Archive pour la Catégorie 'social'

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Grève CGT: une action qui discrédite encore un peu plus le mouvement syndical

Grève CGT: une action qui discrédite encore un peu plus le mouvement syndical

Une nouvelle fois l’action irresponsable des syndicats de l’ultra gauche contribueà discréditer le mouvement syndical. Non seulement la manifestation de mardi a été peu suivie (autour de 100 000 personnes en France) mais le nombre de grévistes a été assez insignifiant.Soit un deuxième échec après celui de la manifestation de Mélenchon

Du coup il s’agit davantage d’une action éteignoire que d’une action de lancement d’une grève générale.

Le problème fondamental c’est que pour ces organisations de l’ultra gauche l’objectif politique à caractère pseudo révolutionnaire domine et de très loin l’objectif social.

Le phénomène n’est pas nouveau mais la sociologie des salariés évolue progressivement. Des salariés de plus en plus éduqués, de plus en plus qualifiés, de plus en plus informés et qui donnent leur préférence au syndicat réformiste comme la CFDT, l’ UNSA ou encore la CGC. La CGT a d’ailleurs perdu son monopole de représentation de ce fait et la CFDT est devenue le premier syndicat en France.

Le sondage Elabe pour BFMTV publié mardi matin sur le climat social Confirme la méfiance de l’opinion vis-à-vis de l’ultra gauche syndicale et politique. Selon l’enquête, 49 % des Français désapprouvent cette mobilisation interprofessionnelle et 39 % approuvent.

Pour autant, les Français soutiennent largement l’urgence de la revalorisation des salaires par rapport à l’inflation. Mais ils ne sont pas prêts pourtant à se jeter dans les bras de ceux qui promettent le grand soir. Promesse déjà faite dans le passé qui aboutit à donner le pouvoir à la gauche et qui rapidement fait une politique de droite. Et ils sont encore moins prêts à se faire d’illusion sur l’avènement d’un régime révolutionnaire qui dans tous les pays a d’ailleurs abouti à des dictatures.

Grèves EDF: : des actions ciblées qui vont tuer l’entreprise

Grèves EDF: : des actionsciblées qui vont tuer l’entreprise

Il est évident que les salariés EDF comme d’autres sont légitimes à faire valoir leurs revendications salariales mais en ciblant le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires, ils s’attaquent directement à la demande des usagers et à l’intérêt national.

En cause le fait que la fédération de l’énergie CGT fait partie de l’avant-garde mobilisée par la confédération suite aux déconvenues de la CGT chez Total. (Un accord a été signé par des syndicats majoritaires mais la CGT continue le mouvement au moins jusqu’à la grève confédérale de mardi).

Dans le même temps, la France est contrainte d’importer de l’électricité de l’étranger ce qui participe encore à l’écroulement de la balance commerciale dont le déficit va atteindre record de 150 milliards en 2022. De quoi aussi renchérir les conditions de production dans l’économie française.

Ce ciblage est évidemment complètement irresponsable surtout à un moment où le nucléaire pourtant indispensable est encore discuté.

Les conséquences de cette politique syndicale irresponsable sont évidemment graves pour l’avenir de la filière mais aussi pour EDF. Il ne faudra pas se plaindre si un jour EDF est remis en cause dans sa situation juridique voire même dans le statut des travailleurs. C’est la même radicalité qui a contraint la SNCF à recroqueviller dans son activité ( abandon du trafic express, abandon de la messagerie, pratiquement marginal désormais en transport de marchandises, abandon de petites lignes). Pire d’un point de vue syndical le statut de cheminot a été supprimé.

EDF a été forcé de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève pour les salaires de ses employés sur certains sites.

EDF a donc été contraint de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève de ses employés sur certains sites. (SICCOLI PATRICK/SIPA)

Les mouvements sociaux peuvent « avoir un impact sur le planning de retour en production de certains réacteurs ». Voilà le message diffusé samedi matin par une porte-parole d’EDF. En raison de la grève de ses salariés sur certains sites, le groupe a dû repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires. « Pour les réacteurs en production, cela peut se traduire par des baisses de puissance temporaire », a-t-elle ajouté. Ces retards vont d’un jour à près de trois semaines selon les réacteurs, précise le site du géant de l’électricité français.

Depuis le début de la grève, EDF a ainsi identifié des mouvements sociaux sur six sites vendredi, tandis que la CGT en dénombrait neuf samedi matin (Belleville, Bugey, Cattenom, Cruas, Dampierre, Gravelines, Paluel, Saint-Alban et Tricastin). Dans chacune de ces centrales, le syndicat recense des blocages dans les travaux programmés sur un ou plusieurs réacteurs, ainsi que parfois des baisses de puissance.

Ce mouvement vise à faire pression sur les négociations salariales des entreprises du secteur de l’énergie et notamment EDF, où une première réunion est prévue mardi.

Manifestation CGT : un nouvel échec après celui de Mélenchon

Manifestation CGT : un nouvel échec après celui de Mélenchon

C’est à peine s’il est rendu compte de la journée de grève interprofessionnelle de la CGT dans les médias tellement la participation a été médiocre. Pas étonnant cette manifestation a été organisé dans la précipitation par la CGT sans concertation avec les autres syndicats. Du coup s’est surtout retrouvé les organisations ultra gauche globalement assez marginales.L’objectif de cette manifestation visait à souligner la nécessité d’augmentation du pouvoir d’achat. Un objectif largement partagé dans l’opinion compte tenu de la dérive de l’inflation. Il s’agissait aussi de soutenir la grève CGT dans le secteur du carburant. Or le moins qu’on puisse dire c’est que les Français sont très partagés sur cette grève très minoritaire dans les raffineries et les dépôts d’essence.

Selon un nouveau sondage « Opinion en direct » réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mardi. 49% des Français désapprouvent ce mouvement contre 39% qui le soutiennent.

Concernant la grève dans les raffineries, 48% des Français se déclarent hostiles ou en opposition au mouvement des salariés de Total, une hausse de 8% en près d’une semaine. Cela s’explique en partie par l’accord trouvé entre la CFDT et la direction du groupe pétrolier.

71% des personnes interrogées estiment que « les salariés ont déjà obtenu une augmentation suffisante de la part de la direction de Total, [et qu'ils] devraient arrêter la mobilisation », contre 28%. Résultat, une nette majorité des Français est favorable à la réquisition des salariés en grève pour rétablir l’approvisionnement des stations essence (60%, +9%).

