Archive pour la Catégorie 'transport'

Page 23 sur 24

Renault: Deux sites menacés ?

Renault: Deux sites  menacés ?

La direction du constructeur automobile Renault a menacé mardi de fermer deux sites en France si aucun accord de compétitivité n’était trouvé avec les organisations syndicales, ont rapporté des délégués syndicaux à l’issue d’une nouvelle réunion avec la direction, sans préciser quels étaient les sites concernés. Une accusation démentie par le constructeur.

Renault: accord compétitivité contre maintien des sites

Renault: accord compétitivité contre maintien des sites

Depuis début novembre, la direction s’est engagée dans un processus de discussions « donnant-donnant »: elle subordonne l’attribution de productions de véhicules venant de partenaires de Renault (Nissan, Daimler) aux efforts demandés aux 44.642 salariés Renault en France.  La signature d’un accord, voulue courant février par la direction, « permettra à nos sites français d’être suffisamment compétitifs pour attirer des volumes venant de nos partenaires, à hauteur de 80.000 véhicules supplémentaires par an », assure Gérard Leclercq, directeur des opérations France. A titre indicatif, l’usine de Flins (Yvelines) a produit en 2011 147.971 Clio III, l’usine de Douai (Nord) 166.292 Scénic III.  L’Etat, actionnaire à 15,01%, pousse l’allié nippon Nissan à soutenir le constructeur en lui confiant des modèles à produire dans ses usines de l’Hexagone. M. Montebourg avait ainsi assuré vendredi avoir obtenu du PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, qu’il accède à cette demande, ce que n’a pas confirmé la direction.   »Le volume (de 80.000 véhicules) n’est pas suffisant, mais c’est déjà une avancée. Si la direction avait mis dès le début ces chiffres sur la table, on aurait gagné un peu de temps », a commenté Dominique Chauvin, délégué CFE-CGC.  Maintenant que la direction a déroulé toutes ses propositions, « le bras de fer va désormais commencer », estiment les syndicats qui exigent un « rééquilibrage » entre les contreparties exigées des salariés et celles proposées par la direction.  Avec le gel des salaires en 2013, « on baisse le pouvoir d’achat des salariés, c’est une mesure qu’on ne peut accepter », selon Laurent Smolnik (FO).   »Cela fait des années que des efforts sont demandés aux salariés. Quand on voit le salaire de notre PDG, c’est inadmissible », a fustigé Xavier Raynaud (CGT) qui dénonce des propositions où « tout est au conditionnel ».  La semaine dernière, quelques jours avant d’annoncer une baisse de 6,3% de ses ventes mondiales en 2012, Renault avait affiché son intention de supprimer 8.260 postes d’ici fin 2016.  La direction prévoit aussi de rendre obligatoires des mobilités entre les sites, une harmonisation à 1.603 heures de travail annuelles sur tous les sites, une réforme des comptes épargne temps et formation.   »C’est intolérable, cela va entraîner des conditions de travail déplorables pour ceux qui restent et une perte de savoir-faire », estime M. Raynaud.   »Nous voulons que soient inscrits dans l’accord les affectations de produits, les volumes escomptés, et que M. Ghosn s’engage sur les volumes des partenaires », ajoute M. Chauvin.   »On ne peut pas se contenter que du seul volet accompagnement des départs, on se doit de regarder en priorité les conditions de travail pour ceux qui vont rester, et la filière en général », dit M. Chauvin selon qui « les marges de manoeuvre sont toutefois limitées ».  Les syndicats seront par ailleurs très vigilants à la durée de l’accord, déterminée ou indéterminée.  Avant la prochaine réunion, le 29 janvier, des débrayages sont prévus mercredi à Flins, Rueil-Lardy (Essonne) et Douai.

 

 

Peugeot : un nouveau modèle à air comprimé

peugeot : un nouveau modèle à air comprimé

 

Peugeot va utiliser la technique de l’air comprimé (qui existe déjà dans le transport) et qui permet d’économiser de l’ordre de 50% de carburant.  PSA a présenté à la presse un projet d’une nouvelle chaîne de traction hybride essence fonctionnant grâce à de l’air comprimé et qui pourrait équiper des véhicules commercialisés à partir de 2016.   »C’est une étape clé vers la voiture aux 2 litres aux 100″ kilomètres, s’est félicité le président du directoire Philippe Varin lors de la présentation de ce qu’il a présenté comme une première mondiale.  Cette innovation repose sur l’utilisation d’un moteur essence, d’un stockeur d’énergie sous forme d’air comprimé, d’un ensemble moteur-pompe hydraulique et d’une transmission automatique via une boîte de vitesses développée spécialement, explique PSA.  Ceci permet « une récupération de l’énergie au freinage et à la décélération », a expliqué le chef de projet Karim Mokaddem.  En ville, ce type de véhicule fonctionne à l’air comprimé sur de courtes distances, avant que la propulsion thermique ne se réenclenche.  Comme le moteur électrique, le moteur pneumatique a été développé bien avant le moteur à essence. Mais à part quelques applications dans le domaines des transports en communs (tramways), cette technologie n’a pas prospéré, en raison notamment de la faible autonomie qu’elle permet.  Le projet de PSA a été développé dans le cadre d’une coentreprise avec l’Etat, qui détient une part minoritaire. « C’est un partenariat exemplaire », s’est félicité Philippe Bouyoux, commissaire général adjoint à l’investissement car « c’est une innovation de rupture ».  Les équipementiers allemand Bosch et français Faurecia sont associés au projet, qui permet une économie de carburant de 45% en ville et qui doit permettre à PSA de « maintenir son leadership en terme d’émission de CO2″, selon M. Varin. Le premier constructeur automobile français est déjà présent dans l’hybride diesel-électique.  L’objectif de ce projet est de faire baisser à environ 70 grammes par kilomètre les émissions de CO2, contre environ 125 généralement.  Le constructeur présentera cette nouvelle technologie plus en détail au salon automobile de Genève en mars. Les véhicules qui en seront équipés coûteront plus chers que les classiques, mais PSA n’a pas voulu chiffrer ce surcoût. Ce sera « une voiture accessible au plus grand nombre », a promis son directeur de la recherche et développement Guillaume Faury.  Elle présente l’avantage d’être facilement adaptable sur des voitures et des utilitaires, d’être « indépendante des conditions climatiques et du maillage du réseau de maintenance » ou de recharge, contrairement aux véhicules électriques, a vanté M. Mokaddem.  Les promoteurs de la propulsion pneumatiques font valoir que la fabrication du réservoir d’air comprimé est bien inférieure à celui d’une batterie électrique. Son poids est également bien moins élevé. Cette technologie est toutefois bruyante, contrairement au moteur électrique.  PSA a aussi présenté sa nouvelle plate-forme dénommée « EMP2″ sur laquelle seront construits ses futurs modèles type berline, coupé, break, monospace et SUV. Elle équipe déjà les usines de Sochaux en France et de Vigo en Espagne, puis Wuhan en Chine à partir de 2014.

