Quevilly en finale de la coupe de France ou la crise économique du foot en France.

Quevilly en finale de la coupe de France ou la crise  économique du foot en France.

Une belle histoire cette victoire de Quevilly qui vient après d’autres et qui mène en finale de la coupe. Une histoire qui cependant met le doigt sur la faiblesse du football professionnel et la crise économique de ce sport.  Certes le niveau des amateurs  a considérablement augmenté et c’est tant mieux. Grâce  en particulier aux centres de formation. Par contre, pour l’élite pro c’est la dégringolade ; Incapable de figurer dans les coupes européennes, vite balayée par presque touts les autres clubs des grandes nations. Une certitude, les pros sont trop payés, pas seulement France mais dans le monde entier ; En France en particulier au vu des résultats. Mauvais résultats et surtout piètre spectacle. Le foot ressemble à l’économie de notre pays, en déclin.  Pas assez d’argent en France pour retenir des vedettes qui s’expatrient ?  Ah bon et pourquoi ces vedettes voient leur talent exploser à l’étranger quand on est à peine capable de les utiliser en France. Deux exemples pitoyables, le spectacle d’un Paris St germain au jeu complètement indigent et Marseille, la ville du foot, qui s’enfonce dans le classement. Pas assez d’argent, non trop d’argent et des joueurs qui confondent en France salaire et talent. Des présidents irresponsables, des municipalités populistes, des managers incompétents (comme en économie).  Le foot français est bien malade quand une petite équipe comme Quevilly se montre beaucoup plus convaincante que nombre de clubs pro. Pourtant un travail énorme est effectué par des bénévoles du foot amateurs (bénévoles ou un peu rémunérés pour les joueurs et entraineurs), nos clubs pro sont pitoyables tant au niveau des résultats, du spectacle que des bilans financiers.

Présidentielles : débat télé des 5, ce qu’en retient Europe 1, surréaliste ; exemple « Hollande a agité sa main droite »

Présidentielles : débat télé des 5, ce qu’en retient Europe 1, surréaliste ; exemple « Hollande a agité sa main droite »

 

Surréaliste les commentaires d’Europe 1 (et d’autres sur le débat tél des 5), on parle surtout de la forme, le fond tout le monde sen moque et ou incompétent. Exemple de commentaire sur Hollande :Stephen Bunard, synergologue et spécialiste de la communication a scruté les gestes de ces présidentiables. Pour Europe1.fr, il livre son analyse et décode le langage « non verbal » du président.   »Le candidat socialiste a énormément agité sa main droite, le côté de la maîtrise et de la raison : François Hollande a donc avant tout argumenté. Il a essayé de convaincre. En comparaison, sa main gauche, celle de la spontanéité et de l’émotion a, elle, quasiment été absente lors de son intervention. »"Y a-t-il une attitude qui l’a trahi ? Peut-être bien, quand il a évoqué la nécessité d’un rassemblement de la gauche pour le second tour de la présidentielle : ses lèvres se sont alors rassemblées en bouche d’huître : il était clairement en retrait. Il y avait à ce moment une gêne indéniable. » Idem pour les autres candidats. Finalement, c’est la campagne à la française. La com., la com., la com. ; pitoyable.

 

 

 

Paris confirme ses engagements budgétaires, ben voyons ! Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent

Paris confirme ses engagements budgétaires, ben voyons ! Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent

 

Baroin et Pécresse confirment  le programme de stabilité de la France ; En fait, comme ils ne connaissent ni l’un, ni l’autre la moindre chose en économie, ça ne mange pas de pain, surtout en période électorale. C’est une spécificité de a France de mettre aux finances et au budget des incompétents quand les autres pays mettent des financiers et de économistes  Alors on peut dire n’importe quoi. Outre un retour à l’équilibre des finances publiques en 2016, les ministres ont réitéré devant les commissions des Finances de l’Assemblée et du Sénat les objectifs de croissance fixés le 5 avril par le président-candidat Nicolas Sarkozy à l’occasion du chiffrage de son programme.  Les ratios de dette publique et de dépenses publiques par rapport au produit intérieur brut (PIB) ont cependant été très légèrement revus à la baisse.   »Nous ramènerons le déficit à 4,4% (du PIB) en 2012, à 3% en 2013, 2% en 2014, 1% en 2015, pour atteindre l’équilibre des comptes publics en 2016″, a déclaré la ministre du Budget devant les députés.  S’il était élu, le candidat socialiste François Hollande prévoit pour sa part de parvenir à l’équilibre un an plus tard, à la toute fin du quinquennat, en 2017. La même année, Nicolas Sarkozy souhaiterait dégager déjà un excédent de 0,5% du PIB.  Le document du Programme de stabilité 2012-2016, présenté mercredi aux députés et qui sera remis dans les prochaines semaines à Bruxelles, rappelle par ailleurs que « le gouvernement prévoit une croissance de 0,7% en 2012 en France, puis de 1,75% en 2013, et fait l’hypothèse d’une croissance de 2,0% de 2014 à 2016″.   »Quant à la dette -hors engagements européens-, elle sera stabilisée à partir de 2013″ avant de refluer, a souligné Valérie Pécresse. Facile d’annoncer des chiffres farfelus quand les prévisions de croissance sont fausses. Et c’est quoi cette expression «  la dette –hors engagement européen », la dette est un tout.  Les dépenses publiques ont également été révisées marginalement à la baisse et devaient être ramenées de 55,8% du PIB cette année à 52,6% en 2016.  Quant aux prélèvements obligatoires, ils devraient s’établir en 2012 à 44,7% du PIB et poursuivre ensuite leur « progression sur l’ensemble de la période » pour s’établir à 45,8% du PIB en 2016, « sous l’effet des mesures nouvelles et de la reconstitution des recettes perdues pendant la crise ». Et comme dit Sarkozy : «  il n’y aura pas d’augmentation d’impôts », c’est quoi une augmentation des prélèvements obligatoires ? Évidemment toutes ces prévisions sont fausses, surtout avec la montée du chômage, le recul de la consommation, le déficit abyssal des échanges extérieurs, la croissance qui s’écroule ; Au mieux ce n’est pas avant 2020 qu’on pourra parvenir à l’équilibre budgétaire.

