Le triple A britannique est menacé par Moody’s

Le triple A britannique est menacé par Moody’s

 

 

Le triple A britannique est menacé par Moody’s qui considère que les fondamentaux économiques et financiers se sont dégradés depuis en an. L’agence estime que la crise de l’euro a contaminé la Grande Bretagne qui n’est plus à l’abri des remous provoqués par la crise de la dette souveraine de la zone euro. La capacité de la Grande-Bretagne à encaisser d’autres chocs tout en préservant sa note de crédit s’est détériorée au cours de l’année écoulée en raison notamment d’une croissance anémique et le pays doit affronter des « défis redoutables et croissants », explique l’agence de notation. »Depuis le dernier rapport annuel, la marge de manœuvre de la Grande-Bretagne s’est réduite », a déclaré à Reuters Sarah Carlson, analyste de Moody’s. »La perspective actuellement stable de la note de crédit britannique, Aaa, dépend en partie du postulat selon lequel le gouvernement restera sur la voie de la consolidation budgétaire », a expliqué Moody’s. »Toute détérioration des perspectives macroéconomiques ou l’émergence de la nécessité d’un soutien au secteur bancaire pourrait remettre provisoirement en question les efforts de consolidation budgétaire », ajoute l’agence. »En conséquence, la perspective sur la note sera sans doute sensible à l’évolution de la crise de la dette dans la zone euro, même si le Royaume-Uni n’est pas membre de l’union monétaire », conclut Moody’s. En fait on craint surtout maintenant le tassement économique en Grande Bretagne ; déjà en 2011 la croissance ne sera que d’environ 0.8% alors qu’elle atteindra de l’ordre de 1.5% en zone euro. Pour 2012, la croissance sera en recul voire en récession. Les équilibres financiers sont donc remis en cause notamment concernant la gestion de la dette. Si la zone euro est dégradée, comme c’est probable, la Grande Bretagne sera sans doute sanctionnée de la même manière.

 

Baisse du pouvoir d’achat des ménages en perspective

Baisse du pouvoir d’achat des ménages en perspective

 

 

Le pouvoir d’achat des ménages en cette fin 2011 et en 2012 est condamné à régresser de manière sensible du fait de la hausse des produits de grande consommation, de l’énergie, des impôts , de la baisse de l’Euro et du tassement de la croissance. Il est de plus en plus évident que l’indice de l’INSEE qui mesure les évolutions dans ce domaine souffre de faiblesses méthodologiques liées à sa rigidité et sans doute aussi à la volonté du gouvernement de contrôler les statistiques de l’inflation comme celles du chômage. Première observation, la structure et le niveau des dépenses des dépenses par produit est de plus en plus volatile, il est donc de plus en plus difficile d’apprécier l’évolution des prix à partir d’un panel trop figé. Pour parler simple, les consommateurs n’hésitent plus à changer de distributeurs et/ou de gammes de produits assez fréquemment pour compenser leur insuffisances de pouvoir d’achat. Les corrections de l’INSEE de ce point de vue sont insuffisantes et trop tardives. Le pouvoir d’achat papporté par ménage va  reculer fin 2011 et en 2012, ce qui n’a pas été le cas en 2009-2010. Avec la récession qui s’annonce, les hausses de salaires seront très modérées, le pouvoir achat sera amputé par les meures de rigueur décidées, exemples : augmentation du coût des mutuelles), réduction des prestations sociales.  Deux éléments pèsent de manière significative sur le pouvoir d’achat des ménages en France : le prix de l’énergie et celui de l’alimentation. Pour l’alimentation (et autres produits de consommation courante) une étude de  Prixing, une start-up spécialisée dans la comparaison des prix, montre que le panier de la ménagère a augmenté de 3.71% sur un an. Selon l’enquête, réalisée dans 442 magasins, le panier composé de dix-neuf références, hors fruits, légumes et produits « à la coupe », est passé de 46,66 euros à 48,38 euros entre le 15 novembre 2010 et le 15 novembre 2011.  Parmi les produits ayant connu la plus forte hausse, le café en grains arabica a augmenté de 17,55%, la margarine de 11,67%, les pâtes alimentaires type coquillettes de 8,39%. « Depuis le début de l’année, les indicateurs montrent qu’il y a une hausse des prix alimentaires en grande distribution », explique à l’AFP Charles Pernin, chargé de mission à l’association nationale de consommateurs et usagers CLCV.  Ce constat est corroboré par l’Institut national de la statistique (Insee), qui a fait état mardi d’une hausse des prix alimentaires de 3,2% sur un an. Depuis un an, le prix du café a augmenté de 16,8%, celui des huiles et margarines de 11%, selon l’institut. Cela en dépit de certaines baisses des matières premières, baisse non répercutées. « Les  prix agricoles se sont effondrés mais les prix en rayon n’ont pas suivi », déplore le chargé de mission de la CLCV. Il faut rappeler que l’inflation sera d’environ 2.5% en 2011, l’augmentation des prix de la distribution est donc largement supérieure à cette hausse générale des prix. Autre élément qui handicape le pouvoir d’achat la hausse des prix de l’énergie. Pour  les particuliers, le gaz  augmentera de 4,4% au 1er janvier 2012, a annoncé mardi le ministère de l’Energie. Le gouvernement a rapidement acté la décision du Conseil d’Etat suspendant l’application du gel des tarifs du gaz de GDF Suez pour les particuliers décidé au 1er octobre ; en fait la série d’augmentation de l’énergie continue et n’est pas prête de s’arrêter. L’électricité de son coté avait déjà augmenté entre mai 2010 et juin 2011 de 6.4%, puis de 2.9% en juillet 2011. EDF a d’ailleurs prévenu, elle compte augmenter les prix de 5 à 6% par an jusqu’en 2015. Pour le carburant, la hausse a encore été très forte en 2011, de l’ordre de 15%. Deux raisons à cela. D’abord le maintien à un très haut niveau des prix du baril le Brent à Londres était encore coté ces jours derniers autour de 100 dollars. Seconde explication, les grandes sociétés pétrolières font des profits record avec la hausse du brut et on pourra le vérifier encore lors de l’arrêté des comptes de 2011. Troisième raison, l’évolution à la baisse de l’euro qui renchérit le prix du pétrole pour l’Europe puisque le prix du pétrole est fixé en dollar. On ne peut guère compter sur le gouvernement pour diminuer les taxes qui affectent ces produits. Bien au contraire la dégradation des comptes publics encourage à les augmenter, ce qui déjà se produit mécaniquement avec la seule TVA. Les hausse de énergie dépassent l’inflation et de très loin (environ 2.5% en 2011) ; elles viennent amputer un pouvoir d’achat qui ne progresse plus et donc également la consommation et la croissance. Ce n’est sans doute pas une bonne manière de soutenir l’activité et l’emploi. Du fait de la récession, l’inflation devrait cependant être contrôlée en 2012 cependant  le pouvoir achat sera quand même amputée par les hausse de l’énergie, de la distribution, des impôts et  la réduction des prestations sociales.

