Le pitoyable référendum de Sarkosy sur le chômage

Le pitoyable référendum de Sarkosy sur le chômage

 

Sarkozy propose un pitoyable référendum sur le chômage.». Passé « quelques mois », tout chômeur « sans perspective sérieuse de reprise d’emploi devra choisir une formation qualifiante » dans un des « secteurs d’avenir créateurs d’emplois », que définirait un comité comprenant des chefs d’entreprise et des syndicalistes. A l’issue de cette formation, « le chômeur serait tenu d’accepter la première offre d’emploi correspondant au métier » qu’il viendrait d’apprendre. S’il refusait le poste ou la formation, il serait radié de Pôle emploi et perdrait donc ses droits à indemnisation. Faute d’entente entre les partenaires, la question devrait l’objet d’un référendum. Première observation, pourquoi annoncer cela maintenant alors que Sarkozy a eu 5 ans pour agir contre le chômage. Deuxième observation, proposer une formation qualifiante devrait être la pratique courante faute d’emploi. Il suffit que pôle emploi fasse son travail. On souhaite bien du plaisir aux partenaires sociaux pour définir les définir les secteurs d’avenir créateurs d’emplois tellement la plupart des filières sont plombées par la fiscalité. Enfin proposer de radier les chômeurs dés la première proposition d’emploi refusée relève de l’hypocrinie et de la manipulation. Il ya des chômeurs qui profitent du système d’indemnisation de l’Assedic, c’est indiscutable mais la masse des chômeurs ne demandent qu’une chose : un emploi. Pole emploi qui a proposé un emploi de stripteaseuse à un comptable de 54 ans paraît mal qualifiée pour appliquer cette mesure d’’adéquation entre la formation qualifiante et l’emploi. C’est évidemment une démarche pitoyable, cynique et démagogique de la part d’un candidat pas même certain d’être qualifié au premier tour. Autant proposer un référendum plus simple «  pour ou contre le chômage ». Il y a certes d’énormes progrès à faire en matière de formation et de gestion des offres d’emplois. Cela devrait se faire ; on ne le fait pas parce que nous sommes engluées dans l’immobilisme de l’appareil d’Etat (Pole emploi inutile, formation permanente détournée de son objet, gestion ubuesque des droits des chômeurs etc.). Finalement une proposition inique d’un candidat aux abois.

Grèce : l’Europe va faire durer le plaisir……ou le supplice

Grèce : l’Europe va faire durer le plaisir……ou le supplice

 

L’Europe va faire durer le plaisir ou plutôt le supplice vis-à-vis du plan grec. Il faut d’abord donner l’impression que l’avis de l’Eurogroup sera fondé sur une analyse approfondie et non sur des raisons politiques ; On attend aussi la réaction du parlement grec mais aussi de la rue car les manifestations seront sans doute sans précédent. ; Il faut quand même exiger de la Grèce quelques détails car l’accord de dernière minute des partis grecs laissent encore quelques zones d’ombre. D’importants détails doivent encore être finalisés qui portent sur la participation des créanciers privés à la restructuration de la dette grecque, le montant des financements publics fournis par les 16 autres pays de la zone monétaire unique et le coup de pouce qui pourrait être donné par la BCE. Les banques et autres créanciers privés de la Grèce se sont entendus avec Athènes sur la base d’une décote de 70% de leurs actifs dans le cadre d’un échange des obligations grecques qu’ils détiennent contre de nouveaux titres. Les pays de la zone euro doivent quant à eux apporter 130 milliards d’euros de prêts publics et le président de la BCE, Mario Draghi a ouvert la porte jeudi à ce que l’institut de Francfort redistribue aux Etats les bénéfices tirés des avoirs obligataires grecs. De son côté, le FMI veut s’assurer avant de prêter de nouveaux fonds à Athènes que la dette grecque sera à nouveau tenable. En réalité compte tenu des dérives budgétaires, de la croissance qui s’écroule l’objectif de parvenir à un niveau de dette de 120% en 2020 est illusoire. En clair en dépit de tous les efforts grecs (réels et/ou fictifs) l’objectif de désendettement ne sera pas tenu. C’est donc bien sur des considérations politiques que l’Europe va vraisemblablement décider d’une nouvelle tranche d’aide pour gagner du temps . Une aide qui nécessairement devra être suivie d’autres d’ici quelques mois.

 

Industrie : le moral des patrons chute en début d’année

Industrie : le moral des patrons chute en début d’année

 

Le climat des affaires a à nouveau chuté  dans l’industrie en janvier, selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée hier par l’Insee. L’indicateur synthétique a baissé de 3 points (à 91 points), restant sous sa moyenne de longue période. Les industriels jugent que leur activité passée a faibli tandis que les perspectives personnelles se replient nettement, note l’Insee. L’automobile est au cœur du ralentissement, avec une activité passée jugée en net recul, tandis que les carnets de commandes globaux et étrangers « se dégarnissent fortement et sont jugés très dégarnis ». Le moral des chefs d’entreprise regagne 1 point dans les services et dans le bâtiment, mais recule encore dans le commerce de gros et de détail. Pour prendre les devants, l’  »Obéissante  » banque de France avait pronostiqué une stagnation de la croissance »Comme il y a toujours un écart d’a moins un point avec la réalité, on peut être certain que la France continue d’être en récession. Le plus inquiétant, c’est l’état des carnets de commandes. Il va falloir bien du talent aux analystes financiers pour trouver de l’espoir dans l’évolution du moral des patrons. On imagine : le morale chute mais moins que la prévision ‘(laquelle ?, celle de ma concierge ; bref comme dirait Sarkozy (qui s’y connaît autant que ma concierge en économie) la crise financière est stabilisée, pour qui ? pour lui ?. Pour résumer, c’est très grave mais moins que si c’était pire.

