Merkel : un petit pas vers la croissance, tout petit !

Merkel : un petit pas vers la croissance, tout petit !

 

Merkel avance, mais à son pas, celui de l’escargot. Elle a d’abord prononcé le mot croissance puis avance l’idée d’utiliser quelques outils européens, pas la BCE ou l fonds européen MES mais le BEI et le fonds d’infrastructures ; ce ne sont pas es mêmes fonds, ni les mêmes sommes ; mais on progresse ; comme pour la Grèce (et sans doute l’Espagne), trop peu, trop tard. Angela Merkel se dit donc dans un journal allemand favorable à un renforcement des capacités de la Banque européenne d’investissement (BEI) et à une utilisation plus flexible du Fonds d’infrastructure de l’Union européenne afin de soutenir la croissance.   »J’imagine qu’on peut renforcer davantage les capacités de la Banque européenne d’investissement », a dit la chancelière allemande, selon un extrait de l’interview qui sera publiée samedi par le Leipziger Volkszeitung.  Cette déclaration traduit un infléchissement de la position de Berlin, apôtre de l’austérité au sein de l’UE, face à la multiplication des appels à prendre des mesures de soutien à la croissance.  François Hollande, candidat à l’élection présidentielle en France, s’est dit déterminé cette semaine à renégocier le pacte budgétaire européen, le renforcement des capacités de financement de la BEI faisant partie des propositions qu’il a formulées.  Le Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Oli Rehn, s’est également prononcé la semaine dernière en faveur d’un renforcement de 10 milliards d’euros du capital de la BEI.  Une telle mesure augmenterait la capacité de prêt de la BEI à 60 milliards d’euros et renforcerait par conséquent les capacités d’investissement en Europe à 160 milliards d’euros, a-t-il expliqué à Reuters.  François Hollande s’est également dit favorable à ce que la BEI joue un rôle de financement plus fort et à ce que les fonds structurels européens soient utilisés de manière plus efficace -sujets qui seront au menu d’une réunion des ministres des Finances de l’UE mi-mai.  Angela Merkel appuie dans l’interview au Leipziger Volkszeitung l’idée d’une plus grande flexibilité des Fonds d’infrastructure et de formation, jugeant que cela pourrait soutenir les petites et moyennes entreprises.  Elle s’oppose en revanche toujours à une renégociation du pacte budgétaire, adopté par 25 des 27 pays de l’UE. La chancelière allemande, qui a apporté son soutien politique à Nicolas Sarkozy, ajoute dans l’interview qu’elle pense pouvoir travailler efficacement avec celui qui remportera l’élection présidentielle française, quel qu’il soit.

 

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Pendant que Kerviel « trinque », les patrons des banques européennes ignorent la crise

Pendant que Kerviel « trinque », les patrons des banques européennes ignorent la crise

 

En 2010, la rémunération (en cash et en stock-options) des dirigeants des banques européennes – aujourd’hui appelées à se recapitaliser en urgence – a grimpé de 12,5%, à 380 millions d’euros au total, selon une étude du cabinet AlphaValue. Non seulement cette somme est supérieure de 40% à la moyenne des autres secteurs d’activité, d’après le bureau de recherches, mais, surtout, le parcours boursier des banques n’est pas à l’avenant. L’an dernier, l’indice Bloomberg des services financiers en Europe s’est affaissé de 11,5%, soit une baisse plus importante que celle du Dow Jones Euro Stoxx 50 (-7,5%). L’écart s’est encore creusé depuis janvier, crise de la dette dans la zone euro oblige, avec une dégringolade de 30% des valeurs bancaires européennes, près de deux fois supérieure au repli du marché. « Les hausses des rémunérations des dirigeants des banques sont en contradiction avec les baisses de valeur supportées par les actionnaires. Elles amplifient la destruction de valeur dans le secteur », s’insurge AlphaValue. Certes, après deux années de crise financière, les grandes banques avaient sensiblement redressé leurs résultats, en 2010. Mais cela n’avait pas empêché le Fonds monétaire international de tirer la sonnette d’alarme dès avril, peu après la saison des résultats annuels, en pointant l’insuffisance des fonds propres des banques européennes. « La crise bancaire actuelle montre que ces augmentations de rémunérations n’étaient tout simplement pas justifiées », insiste AlphaValue. Des augmentations synonymes d’envolées en France, où la rémunération moyenne des dirigeants de banques a bondi de 44,8%, en 2010, alors que leurs homologues britanniques ont dû se contenter d’une hausse de 8,3%. Les états-majors des établissements allemands ont même vu leur rémunération fondre de 7%, l’an dernier. Mais les banquiers français partaient de beaucoup plus bas, avec une rémunération moyenne de 865.075 euros en 2010, selon AlphaValue, contre 3,3 millions pour leurs confrères d’outre-Rhin et 5,8 millions pour leurs pairs britanniques. Ces derniers sont les mieux payés d’Europe (voir tableau ci-dessous). A commencer par Bob Diamond, président de Barclays. L’homme pointe à la première place du palmarès des dix PDG les mieux rémunérés du secteur bancaire européen, avec une enveloppe de 11,6 millions d’euros en 2010 (dont un tiers en cash). Ce qui représente une flambée de… 1.700% par rapport à 2009. À noter qu’aucun PDG de banque française ne figure dans ce « top ten » mais ça va quand même bien pour eux. Pas étonnant, dans ces conditions, que la rémunération moyenne des grands banquiers britanniques représente entre 42 et 65 fois le salaire moyen de leurs employés, contre des multiples de 5 à 15 pour les banques françaises.

