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mercredi 28 mars 2012

 

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Zone euro: ralentissement des crédits au secteur privé en recul, masse monétaire en augmentation, en clair la planche à billets fonctionne et l’inflation menace

Zone euro: ralentissement des crédits au secteur privé en recul, masse monétaire en augmentation, en clair la planche à billets fonctionne et l’inflation menace

.  Ces crédits ont enregistré une progression de 0,7% sur un an en février contre +1,1% en janvier, a annoncé mercredi un porte-parole de la Banque centrale européenne (BCE), et ce malgré une injection record de liquidités en faveur des banques par l’institution monétaire depuis décembre (1.000 milliards d’euros en valeur nominale), destinée à soutenir ces crédits qui favorisent la croissance.  Les prêts aux ménages ont ralenti à +1,2% en février contre +1,3% en janvier. Les prêts immobiliers, leur plus importante composante, ont maintenu un taux de croissance de 1,8% mais le crédit à la consommation a continué de reculer (-1,8% en février après -1,6% en janvier).  Quant aux crédits aux entreprises hors secteur financier, ils ont davantage ralenti encore à +0,4% en février contre +0,7% en janvier.  Les injections généreuses de liquidités de la BCE (au travers de prêts à trois ans aux banques au taux faible de 1%) ont pu éviter le risque d’un effondrement des banques de la zone euro (…) et arrêter la contagion sur le marché de la dette souveraine. Néanmoins, ils ne semblent pas avoir eu les effets désirés sur les prêts à l’économie réelle », a souligné Christian Schulz, économiste de la banque Berenberg.  Pour ses confrères de Berenberg, la « BCE ne devrait pas se montrer trop déçue » par ces chiffres car « elle s’attendait sans doute à ce que la progression lente des crédits se poursuive pour un certain temps ».   »Cela prendra un certain temps avant que ses opérations de prêt à long terme se transmettent à l’économie réelle », poursuivent-il soulignant que la prochaine étude sur les prêts des banques montrera sans doute que ces dernières ont relâché leurs conditions de crédit comme le laissent suggérer des commentaires de membres du directoire de la BCE.   »Certaines données régionales pointent déjà dans cette direction », notamment en France, ajoutent-ils.  Concernant la masse monétaire M3, qui mesure les pressions inflationnistes à moyen terme, elle a progressé de 2,8% sur un an en février contre 2,5% sur un an en janvier, a annoncé la BCE.  C’est davantage qu’attendu par le consensus d’analystes réuni par l’agence Dow Jones Newswires qui tablaient sur une hausse de +2,4% pour cet indicateur.   »M3 a montré une grande volatilité au cours des six derniers mois reflétant la tempête sur les marchés financiers », note Annalisa Piazza, du courtier Newedge Strategy. Selon elle, les progressions enregistrées en janvier et février sont dues « aux injections de liquidités opérées par la BCE et à un regain de confiance sur les marchés » et restent bien en deçà de 4,5%, niveau souhaité par la BCE.

Taux d’épargne record mais Credit conso en recul

Taux d’épargne record mais Credit conso en recul

Moins 9,4 % en février par rapport à février 2011 pour le crédit consommation tandis que le taux d’épargne atteint des records (voir article). Le crédit à la consommation a de nouveau accentué son ralentissement en février. Selon les données de l’Association française des sociétés financières (ASF) dont les adhérents représentent environ 60 % du marché (et la quasi totalité pour le crédit renouvelable), la production de nouveaux crédits à la consommation a reculé de 9,4 % le mois dernier, par rapport à février 2011. Il s’agit de la plus forte contraction depuis juin 2011, mois qui a marqué le début d’une nouvelle phase de baisse de l’activité. Le montant des nouveaux crédits octroyés en février a atteint 2,8 milliards d’euros. En cumul sur trois mois, la production s’inscrit en recul de 8,4 % avec un montant de 5,57 milliards. Seules les opérations de location avec option d’achat ont progressé (+8,2 % à 190 millions). Pour le reste, le recul est marqué dans tous segments. La production de prêts personnels est en baisse de 14,6 % à 835 millions d’euros. Les financements affectés ont diminué de 10 %, notamment en liaison avec la chute de 22 % des financements d’automobiles neufs. Dans ce domaine, une partie des financements se sont reportés sur les opérations de location avec option d’achat qui sont en augmentation de 9,6 % pour les biens automobiles. A l’inverse, les financements des biens d’équipement du foyer (électroménager, multimédia…) enregistrent une légère progression (+2,5 %).Les nouvelles utilisations de crédit renouvelable poursuivent leur érosion, en baisse de 6,6 % en février, à 917 millions, et de 7,4 % sur trois mois. « En cumul sur les douze derniers mois, les nouvelles opérations sont inférieures d’un quart au montant le plus haut atteint en septembre 2008 », souligne l’ASF dans son communiqué. Le recul du marché du crédit à la consommation n’est pas propre à la France. Selon le dernier Panorama européen du crédit conso de Sofinco, les encours ont diminué de 2,9 % en Europe au cours de l’année 2011, qu’il s’agisse de l’Europe du Sud (-4,9 %), de l’Europe de l’Est (-3,2 %) ou de l’Europe du Nord (-1,5 %). Les encours ont brutalement reculé en Espagne (-14 %) et en Irlande (-12 %) tandis que le Luxembourg et la Suède ont bien résisté. En Allemagne, le marché a stagné, avec des encours en légère progression, de 0,7 %. Fin 2011, l’encours moyen par habitant s’élevait à 2.215 euros dans l’Union européenne. C’est 3,5 % de moins qu’à fin 2010. Le Royaume Uni est le plus endetté : ses habitants affichent un encours moyen de 3.815 euros.

