Archive pour la Catégorie 'social'

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Politique-Macron conduit le pays vers la catastrophe

Politique-Macron conduit le pays vers la catastrophe

De bavardage en bavardage, d’immobilisme en immobilisme et de contradiction en contradiction, Macron est en train de réunir toutes les conditions d’un effondrement économique, social, politique et même sociétal.

Aujourd’hui, peu de voix s’élèvent pour dénoncer le bilan désastreux du président de la république responsable d’un véritable catastrophe dans nombre de champs d’intérêt collectif.

En matière économique, il y a évidemment l’écroulement industriel voulu par des technocrates qui ont préféré délocaliser les activités dans les pays pauvres et transformer ainsi une grande partie du territoire en désert. Il y a aussi et peut-être surtout la liquidation de la politique énergétique française. Macron, avec Hollande d’abord et seul ensuite, a torpillé l’un des points forts du pays qui consistait à disposer de l’énergie la moins chère d’Europe et même à en exporter. Or la crise nous oblige aujourd’hui à importer de l’électricité notamment d’Allemagne et fabriquée à partir du charbon voire du gaz russe !

Dans la plupart des filières , on a outrageusement amplifié la complexité des directives et règlements européens. En cause, les problèmes existentiels d’une superstructure surabondante de fonctionnaires qui justifient ainsi leur rôle. Témoin encore la question du nucléaire. Il faut 15 ans à la France pour construire une centrale quand il en faut cinq en Chine qui se limite au strict respect des réglementations internationales.

Le désastre à l’école constitue également la preuve de la chute culturelle du pays. La France ne manque pas de bac+3 ou 4 qui ne débouchent sur rien sinon sur des postes souvent inutiles de l’administration mais elle manque partout de techniciens et d’ouvriers qualifiés. Pour preuve, on a du faire venir des États-Unis des centaines et des centaines de soudeurs entretenir nos centrales nucléaires.

Concernant la santé, on peut se féliciter du niveau de couverture et de la qualité des soins. Pour autant, le système est totalement à revoir car globalement sous dimensionné par rapport aux besoins. L’hôpital, lui, est devenu une sorte d’énorme machinerie ingérable et incontrôlable. Là aussi en cause, le fait d’avoir mis des technocrates à la place des professionnels pour diriger les établissements.

La sécurité constitue aussi l’une des préoccupations des Français puisque à peu près toutes les villes sont désormais caractérisées par l’existence d’une zone de non-droit sortent de supermarché de la drogue interdit aux différentes fonctions des pouvoirs publics.

Sur le plan démocratique, Macron a tout fait pour renforcer le caractère monarchique du système. Désormais, une majorité de citoyens refusent de participer à ce mauvais théâtre des élections où une très petite minorité vote surtout pour éliminer davantage un candidat que pour soutenir le futur vainqueur.

En outre, Macron a écrasé toutes les institutions représentatives- parlement y compris- il a méprisé les organisations intermédiaires et même créer des instances complètement bidon type « convention » qui ne reposent sur aucune compétence et aucune légitimité.

Les Français sont très majoritairement partagés entre la peur, l’inquiétude et la lassitude. Comme le démontre le récent sondage Elabe.

En ce début d’année 2023, les mots qui décrivent le mieux l’état d’esprit des Français sont très négatifs : lassitude (52%, +7/nov. 2022 et +21/oct. 2021), colère (42%, +11 et +18), tristesse (37%, +3 et +10), nostalgie (36%, -6 et -14) et peur (36%, +10 et +17).

En parallèle, les Français ressentent moins de confiance (21%, -8/nov. 2022 et -12/oct. 2021), de sérénité (19%, -9 et -14) et de satisfaction (16%, -11 et -18). Ainsi, ces évolutions s’inscrivent dans une dégradation globale et constante de l’état d’esprit des Français depuis octobre 2021.

Sur le plan sociétal on voit émerger des formes de corporatisme voire de violences inquiétantes. Faute de médiation, on assiste à une sorte de montée d’anarchie corporatiste qui parfois même bloque le pays.

Et c’est pourtant le moment choisi par le gouvernement pour privilégier une réforme des retraites injuste et inefficace.

La question du gouvernement se pose. Il est vraisemblable qu’il aura du mal à tenir jusqu’à l’été en dépit des efforts désespérés d’une première ministre visiblement pas à la hauteur politique.

Mais la question va aussi se poser vis-à-vis du maintien de Macron. Le pays ne pourra pas tenir avec un responsable aussi contradictoire et impuissant jusqu’en 2027. Juridiquement, Macron pourra demeurer président sauf mouvement populaire d’ampleur qui n’est pas exclure. Mais politiquement, il devra se limiter au rôle du président de la république sous la quatrième. En clair, déléguer ses pouvoirs un gouvernement disposant d’un peu de compétence, de cohérence et d’autorit

L’inflation ralentit d’après l’INSEE….. un mensonge !

L’inflation ralentit d’après l’INSEE….. un mensonge !


On peut se demander par quel miracle l’INSEE a constaté un ralentissement de l’inflation de 6,2 en novembre à 5,9 en décembre. Il faudrait en effet qu’en un mois l’envol des prix se soit nettement tassé. Le problème est que l’indice des prix de la consommation de l’INSEE est complètement obsolète.

En effet depuis le Covid notamment et encore davantage depuis la crise de l’énergie, la structure de consommation des ménages a été profondément modifiée. Pour parler clair, on ne consomme pas exactement la même chose et dans les mêmes proportions. Ainsi l’INSEE prend notamment en compte un tassement des prix alors que le volume de consommation des biens visés a diminué.

Parmi les évolutions structurelles, il y a notamment l’augmentation croissante des dépenses contraintes, c’est-à-dire incontournables. Notons que l’un des champs de consommation les plus concernés par la hausse des prix vise l’alimentation. Une hausse mesurée à 12 % environ par l’INSEE alors que dans la réalité les prix ont augmenté en moyenne de 20 % ( augmentation directe, absence de produits habituels, modification des conditionnements etc.).