Les Français n’ont pas mieux apprécié la marche de Mélenchon contre la vie chère. Une action considérée comme entretenant la confusion entre la responsabilité politique et la responsabilité syndicale. En effet Mélenchon parlait clairement de la convergence des luttes sociales voir même du prélude à une situation révolutionnaire. Or la préoccupation des salariés est toute autre, elle concerne de manière prioritaire le pouvoir d’achat.

Quant à la manifestation d’hier la CGT a encore voulu se faire plus grosse que le bœuf. Et cette grève compte tenu de son échec constitue davantage une grève éteignoire qu’une plate-forme de lancement de grève générale.

Bref un nouveau fiasco des stratégies ultra gauche. Et n’en parlons pas des grèves reconductibles envisagées par Sud à la SNCF. Une entreprise déjà minée par une situation conflictuelle récurrente et une situation financière dramatique.

Pénurie de riz

Pénurie de riz ?

Après la pénurie de blé qui a affecté le monde et pas seulement les pays développés, c’est au tour du riz d’être contingenté et de voir les prix s’envoler. La pénurie de blé a pénalisé encore davantage les pays pauvres notamment ceux qui progressivement ont abandonné culture et nourriture locales pour le pain et la nourriture occidentale.

Maintenant c’est le riz qui est aussi concerné à la fois lui aussi par la spéculation ( comme le blé) mais aussi par des rendements en nette diminution, sans parler des taxes supplémentaires sur les importations. En quelque sorte la double peine pour nombre de pays pauvres dans le riz constitue l’aliment de base.

Après la moutarde, l’huile de tournesol, le blé et le beurre, c’est au tour du riz d’être inquiété par un risque de pénurie. Dans l’un de ses communiqués, le Syndicat de la Rizerie Française alerte sur des problèmes d’approvisionnements en grains de riz qui pourraient survenir à partir de février, à l’arrivée des nouvelles récoltes. Cela concernerait «la totalité des variétés et des origines», avec des ruptures plus marquées sur les riz basmati, les étuvés et les risottos.

Plusieurs éléments expliquent ces pénuries, à commencer par les conditions climatiques. L’Inde et le Pakistan, deux pays producteurs de basmati, ont connu une période de forte chaleur mi-mai, qui a directement impacté les rendements. À cela s’ajoutent des épisodes de pluies diluviennes en juin et en septembre derniers qui ont recouvert 10% de la surface des pays. «Au moins 250.000 tonnes de riz ont été perdues», souligne le Syndicat de la Rizerie Française. Arthur Portier, consultant Agritel, précise que l’Inde devrait produire 124 millions de tonnes cette année, contre 130 l’année dernière, dont 109 sont consommés localement.

Même constat pour le Pakistan, qui devrait produire 4,7 millions de tonnes cette année, contre 5 millions l’an passé. Qu’il s’agisse de l’Inde ou du Pakistan, «les pays exportateurs privilégieront leur marché local, au détriment des stocks d’exportations», relève Arthur Portier. Du côté de l’Union européenne, qui importe 2,5 millions de tonnes chaque année, les pays producteurs de riz ont manqué d’eau, principalement en Italie, en Espagne et en Grèce.

Conflits SNCF et dette

Conflits SNCF et dette

À la veille de la participation de cheminots à la journée de grève générale de la CGT de mardi 18 octobre, il est intéressant de noter que cette reprise est toujours engluée dans une situation financière ingérable compliquée en outre par des politiques syndicales irresponsables.

Avant même la crise sanitaire, la SNCF cumulait déjà depuis de nombreuses années des déficits et un endettement récurrents. Alors que les répercussions de cette crise compromettent encore davantage son équation financière, les sénateurs Hervé Maurey (Union Centriste – Eure) et Stéphane Sautarel (Les Républicains – Cantal) ont effectué un contrôle de la situation et des perspectives financières de la SNCF.

Depuis plus de 40 ans, la situation financière de la SNCF est un sujet de préoccupation majeure pour les pouvoirs publics et les Français. Malgré les intentions affichées, la dette ferroviaire s’est sensiblement accrue. Sa majeure partie a été cantonnée au sein de Réseau ferré de France, devenu SNCF Réseau. Elle n’en a pas moins poursuivi sa progression jusqu’à dépasser les 60 milliards d’euros au 31 décembre 2019.

Dans le cadre du nouveau pacte ferroviaire, et pour assainir les finances d’un groupe en profonde réorganisation, l’État a décidé de reprendre 35 milliards d’euros de la dette accumulée par SNCF réseau. En contrepartie, la SNCF s’est engagée sur des gains de productivité, une maîtrise de son endettement et des objectifs ambitieux de retour à l’équilibre financier. « Irréaliste », c’est ainsi que l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières qualifiait la trajectoire financière présentée dans le contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau.

La grève contre la réforme des retraites puis les répercussions de la crise sanitaire, qui n’en finissent plus d’affecter l’activité de la SNCF, rendent cette trajectoire financière d’autant plus incertaine. Si les mesures d’urgence mises en œuvre tant par le groupe que par l’État méritent d’ores et déjà d’être évaluées, les déterminants structurels de l’équilibre financier de la SNCF doivent aussi être interrogés.

Les Français sont attachés à la SNCF et à une desserte ferroviaire équilibrée du territoire national. Par ailleurs, le programme de rénovation du réseau structurant est indispensable et doit être pleinement mis en œuvre, en même temps que les engagements pris en faveur des lignes d’équilibre du territoire, des petites lignes, des trains de nuit ou encore d’une nouvelle ambition pour le fret ferroviaire.Malheureusement les politiques syndicales irresponsables ont aussi contribué à l’abandon récurrent de nombreuses activités de l’entreprise.

Conflit SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et inefficace

Conflit SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et inefficace

Encore une proposition de grève reconductible irresponsable de la part du syndicat gauchiste »Sud ». On voudrait tuer l’entreprise qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Une entreprise contrainte d’abandonner régulièrement nombre d’activités du fait de son manque de productivité, de rentabilité voire de qualité.

La SNCF est engagée depuis des dizaines d’années dans un processus de contraction liée à son environnement économique mais aussi social. En dépit d’une prise en charge de son déficit historique, la société traîne encore un boulet de l’ordre de 40 milliards. Une situation ingérable que veulent complètement ignorer les syndicats gauchistes.

Ainsi non seulement des cheminots vont participer à la grève générale de la CGT de mardi 18 octobre mais pour en rajouter le syndicat gaucho-corpo Sud propose une grève reconductible qui serait décidée par les salariés
.
On voit mal concrètement comment les salariés pourraient voter. Historiquement ils n’ont jamais été consultés pour le lancement d’une grève. Par contre, ce sont des assemblées générales de grévistes très minoritaires qui décident la prolongation ou l’arrêt.

