Economie politique: derniers articles

 

 

Mardi 12 juin 2012

 

 

Pas de repreneur pour Transdev, la filiale transport de Veolia

Pas de repreneur pour Transdev, la filiale transport de Veolia

 

Depuis six mois, le groupe de services aux collectivités locales peine à vendre sa participation dans sa filiale de transport Transdev qu’il partage à 50/50 avec la Caisse des dépôts. L’opération doit permettre au groupe de se délester des 900 millions d’euros de dettes de sa filiale. Un enjeu clé pour son P-DG, Antoine Frérot, lancé dans un vaste plan de restructuration. Jusqu’à ce jour, il n’a pas réussi à trouver de repreneur capable de présenter une offre de rachat convenable pour cohabiter avec son partenaire. Veolia avait d’abord cherché à vendre ses parts à la Caisse des dépôts qui ne veut pas jouer les « roues de secours ». Le fonds d’investissement Cube, qui appartient à la banque Natixis, est prêt à mettre sur la table 200 millions d’euros pour racheter les parts de Veolia, valorisées à plus de 500 millions d’euros dans ses comptes. Ces dernières semaines, Antoine Frérot a fait le tour de Paris pour trouver des financements. Peine perdue. Il a même frappé à la porte d’EDF, actionnaire de Veolia, dont le patron, Henri Proglio, s’oppose à l’opération. Cette semaine, Cube a reformulé une offre dans laquelle il envisage de revendre les activités de Transdev hors de France. Mais la Caisse des dépôts refuse de scinder une société très proche des collectivités locales françaises. La Caisse exclut aussi de lâcher le contrôle, comme le souhaite l’autre candidat, l’allemand Rethmann. Pour Antoine Frérot, renoncer à cette vente conduirait à remettre à nouveau en question son avenir à la tête de Veolia. Selon plusieurs sources, il devrait se contenter de céder environ 20 à 25% de ses parts au fonds Cube. Un compromis qui permettrait de gagner du temps et à tout le monde de sauver la face.

Sarkozy : »L e monarque, son fils, son fief » (aux éditions du Moment), par la directrice de cabinet de Devedjan

Sarkozy : »L e monarque, son fils, son fief » (aux éditions du Moment),  par la directrice de cabinet de Devedjan

 

- Directrice de cabinet de Patrick Devedjian au conseil général des Hauts-de-Seine, Marie-Célie Guillaume signe un brulot contre Nicolas Sarkozy, son fils Jean et ses courtisans. Dans Le monarque, son fils, son fief (aux éditions du Moment), qui sera en librairie le 14 juin, l’auteure raconte l’incroyable bras de fer qui a opposé pendant quatre ans l’ancien président de la République à Patrick Devedjian, son ami de 30 ans qui lui avait succédé à la tête du « 92″. Un récit écrit sur le mode littéraire et satirique avec des surnoms qui devrait provoquer un beau pataquès chez les amis de l’ex-chef de l’Etat et les élus sarkozystes du « Sarkoland ».Inteview du JDD

 

Marie-Célie Guillaume est la directrice de cabinet de Patrick Devedjian.

Pourquoi avoir écrit ce livre sur les coulisses du bras de fer entre Nicolas Sarkozy et Patrick Devedjian pour le contrôle des Hauts-de-Seine?

 

Au départ, je ne comptais pas en faire un livre. J’avais besoin de prendre de la distance par rapport aux quatre années d’affrontement entre Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy, que j’ai vécues douloureusement de l’intérieur. Je n’ai pas été un simple témoin mais partie prenante, jusqu’à en être un enjeu puisque le Monarque (alias Nicolas Sarkozy) n’a cessé de demander ma tête. Cette histoire méritait d’être racontée, car c’est celle d’un homme seul face à un système et au Monarque qui a mis tous ses moyens et son pouvoir pour favoriser l’ascension de son fils au détriment de son ami de 30 ans. Pour prendre du recul, j’ai choisi une forme de récit à la fois littéraire et satirique.

Les surnoms ne trompent personne
Certes. Mais les surnoms ne sont pas tous de moi! Parfois, ce sont ceux que les politiques se donnent entre eux. Certains (ndlr, l’auteure appelle un élu le « trépané du local » ou surnomment les Balkany les « Thénardier ») ont même été attribués par Nicolas Sarkozy en personne.

L’avez-vous écrit avec l’autorisation de Patrick Devedjian?
Je ne l’aurais pas fait contre sa volonté, mais il a respecté ma liberté. Ce n’est pas une commande. Patrick Devedjian aurait d’ailleurs préféré que je le publie à un autre moment. C’est une démarche personnelle. Il y a un moment où il faut dire les choses.