Selon l’estimation provisoire de l’Insee, ce mercredi, l’inflation en France a ralenti, passant de 6,2% en novembre et octobre à 5,9% en décembre. Une bonne nouvelle- par ailleurs très contradictoire qui pourrait être de courte durée car l’institut de statistiques prévoit une nouvelle hausse des prix aux début de l’année 2023 jusqu’à atteindre un pic à 7%.

A noter que l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui sert de base de comparaison au niveau européen, a ralenti plus fortement que l’indice des prix à la consommation (IPC) en décembre, la hausse sur un an tombant à 6,7%, contre 7,1% en novembre.

Malgré ce ralentissement de l’inflation, l’embellie pourrait être de courte durée. L’insee prévoit, en effet, que l’IPC devrait atteindre un pic de 7% début 2023, avant de reculer plus durablement à partir du mois de mars. Cela s’explique notamment par la hausse de 15% des prix réglementés de l’énergie prévue début 2023, ceux du gaz devant être relevés en janvier et ceux de l’électricité en février. Le bouclier tarifaire plafonne actuellement la hausse des tarifs de l’énergie à 4%.

À l’échelle européenne, la tendance était, en cette fin d’année 2022, également à la baisse. En novembre, l’inflation des prix à la consommation avait, pour la première fois depuis juin 2021, ralenti à 10% sur un an au sein de la zone euro (les 20 pays à avoir adopté la monnaie unique). Décembre est aussi positif pour de nombreux pays européens. En Allemagne, l’inflation est passée de 10% en novembre à 8,6% en décembre quand l’Espagne a connu une chute de 6,8% à 5,8% le mois dernier.

Réforme Retraites : une réforme rabougrie, injuste et idiote

Réforme Retraites : une réforme rabougrie, injuste et idiote

Le projet de retraite souffre de deux maux , il est à la fois idiot et injuste. Injuste parce qu’il va surtout concerner très rapidement les plus défavorisés aux carrières longues qui pourtant ont les durée de vie les plus courtes. Il est idiot parce qu’il ne permet pas une réelle réforme universelle et va générer des économies relatives (avec le transfert de charges sur la sécurité sociale et l’ASSEDIC puisque seulement un tiers des seniors sont encore sur le marché du travail après 60 ans

Consciente du rejet par l’opinion de ce projet, la Première ministre tente bien de bricoler le projet en indiquant notamment qu’il n’y a pas de totem concernant le report de l’âge. Pourtant, c’est le drapeau que Macron veut brandir pour montrer sa volonté disruptive.

Le principal scandale réside dans le fait que cette réforme ne sera pas applicable aux fonctionnaires et aux régimes spéciaux qui vont bénéficier de la clause grand-père. Seuls les nouveaux entrants seront donc concernés. La réforme sera donc étalée sur 40 ou 50 ans. Une différence avec le privé qui déjà doit atteindre au moins 65 ans pour une retraite pleine dès maintenant. En effet avec la réforme -dite Touraine- en vigueur, il faut aujourd’hui 43 sans de cotisations pour prétendre à une retraite entière. Comme l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 23 ans, cela conduit à 66 ans. Pir, le gouvernement envisage d’augmenter encore le nombre d’années de cotisation pour passer à 45 ans.

Cette réforme très conjoncturelle n’a aucun sens. En effet le report à 64 ou 65 ans n’aura aucun effet sur le marché du travail des seniors dont un tiers seulement travaillent encore. Il y a un report des économies du régime de retraite sur les dépenses d’une part du régime d’assurance chômage, d’autre part de l’assurance-maladie.

Le couperet d’un âge général pour tous n’a aucun sens ni économiquement et encore moins socialement. En effet dans certains métiers du tertiaire on peut sans dommage prolongerl’âge de la retraite jusqu’à presque 70 ans alors que dans certains métiers manuels très pénibles nombre de salariés sont déjà usés à 55 ans.

Le projet initial du gouvernement était de repousser l’âge légal de départ en retraite, de 62 ans à 65 ans, à un rythme progressif de quatre mois par an. Ainsi, il atteindrait 63 ans en 2025, 64 ans en 2028 et 65 ans en 2031. Si cette piste reste privilégiée par l’exécutif, ce n’est «pas un totem», a martelé Élisabeth Borne sur Franceinfo ce mardi 3 janvier. Une autre piste, évoquée par Emmanuel Macron lui-même, serait un report à 64 ans, assorti d’un allongement de la durée de cotisation.

Par ailleurs, la première génération concernée par le recul de l’âge de départ sera la génération née au deuxième semestre 1961. En revanche, l’âge d’annulation de la décote restera fixé à 67 ans.

SONDAGE Réforme des retraites :Le gouvernement très largement discrédité

SONDAGE Réforme des retraites : Le gouvernement très largement discrédité

Selon un nouveau sondage Elabe-BFM, seul un Français sur quatre (27%) estime qu’il faudrait relever l’âge de départ. Dans le détail, seulement 18% des personnes interrogées souhaitent que celui-ci soit porté à 64 ans et 9% à 65 ans.

A contrario, ils sont 47% à estimer que cet âge légal devrait rester à 62 ans et même 25% à estimer qu’il faudrait l’abaisser.

Au sein de la population active, ils sont même 49% à souhaiter un maintien à 62 ans et 31% à vouloir même un abaissement de cet âge. Les retraités sont quant à eux plus partagés: 48% veulent que cet âge légal de départ soit augmenté et 44% ne veulent pas qu’il soit modifié.

Également interrogés sur le système de retraites actuel, les Français sont une majorité (64%) à le qualifier d’injuste et de financièrement fragile (55%). Ils sont aussi nombreux (72%) à pointer le faible taux d’emploi des seniors.

