Tarif social de l’électricité : toujours pas appliqué

Tarif social de l’électricité : toujours pas appliqué

Pour faire passer la pilule de l’augmentation de l’électricité dont le coût devrait doubler d’ici si l’on ‘sen tient au rapport de la cour des comptes, le gouvernement avait décidé la mise en place d’un tarif social. La mesure avait été saluée et devait entrer en vigueur au 1er janvier 2012. L’attribution automatique du tarif de première nécessité (TPN) de l’électricité avait été annoncée par Eric Besson, ministre de l’énergie, le 17 octobre. Pourtant, le décret n’a toujours pas été publié, souligne Le Parisien dans son édition du 3 février, qui évoque le « parcours du combattant administratif » pour les foyers concernés. La mesure permet aux ménages les plus modestes, ceux dont les revenus sont inférieurs aux plafonds de la couverture maladie universelle (634,25 euros par mois pour une personne seule et 951 euros pour un couple), d’obtenir automatiquement un rabais sur leur facture d’électricité, un dispositif actuellement appliqué sur demande. Ce retard, qui devrait se prolonger encore plusieurs semaines, est dû au fait que les « dernières consultations formelles » entre l’administration et les industriels doivent toujours avoir lieu de même qu’un avis du Conseil d’Etat, a indiqué le ministère de l’énergie, confirmant les informations du Parisien. Entrés en vigueur en 2005 pour l’électricité et en 2008 pour le gaz, les tarifs sociaux étaient jusqu’à présent attribués sur demande aux ayants droit, mais par manque d’information ou complexité administrative, beaucoup ne les réclamaient pas. Seuls 600 000 foyers bénéficient actuellement de tarifs sociaux alors que 1,5 à 2 millions sont éligibles, une situation qui avait poussé le gouvernement à promettre son automatisation. La réduction est estimée par EDF et GDF Suez à environ 90 euros par an en moyenne pour l’électricité et 140 euros pour le gaz. L’extension des tarifs sociaux avait été une des mesures évoquées pour faire face à la forte hausse des tarifs du gaz et de l’électricité ces dernières années, des tarifs réglementés par les pouvoirs publics.

La Chine détiendrait plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne

 

La Chine détiendrait plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne, selon experts. Cependant La Chine n’a ni l’intention ni les capacités « d’acheter l’Europe », a déclaré vendredi le Premier ministre Wen Jiabao lors d’un forum économique à Canton (sud) auquel il participait en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel. Soulignant la volonté de son pays d’aider l’Europe à surmonter la crise de la dette, il a précisé que « certains pensent que cela veut dire que la Chine veut acheter l’Europe ». Mais « la Chine n’a pas cette intention et n’en a pas la capacité », a-t-il ajouté.  Wen Jiabao avait souligné jeudi à Pékin « l’urgence » pour l’Europe de régler la crise de la dette et indiqué que la Chine envisageait une « participation accrue » au Fonds européen de stabilité financière (FESF), et au Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de secours permanent qui va lui succéder et doit être mis en place en juillet.  La chancelière allemande s’était efforcée pour sa part de rassurer ses hôtes chinois sur la viabilité de l’euro et la capacité de l’Europe à surmonter cette crise, assurant que les réformes engagées allaient dans le bon sens, tout en plaidant pour une poursuite de l’intégration européenne.  La menace n’est pas réelle pour l’Europe. Sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur dépend du taux d’emprunts auprès de l’étranger. La France à cet égard est assez exposée puisque les 2/3 de ses emprunts sont détenus par des non résidents ; en moyenne en Europe c’est moins un peu plus de 50%.

Télé A2 : Fillon fait le métier…..dur métier

Télé A2 : Fillon fait le métier…..dur métier

 

Il faut reconnaître que Fillon a fait une prestation satisfaisante au regard de ce qu’il représente  Pas de démagogie, pas de grande envolée, de la loyauté, de la compétence aussi. Pourtant l’exercice n’était pas facile, il s’est efforcé de défendre el bilan de Sarkozy des ces 5 dernières années et le plan d’urgence annoncés récemment. Il a reconnu assez honnêtement que tout n’était pas parfait mais il s’est un peu embrouillé quand il s’est efforcé d expliquer qu’il n’était pas possible da faire plus tôt des réformes qu’on engage précipitamment à quelques semaines des élections. Cela d’autant plus que lui avait déclaré en 2007 «  être à la tête d’un Etat en faillite ». C’était tout de suite qu’il convenait d’engager des réformes fortes. On se souvient qu’il avait été vertement réprimandé par Sarkozy pour ce constat lucide. Aujourd’hui encore, il affirme que son propos de l’époque était excessif. On ne peut être davantage loyal envers Sarkozy. En effet , cette fois, la faillite est proche, c’est une affaire de mois. Son mea culpa à propos de sa lucidité excessive, il  l’explique par la différence de tempérament en le président et lui-même. Lui s’affirme plus pessimiste que le Président, lequel ne veut pas désespérer des français par nature peu confiants en l’avenir. Fillon a fait le métier, comme un bon ouvrier, il fait ce qu’on lui demande sans trop rechigner en tout cas sans manifester officiellement ses états d’âme. Pas facile quand même d’expliquer que Sarkozy veut faire en quelques semaines ce qu’il n’a pas fait en 5 ans surtout en matière économique. « Nous avions d’autres priorités », c’est vrai, des réformes ont effectivement réalisée (retraites, régimes spéciaux, université etc.). Des reformes toutefois insuffisantes et surtout qui ont ignoré le problème de la compétitivité française et donc l’emploi. Hormis, il faut reconnaitre les allégements de charge dont la suppression entrainerait jusqu’à 1 million d’emplois (voir article sur l’étude de la DARES°). Finalement comme pour Juppé’ face à Hollande), la qualité de homme n’est pas en cause, compétent et mesuré Fillon sert une politique qui n’est pas la sienne. D’où le porte à faux permanant. Comme Juppé, il se retient. Dommage pour la majorité en particulier sur le plan économique, Fillon est d’un autre calibre que Sarkozy qui est à l’économie ce que Bernard Tapie est à la littérature (et oui, Tapie a écrit un livre au moins), un bonimenteur. Toujours lucide Fillon sait comme  Copé (et d’autres), qu’une défaite de Sarkozy lui donnera une chance de postuler à la magistrature suprême dans 5 ans  ( il n’a pas dit non au cours de l’émission); par contre si Sarkozy gagne en 2012, les carottes sont cuites. La fidélité n’implique pas nécessairement l’aveuglement !