 

Wall Street, attentiste, craint une situation de credit Crunch pour l’Europe

Wall Street, attentiste, craint une situation de credit Crunch pour l’Europe

 

Wall Street était à la baisse au début de la séance; en fin de séance l’indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 0,03%, soit 4,16 points, à 12.107,74. Le S&P-500, plus large, a pris 2,42 points, soit 0,19%, à 1.243,72. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 25,76 points (-0,99%) à 2.577,97. cela en dépit de l’ l’offre de refinancement illimité à trois ans menée par la Banque centrale européenne qui avait rassuré hier. L’opération de la BCE consistant à allouer près de 500 milliards aux banques n’a pas pour autant rassuré. Wall Street note un succès sur ce plan mais craint que ces prêts ne soient pas destinés à soutenir le marché obligataire des pays trop endettés. En outre, on doute de la capacité des banques européennes à réellement être en capacité de faire face aux risques de leurs engagements sur ce marché obligataire. La question du niveau des fonds propres demeure récurrente. Wall Street est toujours très pessimiste sur la capacité de l’Europe à affronter sa crise de l’endettement et craint une situation de credit Crunch qui affaiblirait encore la croissance déjà dans le rouge. D’après les analystes, les marchés devraient enregistrer des mouvements de yo-yo avec une tendance baissière « Le marché pourrait évoluer en dents de scie en raison du manque de liquidité et des risques de mauvaises nouvelles, dans les deux sens », juge Cort Gwon, stratège en chef chez HudsonView Capital Management. Wall Street ne croit en l’efficacité de l’accord européen d’autant que plusieurs pays pourraient ne pas le signer comme la Suède, l’Irlande mais aussi d’autres encouragés dans ce sens par la Grande Bretagne qui ainsi sortirait de son isolement.

Fitch Ratings sanctionne quatre banques françaises

Fitch Ratings sanctionne quatre banques françaises

 

La série de sanctions continue pour l’Europe, cette fois ce sont quatre banques françaises qui sont visées. Fitch Ratings a annoncé mardi avoir révisé de stable à négative la perspective de la note de quatre groupes bancaires français, dans la foulée de la révision à négative de la perspective de la note souveraine française. Les quatre groupes concernés sont : Société générale(SG), Groupe BPCE (GBPCE), Dexia Crédit Local (DCL) et La Banque Postale (LBP).cette sanction de Fitch confirme celles déjà prise par Moody’s. Après la remise en cause des  notes des pays de la zone euro, de celles de banques, et des d’assurances européennes, l’agence d’évaluation financière Moody’s avait annoncé  avoir abaissé les notes de crédit de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, citant un environnement délicat pour les banques européennes. En même temps  que la mise sous surveillance avec implication négative de 15 Etats de la zone euro, dont la France, S&P avait  mis la note de la plupart des banques européennes, dont toutes les grandes banques françaises, sous surveillance avec implication négative. Par ailleurs, Standard and Poor a déclaré qu’elle envisageait d’abaisser la note de la dette de 15 assureurs européens, dans la suite de  son possible abaissement des notes de 15 pays de la zone euro.. En fait, la dégradation sera générale pour la zone euro, les banques et les assurances d’ici quelques semaines au plus. Tous les indicateurs sont dans le rouge. L’endettement des pays contrairement aux promesses ne se réduit pas, les fonds propres des banques et des assurances sont très insuffisants pour faire face au risque  des actifs douteux enfin et surtout l’environnement économique annonce clairement le ralentissement mondial et la récession en Europe. Tous les fragiles équilibres financiers notamment des comptes publics seront donc remis en cause par la contraction de l’activité. Ce n’est évidemment pas le sommet européen qui peut rassurer les marchés ; A Wall Street en particulier, les analystes sont très pessimiste sur l’avenir de l’éros (voir article)

La Banque européenne d’investissement sanctionnée par Fitch

La Banque européenne d’investissement sanctionnée par Fitch

 

 

Nouvelle menace sur les banques, mais cette fois sur la banque commune au 27, la BEI. La BEI est une institution financière internationale soutenue par les 27 membres de l’Union européenne, qui participe principalement à des projets dans les pays de l’UE, mais également dans 150 autres pays du monde. D’après Fitch, elle ne mériterait plus son « AAA » si la note de l’Espagne (9,7% du capital), actuellement de « AA- », était abaissée.   »De plus, l’exposition totale de la BEI à l’Espagne est substantielle, se montant à 160,9% de son capital à la fin 2010 [...] Les prêts à des institutions financières italiennes (64,7% du capital à la fin 2010) pourraient également être une source d’inquiétude si la note de l’Italie était abaissée », a expliqué Fitch. La BEI a annoncé jeudi qu’elle prévoyait d’emprunter sur les marchés 60 milliards d’euros en 2012, contre 75 milliards en 2011. D’une certaine manière, les enjeux fonciers de la BEI ne sont pas considérables au regard des centaines de milliards d’euros nécessaires début 2012 pour le financement des budgets des Etats. C’est cependant un symbole pour les agences de notation qui sanctionnent ainsi une institution commune aux 27 pays de l’Europe pour bien montrer le peu de crédit qu’elles portent à la gouvernance européenne. Fitch a indiqué dans un communiqué qu’elle plaçait cette note sous surveillance, après avoir pris la décision vendredi pour les notes de six pays de la zone euro, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Slovénie, Chypre et l’Irlande.  La note de la BEI pourrait ainsi être abaissée d’un ou deux crans, à « AA+ » ou « AA », indique l’agence.  Cette sanction de l’institution financière européenne est évidemment un avertissement en prévision de dégradation d’organismes financiers autrement plus importants comme les banques, les assurances ou  les Etats.