La plupart du temps les grèves s’arrêtent d’elles-mêmes par épuisement des participants. Bref une véritable politique syndicale de suicide. C’est cette politique qui a contribué à l’abandon de nombre d’activités (les envois express, les envois de messagerie, les lignes secondaires, le trafic de marchandises). Cette politique de fuite en avant a aussi provoqué la suppression du statut de cheminot. Bref, un suicide économique et social pour l’entreprise.

Le syndicat Sud-Rail, troisième organisation représentative à la SNCF, va donc proposer aux cheminots de reconduire la grève, alors que les vacances scolaires commencent en fin de semaine prochaine, et qu’elles sont forcément un pic d’activité pour l’entreprise.

« On fera des assemblées générales le mardi 18 octobre un peu partout en France et on posera la question de la grève reconductible », a indiqué dimanche à l’AFP Fabien Villedieu, délégué syndical Sud-Rail, confirmant une information de BFMTV. « Le juge de paix, ce sera le cheminot. Si le cheminot dit « une journée ça suffit », on fera une journée, si les cheminots disent majoritairement « on reconduit », on partira en grève reconductible », a-t-il ajouté. Selon lui, ce mouvement reste conditionné au succès de la grève de mardi, mais il anticipe que le mouvement soit reconduit jusqu’à mercredi. En jeu, comme chez TotalEnergies, une demande de hausse des salaires. Plus précisément, le syndicat demande « 400 euros nets en plus par mois » pour chaque employé.
Déjà deux augmentations concédées par la SNCF en 2022

Si les syndicats obtenaient une augmentation, ce sera la troisième cette année. Le 6 juillet, la direction de la SNCF avait octroyé une augmentation moyenne de 3,7% pour les petits salaires (environ 70.000 employés) et 2,2% pour les cadres (aussi 70.000 employés) à l’issue d’une unique journée de grève qui avait perturbé les départs en vacances d’été. Le mouvement avait été important, suivi par 20% des salariés au niveau national et même jusqu’à plus de 35% parmi les conducteurs.

Puisque les employés avaient déjà obtenu une augmentation de 2,7% en début d’année, la direction de la SNCF rappelait alors qu’elle avait fait « un effort de l’ordre de 5,8% » sur l’ensemble de l’année. Mais malgré ces deux victoires successives, la CGT et SUD-Rail (premier et troisième syndicats) annonçaient dès cet été que pour eux, la revalorisation n’était pas suffisante au regard de l’inflation qui sévit en France.

Comme d’autres salariés en France les cheminots sont évidemment fondés à réclamer des augmentations de pouvoir d’achat compte tenu de la dérive de l’inflation. Ils peuvent aussi bien sûr utiliser le droit de grève mais à condition que cela correspond à la volonté de la majorité du personnel ( et non dans des assemblées dites générales non représentatives.) et à condition contiennent aussi compte de la situation économique de l’entreprise. À moins de vouloir encore accélérer son dépérissement voir un jour sa suppression

Grève chez les pétroliers: sortir de ce bourbier grâce à la transparence

Grève chez les pétroliers: sortir de ce bourbier grâce à la transparence

Pour éviter le statu quo entre les salariés de TotalEnergies en grève et la direction, le directeur et membre associé de l’Institut de recherche et d’enseignement sur la négociation, Aurélien Colson, défend dans le Figaro la stratégie «Dracula», qui repose sur une totale transparence dans les discussions.

Il n’y a pas 1000 façons de se débarrasser d’un vampire. L’ail ne permet qu’un éloignement temporaire. Le pieu plongé dans le cœur est efficace, mais salissant. Reste l’exposition à la lumière du jour: le vampire tombe en poussière, et un coup d’aspirateur achève de régler le problème. La méthode est transposable à la négociation, comme l’ont bien compris les activistes de tous horizons. Ainsi s’exprimait en 2002, à l’occasion du Forum social mondial réuni à Porto Alegre, la directrice de l’ONG Global Trade Watch: «Notre meilleure arme est la “stratégie de Dracula”: exposer les détails d’un pacte à la lumière d’un examen public». Lori Wallach souhaitait alors décrédibiliser certaines options en cours de négociation à l’Organisation mondiale du commerce.

J’ai analysé dans plusieurs travaux de recherche la délicate articulation, en négociation, entre secret – ou discrétion, en tout cas – et transparence vis-à-vis de tiers. Pour aboutir, les négociateurs doivent identifier une zone d’accord respectant leurs lignes rouges respectives. Identifier cette zone requiert de partager de l’information, de tenter des ouvertures, de tester des concessions. Cela n’est possible que si une relative discrétion entoure les tractations, jusqu’à ce qu’un équilibre soit trouvé. Mais, en sens inverse, des négociations d’intérêt public exigent d’être mise en transparence: dans nos sociétés démocratiques, il est légitime que soient portés à la connaissance du public les tenants et aboutissants – et en particulier les résultats – d’une négociation, à partir du moment où elle est de nature politique, c’est-à-dire d’intérêt général.

TotalEnergies peut avoir choisi des chiffres qui ne reflètent pas la totalité des situations individuelles. Il n’en reste pas moins que l’empressement avec lequel la CGT est montée au créneau souligne l’efficace de la méthode de Dracula.

Dans une négociation, même modeste, la stratégie de Dracula fonctionne assez bien: elle permet de mettre en porte à faux un interlocuteur qui, dans le confort d’une discussion discrète, génère du blocage au nom d’arguments qu’il ne pourrait tenir en public, voire en se passant de tout argument. Dès qu’il est exposé à l’observation de tiers, ce même interlocuteur se trouve en demeure de devoir démontrer la légitimité de ses arguments – ou d’en trouver. C’est cette dynamique qui a été lancée par TotalEnergies face au blocage de ses raffineries. L’employeur a levé un coin de voile sur les rémunérations des salariés concernés, appliquant la «stratégie de Dracula». L’employeur affirme que la rémunération mensuelle d’un opérateur de raffinerie est de 4.300 € bruts, à quoi s’ajoutent 9.100 € d’intéressement en 2022. Soit plus de 60.000 € bruts par an ou 5.000 € brut par mois: 50 % de plus que le salaire moyen en France (3.275 €).