Baisse de 9% de la mortalité routière en mars, pourquoi ? On n’en sait rien ! Mais on cause

Baisse de 9% de la mortalité routière en mars, pourquoi ? On n’en sait rien ! Mais on cause

 

Voilà des années qu’on publie des communiqués pour se féliciter chaque mois (ou au contraire pour se flageller) sur la sécurité routière ; « Au mois de mars 2012, 274 personnes ont perdu la vie sur les routes de France contre 301 en mars 2011, ce qui représente une baisse de 9%, soit 27 vies épargnées », s’est félicitée la Sécurité routière. »Sur les trois premiers mois de l’année, le recul du nombre de morts est de 13,6% par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui équivaut à 122 vies épargnées », précise le communiqué. « Sur douze mois glissants, avec 3.845 personnes tuées (d’avril 2011 à mars 2012), la mortalité routière poursuit sa baisse tendancielle enregistrée depuis mai 2011″. Le président Nicolas Sarkozy a plusieurs fois réaffirmé l’objectif de faire baisser le nombre de tués sur les routes de France métropolitaine à moins de 3.000 en 2012 contre 3.970 en 2011. « Pour maintenir cette tendance, chacun d’entre nous doit poursuivre ses efforts, notamment à l’approche des beaux jours et des vacances de Pâques », ajoute la Sécurité routière. « Pour le respect de la vie, une conduite prudente, apaisée et respectueuse des autres usagers et de l’environnement s’impose à tous. » La diminution en février de 25,3% du nombre de morts sur les routes françaises avait fait de ce mois celui où la mortalité mensuelle avait été la plus faible depuis l’immédiat après-guerre, avait relevé la Sécurité routière le mois dernier. Voilà des commentaires de la sécurité routière qui confirment l’indigence de la gestion publique d’une cause pourtant d’intérêt national.

Pour Bayrou: la France va bientôt connaître la situation de l’Espagne ; oui, mais nous on préfère les promesses qui ne seront pas tenues évidemment !

Pour Bayrou: la France va bientôt connaître la situation de l’Espagne ; oui, mais nous on préfère les promesses qui ne seront pas tenues évidemment !

 

 Bayrou prêche dans le désert, plus il parle vrai plus il perd des voix. Les français préfèrent les bateleurs de foire ; pas assez sexy, une look de notaire, une voix d’huissier, pas de quoi faire rêver. On préfère des Mitterrand, des Chirac, des Sarkozy ; pas des Mendés France, Barre, Rocard, Delors ou Arthuis. Le seul candidat qui fait une analyse un peu pertinente de la situation économique va faire 10% ! Les responsables politiques nous ressemblent, ils sont le produit de notre culture, il y a une bonne adéquation entre la société et ceux qui gouvernent. Pour résumer, la France veut tout et son contraire. La campagne électorale française, c’est le théâtre intégral ! »Pour la première fois sans doute depuis que les élections présidentielles existent, nous vivons heure par heure, en temps réel, dans un pays voisin, l’Espagne, ce qui risque d’arriver à la France dans quelques semaines », a lancé sur France Inter le candidat centriste à l’Elysée.   »Donc, personne (…) ne pourra dire: +Je n’étais pas au courant, on ne me l’avait pas dit+ », a- indiqué Bayrou.   »Je ne crois pas avoir manqué une seconde à l’obligation de dire la vérité aux Français (…), d’annoncer aux Français la catastrophe que l’accumulation de dettes représente pour eux (…), le fait de voir le pays s’appauvrir », a-t-il poursuivi, se disant persuadé que son message « sera » entendu des électeurs.  Nicolas Sarkozy « ne veut pas que l’on parle de son bilan » et en ce qui concerne François Hollande, « ce serait extraordinairement grave que d’entrer dans (un) nouveau mandat le carnet de chèques ouvert », a aussi souligné le député béarnais à l’adresse du président-candidat et du candidat socialiste.  Quand Nicolas Sarkozy dit que la crise est derrière nous, c’est une galéjade. Sarkozy et Hollande trompent les Français. Le 7 mai, ni l’un ni l’autre n’ont la moindre chance de réaliser ce qu’ils disent », a renchéri François Bayrou dans une interview mercredi à Libération.  L’élection présidentielle actuelle présente un « enjeu national, historique, comme il n’y en a pas eu depuis très longtemps. L’enjeu, c’est l’avenir du modèle social et républicain français. Selon moi, la France va vers la crise la plus lourde de son histoire depuis au moins cinquante ans », a-t-il poursuivi.

 

Hollande veut encore taxer les émissions de CO2 : une belle erreur stratégique pour l’économie et l’environnement !

Hollande veut encore taxer les émissions de CO2 : une belle erreur stratégique pour l’économie et l’environnement !

 

La France ne sait plus quoi taxer puisque les prélèvements obligatoires sont parmi les plus hauts du monde ; Hollande veut taxer le C02. Une belle erreur stratégique qui va plomber un peu plus la compétitivité  et  pas diminuer les émissions polluantes. Où bien on veut réellement s’attaquer aux émissions de CO2 et c’est par la régulation et les normes ou bien il s’agit d’acter les émissions polluantes et simplement de fiscaliser davantage. En France, l’industrie produit  20 %  des émissions de CO2 (en diminution de 28 % entre 1990 et 2009), les transports 26 %, en augmentation constante, et le bâtiment (résidentiel et tertiaire), 25 % (d’autres acticités en produisent également. Taxer le C02 est ne résout rien. C’est l’innovation, les nouvelles technologies, la régulation notamment par les normes qui permettent réellement d’agir sur la pollution. Dans le transport par exemple, il y a longtemps que les véhicules électriques seraient réellement opérationnels si les lobbys ne s’étaient pas gavés du pétrole (les pétroliers, les constructeurs, les Etats notamment). Le véhicule électrique a été inventé à peu près en même temps que le véhicule à moteur à explosion ! Ces lobbys n’ont pas intérêt à voir disparaître la manne que représente le pétrole. Taxer le CO2 du chauffage par exemple est également incohérent ; la vraie révolution, c’est l’isolation et l’utilisation d’énergie renouvelables non polluantes ; avec la fiscalité on va plomber un peu plus la consommation et la compétitivité sans s’attaquer réellement à la protection de l’environnement. Le fameux  « signal prix » cher aux économistes classiques est une fumisterie qui en quelque sorte « marchandise »  les atteintes à l’environnement. François Hollande prévoit donc, s’il est élu, de « diversifier » le financement de la protection sociale en « faisant appel à d’autres prélèvements, notamment sur l’ensemble de la richesse produite et sur les émissions de CO2″, dans un entretien à l’Express à paraître jeudi.   »Le système actuel est contesté de toutes parts, puisqu’il repose sur le seul travail. Je veux le diversifier en faisant appel à d’autres prélèvements, notamment sur l’ensemble de la richesse produite et sur les émissions de CO2″, affirme le candidat PS à l’Elysée.  Par ailleurs, à la question de savoir ce qu’il fera des « hausses d’impôts décidées en août et novembre 2011″, il répond: « à ce stade, nous les gardons, sauf la hausse de la TVA sur les livres, laquelle repassera de 7% à 5,5% et la non-indexation du barème sur le revenu, sur laquelle nous reviendrons en 2013. C’est ce qu’il y a de plus injuste », dit-il, sans préciser ce qu’il ferait de la taxe sur les mutuelles.  Le candidat socialiste, qui a annoncé la semaine dernière les mesures de la première année du quinquennat, s’il était élu, affirme que plusieurs mesures interviendraient dans « un second temps »: le smic indexé sur la croissance, l’introduction de l’allocation d’autonomie pour les jeunes sous conditions de ressources, la réforme de la dépendance.   »Nous créerons davantage de places en crèches et dans les réseaux d’accueil », ajoute M. Hollande, qui rappelle qu’il mettra en place le rapprochement entre impôt sur le revenu et CSG.