Malgré les surnoms et la forme satirique du récit, les dialogues sonnent vrais et sont d’une violence inouïe

…-Je raconte l’histoire des Hauts-de-Seine. Je montre ce qu’ont été les moeurs politiques dans ce département du plus haut sommet de l’Etat jusqu’à l’échelon local. Et quand il n’y a plus de journalistes et d’électeurs, les dialogues sont toujours crus. Mais ce n’est pas l’apanage de ce territoire. La violence existe à droite comme à gauche. Elle existe dans ces lieux considérés comme des fiefs. J’imagine que cela ne doit pas être différent dans les Bouches-du-Rhône ou ailleurs. L’histoire que je raconte touche justement à deux tabous : le fief et la famille. Les Hauts de Seine ont été le terreau de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007. Mais dès le lendemain, il y a subi des revers annonciateurs de sa défaite de 2012 : la perte de Neuilly, l’affaire de l’Epad.

La droite accumule les revers politiques dans les Hauts-de-Seine. « Sarkoland » peut-elle passer à gauche?
Je ne le crois pas. La droite s’y maintient. Au Conseil général, la majorité départementale autour de Patrick Devedjian est composée d’élus de différentes sensibilités : UMP, Nouveau centre et divers droite, et cela se passe très bien. Sur le plan national, les Hauts de Seine sont appelés à jouer un rôle important dans l’opposition à François Hollande.

 

Espagne : le doute s’installe

Espagne : le doute s’installe

 

Les marchés ont d’urgents besoins de bonnes nouvelles ; la moindre permet des rebonds ; Les 100 milliards accordés à l’Espagne pour les banques ont été salué positivement. Par pour longtemps ; en effet ce prêt est d’abord supérieure à l’estimation de 40 milliards du FMI ; cela signifie de toute manière que l’Espagne est incapable de soutenir ses banques contrairement à ce qu’affirmait pendant des semaines le chef du gouvernement espagnol. Il fait, il se pourrait que l’Espagne ait besoin de financement pour l’Etat et ses régions. Témoin de ces interrogations la remontée des taux à 10 ans à près de 6% ; Autant dire que l’Espagne risque d’être exclue des marchés sur la même tendance car les charges deviennent insupportables.   »Des détails sur les modalités ont été présentés et des sceptiques ont fait remarquer que le gouvernement espagnol avait lui aussi besoin d’un plan de sauvetage », a noté Lindsey Piegza, de FTN Financial.   »La taille de l’enveloppe d’aide est près de deux fois supérieure à ce que recommandait le FMI, donc on s’est demandé si ce plan ne cachait pas un autre but caché » tel que le renflouement de Madrid, a-t-elle ajouté.  L’optimisme du matin – Madrid avait même ouvert à +4,55% – s’est essoufflé en cours de journée et, à la clôture, Paris perdait 0,29%, Londres 0,05%, Madrid 0,54%. Rare exception, Francfort a terminé dans le vert (+0,17%). Milan chutait lourdement, de 2,79%.   »Alors que les problèmes des banques espagnoles sont moins criants avec les 100 milliards d’euros qui pourraient leur être accordés, la ligne de mire se déplace » et le marché « attaque autre chose et donc l’Italie », commente un analyste financier milanais.  Sur le marché de la dette, le taux à 10 ans de l’Espagne a inversé la tendance après un début de séance favorable, et remontait à nouveau nettement, atteignant 6,487% vers 18H00 (16H00 GMT).  L’Italie connaissait un sort similaire: en fin d’après-midi, le taux à 10 ans du pays repassait au-dessus des 6%. Ce qui est signe de la méfiance des investisseurs à l’égard des deux pays.  Optimistes après l’annonce de l’aide européenne à l’Espagne, les marchés ont été gagnés par l’incertitude sur les modalités de sa mise en place.   »Il n’y a pas mal d’inconnues et de zones d’ombre sur le fonctionnement du plan, notamment sur des questions techniques », explique Renaud Murail, gérant chez Barclays.  Le prêt européen, via le fond de secours, pourra atteindre 100 milliards d’euros et sera injecté dans le fonds public espagnol d’aide au secteur bancaire (Frob), qui attribuera ensuite cet argent aux banques qui le demandent.  Les incertitudes portent en particulier sur le taux accordé au pays, le quatrième après l’Irlande, le Portugal et la Grèce à bénéficier d’un renflouement de l’Union monétaire, et le montant qui sera prêté, ainsi que sur le fait de savoir qui du FESF (fonds de secours actuel) ou du MES (qui va entrer prochainement en vigueur) versera l’aide.  Un autre motif de prudence était l’approche des élections à haut risque en Grèce, dimanche 17 juin, au cours desquelles le pays joue sa survie dans la zone euro.  La droite conservatrice, qui se dit garante du maintien du pays dans l’Union monétaire, et la gauche radicale, qui surfe sur la vague anti-rigueur, sont au coude à coude, d’après les sondages, pour prendre les rênes d’un pays surendetté de 11 millions d’habitants, devenu le maillon faible de l’UE.   »La crise en Espagne et les perspectives de sortie de la Grèce de la zone euro après les élections du 17 juin vont cette semaine dominer » le marché, préviennent les analystes du cabinet de consultants Phillip Futures.  L’euro faisait également les frais de cette prudence et repartait à la baisse face au dollar. Vers 21H00 GMT, il valait 1,2483 dollar, contre 1,2514 vendredi soir à 21H00 GMT, après avoir atteint 1,2602 dollar dans la matinée.