Les responsables syndicaux de la CGT ont rapidement avancé d’autres chiffres de rémunération, moins généreux. Certes, il est possible que l’employeur ait choisi des chiffres qui, tout en étant exacts, ne reflètent pas la totalité des situations individuelles – et comment le pourraient-ils, puisque ce sont des moyennes. Il n’en reste pas moins que l’empressement avec lequel la CGT est montée au créneau souligne l’efficace de la méthode de Dracula. D’aucuns pourraient arguer que cette mise en transparence n’a pas à s’appliquer, s’agissant d’une négociation entre employeur et salariés d’une entreprise privée. On rétorquera que les grévistes ayant jusqu’à présent volontiers pris le pays à témoin, cherchant à générer de la sympathie contre «le grand capital pétrolier», puis ayant provoqué un blocage tel qu’il entrave la liberté de circulation de tout un chacun, il n’est pas anormal que l’objet de la négociation soit éclairé en place publique.
Si l’on faisait la pleine lumière sur les rémunérations des personnels, chacun pourrait déterminer s’il s’agit d’une « grève par procuration » au bénéfice de tous, ou bien de la défense d’intérêts en faisant levier sur un service public.

On se gardera ici de préjuger de l’issue de ces négociations. On notera cependant que la «stratégie de Dracula» reste légitime chaque fois que des intérêts privés, adossés à des moyens de pression que permet une situation de quasi-monopole, profitent de l’ombre des négociations pour faire perdurer voire conforter des situations illégitimes. Par exemple, lors de la prochaine grève des aiguilleurs du ciel, il serait socialement utile que la DGAC, pour éclairer le débat public, fasse la pleine lumière sur les rémunérations des personnels concernés. Idem à la prochaine grève dans les transports publics. Chacun pourrait ainsi déterminer s’il s’agit d’une «grève par procuration» au bénéfice de tous, ou bien de la défense d’intérêts bien compris en faisant levier sur un service public au détriment de ses usagers.

Grève générale mardi : une participation surtout de fonctionnaires et assimilés

Grève générale mardi : une participation surtout de fonctionnaires et assimilés

Plusieurs syndicats salariés et étudiants appellent à une journée d’action nationale interprofessionnelle mais en vérité la participation sera surtout limitée aux salariés fonctionnaires assimilés ( EDF, SNCF, RATP, hôpitaux etc.) Avec cependant la présence minoritaire de salariés du secteur pétrolier et quelques autres. On enregistrera la présence des organisations de l’ultra gauche la CGT, FO, Solidaires et la FSU, accompagnés des organisations de jeunesse Fidl, Unef, MNL et la Vie lycéenne.

Les branches historiques seront donc au rendez-vous. À commencer par la SNCF et la RATP. «Nous demandons aux syndicats d’organiser des assemblées générales de site le 18 et nous ne nous interdisons aucun scénario pour la conduite de l’action», a indiqué jeudi à l’AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. Sud-Rail, troisième syndicat représentatif à la SNCF, a également appelé à la mobilisation, voire à la grève reconductible.

Il y aura aussi la participation des salariés de la la RATP où les salaires ont déjà été augmentés en moyenne de 5,2% sur l’année 2022, selon la direction de la Régie. L’appel concerne également les chauffeurs routiers où la CGT est très minoritaire.

Des préavis ont aussi été déposés pour les trois versants de la fonction publique (État, territoriale et hospitalière) par L’UFSE-CGT, premier syndicat du secteur. En plus de vouloir montrer «leur soutien plein et entier à la grève des travailleuses et travailleurs des industries pétrolières», la fédération demande 10% d’augmentation du point d’indice tout de suite, son indexation sur l’inflation et le rejet de la réforme des retraites.

SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et qui finira en eau de boudin

SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et qui finira en eau de boudin

Encore une proposition de grève reconductible irresponsable de la part du syndicat gauchiste »Sud ». On voudrait tuer l’entreprise qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Une entreprise contrainte d’abandonner régulièrement nombre d’activités du fait de son manque de productivité, de rentabilité voire de qualité.

La SNCF est engagée depuis des dizaines d’années dans un processus de contraction liée à son environnement économique mais aussi social. En dépit d’une prise en charge de son déficit historique, la société traîne encore un boulet de l’ordre de 40 milliards. Une situation ingérable que veulent complètement ignorer les syndicats gauchistes.

Ainsi non seulement des cheminots vont participer à la grève générale de la CGT de mardi 18 octobre mais pour en rajouter le syndicat gaucho-corpo Sud propose une grève reconductible qui serait décidée par les salariés
.
On voit mal concrètement comment les salariés pourraient voter. Historiquement ils n’ont jamais été consultés pour le lancement d’une grève. Par contre, ce sont des assemblées générales de grévistes très minoritaires qui décident la prolongation ou l’arrêt.

La plupart du temps les grèves s’arrêtent d’elles-mêmes par épuisement des participants. Bref une véritable politique syndicale de suicide. C’est cette politique qui a contribué à l’abandon de nombre d’activités (les envois express, les envois de messagerie, les lignes secondaires, le trafic de marchandises). Cette politique de fuite en avant a aussi provoqué la suppression du statut de cheminot. Bref, un suicide économique et social pour l’entreprise.

Le syndicat Sud-Rail, troisième organisation représentative à la SNCF, va donc proposer aux cheminots de reconduire la grève, alors que les vacances scolaires commencent en fin de semaine prochaine, et qu’elles sont forcément un pic d’activité pour l’entreprise.

« On fera des assemblées générales le mardi 18 octobre un peu partout en France et on posera la question de la grève reconductible », a indiqué dimanche à l’AFP Fabien Villedieu, délégué syndical Sud-Rail, confirmant une information de BFMTV. « Le juge de paix, ce sera le cheminot. Si le cheminot dit « une journée ça suffit », on fera une journée, si les cheminots disent majoritairement « on reconduit », on partira en grève reconductible », a-t-il ajouté. Selon lui, ce mouvement reste conditionné au succès de la grève de mardi, mais il anticipe que le mouvement soit reconduit jusqu’à mercredi. En jeu, comme chez TotalEnergies, une demande de hausse des salaires. Plus précisément, le syndicat demande « 400 euros nets en plus par mois » pour chaque employé.
Déjà deux augmentations concédées par la SNCF en 2022

Si les syndicats obtenaient une augmentation, ce sera la troisième cette année. Le 6 juillet, la direction de la SNCF avait octroyé une augmentation moyenne de 3,7% pour les petits salaires (environ 70.000 employés) et 2,2% pour les cadres (aussi 70.000 employés) à l’issue d’une unique journée de grève qui avait perturbé les départs en vacances d’été. Le mouvement avait été important, suivi par 20% des salariés au niveau national et même jusqu’à plus de 35% parmi les conducteurs.
Puisque les employés avaient déjà obtenu une augmentation de 2,7% en début d’année, la direction de la SNCF rappelait alors qu’elle avait fait « un effort de l’ordre de 5,8% » sur l’ensemble de l’année. Mais malgré ces deux victoires successives, la CGT et SUD-Rail (premier et troisième syndicats) annonçaient dès cet été que pour eux, la revalorisation n’était pas suffisante au regard de l’inflation qui sévit en France.