 

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mercredi 11 avril 2012

 

Lundi 9 avril 2012

 

 

 

Sarkozy veut détourner le vent de panique électorale sur la spéculation si la gauche gagne, bel exemple de patriotisme

Sarkozy veut détourner le vent de panique électorale sur la spéculation si la gauche gagne, bel exemple de patriotisme

Au moment où les marchés européens montrent de nouveaux signes d’affolement, Nicolas Sarkozy et son camp ont choisi d’agiter le spectre d’attaques spéculatives contre l’euro en cas de victoire de François Hollande, pour attirer centristes et indécis.  Avec le vent de panique qui a soufflé sur les bourses européennes mardi, plombées notamment par les difficultés de l’Espagne, la crise des dettes européennes se réinvite dans la campagne électorale, à onze jours du premier tour. Elle fournit au président-candidat, toujours donné battu au second tour, un nouvel angle d’attaque contre son adversaire socialiste.  François Fillon, qui avait décrit dès 2007 une France en état de « faillite », a sonné la charge mardi soir lors d’un meeting à Versailles.   »Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l’élection si par malheur notre candidat ne l’emportait pas ! », a-t-il lancé devant un millier de militants.  Evoquant un risque de « déclassement » de la France, le Premier ministre a prédit de nouvelles attaques spéculatives, « à la minute » où M. Hollande serait élu le 6 mai. En cause, la volonté du candidat PS de renégocier le traité européen et son objectif de retour à l’équilibre en 2017, un an plus tard que celui formulé par M. Sarkozy.  Le président-candidat lui-même a agité mercredi cette menace d’une « crise de confiance massive » en cas de victoire du socialiste, adressant du même coup, après un début de campagne droitier, un clin d’oeil aux électeurs centristes courtisés dans l’optique du second tour.   »Si on recommence à embaucher des fonctionnaires, on recommence à dépenser, on met en cause la réforme des retraites, ce n’est pas un risque que les taux d’intérêt vont remonter, c’est une certitude », a-t-il affirmé sur France Info.   Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a repris l’argument sur Radio Classique, mercredi, en prédisant « un risque majeur d’implosion de notre système économique si on devait par malheur appliquer le programme de François Hollande ».  Avant un entre-deux tours où la question de la crédibilité des programmes et des candidats sera centrale, les socialistes ont contre-attaqué mardi dans la soirée, dès les premières attaques de M. Fillon.  Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande, a jugé « inadmissibles » les déclarations du chef du gouvernement, l’accusant de jouer « contre les intérêts de la France ».   »Qui est au pouvoir aujourd’hui, c’est la droite ou c’est la gauche ? Il me semble que c’est Nicolas Sarkozy qui est président de la République pour quelques jours encore », a de son côté rétorqué M. Hollande mercredi sur France Inter.   Selon le candidat socialiste, « si aujourd’hui il y a des tumultes sur le marché, ce n’est pas parce que des sondages annoncent qu’éventuellement je pourrais l’emporter au second tour (…) C’est bien parce qu’il y a un doute sur la zone euro, en particulier sur certains pays, et je ne veux pas que ce soit le nôtre ».  Outre les socialistes, la candidate FN, Marine Le Pen est, elle aussi, montée au créneau pour fustiger le « chantage » de François Fillon. « Les marchés financiers pourraient donc sanctionner le peuple français en fonction de (son) choix ? Mais quel aveu de la part du Premier ministre ! » a-t-elle ironisé.

Automobile: alors que les prix des voitures neuves cessent de baisser, les pièces détachées sont jusqu’à 15% plus chères en France

Automobile: alors que les prix des voitures neuves cessent de baisser, les pièces détachées sont jusqu’à 15% plus chères en France 

En France les constructeurs ont écrasé leurs marges sur les voitures neuves mais se rattrapent sur les pièces détachées ; L’Autorité de la concurrence constate en effet une hausse du coût des pièces de carrosserie en France. Elle ouvre un débat public avant d’établir ses recommandations, attendues pour juillet prochain. Le constat de l’Autorité de la concurrence est clair: depuis 1998, la France est le seul pays européen où le prix des pièces de rechange pour l’automobile a augmenté, en euros constants. La hausse dans l’Hexagone atteint 8%, quand le prix de ces pièces recule de 5% en Allemagne et en Espagne, et de près de 15% au Royaume-Uni et en Italie. L’une des principales causes de cette envolée tient au monopole des constructeurs sur les pièces de carrosserie en raison d’une disposition législative ancienne relative au droit de propriété sur les dessins et modèles. Sur ces pièces, les prix en France sont supérieurs de 6 à 15% par rapport aux pays où ce monopole n’existe plus. «Cela représente un gain supplémentaire de 200 à 250 millions d’euros pour les constructeurs», précise Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence. En juillet dernier, cette autorité a décidé de mener une enquête sectorielle sur la réparation automobile. «L’objectif est de réaliser un diagnostic sur la situation concurrentielle d’un secteur, précise Bruno Lasserre. Il ne s’agit pas d’une procédure contentieuse, mais elle peut déboucher sur des recommandations.» Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui. En effet, l’autorité a décidé d’ouvrir une consultation publique sur ce sujet, afin de permettre à l’ensemble des acteurs de la filière de faire valoir leurs arguments. «Les constructeurs mettent en avant régulièrement la menace que ferait peser sur les emplois cette mise en concurrence», explique Bruno Lasserre. En clair: une invasion de pièces de carrosserie fabriquées dans les pays à faible coût de main-d’œuvre. Problème: la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et même l’Allemagne – même si dans ce pays il s’agit plus d’un engagement des constructeurs que d’un cadre légal -, ont mis en place une clause de concurrence portant sur ces pièces de carrosserie. Et l’impact sur l’emploi semble peu évident. «Nous émettons des doutes sur certains arguments avancés, détaille d’ailleurs Bruno Lasserre. Le but du débat public est précisément de faire le point sur les conséquences de cette clause de concurrence chez nos voisins.» C’est maintenant aux constructeurs de prouver que leurs avertissements ne relèvent pas seulement d’un lobbying bien mené mais reposent sur des faits établis. L’Autorité de la concurrence ne voit pas cette décision comme une manière de botter en touche: «Modifier la situation actuelle nécessite des modifications législatives. Il est clair que le Parlement ne se réunira pas entre aujourd’hui et le mois de juillet, date à laquelle nous rendrons nos conclusions définitives et nos recommandations.» Ce sera alors au tour des parlementaires de se saisir du sujet

