Mort programmée d’Arcelormittal à Florange ?

Mort programmée d’Arcelormittal  à Florange ?

 

La direction du sidérurgiste ArcelorMittal a confirmé mercredi qu’elle allait présenter le 23 février aux représentants du personnel un projet de prolongation de la fermeture temporaire des hauts fourneaux du site lorrain de Florange pour le deuxième trimestre. « Le projet qui sera présenté au comité (central d’entreprise, ndlr) du 23 février 2012 porte sur la prolongation de la suspension temporaire d’une partie des installations de Florange, pour le deuxième trimestre de l’année 2012 ainsi que sur le maintien de l’ensemble des mesures permettant le redémarrage des installations lorsque les conditions de marché le permettront », indique la direction d’ArcelorMittal France, dans une déclaration écrite transmise à l’AFP.  Mardi, des syndicalistes du groupe avaient affirmé avoir été informés par la direction que la filière liquide du site, à l’arrêt depuis octobre 2011 faute de demande jugée suffisante par le sidérurgiste, ne redémarrerait encore pas au deuxième trimestre de cette année en raison de la mauvaise conjoncture.  Mardi, Edouard Martin, membre CFDT du comité central d’entreprise du numéro un mondial de l’acier, avait dit craindre que cette prolongation de l’arrêt des hauts fourneaux soit « peut-être la mort programmée du site de Florange », alors qu’ArcelorMittal a déjà décidé il y a quelques mois de la fermeture définitive de hauts-fourneaux à Liège, en Belgique.  ArcelorMittal répète de son côté qu’il ne s’agit pas d’une fermeture définitive des installations lorraines, mais bien d’une mise en veille temporaire en attendant un redressement de la demande en acier.  Le haut fourneau P6 a été mis en veille en octobre 2011, tandis qu’un premier haut fourneau, le P3, était déjà arrêté depuis juin.

 

BNP Paribas : bénéfice net 2011 de 6,05 milliards d’euros, en baisse de 22% sur un an.

BNP Paribas : bénéfice net 2011 de 6,05 milliards d’euros, en baisse de 22% sur un an.

 

Une baisse de 22 % du bénéfice net 2011 à 6,05 milliards est significative et s’explique avant tout par des provisions de 3,4 milliards d’euros liées à la Grèce et des marchés particulièrement erratiques en fin d’année. Les investisseurs paraissent eux aussi rassurés : vers 12h15, le titre gagne plus de 6 % et se place en tête des plus fortes hausses parmi les valeurs du CAC 40. Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net de BNP Paribas a baissé de 50 % pour atteindre 765 millions d’euros, avec un pôle banque de financement et d’investissement à l’équilibre (6 millions d’euros de bénéfice avant impôt). La plupart de ses concurrents sont en perte sur ce métier. Sur la même période, la banque a dû passer 567 millions d’euros de provisions supplémentaires pour son exposition à la Grèce. Les titres de dette grecque qu’elle détient sont désormais provisionnés à 75%, soit au-delà des 70% environ de perte prévue par le plan d’échange de dette conclu entre la Grèce et ses créanciers privés.  BNP Paribas a de nouveau pu compter sur sa banque de détail pour amortir les chocs.  Le conseil d’administration va proposer à l’assemblée générale le versement d’un dividende de 1,20 euro par action, ce qui représente 25% du bénéfice par action. En valeur absolue, il recule de presque de moitié (2,10 euros l’an dernier). Un geste qui permet à BNP Paribas de se démarquer des ses deux grandes concurrentes : Société Générale et Crédit Agricole qui ont décidé de ne pas rémunérer leurs actionnaires au titre de 2011. Pour faire face aux nouvelles exigences réglementaires de Bâle III, la banque continuera la réduction de la taille de son bilan. ( fin 2012 l’objectif d’un ratio de 9 % de fonds propres) .

 

Récession en zone euro au quatrième trimestre 2011 et en France au premier trimestre 2012

Récession en zone euro au quatrième trimestre 2011 et en France au premier trimestre 2012

 

 

Le produit intérieur brut des 17 pays de la zone euro pour sa part diminué de 0,3% au quatrième trimestre 2011. Si la France devrait échapper à une récession technique, du moins à court terme, l’activité pourrait reculer dès le premier trimestre et maintenir les finances publiques sous pression alors que la crise de la dette en Europe joue les prolongations. Les économistes anticipent en moyenne un repli du PIB de 0,1% sur les trois premiers mois de l’année avant un rebond au deuxième trimestre. De son côté, l’Insee prévoit une économie en stagnation au moins jusqu’en juin. « (Les) exportations risquent de ralentir au premier trimestre 2012 car les débouchés européens se réduisent. En outre, en fin d’année 2011 elles ont pu être dynamisées par la dépréciation de l’euro par rapport au dollar or cette dépréciation semble s’interrompre », souligne Juliette Hubert, chargée d’études senior du cabinet Asteres. « L’investissement des entreprises risque de fléchir car les chefs d’entreprises constatent une dégradation de leurs carnets de commandes depuis décembre », ajoute-t-elle. « Une nouvelle période conjoncturelle très difficile pourrait s’ouvrir après l’été, la hausse prévue de la TVA et/ou le resserrement additionnel inévitable après les élections pour tenir l’objectif de 4,5% de déficit (public) cette année puis 3% en 2013 devant conduire à une baisse de l’activité en fin d’année et à une année 2013 très morose », signalent de leur côté Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin d’Exane.