Comme d’autres salariés en France les cheminots sont évidemment fondés à réclamer des augmentations de pouvoir d’achat compte tenu de la dérive de l’inflation. Ils peuvent aussi bien sûr utiliser le droit de grève mais à condition que cela correspond à la volonté de la majorité du personnel ( et non dans des assemblées dites générales non représentatives.) et à condition contiennent aussi compte de la situation économique de l’entreprise. À moins de vouloir encore accélérer son dépérissement voir un jour sa suppression

Grêve SNCF et dette

Grêve SNCF et dette

À la veille de la participation de cheminots à la journée de grève générale de la CGT de mardi 18 octobre, il est intéressant de noter que cette reprise est toujours engluée dans une situation financière ingérable compliquée en outre par des politiques syndicales irresponsables.

Avant même la crise sanitaire, la SNCF cumulait déjà depuis de nombreuses années des déficits et un endettement récurrents. Alors que les répercussions de cette crise compromettent encore davantage son équation financière, les sénateurs Hervé Maurey (Union Centriste – Eure) et Stéphane Sautarel (Les Républicains – Cantal) ont effectué un contrôle de la situation et des perspectives financières de la SNCF.

Depuis plus de 40 ans, la situation financière de la SNCF est un sujet de préoccupation majeure pour les pouvoirs publics et les Français. Malgré les intentions affichées, la dette ferroviaire s’est sensiblement accrue. Sa majeure partie a été cantonnée au sein de Réseau ferré de France, devenu SNCF Réseau. Elle n’en a pas moins poursuivi sa progression jusqu’à dépasser les 60 milliards d’euros au 31 décembre 2019.

Dans le cadre du nouveau pacte ferroviaire, et pour assainir les finances d’un groupe en profonde réorganisation, l’État a décidé de reprendre 35 milliards d’euros de la dette accumulée par SNCF réseau. En contrepartie, la SNCF s’est engagée sur des gains de productivité, une maîtrise de son endettement et des objectifs ambitieux de retour à l’équilibre financier. « Irréaliste », c’est ainsi que l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières qualifiait la trajectoire financière présentée dans le contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau.

La grève contre la réforme des retraites puis les répercussions de la crise sanitaire, qui n’en finissent plus d’affecter l’activité de la SNCF, rendent cette trajectoire financière d’autant plus incertaine. Si les mesures d’urgence mises en œuvre tant par le groupe que par l’État méritent d’ores et déjà d’être évaluées, les déterminants structurels de l’équilibre financier de la SNCF doivent aussi être interrogés.

Les Français sont attachés à la SNCF et à une desserte ferroviaire équilibrée du territoire national. Par ailleurs, le programme de rénovation du réseau structurant est indispensable et doit être pleinement mis en œuvre, en même temps que les engagements pris en faveur des lignes d’équilibre du territoire, des petites lignes, des trains de nuit ou encore d’une nouvelle ambition pour le fret ferroviaire.Malheureusement les politiques syndicales irresponsables ont aussi contribué à l’abandon récurrent de nombreuses activités de l’entreprise.

Social-L’urgence de la revalorisation du pouvoir d’achat

Social-L’urgence de la revalorisation du pouvoir d’achat

D’une manière générale, les Français ne sont guère familiers des questions économiques et financières. Comment en mathématiques ils sont souvent les derniers en matière de connaissances de ces matières pourtant essentielles. Jusqu’à l’été en effet peu ont été sensibilisés à propos de la problématique de l’inflation.

Pourtant il fallait s’attendre à des formes de dévalorisation du pouvoir d’achat après l’arrosage général d’argent gratuit pendant la crise sanitaire. Des milliards et des milliards ont ainsi été déversés dans l’économie. Certains étaient nécessaires pour faire face d’abord aux questions sanitaires ensuite pour soutenir des secteurs en difficulté notamment ceux qui avaient été contraints de stopper leurs activités. Le problème c’est que l’ensemble de l’économie a bénéficié sans distinction de cet argent gratuit ( argent sans intérêt voir avec intérêt négatif) notamment pour spéculer sur les marchés financiers; les gouvernements se sont aussi largement servis au-delà même des dépenses liées aux conséquences de la crise sanitaire.

Pour parler simplement les banques centrales y compris la banque centrale européenne ont fait tourner la planche à billets. Du coup, la masse monétaire est devenue très excessive en rapport à la valeur de la richesse. Il fallait donc un rattrapage qui s’effectue aujourd’hui par l’inflation. De fait en Europe par exemple la monnaie se trouve dévaluée par rapport au dollar qui constitue la référence pour les échanges commerciaux internationaux et donc pour les importations dont la France est tellement friande( la balance commerciale de la France va accuser un doublement de son déficit de leurs 250 milliards cette année).

La prise de conscience de la gravité de l’inflation a surtout été massive lorsque les Français se sont rendus compte que l’élévation du prix moyen du panier dans les grandes surfaces. Une augmentation non pas de 11 % comme l’indique l’INSEE mais plus proche de 20 %. Nombre d’opérateurs économiques ont bénéficié de la politique monétaire accommodante et nombre de ces opérateurs maintenant profitent de l’inflation pour discrètement augmenter la facture y compris dans la grande distribution. Le phénomène est général. Certes il y a des raisons objectives à augmenter les prix compte tenu de l’augmentation des conditions de production mais beaucoup en profitent pour en rajouter sur la facture.

Le pouvoir n’a même pas été capable de mettre en place une étude sur cette problématique de l’inflation pour mieux connaître ces facteurs explicatifs. Sans doute parce que ce pouvoir être lié au pouvoir financier.

Les économistes distingués ( souvent très proche du pouvoir et rémunéré par celui-ci) ont régulièrement expliqué qu’il fallait craindre la spirale salaires-prix. Davantage par philosophie libérale que par démonstration scientifique. La conséquence de la régression du pouvoir d’achat sera une récession grave et durable. Depuis des années le pouvoir d’achat des salaires et pensions est bloqué en euros constants. Avec ce pic exceptionnel d’inflation, la situation devient intenable notamment pour les couches moyennes et défavorisées.