Une mini taxe Tobin à la française….électorale

Une mini taxe  Tobin à la française….électorale

Le Conseil des ministres a examiné mercredi la fameuse, une  taxe Tobin à la française voulue par le chef de l’Etat. Le dispositif annoncé s’avère éloigné des ambitions initiales.  Comme souvent en France, après l’enflure des discours, c’est la meurette. On aura donc une mini taxe Tobin sur les transactions financière en août. Drôle de courage. On bénéficie de l’annonce auprès de l’électorat mais on reporte les conséquences sur le futur gouvernement après les présidentielles. On fait plaisir aux pourfendeurs de la finance mais on ne change rein pour ne pas déstabiliser la place financière de Paris. Problème d’ordinateur, paraît-il ? En fait cette mini taxe va concerner peu de produits. Principalement les  actions des entreprises françaises dont la capitalisation boursière dépasse 1 milliard d’euros, soit à une centaine de sociétés selon l’Amafi, qui représentent 97% des volumes. Ensuite, les CDS (assurance sur le risque de défaut) dits « nus ». Mais sur un temps limité car ces derniers devraient être interdits à partir du 1er novembre. Pour bon nombre de professionnels de la finance, cette taxe Tobin, c’est déjà trop. Tout ce qui renchérit le coût des transactions financières n’est pas de bon augure pour la place de Paris. Concrètement cela se traduira par un doublement des frais de transactions.  « Le risque, c’est que les grands investisseurs internationaux se détournent des titres français. », explique-t-on au sein de Paris Europlace. Il pourrait ainsi y avoir deux catégories de titres, les internationaux et les français, avec une moindre liquidité. « Cela va surtout dépendre de l’évolution de la législation dans les autres pays », ajoute un courtier. Seuls les classiques achats d’actions subiront à coup sûr une ponction, sur un champ restreint aux grandes entreprises.  Le gouvernement vise donc  aussi les  CDS sur les dettes souveraines mais le  trading haute fréquence Mais leur imposition est dérisoire. Pour preuve, Bercy prévoit que la taxe sur les transactions financières rapportera une recette fiscale de 1,1 milliard d’euros en année pleine… uniquement sur les actions. Pour les deux autres catégories, la prévision est de zéro euro, compte tenu des incertitudes qui planent sur la capacité du fisc à lever l’impôt. La mesure française est limitée au regard du projet de directive défendu par la Commission européenne et le Parlement européen. Bruxelles préconise un impôt sur toutes les opérations financières sans exception, produits dérivés et obligations compris. Mais le gouvernement a considéré qu’il n’était « pas possible d’instaurer efficacement dans un seul pays une taxe portant uniformément sur l’ensemble des transactions financières ».  Le gouvernement est révolté par la spéculation réalisée à travers des ordinateurs ultra-rapides qui jouent à la nano-seconde (un millième de seconde) mais la taxe est insignifiante. On pourra aisément d’ailleurs la contourner avec l’évolution de l’ingénierie financière. Le trading haute fréquence pourra notamment se développer mais à partir d’autres places financières que Paris.la mini taxe Tobin, c’est comme pour la crise de la dette :  trop peu et mal ficelé.

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Augmentation du carburant : « cadeau de 20 euros pour les professionnels »

Augmentation du carburant : «  cadeau de 20 euros pour les professionnels »

 

 

Hé oui, l’augmentation de la TVA va handicaper triplement les automobilistes ; La TVA d’abord, dite sociale, ensuite l’euro qui s’affaiblit alors que le pétrole est payé en dollar, enfin les cours du pétrole qui montent. Le carburant atteint des niveaux jamais atteints ; Et la hausse de TVA de 1,6 point, présentée en Conseil des ministres h dans le cadre du nouveau collectif budgétaire, alourdira un peu plus leur facture à l’automne. Mis sous pression, le gouvernement est tenté de renouveler le « cadeau » qu’il avait accordé, l’an dernier, à quelque 5 millions de contribuables utilisant leur voiture pour travailler (commerciaux, agriculteurs, professions libérales, etc.). Ce geste avait alors coûté 90 millions d’euros à l’Etat, soit un gain moyen de 20 euros par bénéficiaire : le gouvernement avait revalorisé de 4,6 % le barème kilométrique leur permettant de réduire leur impôt sur le revenu. « On est en train de travailler là-dessus », a fait savoir hier le ministre de l’Economie, François Baroin, sur RTL, sans plus de détail.  Le dispositif est assez technique : il concerne les contribuables qui renoncent à l’abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels et déclarent leurs frais réels au fisc. Pour les évaluer, ils utilisent un barème kilométrique, censé prendre en compte l’évolution du coût des dépenses telles que l’essence, les réparations, l’assurance, etc. La revalorisation du barème, qui ne nécessite pas de passer par la loi, sera déterminée dans les prochaines semaines afin de coller au mieux à l’évolution des prix de l’essence, avant l’envoi des déclarations d’impôt en avril.

Valérie Pécresse, la TVA sociale va créer 100.000 emplois : en France ou au Maroc ?

Valérie Pécresse, la TVA sociale va créer 100.000 emplois : en France ou au Maroc ?

Valérie Pécresse fait le métier, enfin elle essaie. La ministre du budget a d’abord contesté les chiffres de la cour des comptes, «  des chiffres anciens ». Pas de chance, le même jour le gouvernement revoit à la hausse sa prévision d’endettement pour 2012, Baroin ne l’a peut être pas mis au courant ! Le même jour, elle reprend l’étude au doigt mouillé de Bercy « la TVA sociale va créer 100 000 emplois ». Le taux normal de TVA passera de 19,6% à 21,2% au 1er octobre. L’impact sur l’inflation serait quasi nul selon le gouvernement. Débattu sur la place publique depuis 2007, date de son entrée en vigueur en Allemagne, la TVA sociale ou TVA « compétitivité » a été présentée mercredi en Conseil des ministres. Cette augmentation de la fiscalité permet de compenser la suppression totale (jusqu’à 2,1 SMIC) et la réduction (entre 2,1 et 2,4 SMIC, pour éviter des effets de seuils trop brutaux) des cotisations sociales patronales familiales. Selon le document « cet allègement de charges, qui  va atteindre 3,6 milliards en 2012 et 13,2 milliards à partir de 2013. Première observation, cette TVA sociale va entrer en vigueur en octobre seulement. D’ici là, de l’eau va passer sous les ponts. L’eau des déficits qui grossit le lit de l’endettement. 90% du PIB a dû reconnaitre le gouvernement. Pour la réduction, on verra en 2014 ou plus tard. ! Au  moment ou Valérie Pécresse annonçait 100 000 emplois, Renault annonçait sa délocalisation au Maroc. Ces trois nouveaux modèles de Renault seront assemblés à Tanger au Maroc, sur un site flambant neuf qui pourra à partir de 2013 en produire jusqu’à 340.000 par an. Les moteurs et les boîtes de vitesse, comme d’autres composants, seront toutefois importés de France, d’Espagne et de Roumanie.   »Pourquoi de Roumanie parce c’est le pays qui a permis de construire et de faire le succès de DACCIA, la filiale de Renault et que surtout  l’écart de salaire est de 1 à 20 avec la France , il n’y a pas d’autre solution, sauf à disparaitre. Un exemple du mal chronique de l’industrie plombée par le coût du travail dont la fiscalité. Pour lutter contre de tels écarts, l’allégement des charges fiscales à travers cette TVA sociale de Sarkozy est insignifiant. Pour les marques automobiles françaises environ 25 % des véhicules sont fabriqués réellement en France. La nouvelle taxe va donc frapper les imports, 75% du coût des voitures « françaises ». De ce fait le consommateur va se rabattre sur des véhicules moins chers comme ceux fabriqués prochainement au Maroc  (exemple des 4X4 bas de gamme à 12 000 euros au lieu de 20 000 !). En fait les 100 000 emplois pourraient bien être crées au Maroc et pas en France. C’est compliqué l’économie Madame Pécresse. Ça s’apprend d’abord, ensuite il faut faire des scénarios, des choix, opérer les bouclages financiers, bref   définir des stratégies crédibles (et on peu se tromper !). Un truc qui doit pas être au programme de l’ENA.