La France évite la récession au 4ème trimestre 2011 : +0.2%

La France évite la récession au 4ème trimestre 2011 : +0.2%

 

Au quatrième trimestre 2011 le PIB progresse de 0,2 %, ce qui porte sa croissance annuelle à 1,7 %

Comptes nationaux trimestriels – Premiers résultats du 4e trimestre 2011

Au quatrième trimestre 2011, le PIB en volume* croît de 0,2 % après +0,3 % au troisième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance est de 1,7 % en 2011, après +1,4 % en 2010.

Les dépenses de consommation des ménages ralentissent légèrement en fin d’année (+0,2 % après +0,3 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) accélère (+0,9 % après +0,2 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue de nouveau positivement à la croissance du PIB : +0,3 point après +0,2 point. Les exportations augmentent au même rythme qu’à l’été (+1,2 %) alors que les importations reculent (-1,2 % après +0,7 %). Par conséquent, le solde du commerce extérieur contribue positivement à la croissance : +0,7 point après +0,1 point. Cet effet est plus que compensé par les variations de stocks qui contribuent pour -0,8 point à l’évolution de l’activité, après une contribution neutre.

La production totale accélère légèrement

La hausse de la production de biens et services est un peu plus marquée qu’au trimestre précédent (+0,4 % après +0,3 %). La production rebondit notamment dans la fabrication de matériels de transport (+4,6 % après –2,1 %), principalement aéronautiques, et en cokéfaction-raffinage (+3,9 % après –1,5 %). En revanche la production recule dans les autres branches manufacturières et dans l’énergie-eau-déchets. En moyenne sur l’année, la production totale progresse de 2,2 % (après +1,6 % en 2010).

 

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie critique la BCE sur la Gréce

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie critique la BCE sur la Gréce

Le  prix Nobel d’économie égratigne la Banque centrale européenne et son manque de transparence. Dans le dossier grec, Stiglitz estime que la position de l’institution de Francfort a été pour le moins curieuse. Elle s’est ainsi toujours opposée à ce fameux « événement de crédit », lié à un défaut de paiement de la Grèce, qui déclencherait les contrats de CDS. Que n’a-t-on écrit sur ces « credit default swaps », ces contrats qui permettent de s’assurer contre un défaut de paiement ? Un produit qui a enfoncé des firmes comme AIG et Fortis en pleine tourmente financière en 2008, et qui a ensuite mis à mal des pays, comme la Grèce. A la base, un CDS peut s’avérer utile. Il permet à un détenteur d’une obligation de se couvrir contre le défaut de paiement de l’émetteur. Comme un « bon père de famille » assure sa maison contre un incendie. Mais quand ce sont majoritairement des non-détenteurs de l’obligation qui se ruent sur les CDS, cela se corse. Il s’agit alors d’acteurs qui s’assurent contre un risque financier qu’ils ne courent pas. Ou comme l’indiquait Peter Praet, « c’est un peu comme si j’achetais une assurance contre le risque d’incendie de la maison d’une tierce personne ». En d’autres mots, ce serait presqu’une incitation à mettre le feu à la maison du voisin. Mais revenons à Athènes. Les banques européennes détiennent quelque 40 milliards d’euros de dette grecque. On aurait pu supposer que face au risque de défaut sur leurs obligations, les banquiers, en gestionnaires avisés, achètent une assurance sous forme de CDS. « Dans ce cas, un régulateur qui prend en compte la stabilité financière du système veille en principe à ce que l’assureur paye en cas de perte. Pourtant la BCE veut que les banques ne soient pas dédommagées en cas de perte sur les obligations qu’elles détiennent », s’étonne Stiglitz. Alors plusieurs hypothèses existent. La première, selon le prix Nobel, est que les banques ne se sont pas assurées contre le défaut de paiement et que certaines ont adopté des positions spéculatives. Ou alors la BCE tente peut-être de protéger les banques qui ont émis les contrats d’assurance et qui sont donc censées devoir dédommager les acheteurs de contrats. Si tel est le cas, ce serait relativement grave. Enfin, dernière hypothèse, la BCE sait que le système financier manque de transparence et que les investisseurs ne peuvent évaluer les conséquences d’un défaut de paiement, ce qui pourrait entraîner un nouveau gel des marchés du crédit, de type Lehman Brothers. Pour couronner le tout, c’est l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), composée de banquiers, qui décide si un « événement de crédit » a bien eu lieu et si ce dernier permet d’activer les CDS. Des banquiers, juges et parties ? Stiglitz parle en tout cas d’un petit « comité secret ».

Un référendum sur la formation pour quoi faire ?

Un référendum sur la formation pour quoi faire ?