Fillon sur A2 : déni d’inflation et de récession

Fillon sur A2 : déni d’inflation et de récession

 

Dans son intervention sur Antenne 2, Fillon  strictement repris l’argumentation de Sarkozy avec les mêmes dénis de récession et d’ inflation, plus globalement un déni de réalité. Fillon a répété que l’augmentation de la TVA « sociale » ne provoquera aucune inflation. Un argument évidemment fallacieux ; il a déjà été démenti par les pétroliers qui ont indiqué qu’il appliquerait l’augmentation de la fiscalité. Même chose pour l’électricité, la SNCF, les transports en général, les services etc. L’Etat lui même sur le carburant n’entend pas renoncer à cette TVA d’autant qu’il en encaisse davantage quand les prix sont hauts. Deuxième déni, celui concernant la croissance. Là, c’est encre pus grave. Fillon comme Sarkozy, comme l’Europe pour l’instant considère que la priorité c’est le rétablissement des équilibres financiers, c’est à  dire l’austérité. Aubry et bien d’autres ont raison d’affirmer que cette austérité , si elle est appliquée seule  ne fera qu’affaiblir la demande, donc la croissance et donc les recettes fiscales (voir à cet égard l’exemple de la gréce et de l’Italie) ; il est faux d’affirmer que le pacte de stabilité contient un volet relance la croissance . l’Allemagne s’y est nettement opposée. C’est aujourd’hui le problème central, cela risque même de devenir le seul problème sur lesquelles sera jugée la crédibilité financière des Etats et des entreprises. Voir à cet égard l’évolution des critères des agences de notation. La croissance, c’est la fiscalité future. Autre grave erreur de diagnostic, la stabilité financière qui serait retrouvée ; on croit rêver. Certes depuis quelques semaines les marchés financiers se sont calmés sur les taux d’intérêt des obligations. Mais on confond une tendance conjoncturelle avec des évolutions structurelles. Les déficits budgétaires sont toujours là, ils vont s’amplifier en 2012, les dettes vont suivre. Il ya par ailleurs une sous estimation chronique des conséquences en cascade de la crise financière publique. Le plus grave, une situation de credit Crunch qui ‘s’installe, confirmé par la BCE et qui sera mortelle pour nombre de PME. Sur les agences de notation, Fillon a raison, une agence européenne ne changera rien. Un thermomètre de plus ne modifiera pas la température du malade. Contradiction cependant entre Fillon et Barnier qui , lui, réclame cette agence européenne après avoir échoué à trois reprise sur sa proposition fantaisiste de faire supprimer la notation des Etats. a France n’a qu’un seul commissaire, un peu de cohérence ne nuirait pas ; Enfin sur le logement Sarkozy a raillé la possible mise à disposition des collectivités locales de terrains appartenant à des organismes situés dans le giron de l’Etat ; Fillon a été beaucoup moins caricatural, et plus positif. Il n’est pas contre et il a déclaré que cela se faisait déjà. La querelle devient de nature ésotérique quand il s’agit de savoir si ces terrains sont donnés ou s’ils doivent faire l’objet d’un  bail emphytéotique qui confère au preneur un droit réel sur la chose donnée à bail, à charge pour lui d’améliorer le fonds et de payer un loyer modique, les améliorations bénéficiant au bailleur en fin de bail sans que ce dernier ait à indemniser l’emphytéote. En fait le locataire (appelé emphytéote) se voit reconnaître un véritable droit réel sur le bien qui lui est donné à bail. L’emphytéote est un quasi-propriétaire du bien qui lui est donné à bail. Par contre certain terrains appartenant à des sociétés dans le giton de l’Etat  sont dans situations financière difficiles voire dramatiques (RFF par exemple propriétaire des infrastructures ferroviaires), la cession d’actifs à titre gratuit ne va pas améliorer leurs situations. Globalement comme on sous-estime la crise, on se trompe nécessairement sur les stratégies.

Fillon-Aubry à la télé : un débat de haute tenue à l’avantage d’Aubry

Fillon-Aubry à la télé : un débat de haute tenue à l’avantage d’Aubry

 

Le débat entre Hollande et Juppé avait déjà été d’un bon niveau, celui de Fillon et Aubry était sans doute d’un niveau encore supérieur. L’un comme l’autre ont démontré leur parfaite connaissance des dossiers économiques. Ce qui évidemment  ne saurait effacer les critiques sur les bilans ou les orientations. Fillon espérait sans doute, grâce à son expérience et à ses connaissances perturber martine Aubry. Ce ne fut nullement le cas. Aubry sait aussi de quoi elle parle. Aubry a quelques avantages par rapport à Fillon. Elle dirige effectivement un grand parti politique. Ce n’est pas le cas de Fillon même si on considère que le Premier Ministre fait office de chef de la majorité. On connait par ailleurs les relatons particulièrement tendues entre Copé et Fillon (tous les deux prétendants à la magistrature suprême après Sarkozy). Aubry dirige une très grande ville et connait la problématique de cette gestion, ce qui n’est pas le cas de Fillon qui n’a assumé dans ce domaine que des responsabilités d’une très  petite vielle. Aubry s’est frottée aux réalités de l’économie réelle lors de son passage dans le privé. Elle a par ailleurs noue de solides relations avec les acteurs économiques. Aubry enfin comme Fillon connait l’appareil d’Etat ; elle a exercé de hautes fonctions ministérielles , Fillon peut se prévaloir de son expérience notammenet.de Premier ministre ; Les argumentaires chiffrés  de Fillon n’ont pas désarçonné Aubry bien au contraire. Tant sur le bilan que sur les propositions de Hollande ou les orientations de Sarkozy, elle démontré sa compétence. Elle y a ajouté une assurance indiscutable et une pugnacité qu’on lui connaissait déjà. Sarkozy lui est plus étranger à la problématique économique. Davantage tribun, il tente  par la faconde et l’énergie de compenser ses insuffisances théoriques et concrètes. Question sans doute de formation et de tempérament. On ne peut que se réjouir de la qualité de tels échanges même si encore une fois , les positions de l’un comme de l’autre ne sont pas encore- loi s’en faut- à la hauteur de l’enjeu de la crise . Mais on progresse.