 

Asie : Croissance ralentie mais qui résiste grâce à la demande interne

Asie : Croissance ralentie mais qui résiste  grâce à la demande interne

La croissance es ralentie en Asie mais résiste cependant grâce à la demande interne ; une demande toutefois freinée par la crainte de l’inflation. Les pays émergents d’Asie, qui connaîtront un léger repli de leur taux de croissance cette année, résistent au ralentissement des économies les plus avancées grâce à la demande intérieure, indique la Banque asiatique de développement (BAsD) dans son rapport 2012 publié mercredi.  La BAsD estime que la région s’est engagée sur « la voie d’une croissance plus durable » soutenue par la dépense intérieure qui permet de contrebalancer le recul des exportations vers l’Europe ou les Etats-Unis.  Le rapport couvre la plupart des économies asiatiques équivalant à 80% de la population régionale, à l’exception de Hong Kong, du Japon, de Singapour, de la Corée du Sud et de Taïwan.  Les pays concernés vont enregistrer en 2012 une croissance moyenne de leur Produit intérieur brut (PIB) de 6,9%, contre 7,2% en 2011. La hausse du taux de croissance devrait repartir en 2013 avec une progression du PIB attendue à 7,3%.   »Malgré une conjoncture mondiale morose, la dynamique de croissance de l’Asie en voie de développement se poursuit (…) La forte demande intérieure a apporté le soutien nécessaire en 2011″, note le rapport.  La diversification des marchés et la faible exposition à la dette europpéenne ont également joué un rôle de pare-feux.  La Chine, deuxième économie mondiale, devrait connaître une croissance de 8,5% cette année et 8,7% en 2013, après 9,2% en 2011. La croissance indienne devrait atteindre 7,6% en 2012-2013 (qui s’achève le 31 mars l’an prochain), après 6,9% en 2011-2012.  La consommation privée reste inférieure à ce qu’elle pourrait être, ces pays souffrant d’une forte inflation et rémunérant confortablement l’épargne. Mais elle n’en est pas moins en hausse comme l’atteste la baisse des excédents des comptes courants, à 2,6% du PIB en moyenne en 2011 contre 4% en 2010.  Toutefois, prévient la BAsD, « cette tendance devra se confirmer eu égard à la faible demande pour les exportations vers les grandes économies industrialisées aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon ».   »Les incertitudes persistantes en zone euro et un recul supplémentaire des échanges commerciaux dans le monde constituent la plus grande menace pour les perspectives de croissance » de la zone, précise l’économiste en chef de la BAsD, Changyong Rhee.  Et si la hausse des prix s’est ralentie, elle demeure « une menace potentielle » pour la croissance asiatique alors qu’aucune pause durable n’est attendue dans la flambée des cours du pétrole et des prix alimentaires.  Enfin le rapport met en garde contre un creusement de plus en plus net des inégalités sociales et des écarts de revenus, les plus démunis étant exposés au « cercle vicieux » de la pauvreté.  L’essor économique de l’Asie a été largement profitable, mais si les fruits de la croissance avaient été plus équitablement répartis, 240 millions de personnes supplémentaires – soit 6,5% de la population asiatique – auraient quitté la pauvreté entre 1990 et 2010.  La BAsD préconise notamment une hausse des dépenses de santé et d’éducation, et la recherche de nouvelles recettes fiscales.

 

Dette: hausse des taux italiens

Dette: hausse des taux italiens

Après l’Espagne qui a vu ses taux grimper pour des emprunts à long terme ( voir article), c’est l’Italie qui est touchée cette fois sur les emprunts à cour terme. Le Trésor italien a émis 8 milliards d’euros d’obligations à un an dont les taux se sont inscrits à 2,84% contre 1,405% lors de la dernière opération similaire, le 13 mars.  Il a émis en outre 3 milliards de titres à trois mois dont les taux ont eux aussi fortement progressé, à 1,249% contre 0,492% le 13 mars.  Le Trésor, qui comptait émettre un montant total de 11 milliards d’euros, a atteint son objectif grâce à une demande qui s’est élevée à environ 17,5 milliards d’euros.  Cette opération marque le premier rebond des taux italiens lors d’une émission depuis le début de l’année, alors que Rome avait profité ces derniers mois d’une forte baisse de ses taux d’emprunt grâce au retour de la confiance des investisseurs.  Même si la demande s’est avérée soutenue, conformément aux attentes, le résultat de l’opération a été marqué par le retour des tensions sur les titres de dette souveraine de la zone euro et a été caractérisé par une augmentation considérable des rendements », a commenté la Banque d’Italie.  Jeudi, l’Italie, qui ploie sous une dette colossale représentant environ 120% de son PIB et qui doit émettre cette année pour près de 450 milliards d’obligations, reviendra sur le marché avec une émission à moyen et long terme d’un montant compris entre 3 et 5 milliards d’euros.  Afin de rassurer les investisseurs, le chef du gouvernement Mario Monti a fait entériner en décembre un nouveau plan de rigueur. Il a en outre lancé un vaste programme de libéralisation de l’économie et vient d’adopter un projet de réforme du marché du travail malgré l’opposition du premier syndicat du pays, la CGIL.  Mais « le marché est repassé en mode risque après avoir été exagérément optimiste » depuis le début de l’année, analyse, pour l’AFP, Jean-François Robin, stratégiste obligataire de la banque française Natixis.  Alors que les investisseurs se focalisent en particulier sur les difficultés de l’Espagne, les Bourses ont chuté mardi et les taux des obligations des pays fragiles de la zone euro, dont l’Italie, se sont nettement tendus après un week-end pascal prolongé.   »C’est la fin de la période d’euphorie après le LTRO », le prêt exceptionnel de la Banque centrale européenne aux banques de la zone euro qui avait contribué à la baisse des taux italiens, « le marché prend de nouveau peur après avoir pensé trop vite que la crise était finie », ajoute M. Robin.