Recul du PIB britannique de 0,3%

Recul du  PIB britannique de 0,3%

 

 

L’économie britannique s’est contractée de façon plus marquée que prévue au cours du quatrième trimestre 2011 en raison d’une baisse d’activité dans le secteur tertiaire, selon les chiffres publiés mercredi par l’Office national de la statistique (ONS). Le produit intérieur brut (PIB) britannique a baissé de 0,3% entre octobre et décembre, par rapport au trimestre précédent, soit une hausse annualisée de 0,5%. Les économistes anticipaient un recul trimestriel de 0,2%, comme d’abord annoncé, et une hausse de 0,7% sur un an. Dans le secteur des services, l’activité accuse un recul de 0,1%. Elle avait d’abord été annoncée inchangée. Sur l’ensemble de 2011, le revenu disponible des ménages a reculé de 1,2%, sa plus forte diminution depuis 1977.

 

Accident Total- le responsable com. « le risque est « monitoré » ! C’est la journée française de la sémantique après la « méprisance » de Sarkosy !

Accident Total- le responsable com. « le risque est « monitoré » ! C’est la journée française de la sémantique après la « méprisance » de Sarkosy !

Accident Total- le responsable com. « le risque est « monitoré » ! Interrogé sur France-info, le responsable com. de Total a sollicité toutes les ressources de la sémantique pour dire qu’il ne savait rien sur les risques, tout en rassurant bien sûr. Victime d’un grave incident en mer du Nord sur une de ses plates-formes gazières, Total va être sous pression durant plusieurs mois. L’action du n°i français de l’énergie vient de connaitre sa plus forte chute depuis 2008 : en une seule séance Total vient de perdre 6 % de sa valeur. Traduit en euro c’est une décote de plus de 6 milliards. L’affaire n’est pas un petit dossier. La plate-forme  » Elgin  » posée à 240 km au large de l’Écosse est, depuis son premier forage, surnommée  » le puits de l’enfer  » par les opérateurs  en raison de l’extrême pression qui y règne et qui transforme cette exploitation en véritable cocotte-minute. Le gisement de gaz est en effet à plus de 5000 mètres sous le niveau de la mer. C’est le français Total qui opère ce champ qui pèse près de 40 % de sa production britannique et surtout 7 % du volume global extrait par le français à travers le monde. Cet incident intervient dans une zone clé pour Total : la production du français a chuté de 40 % entre 2006 et 2011 en mer du Nord. Autant dire que les analystes vont suivre de très près les stratégies mises en place par les équipes de Christophe de Margerie. Depuis la catastrophe de BP dans le golfe du Mexique ils ont tous en tête les risques qu’encourt une  « major pétrolière » dans ce genre de situation.

 

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Mercredi 28 mars 2012

 

La « mondialisation déloyale », d’après un rapport officiel

La « mondialisation déloyale », d’après un rapport officiel

En pleine campagne présidentielle française, où revient en force le débat sur l’Europe qui ne protège pas assez, l’ambassadeur de l’industrie Yvon Jacob publie demain un rapport consacré à la « mondialisation déloyale ». Il a été remis aux ministres Eric Besson (Industrie), Pierre Lellouche (Commerce extérieur) et Jean Leonetti (Affaires européennes). « L’industrie européenne connaît un recul, une dévalorisation qui se manifeste par de nombreux signaux inquiétants, pose d’emblée le rapport. Avec une part d’environ 13 % du PIB pour l’industrie, la France est devenue l’un des pays les moins industrialisés d’Europe. »  Pour lutter contre la désindustrialisation, le gouvernement français a poussé le principe de réciprocité en matière de marchés publics avec les pays tiers. Depuis le 21 mars et son adoption par le collège des commissaires européens, il fait l’objet d’un projet de règlement communautaire. Et doit être présenté ce matin en Conseil des ministres par Pierre Lellouche. Le texte actuel, qui donne des possibilités aux autorités européennes de faire pression sur les pays tiers qui n’ouvrent pas leurs marchés publics, n’en est cependant qu’à l’état de projet. Il fait l’objet d’une forte opposition de la part de certains Etats membres, parmi lesquels une source bien informée liste le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas et le Danemark. En ajoutant que, concernant l’Allemagne, « les points de vue semblent différer entre le ministère de l’Economie et la chancellerie ».  Mettre en place la réciprocité en matière de marchés publics est nécessaire mais ce n’est pas suffisant, avance Yvon Jacob dans son rapport (voir ci-dessous). Il préfère insister sur « les défaillances de la surveillance du marché [qui] permettent l’importation de produits non conformes aux normes européennes qui font subir une concurrence déloyale aux biens fabriqués dans les pays membres de l’Union ». La Chine est principalement visée. « Après avoir été perçue comme une opportunité, la croissance chinoise est considérée comme une menace dans de nombreux pays », indique le rapport. Yvon Jacob va jusqu’à mettre en garde contre l’octroi automatique du statut d’économie de marché à la Chine en 2016 qui aurait, selon lui, « un impact très négatif » car « il priverait dans les faits les membres de l’Union européenne de l’outil instrument de défense commerciale », qui permet aujourd’hui à l’Europe d’appliquer des mesures antidumping en réponse à des pratiques déloyales chinoises.  Pour éviter que ne circulent en Europe des produits non conformes aux normes européennes, le rapport en appelle à une surveillance accrue du marché intérieur, jugée aujourd’hui trop faible. Elle pourrait donner lieu à la création d’un office européen de surveillance inspiré de l’office de lutte antifraude (Olaf). Et aboutir, après des discussions dans le cadre du G20, à une révision du rôle de l’Organisation mondiale du commerce qui est, conclut Yvon Jacob, « dans un certain nombre d’impasses ».