Jusqu’à 1 million d’emplois en moins si les allégements de charge sont supprimés

Jusqu’à 1 million d’emplois en moins si les allégements de charge sont supprimés

Une étude de la DARES (ministère du travail) et du trésor soulignent les conséquences dramatiques d’une éventuelle suppression des allégements des charges patronales. Si les allégements de charges actuels étaient supprimés, entre 400.000 et 1,1 million d’emplois seraient détruits mais La baisse des charges patronales dans le cadre de la TVA sociale ne maximisera  Jusqu’à présent, les allégements de charges financés par l’Etat, c’est 22 milliards d’euros. Avec la décision qui sera votée par le Parlement au mois de février, nous passerons à 35 milliards d’euros. C’est 50 % d’allégements de charges en plus pour l’entreprise France, pour vous dans la compétition. » En faisant la pédagogie de la réforme de la TVA sociale auprès des chefs d’entreprise, mercredi au Salon des entrepreneurs, Nicolas Sarkozy a rappelé que la baisse des cotisations familiales va s’inscrire dans une politique publique qui fêtera l’an prochain ses vingt ans, comme le détaille une étude publiée hier par la direction du Trésor et la Dares (ministère du Travail).  L’effet des allégements de charges sur l’emploi est massif, rappelle l’étude du Trésor : Cette politique « présente une grande efficacité en termes de coût par emploi créé dans les conditions actuelles de fonctionnement de notre marché du travail », estime l’étude. Les allégements ont ainsi permis, peu ou prou, de stabiliser la part de l’emploi non qualifié.  S’ils étaient totalement supprimés, les conséquences seraient massives. L’étude envisage deux scénarios (selon le niveau de coût par emploi créé retenu), qui font état d’un risque de perte de 600.000 à 1,1 million d’emplois dans un cas, de 400.000 à 800.000 dans un autre. Les effets sur les salaires ou la productivité sont plus incertains.  Avec la TVA sociale envisagée, le gain via les baisses de charges sera maximal entre 1,6 et 2,1 SMIC, mais positif dès une rémunération supérieure au SMIC et jusqu’à 2,4 SMIC. Cette nouvelle baisse de charges pourrait donc avoir un nouvel effet sur l’emploi, mais sans doute pas aussi fort que si les allégements avaient été concentrés sur les bas salaires. Or ce sont souvent les secteurs à bas salaires qui emploient le plus, les salaires conventionnels tutoient le SMIC. Les nouveaux allégements auraient été notoirement plus efficaces pour l’emploi s’ils avaient surtout visé les salaires très près du SMIC (dans le transport par exemple). Cette étude va sans doute faire réfléchir le PS et Hollande qui s’étaient aventurés de manière imprudente dans la suppression des allégements. Un détail qui compte, au sein de l’appareil d’Etat la Dares ‘est plutôt considérée comme socialement assez à gauche et il sera difficile de l’accuser d’être trop proche du patronat.

Grèce : décote de 70% sur les obligations mais c’est encore trop peu pour le désendettement !

Grèce : décote de 70% sur les obligations mais c’est encore trop peu pour le désendettement !

 

Le feuilleton grec continue. Le secteur privé devra maintenant accepter une décote de l’ordre de 70% sur ses obligations dans le cadre du programme d’échange de dette. Cette mesure permettra de faire baisser de quelque 100 milliards d’euros l’endettement de la Grèce, qui représente actuellement 160% de son produit intérieur brut (PIB). « Nous négocions un deuxième programme pour la Grèce (…) Un accord sur une implication substantielle du secteur privé pour réduire l’endettement de la Grèce est une condition clef pour cette deuxième assistance financière à la Grèce », a déclaré Olli Rehn lors d’un déplacement aux Pays-Bas. « Il reste encore trois ou quatre points d’achoppement. Le gros des négociations est terminé », a déclaré Pantelis Kapsis à la chaîne de télévision Mega. La Grèce a mené à bien le gros de ses discussions avec ses bailleurs de fonds étrangers dans le cadre d’un deuxième plan d’aide financière mais doit encore s’entendre sur des questions comme les salaires, les retraites et la recapitalisation des banques, a déclaré jeudi un porte-parole du gouvernement. Les ministres des Finances de la zone euro ont prévu de se retrouver lundi à Bruxelles avec comme objectif l’approbation définitive de ce deuxième plan d’aide à Athènes, dans l’espoir d’enfin endiguer la crise de la dette qui plombe la zone euro depuis deux ans. Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a déclaré que l’accord entre la Grèce et ses créanciers privés devrait intervenir d’ici la fin de la semaine, reprenant ainsi à son compte le calendrier annoncé mercredi par l’Institut pour la finance internationale (IFI), l’organisme parlant au nom des banques et des assureurs détenant des titres de dette grecs. Avec ce nouveau plan – l’actuel, de 110 milliards d’euros, arrive à expiration en cours d’année – la Grèce est assurée d’être financée jusqu’à la fin de 2014. Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroup, a apporté un bémol à l’optimisme sur l’issue des discussions entre Athènes et ses créanciers privés. Il les a qualifiées d’ »ultra-difficiles ». Il a également déclaré que les décisions prises à l’issue du sommet européen de lundi étaient « largement insuffisantes » pour résoudre la crise de la dette. En faiat on tourne en rond sur le dossier grec. Le second palan de soutien (FMI6UE) est conditionné par une implication plus importante du privé dans le désendettement de la Grèce. Mais même avec une décote de 70% sur les obligations grecques, l’implication du secteur privé ne suffira pas à ramener le ratio d’endettement de la Grèce à 120% du PIB d’ici 2020 Or ce ratio est jugé nécessaire, dans le cadre du plan d’aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne, pour rendre la dette supportable. Dans le même temps on demande à la Grèce une austérité renforcée retraites, salaires, recapitalisation des banques etc.). Or ces mesures tue la croissance, les recettes fiscales et accroissent l’endettement ; Pour sauver la Grèce, il faudra encore remettre au pot.

 

Sarkozy, candidat en Allemagne et Merkel en France ?