 

Immobilier: baisse de 50% des crédits qui entraine la baisse des ventes et va provoquer la baisse des prix contrairement à ce pensent les professionnels

Immobilier: baisse de 50% des crédits qui entraine la baisse des ventes et va provoquer la baisse des prix contrairement à ce pensent les professionnels

 

Baisse de 41% par rapport à janvier 2012 et de 49% par rapport à février 2011 des crédits à ‘habitat d’après la Banque de France. Une première estimation sous évalué de -20% des ventes en 2012. Cette estimation, déjà donnée par les notaires le 5 avril et corroborée par le réseau d’agences Century 21, fait suite à une année 2011 qui avait établi un record de 837.000 transactions, grâce principalement à la province (710.000). Les acheteurs ont profité l’an passé d’une « fenêtre de tir » favorable avant la hausse de la fiscalité sur les plus-values et du resserrement des conditions de crédit de la part des banques ainsi que de taux d’intérêt favorables. Pour cette année, Bernard Cadeau, président du réseau Orpi, préfère tabler sur un volume de transactions en retrait de 10% à 15% et d’une baisse des prix comprise entre 3% et 5%, alors que la hausse a atteint 6,5% en 2011 selon la Fnaim. Le président de Century 21 Laurent Vimont parie même sur un maintien des prix en 2012 au même niveau qu’en 2011. « On sort de la frénésie et on revient à la raison. Mais la baisse n’est pas durable car la demande de logement est forte », a-t-il affirmé à l’AFP. Pourtant « pour 44% des candidats à l’accession à la propriété, une baisse des prix est inéluctable dans les 6 prochains mois », selon une enquête TNS-Sofres publiée mercredi par le site internet Logic-immo.com. Mais, prévient M. Pallincourt, « s’il n’y a pas de nouvelles mesures prises par le nouveau gouvernement, après les élections législatives, on risque des conséquences graves et de voir la crise du logement se transformer en crise de l’immobilier, avec une forte baisse de l’activité du bâtiment ». Surtout que le crédit immobilier vit depuis le début d’année « une descente aux enfers ». Selon la Banque de France, le montant des crédits à l’habitat accordés en février a été le plus faible depuis 32 mois, affichant une baisse de 41% par rapport à janvier et de 49% par rapport à février 2011. Conséquence: le nombre de transactions de logements anciens réalisé par Century 21 en France a baissé de 11,4% entre les premiers trimestres 2011 et 2012. Cette chute est encore plus élevée en Ile-de-France (-15,5%) et à Paris (-17,4%). Dans le même temps, les prix baissent relativement peu. Le prix moyen du m2 des biens vendus par Century 21 recule seulement de 2,1% entre le second semestre 2011 et le premier trimestre 2012, pour se situer à 2.578 euros/m2. Paris, avec un infime repli de 0,1%, résiste encore plus à cette tendance. Sept régions, qui avaient toutefois presque toutes enregistré une baisse en 2011, sont même en progression: Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Limousin et Lorraine. Cette persistance de prix élevés pour les Français cherchant à se loger inquiète même les entreprises et le Medef. Une étude du Credoc, réalisée pour le compte de l’organisation patronale et publiée mercredi, démontre que ces difficultés commencent à retentir sur la bonne marche des entreprises: 40% disent en être affectées du fait des complications pour le recrutement ou la mobilité interne des salariés. L’enquête TNT Sofres montre cependant que les français ont raison d’attendre car la baisse des prix est inévitable.

Joly (EELV): rappelle qui est Marine Le Pen

Joly (EELV): rappelle qui est Marine Le Pen

La candidate EELV à l’Elysée Eva Joly, interrogée mercredi par i-TELE sur les plaintes annoncées contre elle par le FN, a déclaré qu’il était de son « devoir » de « rappeler qui est Marine Le Pen ».   »Je pense que c’est mon devoir de rappeler qui est Marine Le Pen, d’où elle vient et ce qu’elle porte », a déclaré l’ex-juge d’instruction. « Je pense que c’est une femme qui ment lorsqu’elle dit que c’est la candidate du peuple. Il est important que quelqu’un dise que ce n’est pas vrai, qu’elle vit dans un château et je rappelle l’origine de ce château ».  Jean-Marie Le Pen a annoncé une plainte contre l’eurodéputée qui, dit-il, l’a accusé d’avoir extorqué l’héritage Lambert.  Marine Le Pen « est l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession par exemple », avait dit Mme Joly lundi.  Quant à une autre accusation – avoir torturé en Algérie – portée par Mme Joly contre le fondateur du FN, elle a déclaré : « Il avait annoncé qu’il me poursuivrait en diffamation, il ne l’a jamais fait ».

 

Fillon: la spéculation financière va reprendre dès le 7 mai: pas très patriotique !

Fillon: la spéculation financière va reprendre dès le  7 mai:  pas très patriotique !

Pas très optimiste Fillon sur la zone euro. Il prévoit que la spéculation va reprendre dès le 7 mai ; Pronostique ou souhait ? En tout cas pas très patriotique car personne n’a intérêt à la crise financière ».  Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l’élection si par malheur notre candidat ne l’emportait pas! », a déclaré Fillon.   »Nous venons depuis plusieurs mois de nous mobiliser pour stopper une immense spéculation », a rappelé M. Fillon. « Nous avons réussi à stopper cette spéculation car nous avons pris les mesures nécessaires », a souligné M. Fillon, citant les « barrières financières » pour éviter l’effondrement de la Grèce et l’engagement de retour à l’équilibre des finances en 2016.   »Si jamais demain, au lendemain du 6 mai, la France remettait en cause cet engagement, si la France disait +non, je prendrai une année de plus ou je le ferai que s’il y a de la croissance+, à cette minute-là la spéculation contre la monnaie européenne reprendrait de plus belle, sauf qu’il n’aurait plus personne pour l’empêcher », a expliqué M. Fillon.  François Hollande mise sur un retour à l’équilibre des finances en 2017, Nicolas Sarkozy tablant lui sur 2016.  Mme Pécresse, porte-parole du gouvernement, a pour sa part ironisé sur l’opposition qui a, selon elle, « essayé de nourrir la campagne avec un seul carburant, l’antisarkozysme ». « Mais le carburant vient à manquer, la voiture a des ratés, et les gens se posent la question de la crédibilité (…) du gabarit comme dit Mme (Bernadette) Chirac », a-t-elle poursuivi.  Mme Pécresse s’est dite « inquiète » des « ambiguïtés » du programme socialiste. « Le plus grave, c’est de se dire que c’est Jean-Luc Mélenchon, le soir du premier tour, qui va tenir la plume de leur projet commun », a-t-elle dit.