 

Pour Monti, l’Allemagne et la France sont responsables de la crise d’endettement !

Pour Monti, l’Allemagne et la France sont responsables  de la crise d’endettement !

« Cette histoire commence en 2003, lorsque l’euro n’était encore qu’un bébé. C’étaient alors l’Allemagne et la France qui étaient laxistes concernant les déficits publics et les dettes », a-t-il expliqué lors d’un discours à Tokyo où il effectue une visite.  M. Monti, qui a remplacé le magnat Silvio Berlusconi à la mi-novembre pour sauver la troisième économie de la zone euro qui menaçait d’être emportée par la tempête de la dette, a rappelé que le Conseil européen avait alors décidé de ne pas pénaliser les deux principales économies de la zone.   »Le Conseil européen, alors dirigé par l’Italie qui en occupait la présidence tournante, (…) a dit que contrairement à la proposition de la Commission européenne, (…) l’Allemagne et la France, ne seraient pas inquiétées malgré leur déficit dépassant les 3% du Produit intérieur brut », a-t-il souligné.  M. Monti était alors en poste au sein de l’exécutif bruxellois, en tant que commissaire chargé de la Concurrence.  Bien sûr, si le père et la mère de la zone euro violent les règles, vous ne pouvez pas espérer (que des pays comme) la Grèce les respectent », a-t-il estimé.  La visite de M. Monti à Tokyo s’inscrit dans le cadre d’une tournée asiatique: déjà passé en Corée du Sud, il doit se rendre, après le Japon, en Chine, puis au Kazakhstan. Le chef du gouvernement italien vient y vanter les attraits d’une « nouvelle » Italie, moins bureaucratique et plus ouverte aux investissements étrangers.  Après une sévère cure d’austérité qui a apaisé l’ouragan menaçant de faire sombrer le pays, M. Monti a lancé la deuxième partie de son programme appelée « Croissance Italie ».  Il vient d’obtenir l’adoption définitive par le Parlement de mesures de libéralisation pour ouvrir des secteurs protégés à la concurrence et de faire adopter en Conseil des ministres les grandes lignes d’une réforme du marché du travail.  L’objectif de l’ex-commissaire européen est de stimuler l’économie d’une Italie entrée en récession après des années de croissance poussive à la traîne du reste de l’Europe, alors que la péninsule ploie sous une énorme dette représentant 120% de son PIB.  L’Italie bénéficie depuis le début de l’année d’une très forte détente de ses taux d’emprunt qui évoluent pour les titres de référence à dix ans sous la barre des 5%, contre 7% fin 2011 au pic de la crise européenne, un niveau jugé insoutenable sur la durée.

 

Yves Calvi, prix 2012 de la langue française, Sarko, victime de « méprisance » prix 2012 de l’approximation sémantique

Yves Calvi, prix 2012 de la langue française, Sarko, victime de « méprisance »  prix 2012 de l’approximation sémantique

Le journaliste Yves Calvi (France 2, France 5 et RTL) est le lauréat 2012 du prix Richelieu décerné chaque année par l’association Défense de la langue française, ont annoncé mardi les organisateurs.  Yves Calvi, qui présente sur France 2 l’émission « Mots croisés » et sur France 5 « C dans l’air », est distingué « pour sa maîtrise de la langue française ».  Le prix lui sera remis samedi au palais du Luxembourg par Philippe Beaussant, de l’Académie française, président de l’association qui a pour but la défense et le rayonnement de la langue française.  Yves Calvi, qui a fêté récemment le 10e anniversaire de « C dans l’air », émission de décryptage de l’actualité, est chargé aussi d’une chronique sur RTL, du lundi au vendredi à 8H15.