 

Boeing 787: cloués au sol

Boeing 787: cloués au sol

La Federal Aviation Administration (FAA), autorité américaine du secteur aérien, suivie de ses homologues de pays européens concernés, a interdit jusqu’à nouvel ordre l’exploitation des Boeing 787 à cause de doutes sur la sûreté des batteries lithium-ion qui les équipent.  Vendredi, « une équipe du NSTB, le Bureau américain de la sécurité des transports, (conduite par l’inspectrice Lorenda Ward) est arrivée à l’aéroport de Takamatsu (sud du Japon) pour participer à l’enquête », a expliqué Mamoru Takahashi, un porte-parole de la Commission nippone de la sûreté aérienne.   »Les responsables américains et japonais ont tenu vendredi matin une réunion pour discuter des points sur lesquels faire porter les inspections », a précisé le porte-parole.  Les Etats-Unis ont lancé un enquête approfondie sur le Dreamliner, avion de dernière génération, en raison d’une série anormale d’incidents survenus sur les exemplaires de compagnies japonaises ces deux dernières semaines.  Japan Airlines (JAL) et All Nippon Airways (ANA) exploitent respectivement 7 et 17 Dreamliner, soit près de la moitié des 50 exemplaires utilisés dans le monde. Elles ont été les premières à en prendre livraison.  Un Boeing 787 d’ANA a dû atterrir en urgence mercredi à Takamatsu après la détection à bord de fumée et d’une forte odeur provenant d’une batterie lithium-ion située dans le compartiment électrique.  Un autre problème ressemblant, accompagné d’un départ de feu, s’était produit une semaine auparavant sur un Dreamliner de JAL après son atterrissage à Boston. Ces similitudes ont jeté le doute sur les batteries, fabriquées par la firme nippone GS Yuasa, et le système dans lequel elles sont intégrées par le groupe français Thales.  Les Boeing 787 ne pourront redécoller que lorsque les enquêtes en cours auront confirmé l’absence de danger.  Les investigations se concentrent actuellement sur ces équipements électriques.   »Nous avons extrait la batterie lithium-ion jeudi et nous sommes en train d’examiner les composants électriques de l’avion avec les Américains », a expliqué le porte-parole japonais.   »Une fois cette inspection terminée, nous allons probablement regarder de près la batterie qui est désormais à l’extérieur de l’avion », a-t-il ajouté.  La batterie en question a subi des dégâts très visibles selon les images montrées par les médias nippons: elle est noircie et gonflée et a perdu une grande quantité de son électrolyte liquide inflammable.  Les experts pensent que le problème n’est pas nécessairement intrinsèque à la batterie, mais que celle-ci a pu surchauffer en réaction à une charge trop forte ou un autre traitement anormal dû au matériel alentour.   »Il est certain que la batterie a subi quelque chose », peut-être un courant ou une tension électrique trop forts, a expliqué aux médias un inspecteur japonais.   »Il nous est impossible de prédire à ce stade combien de temps prendra l’enquête, que ce soit en jours ou semaines, car il faut étudier tout le système et GS Yuasa n’est pas le seul acteur impliqué », avait averti jeudi une porte-parole du fabricant de la batterie.  L’enquête pourrait de fait prendre des semaines compte-tenu de la complexité du système, un sale coup pour les compagnies japonaises qui avaient commencé à exploiter intensivement le Boeing 787.  Elles n’ont d’autre choix pour le moment que d’annuler des vols, faute de disposer de suffisamment d’appareils de remplacement, un manque à gagner qui pourrait se voir dans leurs résultats financiers, a déjà prévenu JAL.  Outre les deux incidents de batterie, cinq autres avaries se sont produites sur des exemplaires japonais du dernier-né de Boeing en deux semaines.

 

Comme pour Renault des accords de compétitivité chez Peugeot

Comme pour Renault des accords de compétitivité chez Peugeot

 

En clair Peugeot fera comme Renault pour obtenir davantage de productivité en contrôlant la masse salariale (incluant la baisse des salaires)  et en modifiant la durée du travail et en imposant la mobilité.  PSA Peugeot Citroën entend négocier dans les prochains mois un accord de performance pour améliorer la compétitivité de ses usines françaises, emboîtant ainsi le pas à son concurrent Renault qui a lancé le processus à l’automne dernier. Le président du directoire Philippe Varin avait indiqué fin septembre au Mondial de l’automobile qu’en raison de la restructuration lancée par PSA, le moment n’était pas opportun pour un accord global sur la compétitivité des usines du groupe. « Nous travaillerons sur un accord de performance dans quelques mois qui sera un des dispositifs clés du retour à la compétitivité du groupe », a déclaré jeudi le directeur industriel de PSA Denis Martin, au cours d’un point de presse consacré aux négociations en cours sur le plan social annoncé par le groupe en juillet. Le projet d’accord de performance, qui rappelle ce que prépare Renault pour rapprocher la compétitivité de ses sites français de celle de ses usines espagnoles, est distinct du plan par lequel PSA entend supprimer 8.000 emplois en France d’ici 2014. Renault, dans le cadre de ses propres négociations, a annoncé mardi qu’il supprimerait 7.500 emplois en France d’ici 2016, essentiellement via des départs naturels. Le gouvernement français n’y a rien trouvé à redire, alors qu’il avait vertement critiqué PSA en juillet. « Je ne me compare pas du tout avec Renault, Renault est dans un contexte qui est le sien, nous, nous sommes dans un autre contexte », a déclaré Denis Martin, en réponse à une question sur la réaction différente observée de la part du gouvernement. « Nous avons des usines extrêmement importantes en France, nous avons en France 76.000 collaborateurs dans la division automobile, 91.000 globalement à l’échelle du groupe, on n’est pas tout à fait dans la même dimension », a-t-il ajouté.