Ils sont seulement 31% à estimer que cette réforme permettra de faire des économies pour pouvoir financer d’autres dépenses publiques de protection sociale. En outre, ils jugent le moment inopportun pour faire une réforme des retraites en pleine crise du pouvoir d’achat (60%).

Pour une majorité de sondés (52%), la priorité de l’exécutif doit être mise sur le pouvoir d’achat. Ils estiment par ailleurs que l’exécutif doit mettre la réforme des retaites (21%) derrière l’écologie (22%) en termes de priorité d’action dans les prochains mois.

Échantillon de 1005 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet du 3 au 4 janvier 2023.

Projet réforme retraite: Pas universelle mais injuste et idiote

Projet réforme retraite: Pas universelle mais injuste et idiote

Le projet de retraite souffre de deux maux , il est à la fois idiot et injuste. Injuste parce qu’il va surtout concerner très rapidement les plus défavorisés aux carrières longues qui pourtant ont les durée de vie les plus courtes. Il est idiot parce qu’il ne permet pas une réelle réforme universelle et va générer des économies relatives (avec le transfert de charges sur la sécurité sociale et l’ASSEDIC puisque seulement un tiers des seniors sont encore sur le marché du travail après 60 ans.

Consciente du rejet par l’opinion de ce projet, la Première ministre tente bien de bricoler le projet en indiquant notamment qu’il n’y a pas de totem concernant le report de l’âge. Pourtant c’est le drapeau que Macron veut brandir pour montrer sa volonté disruptive.

Le principal scandale réside dans le fait que cette réforme ne sera pas applicable aux fonctionnaires et aux régimes spéciaux qui vont bénéficier de la clause grand-père. Seuls les nouveaux entrants seront donc concernés. La réforme sera donc étalée sur 40 ou 50 ans. Une différence avec le privé qui déjà doit atteindre au moins 65 ans pour une retraite pleine dès maintenant. En effet avec la réforme -dite Touraine- en vigueur, il faut aujourd’hui 43 sans de cotisations pour prétendre à une retraite entière. Comme l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 23 ans, cela conduit à 66 ans. Pire, le gouvernement envisage d’augmenter encore le nombre d’années de cotisation pour passer à 45 ans.

Cette réforme très conjoncturelle n’a aucun sens. En effet le report à 64 ou 65 ans n’aura aucun effet sur le marché du travail des seniors dont un tiers seulement travail encore. Il y a un report des économies du régime de retraite sur les dépenses d’une part du régime d’assurance chômage, d’autre part de l’assurance-maladie.

Le couperet d’un âge général pour tous n’a aucun sens ni économiquement et encore moins socialement. En effet dans certains métiers du tertiaire on peut sans dommage prolongé l’âge de la retraite jusqu’à presque 70 ans alors que dans certains métiers manuels très pénibles nombre de salariés sont déjà usés à 55 ans.

Le projet initial du gouvernement était de repousser l’âge légal de départ en retraite, de 62 ans à 65 ans, à un rythme progressif de quatre mois par an. Ainsi, il atteindrait 63 ans en 2025, 64 ans en 2028 et 65 ans en 2031. Si cette piste reste privilégiée par l’exécutif, ce n’est «pas un totem», a martelé Élisabeth Borne sur Franceinfo ce mardi 3 janvier. Une autre piste, évoquée par Emmanuel Macron lui-même, serait un report à 64 ans, assorti d’un allongement de la durée de cotisation.

Par ailleurs, la première génération concernée par le recul de l’âge de départ sera la génération née au deuxième semestre 1961. En revanche, l’âge d’annulation de la décote restera fixé à 67 ans.

L’inflation ralentit : le mensonge de l’INSEE

L’inflation ralentit : le mensonge de l’INSEE

On peut se demander par quel miracle l’INSEE a constaté un ralentissement de l’inflation de 6,2% en novembre à 5,9 en décembre. Il faudrait en effet qu’en un mois l’envol des prix se soit nettement tassé. Le problème est que l’indice des prix de la consommation de l’INSEE est complètement obsolète.

En effet depuis le Covid notamment et encore davantage depuis la crise de l’énergie, la structure de consommation des ménages a été profondément modifiée. Pour parler clair, on ne consomme pas exactement la même chose et dans les mêmes proportions. Ainsi l’INSEE prend en compte un tassement des prix alors que le volume de consommation des biens visés a diminué.

Parmi les évolutions structurelles, il y a notamment l’augmentation croissante des dépenses contraintes, c’est-à-dire incontournables. Notons que l’un des champs de consommation les plus concernés par la hausse des prix vise l’alimentation. Une hausse mesurée à 12 % environ par l’INSEE alors que dans la réalité les prix ont augmenté en moyenne de 20 % ( augmentation directe, absence de produits habituels, modification des conditionnements etc.).

Selon l’estimation provisoire de l’Insee, ce mercredi, l’inflation en France a ralenti, passant de 6,2% en novembre et octobre à 5,9% en décembre. Une bonne nouvelle- par ailleurs très contradictoire qui pourrait être de courte durée car l’institut de statistiques prévoit une nouvelle hausse des prix aux début de l’année 2023 jusqu’à atteindre un pic à 7%.

A noter que l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui sert de base de comparaison au niveau européen, a ralenti plus fortement que l’indice des prix à la consommation (IPC) en décembre, la hausse sur un an tombant à 6,7%, contre 7,1% en novembre.

Malgré ce ralentissement de l’inflation, l’embellie pourrait être de courte durée. L’insee prévoit, en effet, que l’IPC devrait atteindre un pic de 7% début 2023, avant de reculer plus durablement à partir du mois de mars. Cela s’explique notamment par la hausse de 15% des prix réglementés de l’énergie prévue début 2023, ceux du gaz devant être relevés en janvier et ceux de l’électricité en février. Le bouclier tarifaire plafonne actuellement la hausse des tarifs de l’énergie à 4%.