 

Mélenchon : net soutien au candidat PS face à Marine Le Pen

Mélenchon  : net soutien au   candidat PS face à Marine Le Pen

« J’exprime mon soutien à la candidature de M. Kebel (sic) pour le deuxième tour et je lui souhaite bonne chance face à Madame Le Pen », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur France 2, alors qu’il n’avait pas prononcé le nom de son concurrent de gauche la veille à Hénin-Beaumont.   »Il est cinq heures de l’après-midi et je n’ai pas eu le moindre contact avec le Parti socialiste. Je dois prendre les devants », a commenté l’ex-candidat à l’Elysée qui était interrogé par la chaîne publique lundi à son retour à Paris.   »Je suis un lutteur, je crois que je vais continuer à l’être », a dit l’eurodéputé qui devrait retourner dès cette semaine au Parlement européen.  M. Mélenchon est arrivé troisième (21,48%) derrière Philippe Kemel (23,50%) et Marine Le Pen (42,36%) dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais où il avait décidé de poursuivre sa stratégie « front contre front » mise en oeuvre pendant l’élection présidentielle.  Le 22 avril, au premier tour de la présidentielle, le candidat du FG (11,10%) avait déjà terminé loin derrière sa rivale du FN (17,90%). De son côté, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a souligné dans un communiqué cosigné avec plusieurs élus communistes du Pas-de-Calais, que « pas une voix ne doit manquer pour battre l’extrême droite ».  Affirmant que le candidat FG a recueilli dimanche « plus de 900 voix supplémentaires par rapport à la présidentielle de 2012″, M. Laurent appelle « l’ensemble des électrices et des électeurs attachés aux valeurs de la République à se rassembler le 17 juin autour de la candidature de Philippe Kemel ».  Cet appel est co-signé par Hervé Poly, premier secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais, qui était le suppléant de M. Mélenchon, et par Bernard Baude, Bernard Czerwinski, Bernard Staszewski et Jean Haja, maires respectivement de Méricourt, Drocourt, Evin Malmaison et Rouvroy.

 

Législatives : petite liste noire du FN

Législatives : petite liste noire du FN

Marine Le Pen a appelé ses électeurs à faire battre au second tour à deux PS, dont Jack Lang, et quatre UMP, dont les ex-ministres Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand et Georges Tron, une liste qu’elle a elle-même qualifiée de « légère ». Interrogée sur les cas de Jean-François Copé et Claude Guéant, aussi en ballottage, Mme Le Pen a estimé à l’inverse que l’ex-ministre de l’Intérieur méritait un « petit encouragement ». Quant à M. Copé, « il a quand même fait des progrès en soutenant avec vigueur la consigne ni-ni qui n’est pas la liberté que nous donnons aux électeurs mais qui est moins pire, il faut bien le dire, que l’infect front républicain que nous avons subi depuis des décennies », a aussi dit Mme Le Pen. Les 32 candidats FN encore en lice en triangulaires se maintiendront partout, a-t-elle prévenu, à « une ou deux exceptions près », sans préciser s’il s’agirait des Bouches-du-Rhône et du Gard.

 

Christine Lagarde, qui ne paye pas d’impôts, demande aux grecs de le faire

Christine Lagarde, qui ne paye pas d’impôts, demande aux grecs de le faire

 

 

Christine Lagarde a évidemment raison, le système fiscal grec est très défaillant pour autant elle est mal placée pour parler d’impôts puisqu’elle n’en paye pas du fait de son statu privilégié de fonctionnaire international. « Je pense que le fait que les contribuables paient leurs impôts est un outil nécessaire pour redresser la situation de n’importe quel pays. La Grèce, comme les autres », a affirmé Mme Lagarde lors d’un entretien avec CNN, dont la chaîne américaine a retranscrit des extraits sur son site internet.  La Française avait suscité la colère de l’opinion publique, de la presse et de la classe politique grecques en déclarant au quotidien britannique The Guardian le 25 mai que les Grecs devaient « s’entraider collectivement » en « payant tous leurs impôts ».  Ces propos ont été perçus « avec beaucoup d’irritation et ont suscité des vexations », a regretté lundi Mme Lagarde.  Le FMI a accordé en mars à la Grèce un nouveau prêt de 28 milliards d’euros, succédant à celui de 30 milliards d’euros de mai 2010, dont deux tiers avaient été versés. Les négociations sur les suites du versement de ce nouveau prêt sont en suspens en attendant les élections législatives du 17 juin.  Dans leur dernier rapport sur l’économie grecque, en mars, les économistes du FMI déploraient de « faibles collectes d’impôts directs, dus à une assiette étroite et à une évasion fiscale très répandue ».