 

Siège Direction SNCF : après St Lazare, Montparnasse, St Denis, Romorantin ?

Siège Direction SNCF : après St Lazare, Montparnasse, St Denis,  Romorantin ?

 

La SNCF n’en finit pas de changer d siège social ; Longtemps rue St Lazare, puis à Montparnasse maintenant c’est St Denis, avant Romorantin ? Pourtant la SNCF (avec RFF) ne manque pas de terrain y compris au centre de Paris (notamment dans les gares où le foncier est sous exploité). Finalemenet des économies de bouts de chandelle pour afficher des efforts de gestion  que l’entreprise est incapable d’effectuer ailleurs et qui sont autrement plus stratégiques pour le rééquilibrage des comptes. Encore  Une opération com. De Pepy pour masquer le reste. En fait un geste politique pour plaire au gouvernement mais qui déplaît aux cadres dont le temps de transport sera considérablement allongé et qui craignent surtout et à juste titre pour leur sécurité.  Elle a beau être la capitale du 9-3 et le troisième pôle d’affaires francilien, cela ne suffit pas pour autant. Si la ville de Saint-Denis séduit les entreprises parisiennes en quête de foncier à prix très modérés, elle convainc en revanche plus difficilement leurs salariés. Ainsi, avant même de déménager dans les anciens locaux d’ArcelorMittal, les cadres de la SNCF semblent franchement réticents à l’idée d’être délocalisés dans cette ville.  80 % des agents ne sont pas satisfaits de ce déménagement.» Selon Thierry Robert, lors d’une réunion en septembre dernier à Cannes devant des salariés, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a tapé du poing sur la table. «Pour donner l’exemple, c’est même lui qui ouvrira la marche en posant le premier ses cartons sur le nouveau site dès cet été.» Quoi qu’il en soit, l’état-major de la SNCF, dont le siège est situé actuellement rue du Commandant-Mouchotte, à une enjambée de la gare Montparnasse à Paris, va donc devoir s’y faire.  Pour faire passer la pilule, la direction multiplie les attentions. Ainsi, expliquait récemment le magazine La Vie du rail dans un entrefilet, «pour éviter la “zone”, les cheminots auront leur accès privatif». Et de détailler: «Il est prévu qu’à la descente du RER D (Stade de France-Saint-Denis, NDLR) les agents puissent se rendre directement depuis le quai jusqu’au siège par un cheminement privé.» «Faux!» rétorque-t-on à la SNCF: «il n’y aura pas de passerelle ni de cheminement, ni d’accès direct au futur siège depuis la gare.»  Confrontés à des problèmes récurrents d’insécurité depuis leur arrivée en mars 2010 à Saint-Denis, les salariés d’Orange Business Service ne sont, trois ans après leur déménagement, pas plus rassurés qu’avant. «À l’heure du déjeuner, il n’y a qu’à voir la cantine: elle est au bord de la saturation car les gens sont tellement peu sécurisés ici que personne n’ose mettre le nez dehors», constate Sébastien Crozier, délégué syndical CFE-CGC-Unsa chez France Télécom. Pourtant, les mesures de sécurité ont été renforcées: filtrage serré à l’entrée du bâtiment, «grands frères» chargés de surveiller et de jouer les médiateurs, consignes régulièrement martelées par la direction afin que les cadres ne sortent pas un téléphone portable à la main, qu’ils se déplacent à plusieurs… «Ces attitudes moins ostentatoires ont heureusement permis de diminuer les agressions, puisqu’on compte en moyenne un incident grave tous les deux mois, contre onze en 2011», relate Sébastien Crozier. Insuffisant toutefois, pour rassurer le personnel. Conséquence: des bureaux «nomades» seraient mis en place à Paris par la direction.

 