 

D’après l’indice IFO, l’Allemagne résiste mieux à la crise

D’après l’indice IFO, l’Allemagne résiste mieux à la crise

 

Il semblerait que l’Allemagne résiste un peu mieux que les autres pays de la zone euro à la crise. En effet L’indice Ifo du climat des affaires a poursuivi son mouvement de rebond en décembre ; »La situation de l’Allemagne se porte toujours bien », a commenté Klaus Abberger, économiste de l’Ifo. « Cela va beaucoup mieux en Allemagne (que dans le reste de l’Europe). L’Europe va finir par connaître une légère récession tandis que l’Allemagne va pouvoir y échapper. On observe pour le moment aucun signe de récession à venir en Allemagne. » L’indice établi par l’institut Ifo après enquête auprès de quelque 7.000 entreprises est ressorti à 107,2 en décembre, après 106,6 en novembre et 106,4 en octobre. Il s’agit de la plus forte hausse mensuelle depuis février. Les économistes interrogés anticipaient un indice à 106,1.La composante des conditions actuelles est restée stable à 116,7 (consensus: 116,0). Celle des anticipations a progressé de façon particulièrement soutenue, à 98,4 contre 97,3 en novembre (consensus : 97,0) et enregistre ainsi sa plus forte hausse depuis juillet 2010.Les chiffres de l’Ifo concordent avec la solidité de l’indice mesurant le moral des ménages de l’institut GfK publié également mardi et qui est ressorti à 5,6 en janvier, comme en décembre, alors que le consensus le donnait en recul à 5,5. Il faut cependant relativiser ces résultats car ils se fondent sur la dynamique de 2011. La croissance va en effet atteindre 3% en 2011alors que pour ensemble de la zone euro, la croissance sera seulement de 1.5%. Mais il va en être autrement en 2012 puisque l’OCDE prévoit au maximum 0.6% pour l’Allemagne tandis que la zone euro sera proche de la récession. La chute sera rude pour l’Allemagne et pourrait influencer les futures opinions. Cela d’autant plus que le secteur bancaire allemand est particulièrement fragile et pourrait créer une situation de crédit Crunch dans le pays. Moody’s reconnaît que  :  »La situation des banques est assez difficile, les risques sont considérables »

 

La SNCF en bonne santé financière va verser des dividendes, vraiment ?

La SNCF en bonne santé financière va verser des dividendes, vraiment ?

 

 

Apparemment la SNCF est en bonne santé puisqu’elle va verser un dividende record à l’Etat français de 230 millions d’euros au titre de l’année 2011, Les « Echos » indiquent que ce montant traduit une très bonne performance opérationnelle en 2011 et correspond à 30% du résultat net récurrent, souligne le quotidien. Début décembre, le PDG du groupe ferroviaire public, Guillaume Pepy avait indiqué que la SNCF sera « dans le vert de façon significative » soulignant que cela lui permettra de verser un dividende à l’Etat mais également aux salariés. Depuis 2007, la SNCF a décidé de verser un dividende à l’Etat qui est propriétaire du groupe ferroviaire et son unique actionnaire. En 2010, le groupe de transport avait versé 69 millions d’euros à l’Etat. Cette information a été reprise par la plupart des médias sans autre commentaire. Dommage car la situation financière du ferroviaire en France n’est pas aussi rose qu’il apparaît, on peut même considérer que la rail est sous perfusion financière permanente. La SNCF a toujours bénéficié d’une grande tolérance et Pouvoirs publics (et des médias)  vis-à-vis de sa situation financière catastrophique. Sans doute pour éviter d’avoir à affronter d’une part le corporatisme de certains syndicats, d’autre part la caste des technocrates qui dirigent la grande maison. L’agence de notation Moody’s n’a eu pas les mêmes scrupules,  quand elle a annoncé la suppression de le note AAA considérant alors que la compagnie publique perd progressivement son monopole dans le transport ferroviaire, et que le soutien de l’Etat se relâchera. Ce que confirment les résultats des dernières assises sur l’avenir du fer en France. La note de la dette long terme de la SNCF passe de AAA à « Aa1. S&P avait enclenché le mouvement en dégradant en juin 2010 la note de la SNCF de « AAA » à « AA+ », partant du fait que plus la SNCF s’aventurera dans le domaine concurrentiel, moins elle pourra appeler l’Etat au secours en cas de problème. En dépit d’un endettement colossal, la SNCF du fait de son statut (EPIC) bénéficiait jusqu’à maintenant de la garantie implicite de l’Etat, ce qui lui permettait d’emprunter aux meilleurs conditions. Les agences de notation considèrent désormais qu’eu égard à l’endettement de la France (86% du PIB), l’Etat ne pourra plus continuer à soutenir dans les mêmes conditions cette entreprise. On le sait, la question de la SNCF est en grande partie taboue et réservée aux spécialistes et aux lobbies. On peut parler des trains en retard mais nullement des problèmes fondamentaux relatifs à la gestion ou à la technologie ferroviaire. Chacun sait pourtant que sans l’aide de la collectivité, le fer serait mort depuis longtemps puisque le rail est subventionné à hauteur d’environ  50%, soit de l’ordre de 10 milliards par an alors que la dette totale du fer (SNCF, RFF, SAAD) dépasse 40 milliards. Evidemment un petit résultat positif est mieux qu’un résultat négatif. En fait, c’est très symbolique Les 230 millions de dividendes pour l’Etat sont à comparer aux 10 milliards environ de soutien annuel de la collectivité. En fait ce résultat est ridicule et ne sert qu’à masquer uen situation financière catastrophique liée à la structure , aux niveaux des coûts, et au corporatisme tant des certains syndicats que de certains dirigeants. La vérité c’est que la SNCF ne dispose pratiquement d’aucune marge d’autofinancement et qu’elle va continuer de s’endetter (comme RFF) pour se moderniser. La seule évocation très grossière des ces chiffres inquiétants suscite aussitôt des polémiques sémantiques vis-à-vis de laide de l’Etat (subvention ?  Contribution ? Remboursement ? Compensation ? Paiement de prestations ? Etc.). Une analyse détaillée des comptes ne clarifie pas pour autant le débat car on oppose alors immédiatement des arguments corporatistes, politiques, idéologiques ou encore écolo pur et dur. Ce qui est certain, c’est que cette situation ne pourra durer. Ce qui a pu être toléré pendant longtemps était possible eu égard à la situation financière du pays. Mais depuis plusieurs années, la France est engluée dans une croissance molle, accumule les déficits budgétaires, fait grossir sa dette et devient aussi une cible pour les agences de notation (voir les avertissements de l’OCDE et des agences) La dette de la France sera de l’ordre de 87% du PIB en 2011, le déficit du budget de l’Etat était de 150 milliards en 2010, il sera du même ordre en 2011 en raison du tassement économique. Il faudra bien le réduire cet endettement  y compris en exigeant des efforts de la part du rail.  Cette question a été abordée lors des assises sur l’avenir du rail mais aucune décision ne sera prise avant les élections car la période n’est guère propice aux décisions courageuses. Le problème reviendra sur le devant de la scène vers 2013. Certes la SNCF n’est pas seule responsable ;   certains facteurs explicatifs exogènes  sont indiscutables (non apurement de la dette lors de la création de l’EPIC, niveau des péages, situation financière de RFF, schéma de lignes nouvelles irréaliste), d’autres endogènes doivent être reconnus (insuffisance  de productivité, manque de capacité à s’adapter à la concurrence, conflits sociaux, état des lignes, le manque de rigueur). Dommage que les médias y compris économiques se soient contentés de reprendre les seules informations de la SNCF sans autre analyse. De ce point de vue nous vivons aussi une crise de crédibilité des médias qui sans doute n’est pas étrangère à  leurs difficultés (déficit récurrent pour les « Echos », menace de disparition pour « la Tribune ».)