 

Economie politique: derniers articles

mercredi 11 avril 2012

 

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Lundi 9 avril 2012

 

 

Défaillances d’entreprises : en hausse au premier trimestre, en cause la quasi situation de credit Crunch

Défaillances d’entreprises : en hausse  au premier trimestre, en cause la quasi situation de credit Crunch

 

Faute de fonds propres suffisants, les entreprises souffrent car l’accès au crédit qui se resserre ; une situation de quasi credit Crunch. Les défaillances d’entreprises enregistrées en France au premier trimestre sont en légère hausse par rapport à la même période de 2011 et restent pour la quatrième année consécutive au-dessus du seuil de 16.000, a indiqué mardi la société Altares dans un communiqué. Le nombre de défaillances a connu une progression de 0,3% sur un an, avec 16.206 jugements de redressement ou liquidation judiciaire directe, 3.500 de plus qu’avant la crise (début 2008). « Les PME de 50 salariés et plus sont, comme au quatrième trimestre 2011, très exposées » (+27% par rapport au 1e trimestre 2011), note la société de services aux entreprises. Sur le premier trimestre, 123 sociétés de cette taille représentant 19.800 emplois ont connu une défaillance. « L’examen des derniers comptes publiés par ces PME montre que plus de 40% d’entre elles n’avaient plus de fonds propres, près de 80% affichaient une perte d’exploitation, autant de signaux confirmant des difficultés sérieuses et anciennes », indique l’étude. « 40% accusent sur le dernier bilan disponible des délais de règlement clients supérieurs à 60 jours et par voie de conséquence une insuffisance voire absence de trésorerie », souligne Altares en rappelant que les retards de paiement des clients sont à l’origine d’une défaillance sur quatre. L’ensemble des entreprises défaillantes sur ce premier trimestre représente 65.200 emplois contre 56.200 sur le même trimestre 2011, soit une augmentation de 16%. « Les activités de transport et logistique, de restauration et de santé concentrent les tendances les plus sévères », commente Altares.   »Alors que la reprise est toujours vacillante, la crainte d’une rechute dans la zone euro sur fond d’une résurgence de la crise de la dette souveraine mine l’économie réelle. Les tensions sur les prix des matières premières conjuguées au durcissement de l’accès au financement pèsent sur les exploitations », a résumé Thierry Millon, responsable des analyses. Il note « une trop faible attention portée au cash par les dirigeants de ces entreprises ». « Celui-ci est pourtant fondamental pour permettre à l’entreprise de répondre de ses engagements, innover et préparer l’avenir », commente-t-il.

 

Sans relance de la croissance, la zone euro va retomber dans la crise financière

Sans relance de la croissance, la zone euro va retomber dans la crise financière

 

La zone euro risque de retomber dans la crise financière car l’absence de croissance remet en question les équilibres financiers que l’austérité ne fait qu’aggraver. . Le marché des emprunts d’Etat européens, qui était protégé depuis le début de l’année par les flots d’argent bon marché déversés par la Banque centrale européenne (BCE), connaît un regain de tensions. L’alerte est venue d’Espagne. « Les inquiétudes portent sur trois fronts, résume l’équipe de Deutsche Bank. La mise en œuvre des mesures d’austérité a alimenté les inquiétudes sur la capacité de l’Espagne à atteindre son objectif de déficit budgétaire de 5,3 % en 2012  Même le « Financial Times » réclame dans un éditorial une politique de relance. Pour preuve, le principal éditorial de ce jour du « Financial Times » salue les prises de position en faveur d’un plan de croissance européen, émanant « d’un nombre de plus en plus grand de politiciens », dont, c’est le seul cité, le « probable futur président français François Hollande ». Au-delà de l’anecdote, l’édito du prestigieux quotidien britannique témoigne d’une évolution des esprits en Europe, dont on se félicite bien sûr dans l’entourage du candidat socialiste. Car, non seulement, le FT en appelle à un « agenda de croissance pour la zone euro », mais ne s’aligne pas sur les positions traditionnelles des libéraux, en faveur des seules réformes structurelles, sensées libérer les énergies et doper l’activité. Le journal dénonce les politiques d’austérité qui, minant les recettes fiscales, ne contribuent en rien au redressement des comptes publics (cas espagnol) ou empêchent de mener à bien, jusqu’au bout, des réformes structurelles (Italie) et préconise au contraire une relance par la demande. Une relance qui serait coordonnée: l’idée est que les pays comme l’Allemagne, qui affichent un excédent de leur balance des paiements courants, contribuent fortement à l’augmentation de la demande en Europe. Cette politique de relance pourrait passer par des réformes fiscales structurelles, affirme le FT : alors que certains pays, tels que l’Espagne devraient moins taxer le travail, et plus la consommation, afin de gagner en compétitivité, l’Allemagne pourrait faire l’inverse, en taxant moins la consommation et un peu plus le travail. Cela reviendrait à relancer la consommation Outre Rhin et réévaluer le prix des produits allemands, en quelque sorte. Il va sans dire que cette prise de position du journal le plus lu par les financiers de la City ravit les socialistes français et donne plus de crédit à l’adversaire du président français sortant. Il est vrai que les engagements de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel en faveur de la croissance sont extrêmement ténus. Certes, la commission européenne souligne la nécessité d’une politique de croissance depuis déjà plusieurs mois. Mais alors que le nouveau traité budgétaire donne un moyen concret d’imposer la discipline budgétaire dans la zone euro, la politique de croissance en reste aux bonnes intentions. Lors du conseil européen des 1er et 2 mars, les dirigeants du Vieux continent ont certes accepté les « cinq priorités » de la Commission : assurer un « assainissement budgétaire différencié et axé sur la croissance », « rétablir les conditions normales d’octroi de crédit », « promouvoir la croissance et la compétitivité », « lutter contre le chômage », « moderniser l’administration publique ». On en reste donc aux déclarations vagues et de bonne volonté tout comme le reste le plan Europe 2020 de la Commission, qui doit améliorer la compétitivité et la croissance en Europe. Fin février, douze chefs d’Etats et de gouvernements de la zone euro, dont ceux du Royaume-Uni et de l’Italie, avait prôné un plan de réformes pour favoriser rapidement la croissance dans une lettre. Là aussi, ces intentions étaient restées lettre morte devant le refus de s’engager des gouvernements français et allemands. La seule lueur d’une politique de relance de la croissance est venu du récent accord salarial dans la fonction publique en Allemagne. Berlin y a soutenu une augmentation record des salaires de 6,3 % sur deux ans. Une volonté claire de soutenir la demande intérieure et donc de favoriser une vraie reprise par la consommation allemande de l’ensemble du continent. Les Allemands pourraient en effet consommer plus de produits des pays en crise ou visiter plus ces pays, ce qui, à son tour, favoriserait la croissance de ces pays et atténuerait les effets de l’austérité. Cette réflexion sur la croissance au niveau européen, si elle se confirmait et si les autres secteurs allemands suivaient, serait une première. Mais elle serait insuffisante. L’Allemagne, si elle veut être non pas seulement la championne de la croissance, mais la vraie locomotive économique de l’Europe, devra, comme el note le FT, moins taxer sa consommation. Outre-Rhin, on est encore loin de cette idée, y compris au sein du SPD.