Immatriculations autos : l’hécatombe en Europe

Immatriculations autos : l’hécatombe en Europe

L’hécatombe pour les ventes de voitures en Europe. Plusieurs facteurs explicatifs, l’Europe n’est plus qu’un marché de renouvellement comte tenu du taux d’équipement actuel ; l’envolée du prix du carburant pèse sur l’usage de la voiture et son renouvèlement ; le budget transport des ménages est largement affecté par la crise en Europe ; dernier aspect, la voiture n’exerce plus son rôle culturel et la voiture est de plus en plus redevenue un simple outil de déplacement.   Les immatriculations de voitures neuves sont tombées en 2012 à leur plus bas niveau depuis dix-sept ans au sein de l’Union européenne totalisant 12,05 millions de véhicules, a annoncé mercredi l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA). Le recul entre 2011 et 2012 s’établit à -8,2%, soit la plus forte baisse des immatriculations enregistrée d’une année sur l’autre dans l’UE depuis 1993, selon l’ACEA qui relève toutefois d’importantes disparités entre les pays et les constructeurs.  Le mois de décembre a été particulièrement difficile pour les principaux marchés européens avec des baisses à deux chiffres pour l’Allemagne (-16,4%), la France (-14,6%), l’Italie (-22,5%) ou l’Espagne (-23%). C’est aussi le 15e mois de baisse consécutif, souligne l’ACEA.  Sur l’ensemble de l’année 2012, les chiffres révèlent toutefois de fortes disparités entre les pays. Parmi les plus importants, seul le Royaume-Uni a vu le nombre de ses immatriculations augmenter, avec une hausse de 5,3% par rapport à l’année précédente.  L’Allemagne est parvenue à limiter la casse avec une baisse de 2,9% alors que le France (-13,9%), l’Espagne (-13,4%) et l’Italie (-19,9%) ont enregistré de forts reculs de leurs immatriculations l’an passé.  L’évolution est aussi très contrastée entre les constructeurs. Les généralistes comme les français PSA Peugeot Citroën (-12,9%) et Renault (-18,9%), l’italien Fiat (-15,8%) ou l’américain General Motors, avec sa marque Opel (-15,6%), ont particulièrement souffert en 2012.  Les marques allemandes de prestige tirent leur épingle du jeu: Audi gagne 3,7%, BMW (-0,1%) et Mercedes-Benz (-0,9%) sont stables.  Le groupe sud-coréen Hyundai-Kia s’en sort particulièrement bien. Sa marque Hyundai a gagné 9,4% et Kia enregistre une forte hausse de 14,6%.

 

 

Automobiles : Faurecia augmente sa dette

Automobiles : Faurecia augmente sa dette

 

L’équipementier automobile, détenu à 57,4% par PSA Peugeot Citroën, a publié une estimation de ses résultats annuels faisant apparaître un bénéfice net, part du groupe, en chute de 62,3% à 140 millions d’euros, et un bond de l’endettement net à 1,8 milliard d’euros, contre 1,22 milliard un an plus tôt. « Nous avons décidé de publier nos résultats préliminaires car la plupart de nos chiffres clé sont en ligne avec notre guidance et le consensus, mais pas la dette qui diffère », a expliqué Frank Imbert, directeur financier du groupe, au cours d’une téléconférence. « A des fins de transparence, et vu qu’il y a des mouvements significatifs sur notre cours de Bourse depuis plusieurs semaines, nous préférons faire preuve d’une clarté parfaite et publier l’ensemble de nos chiffres clé pour l’année dès que nous pouvons le faire. » Le dérapage de la dette s’explique par la baisse rapide de la production automobile européenne, en particulier en novembre et décembre, qui a entraîné une hausse des stocks et une baisse des cessions de créances clients. L’action Faurecia a clôturé mardi en baisse de 1,6% à 13,87 euros. Depuis le début de l’année, le titre a pris 20% environ, après avoir baissé d’autant sur l’ensemble de 2012. Le groupe a également dégagé un résultat opérationnel annuel estimé à 514 millions d’euros, en ligne avec son dernier objectif de plus de 500 millions. Cet objectif avait été abaissé plusieurs fois en 2012 au fil de la dégradation du marché automobile européen. Au début de l’année, Faurecia l’attendait entre 610 et 670 millions d’euros, puis l’été dernier entre 560 et 610 millions. En 2011, le résultat opérationnel avait atteint 651 millions d’euros.

Rachat d’Opel par Peugeot ?

 

Rachat d’Opel par Peugeot ?

 

Pour l’instant GM affirme ne pas vouloir vendre Opel mais c’est peut-être pour en tirer un meilleur prix. La France milite en tout cas pour un rachat d’Opel par PSA Peugeot Citroën, seul moyen selon elle d’assurer l’avenir du groupe automobile français, ont déclaré des sources proches du dossier. Les récents propos du ministre de l’Economie Pierre Moscovici, selon lequel « il faudra sans doute aller plus loin » pour faire face à la crise sévère que subit PSA, alimentent des spéculations sur un appui de l’Etat à la création d’un nouveau champion européen pour contrer Volkswagen. Lundi, le site d’informations économiques latribune.fr a rapporté qu’un scénario de rachat d’Opel par PSA était envisagé « en haut lieu ». Mardi, Pierre Moscovici n’a rien fait pour couper court aux rumeurs. « Non, je ne les confirme absolument pas, je ne les infirme pas non plus », a dit le ministre sur RTL. « Il y aura peut-être des inflexions stratégiques, mais c’est à l’entreprise de les décider, les pouvoirs publics seront normalement informés. » Pierre Moscovici, qui fut député du Doubs et président de l’agglomération de Montbéliard, dont fait partie Sochaux, berceau du groupe PSA, est un proche de la famille Peugeot. « Les fuites dans la presse française sont un message à General Motors (maison mère d’Opel) : si vous voulez transférer Opel à PSA en échange de cash et d’un accès aux marchés émergents, la France donnera son feu vert », déclare une source proche du dossier. « Côté français, on sait que GM a été refroidi par l’intervention de l’Etat (au côté de Banque PSA Finance, NDLR). Paris entend dire clairement qu’il ne faut pas y voir un obstacle à une intégration approfondie », ajoute cette source.

 

Automobiles : la Chine premier constructeur mondial

Automobiles : la Chine premier constructeur mondial

 

La Chine devrait produire près de 20 millions de véhicules, voitures et utilitaires légers, contre seulement 18 millions pour l’Europe au sens très large, c’est-à-dire Russie et même Turquie incluses. Tandis qu’en Europe le marché s’enfonce dans un profond marasme, faisant plier plusieurs fleurons historiques de l’industrie automobile, comme Peugeot ou Opel, le marché chinois est porté par la formidable ­ascension de la classe moyenne. Le pays a d’ailleurs déjà dépassé depuis plusieurs années les États-Unis et l’Europe en termes d’immatriculations. L’an dernier, plus de 19 millions d’unités ont été immatriculées en Chine, contre 14,5 millions aux États-Unis. Certes, le boom de l’automobile chinoise doit beaucoup aux groupes étrangers, comme General Motors ou Volkswagen, qui captent encore près de 70 % du marché national, via notamment des coentreprises avec des Chinois. Mais les constructeurs nationaux gagnent de plus en plus de terrain. Le gouvernement chinois les pousse à prendre au moins 50 % de leur marché domestique. Ils font également preuve d’ambition à l’extérieur de leurs frontières. Des constructeurs comme «Geely, Chery et Great Wall ont une stratégie offensive vers l’Iran, l’Égypte, l’Algérie mais aussi vers l’Amérique latine», expliquent les spécialistes d’IHS Automotive. Guangzhou Automobile Group (GAC) a même un stand sur le Salon automobile de ­Detroit, qui ouvre ses portes aujourd’hui.