 

La BCE prévoit une crise systémique sans précédent depuis la faillite de Lehmann Brothers

La BCE  prévoit une crise systémique sans précédent depuis la faillite de Lehmann Brothers

 

 

Cette fois la BCE ne se fait pas d’illusion sur la capacité de l’Europe à sortit de la crise financière. Elle annonce clairement une crise sans précédent depuis Lehmann brothers. »La crise s’est intensifiée pour prendre les proportions d’une crise systémique sans précédent depuis la faillite de Lehman Brothers il y a trois ans. »La Banque centrale européenne (BCE) a averti lundi que les risques pesant sur la stabilité financière de la zone euro avaient considérablement augmenté au second semestre, alimentés principalement par les craintes de contagion de la crise de la dette et par des tensions sur le marché interbancaire. La BCE n’est pas tendre pour la gouvernance des Etats mais implicitement aussi vis-à-vis de la gouvernance de l’Europe puisqu’elle considère que ce qui a été fait a aggravé la situation. La BCE critique la réponse politique trop lente à la crise, estimant qu’elle n’a fait qu’empirer les choses en permettant à la contagion d’atteindre l’Italie et l’Espagne, les troisième et quatrième économies de la zone euro. »La possibilité que d’autres Etats souverains de la zone euro soient, par conséquent, confrontés à des difficultés de refinancement de leur dette reste l’un des risques les plus pressants pesant sur la stabilité financière de la zone euro », note la BCE, qui appelle à une mise en œuvre « rapide et intégrale » des mesures promises par les dirigeants européens lors de leur dernier sommet au début du mois. La BCE ne croît sans doute pas plus que la plupart des experts dans la crédibilité de l’accord européen, par ailleurs déjà contesté par des signataires avant d’avoir été précisé. Elle ne peut cependant condamner l’attitude allemande. Elle choisit donc de critiquer toute l’Europe et ses composantes sans doute aussi pour masquer son immobilisme et dégager par avance ses responsabilité par rapport à la crise historique qui se prépare. La BCE identifie quatre risques majeurs: le risque d’une intensification de la contagion, les tensions de financement sur les marchés, une hausse du risque crédit pour les banques combinée au ralentissement économique et enfin un dénouement brutal des déséquilibres mondiaux.la BCE analyse, prévient, condamne mais ne bouge pas pour autant ; ce qui est sûr c’est que la cataclysme est maintenant inévitable et que chaque institution, chaque Etat va essayer maintenant d’en reporter la responsabilité sur l’autre.

 

 

Présentation:      Ce site fournit des informations et des études prospectives sur l’économie en articulant les problématiques économique, environnementale et sociétale. Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples. L’étude trop fragmentée des phénomènes constitue un des facteurs explicatifs essentiels  de l’incompréhension des transformations structurelles que nous vivons. Plus les connaissances se développent et plus elles s’isolent dans leurs domaines sectoriels respectifs favorisant ainsi une perte de cohérence globale. A cela, s’ajoutent bien entendu l’influence des groupes de pression et le corporatisme des chercheurs eux-mêmes. L’indépendance et la pertinence de l’information constituent un enjeu stratégique pour comprendre les mutations actuelles et au-delà pour les maîtriser.  

 

 

 

Ce site est réalisé sous la direction de  G.Bessay*      

     

 *G.Bessay       

 .Ingénieur expert consultant international
.Président de l’institut prospective transport
.Président de l’institut développement transport.  

 .Ancien président du comité d’orientation du service économique du ministère des transports (OEST)
.Ancien vice-président du conseil national des transports   

 .Ancien président de groupe du PREDIT (programme interministériel de recherche)
.Ancien président de l’IFRET (institut fer-route-études transport)
.Ancien président du groupe transport du plan (ministère du plan) 
.Fondateur de l’association nationale des consultants transports     

 .Ancien membre des conseils scientifiques de l’école nationale des ingénieurs des travaux publics (ENTPE), du laboratoire d’économie des transports (Université Lyon2) et du Comité National Routier        

.Ancien membre du conseil supérieur de l’aviation marchande  

 

 . officier de la légion d’honneur    .officier de l’ordre national du  mérite 

 

Déficit commercial français record en 2011

Déficit commercial français record en 2011

 

 

Comme prévu le commerce extérieur de la France plonge. C’est évidemment la manifestation d’une perte de compétitivité de l’économie. Le déficit commercial de la France sera de 70 à 75 milliards d’euros en 2011, en forte progression par rapport à celui de 2010 (51,4 milliards), a déclaré mardi le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche. « Nous constatons une aggravation de la situation du commerce extérieur. Nous devrions avoir un déficit compris entre 70 et 75 milliards d’euros, ce qui est beaucoup », a-t-il dit en marge d’une visite dans la capitale libyenne, Tripoli. Le précédent record de déficit commercial de la France – 56 milliards d’euros en 2008 – sera pulvérisé. Ce chiffre traduit l’affaiblissement industriel de la France et plus généralement de l’économie plombée notamment par le poids de la fiscalité et la complexité de nos procédures et contrôles administratifs. Dun certain point de vue, cet indicateur du commerce extérieur est la plus inquiétant parmi les critères qui permettent dévaluer la situation économique du pays. L’offre française sera encore longtemps incapable de répondre à la demande intérieure car il faudrait pour cela une nouvelle politique industrielle et une diminution très sensible de la fiscalité qui pèse sur le coût du travail. Faute de cela, les délocalisations et les fermetures d’entreprises vont continuer.

La BCE annonce une crise sans précédent début 2012 mais ne fait rien !

La BCE annonce une crise sans précédent début 2012 mais ne fait rien !