Société Générale : Jérôme Kerviel : le bouc émissaire facile

Société Générale : Jérôme Kerviel : le bouc émissaire facile

 

Kerviel n’est sans doute pas innocent ; pour autant, il n’est que le produit d’un système et demeure un bouc émissaire facile pour dissmuler les stratégies plus que douteuses non seulement de la Société Générale mais de la plupart des banques. Kerviel avait été condamné le 5 octobre 2010 à 5 ans de prison, dont 3 ferme, et à des dommages et intérêts colossaux de 4,9 milliards d’euros, correspondant à la perte subie par la banque. Il doit être de nouveau jugé du 4 au 28 juin. Ce jugement est évidemment ridicule. Les grands patrons de banques n’ont nullement inquiétés pour avoir fait perdre des milliards à leurs banques. Pire, leurs honteuses rémunérations n’ont jamais été remises en cause ; la justice ne s’honore à travers cette condamnation qui épargne les autres vrais coupables; c’est le sacrifice de la substitution, substitution d’une faute collective de management sur un cinquième couteau coupable seulement d’avoir un zèle très excessif. Au côté de son avocat Me David Koubi, qui a repris le dossier en mars et dont le nom est notamment associé à l’affaire Tristane Banon – Jérôme Kerviel a assuré n’avoir « jamais, jamais détourné ni volé le moindre centime ». « Je nourris l’espoir d’une réformation du jugement en appel », a-t-il ajouté. « Pour moi, ces quatre dernières années ont été un enfer, et pour mes proches également. Mon nom a été sali et traîné dans la boue, a-t-il déclaré, rapporte Europe 1. Me David Koubbi a fait état d’ »enregistrements sauvages » de Jérôme Kerviel réalisés en 2008 par Société Générale, qui ont été « coupés, « trafiqués ». C’est « la raison pour laquelle nous déposons plainte entre les mains du procureur de la République pour faux et usage de faux, car le discrédit de cette pièce a eu pour conséquence la manipulation de la justice lorsqu’elle a condamné » Jérôme Kerviel, a-t-il dit. « La cour d’appel nous a autorisés la semaine dernière à avoir accès à un certain nombre de scellés : l’un consiste en des enregistrements sauvages réalisés à l’insu de M. Kerviel, qui avait été convoqué dans les locaux de la Société Générale et enregistré illicitement à son insu pour obtenir des aveux de sa part, entre le 19 et le 20 janvier 2008″, a déclaré l’avocat. « Sur douze heures de présence, il y a des coupures qu’on ne s’expliquait pas, la totalité de ces blancs constituent près de six heures. Nous avons désigné des experts informatiques (…). Selon leurs conclusions, ces bandes ont été trafiquées », a dit Me Koubbi. Or « ces pièces avaient été présentées de A à Z comme les aveux de M. Kerviel », a insisté l’avocat. M. Kerviel, 35 ans, a évoqué lui-même un morceau de conversation qui n’est pas apparu dans les enregistrements : « Je me souviens très bien avoir interpellé un de mes supérieurs, lui disant : « tu étais au courant de ce que je faisais ». (…) Il s’était fait exfiltrer de la salle à ce moment-là ». Cinq semaines avant l’ouverture de son procès en appel, Jérôme Kerviel donnait « sa première conférence de presse depuis 2010″, selon son avocat. En première instance, le tribunal correctionnel avait jugé Jérôme Kerviel seul responsable du cataclysme qui avait bien failli couler la Société Générale début 2008, en pleine crise financière mondiale. Le jeune homme avait été condamné le 5 octobre 2010 à 5 ans de prison, dont 3 ferme, et à des dommages et intérêts colossaux de 4,9 milliards d’euros, correspondant à la perte subie par la banque. Il doit être de nouveau jugé du 4 au 28 juin. Il y a une semaine, Me Koubbi avait annoncé le dépôt d’une plainte pour « escroquerie au jugement » contre la Société générale. Il accuse la banque d’avoir caché à la justice le fait d’avoir récupéré grâce à un mécanisme fiscal 1,7 des 4,9 milliards d’euros qu’elle dit avoir perdus par la faute de Jérôme Kerviel. Il évoque également « la réalisation par la Société générale d’opérations fictives de même nature que celles reprochées à M. Jérôme Kerviel ».