 

Prix SNCF : +2.3%, presque le double de l’inflation

Prix SNCF : +2.3%, presque le double de l’inflation

Au moment où l’inflation officiellement constatée est de 1,2% la plupart des prix s’envolent. Ceux de la SNCF (+2.3%) mais aussi ceux de l’énergie, (carburant, fuel, gaz ; électricité etc.), d’autres encore. Comme si en fait l’indice des prix n’était là que pour calmer le consommateur et pour limiter la croissance du  pouvoir d’achat. Prendre un TGV, un train Intercités ou un TER coûtera 2,3% plus cher en moyenne à compter du 24 janvier, une hausse de prix quasi double de l’inflation que la SNCF justifie par un « programme d’investissements sans précédent » de 2,6 milliards d’euros.  Cette augmentation touchera les billets mais aussi les abonnements Fréquence (TGV et Intercités) et régionaux, tandis que la hausse du Forfait Intercités sera « limitée à 2% ».  Raison invoquée: la SNCF compte notamment dépenser 500 millions d’euros de plus en 2013 par rapport à l’an dernier « pour améliorer et développer les services pour les voyageurs ».  La hausse est inférieure à celle de 3,2% du début 2012. Mais cette dernière était pour près de moitié imputable au relèvement de la TVA par le gouvernement de l’époque. Son solde collait à l’inflation attendue pour 2012.  Cette année, elle dépasse largement la hausse des prix à la consommation enregistrée l’an dernier (1,2% hors tabac) et celle prévue pour 2013 (1,8%).  Et il faut s’attendre à une augmentation supplémentaire de 3% des tarifs au 1er janvier 2014, à cause de la nouvelle hausse prévue à cette date de la TVA dans les transports publics.  L’association de voyageurs Avuc a fustigé l’annonce « en douce » d’une augmentation « destinée à satisfaire les exigences mercantiles de la SNCF et (qui) permet de compenser le désengagement de l’Etat ». « Méprisés et malmenés, les voyageurs devraient être au contraire indemnisés en raison du service calamiteux qui leur est proposé », a estimé l’Avuc, soulignant que le prix moyen du billet a augmenté de près de 14% en cinq ans.

 

SNCF : hausse des tarifs

SNCF : hausse des tarifs

Les prix des billets de TGV et des trains Intercités augmenteront en moyenne de 2,3% le 24 janvier, un niveau nettement supérieur à l’inflation, ont affirmé vendredi soir plusieurs médias, en précisant qu’il s’agirait de la seule augmentation de l’année. Interrogée par l’AFP, la SNCF n’a pas confirmé l’information, se limitant à affirmer que « la majoration tarifaire n’était pas encore arbitrée ». Les tarifs de la SNCF sont soumis à l’arbitrage final du gouvernement. Cette hausse « va permettre à la SNCF d’augmenter cette année ses investissements malgré la crise », indique RTL. Deux milliards et demi d’euros sont programmés, soit 400 millions de plus que l’an dernier, pour financer notamment les rénovations de gares et les achats de nouveaux trains, selon la radio. Selon le Figaro.fr, qui rapporte également l’augmentation de 2,3% pour les TGV et les Intercités, « les tarifs Prem’s et les abonnements Forfaits LGV ne seront pas majorés ».

 

Renault : durée de travail allongée

Renault : durée de travail allongée

Le constructeur automobile, qui négocie depuis l’automne dernier un accord de compétitivité en France, aimerait aligner le temps de travail effectif de tous ses sites de production hexagonaux sur 35 heures, la durée légale du travail en France. Le groupe a signé en 1999 et 2000 un accord sur les 35 heures, mais des accords locaux plus avantageux dans les différentes usines ont abouti à des temps de travail effectifs inférieurs. Les sites tertiaires travaillent quant à eux à peu près la durée légale. « Ceci contribuerait à rendre les usines françaises plus attractives dans le cadre d’affectations de volumes complémentaires à ceux de Renault », a indiqué le constructeur dans un communiqué. Une porte-parole a précisé que le groupe faisait référence à l’accueil dans les usines Renault de productions supplémentaires pour les partenaires de l’alliance, Nissan ou Daimler. Un tel partage en Europe est actuellement limité aux véhicules utilitaires, Renault produisant pour Daimler le Mercedes Citan dans son usine de Maubeuge (Nord) et pour Nissan le fourgon NV400 sur son site de Batilly (Moselle). Le groupe voit également dans cette réforme du temps de travail une source d’économie estimée autour de 65 millions d’euros par an et un moyen de faciliter le nouveau dispositif de mobilité géographique entre ses sites qu’il espère mettre en place pour s’ajuster aux aléas de la demande. La question d’une éventuelle contrepartie salariale à un tel allongement du temps de travail sera abordée au cours d’une séance de négociations ultérieure, a précisé la porte-parole. Le prochain rendez-vous est fixé au 15 janvier. La direction espère parvenir d’ici la fin du mois à un accord nécessaire, selon elle, à la pérennisation des usines françaises du groupe.

 

Alitalia: des actions rachetées par Etihad ?

Alitalia: des actions rachetées par Etihad ?