 

Mario Draghi dont on attendait des indications sur la politique financière de l’Europe s’est limité à faire des constats. Comme un observateur extérieur, il a confirmé que de fortes tensions seraient à prévoir sur les marchés obligataires début 2012. Il a souligné qu’au cours des trois premiers mois de 2012, quelque 230 milliards d’euros d’obligations bancaires arrivaient à échéance, de même que 250 à 300 milliards d’euros d’obligations souveraines et plus de 200 milliards d’euros d’obligations à collatéral. »Par conséquent la pression que connaîtront les marchés obligataires sera vraiment très, très importante, si ce n’est sans précédent », a-t-il expliqué lors d’une intervention devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, ajoutant que les banques avaient aussi d’autres problèmes, comme le manque de fonds propres. Symbole de ces tensions à venir, l’Italie, troisième économie de la zone euro, doit refinancer environ 150 milliards d’euros de dette arrivant à échéance entre février et avril l’an prochain. Le nouveau patron de la BCE a par ailleurs estimé que si la France perdait sa notation « triple A », d’autres pays perdraient la leur. Draghi n’a pas fait œuvre de grande imagination en limitant son propos à des évidences. Avec la récession d’une part et les besoins de financement, il n’est nécessaire d’être devin pour comprendre que le début 2012 va enfoncer l’Europe dans la crise économique et financière. Par contre prolixe sur le constat, le président a montré l’immobilisme de la BCE. « Le traité européen spécifie très précisément quelles sont nos attributions, à savoir assurer la stabilité des prix à moyen terme. Le traité interdit également le financement (des déficits) par la politique monétaire et (…) nous voulons agir dans le cadre du traité », a-t-il fait valoir. « Nous savons que les banques subissent actuellement une contrainte très importante sur leur financement et qu’elles vont encore plus la subir à l’avenir, en particulier au premier trimestre 2012. » La BCE constate l’approfondissement de la crise financière, la récession et le risque de crédit Crunch «En mettant toutefois en garde contre un risque de récession si les banques ferment le robinet du crédit à l’économie réelle » Ce que nous souhaitons, c’est éviter cette contraction grave du crédit qui pourrait provoquer un ralentissement supplémentaire de la croissance et une possible récession », a ajouté Mario Draghi. « Nous voulons éviter ça. » Comment ? La BCE ne le dit pas. C’est ce qu’on appelle être spectateur de la crise. On se demande pourquoi payer aussi cher des responsables d’institutions aussi inefficaces.

 

 

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La Banque européenne d’investissement sanctionnée par Fitch

La Banque européenne d’investissement sanctionnée par Fitch

 

 

Nouvelle menace sur les banques, mais cette fois sur la banque commune au 27, la BEI. La BEI est une institution financière internationale soutenue par les 27 membres de l’Union européenne, qui participe principalement à des projets dans les pays de l’UE, mais également dans 150 autres pays du monde. D’après Fitch, elle ne mériterait plus son « AAA » si la note de l’Espagne (9,7% du capital), actuellement de « AA- », était abaissée.   »De plus, l’exposition totale de la BEI à l’Espagne est substantielle, se montant à 160,9% de son capital à la fin 2010 [...] Les prêts à des institutions financières italiennes (64,7% du capital à la fin 2010) pourraient également être une source d’inquiétude si la note de l’Italie était abaissée », a expliqué Fitch. La BEI a annoncé jeudi qu’elle prévoyait d’emprunter sur les marchés 60 milliards d’euros en 2012, contre 75 milliards en 2011. D’une certaine manière, les enjeux fonciers de la BEI ne sont pas considérables au regard des centaines de milliards d’euros nécessaires début 2012 pour le financement des budgets des Etats. C’est cependant un symbole pour les agences de notation qui sanctionnent ainsi une institution commune aux 27 pays de l’Europe pour bien montrer le peu de crédit qu’elles portent à la gouvernance européenne. Fitch a indiqué dans un communiqué qu’elle plaçait cette note sous surveillance, après avoir pris la décision vendredi pour les notes de six pays de la zone euro, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Slovénie, Chypre et l’Irlande.  La note de la BEI pourrait ainsi être abaissée d’un ou deux crans, à « AA+ » ou « AA », indique l’agence.  Cette sanction de l’institution financière européenne est évidemment un avertissement en prévision de dégradation d’organismes financiers autrement plus importants comme les banques, les assurances ou  les Etats.

Les prix de la distribution et de l’énergie s’envolent

Les prix de la distribution et de l’énergie s’envolent

 

 

Deux éléments pèsent de manière significative sur le pouvoir d’achat des ménages en France : le prix de l’énergie et celui de l’alimentation. Pour l’alimentation (et autres produits de consommation courante) une étude de  Prixing, une start-up spécialisée dans la comparaison des prix, montre que le panier de la ménagère a augmenté de 3.71% sur un an. Selon l’enquête, réalisée dans 442 magasins, le panier composé de dix-neuf références, hors fruits, légumes et produits « à la coupe », est passé de 46,66 euros à 48,38 euros entre le 15 novembre 2010 et le 15 novembre 2011.  Parmi les produits ayant connu la plus forte hausse, le café en grains arabica a augmenté de 17,55%, la margarine de 11,67%, les pâtes alimentaires type coquillettes de 8,39%. « Depuis le début de l’année, les indicateurs montrent qu’il y a une hausse des prix alimentaires en grande distribution », explique à l’AFP Charles Pernin, chargé de mission à l’association nationale de consommateurs et usagers CLCV.  Ce constat est corroboré par l’Institut national de la statistique (Insee), qui a fait état mardi d’une hausse des prix alimentaires de 3,2% sur un an. Depuis un an, le prix du café a augmenté de 16,8%, celui des huiles et margarines de 11%, selon l’institut. Cela en dépit de certaines baisses des matières premières, baisse non répercutées. « Les  prix agricoles se sont effondrés mais les prix en rayon n’ont pas suivi », déplore le chargé de mission de la CLCV. Il faut rappeler que l’inflation sera d’environ 2.5% en 2011, l’augmentation des prix de la distribution est donc largement supérieure à cette hausse générale des prix. Autre élément qui handicape le pouvoir d’achat la hausse des prix de l’énergie. Pour  les particuliers, le gaz  augmentera de 4,4% au 1er janvier 2012, a annoncé mardi le ministère de l’Energie. Le gouvernement a rapidement acté la décision du Conseil d’Etat suspendant l’application du gel des tarifs du gaz de GDF Suez pour les particuliers décidé au 1er octobre ; en fait la série d’augmentation de l’énergie continue et n’est pas prête de s’arrêter. L’électricité de son coté avait déjà augmenté entre mai 2010 et juin 2011 de 6.4%, puis de 2.9% en juillet 2011. EDF a d’ailleurs prévenu, elle compte augmenter les prix de 5 à 6% par an jusqu’en 2015. Pour le carburant, la hausse a encore été très forte en 2011, de l’ordre de 15%. Deux raisons à cela. D’abord le maintien à un très haut niveau des prix du baril, mardi 13 décembre le Brent à Londres était encore coté au dessus de 100 dollars à 109 dollars. Seconde explication, les grandes sociétés pétrolières font des profits record avec la hausse du brut et on pourra le vérifier encore lors de l’arrêté des comptes de 2011. Troisième raison, l’évolution à la baisse de l’euro qui renchérit le prix du pétrole pour l’Europe puisque le prix du pétrole est fixé en dollar. On ne peut guère compter sur le gouvernement pour diminuer les taxes qui affectent ces produits. Bien au contraire la dégradation des comptes publics encourage à les augmenter, ce qui déjà se produit mécaniquement avec la seule TVA. Les hausse de énergie dépassent l’inflation et de très loin (environ 2.5% en 2011) ; elles viennent amputer un pouvoir d’achat qui ne progresse plus et donc également la consommation et la croissance. Ce n’est sans doute pas une bonne manière de soutenir l’activité et l’emploi.