À l’échelle européenne, la tendance était, en cette fin d’année 2022, également à la baisse. En novembre, l’inflation des prix à la consommation avait, pour la première fois depuis juin 2021, ralenti à 10% sur un an au sein de la zone euro (les 20 pays à avoir adopté la monnaie unique). Décembre est aussi positif pour de nombreux pays européens. En Allemagne, l’inflation est passée de 10% en novembre à 8,6% en décembre quand l’Espagne a connu une chute de 6,8% à 5,8% le mois dernier.

Réforme des retraites : trop brutale pour la CFDT

Réforme des retraites : trop brutale pour la CFDT

La CFDT dit clairement non à la réforme et a dénoncé une mesure « brutale » et « injuste » concernant l’âge.Ce sont en effet surtout les salariés les moins favorisés et en longue carrière qui seront les premières victimes.

Pour la CFDT, c’est un non définitif: le premier syndicat français a assuré qu’il se mobiliserait en cas de report à 64 ou 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite, tel qu’envisagé par le gouvernement dans sa réforme des retraites. Une telle mesure serait « brutale » et « injuste », a confirmé ce mardi soir sur BFM Business la secrétaire général adjointe de la CFDT, Marylise Léon. Élisabeth Borne recevait ce mardi les dirigeants des organisations syndicales à Matignon avant la présentation de la réforme prévue la semaine prochaine.

« On saisit toutes les occasions possibles pour argumenter et essayer de convaincre le gouvernement que ce n’est pas du tout une bonne idée », a souligné Marylise Léon.

Le principal scandale réside dans le fait que cette réforme ne sera pas applicable aux fonctionnaires et aux régimes spéciaux qui vont bénéficier de la clause grand-père. Seuls les nouveaux entrants seront donc concernés. La réforme sera donc étalée sur 40 ou 50 ans. Une différence avec le privé qui déjà doit atteindre au moins 65 ans pour une retraite pleine dès maintenant. En effet avec la réforme -dite Touraine- en vigueur, il faut aujourd’hui 43 sans de cotisations pour prétendre à une retraite entière. Comme l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 23 ans, cela conduit à 66 ans. Pir, le gouvernement envisage d’augmenter encore le nombre d’années de cotisation pour passer à 45 ans.

Cette réforme très conjoncturelle n’a aucun sens. En effet le report à 64 ou 65 ans n’aura aucun effet sur le marché du travail des seniors dont un tiers seulement travail encore. Il y a un report des économies du régime de retraite sur les dépenses d’une part du régime d’assurance chômage, d’autre part de l’assurance-maladie.

Le couperet d’un âge général pour tous n’a aucun sens ni économiquement et encore moins socialement. En effet dans certains métiers du tertiaire on peut sans dommage prolongé l’âge de la retraite jusqu’à presque 70 ans alors que dans certains métiers manuels très pénibles nombre de salariés sont déjà usés à 55 ans.

La CFDT serait-elle prête à accepter un recul de l’âge légal en contrepartie de mesures sur la pénibilité ou les carrières longues ? « Je vais être très claire: la réponse est non », a assuré la responsable syndicale, fermant la porte à tout inflexion de la CFDT sur le sujet. L’emploi des seniors ou la reconnaissance de la pénibilité sont des questions « extrêmement importantes » qui ne « peuvent pas être juste des ajustements que le gouvernement concéderait parce qu’il fait une mesure extrêmement brutale », a-t-elle souligné, martelant que le « cœur du sujet » restait l’âge légal.

Pour Marylise Léon, « il y aura beau avoir toutes les mesures d’adaptation pour faire en sorte que ceux qui commencent tôt à travailler puissent ne pas partir à 65 ans », le report de l’âge légal de départ est « d’abord une mesure extrêmement brutale ».

Le coût du travail dans l’UE: La France au-dessus de la moyenne

Le coût du travail dans l’UE: La France au-dessus de la moyenne

Le coût du travail en France comparé à ceux de l’union européenne se situe parmi les plus élevés. Un coût du travail surtout affecté par un manque de productivité (effet 35 heures Et faible rapport actifs-salariés) et par le poids des charges (Environ 30 % du salaire)

Les différences sont importantes dans l’UE, s’échelonnant de 6,5 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. La France (38,70 euros) est au-dessus de la moyenne européenne qui se situe à 28,20 euros.
Article rédigé par

Le coût moyen de la main-d’œuvre en France était en 2020 de 38,70 euros par heure travaillée, figurant au 5e rang des plus élevés de l’Union européenne, selon une enquête européenne réalisée tous les quatre ans et publiée mercredi 4 janvier par l’Insee. Le coût horaire s’élève même à 39,20 euros dans les sociétés de dix salariés ou plus du secteur marchand non agricole (hors services aux ménages).

Ce coût du travail s’avère très hétérogène dans l’UE, s’échelonnant de 6,50 euros en Bulgarie à 47 euros au Luxembourg. Dans l’UE de 2020, la moyenne est de 28,20 euros de l’heure travaillée. La France est derrière Le Luxembourg, le Danemark, la Suède et la Belgique, mais devant l’Allemagne (37,2 euros).

La part des salaires dans le coût de la main-d’œuvre varie sensiblement selon les pays en fonction du mode de financement de la protection sociale. Ainsi, les cotisations sociales et autres charges ne représentent que 12,5% du coût du travail au Danemark du fait d’un financement de la protection sociale par l’impôt. A l’inverse, elles représentent 26,7% du coût du travail en Espagne, 28,4% en Italie et 30,6% en France, un des niveaux les plus forts en Europe après la Suède.