 

Plans d’urgence économiques et politiques pour la Grèce

Plans d’urgence économiques et politiques pour la Grèce

 

Personne ne semble officiellement la sortie de la Grèce mais tout le monde s’y préparer. On étudie des plans d’urgence tout en affirmant qu’on ne s’attend pas à une rupture de la part de la Grèce ; De quoi en tout cas jeter un peu plus la panique en Grèce où les retraits de capitaux des banques sont déjà massifs. Des responsables financiers européens ont débattu d’un scénario extrême qui conduirait, au moins en Grèce, à imposer des contrôles aux frontières, à plafonner les retraits aux distributeurs de billets et à instaurer des contrôles sur les mouvements de capitaux si Athènes décidait d’abandonner l’euro. Des responsables de l’Union européenne ont dit à Reuters que ces hypothèses avaient été étudiées parmi un grand nombre d’autres et que ces discussions visaient uniquement à préparer une telle éventualité même si elle n’est pas considérée comme devant se produire. Aucun des interlocuteurs de Reuters ne s’attend à ce qu’Athènes renonce à la monnaie unique mais l’incertitude politique en Grèce avant les élections législatives de dimanche rend nécessaire l’étude de plans d’urgence, ont expliqué les sources de l’UE. Ces discussions ont eu lieu lors de téléconférences au cours des six dernières semaines mais n’ont abouti à aucune décision, ont précisé les sources. Les participants à ces débats ont aussi discuté de l’éventualité d’une suspension des accords de Schengen organisant la libre circulation et les contrôles aux frontières dans la majorité des 27 pays de l’UE. « La préparation de plans d’urgence est en cours en vue d’un scénario dans lequel la Grèce sortirait », a dit l’une des sources ayant a participé aux téléconférences. »La limitation des retraits d’argent liquide aux distributeurs et la limitation des mouvements de capitaux ont été envisagées et analysées. » Une autre source a confirmé la tenue des discussions et le fait que celles-ci avaient inclus la suspension des accords de Schengen. « Il ne s’agit pas de discussions politiques, il s’agit de discussions entre experts financiers qui doivent se préparer à toute éventualité », a dit la deuxième source. Un porte-parole de la banque centrale grecque a déclaré à Reuters que celle-ci n’était pas informée de l’existence de tels plans d’urgence.

 

Contrairement à ce que voulait Mariano Rajoy, l’Espagne sous surveillance de la troïka

Contrairement à ce que voulait Mariano Rajoy, l’Espagne sous surveillance de la troïka

 

Bonne et mauvaise nouvelle pour le chef du gouvernement espagnol. Il obtient un soutien financier pour ses banques mais devra se soumettre aux contrôle des prêteurs (BCE ; CE ; FMI). Ce qu’il ne souhaitait pas pour n’avoir pas à prendre de nouvelles mesures d’austérité. Pour lui c’est aussi une atteinte à la souveraineté espagnole. Un phénomène bien connu en Grèce.  Le renflouement des banques espagnoles par des capitaux extérieurs obligera Madrid à se soumettre à la surveillance de ses bailleurs de fonds et du FMI, ont prévenu lundi des responsables allemands et de l’Union européenne, contredisant le président du gouvernement Mariano Rajoy. Ce dernier s’était félicité dimanche d’avoir obtenu de ses partenaires européens la promesse d’une enveloppe de 100 milliards d’euros pour recapitaliser les banques en difficulté sans conditions en termes d’austérité budgétaire. L’accord conclu samedi a été accueilli par un soulagement notable sur les marchés lundi matin mais la hausse des Bourses européennes et de l’euro s’est réduite en début d’après-midi: à Madrid, l’indice Ibex, qui gagnait près de 6% en début de séance, ne progressait plus que de 1,6% vers 14h30, tandis que les rendements de la dette espagnole à 10 ans repartaient à la hausse, à 6,43%. Ce type de réaction est désormais familier: le soulagement initial provoqué par l’annonce d’une avancée apparente vers la résolution de la crise de la zone euro laisse rapidement place à la crainte de nouveaux développements défavorables. Les élections législatives de dimanche prochain en Grèce pourraient ainsi inquiéter les investisseurs si elles donnent la victoire à la gauche radicale hostile à l’accord conclu par Athènes avec l’UE et le FMI. Dimanche, Mariano Rajoy a déclaré que Madrid avait emporté une victoire en s’assurant l’aide de la zone euro sans avoir à se plier à un programme d’ajustement budgétaire, soulignant que cet accord n’avait « rien à voir » avec les procédures imposées à la Grèce, à l’Irlande ou au Portugal. Mais le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, ont déclaré lundi que, comme dans les autres plans d’aide, une « troïka » composée du Fonds monétaire international (FMI), de la Commission européenne (CE) et de la Banque centrale européenne (BCE) superviserait l’aide financière.

 

Création d’emplois salariés en France : 18.300 au 1er trimestre en France

Création d’emplois salariés en France : 18.300 au 1er trimestre en France

Les secteurs principalement marchands ont créé 18.300 emplois au 1er trimestre 2012 (+0,1% par rapport au trimestre précédent) après en avoir détruit 8.100 au 4e trimestre 2011, selon des chiffres révisés de l’Insee publiés mardi.  Mi-mai, l’Insee avait annoncé 10.200 créations d’emplois au premier trimestre et 22.600 destructions au quatrième trimestre 2011.  L’Insee a également révisé ses chiffres pour le 3e trimestre 2011, réduisant le nombre d’emplois détruits de 31.500 à 28.200.  Sur un an, l’emploi salarié a été créateur net de 31.300 postes, soit une hausse de 0,2%.  Après deux trimestres de repli pour l’intérim (-13.000 et -22.000 aux troisième et quatrième trimestres 2011), les effectifs se stabilisent au premier trimestre, avec 700 emplois détruits (-0,1%).