 

 

 

Le droit à la formation est acté dans les textes pour les salariés dès lors on se demande quel est l’intérêt d’un référendum sur la question ; le constat a également été fait par la Cour des compte en 2008, la formation est inadaptée, les couts élevés et opaques et surtout n’est pas orientée en direction de ceux qui en ont le plus besoin notamment les chômeurs. Extrait du rapport de la Cour des comptes :

 

 

« 1. Les formations sont largement inadaptées aux besoins des individus et des entreprises, qu’il s’agisse de la formation professionnelle initiale dont les résultats en termes d’insertion dans l’emploi sont insuffisants ou de la formation continue qui répond très imparfaitement

aux difficultés des salariés peu formés ou mal qualifiés ;

2. Les financements sont abondants mais insuffisamment mutualisés, ce qui met d’autant plus en cause la pertinence du système actuel que celui-ci manque de transparence et fait apparaître des coûts élevés.

3. L’action des différents acteurs de la formation professionnelle est faiblement cohérente ; les cloisonnements du système, les insuffisances de son pilotage et la faiblesse des évaluations auxquelles il donne lieu, tant au niveau national que régional, rendent impossible la définition d’une stratégie partagée et compromettent l’efficacité d’ensemble des actions menées. Chacun de ces constats est accompagné de recommandations définissant les conditions auxquelles une politique de formation professionnelle tout au long de la vie deviendrait possible

 

 

Principales conclusions

a) La formation professionnelle des chômeurs

Les  effets de la formation des chômeurs sur leur retour à l’emploi sont ambigus, et surtout fortement hétérogènes. Les  évaluations sont rares, même à l’étranger, et sont pour ainsi dire inexistantes en France.

b) La formation professionnelle des salariés

L’impact de la formation continue sur les salaires des bénéficiaires sont généralement faibles voire non significatifs dès lors que le caractère potentiellement endogène de la formation est pris en compte.  En revanche, les rendements sociaux de la formation sont très

incertains, dans la mesure où les externalités de celle-ci n’ont fait jusqu’ici l’objet d’aucune étude empirique rigoureuse. Il est dès lors possible que, conformément à l’objectif de promotion sociale qui a sous-tendu la législation française en la matière, la formation des salariés les plus vulnérables constitue un facteur d’inclusion, bénéfique à l’ensemble du

corps social. Plutôt qu’un sous-investissement en formation, le système français présenterait de ce point de vue un défaut de ciblage, dans la mesure où les salariés les moins qualifiés et les moins diplômés sont ceux qui accèdent le moins fréquemment à la formation.  Un autre aspect du système français de formation continue est qu’il a fait l’objet de très peu d’évaluations rigoureuses »

 

En réalité la formation professionnelle est devenue un véritable fromage (environ 30 milliards de financement annuel) qui profitent à la multitude des organismes de collecte et de formation ; un système opaque sans véritable évaluation qui parfois fiance  bien autre chose que les formations qualifiantes (y compris certaines organisations) et qui n’est pas orienté vers ceux qui en ont le plus besoin. Un référendum ne changera rien, il faut une reforme de la collecte, une véritable rationalisation des objectifs et des moyens et un ciblage vers les populations les plus vulnérables. Ce n’est pas un référendum qui peut procéder à une telle reforme.

Carburant: nouveau record, vers les 2 euros le litre

Carburant: nouveau record, vers les 2 euros le litre

 

Selon les données publiées par le ministère du Développement durable, le prix moyen d’un litre de super sans plomb 95 a grimpé à 1,5787 euro, tandis que le 98 s’est élevé à 1,6184 euro. Ces deux prix dépassent les deux records établis la semaine précédente (1,5640€/l et 1,6022 €/l), d’après les chiffres de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).De son côté, le gazole a poursuivi sa remontée, passant à 1,4180 euro le litre, mais il reste en-dessous de son record de l’année (1,4240 euro le 13 janvier).le président de Total à réaffirmé que le litre de SP 95 se dirigeait inévitablement vers les 2 euros le litre. Les pays producteurs essaient évidemment de valoriser des ressources qui ne sont pas renouvelables. S’ajoute à cela le contexte géopolitique avec des menaces en provenance de l’Iran qui envisage de fermer le détroit d’Ormuz ou transitent environ 40% du pétrole. Incertitudes aussi au Nigéria et dans certains pays arabes. Les compagnies pétrolières quant à elle réalisent d’autant plus de profits que le pétrole est cher du fait de leur situation oligopolistique (cartel). On peut le vérifier encore cette année avec les résultats de Total par exemple : plus de 12 milliards de bénéfices en 2011. Les spéculateurs déçus par le marchés des actions et des obligations se reportent sur le marché des matières premières notamment le pétrole qui peut changer 4 à 5 fois de propriétaires pendant son transport ; une spéculation  y compris sur les matières alimentaires (ce qui crée des situations dramatique dans les pays pauvres) ; le pétrole est une valeur sûre car la demande est toujours forte, l’élasticité au prix de cette demande est faible. De toute manière on est plus ou moins contraint d’acheter du carburant; la responsabilité essentielle appartient toutefois à l’Etat qui selon les cours du pétrole impose des taxes de 60 à 80%. Des taxes fixes comme la TIPP et des taxes mobiles comme la TVA. Plus le pétrole est cher, plus l’état engrange de taxes ; le ministre Eric Besson reconnait qu’une baise de 2 centimes consentis par l’Etat coûterait 1 milliard en ressources publiques. On pourrait envisager de mettre en place la TIPP flottante ; ce qu’a fait Jospin en 2000, mais il a été désavoué par l’Europe qui a considéré qu’il y avait distorsion de concurrence ; des distorsions de concurrence aux quelles elle est beaucoup moins attentives dans d’autres domaines (distorsions, économiques, sociales, fiscales ou environnementales). Le principe de la TIPP flottante c’est de baisser les taxes quand le pétrole est haut et inversement de les augmenter quand le pétrole est bas.  Tout cela se faisant à fiscalité constante dans le temps. Le gouvernement écarte cette piste parce que le budget est déjà dans un tel état qu’il est hors de question de se priver des précieuses ressources sur le carburant. On pourrait évidemment se libérer du pétrole, avec des transports collectifs plus abondants des automobiles électriques mais pour l’instant i n’y a guère le choix pour le consommateur