La TVA sociale adoptée

La TVA sociale adoptée

 

La TVA sociale ou TVA « compétitivité » a été présentée mercredi en Conseil des ministres. Cette augmentation de la fiscalité permet de compenser la suppression totale (jusqu’à 2,1 SMIC) et la réduction (entre 2,1 et 2,4 SMIC, pour éviter des effets de seuils trop brutaux) des cotisations sociales patronales familiales. Selon le document « cet allègement de charges, qui  va atteindre 3,6 milliards en 2012 et 13,2 milliards à partir de 2013, est ainsi ciblé sur les salariés les plus exposés à la compétition internationale ». Concrètement, le taux normal passera de 19,6% à 21,2% au 1er octobre. Pour les experts, ce transfert de charges est d’une part insuffisant, d’autre part mal ciblé (pas assez centré sur les très bas salaires) Selon l’Etat, cette augmentation devrait permettre à l’Etat d’engranger 10,6 milliards par an de recettes supplémentaires. Pour compléter le financement de ce transfert de la politique familiale vers l’Etat, le gouvernement a confirmé que la contribution sociale généralisée (CSG) portant sur les revenus du patrimoine (financiers et immobiliers, hors livrets défiscalisés) augmentera au 1er juillet de 2 points, passant de 13,5 à 15,5%. Au total, pour les Français taxés au prélèvement libératoire de 24%, la taxation fiscalo-sociale du patrimoine atteindrait 39,5%. Se fondant sur une étude du ministère de l’Economie, Valérie Pécresse escompte la création de 100.000 emplois de cette réforme destinée à alléger le coût du travail. La hausse de la TVA est-elle de nature à provoquer des tensions inflationnistes ? Le gouvernement balaie cette éventualité. Pour trois raisons. La première, les biens soumis aux taux réduits ou exonérés de TVA représentent 60% de la consommation des ménages. En outre, les biens et services produits en France et soumis au taux normal de TVA bénéficient de facto d’une baisse de leurs coûts de production. Enfin, les seuls produits qui seraient susceptibles de voir leur prix augmenter sont les produits importés. Or, compte tenu de la concurrence et de la morosité de l’environnement macro-économique, Bercy estime que les entreprises qui prendraient la décision d’augmenter leurs tarifs prendraient le risque de perdre des parts de marché .Il estime que cette décision ne devrait avoir qu’un faible effet sur la consommation des ménages – le seul moteur un peu vaillant de l’économie – les revenus du capital « étant peu utilisés pour la consommation », selon le document présenté ce mercredi matin. Cette appréciation de Bercy est fortement contestée par les économistes et 75% des français (voir article). En réalité, Bercy reprend la totalité des arguments de Sarkozy et ne s’honore pas de se fonder sur des études au doigt mouillé. Ce qui explique sans doute une partie de la situation financière catastrophique de la France. Ce corps des inspecteurs des finances qui règne sur Bercy est une véritable calamité pour le pays. A peu prés personne  n’a la moindre expérience ni de l’économie concrète, ni de la gestion financière privée. Pour la plupart, ce sont des énarques, comme Baroin ou Pécresse, plus aptes à diriger une sous préfecture qu’une entreprise, surtout de la taille e la France.

Les gabegies dénoncées par la cour des comptes

Les gabegies dénoncées par la cour des comptes

 

Le rapport annuel de la Cour des comptes 2012 a une nouvelle fois dénoncé les gabegies sans pour illustrer le message central à savoir l’insuffisance des efforts à consentir en matière de dépenses, surtout de dépenses inutile. Par exemple, le microscopique régime de retraite de la fonction publique de Nouvelle-Calédonie. Un régime qui emploie sept salariés pour s’occuper de 8 575 fonctionnaires cotisants et 3 700 pensionnés, tout en versant des prestations dans des conditions très généreuses. L’âge de départ effectif des 175 personnes parties à la retraite en 2010 était ainsi de 54,7 ans ! « Un fonctionnaire calédonien peut prendre sa retraite à partir de l’âge de 50 ans après avoir cotisé trente ans, et même parfois seulement vingt-quatre ans, après prise en compte de l’ensemble des bonifications d’âge et de service », explique la Cour. Résultat : le régime perd 500 000 euros par mois. La cour exige d’urgence des mesures pour redresser les comptes. Les hôpitaux sont également largement égratignés. Depuis 2005, les hôpitaux de Marseille ont ainsi dépensé 14 millions d’euros pour mettre en place le dossier médical informatisé… qui n’est toujours pas en place en 2011 ! Pas étonnant quand la société prestatrice retenue n’avait aucune référence en France sur ce dossier, et qu’elle employait par ailleurs le conjoint de l’agent de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille justement chargé de conduire l’appel d’offres, critique le rapport. Traditionnel mais toujours aussi amusant : l’inventaire à la Prévert du patrimoine immobilier des hôpitaux non dédié au soin. « Aucune estimation globale de la valeur actualisée du patrimoine privé des hôpitaux n’est disponible, aucun recensement national n’existant même au demeurant », dénonce pourtant la Cour. Les montants en question sont considérables. Les hôpitaux de Marseille et de Lyon valorisent ainsi leur bien privé à 115 millions d’euros pour les premiers et 620 millions pour les seconds. Les hôpitaux de Paris, qui possèdent 588 hectares de terrains agricoles, 91 hectares de bois, trois châteaux et deux hôtels, ne disposent de leur côté d’aucune évaluation fiable de leur valeur. Ces biens peuvent toutefois avoir une utilité pour les finances des hôpitaux, estime la Cour. Ainsi le CHU de Dijon loue 23 hectares de vigne pour 90 000 euros par an, les Hospices de Beaune gagnent eux 7 millions grâce à leur célèbre domaine viticole de 70 hectares. « L’exploitation de ce patrimoine permet aux Hospices de Beaune, (…) d’en tirer des revenus à même de financer, sans s’endetter, une partie des investissements nécessaires à la modernisation des structures hospitalières et à l’accueil des patients », se félicite ainsi la Cour. Mais la Cour fait des détours par des sujets encore plus graves. Elle dénonce ainsi avec force les conditions d’attribution des concessions de plage à des prestataires privés dans les communes balnéaires du Languedoc-Roussillon. « Au Grau-du-Roi, des sous-traités ont été attribués à des proches de la municipalité », vitupère la Cour. Encore plus grave : « A la Grande-Motte ou au Grau-du-Roi, les paillotes grandes buvettes ont développé des activités non autorisées par les sous-traités : ventes de vêtements, repas d’affaires, mariages, discothèques, massages, etc. ». Plagiste, une activité pourtant bien lucrative : ceux de Palavas-les-Flots n’ont ainsi dû reverser que 97 900 euros à la ville en 2009, pour un chiffre d’affaires qui a atteint 1,42 million d’euros ! Toujours, dans la rubrique tourisme, la Cour dénonce le scandale du parc minier Tellure, à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace, qui a été ouvert en 2009. Prévu pour accueillir 150 000 visiteurs par an, il n’en aurait reçu en 2010 que « légèrement plus de 14 000, selon des données inégalement fiables », écrit la Cour. Le parc a pourtant coûté plus de 13 millions d’euros au contribuable et continue de perdre de l’argent. « A aucun moment, les collectivités publiques qui ont subventionné le projet ne se sont interrogées sur sa viabilité économique », écrit la Cour, qui rappelle que de nombreux acteurs avaient pourtant prévenu que les pronostics de fréquentation étaient irréalisables. De son ton toujours aussi implacable, la Cour recommande donc de « faire un audit d’ensemble » du parc, qui permette de prendre ensuite « une décision raisonnée », sans exclure « l’hypothèse d’une fermeture complète ». Les habitants de la communauté de communes du Val d’argent, qui a mis 3,7 millions d’euros dans l’opération, apprécieront.