 

 lundi 11 juin 2012

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Moindre rentrée des ressources fiscales, le signe du ralentissement

Moindre rentrée des ressources fiscales, le signe du ralentissement

 

La situation budgétaire présentée vendredi au titre des quatre premiers mois de l’année montre que les rentrées d’impôts sont nettement inférieures aux attentes. Elles progressent de 1,8 % par rapport à la même période de 2011, soit quatre fois moins que la croissance attendue sur l’ensemble de l’année. A l’aune de ces chiffres, on comprend mieux pourquoi Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, a évoqué un déficit « spontané » de 5 % du PIB en fin d’année, et a laissé présager un effort supplémentaire de 10 milliards d’euros en juillet pour respecter l’objectif de 4,5 % (« Les Echos » du 7 juin). Dans cette enveloppe figurent les 4,3 milliards que l’Etat va devoir rembourser à des fonds de placement étrangers, suite à sa condamnation par la Cour de justice européenne (lire ci-dessous). L’audit de la Cour des comptes, qui sera présenté fin juin, « pourrait même nous amener au-delà de ces 10 milliards », glisse un haut fonctionnaire. La baisse des dépenses étant souvent longue à produire ses effets, cette nouvelle contrainte risque de se traduire pour l’essentiel par des hausses d’impôts, s’ajoutant aux 40 milliards déjà annoncés sur le quinquennat.   Très sensible à la croissance, le produit de l’impôt sur les sociétés (IS) à fin avril est particulièrement décevant. Il s’élève à 11,3 milliards d’euros, en retrait de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Attention, toutefois : le chiffre englobe le premier acompte versé par les entreprises, mais aussi les remboursements effectués au titre de l’année précédente. Et les réformes mises en œuvre à l’automne dernier (restriction des reports des déficits, etc.) rendent les données encore plus difficiles à interpréter. Le deuxième acompte, versé le 15 juin, sera plus révélateur.  Il n’empêche : en anticipant une croissance annuelle de 10 % pour cet impôt, le gouvernement précédent s’est montré excessivement optimiste. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les rentrées d’IS déçoivent : depuis 2010, elles sont constamment inférieures aux attentes. Les rentrées de TVA ne sont pas plus réjouissantes. Elles progressent de 1,8 %, un niveau deux fois inférieur à celui escompté par le gouvernement Fillon.

 

Bayrou dans la tourmente

Peu avant 21 heures scénario catastrophphe avec 23 % des voix, François Bayrou se maintient pour le second tour dans le cadre d’une triangulaire, avec un score nettement plus faible que celui de la socialiste Nathalie Chabanne (35 %), et avec Éric Saubatte, candidat de l’UMP, qui se qualifie de justesse (21,59 %) grâce à une participation relativement forte (plus de 65 %), selon les résultats provisoires. Bayrou et son entourage espéraient un duel avec la candidate socialiste pour conserver une chance de l’emporter.  La vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, a toutefois estimé dimanche soir que la réélection de Bayrou était « à portée de main ». « Pour reconstruire le pays, on aura besoin de cette force-là et de François Bayrou », a déclaré l’eurodéputée sur France 2. François Bayrou a, quant à lui, voulu se montrer combatif dans sa conférence de presse, tenue aux alentours de 21 h 40 : « Les résultats sont difficiles et annoncent un deuxième tour particulièrement ardu. Nous allons livrer cette bataille » a-t-il déclaré au sujet du second tour. « L’enjeu », selon lui, « c’est qu’il y ait des hommes libres » à l’Assemblée nationale, « pas seulement des députés inféodés à un des deux grands partis ou à l’autre ». Bayrou s’est enfin adressé aux électeurs de sa circonscription en évoquant « la confiance » qu’il leur fait et « l’amitié (qu’il) leur porte ».  Interrogé par notre correspondant à Pau, Alain Babaud, dimanche soir, Éric Saubatte s’est félicité de son résultat : « Avec seulement trois semaines de campagne, c’est une véritable réussite ! » a-t-il déclaré. Et de redire sa profonde détermination à faire tomber le patron du MoDem : « C’est véritablement une page qui se tourne en Béarn. François Bayrou a trahi ses électeurs en votant François Hollande au deuxième tour de la présidentielle, il a trahi les valeurs humanistes du centre et de la droite. Et les Béarnais l’ont bien compris. Aujourd’hui, je suis celui qui incarne ces valeurs et je leur resterai fidèle en allant jusqu’au bout. Je me maintiens donc au deuxième tour et j’appelle les électeurs de François Bayrou à voter pour moi, puisque je suis le seul candidat en lice au deuxième tour à avoir voté Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Mon objectif n’est pas de faire tomber Bayrou, mais bien de gagner cette élection. »