Espagne : chômage record à prés de 25% et 50% chez les jeunes

Espagne : chômage record à prés de 25% et 50% chez les jeunes

La cure d’austérité enfonce l’Espagne dans la récession et la crise financière. , Le taux de chômage fin mars atteignait 24% ‘(et près de 50% chez les jeunes), un record parmi tous les pays industrialisés.  Lundi, ce même institut confirmera l’entrée officielle de l’Espagne en récession, deux ans à peine après en être sortie. La Banque d’Espagne table sur un recul du PIB de 0,4% au premier trimestre par rapport au précédent, où il avait baissé de 0,3%.   »L’année 2012 va être très faible, en termes de consommation et d’emploi », note Alberto Roldan, analyste de la maison de courtage Inverseguros.  Les banques espagnoles, l’une des grandes sources d’inquiétudes des marchés, accumulaient dans leurs bilans pour 184 milliards d’euros d’actifs immobiliers problématiques fin 2011, ce qui représente 60% de leur portefeuille, a indiqué vendredi la Banque d’Espagne.  Les banques du pays ont sur les bras des crédits risquant de ne pas être remboursés, ainsi qu’un stock d’immeubles et de terrains saisis: ces actifs considérés comme « problématiques » –car à la valeur incertaine– représentaient déjà 176 milliards d’euros en juin 2011, et ce chiffre a donc encore augmenté.  L’Espagne vit « peut-être un des moments les plus difficiles pour son économie », a reconnu vendredi la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, lors de la conférence de presse après le Conseil des ministres.   »En ce moment, nous vivons peut-être un des moments les plus difficiles pour l’économie espagnole (…) mais si nous faisons tous ensemble des efforts, nous allons sortir de la crise », a-t-elle déclaré.  De son côté, le ministre du Budget Cristobal Montoro a admis que le pays vit « un moment d’extrême fragilité », prévoyant un PIB amputé de 1,7% en 2012, dont les deux premiers trimestres négatifs.  La Fondation des caisses d’épargne (Funcas), plus pessimiste, attend sept trimestres de baisse de l’activité (en incluant le dernier trimestre 2011), ce qui augure d’une sortie de récession au second semestre 2013.  Pour Commerzbank, l’Espagne sera le seul pays en zone euro encore dans le rouge en 2013, prévoyant -0,3%. Natixis prédit -0,5%.   »J’ai bien peur que Funcas ait raison », confie Juan José Toribio, professeur à l’IESE Business School de Madrid, et « les plus gros doutes ne concernent pas cette année, pour laquelle je pense que les prévisions du gouvernement sont bien faites, mais plutôt l’an prochain ».  Car 2013 « ne sera pas beaucoup plus simple » que 2012: « il faudra encore continuer avec l’ajustement budgétaire, avec encore les mêmes effets ».  Madrid veut réduire son déficit de 8,51% du PIB en 2011 à 5,3% en 2012 puis 3% en 2013, mais jeudi, Standard & Poor’s a clairement fait savoir qu’elle n’y croyait pas, en dégradant la note du pays de deux crans, à BBB+: elle prévoit 6,2% en 2012 puis 4,8% en 2013.   »Dans un environnement de contraction économique, et contrairement à nos prévisions précédentes, nous pensons que la trajectoire des finances publiques de l’Espagne va probablement se détériorer », a estimé l’agence.  Surtout, attention au « cercle vicieux », insiste M. Roldan: « Chaque euro que vous économisez est un euro qui ne va pas à la croissance ».  L’économiste en chef de HSBC, Stephen King, est du même avis. « La situation en Espagne est en train de se muer en situation à la grecque: la récession est tellement profonde que quand vous faites un pas en avant vers l’austérité, cela vous amène deux pas en arrière ».   »Le grand risque, c’est de tomber dans une spirale récessive », note Jesus Castillo, spécialiste de l’Europe du Sud chez Natixis.   »On a atteint les limites des politiques d’austérité menées à travers l’Europe: l’austérité à tout-va, comme on est en train de l’imposer en Espagne, en Italie, en Grèce, au Portugal, se traduit au final par moins de consommation, donc moins de TVA, plus de chômage, donc moins d’impôt sur le revenu », dit-il, tablant sur un chômage espagnol à 24,8% en 2013.  Il faudrait y ajouter d’ »autres mesures qui, d’une certaine manière, accompagnent la croissance économique ou, du moins, adoucissent la récession », relève M. Toribio.  Mais celles-ci « doivent être prises hors d’Espagne, par la BCE elle-même, avec une politique monétaire expansive », par exemple via un nouveau prêt avantageux aux banques ou en baissant son taux directeur.   »Il faudrait certainement un assouplissement des objectifs de réduction de déficit », ajoute M. Castillo, et « cela suppose, pour les pays en difficultés et qui ont du mal à se financer sur les marchés, une vraie politique (européenne) de soutien et d’aide au financement de leurs besoins ».

 

La croisance se tasse au Etats-Unis

La croisance se tasse au Etats-Unis

 

La croissance de l’économie américaine a ralenti au premier trimestre, les entreprises réduisant leurs investissements et le rythme de reconstitution de leurs stocks, un mouvement atténué toutefois par la vigueur du marché automobile. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,2% en rythme annualisé sur la période janvier-mars, après +3,0% sur octobre-décembre, selon la première estimation publiée vendredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 2,5%, une prévision revue en hausse ces dernières semaines: début janvier, le marché ne tablait que sur 1,5% de croissance pour le premier trimestre. La consommation des ménages, qui représente environ 70% de l’ensemble de l’activité économique, a progressé de 2,9%, son rythme le plus soutenu depuis le quatrième trimestre 2010, après +2,1% sur le dernier trimestre 2011. La construction résidentielle affiche parallèlement sa plus forte hausse depuis le deuxième trimestre 2010, grâce à un climat hivernal inhabituellement doux. Mais l’investissement des entreprises a diminué pour la première fois depuis la fin 2009, de 2,1% en rythme annualisé après un bond de 5,2% sur octobre-décembre. Les futures sur actions américains réduisaient leurs gains après ces chiffres tandis que le dollar amplifiait son recul face au yen et que les cours du pétrole s’orientaient à la baisse.

 

Baisse de 2,9% de la consommation des ménages français en mars, en cause la baisse de l’énergie et de l’alimentation ; il faut s’attendre à une croissance dans le rouge

Baisse de 2,9% de la consommation des ménages français en mars, en cause la baisse de l’énergie et de l’alimentation ; il faut s’attendre à une croissance dans le rouge

 