Sarkozy : le pire moment pour annoncer sa candidature

Sarkozy : le pire moment pour annoncer sa candidature

 

En précipitant son annonce à la candidature Sarkozy a choisi un bien mauvais moment. Dégradation probable de la note française par Moody’s après SP, croissance catastrophique en 2012, chômage en hausse record ‘(avec destruction d’emplois). Trois nouvelles récentes qui plombent la crédibilité de cette candidature. Echec sur le déficit et la dette, échec sur la croissance, échec sur le chômage, c’est le bilan. Il faudra beaucoup de conviction au candidat Sarkozy pour faire croire à l’intérêt de son programme. Pour ne pas s’engluer des les questions économiques et financières qu’il connait mal comme l’a prouvé sa dernière intervention télévisée, il faut donc s’attendre à u déplacement des thèmes de campagne visant surtout à récupérer les voix du Front national. Droitisation et populisme seront au programme avec des derniers coups de poker comme des projets de référendums en veux-tu en voilà. Pas sur les chômeurs qui a fait un nouveau flop mais sur le droit à la formation,  peut-être sur la règle d’or, sur l’immigration voire la sécurité. Enfin peu importe le thème, l’essentiel est de faire croire qu’on redonne la parole aux vrai peuple, à ceux qui travaillent (ou on travaillé), des vrais français. Il faut s’attendre en effet à des coups tordus non pas pour alimenter un programme mais pour tenter de mettre en difficulté Hollande et glaner sur les terres de Marine. Ce n’est pas la droite qui est surtout condamnée par les électeurs mais Sarkozy lui-même rejeté par 67% des français. Sa personnalité, son exhibitionnisme, se contradictions, ses mensonges, son activisme brouillon et finalement son manque de vison et de rigueur. Sarkozy sera candidat mais à la défaite. Le costume de président était trop grand pour lui. Attention la bête est blessée et il faut s’attendre aux pires coups tordus, la campagne risque de tutoyer le caniveau. Dommage, l’homme n’était pas sans qualité, il faut lui reconnaître du courage et du dynamisme mais qui on été étouffés par se contradictions et un égo démesuré. Finalement la prévision s’est réalisée, le pire ennemi de Sarkozy, c’st Sarkozy lui-même. Ce qui ne crédibilise pas pour autant Hollande qui va être élu avec un score digne d’un président africain non par adhésion mais par rejet de Sarkozy.

Pas de rigueur pour les grands patrons : plus de 4 millions de revenus annuels !

Pas de rigueur pour les grands patrons : plus de 4 millions de revenus annuels !

 

 

Recul du pouvoir d’achat pour les salariés auxquels on demande davantage de rigueur mais la rémunération globale des patrons des grands groupes du CAC 40 s’est envolée de 34% pour atteindre 4,1 millions d’euros, selon le rapport annuel du cabinet Proxinvest, qui porte sur les salaires versés en 2010 et publiés en 2011.Les patrons sont plus généreux avec eux-mêmes qu’avec leurs salariés : le pouvoir d’achat des français a reculé de 0,2%, en 2010 selon l’Insee. L’avidité des PDG est une maladie qui a contaminé toute l’Europe. Proxinvest a mené une étude avec ses partenaires européens de l’ECGS sur 367 groupes européens. Verdict : les Français sont mieux payés que leurs homologues scandinaves.  Leurs gains représentent 150% de ceux des PDG du nord de l’Europe, les seuls qui soient raisonnables. On voit mal comment faire accepter une austérité supplémentaire et pourtant inévitable aux salariés alors que les patrons continuent d’engranger de revenus  complètement déconnectés de leurs responsabilités voire de leurs résultats. Sans justice sociale, rien ne sera possible. Environ 350 000 euros par mois pour un grand patron quand le salaire moyen en France est de 2500 euros par mois.et de 1800 euros pour les ouvriers. Ne parlons pas des smicards ou des bénéficiaires du RSA. Pourquoi ne parvient-on pas à réduire cet écart ? simplement parce que nombre de hauts fonctionnaires (essentiellement des énarques) passent de l’administration à la tête de grandes entreprises après avoir fréquenté les cabinets ministériels. Ils passent alors d’une rémunération de 5 à 6000 euros à 350 000 euros mensuels ; c’est le rêve de ceux qui détiennent en fait les pouvoirs de réglementation en la matière.