Sarkozy, candidat en Allemagne et Merkel en France ?

Le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, était l’invité de l’émission « Questions d’info », une émission diffusée sur LCP à 19h30 en partenariat avec Le Monde, AFP, France info et Dailymotion ; Il a souhaité que Sarkozy se présente en Allemagne ; du coup certains se demandent si Merkel ne se présenterait pas en France. Le mercato politique est ouvert, c’est la saison des transferts. D’après l’agent de Sarkozy, il s’agirait en fait d’un prêt à titre gratuit , une sorte de CDD ; pour Merkel par contre, d’après son agent, le transfert coûterait cher à la France. Le contrat serait pour cinq ans. L’Allemagne a déjà tenté un transfert en Grèce en voulant imposer un commissaire allemand pour remplacer le ministre grec des finances. L’affaire ne s’est pas conclue, enfin pas encore. Merkel prépare en tout cas le terrain. Elle a annoncé qu’elle participerait aux meetings de Sarkozy ; une sorte de soutien en quelque sorte, un peu à la manière dont Copé soutient Sarkozy, en lui savonnant la planche. Au vu des sondages, Sarkozy pourrait bien trouver un prétexte pour se retirer au dernier moment. Au non des intérêts de la France, de l’Europe et du monde, comme d’habitude. Rien n’est décidé pour Merkel car le montant du transfert dépasse les capacités d’un pays surendetté comme la France. On dit que le Qatar, qui a déjà racheté le PSG et qui voudrait aussi être propriétaire du stade de France, serait prêt à financer ce transfert. Il ne s’agirait pour le Qatar que d’agrandir un peu sa propriété ; une sorte d’agrandissement du stade de France jusqu’aux frontières. Il faut évidemment à la tête de l’équipe de France économique, un grand entraineur qui, lui, a réussi c’est pourquoi Merkel est sollicitée. Dans le mercato politique, il y a beaucoup d’annonces qui toutes ne se concrétisent pas. En outre, on voit mal les français accepter que le Qatar devienne l’actionnaire principal de la société France. En plus Merkel est un peu chère ; finalement, on pense plus sérieusement solliciter un entraîneur moins onéreux actuellement au chômage. Raymond Doménech est libre, pourquoi pas lui; Il connaît la maison France et sait parfaitement perpétuer un climat délétère. Domenech ou Merkel, difficile de faire un pronostic. On sait en tout cas, on sait d’après les sondages que Sarkozy devra trouver un nouveau club à la rentrée.

Une nouvelle loi turque sur le génocide budgétaire français

Une nouvelle loi turque sur le génocide budgétaire français

 

Sarkozy persiste et signe, il y aura un nouveau texte sur le génocide arménien. Le texte, définitivement adopté par le Parlement le 23 janvier, aurait dû être promulgué par le président de la République au cours des deux semaines suivantes, mais il a été bloqué par un recours auprès du Conseil constitutionnel de parlementaires de tout bord mais majoritairement de droite. Le chef de l’Etat a également reproché aux ministres en désaccord avec la loi – Alain Juppé (Affaires étrangères) et Bruno Le Maire (Agriculture) – de « ne pas voir plus loin que le bout de leur nez ». La réplique turque ne s’est pas fait attendre. Elle aussi prépare un nouveau texte sur le génocide budgétaire français. Un texte qui tient compte de la dernière intervention de Sarkozy à la télé. Comme chacun se mêle de ce qui ne le regarde pas directement en légiférant sur des questions hors sujet et hors calendrier (le parlement français a  attendu plus de cent ans pour réagir sur le génocide arménien (quel courage et quelle spontanéité !) on envisagerait en Turquie de voter une loi pour condamner le génocide budgétaire français. Trente d’emprunts irresponsables, trente ans de déficits budgétaires, trente ans de dettes accumulées dont on ne rembourse pas même la totalité des intérêts (c’est quand même 50 milliards par an). Un endettement qui  tue la croissance, l’emploi, la compétitivité et même  la protection sociale qui ne pourra longtemps résister. En Turquie sur la période 2007-2013, le déficit budgétaire devrait être de l’odore de 3 %, et autant pour la croissance. De quoi donner une légitimité à cette loi turque même si il faut relativiser et tenir compte des chiffres en valeur absolue. Seraient ainsi condamnés tout citoyen qui affirme que la France est financièrement vertueuse. Une condamnation cependant  de principe  avec une peine d’intérêt général seulement. Les coupables seraient contraints d’effectuer leur peine en France. Plus précisément au parlement afin de réveiller les parlementaires qui dorment et/ou qui délirent. Une condamnation finalement sévère car il y aura du travail !

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« La Grèce en défaut très bientôt », selon Standard and Poor’s

« La Grèce en défaut très bientôt », selon Standard and Poor’s

 

 

Un représentant de Standard & Poor’s a indiqué lundi à la chaîne Bloomberg que la Grèce sera bientôt en défaut. L’Allemagne voulait désigner un commissaire européen faisant en fait fonction de ministre des finances de la Grèce. Tollé de certains membres de l’Europe. A ; Merkel a dû abandonner sa proposition amis pourrait bien payer ce refus à la Grèce. D’ailleurs le dossier grec n’a pas été abordé dans les conclusions du dernier sommet européen. Une sorte d’avertissement sans frais. Athènes a dépêché des délégués à Washington pour des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) Les discussions entre la Grèce et ses banques butent sur des divergences de vues sur le coupon que servirait le pays sur de nouvelles obligations, a déclaré de son côté le directeur général de l’Institut de la finance internationale (Ifi), qui représente les créanciers privés d’Athènes. « Ils sont au bord du précipice et un défaut désordonné aurait des répercussions sur d’autres pays mais les dirigeants politiques feront tout éviter cela. (…) La partie n’est pas finie », a commenté Moritz Kraemer. La Grèce a dépêché lundi des délégués à Washington pour des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), tout en tentant de minimiser la portée de la suspension de ses discussions avec les créanciers privés. »Il y a une petite pause dans ces discussions mais je suis persuadé qu’elles se poursuivront et que nous parviendrons en temps opportun à un accord acceptable pour tous », a déclaré de son côté le Premier ministre, Lucas Papademos, sur la chaîne de télévision CNBC. En réalité la Grèce n’a pas d’autres solutions que de se soumettre. Il faudra quand même y mettre les formes et ne pas trop l’Humilier. Il faudra 10 ans pour qu’elle se remette de cette crise. Si elle devait abandonner l’euro ce serait pire avec une dette dans une monnaie forte et une monnaie dévaluée de 30 à 40%.; là faufaudrait plus de 20 ans pour se redresser.