L’urgence d’une réflexion collective sur la revalorisation des revenus est indiscutable non seulement pour sauver le pouvoir d’achat mais pour éviter une crise économique voire financière. De ce point de vue, le choix délibéré de choisir la lutte contre l’inflation au détriment de la défense du pouvoir d’achat constitue un suicide économique

L’urgence de la revalorisation du pouvoir d’achat

L’urgence de la revalorisation du pouvoir d’achat

D’une manière générale, les Français ne sont guère familiers des questions économiques et financières. Comment en mathématiques ils sont souvent les derniers en matière de connaissances de ces matières pourtant essentielles. Jusqu’à l’été en effet peu ont été sensibilisés à propos de la problématique de l’inflation.

Pourtant il fallait s’attendre à des formes de dévalorisation du pouvoir d’achat après l’arrosage général d’argent gratuit pendant la crise sanitaire. Des milliards et des milliards ont ainsi été déversés dans l’économie. Certains étaient nécessaires pour faire face d’abord aux questions sanitaires ensuite pour soutenir des secteurs en difficulté notamment ceux qui avaient été contraints de stopper leurs activités. Le problème c’est que l’ensemble de l’économie a bénéficié sans distinction de cet argent gratuit ( argent sans intérêt voir avec intérêt négatif) notamment pour spéculer sur les marchés financiers; les gouvernements se sont aussi largement servis au-delà même des dépenses liées aux conséquences de la crise sanitaire.

Pour parler simplement les banques centrales y compris la banque centrale européenne ont fait tourner la planche à billets. Du coup, la masse monétaire est devenue très excessive en rapport à la valeur de la richesse. Il fallait donc un rattrapage qui s’effectue aujourd’hui par l’inflation. De fait en Europe par exemple la monnaie se trouve dévaluée par rapport au dollar qui constitue la référence pour les échanges commerciaux internationaux et donc pour les importations dont la France est tellement friande( la balance commerciale de la France va accuser un doublement de son déficit de leurs 250 milliards cette année).

La prise de conscience de la gravité de l’inflation a surtout été massive lorsque les Français se sont rendus compte que l’élévation du prix moyen du panier dans les grandes surfaces. Une augmentation non pas de 11 % comme l’indique l’INSEE mais plus proche de 20 %. Nombre d’opérateurs économiques ont bénéficié de la politique monétaire accommodante et nombre de ces opérateurs maintenant profitent de l’inflation pour discrètement augmenter la facture y compris dans la grande distribution. Le phénomène est général. Certes il y a des raisons objectives à augmenter les prix compte tenu de l’augmentation des conditions de production mais beaucoup en profitent pour en rajouter sur la facture.

Le pouvoir n’a même pas été capable de mettre en place une étude sur cette problématique de l’inflation pour mieux connaître ces facteurs explicatifs. Sans doute parce que ce pouvoir être lié au pouvoir financier.

Les économistes distingués ( souvent très proche du pouvoir et rémunéré par celui-ci) ont régulièrement expliqué qu’il fallait craindre la spirale salaires-prix. Davantage par philosophie libérale que par démonstration scientifique. La conséquence de la régression du pouvoir d’achat sera une récession grave et durable. Depuis des années le pouvoir d’achat des salaires et pensions est bloqué en euros constants. Avec ce pic exceptionnel d’inflation, la situation devient intenable notamment pour les couches moyennes et défavorisées.

L’urgence d’une réflexion collective sur la revalorisation des revenus est indiscutable non seulement pour sauver le pouvoir d’achat mais pour éviter une crise économique voire financière. De ce point de vue, le choix délibéré de choisir la lutte contre l’inflation au détriment de la défense du pouvoir d’achat constitue un suicide économique

SONDAGE Inflation. 82 % des Français critiquent le gouvernement

SONDAGE Inflation. 82 % des Français critiquent le gouvernement

selon un sondage Ifop pour le JDD 82 % des Français considèrent que le gouvernement est insuffisamment efficace vis-à-vis de l’inflation. L’inflation est nettement la priorité.
Les sondés estiment ainsi que l’inflation, au cours des douze derniers mois, s’est élevée à 12, 3 %, quand elle est en réalité de 5,6 % .

Cette différence provient en vérité d’une sous-estimation par l’INSEE de l’augmentation moyenne des prix et de la déformation de la structure de la consommation des ménages. Pour parler simplement, les ménages pauvres consacrent une part proportionnellement de plus en plus élevées à l’alimentation, et aux abonnements contraints contrairement aux ménages plus aisés.

« Nous sommes plutôt les bons élèves de l’Europe , mais le phénomène inquiète tellement qu’on a tendance à l’exagérer, voire à le fantasmer, indique Dabi, le responsable de l’IFOP, institut proche du pouvoiret du patronat, qui ménage ainsi le gouvernement. au carburant

L’estimation de l’inflation est indexée sur le niveau de vie. » En résumé, plus le niveau de vie est bas, plus l’inflation est perçue comme élevée. Les catégories les plus aisées (plus de 2 500 euros mensuels par personne au foyer) estiment l’inflation à 8,5 % et les catégories pauvres (moins de 900 euros) à 22,5 %. Pour 94 % des Français, l’inflation va se poursuivre dans les douze prochains mois.

Ce qui va entraîner des modifications dans leurs modes de consommation : parmi ceux qui vont modifier leur ¬comportement, 80 % ont prévu de moins dépenser. « C’est un phénomène de masse qui emporte tout, qui touche toutes les catégories sociales », souligne Dabi.

Mouvements sociaux : l’irresponsabilité de l’ultra gauche

Mouvements sociaux : l’irresponsabilité de l’ultra gauche

Une fois de plus la France va revivre sans doute une instrumentalisation par l’ultra gauche du climat social. Un climat social caractérisé de manière fort légitime par les inquiétudes des ménages et des épargnants quant aux conséquences de l’inflation. Officiellement cette inflation serait en France de l’ordre de 6 % hors en moyenne les revenus n’augmenteront pas davantage que 3 %. À l’intérieur de cette moyenne, il faudrait prendre en compte l’évolution de la structure de consommation des moins favorisés touchés de plein fouet par la hausse considérable des produits d’alimentation, du carburant et de certains services.

Comme le gouvernement n’a pas voulu sciemment s’attaquer à la régulation des superprofits réalisée en particulier grâce à la spéculation des grandes entreprises, les salariés ont été d’autant plus fondés à réclamer un ajustement des rémunérations d’autant que les salaires en euros constants sont bloqués depuis des années.

Le problème c’est qu’immédiatement la CGT la plus radicale est en train de solliciter les secteurs stratégiques pour tenter de bloquer le pays. Il s’agit comme d’habitude d’un détournement de l’objectif syndical qui consiste normalement à obtenir satisfaction pour les salariés représentés.