L’actuel pacte d’actionnaires verrouillant le capital d’Alitalia arrive à échéance le 12 janvier, ce qui suscite depuis quelques jours les spéculations sur un accroissement de la participation d’Air France.  Air France détient 25% de la compagnie italienne mais n’a pas les moyens de racheter des actions supplémentaires en raison de ses propres difficultés.  L’arrivée de la prospère Etihad, qui a signé en octobre un accord commercial avec Air France, permettrait d’éviter que des actions Alitalia tombent dans des mains hostiles. En attendant qu’Air France soit suffisamment rétablie pour pouvoir faire une offre de rachat, en numéraire ou en actions, en 2014 ou en 2015, spécule le journal, qui ne précise pas ses sources.  Le PDG d’Air France Alexandre de Juniac avait démenti un peu plus tôt toute négociation sur une montée de son entreprise au capital d’Alitalia.  Les moyens d’Air France et d’Air France-KLM sont extrêmement limités et ne nous autorisent pas à faire des opérations », avait-il commenté à l’occasion de la présentation de la nouvelle offre commerciale de la compagne. L’ancien président du conseil italien, Silvio Berlusconi, a réaffirmé ce week-end qu’il restait opposé à la possibilité Air France-KLM d’augmenter sa participation dans Alitalia afin de préserver le caractère italien de la compagnie.

Air France : des billets à 49 euros

Air France :  des billets à 49 euros

Air France met le paquet sur le low cost, pour faire face à la crise économique et à une concurrence toujours plus forte. Comme RTL vous le révélait dès vendredi, la compagnie aérienne va notamment proposer des billets d’avion à 49 euros l’aller simple sur des dizaines de destinations. Air France s’appuie, pour lancer cette offre, sur une étude pas très surprenante qui met en avant le fait que 60% de ses passagers souhaitent voyager au meilleur prix. Après en avoir envisagé 52, ce sont bien 58 destinations qui sont, à partir de ce lundi, proposés à 49 euros toutes taxes comprises l’aller simple.  Vous allez pouvoir réserver, par exemple, des Orly-Montpellier ou Orky-Biarritz, des Toulouse-Berlin, des Marseille-Alger ou des Londres-Avignon en classe éco, ce qui va vous permettre de gagner finalement 20 euros par rapport à l’offre classique. Mais pour bénéficier de ces prix mini, vous embarquerez en cabine avec un seul bagage, plus – dans la limite de 12 kilos au total – un sac à main ou votre ordinateur portable. Sinon, vous devrez vous acquitter de 15 euros par bagage supplémentaire transporté obligatoirement en soute si vous le signalez avant par Internet, ou le double à l’aéroport au moment de l’enregistrement.  Bien sûr, ce billet est non modifiable, non remboursable. Il ne permet pas de cumuler des miles et de choisir sa place, automatiquement attribuée. Rassurez-vous : vous aurez encore droit gratuitement à une boisson ou une petite collation à bord, et même les journaux.

 

Rachat de Alitalia par Air France

Rachat de Alitalia par Air France

 

Le groupe Air France-KLM est en discussions « avancées » en vue d’une prise de contrôle d’ici l’été de la compagnie italienne Alitalia, dont il possède déjà 25%, rapporte dimanche le quotidien romain Il Messaggero sans citer ses sources. Alitalia est pour l’instant contrôlée par CAI, un consortium d’investisseurs dont Air France-KLM est membre et qui l’a rachetée en 2008 alors qu’elle était en cessation de paiement. Tous les actionnaires de la compagnie italienne pourront exercer une option de vente de leurs titres à l’expiration d’une période de « lock-up » le 12 janvier. En mai dernier, Air France-KLM avait déclaré qu’il pourrait attendre 2014, voire 2015, pour prendre le contrôle de la compagnie italienne. Selon Il Messaggero, le groupe franco-néerlandais a offert aux autres actionnaires une prime de 20% par rapport au prix d’achat de leur participation dans Alitalia en 2008 et il pourrait les payer en actions Air France-KLM. Il y a cinq ans, CAI avait déboursé un peu plus d’un milliard d’euros pour reprendre Alitalia. A Paris, un porte-parole d’Air France-KLM s’est refusé à tout commentaire. Aucun représentant d’Alitalia n’a répondu aux demandes répétées de commentaire. De son côté, l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi s’est déclaré dimanche opposé à sa prise de contrôle par un groupe étranger. « Notre pays ne peut pas se permettre de ne pas avoir sa propre compagnie aérienne nationale », a-t-il écrit sur sa page Facebook. « Si Alitalia était tombée entre les mains des Français (…), de nombreux touristes seraient allés visiter les châteaux de la Loire au lieu de nos villes d’art. »

 

Notre Dames des Landes : la résistance continue dans la boue

Notre Dames des Landes : la résistance continue dans la boue

 