Economie : le danger chinois

Economie :  le danger chinois

D’après un expert cité dans les Echos, La crise de l’Europe justifie toutes les craintes des économies mondiales. Cependant, le pire pourrait venir de la chine. En fait on s’attend officiellement à une croissance de seulement 6%, ce qui en pourcentage paraît très satisfaisant mais qui en valeur absolue pourrait remettre en cause bien des équilibres et même provoquer un krach. Tous les ingrédients de ce  krach sont réunis : une croissance trop forte du crédit ces derniers mois, une bulle immobilière sur le point d’éclater et un taux de change fixé par les autorités. Un taux de change fait pour favoriser les exportations mais qui se retourne contre l’économie quand la demande internationale s’affaiblit. Le coût des importations devient alors insupportable et la Chine importe beaucoup, notamment des matières premières ( dont les prix cependant vont nettement diminuer ensuite si la demande chinoise s’écroule) La baisse des prix de l’immobilier, constatée dans plusieurs villes, va entraîner une baisse de la confiance, qu’il sera difficile de restaurer par la suite. le risque chinois est très mal appréhendé. Le marché est globalement trop confiant dans la capacité des autorités du pays à contenir le ralentissement. Or, celles-ci avaient perdu le contrôle de l’inflation et elles pourraient désormais faillir sur la croissance. Nombre de commentateurs commencent à parler de « fort ralentissement » si le PIB chinois ne progressait « que » de 6 %. Or, selon mes estimations, il devrait plutôt croître de 3 % en 2012. Mais, il est possible que nous n’ayons jamais les vrais chiffres : le gouvernement devrait éviter de communiquer sur une croissance inférieure à 5 %. La situation en Chine me fait penser à celle des Etats-Unis.  Après le ralentissement enregistré au début des années 2000, les Américains pensaient éviter une récession par la suite, grâce aux efforts des gouvernements et des banques centrales. Mais cela n’a pas été suffisant. Le marché immobilier et la crise des « subprimes » ont entraîné dans leur chute toute l’économie. La seule différence avec les Etats-Unis est que les autorités chinoises, au contraire des investisseurs, sont bien conscientes du risque.  Si la Chine connaissait un ralentissement plus important qu’attendu, l’impact se fera d’abord sentir sur les matières premières. Les cours devraient chuter, comme cela avait été le cas en 2008. Dans la foulée, les sociétés minières ou plus généralement cycliques vont souffrir. D’autant que la valorisation des entreprises minières reste encore élevée en Europe. Les marchés d’actions devraient dégringoler considérablement. Le S&P 500, aux Etats-Unis, par exemple, pourrait passer au-dessous de son point bas de mars 2009. A l’instar du Japon, les investisseurs ne doivent pas s’attendre à ce que les marchés repartent rapidement. La chine est l’usine du monde, faute de demande mondiale la dynamique de sa croissance pourrait retomber (comme en Allemagne). L’endettement des entreprises et de certains particuliers  est considérable. Certes les réserves de la Chine en devises sont considérables mais i faut les mettre en rapport avec les risques d’une économie qui s’écroulerait.

6,5 millions : le cout des vœux de Sarkozy, moi j’ai dépensé 4 euros

6,5 millions : le cout des vœux de Sarkozy, moi j’ai dépensé 4 euros

 

6.5 millions, c’et ce que coutent c’est le coût des vœux de Sarkosy aux diplomates, aux curés,, aux responsables des armées, aux maires, aux cantonniers et à d’autres. Bonne année ! Pas moins de 11 cérémonies de « vœux décentralisées », auxquelles se rajoutent deux prestations télé (le 1er et le 29 janvier), cinq sauteries organisées au Château « où le président a reçu successivement parlementaires, magistrats, représentants des religions », et peut –être  pas à ceux cités plus haut etc. Le Canard prévient que l’estimation de la facture reste « prudente, soit déjà 550 000 euros. Ce à quoi il faut rajouter le coût des déplacements (aériens), qui monte à 400 000 euros (10 aller-retour en province en Falcon 7X, Paris-Guyane à bord du fameux « Air Sarko One », etc.). « Un chiffre qu’il faut au moins doubler si l’on ajoute le coût du « Spare » (l’avion de secours) et du zinc réservé à la piétaille, journalistes, conseillers, et autres services de sécurité » calcule encore l’hebdomadaire satirique. Soit 800 000 euros.. En se basant sur les comptes du député PS René Dosière, auteur de « L’argent de l’Etat : un député mène l’enquête », la palmipède note le coût du millier d’hommes « flics et gendarmes » réquisitionnés pour assurer la sécurité du président : 450 000 euros par déplacement, multiplié ici par 11 (cérémonies de vœux dans le pays), et nous voilà à 4,9 millions dépensés. Bref on arrive à 6.5 millions. Moi, cette année, j’ai limité la casse. Seulement la bonne année à ma voisine, un petit café à la maison, tiède et  réchauffé de la veille, ça suffit bien vu la température de nos relations. Deux coups de téléphone, un à mon ex pour lui expliquer que ce mois ci il y aurait quelques jours de retard pour la pension que je lui verse , un autre à Edf qui m’a coupé le courant parce que j’ai pas payé deux factures,  j’en ai profité pour leur souhaiter bonne année et surtout la santé, c’est ça qu’est important , pas vrai ?. Pour mon ex la santé ça va, malheureusement va falloir que je paye encore pendant au moins 20 ans cette ruineuse pension. Pour EDF, la santé c’est moins bien, 42 milliards d’endettement, des centaines de milliards pour la filière nucléaire ; Jai aussi payé un coup de rouge (de chez Aldy et  en cubi c’est moins cher) à Auguste. Je ne l’aime pas bien Auguste mais il m’a apporté des salades montées pour donner à mes poules, comme par hasard le premier janvier ! Le salaud. Ah, j’oubliai j’ai aussi envoyé une carte par la poste, une carte gratos que j’ai récupérée  dans une pub reçue, ça m’a quand même couté un timbre et une enveloppe. N’empêche que cette comédie des voeux ça m’a quand même couté au moins 4 euros. Et pour moi qu’aime pas dépenser mes sous, c’est beaucoup. C’est moins que Sarkozy, c’est normal, il est obligé de dire bonne année, comme moi, à des gens qu’il aime pas ; mais chez lui ça fait un paquet; Bonne année quand même et surtout la santé, Hein, c’est ça qui compte, la santé !.