En France, le coût horaire varie significativement selon le secteur d’activité, l’implantation géographique ou encore la taille de la société. Il est le plus élevé dans le secteur des activités financières et de l’assurance (60,30 euros) et le moins élevé dans l’hébergement-restauration (23,80 euros). Il s’élève à 42,50 euros dans les sociétés de plus de 1 000 salariés, soit 10,50 euros de plus que dans celles employant 10 à 49 salariés. Cet écart est très marqué dans l’industrie (21,50 euros de différence). Ce coût moyen est aussi nettement supérieur en Ile-de-France à 48,30 euros contre 35,60 euros sur le reste du territoire.

SONDAGE Réforme des retraites : Le gouvernement très largement condamné

SONDAGE Réforme des retraites :Le gouvernement très largement condamné

Selon un nouveau sondage Elabe-BFM, seul un Français sur quatre (27%) estime qu’il faudrait relever l’âge de départ. Dans le détail, seulement 18% des personnes interrogées souhaitent que celui-ci soit porté à 64 ans et 9% à 65 ans.

A contrario, ils sont 47% à estimer que cet âge légal devrait rester à 62 ans et même 25% à estimer qu’il faudrait l’abaisser.

Au sein de la population active, ils sont même 49% à souhaiter un maintien à 62 ans et 31% à vouloir même un abaissement de cet âge. Les retraités sont quant à eux plus partagés: 48% veulent que cet âge légal de départ soit augmenté et 44% ne veulent pas qu’il soit modifié.

Également interrogés sur le système de retraites actuel, les Français sont une majorité (64%) à le qualifier d’injuste et de financièrement fragile (55%). Ils sont aussi nombreux (72%) à pointer le faible taux d’emploi des seniors.

Ils sont seulement 31% à estimer que cette réforme permettra de faire des économies pour pouvoir financer d’autres dépenses publiques de protection sociale. En outre, ils jugent le moment inopportun pour faire une réforme des retraites en pleine crise du pouvoir d’achat (60%).

Pour une majorité de sondés (52%), la priorité de l’exécutif doit être mise sur le pouvoir d’achat. Ils estiment par ailleurs que l’exécutif doit mettre la réforme des retaites (21%) derrière l’écologie (22%) en termes de priorité d’action dans les prochains mois.

Échantillon de 1005 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet du 3 au 4 janvier 2023.

Social: Le plein-emploi ….en radiant les chômeurs

Le plein-emploi ….en radiant les chômeurs

Il est clair que la question du chômage est difficile à prendre en compte. Pourtant le gouvernement pourrait avoir trouvé la solution; ainsi, l’analyse des dernières statistiques montre que le nombre de radiations correspond à peu près à la réduction globale du chômage.

Du coup, on pourrait suggérer de supprimer et de radier ces 3 millions de chômeurs qui figurent toujours dans les fichiers de Pole emploi.

En fin de semaine dernière, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, se réjouissait de la dynamique favorable du chômage, à la suite de la publication des bons chiffres du mois de novembre dévoilés conjointement par la Dares et Pôle emploi.

Il faut dire que, sur un unique mois, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A auprès de l’opérateur public – répertoriant les Français sans aucune activité – diminuait de 2,1 % par rapport à octobre. Soit 65.800 chômeurs en moins dans les fichiers de Pôle emploi. Une très bonne nouvelle quand on sait que les répercussions de la crise en Ukraine, avec une envolée de l’inflation et un rabotage de la croissance, auraient normalement dû se faire ressentir dès 2022 sur l’emploi.

Mais une partie importante de cette baisse s’explique en réalité par un niveau record de radiations enregistrées par Pôle emploi. Sur un unique et même mois, l’opérateur a en effet procédé à 58.100 radiations administratives.

Réforme Retraites : la stratégie de la CFDT

Réforme Retraites : la stratégie de la CFDT


Si la CFDT a, dans le passé, accompagné les réformes des retraites du gouvernement, le syndicat réformiste se montre aujourd’hui très hostile à la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron. Son chef de file Laurent Berger promet qu’il n’hésitera pas à se mobilier contre cette reforme qu’il juge extrêmement dure pour les travailleurs et extrêmement injuste. Pour autant, il saura garder ses distances si les mobilisations devaient se radicaliser. Décryptage de la stratégie du premier syndicat de France dans un article de
la Tribune

Un papier intéressant mais qui fait l’impasse sur le passif enregistré au cours des années entre la CFDT et Macron. La CFDT de tout temps a toujours été un syndicat réformiste recherchant le compromis et des résultats de l’action syndicale. Le seul problème, c’est que Macron a écrasé les syndicats de son mépris comme il a écrasé les institutions représentatives y compris le Parlement. Aujourd’hui, la réforme des retraites offre l’occasion d’un règlement de compte dont les conséquences politiques pourraient être graves pour Macron. Le risque est en effet d’entraîner le pays dans un naufrage économique, social bien sûr, mais aussi politique. NDLR

« Non, la CFDT n’a pas changé de position, s’agace Laurent Berger, le numéro 1 du syndicat réformiste. Nous avons toujours dit que nous étions opposés au recul de l’âge légal de départ à la retraite, que ce soit 64 ou 65 ans ».

De fait, même si le secrétaire général de la CFDT affirme avoir le sentiment que le gouvernement va décider de reporter l’âge de départ à 64 ans, – avec une accélération de la réforme Touraine qui augmente la durée de cotisation-, il entend bien se battre contre cette réforme. Et pour cause, le recul de l’âge est depuis toujours, considéré par la CFDT, comme la plus mauvaise des solutions, car la plus injuste. Elle pénalise surtout ceux qui ont démarré tôt leur vie professionnelle, les obligeant à travailler jusqu’à la borne d’âge fixée par la loi.
La CFDT sera dans l’opposition comme les autres syndicats.

Aussi, Laurent Berger ne mâche-t-il pas ses mots après son entretien avec la Première ministre, mardi 3 janvier. Il dénonce une réforme extrêmement dure pour les travailleurs, la plus dure depuis des décennies.