Les recommandations du MEDEF : ça manque de souffle pour les PME

Les recommandations du MEDEF : ça manque de souffle pour les PME

 

 

 Les propositions du patronat dans la perspective de l’élection présidentielle, articulées autour d’une vingtaine de points dont le déficit public nul en 2015, mais avec une priorité: le fédéralisme européen. La « top priorité », c’est l’Europe et « il faut oser le fédéralisme ». Mais pour cela, plusieurs étapes sont nécessaires dont la remise en ordre des finances publiques, la création d’un socle social européen commun ou encore l’élection au suffrage universel d’un président de l’Europe. Au niveau de la France, le scénario du Medef table sur un déficit public nul en 2015, et un budget excédentaire dès 2016 en privilégiant une réduction des dépenses respectant le credo « 2 pour 1″, deux fois plus d’économies sur les dépenses publiques que de hausses des prélèvements fiscaux et sociaux. 23 axes sont définis par le MEDEF pour une compétitivité équitable ». Parmi les mesures : – accélérer les convergences au sein de l’Union européenne, créer un socle social et préparer l’union politique ; – assurer la flexibilité et la convertibilité des monnaies ; – ne pas remplacer 2 fonctionnaires sur 3 partant à la retraite dans la fonction publique d’Etat, 1 sur 2 dans les collectivités locales ; – restructurer la carte hospitalière, modifier la gouvernance de l’assurance-maladie ; – lancer un débat sur un nouvel âge légal de départ à la retraite à échéance 2030 ; – étendre le taux réduit (15 %) d’impôt sur les sociétés, développer les binômes PME-grands groupes, créer des plates-formes obligataires pour les PME et faciliter leur accès aux partenariats public-privé ; – moduler les cotisations d’assurance-chômage en fonction du volume de formation et rendre l’allocation chômage dégressive ; – fixer la durée du travail par accord collectif ou, à défaut, dans le contrat de travail, assouplir la définition du licenciement économique. A noter surtout l’union politique sans doute pour contraindre la France à se rapprocher des critères de gestion de pays plus vertueux comme l’Allemagne., avec un président de l »Europe élu. La reforme du système monétaire est abordée avec beaucoup de prudence ; En matière de fiscalité, le MEDEF préconise un taux réduit d’imposition sans doute pour avoir constaté que les PME sont bien davantage imposées que les grandes sociétés. Les autres principales mesures visent à réduire les dépenses publiques (nombre de fonctionnaires notamment) et les dépenses de chômage et de maladie. Les 35 heures sont remises en cause par le biais d’accord collectif (branche ou entreprise,) ou dans le contrat de travail, ce qui constituerait une individualisation qui serait très discutée. On voit cependant mal comment l’équilibre budgétaire pourrait être atteint dès 2015 avec un taux de croissance entre 1 et 1.5.% de progression du PIB. Dans un pays où la croissance repose essentiellement sur la consommation, la croissance est essentielle pour réduire le chômage et ainsi redonner du pouvoir d’achat. C’est pourtant le grand défi des mois et des années à venir ».besoin d’air » était le titre de la contribution du Medef en 2007, « besoin d’aire en 2012 », « besoin de souffle » aurait été plus approprié » surtout pour les PME qui attendent surtout une reprise de demande et un meilleur accès au crédit. Pas sûr que le MEDEF soit suffisamment attentif à cette catégorie d’entreprises.

La Grèce : décision de l’Europe repoussée, pourquoi ?

La Grèce : décision de l’Europe repoussée, pourquoi ?

Le vote dimanche par le parlement d’Athènes du programme d’austérité exigé par ses créanciers publics a constitué une étape importante. Mais il faut encore qu’Athènes trouve d’ici mercredi 325 millions d’euros d’économies supplémentaires dans son budget 2012 et que les dirigeants des partis grecs s’engagent par écrit à mettre en œuvre les réformes après les élections d’avril. La décision de l’Europe a donc été repoussée tant que des précisions ne seront pas apportées.  Un premier plan d’environ de plus de 100 milliards, suivi du deuxième plan en cours de négociation à environ 150 milliards, plus 100 milliards abandonnés par le privé sur les créances de la Grèce, plus un petit cadeau de la BCE sur les obligations qu’elle détient, plus quelques broutilles nous amènent à un plan de soutien de 400 milliards, soit 36 000 euros par habitant. Tout cela pour faire quoi ? Pour sauver la Grèce, sûrement pas car l’aide ne suffit pas pour ramener la dette à 120 % du PIB, objectif pourtant fixé par les donateurs ou préteurs. Le plan d’austérité imposé a tué la croissance, -5.5% en 2011 et sans doute 4 à 5% en 2012. Le chômage actuellement de 21% va passer à 25% (Environ 50% chez les jeunes). Pour sauver la Grèce, il faudra remettre au pot d’ici quelques mois. Malheureusement la nouvelle cure d’austérité imposée avec le second plan de soutien va écrouler encore un peu plus la croissance. Trop tard, trop peu et mal, voilà ce qui caractérise la gouvernance européenne incapable de porter secours durablement à un petit pays de 11 millions d’habitants. Comme dit Sarkozy «  la situation financière de ‘Europe est maintenant assainie.» ; il oublie sans doute la Grèce et bientôt l’Espagne qui ne pourra s’en sortir sans un plan de type grec. Puisqu’il faut prendre les grands moyens, pourquoi pas un référendum pour annuler toutes les dettes ?