Assurance : Lloyd’s 516 millions de pertes en 2011

Assurance : Lloyd’s 516 millions de pertes en 2011

Le marché londonien de l’assurance spécialisée des Lloyd’s a annoncé mercredi une lourde perte après avoir enregistré l’an dernier le plus haut niveau de sinistres liés aux catastrophes naturelles de ses plus de trois siècles d’existence. La perte imposable a atteint 516 millions de livres (environ 617 millions d’euros) sur l’exercice, contre une bénéfice de 2,195 milliards en 2010, ont indiqué les Lloyd’s dans un communiqué. C’est sa seconde plus grosse perte annuelle après celle enregistrée en 2001, l’année des attentats du 11 septembre.L’année passée a en effet été marquée par une série exceptionnelle de catastrophes naturelles, avec les inondations en Australie en janvier, un tremblement de terre en Nouvelle-Zélande en février, le tsunami et la catastrophe de Fukushima au Japon le mois suivant et le début des inondations en Thaïlande en juillet. Les sinistres ont atteint un total de 12,9 milliards de livres, dont 4,6 milliards liés aux seules catastrophes. C’est le plus haut niveau de sinistres pour des catastrophes enregistré en 324 années d’histoire des Lloyd’s. «L’année 2011 a été difficile pour le secteur de l’assurance. Notre perte ne constitue pas une surprise compte-tenu de de l’ampleur des sinistres», a commenté le directeur général, Richard Ward. Les Lloyd’s constituent un marché unique au monde, créé en 1688, où entreprises et particuliers voulant s’assurer pour des dommages non couverts par les assureurs traditionnels peuvent souscrire auprès de dizaines d’assureurs spécialisés qui se partagent les risques. Le marché, qui appartient à ses membres, n’est pas coté en Bourse.

 

Croissance : 1.7% en 2011 mais seulement 0.2% au quatrième trimestre donc vers la récession en 2012

Croissance : 1.7% en 2011 mais seulement 0.2% au quatrième trimestre donc vers la récession en 2012

 

L’économie française a crû de 1,7% en 2011, dont 0,2% au quatrième trimestre, confirment les résultats détaillés des comptes nationaux publiés mercredi par l’Insee. Le pouvoir d’achat global a augmenté de 1,1% l’an dernier, après 0,8% en 2010 et le pouvoir d’achat individuel a progressé de 0,4%, après +0,1% en 2010. Parallèlement, le taux d’épargne des ménages a augmenté de 0,7 point l’an dernier pour atteindre son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%. Le taux de marge des sociétés non financières a lui baissé à 29,1%, après 30,1 % en 2010, revenant à son plus bas niveau depuis 1985. La croissance du PIB au deuxième trimestre a été relevée à 0% au lieu de -0,1%, celle du troisième trimestre étant confirmé à 0,3% et celle du premier à 0,9%. L’Insee a annoncé la semaine dernière prévoir une croissance nulle au premier trimestre 2012, avant 0,2% au deuxième, ce qui éloignerait la menace d’une nouvelle récession de l’économie française. L’acquis de croissance à la fin du premier semestre serait selon l’institut de +0,5%. Le gouvernement prévoit une hausse du PIB de 0,7% cette année, supérieure aux prévisions des institutions internationales. Le chiffre de la consommation des administrations publiques au quatrième trimestre a été relevé à 0,3% mercredi par l’Insee (au lieu de 0,2% en première estimation), celui de l’investissement total à 1,1% (au lieu de 0,9%), et celui des importations à -1,0% (au lieu de -1,2%). La contribution du commerce extérieur à la croissance a été abaissée à +0,6% au quatrième trimestre (au lieu de 0,7%) et la contribution de la demande intérieure hors stocks relevée à +0,4% (au lieu de 0,3%).

 

Le candidat président : un programme pour les enfants en difficultés avec l’ortographe comme Sarkozy victime de « méprisance »

Le candidat président : un programme pour les enfants en difficultés avec l’ortographe comme Sarkozy victime de « méprisance »

 

Sarko connaît les problèmes  des enfants en difficulté scolaire, il a redoublé sa sixième, loupé des examens et passé d’extrême justesse son diplôme d’avocat. Il a pu heureusement se recaser en politique mais pourrait bien être à nouveau  victime d’une exclusion de la république en avril.  Dans le cade de son programme, Sarkozy va prévoir des mesures pour les enfants en difficultés. Il a précisé qu’il reprendrait une mesure visant à aider les enfants de maternelle et de l’école primaire « en perdition » et leurs familles, inspirée d’une proposition de Jean-Louis Borloo, qui assistait au meeting après s’être rallié à la candidature de Nicolas Sarkozy le 10 mars dernier. « Beaucoup d’enfants, peut-être 100.000 sur une génération de 750.000 chaque année, ont des difficultés trop lourdes pour que l’enseignant puisse les aider et les parents sont souvent trop démunis pour y faire face », a-t-il expliqué. « Si nous traitons les difficultés de ces milliers d’enfants chaque année, dès la maternelle, dès le primaire, nous avons une chance de les sauver pour la République », a-t-il ajouté. « Si nous ne les traitons pas à ce moment-là, nous n’avons aucune chance de les réintégrer durablement dans la société. » Jean-Louis Borloo propose de créer des « conseils de soutien » regroupant tous ceux qui peuvent venir au secours des écoliers en très grande difficulté et de leurs parents.