Sans nier la nécessité de rééquilibrer financièrement le système des retraites, il assure que « l’on pouvait faire autrement » et que le gouvernement choisit la méthode la plus violente pour les travailleurs. Par ailleurs, selon la CFDT, dans la mesure où le gouvernement entend engranger des recettes pour payer l’école, l’hôpital, la transition écologique…. Il rompt avec une forme de contrat démocratique. Cette réforme vise à faire peser sur les seuls actifs les besoins financiers de la Nation.

Et si dans le passé, la CFDT a accompagné les réformes des retraites du gouvernement, comme en 2003, ce qui lui a valu des déchirures internes, cette fois, pas de doute, le syndicat réformiste sera du côté de la contestation. En juin dernier, lors de son Congrès à Lyon, la centrale est apparue très unie derrière ce positionnement. « Contrairement à la CGT très divisée, la CFDT est homogène », rappelle Rémi Bourguignon, chercheur et spécialiste des relations sociales.

Laurent Berger a déjà prévu de participer à une intersyndicale qui se tiendra mardi prochain. En effet, toutes les centrales ont d’ores et déjà décidé de se réunir le soir même de la présentation de la réforme par le gouvernement, le 10 janvier. Une telle unité regroupant une dizaine de syndicats et d’associations n’a pas vu le jour depuis 2010. A l’issue de cette rencontre, une journée d’action unitaire et de grèves sera fixée. Le jeudi 19 janvier et mardi 24 sont déjà inscrits sur les tablettes. Les syndicats trancheront.

Ce mois de janvier, Laurent Berger devrait donc défiler aux côtés de Philippe Martinez de la CGT. Mais alors que depuis 2016, et la loi Travail, toutes les mobilisations sont parasitées par des mouvements de violence des Black Block, la CFDT cherchera au maximum à rester dans des manifestations pacifistes. Elle jouera la carte de la responsabilités . Autrement dit, si le mouvement se radicalisait, notamment à la CGT, avec des débordements, elle pourrait vite en sortir.

Par ailleurs, dans cette intersyndicale, elle entend toutefois ne pas se renier. « Pas question de changer, pour être avec les autres », assure un cadre du syndicat de Belleville. Pour l’instant, le seul motif de mobilisation qui met tout le monde d’accord est le report de l’âge ….

Malgré tout, la CFDT ne cache pas son intention de continuer à discuter avec l’exécutif… Même si à ses yeux, les avancées possibles sont minces, le syndicat entend bien peser pour les obtenir. Evidemment, en haut de la pile, se trouve la reconnaissance de la pénibilité, chère à la CFDT. Le gouvernement travaille sur un dispositif en fin de carrière avec une visite médicale… « C’est un peu l’usine à gaz, et ça risque de créer du ressentiment, car en fait on a pas assez de médecins du travail …. Il faut donc pousser l’exécutif à dégager des moyens », plaide par exemple l’entourage de Laurent Berger.

Autre sujet que la CFDT surveille comme le lait sur le feu : les carrières longues. C’est le prédécesseur de Laurent Berger, François Chérèque qui avait obtenu cette mesure pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. Pas question de la brader aujourd’hui. Mais il y a aussi la question du minimum de retraites à 85 % du SMIC etc …
Pour faire entendre sa voix, la CFDT multiplie déjà son lobbying auprès des parlementaires.

Reste qu’à la centrale de Belleville, le pessimisme est de mise. Car même si la CFDT réussit à peser dans la réforme, à se faire entendre, il ne fait aucun doute que le gouvernement appliquera ses mesures et ira jusqu’au bout. « Car l’intention est surtout dogmatique, politique », juge encore Laurent Berger. Et le syndicalisme pourrait s’en trouver encore affaibli.

Surtout, dans un contexte d’inflation, de fatigue démocratique intense, personne ne sait comment le corps social réagira. Le risque de voir des mouvements alternatifs, spontanés, type Gilets Jaunes, est important. Il n’est pas exclu non plus, que face à cette réforme, il y ait beaucoup de résignation et de ressentiment …. Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle. Car ce qui ne s’exprime pas, risque toujours de ressurgir de façon bien plus violente.

Retraites : d’une réforme universelle à une réformette injuste et idiote

Retraites : d’une réforme universelle à une réformette injuste et idiote

Le projet de retraite souffre de deux maux , il est à la fois idiot et injuste. Injuste parce qu’il va surtout concerner très rapidement les plus défavorisés aux carrières longues qui pourtant ont les durée de vie les plus courtes. Il est idiot parce qu’il ne permet pas une réelle réforme universelle et va générer des économies relatives (avec le transfert de charges sur la sécurité sociale et l’ASSEDIC puisque seulement un tiers des seniors sont encore sur le marché du travail après 60 ans

Consciente du rejet par l’opinion de ce projet, la Première ministre tente bien de bricoler le projet en indiquant notamment qu’il n’y a pas de totem concernant le report de l’âge. Pourtant c’est le drapeau que Macron veut brandir pour montrer sa volonté disruptive.

Le principal scandale réside dans le fait que cette réforme ne sera pas applicable aux fonctionnaires et aux régimes spéciaux qui vont bénéficier de la clause grand-père. Seuls les nouveaux entrants seront donc concernés. La réforme sera donc étalée sur 40 ou 50 ans. Une différence avec le privé qui déjà doit atteindre au moins 65 ans pour une retraite pleine dès maintenant. En effet avec la réforme -dite Touraine- en vigueur, il faut aujourd’hui 43 sans de cotisations pour prétendre à une retraite entière. Comme l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 23 ans, cela conduit à 66 ans. Pir, le gouvernement envisage d’augmenter encore le nombre d’années de cotisation pour passer à 45 ans.