40 000 euros pour le rapatriement sanitaire du fils Sarkozy

40 000 euros pour le rapatriement sanitaire du fils Sarkozy

Le rapatriement du fils aîné du chef de l’Etat, Pierre Sarkozy, le 25 janvier dernier à bord d’un Falcon 50 officiel, a valu les sarcasmes du Canard enchaîné ce mercredi. Pour deux raisons. D’abord, le coût pour l’Etat de l’opération: l’heure de vol du Falcon 50 revient à 5.625 euros et l’avion a dû voler environ 7 heures, soit un total d’environ 40.000 euros de frais. Ensuite, l’opportunité du rapatriement: l’appareil fait partie de la flotte de l’Etec, une unité de l’armée de l’air chargée du transport – officiel – des hautes autorités de l’Etat et des délégations étrangères, ainsi que des évacuations sanitaires de civils et de militaires. Oui, mais uniquement si on s’appelle Nicolas Sarkozy ou François Fillon. Seuls le président de la République et le Premier ministre ont le droit d’utiliser les appareils de l’Etec à titre privé. En fait, ils n’ont pas le choix: quelle que soit la raison de leur déplacement, ces deux personnalités doivent en permanence pouvoir rentrer au plus tôt à Paris. De plus, comme l’expliquait Matignon à 20 Minutes l’an dernier, en période vigipirate rouge, les autres moyens de transport sont strictement encadrés. Pour passer un week-end dans sa commune de Sablé-sur-Sarthe, François Fillon ne peut ainsi raisonnablement prendre le train ou la voiture. En 2009, le Premier président de la Cour des comptes relevait une anecdote parlante :  soucieux de son image publique, Nicolas Sarkozy utilisait alors pour ses vacances en famille les lignes commerciales régulières. Le hic: un avion Falcon, vide, l’accompagnait quand même, au cas où le Président devait rentrer en urgence à Paris. En apparence économes, les vacances coûtaient plus que si seul le Falcon avait été utilisé. Ce n’est pas parce qu’ils peuvent voyager à bord des Falcon de l’Etec à titre privé que François Fillon et Nicolas Sarkozy ne payent rien. Ils remboursent à l’Etec le prix que leur coûterait un billet en classe affaire. D’ailleurs, pour le retour en France de son fils le 25 janvier, Nicolas Sarkozy a sorti 7.632 euros de sa poche. De plus, contacté mercredi par 20 Minutes, le député PS  de l’Aisne et spécialiste des dépenses d’Etat, René Dosière, est venu apporter une précision aux affirmations du Canard: même si l’heure de vol d’un Falcon 50 de l’Etec coûte 5.625 euros, la facture que l’Etec adresse à l’Etat n’est que de 3.600 euros. L’aller-retour Villacoublay-Odessa de l’appareil n’aurait donc été facturé, le cas échéant, qu’environ 25.000 euros. Les droits de Nicolas Sarkozy concernent-ils aussi sa famille? Il y a débat. Selon René Dosière, «avec le fils Sarkozy, on est très clairement dans une affaire de type privée. Il y a une confusion des genres.» Le député estime qu’en étant «très compréhensif, on peut accepter qu’il soit rapatrié par un avion de l’Etec mais le remboursement doit être intégral.» Contacté par 20 Minutes, l’Elysée a un avis différent. «Pour des raisons de sécurité, l’entourage du Président, qui est un entourage exposé, peut bénéficier d’une évacuation», estiment les services de la Présidence, pour qui le «problème sanitaire» de Pierre Sarkozy représentait «un cas de force majeure». Son rapatriement en avion officiel représentait «le moyen le plus sécurisé et le plus adapté». Les avis divergent donc, et il sera difficile de trancher: selon l’Elysée, il n’existe pas de règle écrite sur l’utilisation des vols Etec par le président de la République et sa famille. Il s’agit là d’un débat bien pudique, la vérité c’est que le parfum du pouvoir enivre ceux qui le détiennent et que 40 000 euros, pour eux c’est à peu près comme 20 euros pour un smicard. Sarkozy a le sens de la famille. En octobre 2009, il a tenté d’imposer son fils, Jean,  comme président de l’Epad à la Défense (qui gère  le plus grand quartier d’affaires de l’Europe), pour cela il vire son ami de trente ans Devedjian ; réaction violente de tous, car le fils, Jean, n’a aucune expérience, aucun diplôme sérieux, il a raté deux fois ses examens, abandonné ses études. Sarkozy recule devant le scandale. Quelle crédibilité peut-on accorder à ceux qui exigent la rigueur qu’il ne s’applique pas à eux mêmes ? Il y a confusion, le président de la république française n’a pas le statut de la reine d’Angleterre.

Italie : pas de croissance avant 5 ans

Italie : pas de croissance avant 5 ans

 