Duel Le Pen-Mélenchon: les extrêmes se rejoignent

Duel Le Pen-Mélenchon:  les extrêmes  se rejoignent

Mardi, l’Ifop plaçait le premier à 13%, contre 15,5% pour la leader frontiste, un rapport de forces qui n’a plus rien à voir avec le début d’année (6% pour Mélenchon, 19% pour Le Pen).  Il y a environ un mois, invitée du grand rendez-vous politique de France 2, « Des paroles et des actes », Marine Le Pen refusait en direct de débattre avec M. Mélenchon à cause des « insultes » qu’il avait multipliées à son égard. Mais aussi parce qu’il n’était « pas du tout au même niveau électoral » qu’elle, avait argué la candidate du Front national.  Depuis, les choses ont changé. Dans les intentions de vote en tout cas. Car au-delà du spectaculaire sondage BVA qui, pour la première fois, a crédité le tribun de gauche d’un point de plus que son adversaire (14% contre 13%), Jean-Luc Mélenchon se rapproche de Marine Le Pen dans tous les autres instituts.  Mardi, l’Ifop plaçait le premier à 13%, contre 15,5% pour la leader frontiste, un rapport de forces qui n’a plus rien à voir avec le début d’année (6% pour Mélenchon, 19% pour Le Pen).  Mais la candidate FN continue d’avancer ses certitudes. Le représentant des « bobos » n’atteindra pas la moitié de ses voix, pense celle qui se déclare « candidate des ouvriers ». En substance, dit-on au FN, Mélenchon n’est qu’une « bulle » prête à exploser.  Dimanche, lors de son meeting de Nantes, Marine Le Pen a pourtant réservé un traitement particulier à son ennemi, copieusement et plusieurs fois hué par le public. Elle l’a notamment accusé, lui « l’infâme », d’avoir « préféré » faire campagne en banlieue quand elle rendait hommage à Montauban aux militaires tués par Mohamed Merah.  Dès avant ces attaques, devant des salariés du Val-de-Marne, M. Mélenchon s’était, lui, posé en « rempart contre la haine », appelant à « protéger les musulmans de la vindicte » du FN car il n’y a « aucun lien » entre l’islam et le « dégénéré » de Toulouse.  Si le duel entre les deux rivaux reste très commenté, paradoxalement, « la baisse » de l’une et la « hausse » de l’autre ne « s’expliquent que secondairement par leur mano a mano », analyse Jérôme Fourquet (Ifop), pour qui le phénomène de « vases communicants » entre leurs électorats « ne joue qu’à la marge ».  Il est vrai que dans les meetings de Marine Le Pen, il est très rare de rencontrer des sympathisants disant hésiter ou avoir hésité avec M. Mélenchon, vu comme un défenseur de l’immigration. L’inverse se vérifiant aussi.  Selon Jérôme Fourquet, « Mélenchon profite plutôt de Hollande quand Marine Le Pen pâtit de Sarkozy » et de ses offensives droitières.  Mais la stratégie du premier d’ériger Marine Le Pen en ennemie numéro un et de la combattre frontalement lui a permis d’incarner « la gauche, la vraie », explique encore M. Fourquet. Le politologue relève que « ce boulot aurait pu revenir à un Harlem Désir », ancien patron de SOS Racisme, ou « à un Benoît Hamon », qui incarne l’aile gauche du PS.   »La gauche est de retour ! », répète d’ailleurs en boucle M. Mélenchon qui, depuis des mois, s’attache à démonter la mécanique frontiste sur les sujets sociaux. Le fameux « effet Dracula », comme il dit, qui consiste à « allumer la lumière » sur « les sornettes » de son adversaire.  Reste à savoir si Marine Le Pen, qui a remis la sécurité ainsi que la dénonciation virulente de l’islam radical et de l’immigration au centre de son discours depuis les tueries perpétrées par Mohamed Merah, en profitera.  Jean-Luc Mélenchon, lui, ne veut pas y croire une seconde. « Je suis très confiant pour la suite » car « le pays résiste bien » en « refusant la politisation d’un criminel », pense-t-il.

« La programmitude » de Sarkozy pour la semaine prochaine

«  La programmitude »  de Sarkozy pour la semaine prochaine

 

Nicolas Sarkozy est le dernier candidat à présenter son programme ; Il a mis du temps à l’écrire car ses compétences sémantiques et grammaticales le handicapent. Hier victime de « méprisance », il est aussi victime d’insuffisance sémantique. Sarkozy  a annoncé mardi qu’il présenterait un programme chiffré la semaine prochaine et fait un geste envers son ancien ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, dont il a repris une proposition pour venir en aide à des enfants en grande difficulté il connaît la question puisqu’il a redoublé sa sixième et passé avec beaucoup de mal  son diplôme d’avocat. Le chef de l’Etat, candidat à un second mandat, a jusqu’à présent distillé ses propositions au fil d’interviews dans les médias ou dans des réunions publiques mais sans les replacer dans un projet présidentiel d’ensemble. Lors d’un meeting à Nantes, il a déclaré qu’il présenterait un « projet global avec financement (…) la semaine prochaine ».