Logements anciens: baisse durable des ventes et des prix

Logements anciens: baisse durable des ventes et des prix

Le nombre de transactions de logements anciens en France a battu, avec un total de 858.200, un record absolu en 2011 avec une hausse de 9% par rapport à 2010, mais devrait enregistrer une chute comprise entre 15% et 20% en 2012, ont annoncé jeudi les notaires de France lors d’une conférence de presse.  Le nombre de transactions de logements anciens réalisé par le réseau d’agences immobilières Century 21 en France a baissé de 11,4% entre les premiers trimestres 2011 et 2012.  Cette chute est encore plus élevée en Ile-de-France (-15,5%) et à Paris (-17,4%), selon un communiqué de Century 21.  Mais les prix, après avoir battu des records, baissent relativement peu. Le prix moyen du m2 des biens vendus par Century 21 recule seulement de 2,1% entre le second semestre 2011 et le premier trimestre 2012 et se situent à 2.578 euros/m2. Paris, qui affiche seulement une infime baisse de prix de 0,1%, résiste encore plus à cette tendance.  Ce dernier phénomène s’explique notamment par l’appétit grandissant des investisseurs qui achètent dans la capitale pour louer, dans un objectif de placement à long terme plutôt que de rendement, leur pourcentage atteignant près du tiers des acquéreurs (29,2% exactement) contre un peu moins de 20% dans la France entière, en dépit de la réforme alourdissant la taxation des plus-values immobilières pour ce type d’habitation.  La baisse des prix est beaucoup plus forte pour les appartements (-7% après une hausse de 19,7% entre 2009 et 2012) que pour les maisons.  Seules 7 régions, qui avaient toutefois presque toutes enregistré une baisse en 2011, sont en progression: Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Limousin et Lorraine.  Pour l’ensemble de l’année 2012 le président de Century 21 Laurent Vimont table sur une baisse de 15% à 20%, par rapport à 2011, de l’ensemble du marché des transactions de logements anciens mais parie sur un maintien des prix au même niveau qu’en 2011. « On sort de la frénésie et on revient à la raison. Mais la baisse n’est pas durable car la demande est forte », affirme à l’AFP M. Vimont. Sans doute mais se pose la question de restrictions de laccés au crédit. L’année 2012 devrait enregistrer, avec un total compris entre 700.000 et 740.000 transactions dans l’ancien, une chute de 15% à 20%, a prédit Me Pierre Bazaille, président du marché immobilier des notaires.  D’autant que le crédit immobilier, aussi bien dans l’ancien que dans le neuf, vit un début d’année apocalyptique avec des montants en chute libre, comme l’ont confirmé mardi les chiffres publiés par Crédit Logement et la Banque de France.  Selon la Banque de France, le montant des crédits à l’habitat accordés en février a été le plus faible depuis 32 mois, affichant une baisse de 41% par rapport à janvier et de 49% par rapport à février 2011.   »Il y a moins d’acquéreurs sauf dans les villes dynamiques. Ailleurs on est vraiment à la peine », souligne Me Bazaille. « A Paris, c’est pas la grande folie. Les vendeurs sont dans une phase d’attentisme », confirme Me Thierry Delesalle.  Aussi les prix ne baissent pas tellement. Pour la fin du premier semestre 2012, les notaires tablent seulement sur une baisse de 3% en province et de 5% à Paris où les prix ont flambé de 14,7% en 2011.  Sur l’ensemble de la France les prix des appartements anciens ont progressé de 6,5% en 2011 mais de près de 9% à Lyon et Bordeaux. Pour les maisons, la hausse est plus marquée en Ile-de-France (+5,7%) qu’en province (+1,3%).   »La difficulté concernant le logement est que la pénurie, que l’on constate tout particulièrement en Ile-de-France, est liée à un défaut de construction, que l’on n’a pas su résoudre depuis 20 ans. En fait, on construit deux fois moins qu’il ne le faudrait d’après les objectifs gouvernementaux », souligne Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires de Paris.  Aussi les notaires font deux propositions principales aux candidats à l’élection présidentielle, selon Me Frédéric Roussel, chargé des affaires immobilières au Conseil supérieur du notaire.  Tout d’abord une « baisse sensible » des droits de mutation, souvent appelés abusivement « frais de notaire » mais qui profitent essentiellement aux collectivités locales, pour les « primo-accédants », ceux qui achètent leur résidence principale pour la première fois. Ce qui serait compensé par une « augmentation légère » pour tous les autres propriétaires.  Et un « morataire de deux ans » sur les plus-values des terrains constructibles pour provoquer un « choc foncier » afin de mettre rapidement sur le marché de nombreux logements neufs.