 

Ségolène Royal très menacée

Ségolène Royal très menacée

 

Le PS est confronté à l’issue du premier tour des législatives à plusieurs candidats dissidents qui ont maintenu leur candidature au deuxième tour. Le cas le plus emblématique est celui de la 1ère circonscription de Charente-Maritime, où Ségolène Royal, qui brigue la présidence de l’Assemblée nationale, va se retrouver dans un duel fratricide avec un dissident socialiste, qui refuse de se désister en sa faveur. Selon des résultats officiels, Ségolène Royal a recueilli 32,03% des voix devant Olivier Falorni, 28,91%, et la candidate UMP Sally Chadjaa, 19,47%. Malgré la « main tendue, sans rancune » de l’ancienne ministre, Olivier Falorni, ex-premier secrétaire fédéral du PS, a décidé de se maintenir, ignorant la consigne de la direction du Parti socialiste appelant les candidats de gauche à se désister en faveur du mieux placé au second tour le 17 juin. « Député ancré sur son territoire » contre « candidature parachutée et imposée » Ségolène Royal « veut être candidate unique au second tour : ça c’était du temps de l’URSS, pas dans la France du XXIe siècle », a-t-il déclaré ce lundi matin sur Europe 1. « Le message qui a été adressé par les Rochelais est extrêmement clair: ils veulent d’un député ancré sur son territoire, pas d’une candidature parachutée et imposée », a-t-il dit. Tour à tour, La première secrétaire du PS sur France Inter et Harlem Désir sur Itélé, ont insisté sur le fait que la présidente de Poitou-Charentes était « arrivée en tête » au premier tour. « Nous demandons à Olivier Falorni, comme à tous les candidats de gauche arrivés en second, de reconnaître le choix des électeurs », a dit Harlem Désir, ajoutant que celui-ci ne devait « pas empêcher que la voix de Ségolène Royal puisse s’exprimer à l’Assemblée nationale ». « Il ne doit pas accepter d’être instrumentalisé par l’UMP », a-t-il insisté. « Essayer de battre une camarade, et qui plus est celle-ci, avec les voix de la droite, c’est insupportable » Martine Aubry a également rappelé la « règle » du désistement « pour le candidat de la gauche le mieux placé ». « Et quand il s’agit en plus de Ségolène Royal, qui est une très grande présidente, ancienne candidate, quand on est de gauche, on ne va pas essayer de battre une camarade, et qui plus est celle-ci, avec les voix de la droite, c’est insupportable », a poursuivi la maire de Lille, en demandant à Olivier Falorni de « retirer sa candidature ». « Il n’est pas acceptable qu’un camarade » agisse ainsi, a ajouté Martine Aubry, pour qui « on n’est pas élu avec les voix de droite pour battre notre ancienne candidate, avec les voix de droite ». Elle a jugé que « ce serait une erreur profonde par rapport à ce que Ségolène Royal représente pour notre pays, pour les jeunes », qu’elle ne soit pas présente à l’Assemblée nationale. A droite, Dominique Bussereau, le président UMP du conseil général de Charente-Maritime et ancien ministre, a implicitement appelé voter pour le dissident PS Olivier Falorni face à Ségolène Royal. Sur son compte Twitter, le patron de la droite locale a lancé un « appel aux Rochelais et aux Rétais (habitants de l’île de Ré, NDLR) pour un rassemblement Charentais-Maritime derrière le candidat de terrain », sous-entendu le dissident local.

 

MEDEF : le ralentissement économique est général

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MEDEF : le ralentissement économique est général

Les entreprises françaises connaissent un fort ralentissement de leur activité, a déclaré aujourd’hui la présidente du Medef, Laurence Parisot, jugeant que des dispositifs d’urgence devraient être mis en place si cette situation perdurait. La dirigeante patronale s’est défendue de tout alarmisme visant à dissuader le gouvernement d’augmenter, comme il le prévoit, les prélèvements sur les entreprises, et a expliqué que ce dernier avait compris qu’il n’était pas opportun d’augmenter la cotisation qui a remplacé la taxe professionnelle.  « Nous sentons un ralentissement économique évident dans tous les secteurs d’activité », a dit Laurence Parisot sur BFM Business. « Les patrons de TPE et PME ont le sentiment de revivre la fin de 2008″, après la chute de la banque Lehman Brothers.  Laurence Parisot s’est dite inquiète de la situation de trésorerie des entreprises et a évoqué des carnets de commande « très faibles », alors même que les exigences de Bâle III réduisent les capacités de crédit des banques.