 

 

L’austérité pendant 10 ans pour l’Espagne

L’austérité pendant 10 ans pour l’Espagne

 

 Contraint par l’Union européenne de réduire le déficit et de se plier aux nouveaux règles budgétaires, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a promis que le projet de budget présenté vendredi serait « très, très austère ». Alors que l’économie espagnole est déjà au bord de sa deuxième récession en trois ans, que le chômage dépasse 22% et que les coûts des emprunts d’Etat remontent, certains économistes prédisent au pays une « décennie perdue » comme celle qu’a vécue le Japon dans les années 1990 et dont il ne s’est jamais vraiment remis. D’autres, parmi lesquels le président du conseil italien, Mario Monti, jugent que l’Espagne pourrait entraîner l’ensemble de la zone euro dans une nouvelle crise grave. « Nous avons signé un pacte suicidaire, en Europe, en acceptant que tout le monde fasse des économies », a déclaré Luis Garicano, économiste à la London School of Economics et directeur du cercle de réflexion espagnol Fedea. « L’Europe doit admettre que cela crée une spirale baissière qui ne rend service à personne. » L’économie espagnole, caractérisée par une dette publique de près de 70% du produit intérieur brut (PIB) et une dette privée parmi les plus élevées de la zone euro, représente plus de deux fois celles de l’Irlande, du Portugal et de la Grèce combinées, ce qui exclut que ses partenaires la laisse sombrer. Sur les marchés financiers, les coûts de financement de la dette espagnole ont certes reflué après avoir atteint l’an dernier leurs plus hauts niveaux depuis 14 ans, mais le regain d’inquiétude des dernières semaines s’est traduit par une remontée des écarts de rendement entre les obligations espagnoles et allemandes.

Après la baisse des ventes, la baisse des mises en chantier entrainant une baisse des prix

Après la baisse des ventes, la baisse des mises en chantier entrainant une baisse des prix

Selon les chiffres dévoilés mardi par le ministère du Logement, le nombre de mises en chantier (98.917) a progressé de seulement 2,7% sur un an pour la période allant de décembre 2011 à février 2012, contre un rythme de 26,6% à la fin du mois précédent, a annoncé mardi le ministère du Logement.  Le nombre de permis de construire (117.115) pour ces mêmes logements n’a pour sa part augmenté que de 8,5% sur la même période (contre 20,6%).  Au cours des douze derniers mois (mars 2011 à février 2012), le nombre de mises en chantier, avec 367.331, est en augmentation de 9,3% par rapport aux douze mois précédents, alors que le rythme de progression était encore de 19,7% fin janvier.  Le nombre de permis de construire délivrés en douze mois a progressé de 12,6% à 464.651 unités, contre une hausse de 15,1% fin janvier.  Il y a eu un effet froid en février mais la baisse est surtout le fait de l’attentisme lié à l’élection présidentielle et à la baisse du « Scellier », a commenté à l’AFP Mathilde Lemoine, directrice des études économiques de la banque HSBC France.  En 2012, pour sa dernière année, le taux du « Scellier », pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer, a été de nouveau « raboté » à un taux de 13% (contre 22% en 2011), ce qui a incité de nombreux promoteurs, au vu aussi de la conjoncture économique, à fortement ralentir le lancement de nouveaux programmes et le dépôt de permis de construire.   »Les chiffres de la construction restent positifs et les incertitudes liées à la conjoncture ne pèsent donc réellement pour l’heure ni sur les anticipations des acteurs, ni sur l’activité du secteur de la construction de logements », affirme de son côté Benoist Apparu, ministre délégué au Logement.  Deux nouvelles dispositions semblent également freiner les transactions, dans le neuf comme dans l’ancien.   »La loi relative à la majoration de 30% des droits à construire ouvre de nouvelles opportunités aux propriétaires car elle vient s’ajouter à celle de la suppression des permis de construire pour les extensions jusqu’à 40 m2″, souligne Laurent Demeure, président du réseau d’agences immobilières Coldwell Banker France.   »Dans ces conditions, des clients qui pensaient déménager pour acheter une maison plus grande, étudient actuellement très sérieusement la possibilité de s’agrandir », explique-t-il.  Selon lui, « en termes de coût, le calcul est rapide et donne nettement l’avantage à l’agrandissement: outre le fait que l’on échappe, en cas de non-déménagement, aux frais de mutation, l’espoir d’une plus-value plus importante, à terme », est très attractive ».  Pour l’ensemble de l’année 2012, Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris-Ouest, table sur des mises en chantier comprises entre 345.000 et 350.000 (contre 378.561 en 2011), le plus bas niveau depuis 2004, à l’exception de la catastrophique année 2009 (299.913).  Aussi, inquiètes pour l’avenir et voulant peser sur la présidentielle, toutes les fédérations professionnelles du logement, fortes de leur poids économique (75 milliards d’euros et 858.000 emplois), ont décidé de s’unir pour réunir le 5 avril les principaux candidats à l’Elysée afin qu’ils disent comment ils comptent sur la construction de plus de logements neufs avec moins d’argent public.