 Les français se serrent la ceinture, moins de carburant moins de dépenses dans l’alimentation. Les dépenses de consommation des ménages avaient bondi de 2,9% en février sous l’effet de la vague de froid. Sur l’ensemble du premier trimestre, elles augmentent de 0,2%, après avoir progressé de 0,3% au quatrième trimestre 2011, précise l’Insee dans un communiqué. « La baisse des dépenses en mars est en grande partie imputable au recul des dépenses en énergie et, dans une moindre mesure, à celui des dépenses alimentaires », explique l’institut. Ainsi, la consommation en produits alimentaires s’est repliée de 2,3%, après deux mois consécutifs de hausse. Elle a progressé de 1,0% sur l’ensemble du premier trimestre, après un infléchissement de 0,1% au quatrième trimestre 2011. Quant à l’énergie, l’Insee constate un « retour à la +normale+ après la vague de froid en février ». Après un mois de février en nette hausse en raison des dépenses de chauffage liées à la vague de froid, la consommation des ménages en énergie chute par contrecoup en mars (-11,3%) », explique l’Institut. Sur l’ensemble du premier trimestre, elle a augmenté de 4,0%, après avoir reculé de 3,2% au quatrième trimestre 2011. Les dépenses en biens durables ont progressé en mars (+1,5%, après -0,9% en février). Sur l’ensemble du trimestre, elles ont reculé de 3,3% après une hausse de 2,7% au quatrième trimestre 2011. Les dépenses en automobiles se sont nettement ressaisies en mars, gagnant 2,3% après un recul de 0,5% en février mais elles restent en forte baisse sur le premier trimestre (-5,6%, après +4,4%). La consommation d’équipement du logement a augmenté légèrement en mars (+0,2% après -0,6% en février) mais a reculé sur le trimestre (-0,9%, après +1,3%). La consommation de textile-cuir a diminué de 2,5% en mars, après un mois de février « dynamique » du fait de l’effet de la vague de froid sur les achats de vêtements. Elle a reculé de 0,8% sur le premier trimestre (après +1,5%).

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vendredi 27 avril 2012

 

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Europe : Après la chute de la confiance en avril, vers un deuxième trimestre 2012 de récession

Europe : Après la chute de la confiance en avril, vers un deuxième trimestre 2012 de récession

On escomptait une reprise au second trimestre mais ce sera sans doute la récession. L’indice de confiance des chefs d’entreprises et des consommateurs s’est nettement replié en avril dans la zone euro, renversant la tendance après un début d’année encourageant, a indiqué jeudi la Commission européenne qui publie cet indicateur. L’indice de confiance économique s’est inscrit à 92,8 points contre 94,5 points le mois précédent. Il est ainsi revenu à son niveau de décembre. En revanche, l’indice de confiance économique est resté stable dans l’ensemble de l’Union européenne à 93,2 points, comme en mars. Le repli constaté en zone euro a été causé par l’affaiblissement de la confiance dans les secteurs industriel et des services. En revanche, l’indice s’est amélioré dans celui de la distribution. Cette baisse « confirme le tableau pessimiste déjà dépeint par d’autres indicateurs, comme l’indice PMI » sur l’activité du secteur privé, publié lundi et qui s’est fortement contracté en avril dans la zone euro, souligne Ben May, de Capital Economics. Il s’agit d’une baisse « substantielle », qui constitue « un nouveau revers pour les espoirs de reprise en Europe, déjà déclinants », souligne pour sa part Howard Archer, d’IHS Global Insight. De son côté, son collègue Martin Van Vliet, d’ING, souligne que l’indice se situe « bien en-dessous du consensus de 94,2″ établi parmi les économistes, et « au niveau de décembre, qui constituait un plus bas en deux ans ». Pour lui « le sursaut du sentiment économique observé dans la zone euro en début d’année a fait long feu ». Malgré le répit apporté par la Banque centrale européenne (BCE) avec ses opérations de prêts à trois ans aux banques, « la confiance a recommencé à se détériorer ces derniers mois, infligeant un camouflet à ceux qui pensaient que les programmes d’austérité budgétaire amélioreraient la confiance ». « Avec toujours plus d’austérité dans les tuyaux et la crise de la dette qui continue, une reprise de la confiance économique d’ici la fin de l’année est improbable et cela pourrait mettre en péril le retour à une croissance modeste d’ici la fin de l’année », selon lui. Pour Howard Archer, le PIB de la zone euro « se dirige vers un troisième trimestre consécutif de contraction au deuxième trimestre 2012″ et cela « met la pression sur la BCE pour qu’elle abaisse ses taux d’intérêt ». Il juge cependant que l’institution de Francfort maintiendra son principal taux directeur à 1% lors de sa prochaine réunion le 3 mai, « étant donné que l’inflation devrait continuer à se maintenir ». Parmi les pays de la zone euro, l’indice de confiance s’est le plus fortement dégradé en Italie (-5,7 points), en Espagne (-1,8 point) et en Allemagne (-1,0 point). Il a très peu varié en France (-0,4 point) et s’est en revanche amélioré aux Pays-Bas (+1,2 point). L’indice du moral des entrepreneurs, publié séparément par Bruxelles, a lui chuté en avril: il s’est établi à -0,52 point contre -0,28 point le mois précédent, selon des chiffres révisés par la Commission européenne.

 

La Grèce à nouveau bientôt dans la tourmente

La Grèce à nouveau bientôt dans la tourmente

 

Pas de surprise, la Grèce s’enfonce dans la récession ( -5% pour le PIB) et les perspectives de rétablissement des équilibres ne seront pas tenus. De nouveaux délais seront nécessaires. Selon le journal Ta New, le ministre grec des Finances mènerait des discussions avec le Fonds monétaire international dans le but d’obtenir un délai supplémentaire pour atteindre les objectifs fixés par l’institution internationale et par l’Europe. Le gouvernement hellène espère repousser à 2015 la date limite pour rentrer dans les clous fixés par ses prêteurs.  Le ministre des Finances grec mène des discussions avec les prêteurs pour allonger la période de l’ajustement fiscal prévu d’un an soit jusqu’en 2015, rapporte le journal grec Ta Nea. Filippos Sachinidis aurait en effet évoqué cette possibilité avec des représentants du Fonds monétaire international (FMI) à Washington en fin de semaine dernière. L’allongement du délai d’ajustement est un des points centraux de la campagne du leader du parti socialiste grec, le Pasok, Evangelos Venizelos. Celui-ci promet qu’il demandera à la troïka de donner à la Grèce jusqu’à 2015 et non 2014 pour réduire son déficit public. « Nous pensons que cela rendra l’ajustement un peu plus facile », a déclaré le porteparole du Pasok, Fofi Gennimata sur une chaîne de télévision grecque jeudi. Le chef de la mission grecque du FMI, Poul Thomson, devrait se rendre à Athènes après l’élection du 6 mai. Selon des sources provenant du FMI, Poul Thomsen pourrait mener une visite de deux jours afin de rendre compte de la situation suivant l’élection. Les représentants du FMI, ainsi que ceux de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, doivent se rendre à Athènes en juin pour faire un point sur l’avancée du gouvernement hellène vers les objectifs fixés par l’Europe et l’institution internationale. Le gouvernement hellène a pour objectif de réduire son déficit public à 5,5% du Produit intérieur brut (PIB), soit une économie de quelque 11 milliards d’euros en 2013 et 2014, rappelle le site ekathimerini.com.