 

 

Le secteur de la messagerie plombé par la dérégulation et les prix bas

Le secteur de la messagerie plombé par la dérégulation et les prix bas

La messagerie française autrefois fleuron du transport terrestre est à vendre. En cause, la guerre tarifaire provoquée par la surcapacité ; plus fondamentalement les messagers français sont aussi victimes de leur idéologie libérale. Opposés le plus souvent aux mesures de régulation ils se sont fait manger par la voracité des plus grands notamment étrangers. Mory en est le meilleur exemple. Breau, son président (et président de la fédération de la messagerie) est tombé dans le piège de l’ultralibéralisme qu’il défendait «  le renard libre dans le poulailler libre ». Les messagers français ont fait comme la grenouille, ils se sont crus plus gros que le bœuf ; ils s’imaginaient en grands patrons de l’industrie du transport alors qu’ils n’étaient en réalité que de petits patrons de PME. Manque de modestie, manque de pertinence, et naïveté ont eu raison des plus grandes marques. La crise économique sans précédent, conjuguée à l’inflation du prix des carburants, a eu raison de sociétés de messagerie françaises qui étaient déjà fragilisées par la féroce guerre des prix dans ce secteur hautement concurrentiel, ont estimé des experts du secteur. « Le marché des transports est toujours concurrentiel car il ne peut fonctionner que s’il est en surcapacité d’offre, mais il faut savoir optimiser le taux de remplissage », a expliqué à l’AFP un professionnel sous couvert d’anonymat. « Dans la messagerie, la concurrence est très forte car il faut une capacité importante, et les marges sont très faibles », a-t-il relevé. « Les sociétés de messagerie ont développé une politique de prix qui était incompatible avec leur rentabilité ».  Dernière victime en date: la société Sernam, placée en redressement judiciaire en janvier, dont le sort devrait être fixé mardi devant le Tribunal de commerce de Nanterre. Ancienne filiale de la SNCF privatisée en 2005, Sernam n’intéresse –et encore du bout des doigts– que Geodis, filiale de l’exploitant ferroviaire.   »Sernam est sous perfusion depuis des années. La société n’a quasiment jamais été rentable depuis sa création » en 1970, a relevé le professionnel.  Elle « a mené une politique de prix très agressive pour conserver ou développer des parts de marchés, et il y a eu des investissements pas très opportuns », a renchéri un responsable syndical.  Le groupe de transport et de logistique Mory a été placé partiellement en redressement judiciaire l’an dernier, et son activité de messagerie reprise par la société d’investissements Caravelle, déjà propriétaire de Ducros Express (ex-DHL France).   »Le secteur de la messagerie souffre économiquement depuis de nombreuses années et, malgré les regroupements, il a du mal à trouver un équilibre financier », a estimé Patrick Bouchez, président délégué général de la Fédération des entreprises de transport et logistique de France (TLF). « Les réseaux nationaux nécessaires sont lourds et les prix du transport de marchandises sont extrêmement bas du fait de la concurrence ».  Selon lui, la baisse de la production industrielle dans le sillage de la crise économique internationale qui a pris racine en 2008 a accentué les difficultés d’un secteur dont les coûts de structure sont élevés, et qui ont eux-mêmes été amplifiés par l’envolée des cours du pétrole.  Cet « effet de cisaille » a porté un coup fatal à des entreprises déjà fragilisées, qui n’ont pas vu arriver les volumes d’affaires « déjà optimistes » qu’elles escomptaient.  Selon ces experts, la consolidation devrait se poursuivre dans les prochaines années en particulier avec le regroupement ou l’absorption d’acteurs régionaux pour constituer des entités nationales disposant d’un maillage suffisamment conséquent.  Le rachat par le groupe américain UPS de son rival néerlandais TNT Express, annoncé mi-mars, devrait également participer à « l’assainissement » de cette activité, qui a déjà connu plusieurs phases de consolidation.  Il y a plus de dix ans, les sociétés ferroviaires (SNCF, SNCB-chemins de fer belges) ou postales (allemande, néerlandaise) ont racheté des filiales de services publics et constitué des réseaux nationaux. Ceux-ci ont ensuite été cédés à des sociétés d’investissement comme Caravelle ou Butler Capital (qui a repris Sernam en 2005), a expliqué le professionnel.  Geodis, numéro un de la logistique en France et troisième en Europe, a également grossi par acquisitions au fil des ans. Sa filiale de messagerie Geodis Calberson gère désormais 36 millions d’envois par an, et emploie 12.000 personnes.  Le secteur de la messagerie génère environ 15% du chiffre d’affaires du transport routier français (51 milliards d’euros), et emploie environ 55.000 personnes (400.000 pour le transport routier).

Taux espagnols : vers 6 %, en cause la croissance et le chômage

Taux espagnols : vers 6 %, en cause la croissance et le chômage

 

L’Espagne est sur une tendance  qui ressemble à la Grèce. Les marchés s’inquiètent au sujet des finances publiques du pays et de sa capacité à tenir ses objectifs de réduction des déficits. Ce mardi 10 avril, le taux à 10 ans grimpe à 5,95 %, son plus haut niveau depuis la fin novembre. Le CDS (« CDS ») espagnol -contrat d’assurance contre un défaut du pays -est proche de ses records. En cause évidemment la situation financière du pays mais aussi cette politique d’austérité qui aggrave  croissance et chômage. En effet le nombre de chômeurs s’alourdit encore en Espagne. Il a atteint fin mars un nouveau record, avec 4,75 millions de personnes, a annoncé mardi 3 avril le ministère du Travail, estimant que ce chiffre souligne « l’importance » de la réforme du travail qui apporte un « cadre de confiance et de flexibilité ». Ce chiffre de 4.750.867 demandeurs d’emploi marque le huitième mois consécutif de hausse du chômage et le situe à un niveau record depuis le début de la crise en 2008 et la première diffusion de ces statistiques mensuelles en 1996.  Privé de son moteur économique, la construction, le taux de chômage espagnol s’envole. En mars, 38.769 chômeurs de plus ont été comptabilisés, soit une augmentation de 0,82% par rapport à février.  Selon les chiffres d’Eurostat, publiés lundi, l’Espagne a une nouvelle fois affiché le taux de chômage le plus élevé de l’Union européenne en février, soit 23,6%. Le gouvernement prévoit qu’il atteindra 24,3% de la population active à la fin de l’année. L’Espagne s’enfonce dans la récession au premier trimestre 2012, accumulant deux trimestres consécutifs dans le rouge, selon les données les plus récentes de la Banque d’Espagne. Après une faible croissance, de 0,7%, en 2011, le gouvernement espagnol a prévu un recul du 1,7% du PIB sur l’ensemble de 2012.

 

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