L’austérité imposée à l’Italie ne donnera pas d’effet positifs avant 5 ans, a estimé mercredi le vice-ministre de l’Economie Vittorio Grilli.   »Les réformes structurelles commencent à faire sentir leur effet dans un délai de trois à cinq ans. Il y a un potentiel important à saisir et le plus tôt sera le mieux », a déclaré M. Grilli lors d’une conférence de presse à Rome.  Le gouvernement prévoit une baisse du PIB en 2012 située dans une fourchette de 0,4% à 0,5% mais la Banque d’Italie prévoit entre -1,2 et -1,5% tandis que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit pour sa part une baisse de 2,2% pour l’année en cours. M. Grilli a également assuré que l’Italie poursuivrait les efforts visant à réduire sa dette publique à 60% du PIB, estimant cet objectif « absolument possible » dans un délai d’une vingtaine d’années.  L’Italie ploie sous le fardeau d’un endettement de l’ordre de 120% du PIB. M. Grilli a également critiqué le comportement des investisseurs sur les marchés, considérant qu’ils sont obnubilés par le niveau de la dette publique et qu’ils ne tiennent pas suffisamment compte de la stabilité de ses finances publiques et la solidité de son économie.   »Le niveau de la dette est un élément, il ne reflète pas la totalité d’une situation » économique donnée, a-t-il dit. M. Grilli, ancien directeur général du Trésor italien, s’est également montré critique envers les agences de notation qui ont récemment de nouveau abaissé la note de l’Italie. « Elles ont tendance à donner un instantané du passé et non une image de l’avenir. La valeur informative de ces notations est très basse », a-t-il dit. En vérité super Mario déçoit et l’austérité ne fait qu’enfoncer l’Italie. La rigueur budgétaire ne peut suffire ; elle est nécessaire mais sans relance de la croissance elle asphyxie l’économie et ne permet pas même de redresser les comptes publics. C’est la problématique dans la plupart des Etats membres de l’Europe. Pour l’instant en dépit des prières de Mario Monti auprès de l’Allemagne d’une part pour assouplir les exigences budgétaires, d’autre part pour relancer l’économie, la réponse de Merkel est claire : » pas question, on a déjà assez payé ». On attendra donc les effets systémiques de la crise sur l’Allemagne pour faire évoluer la politique européenne ; cela ne saurait tarder, il ne faudra pas six mois pour que l’Allemagne comprenne qu’en enfonçant les pays endettés, elle s’enfonce elle-même. Toute vertu (même allemande) est fondée sur la mesure (Sénèque).Et pour l’immédiat, la mesure, dans les deux sens du terme, se fait attendre.

Le marché automobile français s’écroule

Le marché automobile français s’écroule

Moins 20,7% en janvier dans l’Hexagone. Renault et PSA plongent. Les constructeurs tricolores ont particulièrement reculé. PSA a chuté de 27,4% à 45.554 unités. La marque Peugeot recule de 29,6% et la marque Citroën de 24,7%. Le groupe Renault fait pire encore. Il a plongé le mois dernier de 32,7% à 32.887. La marque au losange elle-même recule de 36,9%, alors que la filiale roumaine à bas coûts Dacia ne s’effrite que de 10,5%.  En janvier 2012, avec 147.143 immatriculations, le marché automobile français s’est affiché en baisse de 20,7 % en données brutes (de 24,3 % à nombre de jours ouvrables comparable). Parmi les étrangers, le groupe Volkswagen poursuit en revanche une offensive qui ne se dément pas. Ses immatriculations de voitures ont progressé de 18,2%. La marque allemande  elle-même croît de 26,8%. A l’exception du label espagnol Seat, les autres marques du consortium germanique sont en hausse (de 15,1% pour Audi, 18,3% pour Skoda). BMW est aussi en progression (de 16%). Tout comme Nissan, l’allié japonais de Renault (+18,4%), qui dépasse désormais Toyota (-19,3%). Ford recule pour sa part de 10,5%, Fiat chute de 33% et GM de 37,7%. Des résultats décevants pour les marques françaises qui s’expliquent conjoncturellement par la prime à la casse maintenant supprimée et qui profitait surtout aux petits modèles français pas chers , structurellement par le vieillissement des gammes de Renault et Peugeot., manque d’innovation, manque de compétitivité à qualité égale, bref le mal de l’industrie française.

Sarkozy menace ses ministres

Sarkozy menace ses ministres

Le chef de l’Etat a menacé mercredi matin en Conseil des ministres les membres du gouvernement qui ont « deux stratégies » et appelé à resserrer les rangs. Une critique à peine voilée de ceux qui doutent et qui déjà pensent à l’après Sarkozy.  Qui visait le président? En priorité les « quadras » de son gouvernement mais aussi ses ministres et secrétaires d’Etat qui, selon l’Elysée, ne s’implique pas assez et pensent déjà à se recaser. La reprise en main ne visait pas en revanche François Fillon qu’il ne cesse de féliciter depuis le début de l’année pour son offensive contre la gauche. « Sarko et Fillon sont en pleine de lune de miel », souligne un dirigeant de la majorité. En revanche, Alain Juppé a reculé de quelques cases depuis son débat raté face à François Hollande. « Le Président a été déçu par la prestation de son ministre des Affaires étrangères », rapporte un proche. De fait, on peut s’étonner que Juppé ait été autant dominé sur la forme comme sur le fond (voir article) lors de sa confrontation avec Hollande. Juppé a la stature d’un homme d’Etat, il en connaît tous les rouages, il ne parle pas pour ne rien dire, il connaît ses dossiers. Logiquement, on pouvait s’attendre à e qu’il domine Hollande encore « un peu vague » sur ses propositions ; En fait Juppé ne pouvait défendre ce qui est indéfendable d’autant qu’il n’est que partiellement impliqué dans le bilan de Sarkozy. Il a fait le métier devant Hollande sans grande conviction. Sur le plan économique notamment, il s’est montré bien peu pugnace tant pour défendre le bilan du président de la république. Bref, comme Hollande lui a fait remarquer malicieusement un candidat Juppé aurait été autrement à la hauteur. Mais d’autres ministres notamment les jeunes sont dans le même état d’esprit. Il fauta dire qu’ils n’ont guère été consultés sur le récent plan Sarkozy fruit hybride des conseillers en communication et des experts en « fast-économie ».