Bref, l’affrontement entre les syndicats à caractère révolutionnaire et- où très corporatiste comme certains à la CGT, à Sud ou encore à la FSU face aux syndicats réformistes comme la CFDT ou la CGC.

Pour l’ultra gauche, la radicalité fait office de politique syndicale. Il s’agit moins d’obtenir satisfaction que de contester le pouvoir politique. Le scénario est toujours le même au départ des salariés font état de leurs revendications mais assez rapidement une minorité ultra gauche prend la conduite du mouvement social. L’objectif est de politiser la demande sociale et de rechercher l’affrontement avec le pouvoir politique et économique.

Mais face au durcissement et aux excès, les mouvements deviennent rapidement minoritaires. Néanmoins ils se radicalisent de plus en plus en dépit d’une baisse de participation active au mouvement. Et cette fuite en avant se termine en débâcle et en reprise honteuse.

Cette politique syndicale irresponsable porte une grave atteinte à l’avenir même des activités. Là où la CGT par exemple été ultra majoritaire, elle ne cesse de reculer précisément en raison de l’inefficacité de sa politique d’affrontement systématique. C’est de cette manière que la CFDT, syndicat très minoritaire il y a 60 ans est devenu progressivement majoritaire car plus responsable, plus compétent et plus efficace.

La politique radicale de la CGT a porté un rude coup à certaines activités économiques, à certaines entreprises et par conséquent aux salariés concernés.

Dans la période cette stratégie suicidaire est aussi alimentée par les communistes et autres gauchistes de la Nupes. Avec en plus une confusion totale des gens entre responsabilités syndicales et responsabilité politique.

Le pire c’est que pouvoir politique et Macron en particulier n’ont guère favorisé le dialogue social depuis 2017 et d’une certaine façon ont aussi alimenté la radicalité de l’ultra gauche.

TOTAL: Un accord avec la CFDT mais refusé par LA CGT

TOTAL: Un accord avec la CFDT mais refusé par LA CGT

Le représentant du syndicat CFDT aux négociations pour les salaires chez TotalEnergies a annoncé vendredi qu’un compromis avait été trouvé dans la nuit avec la direction pour une augmentation des salaires de 7%, mais sans la CGT.

« L’équipe de négociation CFDT donne un avis favorable aux mesures qui sont sur la table », a déclaré Geoffrey Caillon, coordinateur CFDT dans le groupe pétrolier, peu après 3h30 du matin.

La CFDT va soumettre la proposition, qui inclut aussi une prime allant de 3000 à 6000 euros, à ses adhérents, et doit être signée avant midi vendredi. Le syndicat CFE-CGC va également consulter ses adhérents mais semblait encline à signer.

« Notre délégation a émis une position plutôt favorable à la signature », a déclaré Dominique Convert, coordinateur CFE-CGC TotalEnergies. « Ca peut pas continuer comme ça », a-t-il dit.
« Une mesure pour les bas salaires »

Les deux syndicats représentent plus de 56% parmi les quatre syndicats représentatifs Plus tôt dans la nuit, la CGT avait quitté les négociations, insatisfaite des propositions d’augmentation formulées par la direction.

Pénurie de carburant : combien de temps ?……Un certain temps !

Pénurie de carburant : combien de temps ?……Un certain temps !

On connaît la fameuse histoire de Fernand Raynaud à propos du temps nécessaire pour le refroidissement du fût de canon : un certain temps ! C’est aussi le délai qui sera vraisemblablement nécessaire pour le rétablissement normal de la situation concernant le carburant. Au début, le gouvernement a totalement sous-estimé la question, puis considéré que le problème serait réglé en quelques jours et maintenant on parle de plusieurs semaines sans savoir par avance qu’elle sera l’évolution de la situation qui pourrait évoluer vers une radicalisation à défaut de généralisation sociale.

En bref, personne n’en sait rien même avec la réquisition. Il se pourrait qu’il faille plusieurs semaines pour sortir vraiment de la crise cela d’autant plus qu’au manque réel de carburant s’ajoute un environnement de panique.

Dans les faits, ces réquisitions doivent permettre de libérer les stocks de carburant et redémarrer les livraisons. Elles s’appuient sur un article du code des collectivités territoriales qui donne ce pouvoir aux préfets, en cas d’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre.
Seuls les salariés du dépôt seront concernés, pas ceux de la raffinerie.

A priori, une fois que les arrêtés préfectoraux de réquisition sont publiés, il ne faut que quelques heures pour relancer les expéditions de carburant en toute sécurité. Sur franceinfo Eric Layly, président de la Fédération française des combustibles estime faudra au moins « deux à trois jours » pour que la situation s’améliore concrètement, et « uniquement à proximité » des dépôts concernés. Il précise qu’une fois la grève terminée, il faudra « une dizaine de jours » pour que tout revienne à la normale.

Vers une journée de grève générale par la CGT ?

Vers une journée de grève générale par la CGT ?

La CGT a décidé de préparer une journée de grève interprofessionnelle la semaine prochaine pour protester contre les réquisitions lancées par le gouvernement dans les dépôts de carburant. Mots d’ordre: salaires, retraites et libertés syndicales. Le jour sera décidé ce jeudi, après une réunion avec les responsables des unions départementales.

Philippe Martinez, leader de la CGT, a condamné la réquisition annoncé par le gouvernement une « décision scandaleuse » et annoncé le dépôt d’un référé, pour s’y opposer.

La réquisition ne vise pas les opérations de la raffinerie et donc la production de carburant. Elle « va permettre d’assurer l’expédition des produits », « normalement aujourd’hui vers la région parisienne » par oléoduc, a précisé une porte-parole d’Esso France.

Les grévistes du dépôt de Flandres de TotalEnergies, près de Dunkerque, seront les prochains à faire l’objet de réquisitions, selon le porte-parole du gouvernement

Carburant : une crise à plusieurs enjeux

Carburant : une crise à plusieurs enjeux

La réquisition sans doute un peu tardive par le gouvernement vise évidemment d’abord à faire face au manque de carburant dans une grande partie de la France. Mais il y a en dessous aussi des enjeux sociauxx, syndicaux et politiques

Côté enjeux politiques, on voit difficilement la grève se terminer chez Total avant la manifestation contre la vie chère de Mélenchon. Du coup, le gouvernement craint la contamination.
Notons que la confédération CGT, elle, n’a pas appelé à rejoindre cette manifestation organisée par Mélenchon.

Les autres confédérations non plus afin d’éviter des confusions de rôles entre politiques et syndicats.