Lefebvre : « le pouvoir d’achat a augmenté mais le reste à vivre (hors dépenses contraintes) a diminué » !!! ça veut dire quoi ?

Lefebvre : « le pouvoir d’achat a augmenté mais le reste à vivre (hors dépenses contraintes) a diminué » !!! ça veut dire quoi ?

Pas facile à comprendre la dialectique politique. Frédéric Lefebvre, le secrétaire d’État chargé du Commerce, a rappelé lors d’un débat sur Europe 1 avec Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande, que le pouvoir d’achat était une priorité de Nicolas Sarkozy. « Évidement que le pouvoir d’achat c’est une priorité. Cette crise est une ombre qu’il y a eu sur ces cinq années de gouvernement et en même temps, notre pays s’en est mieux tiré en pouvoir d’achat que les autres pays européens qui étaient dans la crise. Selon les chiffres de l’Insee, c’est 1,4% d’augmentation en moyenne par an », a insisté Frédéric Lefebvre. « Mais les dépenses contraintes ont augmenté. Du coup, les reste à vivre pour les Français a diminué », a ajouté le secrétaire d’État chargé du Commerce. En calai ça veut dire quoi ? Que le pouvoir d’achat a été globalement amputé, qu’il a diminué  Comme dirait Guaino, ce n’est pas terrible mais c’est pire ailleurs. Tout cela n’est d’ailleurs pas faux car le cure va s’amplifier dans les semaines et les mois qui vont suivre l’élection.

 

Pour The Economist, Hollande est « dangereux » mais a raison de penser que l’austérité voulue par l’Allemagne étrangle l’Europe

Pour The Economist, Hollande est « dangereux » mais a raison de penser que l’austérité  voulue par l’Allemagne étrangle l’Europe

Curieuse et contradictoire réaction du journal  britannique du monde des affaires qui  estime qu’une élection de François Hollande à la présidence serait « mauvaise pour son pays et pour la France » et qualifie le candidat socialiste d’ »homme plutôt dangereux ». Sous le titre « Le dangereux M. Hollande », l’éditorial du numéro à paraître vendredi vote pour le rival du candidat socialiste, le président de droite sortant Nicolas Sarkozy. « Si nous avions une voix le 6 mai, nous la donnerions à M. Sarkozy, non tant pour ses mérites que pour écarter M. Hollande », déclare-t-il. « Bien que vous ne le devineriez jamais à la vue des programmes sur lesquels les candidats ont fait campagne », ironise l’hebdomadaire, « la France a un besoin criant de réforme ». « La dette publique est élevée et en hausse, l’Etat n’a pas connu d’excédent budgétaire depuis plus de 35 ans, les banques sont sous-capitalisées, le chômage est persistant et corrosif et, à 56% du PIB, l’Etat français est le plus gros de tous les pays européens », résume The Economist. « Le programme de M. Hollande est une bien piètre réponse à tout cela », écrit l’hebdomadaire. Il cite en exemples les voisins de la France qui ont eux « mené de véritables réformes » et accusant le candidat de parler « beaucoup de justice sociale et pratiquement pas de la nécessité de créer des richesses ». The Economist voit en revanche « un très bon point » dans l’opposition du candidat socialiste à « la sévère contraction budgétaire dirigée par l’Allemagne et qui étrangle les chances de rétablissement de la zone euro ». Mais pour ses éditorialistes, « il le fait pour de mauvaises raisons et il fera probablement tant d’autres erreurs que la prospérité de la France (et de la zone euro) serait mise en péril ». « Il s’agit principalement d’une résistance au changement et d’une détermination à préserver le modèle social français à tout prix », estime The Economist. « M. Hollande ne propose pas de ralentir l’ajustement budgétaire pour adoucir le chemin des réformes: il propose de ne pas réformer du tout. Il n’est pas étonnant que la chancelière d’Allemagne Angela Merkel ait dit qu’elle ferait campagne contre lui », écrit-il. Mais « tous les chanceliers allemands ont fini par apprendre à dresser le président du pays voisin et M. Hollande serait un partenaire moins versatile que M. Sarkozy », se rassure l’hebdomadaire libéral. « Une chose est certaine: un président français si hostile au changement minerait la volonté de l’Europe de mener les réformes douloureuses qu’elle doit à terme adopter pour que l’euro survive. Cela fait de lui un homme plutôt dangereux », conclut l’éditorial. Et Cameron dangereux ou pas ? C’est le second trimestre de récession en Grande-Bretagne ; Là The Economist ne dit rien.