Cette réforme très conjoncturelle n’a aucun sens. En effet le report à 64 ou 65 ans n’aura aucun effet sur le marché du travail des seniors dont un tiers seulement travail encore. Il y a un report des économies du régime de retraite sur les dépenses d’une part du régime d’assurance chômage, d’autre part de l’assurance-maladie.

Le couperet d’un âge général pour tous n’a aucun sens ni économiquement et encore moins socialement. En effet dans certains métiers du tertiaire on peut sans dommage prolongé l’âge de la retraite jusqu’à presque 70 ans alors que dans certains métiers manuels très pénibles nombre de salariés sont déjà usés à 55 ans.

Le projet initial du gouvernement était de repousser l’âge légal de départ en retraite, de 62 ans à 65 ans, à un rythme progressif de quatre mois par an. Ainsi, il atteindrait 63 ans en 2025, 64 ans en 2028 et 65 ans en 2031. Si cette piste reste privilégiée par l’exécutif, ce n’est «pas un totem», a martelé Élisabeth Borne sur Franceinfo ce mardi 3 janvier. Une autre piste, évoquée par Emmanuel Macron lui-même, serait un report à 64 ans, assorti d’un allongement de la durée de cotisation.

Par ailleurs, la première génération concernée par le recul de l’âge de départ sera la génération née au deuxième semestre 1961. En revanche, l’âge d’annulation de la décote restera fixé à 67 ans.

Boulangerie : La baguette a trois ou quatre euros ?

Boulangerie : La baguette à 3 ou 4 euros ?

Les boulangers et pâtissiers font face à une situation sans précédent avec d’une part une augmentation des coûts de l’électricité qui peuvent être multipliés en moyenne par cinq, des coûts en forte augmentation aussi pour les matières premières notamment blé et beurre.

Du coup, pour équilibrer le prix de la baguette par exemple devrait passer à 3 ou 4 euros. Ce n’est pas la première fois que la question du prix du pain serait à l’origine d’un mouvement social en France notamment. La révolution française elle-même trouve des racines dans la crise du prix du pain.

Le gouvernement prend subitement conscience des hausses tout à fait exceptionnelles de l’énergie pour les boulangers, des hausses multipliées par six à huit.Et qui menacent l’existence de la moitié de la profession. Un bouclier tarifaire a été mis en place mais il est jugé trop complexe et trop peu efficace par la profession. Aussi le gouvernement vient d’autoriser que le paiement des impôts des boulangers soit différé.

Une conséquence directe de la libéralisation du secteur de l’électricité qui a permis à des intermédiaires qui ne produisent et ne distribuent rien d’engranger d’immenses bénéfices du fait de la corrélation entre le prix de l’électricité et du gaz.

L’une des conséquences de cette situation sera d’augmenter de façon assez importante le prix du pain mais en même temps de déplacer le mécontentement vers les consommateurs déjà affectés par une inflation générale

La cheffe du gouvernement souhaite que les petits commerçants, confrontés pour certains à une explosion de leur facture d’énergie depuis le déclenchement de l’offensive militaire russe en Ukraine en février, puissent étaler son paiement sur plusieurs mois. Ce qui nécessite un geste de la part des fournisseurs d’énergie. Ces derniers, qui sont convoqués, ce mardi à 14h30 au ministère de l’Economie, ont d’ailleurs été pointés du doigt par Elisabeth Borne.

ÂGE DE DÉPART À LA RETRAITE: trop brutal pour la CFDT

ÂGE DE DÉPART À LA RETRAITE: trop brutal pour la CFDT

La CFDT dit clairement non à la réforme et a dénoncé une mesure « brutale » et « injuste » concernant l’âge..

Pour la CFDT, c’est un non définitif: le premier syndicat français a assuré qu’il se mobiliserait en cas de report à 64 ou 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite, tel qu’envisagé par le gouvernement dans sa réforme des retraites. Une telle mesure serait « brutale » et « injuste », a confirmé ce mardi soir sur BFM Business la secrétaire général adjointe de la CFDT, Marylise Léon. Élisabeth Borne recevait ce mardi les dirigeants des organisations syndicales à Matignon avant la présentation de la réforme prévue la semaine prochaine.

« On saisit toutes les occasions possibles pour argumenter et essayer de convaincre le gouvernement que ce n’est pas du tout une bonne idée », a souligné Marylise Léon.

Le principal scandale réside dans le fait que cette réforme ne sera pas applicable aux fonctionnaires et aux régimes spéciaux qui vont bénéficier de la clause grand-père. Seuls les nouveaux entrants seront donc concernés. La réforme sera donc étalée sur 40 ou 50 ans. Une différence avec le privé qui déjà doit atteindre au moins 65 ans pour une retraite pleine dès maintenant. En effet avec la réforme -dite Touraine- en vigueur, il faut aujourd’hui 43 sans de cotisations pour prétendre à une retraite entière. Comme l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 23 ans, cela conduit à 66 ans. Pir, le gouvernement envisage d’augmenter encore le nombre d’années de cotisation pour passer à 45 ans.

Cette réforme très conjoncturelle n’a aucun sens. En effet le report à 64 ou 65 ans n’aura aucun effet sur le marché du travail des seniors dont un tiers seulement travail encore. Il y a un report des économies du régime de retraite sur les dépenses d’une part du régime d’assurance chômage, d’autre part de l’assurance-maladie.

Le couperet d’un âge général pour tous n’a aucun sens ni économiquement et encore moins socialement. En effet dans certains métiers du tertiaire on peut sans dommage prolongé l’âge de la retraite jusqu’à presque 70 ans alors que dans certains métiers manuels très pénibles nombre de salariés sont déjà usés à 55 ans.