Moody’s critique Londres sur l’austérité

Moody’s critique  Londres sur l’austérité

Moody’s critique le peu de croissance en Grande Bretagne et menace ‘d’abaisser sa note Le Royaume-Uni s’est réveillé mardi avec la menace de voir sa note « Aaa » abaissée par Moody’s en raison des fragilités de son économie et de la crise dans la zone euro voisine, et le gouvernement a aussitôt fait savoir qu’il allait persister dans sa politique d’austérité. Le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron a choisi d’interpréter cet avertissement surprise comme un encouragement à poursuivre sans faillir sa politique d’austérité.   »La mise en garde de cette agence est très claire: la note de la Grande-Bretagne sera abaissée si notre détermination à nous occuper de notre dette faiblit, ou si nous décidions d’engager de nouvelles dépenses ou emprunts », a rapidement réagi le ministre des Finances George Osborne, parlant de « rappel à la réalité ».  Moody’s a émis des doutes sur la mise en œuvre de la politique d’assainissement budgétaire en raison des perspectives moroses de croissance du pays.  En dépit des mesures d’économie en tout genre, le ralentissement des recettes fiscales complique la tâche du gouvernement pour réduire une dette qui a dépassé pour la première fois fin 2011 le seuil symbolique des 1.000 milliards de livres.  En outre, le Royaume-Uni n’est pas à l’abri de la crise dans la zone euro voisine, avec laquelle il réalise une partie importante de ses échanges commerciaux, a rappelé Moody’s.  L’opposition travailliste a quant à elle profité de cette mise en garde pour réitérer ses appels à modérer l’austérité afin d’aider à la relance de l’économie.   »Il est clair que l’austérité ne marche pas, que ce soit en Grèce, en Irlande, en Grande-Bretagne ou dans d’autres pays », a assuré Ed Balls, l’un des responsables du Labour.

 

Le Medef dévoile son programme de campagne, avec l’Europe en « top priorité »

Le Medef dévoile son programme de campagne, avec l’Europe en « top priorité »

La présidente du Medef Laurence Parisot a présenté mardi les propositions du patronat dans la perspective de l’élection présidentielle, articulées autour d’une vingtaine de points dont le déficit public nul en 2015, mais avec une priorité: le fédéralisme européen. En amont de l’élection de 2007, le Medef avait présenté son programme de campagne baptisé « Besoin d’air » car « les entreprises avaient besoin de respirer », a expliqué Mme Parisot.   »Les entreprises ont cette fois-ci besoin d’aire, avec un +e+. Elles ont besoin de nouveaux horizons, de nouvelles frontières, besoin de conquérir », a-t-elle poursuivi, en présentant le programme 2012 baptisé « Besoin d’aire » au cours d’une réunion exceptionnelle de l’assemblée permanente du Medef.  La « top priorité », c’est l’Europe et « il faut oser le fédéralisme ». Mais pour cela, plusieurs étapes sont nécessaires dont la remise en ordre des finances publiques, la création d’un socle social européen commun ou encore l’élection au suffrage universel d’un président de l’Europe.  Au niveau de la France, le scénario du Medef table sur un déficit public nul en 2015, et un budget excédentaire dès 2016 en privilégiant une réduction des dépenses respectant le credo « 2 pour 1″, deux fois plus d’économies sur les dépenses publiques que de hausses des prélèvements fiscaux et sociaux.  Cela passe également par une accélération de la régle de non-remplacement des fonctionnaires d’Etat –de 1 sur 2 actuellement à 2 sur trois– et à l’instauration d’une régle similaire au niveau des collectivités territoriales (1 sur 2 non remplacé).  Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, l’organisation souhaite l’élaboration d’un nouveau pacte fiscal et social étayé sur une « double hélice »: baisse des cotisations salariés compensée par une hausse de la CSG, et baisse des cotisations employeurs accompagnée d’une hausse de la TVA.  Surtout, le Medef estime que dès 2013 « il faudra de nouveau se poser la question de l’âge légal de la retraite » estimant notamment que la réforme à 62 ans ne sera pas suffisante pour garantir l’équilibre du régime ».

Baroin « le ralentissement économique se confirme, mais je ne dirai rien » !

Baroin «  le ralentissement économique se confirme, mais je ne dirai rien » !

 Le ministre a refusé de dire si le chiffre était négatif. « Ça, l’Insee vous le dira », a-t-il dit. Les chiffres de la croissance française au quatrième trimestre 2011 qui seront publiés mercredi confirment le ralentissement économique, a déclaré mardi François Baroin. « Je connais le chiffre publié demain », a dit le ministre de l’Economie sur LCI. « On est dans un ralentissement, une forme de faux-plat économique. » Le ministre a refusé de dire si le chiffre était négatif. « Ça, l’Insee vous le dira », a-t-il dit.