Guaino : la situation du chômage est désastreuse mais elle est pire ailleurs

Guaino : la situation du chômage est désastreuse mais elle est pire ailleurs

 

On se console comme on peut, Henri Guano reconnaît que la situation est désastreuse mais comme elle est pire ailleurs, les chômeurs seront peut-être réconfortés ; Un véritable aveu d’impuissance sur la question centrale qui préoccupe les français dans cette campagne électorale qui encourage l’attentisme et pèse donc négativement sur la croissance. Le chômage a augmenté pour le onzième mois consécutif en France en mars pour atteindre son plus haut niveau depuis septembre 1999, une mauvaise nouvelle de plus pour le président sortant, toujours devancé dans les sondages à dix jours du second tour. La dégradation a touché toutes les catégories de demandeurs d’emploi le mois dernier et porte la hausse du nombre de chômeurs à 35% depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007. « M. Sarkozy, plus que jamais le candidat du vrai chômage ! », déclare la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, ironisant dans un communiqué sur le désir du président sortant d’organiser une fête du « vrai travail » le 1er mai en marge des défilés traditionnels des syndicats. Le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant exercé aucune activité (catégorie A) a augmenté de 16.600 (+0,6%) en mars en France métropolitaine pour atteindre 2.884.500, selon le ministère du Travail et Pôle Emploi. Sur un an, la hausse est de 7,2%. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 30.700 (+0,7%) en mars à 4.309.300 (+6,4% sur un an). Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C s’inscrit à 4.582.000. « Il faudra attendre la seconde partie de 2012, voire la fin de 2012 pour que le chômage se résorbe », déclare le Premier ministre, François Fillon, dans un entretien à paraître vendredi dans Les Echos. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino a pour sa part déclaré: « Je ne dis pas qu’il y a de quoi être satisfait de la situation, elle est désastreuse, mais elle est tellement pire ailleurs. »

Dégradation de l’Espagne par Standard & Poor’s

Dégradation de l’Espagne par Standard & Poor’s

 

Trous financiers, récession, chômage, tension des taux, l’Espagne paye la facture  avec une dégradation (qui va encore peser sur les taux). Standard & Poor’s a donc abaissé jeudi la note de la dette souveraine espagnole à « BBB+ » contre « A », avec perspective négative, évoquant des risques de dérapages budgétaires qui risquent d’être plus importants que prévu. L’agence de notation juge probable que Madrid doive apporter une aide à son secteur bancaire qui continue de payer le prix de l’éclatement de la bulle immobilière. Les difficultés du secteur bancaire espagnol ont trouvé une nouvelle illustration jeudi avec la publication des résultats de Santander. L’établissement de crédit, première banque de la zone euro, a annoncé une baisse de près d’un quart de son chiffre d’affaires, conséquences de provisions constituées en partie pour couvrir une augmentation des défauts en Espagne. Les banques espagnoles augmentent leurs fonds propres pour couvrir un déficit de financement représentant des dizaines de milliards d’euros, ceci résultant d’une situation où elles avaient prêté à tout-va à un secteur immobilier en pleine expansion jusqu’en 2008 mais devenu depuis sinistré. S&P probable une détérioration de la trajectoire du budget espagnol en raison de la contraction de l’économie. « Nous pensons que les risques sont de plus importants pour ce qui est des performances budgétaires et de la flexibilité, ainsi que pour le fardeau que représente la dette souveraine, en particulier en raison des nouvelles contingences qui pourraient se matérialiser dans le bilan du gouvernement », explique l’agence dans un communiqué. Le gouvernement espagnol a dit juger que S&P n’avait pas pris en considération les réformes annoncées depuis décembre et qui sont destinées à relancer l’économie.  

 

Les dirigeants se réveillent et comme Hollande veulent un pacte de croissance européen

Les dirigeants  se réveillent et  comme Hollande veulent un pacte de croissance européen

 

Monti, après Draghi, rejoint Hollande pour un pacte de croissance, Van Rompuy également, comme le premier ministre belge ou les économistes britanniques. L’idée fait son chemin, même Merkel du bout des lèvres a prononcé le mot. Evidemment on prend des précautions oratoires pour dire qu’il ne s’agit pas de mettre en cause le pace de stabilité budgétaire ou d’engager des dépenses conjoncturelles qui alourdiraient les déficits.  Que reste-t-il alors sinon le soutien soit d’un fonds européen, soit le soutien direct de la BCE à ce pacte stratégique pour l’emploi ? En fait on constate une tactique de contournement de l’Allemagne pour éviter de la froisser , en même temps la volonté d’affirmer que la seule austérité mène tout droit dans le mur y compris sur le plan de équilibres financiers publics voire privés ; Intervenant lors d’un colloque de chefs d’entreprise à Bruxelles, le président du Conseil italien a souligné que l’Europe risquait de plonger dans une récession économique prolongée si elle se focalisait sur la rigueur budgétaire. « Sans demande, la croissance ne se matérialisera pas. Toutes les réformes que nous mettons actuellement en place sont déflationnistes », a déclaré Mario Monti. Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), a jugé mercredi que la zone euro avait désormais besoin d’un « pacte de croissance » après avoir porté toute son attention sur la réduction des dettes et déficits publics. Cette prise de position a été saluée par François Hollande, favori du second tour de l’élection présidentielle en France, qui souhaite, s’il est élu le 6 mai, inclure un volet croissance dans le pacte budgétaire adopté en mars ou élaborer un texte complémentaire sur ce thème. S’exprimant peu avant Mario Monti, le Premier ministre belge, Elio di Rupo, a repris les termes employés la veille par Mario Draghi. « Je plaide pour un pacte européen sur la croissance », a-t-il dit. Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, a pour sa part souligné que la croissance était désormais « la première priorité des dirigeants européens ». Il a annoncé qu’il pourrait organiser une réunion informelle sur ce thème avant le sommet européen des 28 et 29 juin. Mario Monti a toutefois pris soin de ne pas critiquer la position de l’Allemagne, qui insiste sur le rétablissement des comptes publics de ses partenaires de la zone euro. « Nous rejetons les vieilles politiques consistant à fabriquer de la croissance en creusant les déficits (…) et des dépenses sans lendemain », a-t-il dit.