Bayrou annonce son programme : cette fois le chiffrage est meilleur

Bayrou annonce son programme : cette fois le chiffrage est meilleur

 

 Il faudra quand même préciser ; Surtout dire avec quelle majorité il pourra gouverner. De toute évidence ce sont les propos les plus cohérents de tous les candidats. » «  Notre ennemi c’est le surendettement, notre ennemi c’est le chômage et nous allons les vaincre, ces deux ennemis avec une politique d’ensemble, une méthode précise, un calendrier, et les Français auront donc les moyens de vérifier les résultats. » Pour François Bayrou, l’annonce par le président de la République d’une augmentation de la TVA pour financer la protection sociale constitue une augmentation d’impôts déguisée et les 20 milliards d’euros de dépenses nouvelles voulues par François Hollande sont une « course à l’abîme ». Pourtant Bayrou prévoit une augmentation d’un point de la TVA au 1er janvier 2012 et, si la croissance n’est pas au rendez-vous, d’un point supplémentaire en 2014 (20 milliards sur trois ans) et l’instauration de deux tranches supplémentaires d’impôt sur le revenu (10 milliards d’euros). François Bayrou entend revenir à l’équilibre des finances publiques « à la fin de 2015″, alors que le déficit est attendu par le gouvernement à 5,4%, voire 5,3% du PIB en 2011. « Il s’agit d’un retour à l’équilibre, car seul le retour à l’équilibre permettra de faire baisser la dette du pays et de nous exonérer de la situation de surendettement dans laquelle nous sommes », a-t-il dit.  « Et seul l’équilibre et une politique décidée permettra de réarmer la France pour qu’elle redevienne un pays productif, c’est-à-dire créateur d’emplois, créateur de richesses. »Bayrou entend d’abord réaliser 50 milliards d’euros d’économies en se montrant très économe dans la gestion de la dépense publique. Il prône ensuite 50 milliards d’euros de recettes par un « coup de rabot » sur les niches fiscales (20 milliards en trois ans), une augmentation d’un point de la TVA au 1er janvier 2012 et, si la croissance n’est pas au rendez-vous, d’un point supplémentaire en 2014 (20 milliards sur trois ans) et l’instauration de deux tranches supplémentaires d’impôt sur le revenu (10 milliards d’euros).Parallèlement à cet effort, il entend « réarmer » la France. « Cette stratégie ne peut être basée que sur le produire en France », a-t-il dit en annonçant que s’il était élu il créerait un commissariat national aux stratégies placé auprès du président et dirigé par une personnalité de haut vol. La mise en réseau des grandes entreprises et des PME grâce à des incitations fiscales et la création d’un livret d’épargne industrie font également partie de son programme. François Bayrou propose aussi une cogestion à l’allemande des entreprises dans laquelle les salariés participeraient à la définition des objectifs stratégiques en étant présents au conseil d’administration avec droit de vote. « Je proposerai une négociation nationale autour de la rénovation du climat social dans l’entreprise », a-t-il expliqué en rejetant les pactes compétitivité-emploi sur les salaires et les effectifs prônés par Nicolas Sarkozy. Globalement donc des propositions beaucoup plus pertinentes que tous les autres candidats. Dommage qu’il se sente obligé de rejeter certaines idées de ses concurrents puisqu’il les reprend à sa manière (TVA, modernisation du dialogue social) ; Il redécouvre les vertus du plan. Encore un « gros mot » puisqu’il le nomme « commissariat national aux stratégies». La grande interrogation, c’est de savoir avec qui il peut gouverner, avec la droite ou la gauche, il devra abandonner certains aspects de la rigueur qu’il propose. Une rigueur forcément incontournable car malheureusement Bayrou et les autres sous-estiment les conséquences en cascade de la crise. Bayrou moins que les autres.

Risque de crédit Crunch, d’après la BCE

Risque de crédit Crunch, d’après la BCE

 

 

Ce que les entreprises constatent aujourd’hui à savoir la réfaction du crédit surtout pour la trésorerie est confirmé par la BCE. Un quart des banques de la zone euro prévoient de durcir leurs conditions de crédit aux entreprises au cours des prochains mois, accentuant une tendance déjà nettement perceptible fin 2011, montre l’enquête trimestrielle publiée mercredi par la Banque centrale européenne. « Les banques participantes ont expliqué l’intensification du resserrement des règles de crédit par la conjonction défavorable de la détérioration des perspectives économiques et de la crise de la dette souveraine de la zone euro, qui a continué de saper la situation financière du secteur bancaire », explique la BCE. Elle ajoute que 35% des banques ont durci leurs conditions de crédit aux entreprises au quatrième trimestre. Cette proportion n’était que de 16% dans l’enquête sur le troisième trimestre 2011 Une banque sur cinq (21%) prévoit une baisse de la demande de prêts des entreprises sur les trois premiers mois de cette année, contre 5% seulement au troisième trimestre. La demande de prêts immobiliers est attendue en baisse par 44% des établissements. C’est le risque le plus grâce pour l’économie réelle, nombre de PME qui fournissent la majorité des emplois risquent d’être en difficultés et même de disparaître. C’est la conséquence la plus grave de cette crise financière dont on dit par ailleurs « qu’elle a retrouvé la stabilité ».

Endettement : 164% du PIB pour la France, 178% pour le Royaume-Uni, 209% pour les Etats-Unis et 314% pour le Japon en 2030 d’après standard and Poor’s

Endettement : 164% du PIB  pour la France, 178% pour le Royaume-Uni, 209% pour les Etats-Unis et 314% pour le Japon en 2030 d’après standard and Poor’s

SP projette en 2030 une dette publique nette (qui exclut celle détenus par des organismes publics) de 164% du produit intérieur brut pour la France, 178% pour le Royaume-Uni, 209% pour les Etats-Unis et 314% pour le Japon.  Donc aucun pays ne serait noté triple A. Mais l’agence de notation estime qu’il y a des réformes possibles pour éviter une telle issue, et qu’elles ont déjà été entreprises dans certains pays, en particulier en Europe où le problème du vieillissement est déjà bien connu.  Elle cite « une simplification » et une informatisation du système de santé, des mesures décourageant la fraude, un recours accru aux financements et aux services privés plutôt que publics et « la réduction de l’étendue et de la générosité de la couverture » des assurances-maladie. Pour la France, on voit mal ce qui pourrait être davantage informatisé, sauf à la marge ; SP reprend l’argument de la fraude. Si fraude il y a, d’abord c’est marginal. Ensuite ce sont des malades, si leurs prestations ne sont pas prises en charge par la sécu. On va différer les traitements. (Ça commence notamment depuis l’augmentation des mutuelles devenues trop chères pour certains) ; Finalement, les patients dont la maladie va s’aggraver seront prix en charge par la collectivité après passage dans l’hôpital public. Pas sûr que le bilan comptable soit meilleur.la vraie mesure est annoncée, la réduction de la « généreuse couverture »  des assurances maladie. Un pronostic ; d’ici 2030, si rien ne change les frais médicaux seront remboursés mais moitié moins qu’actuellement.

 

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