25% du capital des banques européennes hypothéqué par les actifs pourris

25% du capital des banques européennes hypothéqué par les actifs pourris

 

25% du capital des banques européennes hypothéqué par les actifs pourris. Une raison supplémentaire pour s’inquiéter du niveau de fonds propres qui paraît inadapté aux risques aujourd’hui. Le montant des mauvaises créances détenues par les banques européennes a augmenté pour représenter plus d’un quart de leur capital, montrent les chiffes publiés vendredi par la Banque centrale européenne. Les données, arrêtées fin juin, concernent 4.700 banques européennes. Elles montrent que dans l’ensemble, les mauvaises créances représentent l’équivalent de 27% du capital des banques selon la définition des ratios prudentiels, contre 25% il y a un an et 20% en 2009.Au même moment, les banques semblent avoir renforcé leurs bilans. Les données montrent que les ratios moyens de solvabilité se sont établis à 13,8%, contre 13,2% et que leur ratios fonds propres durs sont passés de 10,1% à 10,9%.Les bénéfices des banques ont toutefois augmenté malgré la crise dans la zone euro. Le résultat net agrégé des banques allemandes s’est établi à 5,8 milliards d’euros, au lieu de 4,3 milliards auparavant. Le profit des banques françaises est passé de 14 à 14,5 milliards. Celui des établissements italiens est passé de 4,2 à 4,9 milliards. Les banques espagnoles en revanche ont vu leur profit tomber de 10,7 à 9,1 milliards. Celui des banques britanniques a baissé de 16,9 milliards, pour tomber à 8,4 milliards. Ces chiffres interviennent alors que certains craignent un tarissement des sources du crédit. Les banques pourraient alors très fortement réduire leurs prêts aux entreprises et aux ménages de façon à rester en conformité avec les nouvelles règles en matière de ratios prudentiels qui entreront en vigueur l’an prochain. Outre la question du bon niveau de couverture des risques se posent maintenant surtout la question du resserrent du crédit notamment aux entreprises. Ce resserrement pourrait en effet provoquer une situation de crédit-Crunch qui serait fatale à nombre de PME.

Wall Street pessimiste pour la zone euro

Wall Street pessimiste pour la zone euro

 

La Bourse de New York est de plus en plus influencée par la crise européenne et convaincue que la zone euro ne parviendra pas à maîtriser son endettement. Alors qu’en Europe, on fait encore semblant de croire au père Noel pour le redressement des marchés, aux Etats Unis, la chose est entendu :  l’Europe est paralysée par son immobilisme et les marchés vont plonger. Les derniers propos du président de la BCE ont fortement déçu quand il a répété qu’il était impossible que l’institution de Francfort intervienne massivement: le Dow Jones a alors perdu 0,84%, le Nasdaq 1,26%. Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a perdu 100,13 points à 11.766,26 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 32,19 points à 2.523,14 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a reculé de 1,17% (14,31 points) à 1.205,35 points. Wall Street avait ouvert sur une légère hausse, profitant d’une accalmie en Europe, avant de se replier lors de l’intervention de Mario Draghi devant le Parlement européen.  La BCE ne financera pas les Etats de la zone euro en créant de la monnaie, comme le réclament beaucoup d’investisseurs américains, car cela « enfreindrait le Traité » européen et « affecterait la crédibilité de notre institution », a notamment déclaré M. Draghi. « Les propos de M. Draghi pèsent sur les banques », qui ont lourdement chuté, a souligné Michael James, de Wedbush Securities « . « Les investisseurs en ont assez de voir des solutions qui n’en sont pas, qui ne sont même pas des pis-aller, qui n’apportent rien pour résoudre la situation », a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets.  De manière générale, « on ne voit pas où va se former la fameuse hausse de Noël et donc les gestionnaires (de portefeuilles) essaient de limiter les dégâts » en se retirant du marché, a noté M. Volokhine. En outre, la BCE a publié un rapport montrant que le risque que deux grandes banques de la zone euro, voire davantage, fassent défaut simultanément s’est nettement accru depuis six mois, à un niveau jamais atteint depuis le début de la crise financière de 2007. La lucidité de Wall Street tranche avec l’aveuglement européen qui espère toujours des rebonds techniques et au-delà des miracles de la venue de Noel.

Dégradation de la note de la France

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Dégradation de la note de la France

 

La dégradation de la note de la France serait imminente ; elle pourrait être annoncée ces prochains jours  par Standard and Poor’s ou au plus tard début janvier. C’est la sanction qui était attendue depuis des semaines mais qui se justifie après  l’annonce par l’INSEE de la situation de récession pour la fin de l’année et en 2012. L’INSEE signale par ailleurs une nouvelle dégradation du moral des industriels et du climat des affaires en France. La question est maintenant de savoir de combien de crans sera dégradée la France, un ou deux crans ? Si l’on tient du décalage entre les prévisions budgétaires du gouvernement et les perspectives réelles de déficit et de dette en 2012, la dégradation de deux crans pourrait se justifier. Comme l’ont indiqué les agences de notation, elles prennent désormais en compte l’évolution économique mais aussi l’environnement politique. Pour l’environnement économique, maintenant c’est officiel, c’est la récession. En ce qui concerne l’environnement politique il s’agit dévaluer la crédibilité des gouvernances. Pour la France, il est clair qu’on ne peut accorder de crédit à des intentions de redressement qui correspondent davantage à des arrières pensées électorales qu’à une réelle volonté. En outre les incertitudes concernant les prochaines élections fragilisent la crédibilité politique de la France. Même si Sarkozy manifestait réellement le souhait d’assainir les finances, il risquerait de n’être pas totalement compris. En raison d’une part de son bilan et des doutes qui planent sur sa réélection. La perspective d’une élection de la gauche n’est pas non plus un élément très rassurant pour les marchés. Jusque là en effet le candidat Hollande est resté très prudent et même vague sur sa politique économique et surtout les analystes s’inquiètent des contradictions de ses alliés même les plus proches. Certes Hollande n’a pas condamné formellement l’accord européen, il l’a même approuvé de fait en souhaitant le compléter avec l’intervention de la BCE et la création euro-obligations, ce qui semble aller dans le bon sens. Toutefois, il n’a pas suffisamment précisé la contre partie en matière de rigueur budgétaire et de soutien à la croissance. Rien ne dit qu’il fera moins bien que Sarkozy mais rien ne dit qu’il fera mieux. On peut même considérer que les positions des deux hommes sont assez proches sur la BCE et la mutualisation des dettes souveraines même si Sarkozy ne peut le dire pour ne pas déplaire à A. Merkel. Vue de l’extérieur, la France présente trop d’incertitudes et la dégradation s’imposera donc aussi pour ces motifs politiques.

L’Irlande s’enfonce dans la récession

L’Irlande s’enfonce dans la récession

 

 

Il y a encore peu de temps, on ne cessait de tresser des louanges sur la capacité de l’Irlande à redresser sa situation financière. Des louanges sans doute méritées mais qui cache une autre faiblesse à savoir l’affaiblissement de l’activité économique. De fait le plan de rigueur a asphyxié l’activité depuis l’été. L’économie de l’Irlande s’est contractée de 1,9% au troisième trimestre, un chiffre nettement plus mauvais qu’attendu qui pourrait compromettre les objectifs de déficit et de dette fixés par l’accord avec l’Union européenne et le FMI. Les analystes tablaient sur une baisse de 0,5% du produit intérieur brut (PIB) sur la période juillet-septembre en données corrigées des variations saisonnières. Les chiffres trimestriels de l’économie irlandaise sont souvent volatils en raison du poids des résultats financiers des entreprises multinationales basées en Irlande. Le produit national brut (PNB), considéré par certains économistes comme plus représentatif de l’état de l’économie irlandaise car il exclut ces résultats, ressort en baisse de 2,2% sur juillet-septembre. Un chiffre lui aussi décevant puisque le consensus donnait un PNB inchangé. On peut donc imaginer que compte tenu de la récession au quatrième trimestre pour la zone euro, les résultats Irlandais seront encore plus décevants pour la fin de l’année. Comme en Grèce mais cependant dans une moindre ampleur, l’austérité dans un environnement mondial déprimé tue la croissance et ne fait qu’aggraver les situations financières publiques. Incapable de répondre à temps et de manière significative à la crise de la dette, on se demande comment l’Europe prendra en charge ce nouveau défi de la relance de la croissance.

Grèce : avec 6% de recul de la croissance, la question grecque va ressurgir en 2012

Grèce : avec 6% de recul de la croissance, la question grecque va ressurgir en 2012

 

 

On n’a sûrement pas fini de parler de la Grèce et de sa crise financière. En fat rien n’est définitivement réglé en Grèce, d’abord parce que les réformes surtout celles du secteur public tardent à se mettre en place. Ensuite parce le processus d’échanges d’obligations connaît des difficultés enfin et surtout parce que l’activité économique ne cesse de s’enfoncer dans le rouge. C’est en effet la quatrième année de recul du PIB avec cette année un record à 6%.2011. La contraction de l’économie en Grèce va dépasser 5,5% du PIB en 2011 et le pays est plongé dans « la récession la plus profonde » de son histoire, a déclaré mercredi le Premier ministre grec Lucas Papadémos en appelant les milieux d’affaires à investir dans le pays. « L’an 2011 sera la pire récession que ce pays a jamais traversée, la contraction du PIB est prévue à plus de 5,5% », a dit M. Papadémos au cours d’une conférence organisée par la chambre de commerce américano-grecque, « nous avons un dur chemin à faire». Intervenant pour la première fois publiquement en Grèce depuis sa nomination à la tête d’un gouvernement de coalition le 11 novembre, le Premier ministre a salué les dernières décisions du sommet européen du 9 décembre sur la discipline financière des pays membres. »La Grèce y a un intérêt » pour la consolidation de son économie et la « stabilisation » de son système bancaire, a-t-il dit. Cette discipline « nous permettra d’éviter la reprise des déficits budgétaires qui nous ont menés à cette crise », et devrait déboucher en 2012 pour la Grèce sur « un excédent primaire budgétaire » qui donnera le « signal de la reprise de la confiance en 2013″, a dit M. Papadémos. On se demande si Papadémos est bien réaliste. D’abord cela suppose que l’aide financière européenne soit bien débloquée. Cette aide ne le sera que si les réformes prévues sont réellement décidées et engagées. Or comme déjà indiqué, le processus de prise en charge de la dette par le privé à travers l’échange d’obligations tarde pour des questions de forme mais aussi de fond (garanties à accorder aux préteurs lésés). Il faut aussi que l’économie se redresse. Or avec la récession probable de l’Europe en 2012, il paraît difficile que la Grèce passe brusquement d’un recul du PIB à 6% à une augmentation même légère de l’activité économique. Enfin Papadémos est un expert et non un politique, il ne faut guère qu’il compte sur un soutien sans faille des forces politiques qui ne veulent pas se griller avant les élections. La question grecque va donc revenir sur le devant de la scène et rien ne dit que la Grèce pourra rester dans l’euro.

L’accord européen déjà contesté par des signataires

L’accord européen déjà contesté par des signataires

L’accord européen, très insuffisant pour faire face à la crise de l’endettement européen, est déjà contesté notamment par la Suède et par l’Irlande.la Suéde ne veut pas de règles budgétaires trop contraignantes. En fait ces règles sont encore très floues notamment sur l’équilibre budgétaire. Pourtant la Suède vient d’annoncer qu’il n’était pas certain qu’elle signe le futur traité. Pour la Suède, il devrait être possible de conclure un accord par lequel ce pays et les autres pays hors-euro participeraient au pacte budgétaire, sans pour autant s’astreindre aux règles plus strictes, qui seraient réservées aux Dix-sept. Autant dire dès maintenant que ce serait dire non à l’accord européen qui ne contraindrait alors réellement que les 17 de la zone euro. Dune certaine manière, c’est un peu la position du Royaume-Uni qui, en plus, demandait des exemptions et des compensations aux règles de droit commun de l’Europe. Le gouvernement irlandais a de son côté estimé qu’il lui faudrait bénéficier d’une importante remise sur les intérêts de sa dette avant de pouvoir organiser un référendum sur les nouvelles règles budgétaires. Reinfeldt, le chef du gouvernement suédois. a ajouté avoir parlé aux dirigeants britanniques à ce sujet, mais aussi à ceux d’autres pays européens n’utilisant pas l’euro, comme la République tchèque, la Hongrie, le Danemark et la Pologne. On constate donc que tente de se reconstituer un front proche des positions du Royaume Uni animé par la Suède et sans doute par le Royaume Uni lui-même. En clair, il s’agît de vider l’accord européen de sa substance –déjà peu consistante- et d’en réduire la portée géographique. Au sein de la zone euro, l’Irlande avait quant à elle annoncé qu’elle attendrait de connaître la version finale de l’accord européen avant de décider si elle doit organiser un référendum pour le ratifier. Le vice-ministre des Finances Brian Hayes a estimé qu’un tel référendum n’aurait aucune chance d’être organisé si Dublin n’obtenait pas en échange une réduction des intérêts de sa dette. C’est là aussi une position proche du Royaume Uni qu’on peut résumer ainsi : oui à l’accord mais avec des avantages financiers pour mon pays. En fait l’Irlande qu’on pensait tirée en grande partie de ses difficultés financière s’enfonce à nouveau dans la crise du fait de la récession qu’elle enregistre depuis l’été. L’Irlande ne veut pas autre chose que des aides comparable à celles de la Grèce. Il est clair qu’avec la récession qui va concerner toute l’Europe, les pays en difficulté risquent de faire du chantage afin qu’on obtienne leur signature. Si les réticences s’expriment déjà sur un accord déjà flou quelles seront alors les oppositions sur un texte précis qui sera nécessairement contraignant avec la récession et la dégradation des notes de plusieurs pays.

Pour le gouvernement, la perte du triple A n’est plus un drame !

Pour le gouvernement, la perte du triple A n’est plus un drame !

 

La perte du triple A de la France étant imminente, le gouvernement tente de dédramatiser la situation mais de manière un peu improductive. La première erreur de N. Sarkozy a été de faire de ce triple A  le symbole de la crédibilité financière de la France. La seconde est sans doute de proclamer à l’excès qu’une baisse de notre note n’est pas aussi grave que cela. Du coup les français qui ignoraient à peu près tout d’agences de notation il y a quelques mois encore considèrent désormais à 66% que cette dégradation serait mauvaise pour l’économie. L’ex-ministre UMP de la Défense et des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a jugé « peu pédagogique » la manière dont Nicolas Sarkozy et ses ministres ont d’abord dramatisé les enjeux faisant du triple A un acquis à préserver à tout prix. »Ça m’est apparu comme (…) une erreur de communication », a-t-elle déclaré dimanche sur Europe 1. »Il y a trois mois, les Français ne savaient pas ce qu’était le triple A », a souligné Michèle Alliot-Marie En survalorisant, le rôle de la note française, le gouvernement avait encore renforcé la fonction des agences et du même coup s’était lui-même fragilisé. En affirmant maintenant le contraire avec nombre d’arguments très discutables, le gouvernement fait à nouveau des agences la pierre angulaire de toute la politique financière. Les prochaines élections ne sont pas pour rien dans ces changements de position. « C’est de la pure communication. Ce changement de ton traduit l’inquiétude du gouvernement, qui avait d’abord refusé d’admettre la situation », commente Philippe Waechter, directeur de la recherche économique à Natixis Asset Management. Une communication relativement contreproductive compte tenu du manque de pertinence des arguments. Première défense : ce n’est pas la France qui est visée mais toute la zone euro. La zone euro est effectivement visée mais la France encore davantage que les autres, elle est considérée comme la plus fragile des pays au triple A. Ce qui pourra se vérifier si la France est dégradée de deux crans au lieu de un pour les autres. Deuxième défense : c’est la faute aux socialistes et à Hollande dont le programme et les déclarations nuisent à la crédibilité de la France. Certes les positions socialistes demeurent floues et parfois contradictoires mais ni Hollande, ni le parti socialiste ne sont encore aux commandes. On sait par ailleurs que les intentions préélectorales sont à distinguer des politiques réellement menées après toute élection. Autre explication du gouvernement, les agences de notation sont trop sévères vis-à-vis de la France et à l’inverse trop tolérante vis-à-vis de pays tout aussi malades comme les Etats Unis ou le Royaume Uni. Il est vrai que les situations de la France, des Etats Unis ou de du Royaume Uni ont assez comparables. Il ne faut cependant pas oublier que les Etats Unis ont été dégradés et que Royaume-Uni pourrait l’être également  Finalement si les fondamentaux économiques et sociaux de la France sont mauvais, la communication sur le sujet l’est tout autant et contribue à affaiblir la crédibilité de la gouvernance.

Perte du triple A : Les 66% des français craignent pour l’économie

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Perte du triple A : Les 66% des  français craignent pour l’économie

D’après un sondage IFOP ,66% des français sont pessimistes et craignent les conséquences de la perte du triple A de la note de la France. .Les deux-tiers des personnes interrogées (66%) estiment que la dégradation de la note de la France aurait  un impact négatif sur l’économie française, 17% des interviewés considèrent même ce serait « très grave », selon ce sondage. Au contraire, 7% pensent que ces conséquences  ne seraient « pas graves du tout » et 25% qu’elles ne seraient pas plus graves que cela.  Curieusement, les sympathisants du parti socialiste sont plus pessimistes que ceux de la majorité (73% pour 56%). On peut se demander si cette différence tient à la culture économique ou au caractère partisan des réponses. En réalité, il y a bien peu de temps que les Français ont découvert les agences de notation. Ils avouent eux même dans un sondage (voir article) être nuls en économie pour 80%. Leur approche n’est donc pas fondées sur des critères très scientifiques mais plutôt sur le sentiment que pays s’enfonce dans le déclin. La hausse du chômage, les délocalisations, la fermeture d’usines, la croissance du nombre de RSA, l’avenir des retraites et du système de santé sont autant d’éléments qui inquiètent ; A cela s’ajoute aussi la dérive des prix notamment des produits de la distribution et de l’énergie et par conséquent la baisse du pouvoir d’achat. Autant de motifs d’inquiétudes qui ne nécessitent une grande culture économique. De ce point de vue les français moyens ne sont pas moins cultivés que nombre de leaders d’opinion ou de responsables politiques. Ainsi notre ministre du budget, comme notre ministre des finances n’ont aucune formation économique et aucune expérience. C’est une différence de taille avec la plupart des autres pays où on choisit en général des experts compétents à ces postes stratégiques. Barnier, le seul commissaire européen, s ‘est distingué en matière d’incompétence en proposant par trois fois d’interdire les agences de notation. II a été rejoint par un autre grand expert économique, Bernard Henri Levy, qui condamne aussi aujourd’hui les mêmes agences de notation ; on attend avec impatience que Johnny Halliday se prononce aussi sur la question ! Les  agences ne sont certes pas sans défaut mais qui l’est ? Casser le thermomètre n’a jamais guéri un malade. Les dérives financières ne sont pas le fait des agences de notation mais des gouvernances irresponsables. Finalement, en dépit de la sous culture économique, les français sont conscients que la perte du triple A sera surtout grave pour l’économie. Encore quelques semaines et les instituts de sondages les questionneront sur la situation probable de credit Crunch.

 

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