 

Forte hausse du chômage en mars : +7,2% sur un an et 4.3 millions sans emploi ou en activité réduite

Forte hausse du chômage en mars : +7,2% sur un an et 4.3 millions sans emploi ou  en activité réduite

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité en France métropolitaine a augmenté en mars pour le onzième mois consécutif, pour atteindre 2,884 millions de personnes, soit 16 600 de plus qu’en février, a annoncé jeudi le ministère du Travail. Ces statistiques de la Dares, les dernières annoncées avant le second tour de la présidentielle, montrent une nette augmentation par rapport au mois précédent (+ 0,6 %, après + 0,2 % en février). La hausse reste cependant inférieure aux chiffres du dernier trimestre 2011 (+ 23 200 en moyenne chaque mois). Sur un an, le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) s’est accru de 7,2 %. En incluant les personnes exerçant une activité réduite (catégorie A +, B et C), ce sont 4,309 millions de personnes qui cherchaient un travail fin mars, soit une hausse de 30 700 demandeurs d’emploi (+ 0,7 % sur un mois). Outre-mer compris, 4,582 millions de demandeurs d’emploi étaient recensés, sans activité ou avec activité réduite. Les femmes ont été plus concernées en mars par cette hausse que les hommes (+ 0,8 % d’inscrites à Pôle emploi en catégorie A, contre + 0,4 % pour les hommes). Le répit pour les jeunes est également terminé : après deux mois de baisse du nombre d’inscrits de moins de 25 ans sans aucun travail à Pôle emploi, leur nombre est en augmentation de près de 1 %. La hausse est également plus marquée pour les seniors (+ 1,1 % sur un mois). Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité âgés de plus de 50 ans a augmenté de 15 %. Le nombre de chômeurs de longue durée (plus d’un an), avec ou sans activité, suit l’augmentation moyenne (+ 0,6 % sur un mois, 7 % sur un an).

 

La France veut fermer les frontières : du pipeau, impossible

La France veut fermer les frontières : du pipeau,  impossible

 

 

Juridiquement il est impossible à un Etat de fermer ses frontières tant que cet Etat appartient à l’Europe et l’appel de Sarkozy est purement électoral. Ce qui est réellement en cause, c’est la dimension de l’union économique, son fonctionnement, ses disparités économiques et sociales. Ses traditions aussi quant au rapport à la loi. L’Europe n’est qu’un espace de libre échange sans règles communes, sans vision, sans politique industrielle, sans harmonisation des conditions de concurrence, sans véritable banque centrale, sans gouvernance. Une Europe à 30 pays est une folie de technocrates. Cette Europe va nécessairement éclater Contradiction, c’est précisément sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne que l’Europe s’est étendue ; réclamer maintenant la fermeture des frontières, c’est remettre en cause l’Europe dans tous les domaines. Dans le transport par exemple, commente interdire à un chauffeur non européen de conduire un camion bulgare sur le territoire français ? Impossible, c’est la philosophie même de l’expansion spatiale de l’Europe ; de ce fait, le pavillon routier  français a pratiquement disparu à l’international. C’est l’ensemble de l’économie qui est affecté, l’industrie comme les services. Il aurait d’abord fallu consolider l’Europe à uene quinzaine de pays avant de l’étendre de manière irresponsable.  Lancé à la conquête des suffrages de l’extrême droite, le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy va presser jeudi ses partenaires de l’UE d’accepter la fermeture des frontières nationales en cas de forte pression migratoire, mais cette requête suscite beaucoup de réserves. « Les Français ne veulent plus d’une Europe passoire. C’est le message que j’ai entendu », a-t-il affirmé lundi, au lendemain du premier tour marqué par un score très élevé de la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen   »Si l’Europe ne peut pas défendre ses frontières, la France le fera », a-t-il martelé. « ‘Europe qui ne maîtrise pas ses flux migratoires, c’est fini », a-t-il lancé au cours d’une réunion électorale.  Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, va défendre cette position jeudi lors d’une réunion avec ses homologues de l’UE à Luxembourg.  Il va réclamer la possibilité de rétablir des contrôles aux frontières nationales pendant un mois en cas de défaillance à une frontière extérieure de l’espace Schengen et de prolonger cette mesure si nécessaire.  L’Allemagne soutient cette demande exprimée dans une lettre commune cosignée par le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich.  Les Français reconnaissent qu’ils n’obtiendront rien de concret jeudi. Le point n’est pas inscrit à l’ordre du jour, et aucun débat sur l’espace Schengen n’est prévu avant la prochaine réunion des ministres de l’Intérieur le 26 mai, soit vingt jours après le second tour de l’élection présidentielle en France, soulignent la présidence danoise de l’UE et la Commission.  Aucun responsable européen ne souhaite prendre position sur une question aussi sensible politiquement en France avant la fin de l’élection, a souligné l’un d’eux sous couvert de l’anonymat.  Ils ont en effet compris que le score réalisé par le Front National (FN, extrême droite) — près de 18% des voix — lors du premier tour de l’élection présidentielle dimanche allait enflammer les thèmes liés à l’immigration durant la campagne du second tour en France.  La volonté affichée par Nicolas Sarkozy de forcer ses partenaires à accepter ses demandes a toutefois raidi certains d’entre eux et les premières réactions pourraient être assez négatives jeudi à Luxembourg.  La proposition franco-allemande sur Schengen « sent très mauvais », a ainsi estimé le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.   »Les dirigeants européens devraient faire preuve de leadership au lieu de chercher à flatter ces forces d’extrême droite », répète pour sa part la commissaire chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström.  La demande franco-allemande n’est pas nouvelle. Le débat sur la réforme de Schengen a commencé en mars 2011, à l’initiative de la France. « La Commission a présenté des propositions, qui jusqu’à présent étaient rejetées par le gouvernement français », souligne l’exécutif bruxellois.  L’initiative franco-allemande vise à « accélérer la cadence », assurent les négociateurs français.  Mais elle va loin, car elle vise à « exclure temporairement » les Etats membres de Schengen dont les confins sont devenus des frontières extérieures, lorsqu’ils ne sont pas en mesure de les contrôler.  Nicolas Sarkozy a été très clair: « la frontière entre la Grèce et la Turquie n’est pas défendue », « n’est pas contrôlée, n’est pas tenue ».  Athènes se dit en mesure d’assumer ses obligations, si la Turquie agit pour tarir le flux des clandestins venus par son territoire. Mais Ankara veut en contrepartie des facilités de visa pour ses ressortissants dans l’UE, ce que l’Allemagne bloque. Ce point n’est pas abordé dans la lettre franco-allemande.

