettre en péril la qualité du service public. En découle, chez eux, une crise de sens : ils sont entrés au service de l’Etat pour le rendre plus efficace, ils s’estiment réduits à limiter la casse. « Cela devient mission impossible », soupire ce secrétaire général de préfecture. Alors, comme d’autres, il « bricole ». « Pour des actes simples d’urbanisme, on délègue aux collectivités territoriales, ce qui n’est pas réglementaire. Disons qu’on fait notre propre décentralisation dans notre coin… », ironise-t-on dans un département. En mars 2011, l’UMP Jean-Paul Delevoye, alors médiateur de la République, se fait le porte-voix de ces inquiétudes : « Le service public ne porte plus son nom », écrit-il dans son rapport annuel, déplorant les « restrictions budgétaires » et le manque de personnel qui débouchent sur « un service dégradé, plus complexe et moins accessible ». Le jugement est sévère, probablement trop : les études montrent que les Français restent satisfaits des services publics. Mais il traduit un sentiment qui gagne lentement, mais sûrement les cadres publics.  L’intérêt du métier s’en ressent. Dans les territoires, des cadres s’estiment redevenus simples gestionnaires, délestés de leurs prérogatives au profit des préfets, bras armés de l’Etat placés au centre du jeu par la réforme. « Maintenant, il faut lever le petit doigt pour dire ou faire quelque chose… », déplore-t-on sur le terrain. La gestion des personnels n’est pas plus simple. « Comment être crédibles auprès de nos troupes alors que nous-mêmes ne comprenons plus grand-chose aux réformes ? », plaide un haut responsable départemental. « Depuis quatre ans, je n’organise que des pots de départs et les réorganisations sont permanentes. C’est pesant. On se croirait chez France Télécom il y a quatre ou cinq ans… », raconte Laurent Janvier, délégué FO et chef d’un service de 80 personnes dans une direction des territoires (DDT). Beaucoup s’interrogent en outre pour leur propre carrière. « Les parcours auparavant bien balisés ont volé en éclats avec la contraction très puissante des organigrammes », relève-t-on à la DRH d’un grand ministère.  Cette grogne provoque peu de départs vers le privé mais une forme de résistance sourde s’est organisée. « Les dossiers « tombés du camion » ont toujours existé. Ce qui est nouveau, c’est qui les fait tomber… Des gens très haut placés nous aident en sous-main à lutter contre des réformes qu’ils sont censés mettre en oeuvre. Là, on est content d’être instrumentalisés ! », explique-t-on chez FO. « Maintenant, on a certaines notes confidentielles avant les ministres », s’amuse-t-on à la CGT. La politique n’est jamais loin. « Plusieurs centaines de hauts fonctionnaires sont entrés dans des think-thanks de gauche. Chez nous, ils sont une cinquantaine rien que du Quai d’Orsay. Ils veulent travailler à une alternative politique », explique le député Christian Paul, patron du Laboratoire des idées du PS. Beaucoup ont aussi frappé à la porte de Terra Nova. Marine Le Pen, en mal d’experts techniques, leur fait aussi de l’oeil. Avec moins de succès.  Le gouvernement, lui, cherche désormais à rassurer. Dès le printemps 2011, Georges Tron, alors ministre de la Fonction publique, avait commencé à tirer la sonnette d’alarme. Depuis, l’heure est à la calinothérapie et aux promesses de jours meilleurs. Le 30 novembre, lors d’un séminaire sur la RGPP à Bercy, pas moins de six ministres, dont François Fillon, se sont succédé devant quelque 500 hauts fonctionnaires pour « saluer » leurs « efforts ». « Je sais les changements auxquels vous êtes tous confrontés. [...] La réforme, j’en suis convaincu, ne peut se faire sans un encadrement supérieur et intermédiaire impliqué [...] L’Etat vous doit beaucoup à chacun », a alors martelé François Sauvadet, ministre de la Fonction publique. « Nous avons bouleversé les habitudes et comme toute réorganisation, cela a pu créer des frustrations, c’est vrai. Mais nous les écoutons et les prenons en compte », insiste ce dernier. Depuis plusieurs mois, il s’attache en effet à mettre de l’huile dans les rouages. Jusqu’ici, dans les DDI, des différences salariales fortes pouvaient persister, selon leur administration d’origine, entre deux cadres exerçant le même métier. L e complexe chantier de la convergence indemnitaire, en marche, commence à calmer ce sentiment d’injustice. Pour panser les plaies, l’Etat s’est aussi montré généreux dans la refonte des grilles salariales des cadres supérieurs, qui bénéficient également, sur les économies des suppressions de postes, de nouvelles primes de résultat non négligeables. Des plates-formes RH sont par ailleurs développées pour favoriser la mobilité. C’est le principe de la réforme : les évolutions par le haut se réduisent, mais la refonte des corps facilite le passage d’une administration à une autre, ce qui offre de nouvelles perspectives.  Lors de ses voeux aux fonctionnaires, le 12 janvier, Nicolas Sarkozy les a aussi appelés à la fierté face au chemin accompli, fut-il douloureux : réorganiser l’Etat, « on en parlait depuis vingt-cinq ans. Ce n’était pas facile. Mais c’est désormais fait ». Et s’il a réaffirmé la poursuite des réductions d’effectifs, « incontournables », il a promis qu’elles s’accompagneraient désormais du « débat sur les missions de l’Etat » que réclament les hauts fonctionnaires. Signe de cette main tendue, François Sauvadet a reçu, en janvier, le G16 pour recueillir ses propositions. Trop tard ? Selon une récente étude du Cevipof, le penchant naturel des cadres de la fonction publique pour le vote à gauche s’est accentué depuis la dernière élection présidentielle.