Grèce: impasse politique, les partis refusent l’austérité voulue par l’Europe

Grèce: impasse politique, les partis refusent l’austérité voulue par l’Europe

Echec de la réunion des partis politiques grecs qui en fait refusent le plan d’austérité voulue par l’ Europe ( baisse des retraites, de salaires de 20%, impôts, etc.) .La réunion des chefs de partis de la coalition gouvernementale grecque s’est interrompue au ‘out de huit heures sans accord politique global sur les mesures d’austérité proposées par les créanciers du pays, après le départ du chef du parti d’extrême droite Laos. La délégation des représentants de la troïka UE-BCE-FMI des bailleurs de fonds du pays, présente sur les lieux, rencontre le Premier ministre M. Papademos, après le départ des trois chefs des partis », a indiqué à l’AFP une source gouvernementale.  Les trois partis de la coalition gouvernementale grecque tentent toujours de se mettre d’accord sur les réformes exigées par les bailleurs de fonds d’Athènes en échange d’un deuxième plan d’aide. Une réunion prévue mardi a été reportée, les dirigeants de ces formations n’ayant pas reçu le texte du projet d’accord sur le plan de renflouement de 130 milliards d’euros. Plusieurs dates butoirs successives ont été dépassées, faute d’accord entre les socialistes du Pasok, les conservateurs de Nouvelle Démocratie et le LAOS d’extrême droite. Les dirigeants des trois partis – Antonis Samaras pour Nouvelle Démocratie, George Papandréou pour le Pasok et George Karatzaferis pour le LAOS – devaient initialement se rencontrer mercredi en début d’après-midi, mais cette réunion a elle aussi été reportée à deux reprises en l’espace de deux heures. Karatzaferis a notamment demandé que l’ensemble des documents, rédigés en anglais, soient traduits en grec, a rapporté un responsable. Un autre parti a demandé un délai de plusieurs heures pour étudier le projet d’accord, avant le début des discussions, a précisé un autre responsable. Un site internet d’informations a publié une lettre ouverte à Lucas Papademos, l’appelant à « mettre fin à ce supplice de la goutte d’eau ». « Les Grecs ne peuvent supporter plus longtemps la torture de cette constante insécurité, qui détruit le pays et blesse notre dignité en tant que nation. Le Premier ministre doit mettre fin à ces marchandages incessants qui avilissent le pays et ses citoyens », écrit le site. Karatzaferis a justifié le retard pris par le processus. « Nous ne pouvons pas simplement dire oui ou non tant que les autorités publiques compétentes ne nous auront pas assuré que ces actions sont conformes à la Constitution et qu’elles sortiront le pays de la crise », a-t-il dit. »Il y a le temps. Dès lors que l’avenir du pays est en jeu, nous trouverons le temps. » En fonction de l’issue de la journée de mercredi à Athènes, l’Eurogroup pourrait se réunir pour discuter du plan de sauvetage grec. Ce n’est qu’une fois que les discussions seront finalisées à Athènes qu’une réunion de l’Eurogroup pourra être convoquée, a précisé le Premier ministre luxembourgeois, qui s’exprimait devant la presse à Luxembourg. »Je déciderai ce soir s’il y aura une réunion de l’Eurogroup demain soir », a déclaré Jean-Claude Juncker. « Cela dépendra des résultats des discussions à Athènes. » Ces réticences des partis politiques grecs s’expliquent par la sévérité du plan d’austérité. Une austérité qu’ils ne veulent pas assumer les partis politiques. En outre ils estiment avoir été humiliés, d’abord par l’Allemagne qui voulait remplacer le ministre des finances grec par un commissaire européen ; Ensuite par la mise en demeure de l’Europe samedi. « La Grèce, ça suffit » avait dit un représentant de l’Eurogroup. C’est le message adressé samedi par l’Europe à la Grèce qui traîne les pieds pour respecter ses engagements. Les ministres des Finances de la zone euro ont fait savoir samedi à la Grèce qu’ils ne pouvaient donner leur feu vert à la restructuration de sa dette détenue par le secteur privé en l’absence de garanties sur les mesures jugées nécessaires à l’octroi d’un deuxième plan d’aide international. Les ministres espéraient se réunir lundi pour finaliser ce second plan d’aide de 130 milliards d’euros qui doit être mis en œuvre d’ici à la mi-mars pour éviter une faillite des comptes publics, mais le rendez-vous a été reporté du fait des réticences d’Athènes à s’engager en faveur des réformes demandées. La réunion a été remplacée par une conférence téléphonique. « Tous les participants de la téléconférence ont adressé un message très clair aux Grecs: ça suffit », a déclaré un membre de l’Eurogroup. « Il y a beaucoup de frustration parce qu’ils traînent les pieds. » « Ils doivent se décider et commencer à parler honnêtement, de façon décisive et rapide avec la troïka des aspects du programme qui restent à finaliser, comme les reformes fiscales et celles du code du travail », a-t-il ajouté.

France: dette record à 90% du PIB en 2012

France : La dette publique va augmenter en 2012 pour atteindre 90% du PIB, un record