En dépit du climat, la résistance continue contre cet « Ayraultport » qui est en réalité une opération immobilière et un projet d’infrastructure inutile. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi, dans une ambiance bon enfant en dépit de la boue et des difficultés d’organisation, sur la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour assister au «FestiZad» – des concerts rap, reggae et punk organisés jusqu’à dimanche en soutien aux opposants au projet. Les gendarmes ont estimé à environ 8.000 le nombre de personnes présentes sur le site depuis vendredi soir, tandis que la préfecture de Loire-Atlantique en comptait au moins 5.000. Les forces de l’ordre, qui ont assuré «un service de régulation de la circulation» autour du rassemblement, n’ont pas signalé «de tensions particulières», a indiqué dans un communiqué la préfecture, tout en pointant «l’absence de déclaration préalable» de la manifestation «et la volonté revendiquée par les organisateurs de tenir cachée jusqu’au dernier moment sa localisation précise». Jusqu’à 5-6 kilomètres autour du festival, des centaines, voire des milliers, de véhicules de toutes sortes – caravanes, camping-cars, voitures, camionnettes où ont dormi des festivaliers dans la nuit de vendredi à samedi – étaient stationnées sur les routes menant à la Zad (zone d’aménagement différée, rebaptisée zone à défendre par les opposants). Sur place, certains festivaliers, pourtant équipés pour parcourir le bocage détrempé par les pluies et une bruine persistante, se trouvaient englués dans la boue, prisonniers parfois jusqu’aux genoux et en perdant leurs bottes. Des concerts ont dû être reportés en fin d’après-midi, le temps notamment que les participants à la manifestation puissent nettoyer les scènes. Un appel au public a également été lancé pour aller chercher des branches dans les forêts alentours afin de pouvoir disposer du bois sur le sol piétiné pour tenter de le rendre un peu plus praticable. Mais malgré la boue, les concerts retardés, un groupe électrogène vacillant et une buvette en rupture de stock, l’atmosphère restait bon enfant sur le site où le public – une foule hétéroclite mêlant familles avec enfants, groupes accompagnés de chiens et retraités – déambulait dans la bonne humeur. Les organisateurs du festival, qui reconnaissaient les difficultés, se sont également dits satisfaits, à ce stade, du déroulement du festival «malgré la déception de ne pas avoir pu monter tout ce qu’on avait prévu», a affirmé Camille, un des zadistes, insistant sur l’atmosphère «détendue» du rassemblement. Si quatre chapiteaux – sur sept prévus – ont été dressés en dépit de l’interdiction de la préfecture, «il nous manque les yourtes, les tipis et les habitats légers et écologiques qui auraient du servir de sensibilisation à ce type d’habitat et abriter des expositions et des stands d’information», a-t-il regretté. Un arrêté préfectoral a interdit du 3 au 6 janvier le transport et l’installation sur la zone de «chapiteaux, tentes et autres structures itinérantes de plein air». Toutefois, «c’est beaucoup mieux que ce qu’on imaginait après les deux jours» derniers, où la polémique avec la préfecture avait enflé, a-t-il dit. La gendarmerie avait installé des barrages vendredi sur les principales voies d’accès au site, «pour garantir l’accès des secours» avait expliqué le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique, Patrick Lapouze. Mais les organisateurs du festival avaient accusé la préfecture de mettre «en danger des milliers de personnes». «Tout est bloqué aux entrées de la ZAD. Que ce soit de la nourriture, des structures, du matériel médical et même les toiles de tente des manifestants», avaient dénoncé les opposants à l’aéroport, estimant que «la sécurité sanitaire des participants» s’en trouvait «fortement impactée»: plus d’abris ni de tentes pour dormir au chaud la nuit, plus de matériel médical de premier secours et une tension évidente ne pouvant conduire qu’à des affrontements. La préfecture, de son côté, a souligné samedi qu’«à défaut de postes secouristes médicalisés organisés au sein de la zone comme c’est l’usage pour ce genre d’événement, les autorités ont prévus des moyens de secours et d’aide médicale urgente à proximité».

 

Transport routier : 20 000 emplois en moins en 2012, autant en 2013 à cause de l’écotaxe

Transport routier : 20 000 emplois en moins en 2012, autant en 2013 à cause de l’écotaxe

 

Le  secteur est à nouveau rattrapé par la crise. Et l’hécatombe a commencé dès 2012 : le nombre de faillites de transporteurs routiers a augmenté de 10%, selon Jean-Paul Deneuville, délégué général de la fédération nationale des transports routiers, interrogé au micro d’Europe 1. Du côté des salariés, ces faillites ont entraîné une vraie saignée : 20.000 postes ont été supprimés au cours de l’année écoulée. « C’est beaucoup plus que des plans sociaux annoncés, et ils sont tout aussi cruels, même s’ils sont disséminés », fait remarquer Jean-Paul Deneuville.  Plusieurs facteurs sont à l’origine des difficultés du secteur : l’économie française à la peine, tout d’abord, qui a entraîné un recul des commandes de livraison sur deux années consécutives, du jamais-vu depuis vingt ans. Le prix des carburants a, de plus, explosé : + 20 % en deux ans. Les transporteurs routiers français souffrent également de la concurrence de plus en plus vive des chauffeurs roumains ou polonais, payés jusqu’à cinq fois moins chers. A cela s’ajoute une nouvelle difficulté pour le secteur cette année : l’écotaxe, dont le dispositif complexe a été simplifié par le gouvernement, mais qui devrait dissuader le transport par la route au profit de moyens moins polluants. « On ne voit pas aujourd’hui comment 2013 ne sera pas pire encore que 2012″, conclut Jean-Paul Deneuville.

SNCF : quelle restauration dans les trains ? et ça fait 50 ans que ça dure !

SNCF :  quelle restauration dans les trains ? et ça fait 50 ans que ça dure !