Il est probable cependant que des membres de la fédération CGT des industries chimiques notamment des responsables de Total seront présents à cette manifestation. Une fédération traditionnellement radicale par rapport à la confédération et longtemps proche du parti communiste.

Dans cette affaire de carburant se joue également une concurrence entre syndicats réformistes et syndicats révolutionnaires en tout cas très radicaux et/ou très corporatistes.

Enfin il faut prendre en compte le fait de la proximité du congrès de la CGT qui va procéder au remplacement de Martinez et dans la coulisse l’affrontement de la ligne réaliste face
à la ligne plus radicale comme la fédération CGT ds industries chimiques qui couvre l’activité carburant.

La Première ministre a justifié cette différence de traitement entre Total et Essopar le fait qu’un accord majoritaire, signé par la CFE-CGC et la CFDT, avait été trouvé sur les salaires chez Esso-ExxonMobil. « Une partie des organisations, malgré cet accord, veut poursuivre le mouvement et continuer le blocage, nous ne pouvons pas l’accepter », a souligné la cheffe du gouvernement.
« Le dialogue social, c’est avancer, dès lors qu’une majorité s’est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j’ai demandé aux préfets d’engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise », a-t-elle ajouté.

A l’inverse chez TotalEnergies, aucune discussion pour sortir du conflit n’a encore été engagée. Le gouvernement souhaite donc laisser sa chance à la négociation: « Les syndicats réformistes ont appelé à l’ouverture de la négociation. La direction a répondu favorablement. J’espère que les autres syndicats représentatifs saisiront cette main tendue », a détaillé Elisabeth Borne. « A défaut, le gouvernement agira là-encore pour débloquer la situation », a-t-elle toutefois prévenu.

Au plan social et politique plus général, le gouvernement et le patronat ne souhaitent pas évidemment que les revendications de salaires dans le secteur du carburant fassent tache du huile. D’un côté ,il s’agit de ne pas favoriser la spirale prix salaires, de l’autre de sortir d’une situation conflictuelle qui rapidement va porter atteint à l’économie et à l’image du pouvoir dans l’opinion.

Carburant : la réquisition pour Esso et les enjeux

Carburant : la réquisition pour Esso et les enjeux

La réquisition sans doute un peu tardive par le gouvernement vise évidemment d’abord à faire face au manque de carburant dans une grande partie de la France. Mais il y a en dessous aussi des enjeux s, syndicaux et politiques

Côté enjeux politiques, on voit difficilement la grève se terminer chez Total avant la manifestation contre la vie chère de Mélenchon. Du coup, le gouvernement craint la contamination.
Notons que la confédération CGT, elle, n’a pas appelé à rejoindre cette manifestation organisée par Mélenchon.

Les autres confédérations non plus afin d’éviter des confusions de rôles entre politiques et syndicats.

Il est probable cependant que des membres de la fédération CGT des industries chimiques notamment des responsables de Total seront présents à cette manifestation. Une fédération traditionnellement radicale par rapport à la confédération et longtemps proche du parti communiste.

Dans cette affaire de carburant se joue également une concurrence entre syndicats réformistes et syndicats révolutionnaires en tout cas très radicaux et/ou très corporatistes.

Enfin il faut prendre en compte le fait de la proximité du congrès de la CGT qui va procéder au remplacement de Martinez et dans la coulisse l’affrontement de la ligne réaliste face
à la ligne plus radicale comme la fédération CGT ds industries chimiques qui couvre l’activité carburant.

La Première ministre a justifié cette différence de traitement entre Total et Essopar le fait qu’un accord majoritaire, signé par la CFE-CGC et la CFDT, avait été trouvé sur les salaires chez Esso-ExxonMobil. « Une partie des organisations, malgré cet accord, veut poursuivre le mouvement et continuer le blocage, nous ne pouvons pas l’accepter », a souligné la cheffe du gouvernement.
« Le dialogue social, c’est avancer, dès lors qu’une majorité s’est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j’ai demandé aux préfets d’engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise », a-t-elle ajouté.

A l’inverse chez TotalEnergies, aucune discussion pour sortir du conflit n’a encore été engagée. Le gouvernement souhaite donc laisser sa chance à la négociation: « Les syndicats réformistes ont appelé à l’ouverture de la négociation. La direction a répondu favorablement. J’espère que les autres syndicats représentatifs saisiront cette main tendue », a détaillé Elisabeth Borne. « A défaut, le gouvernement agira là-encore pour débloquer la situation », a-t-elle toutefois prévenu.

LE MEDEF contre l’obligation d’emploi de seniors

LE MEDEF contre l’obligation d’emploi de seniors

Alors que la majorité du patronat plaide pour un prolongement de l’âge de la retraite dans le même temps le Medef, toujours aussi conservateur, se prononce contre une forme de quota qui obligerait à l’emploi minimal de seniors. Pour parler clair le Medef ne veut pas de « vieux », en tout cas pas davantage qu’en ce moment.

Le Medef fournit ainsi des arguments en or aux opposants au report de l’âge de la retraite à 65 ans. Ces derniers considèrent en effet que ce report n’a aucun sens puisqu’une majorité de seniors cessent le travail bien avant les 65 ans avec le plus souvent un passage par l’ASSEDIC.

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux s’est donc prononcé lundi dans la presse contre un « pourcentage minimal de seniors » dans les entreprises, une piste de réflexion mise sur la table par la gouvernement pour favoriser l’emploi des seniors.

« Je ne vois pas comment on peut mettre cela en place de façon raisonnable », a-t-il répondu aux Echos, interrogé sur un « index sur l’emploi des seniors » dans le même esprit que celui en vigueur sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

La Première ministre Elisabeth Borne a fait de « l’emploi des seniors et la lutte contre la discrimination dont peuvent être victimes les seniors » un des axes des concertations à venir autour de la réforme des retraites.

Le ministre du Travail Olivier Dussopt, qui pilote cette réforme controversée, a confirmé dimanche dans une interview au JDD que la création de cet index « fera partie des discussions » qu’il aura avec les partenaires sociaux dans les prochaines semaines.

« Cela n’a aucun sens, par exemple, de demander à des start-up d’avoir un pourcentage minimal de seniors », a indiqué lundi Geoffroy Roux de Bézieux En toute hypocrisie comme si le tissu économique français était composé uniquement de start-up
!

Le faible taux d’emploi des seniors est souvent brandi comme un argument contre la réforme des retraites du gouvernement, qui envisage de relever l’âge de départ à 64 puis 65 ans d’ici 2031 pour assurer l’équilibre financier du régime.

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