 

Augmentation du gaz au premier juillet

Augmentation du gaz au premier juillet

 

Le 1er juillet au plus tard, le gouvernement devra fixer les tarifs réglementés de cette énergie, en vertu du système de révision trimestrielle qui prévaut depuis plusieurs années.  Après le second tour de scrutin, et si bien sûr la gauche en sort majoritaire, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Nicole Bricq, disposera de deux semaines à peine pour se prononcer. Il s’agira de la première décision de poids pour celle qui est désormais en charge de la gestion tarifaire de l’énergie.  En l’état, la loi impose que les coûts d’approvisionnement de GDF Suez soient intégralement répercutés dans les prix au consommateur. Mais le gouvernement Fillon avait récemment choisi de passer outre. Au 1er janvier, les tarifs ont été réévalués de 4,4 %, quand ils auraient dû bondir de 10 %.  Au 1er avril, ils ont été carrément gelés. Ces décisions, justifiées au nom du pouvoir d’achat des ménages, ont d’ailleurs amené GDF Suez à engager une procédure, toujours en cours, devant le Conseil d’État.   Pour le 1er juillet prochain, l’application de la formule devrait conduire à une hausse pouvant aller jusqu’à 5 %. Certes, les cours du pétrole, sur lesquels sont indexés les prix du gaz, sont en net repli, mais ce recul ne s’est accéléré qu’à la toute fin de la période de référence (en l’occurrence du 1er décembre au 31 mai) du calcul des tarifs. En outre, la révision du 1er juillet recouvre traditionnellement – mais il faut que le ministre en charge le confirme par arrêté – la part du tarif de distribution dans le tarif réglementé. Pour 2012, cette part augmente de 2 %. «Certes, le gouvernement peut une nouvelle fois opter pour un gel, mais il est toujours plus facile de faire passer une hausse avant l’été qu’à la rentrée ou pendant l’hiver, la saison de chauffe par excellence», commente un spécialiste du secteur. L’échéance du 1er juillet ne sera en fait qu’un avant-goût des débats qui s’annoncent dans le domaine de l’énergie. Avant l’été, Nicole Bricq pourrait en effet réunir les principaux acteurs du secteur dans la perspective du grand débat national sur l’énergie qui s’ouvrira à l’automne. Cette concertation vise à élaborer les contours d’une loi de programmation prévue pour le printemps de 2013. Les thèmes de réflexion sont nombreux: diminution de la part du nucléaire, soutien aux énergies renouvelables, généralisation ou non du compteur électrique «intelligent»… Mais, à nouveau, la question des tarifs sera centrale. Pendant la campagne présidentielle, François Hollande s’est prononcé pour l’adoption d’une tarification progressive du gaz et de l’électricité, en fonction de la consommation.

 

La baisse de l’activité manufacturière annonce la récession

La baisse de l’activité manufacturière annonce la récession

 

 

 

 On attendait une stagnation au second trimestre mais on pourrait connaitre un recul de 0.5% d’après les experts de Markit. La très prudente Banque de France prévoit un recul de 0.1%. On s’enfonce  lentement dans la crise. Selon les chiffres publiés par l’Insee ce lundi matin, la production du secteur manufacturier a enregistré une baisse de 0,7 % au mois d’avril. Si cette baisse ne gomme pas la hausse de 1,7 % du mois de mars, force est de constater que la tendance n’est pas bonne. Sur un an, l’activité à baissé de 1,8 % (trois derniers mois comparés à la même période de 2011) et sur les seuls trois derniers mois le repli est de 0,7 %. Dans l’ensemble de l’industrie, c’est-à-dire en tenant compte de l’énergie, le tableau est un peu moins sombre : en avril l’activité a une fois de plus été sauvée par des conditions météorologiques plus mauvaises que d’habitude qui ont entraîné une hausse de la production de gaz et d’électricité. L’indice publié ce matin par l’Insee progresse en effet de 1,5 % en avril et affiche une baisse limitée de 0,6 % sur les douze derniers mois. Sur un an, tous les secteurs sont dans le rouge selon l’Insee. La production a nettement baissé dans la catégorie des « autres produits industriels » (-2,4 %) ainsi que dans les équipements électriques électroniques, informatiques (-2,1 %). Elle est quasi inchangée dans les matériels de transport (-0,3 %) tandis que le raffinage est en nette baisse (-16,2 %). Autant de chiffres qui ne sont guère de bon augure pour l’économie française au cours du deuxième trimestre. L’idée d’une possible entrée en récession de l’économie française commence en effet à faire son chemin dans les esprits. La Banque de France vient ainsi de franchir le pas en révisant à la baisse sa prévision de croissance du PIB pour le deuxième trimestre. Elle annonce désormais un recul de la croissance de 0,1%, alors qu’elle tablait jusque-là sur une stagnation. De leur côté, les experts de Markit sont beaucoup plus sombres et estiment désormais que le PIB pourrait se contracter de 0,5 % sur la même période. Même si pour être officiellement en récession l’économie française devrait être dans le rouge au cours du troisième trimestre, cette perspective risque de peser sur le gouvernement dans les semaines qui viennent.