Nouveau record pour la dette publique de la France qui va atteindre de l’ordre de 90% en 2012. Le gouvernement a été contraint de revoir la dérive de la dette. Désormais le gouvernement décale à 2014’ la diminution de l ‘endettement. La dette publique de la France gonflera donc plus que prévu, à 89,1% du PIB en 2012 contre 88,3% attendus jusque-là, et atteindra un pic à 89,3% en 2013 avant de refluer seulement l’année suivante, selon les nouvelles prévisions officialisées par le gouvernement mercredi. Les précédentes prévisions tablaient sur un reflux dès 2013 à 88,2%. Il est désormais repoussé d’un an, à 2014, avec une dette à 88,3% du PIB, qui descendrait ensuite progressivement à 86,2% en 2015 (contre 84,9% précédemment prévus) et 83% en 2016 (au lieu de 81,8%).  Ces nouveaux chiffres, actualisés en marge du collectif budgétaire présenté mercredi en Conseil des ministres, prennent en compte la dégradation de la conjoncture ainsi que l’aide financière apportée aux Etats en difficulté de la zone euro, via la création d’un fonds de secours permanent, le Mécanisme européen de stabilité (MES).  La France s’engage en effet à verser 16,3 milliards d’euros en capital à ce MES, dont une première part de 6,6 milliards dès cette année, ce qui n’alourdit pas son déficit public, pour des raisons comptables, mais gonfle sa dette publique.  Le ministère du Budget fait valoir que, sans le versement de cette aide, la dette publique aurait commencé à refluer comme prévu en 2013.  Dans le projet de loi de finances rectificative pour 2012 présenté mercredi, le gouvernement révise aussi à la hausse le déficit budgétaire de l’Etat prévisionnel pour 2012, désormais attendu à 84,9 milliards d’euros, en augmentation de 6,2 milliards par rapport à la prévision initiale. Là aussi, Bercy insiste sur le fait que c’est la dotation au fonds européen qui aggrave les comptes de l’Etat, dont le déficit prévisionnel serait au contraire en diminution de 0,3 milliard hors versement au MES.  Le gouvernement confirme en revanche ses engagements de réduction du déficit public (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales): 4,5% du PIB cette année, 3% l’an prochain et un retour à l’équilibre budgétaire prévu pour 2016. En effet, le déficit public, celui qui fait référence aux yeux des institutions européennes, est calculé selon des critères légèrement différents par rapport au seul déficit budgétaire de l’Etat, et ne tient pas compte de l’aide financière aux autres Etats de la zone euro.  Le collectif budgétaire prévoit aussi les mesures annoncées par le Premier ministre François Fillon le 30 janvier pour respecter ces engagements en 2012, malgré une révision à la baisse de la prévision de croissance (0,5% au lieu de 1% précédemment).  D’une part, le résultat meilleur que prévu attendu pour 2011, autour de 5,3% ou 5,4% du PIB au lieu de 5,7%, aura un « effet positif » de 3 milliards d’euros sur les comptes de 2012. D’autre part, le gouvernement propose deux milliards de mesures complémentaires pour cette année: 500 millions d’euros grâce à la taxe sur les transactions financières, 300 millions issus de l’intensification de la lutte contre la fraude fiscale et 1,2 milliard d’annulations de crédits budgétaires.  Ces annonces du gouvernement contredisent le rapport de la cour des comptes qui estime que les objectifs fixés ne pourront être atteints ; la ministre du Budget Valérie Pécresse a devancé mercredi matin les critiques de la Cour, déjà émises le mois dernier par son premier président Didier Migaud, en affirmant que l’institution fondait son analyse sur des chiffres « anciens ».   ».L’augmentation de la dette contredit aussi l’affirmation de Sarkozy qui lors de sa dernière prestation télévisée affirmait « que la stabilité financière était désormais assurée » Ni sur les déficits, ni sur la dette le gouvernement ne tiendra ses propres objectifs et cela ne tient pas compte dune dégradation encore plus importante de la croissance ou dune aggravation de la crise financière européenne .

 

La cour des comptes souhaite une nouvelle révision budgétaire pour 2012

La cour des comptes souhaite une nouvelle révision budgétaire pour 2012

La cour des comptes acte les efforts faits en 2011, elle encourage à les poursuivre. La cour pense toutefois les que objectif de 4,5% de déficit pour 2012 et 3% pour 2013 ne sont pas atteignables contrairement aux objectifs définis par la France.  La réduction des dépenses parait encore insuffisante à la cour ; En outre, la cour critique la succession de plans d’ajustement du budget 2012 qui crée une certaine instabilité qui nuit à la confiance et à la croissance. La Cour des comptes a appelé mercredi à un effort accru et « difficile » de diminution de la dépense publique et des niches fiscales, soulignant que des mesures nouvelles seront peut-être nécessaires dès cette année pour réduire le déficit public. Dans son rapport annuel, la juridiction financière salue les efforts engagés par le gouvernement pour redresser les comptes publics, mais note qu’ils reposent pour l’essentiel sur des hausses d’impôts.   »L’effort programmé pour 2012 est plus important et n’a été dépassé que deux fois au cours des vingt dernières années », se réjouit-elle. « Il suppose toutefois un ralentissement des dépenses qui n’est pas totalement acquis », met en garde la Cour des comptes.  Du coup, l’objectif visant à ramener le déficit à 4,5% cette année, contre environ 5,3% ou 5,4% attendus pour 2011 par le gouvernement, reste « difficile à atteindre », estime-t-elle.   »L’objectif de ramener en 2013 le déficit à 3% du produit intérieur brut (PIB) est encore plus difficile à atteindre » car il repose sur des prévisions optimistes de croissance et d’accroissement des recettes fiscales, prévient la juridiction.  Surtout, les magistrats de la Cour critiquent vivement la stratégie du gouvernement qui consiste à présenter une « succession de plans de redressement décidés au fur et à mesure des révisions à la baisse de la croissance ».  Cela entraîne, selon eux, une opacité qui nuit à la confiance et donc à la croissance.  Les auteurs du rapport déplorent à plusieurs reprises l’absence de précisions et de détails sur les mesures permettant de respecter les engagements au-delà de 2012.  La Cour des compte estime que la maîtrise des dépenses publiques « suppose de prendre des décisions très difficiles allant très au-delà de ce qui a été arrêté à ce jour ».  Quant aux niches fiscales, si elle se réjouit d’un début de réduction après des années de multiplication de ces dispositifs coûteux pour l’Etat, elle appelle à un effort accru. Alors qu’elle recommandait jusqu’ici de diminuer de 10 milliards d’euros le coût des niches fiscales, d’ici 2014, par rapport à son niveau de 2012, elle porte dans son rapport annuel l’effort nécessaire, selon elle, à plus de 15 milliards.  Pour l’instant, les mesures adoptées par le gouvernement n’aboutissent, d’après la Cour, qu’à une diminution d’environ 5 milliards à l’horizon de 2013.  Sans attendre la publication du rapport, la ministre du Budget Valérie Pécresse a devancé mercredi matin les critiques de la Cour, déjà émises le mois dernier par son premier président Didier Migaud, en affirmant que l’institution fondait son analyse sur des chiffres « anciens ».   »Les chiffres à jour, c’est ceux que nous avons, c’est ceux de l’exécution budgétaire de 2011. Ils sont bien meilleurs que prévus et ils nous donnent 4 milliards d’avance pour 2012″, a fait valoir Mme Pécresse sur Europe 1.  Selon la ministre, ces données permettent « d’envisager avec beaucoup de sérénité l’atteinte » par le gouvernement de son objectif d’un déficit ramené à 4,5% du PIB en fin d’année, avant un retour en 2013 au plafond de 3% fixé par les traités européens. Un pari évidemment impossible à tenir avec l’écroulement de la croissance.

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France: déficit de l’Etat à 90,8 mds en 2011 contre 148,8 mds en 2010 mais interrogation sur 2012

France: déficit de l’Etat à 90,8 mds  en 2011 contre 148,8 mds en 2010 mais interrogation sur 2012

Le déficit budgétaire de l’Etat français s’est établi à 90,8 milliards d’euros à fin 2011 contre un niveau record de 148,8 milliards un an auparavant, a confirmé mercredi le ministère du Budget. Ce chiffre avait déjà été annoncé le 24 janvier par la ministre du Budget Valérie Pécresse devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale.  La ministre s’était alors déclarée « d’ores et déjà certaine » que le déficit public, qui intègre également les comptes de la Sécurité sociale et des collectivités locales, « sera substantiellement inférieur à l’objectif de 5,7% du PIB » (Produit intérieur brut) que s’était fixé le gouvernement.  Fin janvier, lors d’une interview télévisée, le chef de l’Etat avait confirmé que le déficit public avait été ramené en 2011 à 5,4% du Produit intérieur brut (PIB), « peut-être 5,3% ».   »La France est un pays sérieux, qui se modernise et va être en avance sur le plan (…) de réduction du déficit alors qu’il y a six mois on nous disait que c’était inatteignable, cela montre que l’on est dans la bonne direction », a déclaré mercredi matin sur la radio RTL le ministre de l’Economie, François Baroin.  Au 31 décembre 2011, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 365,4 milliards d’euros contre 425,7 milliards au 31 décembre 2010, a précisé mercredi le ministère du Budget. Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) se sont établies à 275,2 milliards d’euros contre 274,9 milliards à fin décembre 2010. Pour résumer, il y a des progrès sur 2010 mais il reste toujours environ 100 milliards de déficit ; à. 0 5.3 ou 5.4% du Pib,  le déficit est encore loin de critères de Maastricht (limite de 3% pour le déficit budgétaire) et encore davantage des objectifs du nouveau pacte européen. De ce fait, la France va continuer de ne pas rembourser sa dette mais seulement une partie des intérêts. En 2011, les recettes fiscales étaient à peu près du même montant qu’en 2010 ; pour 2012 il faut s’attendre à un recul par rapport aux prévisions du fait d’une croissance très ralentie (entre 0.2% et la stagnation, voire une légère récession).