Résumons, la restauration SNCF, c’est mauvais, c’est cher et ce n’est pas rentable ; la SNCF veut innover, il serait temps car cette question de la restauration est posée dans les mêmes termes depuis au moins 50 ans. Le mieux serait peut-être de laisser les vrais pros de la restauration rapide gérer entièrement cette question et demander à la SNCF de se recentrer sur la gestion des trains, leur qualité  et  leur rentabilité.  Le défi lancé par la SNCF ? Parvenir à imaginer un modèle économique de restauration embarquée à la fois solide et réplicable tous les jours, sur 800 trains.  L’appel d’offres, lancé fin novembre pour une clôture le 25 février, est réparti en plusieurs lots, l’un portant sur l’offre produits et l’autre sur la gestion de la partie logistique, détaille une source proche du dossier.  Il concerne notamment les bars TGV, la restauration à la place ainsi que la vente ambulante.  Des options sont envisagées pour les TGV sur des trajets supérieurs et inférieurs à deux heures pour une mise en service à l’été 2013. « L’offre devrait être différente selon le temps de parcours et aussi selon le moment de la journée où l’on voyage », a expliqué à l’AFP cette source.  A terme, la compagnie ferroviaire souhaite pouvoir proposer un mix, selon les trains et la distance, entre la restauration au siège, souhaitée en 1ère classe, les chariots ambulants, la voiture-bar et les distributeurs automatiques.   »Certes le bar a un coût mais il est apprécié par les Français et donc difficile de le supprimer même pour envisager d’en faire un espace de restauration différent », explique-t-on en interne.  Mais petits prix obligent, il devrait toutefois être absent des TGV low cost qui s’élanceront, au printemps prochain, de la région parisienne vers le sud de la France.   »Il s’agit d’imaginer, de réinventer la restauration à bord des TGV, sans tabou, sans limite », expliquait-on il y a quelques semaines à la SNCF. L’idée étant de « favoriser l’expression créative », de « faire émerger des concepts en rupture », pour les produits, mais aussi l’aménagement et la décoration du wagon bar, ou encore les modalités de service.  Autre défi, améliorer la rentabilité d’une activité qui ne parvient pas à l’équilibre grâce aux seules recettes des ventes et fait l’objet d’une subvention versée par la SNCF au concessionnaire.  Selon des informations de presse, la restauration à bord des trains coûterait plus d’une cinquantaine de millions à l’entreprise publique.   »C’est 10 à 20 fois plus compliqué que pour les avions, car il y a 10 à 20 fois plus de gares de départ », et autant de sites à approvisionner en produits frais, expliquait récemment à l’AFP Jean-Philippe Molinari, président de Cremonini France, concessionnaire depuis 2008 de la restauration à bord de tous les trains, excepté le TGV-Est, et candidat à l’appel d’offres.  Son principal concurrent Newrest, qui a repris en 2010 la Compagnie des Wagons-Lits, propose d’installer à bord des trains des enseignes connues de la restauration rapide.  La société, qui n’intervient pour l’instant que sur le TGV-Est, a créé une coentreprise avec Elior, spécialiste de la restauration concédée sur autoroute, dans les gares et les aéroports, qui exploite en exclusivité certaines enseignes comme Paul ou encore Exki.  Sans pour autant éliminer les partenaires avec lesquels elle collabore depuis longtemps la SNCF n’écarte pas l’idée d’ouvrir la porte à de nouveaux professionnels de la restauration, par exemple pour redéfinir ses cartes de menus.  Lors d’un récent appel à idées, Dailymonop’, Paul ou Brioche Dorée ont apporté leur contribution, ces deux dernières pouvant faire valoir leur expertise pour réinventer le « sandwich SNCF ».

 

Conseil des ministres : Une écotaxe pour tuer l’emploi dans le transport

Conseil des ministres : Une écotaxe pour tuer l’emploi dans le transport

 

Finalement, il y au moins accord du gouvernement Sarkozy et de celui de Hollande sur une taxe pour tuer l’emploi dans le transport routier. Un taxe dite écologique (proposée au Grenelle de l’environnement par des écolos incompétents en transport). On oublie juste que le pavillon français est désormais chassé de international parce que non compétitif et maintenant qu’il est concurrencé en France par les pavillons étrangers via le cabotage  officiel ou clandestin ; Conséquence encore des milliers d’emploi en moins. La régulation par la taxation n’a jamais opéré le moindre report modal (sinon les hausses de gasoil depuis plusieurs années l’auraient démontré). C’est évidemment une fausse piste pour le rééquilibrage modal et un coup porté  l’activité et à l’emploi. En outre au final, c’est le consommateur qui paiera, encore un coup, porté au pouvoir d’achat, à la consommation, à la croissance et à l’emploi. A ce premier conseil des ministres de 2013, le  projet de loi sera présenté ce matin par le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier. Le gouvernement dit pour cela avoir pris en compte les critiques des fédérations de transporteurs, qui jugeaient le dispositif précédent trop compliqué, la difficulté majeure étant d’en répercuter le coût sur les donneurs d’ordre. Sont concernés les près de 800 000 camions, dont 600 000 français, qui empruntent 12 000 km de routes nationales et 2 000 km de routes départementales sur le réseau routier « non concédé », donc hors autoroutes. Selon le ministère des Transports, la taxe, prévue pour entrer en vigueur à la mi-2013, pourrait rapporter jusqu’à 1,5 milliard d’euros en année pleine, l’objectif étant d’inciter les chargeurs à privilégier des moyens de transport plus respectueux de l’environnement que la route, comme le rail, les canaux ou les liaisons maritimes. L’essentiel de cette somme sera reversée à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) et une partie le sera aux collectivités locales. Mais elle servira aussi à rémunérer l’opérateur du système de perception et de contrôle de cette écotaxe, un consortium dirigé par l’italien Autostrade. Le mécanisme de répercussion vers les chargeurs prévu par le précédent gouvernement avait été qualifié d’ »usine à gaz » par Frédéric Cuvillier. Il sera remplacé par une « majoration forfaitaire obligatoire », dont le montant sera fixé annuellement région par région en fonction du trafic constaté, des caractéristiques du camion et des distances parcourues. Le gouvernement espère tenir le calendrier prévu par son prédécesseur, à savoir une introduction de la taxe au 1er juillet au niveau national après une expérimentation menée pendant trois mois en Alsace. Les élus de la région sont en pointe sur ce dossier depuis que l’introduction d’une taxe sur les poids lourds en 2005 en Allemagne a entraîné un gonflement du trafic routier sur la rive gauche du Rhin. La mise en oeuvre de l’écotaxe sera un des articles du projet de loi qui prévoit par ailleurs, dans le transport maritime, de nouvelles dispositions permettant d’ « assurer des conditions de concurrence équitables entre entreprises maritimes qui opèrent sur une même ligne ». Au ministère, on explique qu’il s’agit « d’éviter que des navires sous pavillon étranger viennent opérer sur des lignes nationales à des conditions sociales qui ne sont pas acceptables du point de vue du droit français ». Est visée Corsica Ferries, compagnie italienne basée à Toulon qui est aujourd’hui leader sur les liaisons Corse-continent et qui est accusée de longue date par les syndicats de la SNCM, l’ancien monopole public, de concurrence déloyale fondée sur un « dumping social ».

 

1...2021222324



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol