Archive pour la Catégorie 'société'

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Carcassonne : encore des menaces de mort envers une enseignante

Carcassonne : encore des menaces de mort envers une enseignante

Comme chaque jour il y a au moins un fait divers faisant état de violences envers des enseignants. Et comme chaque jour cela sera rangé dans la rubrique faits divers alors qu’il s’agit d’un fait de société surtout quand en plus la violence et le faite d’une adolescente fichée S !

 

Une mesure conservatoire a par ailleurs été prononcée par le chef d’établissement à l’encontre de l’élève mise en cause avant l’engagement prochain d’une procédure disciplinaire. Tout accès au lycée lui est désormais interdit. Un dispositif d’accompagnement et de suivi a été proposé à l’enseignante verbalement agressée, indique enfin le rectorat. La garde à vue de la lycéenne était toujours en cours ce mercredi soir.

La question est pour combien de temps?

 

France : un attentat islamiste déjoué à Saint-Étienne

France : un attentat  islamiste  déjoué à Saint-Étienne

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu’un projet d’attentat « d’inspiration islamiste » avait été déjoué à Saint-Étienne par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le mercredi 22 mai dernier. Il visait les épreuves de football des Jeux olympiques de Paris 2024, notamment les spectateurs et les forces de l’ordre, d’après BFMTV.

Un ressortissant tchétchène de 18 ans a été interpellé à son domicile, alors qu’il avait déjà mené des repérages, et placé en détention provisoire selon les informations de BFMTV confirmées par le ministère de l’Intérieur.

Attaque au couteau en Allemagne

Attaque au couteau en Allemagne

 

En Allemagne, une attaque au couteau a fait plusieurs blessés, vendredi. Les faits se sont produits à Mannheim. Un homme aurait brandi un couteau en pleine rue avant de poignarder plusieurs personnes, rapporte le journal Bild;  Les forces de l’ordre ont fait usage de leur arme à feu pour neutraliser l’assaillant, qui a été blessé.

Un policier a également blessé au cours de cette attaque. Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Michael Stürzenberger, un militant nationaliste, ferait partie des personnes blessées. Mais le mobile du crime n’a pas été établi.

Ancien membre du parti conservateur bavarois, CSU, cet homme de 59 ans a également dirigé le parti allemand de la liberté (German Freedom party) entre 2013 et 2016. Depuis, l’activiste identitaire a rejoint plusieurs associations anti-islam dont Pax Europa ou encore Pegida.

Economie, politique, société: les plus lus 31 mai 2024

Economie, politique, société: les plus lus 31 mai  2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Société et violence –La banalisation de la violence et de l’idiotie en France

Société et violence –La banalisation de la violence et de l’idiotie en France

 

Chaque jour ou presque les médias font état d’une ( ou plusieurs) agression souvent mortelle de la part notamment d’un marginal, d’un élève caractériel ou d’un fanatique. Hier par exemple c’est une élève de 16 ans fichée S qui a agressé un professeur. On objectera que la violence a toujours existé et qu’il est d’ailleurs difficile de faire des comparaisons faute de statistiques sur le très long terme que constitue l’histoire. On peut au moins observer une progression de l’agressivité partout et surtout un abaissement de l’âge des auteurs de brutalité et d’homicide. Pour des motifs politiques, religieux ou de simples conflits. Ce n’est sans doute pas par hasard et c’est sans doute aussi le fruit de la décomposition de l’autorité dans tous les domaines de la société en particulier des services régaliens et notamment de la justice.

Parmi les facteurs explicatifs, il faut aussi prendre en compte l’évolution de la sociologie et l’introduction en France d’individus primaires en mal d’insertion sociale et sociétale. Pour parler plus crûment, l idiotie est consubstantielle à la brutalité des rapports sociaux.
Ceci étant, la société est également grandement responsable. Dans les pays pauvres ou ne manque pas non plus de sauvagerie potentielle, mais la régulation s’opère par une autorité sans faille qui dissuade les intentions criminelles. Et les mêmes populations, les mêmes individus qui dérogent aux règles républicaines et sociales en France ne manifestent pas les mêmes postures de violence dans leur pays d’origine.

Par mimétisme sans doute l’idiotie gagne l’ensemble de la population française en particulier dans la jeunesse dont en moyenne le niveau culturel facilite les dérèglements de jugement et d’action.

 

 

Val-de-Marne : Et encore une nouvelle attaque au couteau

Val-de-Marne : Et encore une nouvelle attaque au couteau

Et encore une nouvelle attaque au couteau en France de la part d’un cinglé. Un ressortissant égyptien de 46 ans a tué un homme de 79 ans à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, a appris Le Figaro de sources concordantes ce mercredi 30 mai, confirmant une information d’Europe 1. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue.

Les faits ont eu lieu à la mi-journée, avenue Carnot, alors que la victime se rendait dans un foyer du Secours catholique pour récupérer un panier alimentaire, nous indique-t-on. Selon nos confrères, un différend aurait éclaté entre les deux hommes lors d’une collecte de nourriture. Un contexte qui n’a pas encore été confirmé par le parquet. Ce dernier a toutefois souligné auprès du Figaro ne disposer pour l’heure d’«aucun élément en faveur d’un acte à dimension terroriste».

 

Qu’a fait le Tchad de sa rente pétrolière

Qu’a fait le Tchad de sa rente pétrolière

Le 11 avril 2021, Idriss Déby Itno était réélu à la présidence de la République du Tchad. Quelques jours plus tard, il mourait au combat contre un groupe rebelle. Une transition militaire était alors mise en place pour permettre à son jeune fils Mahamat de lui succéder. C’était contraire à « l’ordre constitutionnel », mais la communauté internationale fut indulgente, et patiente puisqu’elle attendit le 6 mai 2024 pour assister et valider l’élection (controversée) de Mahamat Idriss Déby. Pour autant, les ambiguïtés géopolitiques qui caractérisaient le cas du Tchad demeuraient entières. Pour bien les comprendre, il faut revenir en arrière et interroger son histoire, ancienne et contemporaine. Une histoire marquée par le rôle très important d’une armée dont la puissance relative par rapport aux armées des pays voisins vient en partie de l’argent du pétrole.

 

par 

Chercheur au LAM (Sciences-Po Bordeaux), professeur émérite de géographie politique, Université Bordeaux Montaigne dans The Copnversation 

 

Une réflexion intéressante mais qui pourrait s’appliquer à bien d’autres pays notamment en Afrique NDLR
Les deux tiers septentrionaux du territoire du Tchad appartiennent au grand ensemble saharien que les colonisateurs français ont eu beaucoup de mal à conquérir, et qu’ils ne sont jamais vraiment parvenus à pacifier. Dans le Tibesti et l’Ennedi vivaient – et vivent encore – des « ethnies guerrières » tout aussi attachées à leur liberté que les Touaregs de l’ancien Soudan, comme les Toubou et les Zaghawa.

Grand connaisseur des nomades noirs du Sahara, Jean Chapelle avait fort bien noté lors de sa carrière de méhariste dans le nord du Tchad que, dans la société toubou, « chaque homme, pour tenir debout à la face des autres, doit avoir des ennemis, et il les trouve ». D’ailleurs, cette zone n’avait pas été davantage maîtrisée après l’indépendance (1960), et le colonel Chapelle lui-même était resté préfet de Faya-Largeau jusqu’en 1963.

Cette culture guerrière des populations du nord du Tchad ne s’est pas émoussée avec l’indépendance, au contraire. Les groupes nomades n’ont eu de cesse de combattre le pouvoir central, tenu par des « sudistes », jusqu’à le faire tomber militairement en 1979 lorsque les troupes de Goukouni Oueddei (originaires du Nord) sont entrées dans N’Djamena.

Par la suite, la magistrature suprême est restée entre les mains d’un chef de guerre originaire de l’une des ethnies du Nord : Hissène Habré, puis Idriss Déby (puis son fils), mais les armes ont continué à se faire entendre de manière presque permanente, soit pour repousser le voisin libyen lorsqu’il avait l’intention de conquérir la bande d’Aozou, soit lorsque des groupes armés dissidents tentaient de marcher sur la capitale. C’est-à-dire presque chaque année en saison sèche.

Le Tchad disposait donc d’une armée qui savait lutter, avec des combattants qui forçaient souvent l’admiration des militaires français pour ce qui pourrait être une forme de sens de l’honneur, ou plus simplement la compréhension du fait que, dans ce métier, la mort est dans le contrat. Chose qui n’est pas aussi facilement admise par les soldats des autres armées de la zone sahélienne.

Le rapport entre l’armée tchadienne et le pétrole s’est noué au début des années 1970 lorsque le leader libyen Mouammar Kadhafi décida d’annexer la bande d’Aozou, cette portion de territoire d’environ 100 000 kilomètres carrés qui se situe au nord du Tibesti (nord du Tchad, à la frontière libyenne). Le leader libyen se référait à un texte datant de 1919 qui accordait ce morceau de désert à l’Italie, dont la Libye devait récupérer les terres africaines après la décolonisation. Le traité n’avait jamais été ratifié ; la revendication libyenne était donc sans fondement, mais Kadhafi pensait qu’il y avait dans le sous-sol du manganèse et du pétrole, et cela justifiait son obstination.

Ses troupes envahirent donc la zone en 1973, puis la Libye l’annexa purement et simplement en 1976. Les cartes officielles de l’époque font état du nouveau tracé de la frontière. Pour autant, les autorités tchadiennes, parfois avec l’appui de l’armée française, ont multiplié les tentatives de reconquête, jusqu’à obtenir satisfaction en 1986. L’armée tchadienne pouvait donc se targuer, en plus d’avoir rétabli l’intégrité territoriale du pays, d’avoir repris au voisin libyen une importante source de richesse potentielle.
Depuis les prospections conduites par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) dans les années 1950, on avait de bonnes raisons de penser que le sous-sol tchadien recelait du pétrole, notamment dans le Sud, autour de Doba, mais aussi au Kanem (ouest) et dans le Tibesti. Il a néanmoins fallu attendre 1975 pour avoir confirmation que les réserves du site de Doba étaient rentables, et ce n’est qu’en 1988 que l’exploitation a démarré.

Il est vrai que les grands groupes pétroliers ont longtemps hésité à s’engager sur les gisements tchadiens. Ceux du Centre-Ouest et du Nord étaient situés dans des zones d’insécurité chronique, et si ceux du Sud étaient moins menacés, ils n’en demeuraient pas moins on-shore, c’est-à-dire enclavés dans le continent et à plus de 1000 kilomètres du premier port océanique.

C’est alors qu’un montage inédit a vu le jour : la Banque mondiale a accepté de financer – avec des crédits publics – l’oléoduc qui permettrait aux opérateurs privés Exxon, Chevron et Pétronas de transporter leur pétrole brut vers le port camerounais de Kribi, afin qu’il soit acheminé vers les raffineries européennes ou américaines et proposé sur le marché à des prix qui ne seraient pas grevés par le coût des infrastructures d’évacuation.

Une telle transaction supposait des contreparties sérieuses, sous peine de voir se dresser contre le projet toutes les organisations de la société civile qui voyaient d’un mauvais œil le « cadeau » de la Banque au secteur privé, pour un montant voisin de 500 millions de dollars.

En 1999, le président Idriss Déby a donc promulgué – sous la pression – une « loi de gestion des revenus pétroliers » visant à inscrire l’exploitation de l’or noir au Tchad dans un cercle vertueux. Les décrets d’application signés en 2003 et 2004 fixaient les règles de répartition comme suit : pendant les cinq premières années, 80 % des redevances et 85 % des dividendes seraient affectés aux dépenses des secteurs considérés comme prioritaires par la Stratégie nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP), c’est-à-dire l’éducation, la santé, le développement rural, les infrastructures, les ressources en eau et l’environnement. Était également créé un « fonds destiné aux générations futures ». Par ailleurs, 5 % des redevances seraient versées aux collectivités décentralisées, et 15 % iraient aux dépenses non prioritaires du secteur public.

Comme l’ont souligné les chercheurs Géraud Magrin et Geert van Vliet : « Pour la première fois, un projet d’exploitation pétrolière était mis au service des objectifs de renforcement des capacités de l’État et du développement durable ». La Banque mondiale avait également innové en indemnisant les occupants des terrains empruntés par l’oléoduc, notamment en versant 550 000 francs CFA (840 euros) par manguier arraché. Tout en posant la question de la propriété individuelle de la terre dans les régions concernées, ce principe de compensations allait faire jurisprudence sur le reste du continent. Les colonisateurs n’y avaient pas pensé lors des travaux de construction des chemins de fer…

Hélas, le président tchadien est rapidement revenu sur ses promesses : il fit adopter en décembre 2005 une loi rectificative faisant passer dans les secteurs prioritaires l’armée, la police, la justice et la gouvernance. Et la Banque mondiale prit acte de ce virage dans un rapport publié en 2009 soulignant que le projet initial n’avait atteint ses objectifs ni dans la réduction de la pauvreté ni dans l’amélioration de la gouvernance.

Faute de transparence dans l’utilisation des fonds, il n’a pas été possible de chiffrer la part de l’aide ainsi détournée des objectifs sociaux vers les forces armées, mais en 2010 l’ONG CCFD-Terre solidaire estimait que les dépenses militaires étaient passées de 53 millions d’euros en 2004 à 420 millions d’euros en 2010. La montée en puissance des moyens militaires tchadiens était d’ailleurs visible lors des opérations menées par Idriss Déby contre les rebelles qui attaquaient son régime dans les années qui ont suivi cette loi parjure.

En 2023, le budget de l’armée était encore très élevé (331 millions de dollars) car il faut aussi rémunérer les hauts gradés afin qu’ils restent fidèles. Selon certaines sources, on compterait au moins 600 généraux, pour la plupart d’ethnie zaghawa.

Autrement dit, « grâce » à l’argent du pétrole, le Tchad dispose désormais d’une armée qui n’a peut-être pas toujours eu le dernier mot contre ses ennemis de l’intérieur, mais qui a forcé l’admiration sur le théâtre des opérations sahéliennes anti-djihadistes. Il n’y a dans ce constat ni vertu ni morale, mais une évidence de realpolitik.

Pour autant, une part importante de corruption explique aussi la mauvaise utilisation de la rente pétrolière. En septembre 2020, un ex-ministre a été envoyé en prison pour des soupçons de détournement de fonds publics commis entre 2013 et 2016. Il est probable qu’il n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Le rapport Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), publié en 2020, a pointé toutes les difficultés rencontrées par les enquêteurs pour se procurer auprès des autorités tchadiennes les données souhaitées. Au fil des pages, on apprend néanmoins que la production de pétrole en 2018 au Tchad n’a pas dépassé 127 000 barils par jour, alors que les simulations de 2003 partaient sur la base de 140 000 barils par jour. En 2023, elle était chiffrée à 92 000 barils/jour. Ce déficit a pu être compensé par des cours élevés, mais force est bien de constater qu’on ne trouve pas de trace évidente de ces revenus pétroliers dans le budget de l’État.

Alors, où est passée la rente pétrolière ? Probablement dans la poche de quelques dignitaires du régime, mais également dans l’équipement, la formation et les salaires d’une armée qui, depuis plusieurs années, a réussi à contenir l’avancée djihadiste au Sahel. On aurait sans doute préféré qu’elle soit équitablement redistribuée à la population tchadienne, ainsi qu’on avait pu le rêver lors de l’accord passé avec la Banque mondiale.

Le cercle n’étant pas vertueux, on risque de voir monter un mécontentement populaire qui fera le jeu des djihadistes sur un territoire qui semblait, jusqu’à présent, préservé de cette menace. La rente pétrolière risque alors de se retourner contre ceux à qui elle était destinée.

Entreprises-La confiance : levier de performance !

Entreprises-La confiance : levier de performance  !

. Alors que les bouleversements technologiques, climatiques, géopolitiques et sociétaux modifient considérablement les modes de travail et de gouvernance, Frédéric Lafage, président de la Fédération Cinov, invite les acteurs économiques à embrasser un changement de paradigme radical pour faire de la confiance la pierre angulaire de leur action. Par Frédéric Lafage, Président de la Fédération Cinov, organisation patronale représentative de la branche Bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseil (BETIC)- dans la Tribune.
Une contribution très intéressante mais qui n’assiste sans doute pas suffisamment sur la concertation, la participation bref la démocratisation dans l’entreprise surtout dans un pays où le centralisme alimente toute la culture  y compris dans beaucoup trop d’entreprises NDLR

La confiance est une composante essentielle de la vie en société. Sans elle, les systèmes de gouvernance des organisations et des projets sont fragilisés, une réalité que chacun peut observer dans sa vie citoyenne, professionnelle et personnelle. La gouvernance se voit ébranlée au gré des bouleversements sociaux et des crises qui se multiplient. Un constat s’impose alors : nous évoluons aujourd’hui dans une société qui tend à se transformer en une société de défiance, ce qui nous oblige à repenser nos modes de gouvernance pour rétablir la confiance et la stabilité.

Les avancées technologiques, la digitalisation, les défis climatiques et environnementaux, les bouleversements géopolitiques, les révolutions sociétales et culturelles ainsi que la crise sanitaire mettent régulièrement à l’épreuve la société française et sa vie économique, et donc les entreprises en première ligne. Ces dernières doivent reconsidérer l’intégralité de leur vision stratégique à l’aune de ces bouleversements majeurs qui transforment leurs activités. Un travail d’ampleur nécessaire qui assure leur pérennité !

À cela s’ajoutent des évolutions réglementaires régulières, qui renforcent les exigences imposées aux entreprises, exigences qui inhibent la créativité, créent une situation de repli sur soi et de défiance entre les acteurs, contribuant ainsi à un climat d’anxiété lié à un environnement de plus en plus complexe et incertain.

Ce climat de défiance qui s’est installé dans la société s’est naturellement répercuté dans les relations professionnelles. Cela se manifeste concrètement dans les projets de terrain, où chaque partie prenante est centrée sur sa tâche, sans vision globale ni souci de la qualité d’usage in fine produite. Une organisation en silos où le risque est vécu comme une responsabilité à éviter, voire à reporter sur un autre acteur du projet : un cercle vicieux où l’audace de l’innovation est sacrifiée sur l’autel de la défiance. Et penser que le problème vient d’ailleurs, que « l’enfer c’est les autres », c’est précisément le problème !

La défiance actuelle entre les parties prenantes d’un projet, par exemple dans un domaine dont la chaîne de valeur est aussi prolifique que la construction, a un impact direct sur la qualité des réalisations, les relations professionnelles, le nombre de litiges, les délais de construction et la compétitivité du secteur dans son ensemble.

Pour réussir les transitions en cours et faire face à un environnement incertain, complexe et intrinsèquement plus « risqué », il est impératif de rétablir la confiance entre les acteurs et de mettre fin à ce repli sur soi afin d’atteindre deux objectifs majeurs : la performance à la fois technique et financière, et la réponse aux attentes en termes de qualité des prestations attendues.

Il est possible, à l’issue d’un travail d’analyse de ses propres expériences, de dégager les axes permettant de concevoir une « bulle de confiance » propice à l’efficacité opérationnelle, à la performance économique, à l’amélioration des relations entre les différents acteurs, et donc à la réussite d’un projet. Cette « bulle de confiance » peut être définie comme un espace collaboratif où les parties prenantes sont plus et mieux impliquées, où la confiance et le respect mutuel favorisent une approche globale, et où l’objectif n’est plus seulement le respect de ses propres engagements contractuels, mais la satisfaction du travail collectif accompli et la qualité de la réponse globale apportée à l’usager, quel qu’il soit.

Un récent travail d’analyse de projets de terrain réalisé par des enseignants-chercheurs et des professionnels du secteur de la construction a ainsi permis d’identifier les critères de cette « bulle de confiance ». Leur mise en œuvre nécessitera des échanges et des investissements pour faire évoluer certaines pratiques. Mais le prix à payer sera faible pour s’extraire des absurdités imposées par le « court-termisme » - avec les conséquences financières, de qualité et de dégradations sociales qui en découlent - et pour s’inscrire dans une démarche résolument pérenne. Les conditions pour créer une telle « bulle de confiance » existent.

Il appartient désormais aux partenaires économiques d’adhérer sincèrement à ce changement de paradigme pour faire des choix pertinents pour eux, pour leurs clients, et pour répondre aux défis actuels et à venir !

_______

(*) Frédéric Lafage est, depuis 2018, Président de la Fédération Cinov, organisation patronale représentative de la branche BETIC. En dehors de ses engagements syndicaux, il est Président-Fondateur du groupe Lacort. Il est également expert judiciaire en acoustique, spécialisé dans l’ingénierie acoustique et vibratoire, la formation et le conseil.

Economie, politique, société: les plus lus 30 mai 2024

Economie, politique, société: les plus lus 30 mai  2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Société–La banalisation de la violence et de l’idiotie en France

Société–La banalisation de la violence et de l’idiotie en France

 

Chaque jour ou presque les médias font état d’une ( ou plusieurs) agression souvent mortelle de la part notamment d’un marginal, d’un élève caractériel ou d’un fanatique. Hier par exemple c’est une élève de 16 ans fichée S qui a agressé un professeur. On objectera que la violence a toujours existé et qu’il est d’ailleurs difficile de faire des comparaisons faute de statistiques sur le très long terme que constitue l’histoire. On peut au moins observer une progression de l’agressivité partout et surtout un abaissement de l’âge des auteurs de brutalité et d’homicide. Pour des motifs politiques, religieux ou de simples conflits. Ce n’est sans doute pas par hasard et c’est sans doute aussi le fruit de la décomposition de l’autorité dans tous les domaines de la société en particulier des services régaliens et notamment de la justice.

Parmi les facteurs explicatifs, il faut aussi prendre en compte l’évolution de la sociologie et l’introduction en France d’individus primaires en mal d’insertion sociale et sociétale. Pour parler plus crûment, l idiotie est consubstantielle à la brutalité des rapports sociaux.
Ceci étant, la société est également grandement responsable. Dans les pays pauvres ou ne manque pas non plus de sauvagerie potentielle, mais la régulation s’opère par une autorité sans faille qui dissuade les intentions criminelles. Et les mêmes populations, les mêmes individus qui dérogent aux règles républicaines et sociales en France ne manifestent pas les mêmes postures de violence dans leur pays d’origine.

Par mimétisme sans doute l’idiotie gagne l’ensemble de la population française en particulier dans la jeunesse dont en moyenne le niveau culturel facilite les dérèglements de jugement et d’action.

 

 

Carcassonne : encore des menaces de mort envers une enseignante

Carcassonne : encore des menaces de mort envers une enseignante

Comme chaque jour il y a au moins un fait divers faisant état de violences envers des enseignants. Et comme chaque jour cela sera rangé dans la rubrique faits divers alors qu’il s’agit d’un fait de société surtout quand en plus la violence et le faite d’une adolescente fichée S !

 

Une mesure conservatoire a par ailleurs été prononcée par le chef d’établissement à l’encontre de l’élève mise en cause avant l’engagement prochain d’une procédure disciplinaire. Tout accès au lycée lui est désormais interdit. Un dispositif d’accompagnement et de suivi a été proposé à l’enseignante verbalement agressée, indique enfin le rectorat. La garde à vue de la lycéenne était toujours en cours ce mercredi soir.

La question et pour combien de temps?

 

La banalisation de la violence et de l’idiotie en France

La banalisation de la violence et de l’idiotie en France

 

Chaque jour ou presque les médias font état d’une ( ou plusieurs) agression souvent mortelle de la part notamment d’un marginal, d’un élève caractériel ou d’un fanatique. On objectera que la violence a toujours existé et qu’il est d’ailleurs difficile de faire des comparaisons faute de statistiques sur le très long terme que constitue l’histoire. On peut au moins observer une progression de l’agressivité partout et surtout un abaissement de l’âge des auteurs de brutalité et d’homicide. Pour des motifs politiques, religieux ou de simples conflits. Ce n’est sans doute pas par hasard et c’est sans doute aussi  le fruit de la décomposition de l’autorité dans tous les domaines de la société en particulier des services régaliens et notamment de la justice.

Parmi les facteurs explicatifs, il faut aussi prendre en compte l’évolution de la sociologie et l’introduction en France d’individus primaires en mal d’insertion sociale et sociétale. Pour parler plus crûment, l idiotie est consubstantielle à la brutalité des rapports sociaux.
Ceci étant, la société est également grandement responsable. Dans les pays pauvres ou ne manque pas non plus de sauvagerie potentielle, mais la régulation s’opère par une autorité sans faille qui dissuade les intentions criminelles. Et les mêmes populations, les mêmes individus qui dérogent aux règles républicaines et sociales en France ne manifestent pas les mêmes postures de violence dans leur pays d’origine.

Par mimétisme sans doute l’idiotie gagne l’ensemble de la population française en particulier dans la jeunesse dont en moyenne le niveau culturel facilite les dérèglements de jugement et d’action.

 

 

Economie, politique, société: les plus lus 29 mai 2024

Economie, politique, société: les plus lus 29 mai  2024

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore des milliers d’exécutions en Chine et en Iran

Encore  des milliers d’exécutions en Chine et en Iran

Encore des exécutions parfois par milliers en Chine et en Iran pour des délits de droit commun mais surtout d’opposition politique. Pas étonnant qu’on retrouve la plupart de ces pays dans le concept douteux de « sud global » surtout composé de dictatures. 

Le nombre d’exécutions a atteint son plus haut niveau dans le monde depuis 2015, sous l’effet d’une forte augmentation en Iran, a indiqué Amnesty International mercredi 29 mai dans son rapport annuel sur la peine de mort. L’organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré 1.153 exécutions en 2023 – sans inclure la Chine, qui ne donne pas ses chiffres -, soit une hausse de plus de 30% par rapport à 2022. Les condamnations à mort prononcées, elles, ont augmenté de 20%, s’élevant au total à 2.428.

Selon Amnesty, les cinq pays comptant le plus d’exécutions en 2023 sont la Chine, où elles sont estimées à plusieurs milliers, l’Iran, l’Arabie saoudite, la Somalie et les États-Unis. À lui seul, l’Iran a exécuté 853 personnes, soit près de 50% de plus qu’en 2022. 

« Les pays qui continuent de procéder à des exécutions sont de plus en plus isolés »

Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International

Malgré cette hausse en 2023, concentrée en particulier au Moyen-Orient, «les pays qui continuent de procéder à des exécutions sont de plus en plus isolés», a-t-elle souligné. Leur nombre est tombé à seize l’an dernier, reculant à un niveau jamais vu. Aucune exécution n’a été enregistrée au Bélarus, au Japon, en Birmanie ou au Soudan du Sud, contrairement à 2022. En Asie, le Pakistan a abrogé la peine de mort pour les délits liés à la drogue, tandis que la Malaisie a aboli la peine de mort automatique pour certains crimes. À l’inverse, l’Afrique subsaharienne fait partie des régions où les condamnations à mort ont augmenté, de 66% à 494 en 2023. Les exécutions, toutes en Somalie, ont plus que triplé pour atteindre 38.

Aux États-Unis, où l’on dénombre 24 exécutions, plusieurs États affichent un «engagement sans faille à la peine de mort», regrette Agnès Callamard, qui dénonce la méthode d’asphyxie à l’azote pratiquée en Alabama. Le rapport d’Amnesty ne compte pas les milliers d’exécutions soupçonnées en Chine, ni celles en Corée du Nord ou au Vietnam, l’organisation voyant dans le secret entourant ces chiffres une volonté d’instiller «la peur».

 

Encore une agression d’un élève caractériel en Maine-et-Loire

Encore une agression d’un élève caractériel en Maine-et-Loire

 
Un lycéen a agressé sa prof d’anglais ce lundi 27 mai dans un établissement de Chemillé, dans le Maine-et-Loire. Il lui a porté un coup de couteau au visage. Sa mère témoigne.

 

Scolarisé depuis trois ans au lycée de l’Hyrôme à Chemillé-en-Anjou, l’agresseur est âgé de 18 ans. Il termine l’année de terminale en bac professionnel.

Lors d’une conférence de presse ce lundi après-midi, le procureur a précisé que dans l’établissement, il n’avait jamais fait parler de lui. Aucun problème de discipline, le jeune homme n’a jamais eu affaire à la justice, ni aux services sociaux.

La mère décrit son fils comme étant « calme. Justement. C’est ça. S’il avait des problèmes, il ne nous avait jamais rien dit, c’est peut-être pour ça aussi. Oui. C’est compliqué quand même ».

 

Le lycéen a été placé en garde à vue et une enquête pour tentative de meurtre a été confiée à la brigade de recherche de Cholet.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur du coup de couteau ne présente pas de déséquilibre patent, pas de raison évidente pour ce passage à l’acte. Aux enquêteurs, il a exprimé un mal-être global et déclaré avoir voulu « libérer la pression » en ayant un geste violent à l’égard de quelqu’un.

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