Il n’y aura pas de croissance du PIB au premier trimestre 2012 d’après la Banque de France

Il n’y aura pas de croissance au premier trimestre 2012 d’après la Banque de France 

 

 On connait la tendance de la Banque de France à gonfler un peu les prévisions économiques ; cela signifie qu’en réalité que la France sera plus proche de la récession que de la stagnation. La Banque de France (BdF) prévoit une croissance nulle de l’économie française au premier trimestre 2012, selon sa première estimation annoncée mercredi dans un communiqué. En janvier, l’activité industrielle a « très légèrement progressé d’après les chefs d’entreprise interrogés », a relevé l’établissement, soulignant que les prévisions « tablent sur un maintien de l’activité pour les prochaines semaines ».  Le taux d’utilisation des capacités de production est « quasi-stable, en-deçà de son niveau moyen de longue période », et les carnets de commandes « sont restés proches du niveau normal, en lien avec une légère progression des nouvelles commandes », a-t-il poursuivi.  Les stocks de produits finis « se sont maintenus proches du niveau désiré » et les prix de ces produits « ont poursuivi leur léger accroissement », selon la Banque de France.  En ce qui concerne les services, la BdF précise que « les prévisions sont orientées vers une stabilité de l’activité à court terme » après avoir constaté en janvier un « ralentissement » de la progression « du fait d’une baisse dans le travail temporaire et les activités informatiques ».  Les effectifs « se sont stabilisés dans l’ensemble » et les prix « ont marqué une pause dans leur progression », a-t-elle relevé. Cette prévision est à mettre en relation avec celle du FMI.. Comme toutes les institutions de prévisions, chaque mois ou presque, les pronostics sont revus à la baisse. Le Fonds Monétaire International ne fait pas exception, il n’est pas très optimiste pour la zone euro cette année.  Le Fonds prévoit une contraction du PIB de la zone euro de 0,5% cette année, dans le cadre de ses nouvelles prévisions q, alors que sa précédente prévision datant de septembre faisait état d’une croissance de 1,1%.Pour redonner quand même le moral, le FMI prévoit une reprise avec une croissance de 0.8% en 2013. Autant dire une stagnation par rapport à 2011 car les 0.8% d’augmentation de croissance sont certainement surestimés. Les prévisions de croissance en Allemagne et en France ont été drastiquement revues en baisse par le FMI à 0,3% et 0,2% cette année contre 1,3% et 1,4% auparavant, toujours selon l’Ansa. Sous l’effet en particulier de la récession en zone euro, le Fonds a révisé en baisse sa prévision de croissance mondiale pour cette année à 3,3% contre 4% en septembre, toujours selon l’Ansa. En 2013, la croissance mondiale devrait être de 4%. Les perspectives sont également moins favorables pour les économies émergentes dont la croissance devrait s’élever à 5,4% cette année contre une précédente prévision de 6,1%. La Chine devrait en particulier enregistrer une croissance de 8,2% contre une prévision de 9% en septembre. Toutes se prévisions sont indicatives car personne ne peut mesurer les effets de la crise systémique tant pour 2012 qu’au delà. Pour résumer, le FMI prévoit 0.2% de croissance du PIB en 2012 pour la France et la Banque de France estime que ce sera la stagnation au premier trimestre. Le pronostic le plus vraisemblable c’est sans doute la stagnation voire une légère récession

 

 

Cour des comptes : le rapport sur 2010 annonçait les dérives des déficits publics de 2011 et 2012

Cour des comptes : le rapport sur 2010 annonçait les dérives des déficits publics de 2011 et 2012

 