 

Les américains inquiets du prix de l’essence

Les américains inquiets du prix de l’essence

 

« Les prix de l’essence sont un problème majeur. Pour beaucoup de gens, [leur montée est] évidemment une épreuve », a dit M. Bernanke lors d’un entretien accordé à la télévision ABC News, selon la transcription de cette entrevue publiée sur le site de la chaîne avant sa diffusion à l’écran.   »D’un point de vue économique », c’est « un risque moyen », ajoute M. Bernanke: « Nous verrons l’inflation s’accélérer un peu dans les mois qui viennent à cause de la montée des prix de l’essence », mais « nous ne voyons pas cela comme étant de nature à mettre en danger la reprise économique ».  Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) avait indiqué le 13 mars, que le renchérissement des carburants risquait d’avoir des effets temporaires sur l’inflation mais que celle-ci, à plus long terme devrait redescendre progressivement vers l’objectif de 2,0% sur un an dont la Réserve fédérale s’est doté en janvier.  Dans son entretien sur ABC, M. Bernanke rappelle par ailleurs que la Fed juge nécessaire de faire preuve de « prudence » et qu’il n’y a pas lieu pour l’instant qu’elle abaisse le soutien extraordinaire qu’elle accorde à la reprise de l’économie américaine.  Le FOMC avait indiqué le 13 mars qu’il doutait encore de la viabilité de la reprise en cours depuis bientôt trois ans aux Etats-Unis et que la Fed maintenait par conséquent son taux directeur quasi nul et qu’elle poursuivrait jusqu’en juin, conformément à son plan initial, son opération lancée en octobre pour faire baisser encore un peu plus les taux d’intérêt à long terme.   »Il est bien trop tôt pour crier victoire », a indiqué M. Bernanke à ABC alors que le taux de chômage du pays, au plus bas depuis trois ans, atteint encore 8,3%.  Interrogé sur la possibilité que la Fed assouplisse encore sa politique monétaire, en rachetant par exemple de nouveaux titres sur les marchés financiers, M. Bernanke a déclaré: « Nous n’écartons aucune solution [...], nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait et nous devons être prêt à réagir à quelle que soit l’évolution de l’économie ».  Il dit ainsi clairement ce qu’il avait laissé entendre la veille en des termes assez vagues dans un discours au cours duquel il avait indiqué n’être toujours pas certain que la reprise de l’emploi aux Etats-Unis soit « durable » en dépit de l’amélioration récente de nombre d’indicateurs économiques.  Un autre dirigeant de la Fed, Eric Rosengren, a estimé pour sa part mardi que, de son point de vue, le soutien que la Fed apporte à l’économie ne devrait pas être diminué avant que le plein emploi « puisse être atteint dans un délai raisonnable ».  Selon l’association d’automobilistes AAA, le prix moyen de l’essence ordinaire à la pompe aux Etats-Unis affichait mardi une hausse de 5,7% sur un mois et de 8,8% sur un an.

Sur « le bon coin », le programme de Sarkozy est à vendre

Sur « le bon coin », le programme de Sarkozy est à vendre

Drôles d’annonces sur » Le Bon Coin » chaque jour, le meilleur (et le pire) du web.  Vêtements, voitures, maisons, DVD, électroménager… On trouve toutes sortes de biens en vente sur Le Bon Coin. Mais depuis quelques jours, le site internet voit fleurir les petites annonces farfelues. Ainsi, lundi soir, on pouvait lire : « A vendre, programme présidentiel, deuxième main, année-modèle 2007, en l’état », accompagné de la photo du programme de Nicolas Sarkozy. « Attention : réservé aux bricoleurs, ce programme est plutôt usé, mais beaucoup d’éléments sont réutilisables (les étrangers, etc.) », précisait l’annonce, qui garantissait « jusqu’en 2017″ ce bien au « bon potentiel de rassemblement », qui « s’adresse à toute la famille, de 7 à 77 ans », sans « niveau scolaire ni intellectuel spécifique requis ».

 

Les Français, victimes « de l’épargnitude » n’ont jamais autant mis à gauche depuis 1983

Les Français, victimes  « de l’épargnitude » n’ont jamais autant mis à gauche  depuis 1983

Comme Sarkozy victime de la « méprisance », les français sont, eux,  victimes de « l’épargnitude » Le bas de laine des Français n’a jamais été aussi gonflé depuis 1983 selon l’Insee. En 2011, le taux d’épargne des ménages a en effet atteint 16,8 % de leur revenu disponible brut. Une progression largement imputable au prix de l’immobilier et au fait qu’un nombre croissant de français choisissent de devenir propriétaires. En effet, si le taux d’épargne global progresse de près de 0,8 points entre 2010 et 2011 dans le même temps, le taux d’épargne financier des ménages (hors logement) ne progresse que de 0,4 points pour s’établir à 7,4 % du revenu disponible brut. Il aurait même très bien pu être encore un peu plus élevé si les ménages n’avaient pas puisé un peu dedans en fin d’année 2011 afin de compenser la stagnation de leur pouvoir d’achat largement imputable à l’accélération de l’inflation. Au dernier trimestre 2011, le taux d’épargne a en effet diminué pour atteindre 16,8 % contre 17 % les trois mois précédents.  Un début de correction qui, si l’on en croit la dernière note de conjoncture de l’Insee, devrait s’accentuer au cours des six premiers mois de 2012. Selon les prévisions de l’Institut de la statistique en effet, anticipe un faisceau d’évènements qui vont contribuer à une nouvelle décélération du taux d’épargne des ménages.  Tout d’abord, les salaires réels devraient baisser du fait des processus de revalorisation qui n’intègrent pas la hausse des prix constatée depuis quelques mois. Dans ce contexte le pouvoir d’achat pourrait reculer de 0,3 % au premier semestre ce qui pourrait inciter à nouveau les Français à puiser dans leur bas de laine. Même la baisse resterait limitée car, souligne l’Insee « depuis 2008, les ménages manifestent en effet la volonté de disposer d’un volant élevé d’épargne de précaution ».  Enfin, l’Insee bien qu’évasif sur la question, estime que les récentes mesures nouvelles votées en loi de finance affecteraient aussi le taux d’épargne. Car ces dispositions et principalement les augmentations d’impôt décidées, pèseront pour partie sur « des revenus qui sont en général épargnés ». Mais leur impact est difficile à évaluer. De fait, les dernières données disponibles sur l’évolution du Livret A montrent que les ménages privilégient toujours leur bas de laine même si ce produit leur offre désormais une rémunération inférieure à l’inflation. Ce produit « chouchou » a en effet drainé 1,93 milliard d’euros en février. C’est moitié moins que la collecte de janvier de 3,96 milliards d’euros, mais ce montant constitue le troisième meilleur des douze derniers mois. En l’espace de deux mois, le Livret A a ainsi capté près de 5,9 milliards d’euros et son encours global atteint 222,8 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 10,9% en un an.

 

Porté par les sondages, Mélenchon victime de la « béatité », il réussit une nouvelle démonstration de force à Lille

Porté par les sondages, Mélenchon victime de la « béatité », il réussit une nouvelle démonstration de force à Lille

 Après Sarkozy, victime de la « méprisance », Mélenchon à son tour victime de la « béatité ».  En progression dans les intentions de vote et revendiquant une victoire face au FN après les tueries de Toulouse et Montauban, Jean-Luc Mélenchon a réussi mardi une nouvelle démonstration de force en réunissant plusieurs milliers de personnes à Lille, dans la foulée de son meeting du 18 mars, place de la Bastille à Paris. »La rivière est sortie de son lit et quoi qu’il arrive, elle n’y rentrera pas de si tôt », a lancé le candidat du Front de gauche devant une forêt de drapeaux rouges, d’où s’élevaient des « résistance, résistance ». 15.000, puis 23.000 personnes: les organisateurs ont été saisis d’une ivresse des chiffres devant un Grand palais archi-comble, et à l’extérieur un boulevard bloqué par les supporteurs du Front de gauche n’ayant pu rentrer. Au-delà de l’estimation de ses partisans, Jean-Luc Mélenchon a réussi d’ores et déjà son plus gros meeting de campagne, après les 120.000 personnes revendiquées par le FG place de la Bastille le 18 mars. Autre victoire: crédité parfois de 13%, il est désormais au coude à coude dans les intentions de vote avec l’adversaire principale qu’il s’est choisie, Marine Le Pen. La bataille qui m’excite, c’est de sortir le Front national de la scène », a répété à la presse dans le train cet ex-ministre de Lionel Jospin. « Si je suis devant elle, on serait le premier pays d’Europe où l’on ferait reculer l’extrême droite ». A Lille, il s’est félicité d’avoir « fait dérailler le train de la dédiabolisation » du FN, en accusant Marine Le Pen d’avoir voulu récupérer les tueries de Mohamed Merah: « Nous avons été les meilleurs gardiens de la fraternité. La France a remporté une immense victoire: le tueur en série n’est arrivé à rien, et les chacals du Front national non plus ». « We are dangerous », a-t-il ironisé, dans une allusion aux propos de François Hollande qui s’était défendu d’être « dangereux » lors d’un déplacement à Londres. « Je peux passer devant François Hollande. Il y a un mois, personne ne pensait que je pourrais passer devant tous les autres », avait déclaré à la presse le candidat dans le train pour Lille. « Je peux aussi retourner à la case départ. C’est pour cela que je ne suis pas grisé », avait-il tempéré. « Si je commettais l’erreur d’entrer dans la danse du ventre et des places, à laquelle m’invitent les gens autour de François Hollande, je pense que la sanction serait immédiate et je trouverais cela normal ». A Lille, il a demandé « solennellement » au candidat PS « d’en finir avec cette manière qui consiste à se dire: puisque je suis devant, je fais ce que je veux ». Il a regretté par exemple que le PS n’ait toujours pas répondu à son appel d’évoquer le cas des circonscriptions où la gauche pourrait être éliminée dès le premier tour en cas de division. Il a en revanche qualifié de « gros menteur » Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, qui venait de parler d’un « accord » PS/PG pour que les amis de Mélenchon « aient quelques circonscriptions avec quelque espérance de gains ». « Ne commencez pas à nous chercher, soyez poli avec nous, soyez respectueux avec la masse du Front de gauche, elle n’est pas à vendre », a déclaré le candidat acclamé par la salle. Fidèle à son caractère impétueux, l’eurodéputé élude les questions sur les nouveaux rapports de force qui pourraient se dessiner avec le PS après la présidentielle: « Nous sommes une force de conquête du pouvoir », proclame-t-il. « Vous imaginez le nombre de députés que l’on va avoir! ». Quant à lui, il assure qu’il ne sera ni ministre, ni député.

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