 

Sans commentaire, ça sent la fin de règne

Europe : baisse de la production industrielle, surtout en Allemagne

Europe :  baisse de la production industrielle, surtout en Allemagne

 

Baisse de la production industrielle de plus de 1% en décembre en Europe mais de -2.7%  en Allemagne La production industrielle a baissé légèrement moins que prévu dans la zone euro en décembre alors que les chiffres de novembre ont révisés en légère hausse. Selon Eurostat, la production industrielle s’est contractée de 1,1% sur un mois en décembre, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient -1,2%, après un chiffre inchangé en novembre (-0,1% en première estimation). Par rapport à décembre 2010, la production industrielle affiche une baisse de 2,0% (consensus: -1,0%).La baisse de la production est la plus marquée dans le secteur de l’énergie, avec notamment une chute de 11,9% d’un année sur l’autre, qui s’explique par le grand écart de température entre un froid décembre 2010 et un beaucoup plus clément décembre 2011.En Allemagne, première économie de la zone euro, la production industrielle a baissé de 2,7% au cours du dernier mois de 2011. Une mauvaise nouvelle pour l’Europe mais surtout pour l’Allemagne qui va peut-être finir par comprendre que son intransigeance financière est en train de tuer la croissance européenne.

32.000 emplois détruits au quatrième trimestre d’après l’Insee ce mardi.

32.000 emplois  détruits au quatrième trimestre d’après  l’Insee ce mardi.

31.900 emplois (-0,2% de l’emploi salarié total) ont détruits au quatrième trimestre 2011, selon une première estimation rendue publique ce mardi par l’Insee. Ce sont les premières destructions nettes d’emplois en deux ans recensées par le statisticien public, qui avait enregistré au trimestre précédent une quasi stabilité de l’emploi (+3600 postes).  Pour l’Acoss, qui a publié ses propres statistiques pour le troisième trimestre en même temps que l’Insee, le 9 décembre dernier, ce triste cap avait cependant déjà été franchi entre juillet et septembre, avec la destruction de 10.000 postes.  L’intérim contribue fortement aux destructions d’emplois enregistrées au quatrième trimestre. Très sensible à la conjoncture, l’intérim a perdu près de 26.000 postes sur cette période (-4,4%), davantage qu’au trimestre précédent (16.000). Une accélération des destructions d’emplois de mauvais augure pour l’année 2012, l’intérim étant traditionnellement considéré comme un indicateur avancé. Par ailleurs, Le moral des industriels français est encore davantage dans les chaussettes d’après l’indicateur de l’INSEE de janvier. Recul de L’indicateur synthétique du climat des affaires dans l’industrie de trois points par rapport à décembre, à 91 points et « nettement en-dessous » de sa moyenne de longue période, précise l’Insee. Pendant la crise de 2008, l’indicateur s’était déjà enfoncé sous cette moyenne, fixée à 100 points. Il avait chuté à l’époque autour de la barre des 70 points, pour ne retrouver des valeurs supérieures à 100 points que fin 2010. Les entrepreneurs de l’industrie manufacturière jugent que leur activité passée a faibli, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les stocks de produits finis demeurent supérieurs à leur niveau de longue période. « Les carnets de commandes globaux, comme étrangers, se dégarnissent et sont considérés comme très peu étoffés », souligne l’Insee. Les perspectives personnelles de production dans l’industrie manufacturière sont en nette baisse, un signe que l’activité pourrait reculer au cours des prochains mois, commente l’institut. La récession est-elle certaine ? A en croire l’Insee, la France serait déjà entrée en récession. L’institut statistique prévoit une contraction du PIB de 0,2 % au quatrième trimestre, suivi d’un recul de 0,1 % sur les trois premiers mois de 2012.

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La TVA sociale annulée par l’assemblée nationale

La TVA sociale annulée par l’assemblée nationale

Mauvais présage pour la TVA sociale de Sarkozy, d’abord uen très forte critique Gille carrez qui considère que cette mesurettes ne profitera que pour 25% à l’industrie. Ensuite les députés de la majorité curieusement absents à la commission des finances. Le débat sur la TVA sociale a mal commencé pour la majorité hier à l’Assemblée nationale et la tournure des événements montre à quel point le climat se durcit à l’approche de l’élection présidentielle. Les députés socialistes ont profité de leur surnombre en commission des Finances pour annuler l’article augmentant de 1,6 point la TVA pour financer une baisse du coût du travail. « C’est beaucoup de bruit pour rien », a commenté le ministre de l’Economie, François Baroin. Baroin a raison, d’uen part la plupart de ces mesures sont à effet différé, il s’agit de décisions qui ne seront applicables qu’après l’élection des prochaines législatives. On se demande pourquoi cette assemblée décide pour un avenir qui ne lui appartient pas. Si s’Il doit décider quelque chose-mais il est un peu tard- c’est pour tout de suite. Du bruit pour rien, car ce débat est inutile, il sera annulé par la prochaine assemblée et remplacé par un autre sans doute d’uen autre ampleur car d’ici là la crise se sera encore amplifiée ; les députés s’amusent. Il faut bien qu’ils s’occupent ou face semblant pour justifier un sénat inutile et uen assemblée pléthorique mais dont les membres sont cependant absents quand il faut prendre des mesures courageuses.

Les médias sont en RTT ou engourdis par le froid ?

Les médias sont en RTT ou engourdis par le froid ?

Les médias ont d’abord été en RTT comme l’économie française pendant une quinzaine de jours ; C’est la trêve des confiseurs ; ensuite c’est le froid qui a paralysé l’information ; ce matin, c’est sans doute le réveil qui na’ pas sonné. Vers 6 heures dépêche AFP «  la France dégradée par Moody’s », Reuters régit avec 1h30  de retard, normal il s’agit d’uen mauvaise nouvelle ;  chez « orange », c’est pire on reprend uen info qui date d’un mois quand c‘est SP qui a dégradé la France. Partout, c’est la stricte reprise de la dépêche de l’agence AFP. Pour l’analyse, il faudra attendre que les journalistes se réveillent, prennent leur café et aussi la température pour s’aligner sur le commentaire dominant. On va surement attendre jusqu’à midi, jusqu’à ce soir ou mieux demain matin, si les journalistes ne sont pas en RTT… Comme  l’économie française, les médias  sont en vacances pendant deux mois et demi à trois mois par an. Curieux pays qui depuis l’instauration des RTT a fait du travail une valeur secondaire.  La crise est économique sans doute, elle est autant culturelle. Les médias en particulier ne jouent pas leur rôle d’information Pas étonnant que beaucoup soient en difficultés notamment dans la presse écrite. D’une manière générale, non se contente de reprendre les communiqués de presse  des entreprises, des ministères ou des agences sans autre commentaire, puis chacun copie la une du voisin. On aboutit à une information uniforme, sans analyse, rassurante. Le modèle économique constitue un facteur explicatif, il est en effet impossible pour une majorité de médias d’embaucher des journalistes compétents notamment en économie, on se contente de pigiste mal rémunéré. C’est également vrai à la télévision où on rabâche les mêmes brèves du matin au soir. Du coup, la révolution est en marche et les nouveaux médias comme internet se substituent aux supports traditionnels. La plupart de la presse écrite va disparaître, les journaux télévisés seront de moins en moins regardés faute de crédibilité et d’indépendance. Les quelques experts qui viennent parfois éclairer les débats ne sont malheureusement pas non plus éclairants parce que trop dépendant de l’Etat ou des grands groupes. Alors on minimise les enjeux, on ménage la chèvre et le chou, on dissimule son ignorance derrière un langage scientiste ; du bla-bla qui ne passe plus. l’enflure ne peut dissimuler la pauvreté de la connaissance qui se nourrit surtout de la paresse des intellectuels. Un univers aussi corporatistes que les éboueurs de Marseille, les enseignants ou le cheminots. Un milieu fermé, homogénéisé qui finalement se satisfait d’une petite pensée unique pas trop traumatisante et pas trop innovante. On ne peut totalement généraliser, il y a quelques vrais journaliste, quelques vrais intellectuels, quelques varis chercheurs en socio économie mais ils sont peu conviés à la discussion du Café du commerce médiatique. La période set caractérisée par un discrédit des médias traditionnels et par une refondation des supports, des sources et des analyses. Une refondation qui ne fait que débuter et indispensable à la santé intellectuelle et mentale du pays.

Sarkozy crédible seulement pour 23% des français sur la dette mais pas d’enthousiasme pour Hollande

Sarkozy crédible seulement pour 23% des français sur la dette mais pas d’enthousiasme pour Hollande

 

 

Dans le dernier sondage BVA paru dans le parisien, Sarkozy est battu sur les deux questions centrales : la dette et la croissance. 23% des français croit Sarkozy compétent sur la gestion de l’endettement, un score de 31% pour Hollande. C’est meilleur mais cela devrait quand même interroger Hollande sur la crédibilité de son programme de toute évidence pas adapté à l’ampleur et au rythme de la crise . Sur la croissance, Sarkozy est également battu 26% le soit capable de développer l’économie pour 33% pour Hollande. Encore un meilleure score pour Hollande mais un score cependant modeste qui doit lui permettre de relativiser l’efficacité d’un programme un peu « gnan-gan ». C’est une photo de l’appréciation des français début février sur les programmes ; Certes Sarkozy ne décolle pas mais il fallait s’y attendre après le flop de la prestation télévisées  de son sommet social bâclé ; Hollande renforce se postions en terme électoral  mais il ne parvient pas à susciter l’enthousiasme sur des positions inadaptées au tsunami économie, économique et social. Conclusion, le futur président sera davantage élu par rejet de Sarkozy que par adhésion réelle à ses positions. Ce sera une grande fragilité pour le début de la présidence qui va évidemment être attendue par tous les experts dès les premières décisions. A commencer par le profil des responsables. Si  Hollande choisit ,comme Sarkozy, choisit des personnalités sans formation économique , ni expérience dans les postes stratégiques de Premier ministre, ministre des finances et ministre du budget, alors la sanction pourrait être très rapide car le « bla-bla» politicien des énarques ne pourra longtemps remplacer la pertinence de l’analyse et au-delà la crédibilité d’uen stratégie de redressement.

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