La dette publique, qui a franchi le seuil de 80 % du PIB pour atteindre 82,3 % du PIB fin 2010 et dépasser 1 600 Md€ au début de 2011, continuera à augmenter alors que celle de l’Allemagne pourrait entamer sa décrue dès 2011. Si le déficit structurel était maintenu à 5 % du PIB, la dette française pourrait atteindre 90 % du PIB en 2012, 100 % en 2016 et 110 % en 2020.En fait nous sommes en 2011 è 1800 milliards de dettes soit de l’ordre de 5,4% du PIB, pour 2012 le dette représentera environ 90% du PIB.. La dette sociale, qui constitue en elle-même une anomalie, continuerait à progresser. Le retour à l’équilibre des régimes de retraite en 2020 est loin d’être acquis et le déficit pourrait être supérieur à 12 Md€. Même si la croissance de ses dépenses était limitée à 2,8 % par an, l’assurance maladie resterait de nombreuses années en déficit et celui-ci serait encore de 5 Md€ en 2020, à croissance de la masse salariale égale à celle des 12 dernières années. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2011 a déjà prévu de transférer 130 Md€ de dettes portées par l’ACOSS à la CADES mais, à tendances inchangées, de nouveaux transferts seront inévitables, à hauteur de 100 à 120 Md€, à l’horizon de 2020, dont une partie au plus tard en 2013. Le récent rapport annuel de la Cour des comptes sur la sécurité sociale constitue une condamnation sans appel. « Jamais le déficit de celle-ci n’a atteint un niveau aussi élevé qu’en 2010 avec un montant de 29,8 Md€. Il a plus que triplé en deux ans (-8,9 Md€ en 2008).Pour l’essentiel, ces déficits se sont concentrés sur le régime général, dont toutes les branches ont vu leur déficit augmenter, et sur le FSV, chroniquement sous-financé. Mais le déséquilibre de la branche vieillesse du régime des exploitants agricoles, qui a dû être financé par recours à un emprunt bancaire, est également extrêmement préoccupant. Le niveau exceptionnellement élevé des déficits ne s’explique que partiellement parla crise économique. Les facteurs structurels expliquent environ  0,7 point d’un déficit du régime général qui a représenté 1,2 point de PIB en 2010. Leur accumulation entretient une spirale d’accroissement de la dette sociale : l’endettement du régime général préfinancé par l’agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) a doublé d’une année sur l’autre pour atteindre 49,5 Md€ et celui porté par la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) est de86,7 Md€, soit un total de 136,2 Md€ fin 2010.Comme l’a déjà exprimé la Cour, notamment dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques de juin dernier, le déficit de la sécurité sociale constitue en soi une anomalie. Aucun de nos grands voisins européens n’accepte des déséquilibres durables de sa protection sociale. Concernant le chômage, l’Unedic a précisé que son déficit allait presque doubler en 2012 pour atteindre 4,3 milliards d’euros en répercussion de la hausse attendue des demandeurs d’emploi de 214 200 sur l’année. Pour 2011, elle estime son déficit à 2,4 milliards d’euros et la hausse des demandeurs d’emploi sans aucune activité à 134 200. Des chiffres qui vont creuser sa dette à 11 milliards pour 2011 et 15,3 milliards pour 2012. En ajoutant ceux qui ont une activité partielle, elle anticipe au total une hausse de 179 800 demandeurs d’emploi pour 2011 et 230 100 pour 2012. La cour des coptes avait prévenu, des réductions de dépenses sont indispensables mai rien  ne sera possible sans la croissance. Or en 2012 au mieux la croissance sera de 0.5% (et ce n’est pas certain).L’effort de redressement des finances publiques ne pourra pas porter seulement sur la maîtrise des dépenses, aussi indispensable soit elle, et une augmentation des recettes publiques, au moins temporaire, est inévitable pour le compléter. Elle doit passer surtout par une réduction du coût des niches fiscales et sociales, pour des montants qui pourraient être équivalents, de l’ordre de 10 Md€ chacun, et s’inscrire dans une stratégie de moyen terme. La structure des prélèvements obligatoires doit être modifiée pour renforcer la croissance potentielle, tout en veillant à une répartition juste des efforts. La France part d’un déficit supérieur à la moyenne européenne et a fait le choix d’un redressement progressif de ses finances publiques, étalé sur une période relativement longue et fondé pour l’essentiel sur une modération de la dépense. La croissance de celle-ci a été infléchie en 2010, des outils de pilotage des finances publiques plus efficaces mis en place et une réforme structurelle décidée en matière de retraites. Le succès de cette stratégie dépendra avant tout de la capacité des pouvoirs publics à poursuivre avec constance cet effort dans la durée. Notre pays devant renforcer sa crédibilité, tant auprès de ses partenaires de l’Union européenne que vis-à-vis des marchés financiers, rien ne saurait justifier que l’on s’écarte, aussi peu que ce soit, de cette voie. Les efforts doivent être prolongés et porter tant sur la maîtrise de la dépense que sur la préservation de la recette. Les économies réalisées sur la dépense ne doivent plus être rendues vaines par des mesures de réduction des recettes. Si de bonnes surprises devaient être constatées dans la période à venir en matière de croissance et de recettes publiques, elles devraient, à la différence de ce qui s’est trop souvent pratiqué par le passé, être mises à profit pour accélérer la réduction du déficit sans relâcher en rien l’indispensable effort structurel.

 

Merkel ne compare plus Sarkozy à Louis de Funès

Merkel ne compare plus Sarkozy à Louis de Funès

 

 

Le soutien appuyé d’Angela Merkel à un Nicolas Sarkozy pas encore candidat à sa propre succession provoque des remous des deux côtés du Rhin. Critiqué par une partie de la presse allemande, objet de l’ironie de la gauche française, le geste de la chancelière embarrasse jusqu’aux proches du président.  Le soutien appuyé d’Angela Merkel à un Nicolas Sarkozy pas encore candidat à sa propre succession provoque des remous des deux côtés du Rhin, sur fond de crise européenne et de campagne présidentielle française où le « modèle allemand » fait débat.  Critiqué par une partie de la presse allemande, objet de l’ironie de la gauche française, le geste de la chancelière embarrasse jusqu’aux proches du président.  Qu’elle entre « dans le débat public sur tout ce qui concerne l’Europe, les rapports entre la France et l’Allemagne, je trouve cela tout à fait légitime », a déclaré mardi sur Europe 1 le conseiller spécial du chef de l’Etat, Henri Guaino. « Dans la campagne présidentielle elle-même, je suis plus réservé ».  Le Premier ministre, François Fillon, qui s’exprimait devant des parlementaires UMP, juge pour sa part « normal qu’Angela Merkel défende ses idées et ses convictions politiques. Il est normal qu’elle apporte son soutien à Nicolas Sarkozy ».  Au sortir du conseil des ministres franco-allemand de lundi à Paris, la chancelière a mis tout son poids dans la balance en faveur de Nicolas Sarkozy en affirmant le soutenir « sur tous les plans, car nous appartenons à des partis amis ».  Une posture qui provoque mardi l’ironie caustique de la presse allemande, à l’image du titre du quotidien Die Welt : « Comment Angela Merkel s’est éprise d’un lourdaud ».  Le journal revient sur le fait que la chancelière ait un temps comparé Nicolas Sarkozy à l’acteur Louis de Funès, archétype du Français pour les Allemands. Pour le Süddeutsche Zeitung, Angela Merkel fait peut-être preuve d’un « courage excessif » et prend le risque de « brusquer » le candidat socialiste François Hollande, favori des sondages. Le quotidien soupçonne le gouvernement allemand de vouloir « provoquer une défaite socialiste ». « Pourquoi la chancelière admire tant Sarkozy ? », s’interroge le quotidien populaire Bild tandis que Der Spiegel évoque la « Dream Team » de l’Elysée et le « couple harmonieux » formé par Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy. François Hollande. Dans un entretien au quotidien français Le Monde daté de mercredi, le ministre allemand des Affaires étrangères, le libéral Guido Westerwelle, tente un rééquilibrage.   »Le gouvernement allemand est neutre et ne participe pas aux élections en France, souligne-t-il. « Nous avons toujours eu de très bonnes relations avec M. Sarkozy ».   »Personnellement, je n’ai aucun doute sur le fait que le peuple français saura prendre des décisions sages pour l’Europe », ajoute-t-il.

Un contrat de travail unique dans les services et une augmentation des salaires

  • Un contrat de travail unique dans les services et une augmentation des salaires

Pour doper l’emploi -l’objectif est de créer 1 million de postes d’ici à 2017, soit cinq fois plus qu’au rythme actuel- et casser un marché du travail «à deux vitesses», le GPS (Patronat des services ) préconise de créer un nouveau contrat de travail «à objet défini, conclu sans détermination de durée» qui se substituerait aux CDI et aux CDD. «La multiplication des CDD est une urticaire sociale qui exclut les jeunes du marché du travail, relève Françoise Gri, vice-présidente du GPS et patronne de Manpower France. On pourrait inclure dans ce contrat un parcours d’intégration où la validation des compétences validerait sa poursuite.» Pour remettre les services au cœur des débats, le GPS (patronat des services) a publié mardi dix propositions avec un triple objectif. «Porter l’esprit des services, développer l’emploi et favoriser les partenariats entre les entreprises, l’État et les collectivités locales», explique Gilles Pélisson. Pour mieux répondre aux besoins des consommateurs, le GPS propose ainsi la création d’un «certificat de qualification professionnelle interbranches» afin que les compétences transversales des salariés du secteur soient reconnues. Il juge essentiel le lancement d’un «Plan formation 2017» pour préparer la France à l’essor des métiers d’études, de conception, d’architecture, de pilotage de projets de demain et aussi adapter le système éducatif aux évolutions du marché du travail. Le GPS suggère encore de lancer une campagne de communication pour informer les PME des procédures et des formalités administratives allégées dont elles bénéficient pour s’implanter dans un État européen. «Les services extérieurs de la France devraient être aussi mobilisés pour vendre des centrales nucléaires qu’une chaîne d’hôtels Ibis», juge Gilles Pélisson, ancien patron du groupe Accor Le GPS milite enfin pour «aller plus loin sur la TVA sociale» en incluant à la baisse des cotisations patronales décidée par le gouvernement une réduction des charges salariales «afin d’augmenter le salaire net». L’objectif serait de «transférer 30 à 40 milliards d’euros de cotisations» vers des impôts à assiette plus large, CSG compris. «Contrairement à une idée reçue, des pans entiers d’activité des services sont délocalisables», prévient Françoise Gri qui juge «fondamental de travailler sur la compétitivité coût dans les services». Selon ses calculs, la différence de coût horaire dans les services serait, entre les deux côtés du Rhin, de six euros… à l’avantage de l’Allemagne.