 

Sondages présidentielles : Hollande en hausse, Sarkozy en baisse

Sondages présidentielles : Hollande en hausse, Sarkozy en baisse

François Hollande progresse dans quatre sondages d’intentions de vote publiés jeudi, alors que Nicolas Sarkozy connaît un recul, les deux candidats se tenant roue dans roue à dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, un peu sous les 30%. Ces quatre études donnent le candidat socialiste largement vainqueur au second tour si celui-ci avait lieu dimanche, par 54% (institut OpinionWay), 55% (LH2), 56% (BVA) ou même 57% (CSA), soit une progression de un à deux points par rapport à fin mars ou début avril. Parallèlement, la bataille s’annonce serrée pour la troisième place entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. L’institut CSA voit le candidat du Front de gauche progresser à 17% d’intentions de vote (+2) mais les trois autres enquêtes le font reculer à 13% des suffrages. La présidente du Front national est créditée de 14 à 16%. François Bayrou est, lui, systématiquement relegué à la 5e place de la course au premier tour, entre 10 et 11%. Donné légèrement derrière Nicolas Sarkozy dans la plupart des sondages récents, François Hollande interrompt une tendance à la baisse constatée pendant tout le mois de mars, pour repartir de l’avant. Le candidat du PS gagne 1 point dans deux sondages, 0,5 dans le troisième et en perd 2 dans le dernier. Mais dans le même temps, le président sortant et candidat de l’UMP reflue de 0,5 point dans deux d’entre eux, d’un point dans le troisième, et dégringole même de 4 points dans le 4e (CSA). Compte tenu des marges d’erreur, l’avance de trois points de M. Hollande dans le sondage BVA (30% contre 27%) est insuffisante « pour garantir avec une absolue certitude sa prééminence aujourd’hui, et encore moins pour spéculer sur son avance au soir du 22 avril », selon Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion. Quant à Nicolas Sarkozy, il « voit sa dynamique s’essouffler », estime Adelaïde Zulfikarpasic, de LH2. « Le partage du temps de parole, l’impact très limité de la présentation de son programme de candidat, et aussi l’effet Mélenchon qui attire la curiosité loin du candidat soutenu par l’UMP, tout cela nuit à la campagne de Nicolas Sarkozy », renchérit Jérôme Sainte-Marie (CSA). Comme CSA, BVA et LH2 attribuent le redressement de François Hollande à l’annonce des mesures qu’il prendrait pendant la première année de son quinquennat s’il était élu, ce que M. Zulfikarpasic appelle « les retombées concrètes sur la vie quotidienne des Français ». Les instituts notent que François Hollande progresse sur sa gauche, gagnant des soutiens chez ceux qui étaient passés chez Jean-Luc Mélenchon. En progrès constant depuis le début de l’année, et surtout depuis mars, le leader du Front de gauche voit sa marche en avant stoppée selon trois des quatre enquêtes. Et ce alors même que la semaine passée a été marquée par son meeting en plein air place du Capitole et que sa campagne est toujours jugée la meilleure de tous les candidats, selon plusieurs études. La baisse de Nicolas Sarkozy profite à Marine Le Pen, qui avait fait les frais au mois de mars de la lente hausse du président candidat. Entre ces deux candidats toutefois, les mouvements sont moins forts et moins nets.  La candidate de l’extrême droite progresse nettement selon BVA et CSA (+2) mais faiblement chez LH2 (+0,5), tandis qu’elle est stable pour OpinionWay. Elle « semble retrouver une certaine dynamique », commente prudemment M. Sliman. Mais avec 1 à 3 points de plus (correspondant aux marges d’erreur des sondages) que M. Mélenchon, Mme Le Pen reste sous la menace de son adversaire irréductible. « Ce match symbolique promet donc d’être très serré », ajoute BVA. Par ailleurs, le rapport de force droite-gauche reste extrêmement favorable à celle-ci (entre 44% et 46% contre moins de 30% à la droite parlementaire). Cette équation explique la domination de François Hollande dans les sondages d’intention de vote pour le second tour. D’autant, selon M. Sliman, que les reports de voix du FN sur M. Sarkozy (un sur deux) sont stables.

Le Financial Times : « Nous ne t’aimons pas non plus , Sarko »

Le Financial Times : « Nous ne t’aimons pas non plus , Sarko »

 

Comme une odeur de poudre entre le Financial Times (FT) et Nicolas Sarkozy. Alors que le quotidien de la City avait affiché son soutien à François Hollande dans la course à l’Elysée, le président-candidat s’en est pris violemment, jeudi soir, au quotidien, se réjouissant de « ne pas être d’accord avec eux ». Aujourd’hui, les journalistes britanniques répondent à Nicolas Sarkozy dans un article intitulé « Nous ne t’aimons pas non plus, Sarko » sur leur blog Alphaville.  Sur le plateau de l’émission de France 2 Des Paroles et des Actes, Nicolas Sarkozy avait défendu l’économie française face au modèle anglo-saxon prétendument défendu par le FT. « Le FT, comme on dit dans les milieux informés, a toujours défendu le modèle anglo-saxon considérant que les Français étaient incorrigibles et que nous ferions bien mieux de nous aligner sur le modèle anglo-saxon », avait lâché le président-candidat devant David Pujadas.  Face aux certitudes sur la solidité du modèle français, les journalistes du FT rappellent les phrases de Nicolas Sarkozy laissant craindre que la France se retrouve dans la même situation que la Grèce si son adversaire François Hollande était élu à la tête de la France le 6 mai prochain. Ils concluent en considérant qu’entre les paroles et les actes, Nicolas Sarkozy excellait bien plus par son verbe que par ses actions.

 

Etats Unis : baisse du moral des ménages en avril

Etats Unis : baisse du moral des ménages en avril

 

Le moral des consommateurs américains a légèrement baissé début avril, la hausse du prix de l’essence pesant sur le budget des ménages, mais les personnes interrogées font preuve d’optimisme pour l’avenir, montre l’enquête Thomson Reuters/Université du Michigan. L’indice pour le mois d’avril en données provisoires est revenu à 75,7 contre 76,2 en mars. Les économistes attendaient un indice stable. « Il va sans dire que le retour de la confiance dépend fortement des deux événements économiques espérés par les consommateurs : une hausse de l’emploi et la fin de la flambée des prix à la pompe », a commenté le directeur de l’enquête Richard Curtin. Le baromètre des conditions économiques courantes est tombé à son plus bas niveau depuis décembre, à 80,6 contre 86. Mais l’indice des attentes des consommateurs est monté à 72,5, contre 69,8, touchant son plus haut niveau depuis septembre 2009. Les anticipations d’inflation à un an sont revenues à 3,4% contre 3,9%, tandis que les perspectives d’inflation de cinq à dix ans sont inchangées à 3%.

 

Dette Espagne: record historique des banques envers la BCE

Dette Espagne: record historique  des banques envers la BCE

La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a pulvérisé en mars le record déjà historique du mois précédent, à 227,6 milliards d’euros, dopée notamment par la récente injection de liquidités par la BCE, a annoncé vendredi la Banque d’Espagne.

 

Ce chiffre, qui est aussi un indice de la capacité ou non des banques espagnoles à recourir au marché (au lieu de la BCE) pour se financer, avait déjà atteint un sommet en février, à 152,4 milliards d’euros, selon l’institution, qui publie ces données depuis 1999.

Le recours des banques espagnoles à la BCE, qui avait grimpé jusqu’à 131,9 milliards d’euros en juillet 2010, avait depuis régulièrement baissé, descendant même jusqu’à 42,23 milliards en avril 2011.

Mais depuis septembre il est reparti à la hausse, et entre février et mars il a bondi de 49%.

Le montant est dopé par l’injection de liquidités par la BCE, qui a réalisé en décembre et février deux opérations de prêt sur trois ans, à des taux avantageux, aux banques de la zone euro. La première a attiré plus de 500 banques pour un montant de 489 milliards d’euros, la deuxième 800 banques pour 530 milliards euros.

 
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