La CFDT serait-elle prête à accepter un recul de l’âge légal en contrepartie de mesures sur la pénibilité ou les carrières longues ? « Je vais être très claire: la réponse est non », a assuré la responsable syndicale, fermant la porte à tout inflexion de la CFDT sur le sujet. L’emploi des seniors ou la reconnaissance de la pénibilité sont des questions « extrêmement importantes » qui ne « peuvent pas être juste des ajustements que le gouvernement concéderait parce qu’il fait une mesure extrêmement brutale », a-t-elle souligné, martelant que le « cœur du sujet » restait l’âge légal.

Pour Marylise Léon, « il y aura beau avoir toutes les mesures d’adaptation pour faire en sorte que ceux qui commencent tôt à travailler puissent ne pas partir à 65 ans », le report de l’âge légal de départ est « d’abord une mesure extrêmement brutale ».

Face à l’inflation le retour de l’indexation ?

Face à l’inflation le retour de l’indexation

Pour affronter l’inflation, Aurélie Trouvé, économiste, députée de la 9e circonscription de Seine-Saint-Denis, propose le retour de l’indexation.

Une tribune intéressante mais un peu courte et marquée politiquement qui fait l’impasse sur les facteurs explicatifs de la crise énergétique et sur le poids de la fiscalité NDLR

L’inflation a atteint 7,1% en cette fin d’année [1]. Mais pour les prix alimentaires, c’est bien pire : leur hausse atteint plus de 12% en cette fin d’année. Une hausse qui va s’accentuer au début d’année puisque les prix sont en cours de négociation, à la hausse, entre distributeurs et fournisseurs. Face aux prix alimentaires qui s’envolent, le salaire moyen n’a été rehaussé que de 2,7%. La fin d’année actera donc un effondrement des salaires réels et du pouvoir d’achat moyen des français. Les ménages les plus modestes sont particulièrement frappés, eux dont l’alimentation constitue une part plus importante de leurs dépenses. Sans compter l’envolée des autres dépenses de base.

Le groupe de travail sur l’inflation que j’ai mené avec mon collègue député Xavier Albertini à l’Assemblée nationale aura dévoilé des conséquences d’ores et déjà désastreuses: une augmentation nette des personnes qui recourent à l’aide alimentaire (+9% en un an, selon les Banques alimentaires) ; des répercussions sur la qualité des aliments, avec moins de fruits et légumes frais consommés, moins de produits bios, locaux, labellisés.

La hausse des prix alimentaires a également des répercussions sur la restauration coUne tribune intéressante mais marqué politiquement fait l’impasse sur les facteurs explicatifs de la crise énergétique et passe sous silence une baisse de fiscalité sur les produits de base.llective (10 millions de repas par jour). Le coût moyen des repas augmenterait de 13%. Là aussi, pour faire des économies, les repas sont de moins en moins fournis, de moins en moins bios. Et la moitié des communes annonce avoir dû augmenter ses tarifs.

D’où vient cette augmentation des prix ? Il est devenu banal (et juste) de mentionner les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, comme la hausse des prix de l’énergie, qui jouent sur les coûts de production alimentaires. Mais qu’en est-il des marges réalisées par les entreprises de l’industrie agroalimentaire et de la distribution ? L’Inspection générale des finances s’est empressée de démontrer que leurs profits avaient diminué. Mais un nouveau calcul avec des dates plus adéquates, mené par l’institut la Boétie, montre que ces entreprises ont bel et bien, en moyenne, augmenté leur taux de marge entre 2018 et 2022. Ce sont donc les consommateurs et les salariés dans leur ensemble qui supportent intégralement la montée des prix alimentaires.

Bien entendu, toutes les entreprises n’ont pas profité de la même façon de cette inflation. Celle-ci a tendance à pénaliser les petites entreprises – elles sont encore nombreuses dans le secteur agroalimentaire -, dont les trésoreries fragiles ont déjà été affectées par la crise du Covid-19. A l’inverse, elle favorise les entreprises en oligopole, qui profitent du manque de concurrence pour répercuter plus que de besoin la hausse des coûts de production sur les prix de leurs ventes. C’est ainsi que Michel-Edouard Leclerc pointe du doigt les géants de la fabrication d’aliments pour animaux, qui réclamaient une hausse de prix de 40% – la centrale d’achat Leclerc étant elle aussi en position d’oligopole, avec la poignée d’autres centrales assurant l’essentiel des ventes de la grande distribution -.

Quels enseignements en tirer ? Mon collègue Xavier Albertini et moi-même regrettons que n’ait toujours pas été décidé de verser des chèques alimentaires, destinés aux plus modestes et ciblés sur des produits de qualité. De tels chèques, nécessaires à court terme, ne seraient pas suffisants pour répondre aux causes de l’inflation. Notamment, un contrôle des prix alimentaires et des marges réalisées par chaque échelon de la filière s’avère nécessaire.

Dans le secteur agricole, les situations des entreprises sont là encore très inégales face à l’inflation : quand les céréaliers bénéficient de hausses de prix de 78% (en plus d’aides de la Politique agricole commune (PAC) substantielles), les maraîchers subissent une baisse de 9%. Se fait sentir le besoin de bien davantage réguler les prix payés aux producteurs, en fonction de leurs coûts de production.

Pour faire face à toutes ces difficultés, le gouvernement multiplie les chèques et compensations : ils pèsent sur les contribuables (40 milliards d’euros en 2022) et s’avèrent insuffisants et mal ciblés. Deux mesures, certes d’une toute autre ambition, permettraient d’y remédier : d’abord, un plafonnement sans attendre des prix d’achat du gaz et un même tarif réglementé de l’énergie pour toutes les entreprises, collectivités, ménages…

Indispensable complément, la ré-indexation des salaires sur l’inflation, au moins pour les bas salaires, empêcherait les salaires réels de s’effondrer et permettrait aux ménages modestes de subvenir à leurs besoins essentiels. Et cette demande populaire soutenue augmenterait le carnet de commandes des entreprises, évitant la récession que la Banque de France prévoit elle-même pour 2023.
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[1] Selon l’Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH)

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