« Merkel ne fera rien pour forcer la grève à sortir de l’Euro » une phrase révélatrice

« Merkel ne fera rien pour forcer la grève à sortir de l’Euro » une phrase révélatrice

 

 

 La phrase en dit long « Merkel ne fera rien pour forcer Grèce à quitter l’euro ». Sans doute ne fera-t-elle rien non plus pour l’y maintenir. Les négociations entre Lucas Papadémos et les bailleurs de fonds ont duré presque toute la nuit de lundi à mardi, jusqu’à 04h00 (02h00 GMT), au moment où débutaient les premiers débrayages dans les ports. « Aucun navire n’a quitté le port du Pirée ce matin, en raison de la grève des marins », a déclaré un porte-parole de la garde-côtes. Le mouvement a été lancé à l’appel des principaux syndicats, GSEE (privé) et Adedy (public), pour dénoncer une politique qui, disent-ils, menace d’entraîner le pays dans une spirale destructrice. L’Acropole a été fermée aux touristes, les transports publics ont été perturbés aux heures de pointe, le personnel des hôpitaux est réduit au minimum. Enseignants, employés de banques ou de télécommunications ont prévu de se joindre au mouvement. Des échauffourées ont éclaté place Syntagma entre la police et des manifestants qui tentaient de monter les marches menant au parlement en scandant: « Non aux conditions de travail médiévales, ne baissons pas la tête, résistons! ». Les chefs de file des principaux partis politiques grecs ont a nouveau reporté de 24 heures la réunion prévue ce mardi pour valider les réformes exigées par les bailleurs de fonds d’Athènes en échange d’un deuxième plan d’aide. Tandis que des manifestants réunis à Athènes brûlaient le drapeau allemand, la chancelière Angela Merkel avec sa phrase très ambigüe pensant apaiser les tensions. Mark Rutte n’a en revanche pas exclu une telle sortie. « Le reste de la zone euro est maintenant assez fort (…) pour que nous puissions faire face à une sortie de la Grèce, une Grèce confrontée à de graves troubles », a-t-il estimé. La fenêtre de tir est étroite mais elle existe. Les marchés se sont un peu calmés sur les dernières opérations d’obligations des pays européens. Ce calme sera de courte durée, quelques semaines au maximum quelques mois. Certains voudraient bien en profiter pour inviter poliment la Grèce à quitter l’euro et ainsi économiser la nouvelle tranche d’aide de près de 150 milliards.

Le faux débat de la renégociation du pacte européen de discipline budgétaire

Le faux débat de la renégociation du pacte européen de discipline budgétaire

 

L a France adore les faux débats surtout la classe politique. Hollande voudrait démolir le pacte européen de discipline budgétaire. Autant dire faire éclater l’Europe. Pourtant si on lit avec un peu d’attention les déclarations de Hollande,  ce dernier ne remet nullement en cause la nécessité de renouer avec la rigueur budgétaire et de parvenir à l’équilibre. La rigueur n’est e pas contestée, elle est même affirmée comme une nécessité. Ce que souhaite Hollande c’est en fait compléter ce pacte par un volet de croissance. Ce qui paraît une évidence car l’austérité seule –pourtant indispensable-ne pourra conduire qu’à la récession et en conséquence  à des déséquilibres financiers encore plus importants, voir à cet égard les exemples de la Grèce, de l’Italie ou encore de l’Espagne. Cela ne signifie nullement que le programme de Hollande soit adapté à la situation. D’ailleurs aucun programme aujourd’hui  n’est susceptible de faire face à cette crise. En cause, la nécessité de ne pas trop déplaire aux électeurs pour être élu. C’est la faiblesse de notre démocratie. Hollande ne sera sans doute pas moins européen  que Sarkozy, Chirac ou Mitterrand. On peut même  imaginer que Hollande cherchera à reconstituer un partenariat privilégié mais réel avec l’Allemagne.  Les deux pays, et l’Europe ne peuvent qu’y gagner.  Or cette entente des deux pays dont le PIB représente à peu près la moitié de celui de l’Europe est aujourd’hui affaiblie. Pourquoi ? Surtout du fait de l’exhibitionnisme  de Sarkozy qui a voulu dans un premier temps se montrer en sauveur de l’Europe et du monde et a humilié Merkel. Malheureusement les résultats économiques, financiers et sociaux ont discrédité cette vaine prétention et l’Allemagne a pris sa revanche. Désormais Merkel  est incontestablement le seul leader de l’Europe, elle impose son point de vue à tous y Compris à Sarkozy. Ce dernier pour donner l’illusion qu’il comptait encore en Europe a dû abandonner toutes les positions de la France vis-à-vis de la crise ( rôle du fonds de soutien européen que la  France voulait transformer en banque, rôle de la BCE que la France voulait voir intervenir pour soutenir les Etats, euro-obligations pour à l’avenir mutualiser les futures dettes , plan de relance de la croissance dont l’Allemagne pense qu’il n’est pas le priorité). Pour obtenir le soutien politique  de Merkel Sarkozy a capitulé sir tous les aspects économiques et financiers ; Hollande a dit qu’il voulait renégocier le pacte et non le dénoncer. On connait le langage politique et diplomatique. Il  ne remettra pas en cause la rigueur budgétaire et s’efforcera d’obtenir un plan pour redynamiser la croissance. D’‘ailleurs le temps lui donnera raison. L’Allemagne dont on ne peut contester les vertus économiques, d’ici les présidentielles françaises,  va voir sa croissance se tasser très dangereusement.  En raison la baisse de la demande mondiale et en particulier des autres pays de l’Europe. Affaiblie économiquement et même financièrement (ne pas oublier que l’Allemagne est aussi très endettée mais que sa crédibilité reposait sur sa rigueur budgétaire qui elle-même reposait sur sa croissance), l’Allemagne sera contrainte de se résigner à faire ce que souhaitait la France et d’autres pays. Bien entendu mieux maîtriser les déficits (mais il faudra des années, au moins une décennie sans doute) mais aussi pour cela redonner une  dynamique à des économies qui risquent de s’enliser dans la récession.

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