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jeudi 26 avril 2012

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Présidentielles : pour les français un seul sujet, l’emploi

Présidentielles : pour les français un seul sujet, l’emploi

On s’en serait douté, c’est l’emploi la priorité ; Au lieu de se disperser sur les différentes revendications catégorielles, les candidats auraient mieux fait de ne parler que de cette question centrale dont tout le reste découle. Cela aurait peut-être évité de creuser un trou supplémentaire de plus de 10 milliards pour les nouvelles promesses. Pour 31% des personnes sondées, c’est le sujet le plus prioritaire en cette période de campagne électorale d’après baromètre Viavoice – BPCE pour les Échos et France Info L’emploi est aujourd’hui l’inquiétude majeure des Français : « si les candidats ne devaient parler que d’un seul sujet » durant l’entre deux tours, ce devrait être celui-là, selon le baromètre. Un point de vue qu’on retrouve en particulier chez les personnes les plus exposées au chômage et à la précarité : 39% des jeunes, 36% des employés, 35% des ouvriers citent ce thème comme le plus important à leurs yeux. Le pouvoir d’achat arrive seulement en deuxième position. Un pouvoir d’achat plombé par le prix de l’essence. C’est un sujet préoccupant pour un Français sur deux (un niveau jamais atteint auparavant). Les dépenses liées à l’alimentation arrivent juste derrière, elles inquiètent 49% des personnes interrogées. Pourtant, singularité de la période électorale, ce sont les classes populaires qui sont les plus optimistes pour leur pouvoir d’achat. 18% des employés et 19% des ouvriers s’attendent à une amélioration de leur niveau de vie (contre 15% en moyenne). Les catégories plus aisées, elles, se préparent à des hausses d’impôt dans les mois à venir

 

Copé-Sarkozy : nouveau procès à la presse

Copé-Sarkozy : nouveau procès à la presse

 

Depuis les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, la charge est lancée contre les médias publics par les ténors de l’UMP, son candidat en tête. Dès le lendemain du premier tour, Nicolas Sarkozy, dans son discours de Saint-Cyr-Sur Loire, a dénoncé un «système médiatique absolument déchaîné»», à son encontre.  Se faisant plus précis, il a dénoncé le «manque d’impartialité» es médias du service public dans le traitement de la campagne. «Quand ce manque d’impartialité est le plus grand sur les chaînes financées par l’argent du contribuable, je voudrais rappeler qu’il y a des contribuables qui ne sont pas de gauche, qui ne sont pas d’extrême-gauche et qui ont le droit d’être respectés dans leurs idées, dans leurs valeurs et pour leur candidat», a-t-il déclaré, déclenchant des applaudissements nourris dans la salle.  Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, est, lui, allé beaucoup plus loin aujourd’hui, à l’occasion d’un point presse, critiquant de façon virulente la soirée électorale de dimanche soir sur France 2, qui a rassemblé 6,6 millions de téléspectateurs (avec un pic à 9,6 millions vers 20h20), soit un million de plus que TF1 en moyenne.  «Lorsque vos confrères de France 2 -ce n’est quand même pas la plus petite chaîne, c’est celle qui a fait le plus d’audience ! -disent toute la soirée, trois heures de temps, des estimations fausses et [prennent] systématiquement, dans toutes [leurs] questions, le pouls de nos représentants pour leur demander s’ils vont tenir (…), bref, organiser avant l’heure notre enterrement, je me permets de dire que nous ne sommes dupes de rien», a lancé Jean-François Copé.

De fait, l’estimation donnée par France 2 à 20h a plus minimisé le score final de Nicolas Sarkozy (25,5% donnés à 20h, contre 27,18% au final) que celui de François Hollande (28% donnés à 20h, contre 28,63% au final). En choisissant ses mots, Jean-François Copé, bon connaisseur des dossiers audiovisuels puisqu’il a présidé, en 2008, la commission pour la nouvelle télévision publique, accuse lui aussi le service public de partialité. «Lorsque je vois les questions posées à un certain nombre de mes amis sur les antennes de chaînes publiques, oui, il m’arrive de m’interroger», a-t-il ajouté.

A ce qui constitue à ses yeux un problème, Jean-François Copé a la solution. «Je crois que le rôle des médias, c’est de raconter ce qu’ils voient, pas seulement ce qu’ils pensent, sinon c’est une autre histoire». Contactée par «Les Echos», la direction de l’information de France Télévisions a déclaré n’avoir «ni à réagir ni à polémiquer à ce stade». «J’ai choisi la formule de la conférence de presse parce que d’abord j’ai grand respect pour l’institution que vous représentez, indispensable pour la démocratie», a de son côté déclaré François Hollande, le candidat du PS, en préambule de sa conférence de presse qui se tient mercredi après-midi. Insistant : «Ne comptez pas sur moi pour faire des procès à la presse.»

 

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