 

Lourdes pertes pour les compagnies aériennes européennes

Lourdes pertes pour les compagnies aériennes européennes

Les bénéfices des compagnies aériennes devraient en effet chuter à 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), a annoncé lundi l’Association internationale des transports aériens (Iata) contre 7,9 milliards l’an dernier et de 15,8 milliards de dollars en 2010.  L’Iata a ainsi confirmé une précédente estimation faite en mars dernier pour l’ensemble du secteur dans le monde et qui « correspond à une marge de seulement 0,5% », a déclaré le patron de l’Iata, Tony Tyler, à l’ouverture de l’assemblée générale annuelle de deux jours à Pékin de l’association, contre 1,3% l’an dernier et 2,9% en 2010. L’association a presque multiplié par deux les pertes attendues pour les compagnies européennes, à 1,1 milliard de dollars (880 millions d’euros) contre les 600 millions de dollars (475 millions d’euros) escomptés en mars.   »Bien que les transporteurs soient tous confrontés aux prix élevés du carburant et aux incertitudes économiques, la photo région par région est contrastée », a expliqué M. Tyler. « Les compagnies en Amérique voient leurs perspectives s’améliorer en 2012. Le reste du monde voit une profitablité réduite. Quant aux compagnies européennes, l’environnement d’affaire se dégrade rapidement, ce qui entraîne des pertes importantes », a-t-il dit, après avoir évoqué « une crise des dettes souveraines qui se poursuit et s’amplifie ».  La situation en Europe représente « le risque le plus grand » pesant sur l’ensemble du secteur, a-t-il ajouté. « Si (la crise) devient une crise bancaire, nous pourrions voir la récession toucher un continent entier et tirer le reste du monde et nos bénéfices vers le bas », a-t-il averti. Toutefois, « une baisse des prix du pétrole, une hausse plus forte que prévue du tafic passager et une reprise du fret apportent de meilleures perspectives de profitabilité », a dit M. Tyler devant quelque 650 délégués des 242 compagnies membres de l’IATA, des représentants des constructeurs d’avions, des motoristes, ainsi que des sociétés de service du secteur.  L’Iata a fondé sa prévision sur un prix du baril de brut à 110 dollars, contre 115 lors de son estimation en mars. Mais, « même avec une baisse des prix, le carburant devrait continuer de représenter 33% des coûts d’opération des compagnies », a dit M. Tyler.  Le trafic passagers devrait progresser cette année à 2,96 milliards contre 2,83 grâce à la bonne tenue du secteur en Asie, Amérique latine et Moyen-Orient « où les économies ont été les plus robustes », a dit le PDG de l’Iata.  M. Tyler a aussi critiqué la très controversée taxe carbone européenne sur les émissions des compagnies aériennes, « un obstacle (… ) à tout progrès réel ». « Notre pays hôte, la Chine à pris la tête de l’opposition » à cette taxe, « elle a interdit à ses transporteurs d’y participer », a-t-il rappelé. Cette législation entrée en vigueur le 1er janvier, oblige les compagnies opérant dans l’Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l’équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

France: la production industrielle augmente de 1,5% en avril mais la production manufacturière recule

France: la production industrielle augmente de 1,5% en avril mais la production manufacturière recule

Une bonne nouvelle, enfin ; l’industrie progresse en avril. La production industrielle a augmenté de 1,5% en avril en France par rapport au mois précédent, soutenue par la consommation d’électricité et de gaz qui a été dopée par des températures inférieures aux normales saisonnières, annonce lundi l’Insee.  Dans la seule industrie manufacturière, qui exclut l’activité minière et la construction, la production a en revanche reculé de 0,7%, après une hausse de 1,4% le mois précédent, précise l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué.

Eurotunnel pourrait reprendre trois navires de SeaFrance

Eurotunnel pourrait reprendre  trois navires de SeaFrance

L’exploitant du tunnel sous la Manche Eurotunnel futur repreneur pour trois navires de la compagnie SeaFrance en liquidation judiciaire, affirme lundi le quotidien Le Figaro.  Après plusieurs reports, le tribunal de commerce de Paris doit rendre sa décision lundi dans la journée sur l’attribution des actifs de SeaFrance, essentiellement ces trois bateaux estimés entre 150 et 200 millions d’euros.  Selon le Figaro, qui ne cite pas ses sources, il choisirait de les céder à Eurotunnel pour 65 millions d’euros, de préférence aux deux autres candidats, le suédois Stena Line et le consortium Louis Dreyfus/DFDS.  L’offre d’Eurotunnel doit aussi permettre à 500 salariés de retrouver un emploi, par le biais d’une coopérative ouvrière (scop) à laquelle les bateaux seraient loués.  SeaFrance, qui employait 880 personnes en France et 130 au Royaume-Uni, exploitait quatre navires entre Calais et Douvres, dont trois –le Berlioz, le Rodin et le Nord-Pas-de-Calais– qui lui appartenaient.  LaTribune.fr précise pour sa part, en citant « des sources concordantes proches du dossier », qu’un conseil d’administration de la SNCF, convoqué en urgence lundi matin, devrait acter un abandon de créances de la société publique de transport ferroviaire envers SeaFrance, de l’ordre de 180 millions d’euros.  Ce geste faciliterait la reprise par Eurotunnel dont l’offre, comme celles de ses concurrents, n’était pas suffisante pour couvrir les créances.

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