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Le chômage : record historique, vers les 5 millions

  • Le chômage : record historique, vers les 5 millions

Un chômage historique et il n’y aura pas d’inversion de tendance comme promis par Hollande. Au contraire, il faut s’attendre à environ 400 000 chômeurs en plus. Car il faudrait au moins 1.5% de croissance ; nous n’en aurons pas en 2013.Sans cette réforme de la procédure de radiation, le nombre de nouveaux inscrits aurait été de 22.800.  En incluant ceux exerçant une activité réduite, 60.800 chômeurs de plus ont été comptabilisés, dont 24.000 en raison des effets de la réforme (36.800 sans cette réforme), pour atteindre 4.680.200 personnes.  L’entourage de Michel Sapin a réaffirmé mardi à l’AFP que l’objectif était toujours d’ »inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année » et démenti un quelconque « renoncement » de François Hollande.  Deux mois après avoir réitéré, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre, son engagement de parvenir « coûte que coûte » à inverser la tendance, le chef de l’Etat continue d’afficher son volontarisme mais semblait moins affirmatif samedi, liant désormais l’inversion de la courbe à une anticipation de la reprise de la croissance, qui n’est pas prévue avant 2014.  Comme chaque année, le ministère du Travail a par ailleurs revu l’ensemble de ses statistiques mensuelles depuis 1996. Il a réévalué le record absolu à 3.195.500 (au lieu de 3,205 millions) demandeurs d’emploi sans activité en janvier 1997 en métropole, un chiffre qui pourrait être atteint dans un ou deux mois.  Avec l’Outre-mer, 4,96 millions de personnes étaient inscrites sur les listes du service public de l’emploi, dont 3,42 millions sans activité. Corrigé de l’effet de la réforme des radiations, « cette progression inférieure à l’évolution moyenne constatée au second semestre 2012, était attendue et s’explique avant tout par le recul de l’activité fin 2012, dans le prolongement de la tendance depuis plus de 20 mois », a réagi le ministère du Travail dans un communiqué.  Cette réforme consiste, conformément aux recommandations du médiateur de Pôle emploi, à rayer des listes les demandeurs d’emploi ayant manqué à leurs obligations à partir de la date de la notification de leur radiation, et non plus, de manière rétroactive, à la date du manquement.  Cela engendre, exceptionnellement, pour le mois de janvier, un nombre moindre de sorties pour radiations.   »C’est une mesure favorable aux allocataires, réclamée depuis longtemps, mais nos prédécesseurs n’avaient pas voulu prendre de mesures qui avaient pour effet l’accroissement du nombre de demandeurs d’emploi », a-t-on expliqué au ministère du Travail.  Pour redresser la barre, l’exécutif mise sur de nouveaux outils, comme les emplois d’avenir, destiné aux jeunes pas ou peu diplômés. Mais le dispositif monte très lentement en puissance. Selon Jean-Marc Ayrault, « près de 8.000″ des 100.000 escomptés d’ici à la fin de l’année seraient sur les rails.  Les conséquences à court terme du contrat de génération, dont la loi va être promulguée, et de la loi sur la sécurisation de l’emploi, qui sera débattue au printemps, restent hypothétiques.  D’après Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, ces outils « peuvent juste limiter la casse ». Pour l’expert, « il faudrait un minimum de 1,5% croissance annuelle pour pouvoir inverser la courbe du chômage et on en est très loin ».  Pour le président de l’UMP, Jean-François Copé, la poursuite de la hausse illustre le fait « qu’après bientôt 10 mois au pouvoir, François Hollande est en échec sur tous les plans ».  Ce qui alarme le plus les observateurs est l’explosion du nombre de chômeurs de longue durée (près de deux millions) et l’augmentation des demandeurs d’emploi en fin de droits à l’indemnisation.  Un phénomène qui a pris une dimension de drame social le 13 février, à Nantes, avec l’immolation par le feu d’un chômeur en fin de droits devant son agence Pôle emploi.   »Derrière ces chiffres, ce sont autant de réalités très difficiles, sur le plan économique, mais aussi sur le plan social et humain », a souligné la CFDT dans un communiqué, appelant à « ne pas laisser tomber les chômeurs » et à maintenir le niveau des allocations chômage.

Banque JPMorgan Chase : suppression de 17.000 emplois sur 2 ans

banque JPMorgan Chase :  suppression de  17.000 emplois sur 2 ans

La banque, première des Etats-Unis en termes d’actifs, va éliminer au total 4.000 emplois nets en 2013, puis 13.000 autres en 2014, tous en banque de détail, a précisé une porte-parole, Kristin Lemkau, à l’AFP.  Cela représente 6,6% des effectifs du groupe, qui s’élevaient à près de 259.000 personnes fin 2012. JPMorgan Chase met ainsi un coup d’accélérateur dans ses réductions de postes, qui n’avaient touché que 1.200 personnes sur l’ensemble de 2012.  Grâce aux mesures annoncées mardi, JPMorgan Chase compte économiser autour d’un milliard de dollars en 2013, a indiqué sa directrice financière Marianne Lake lors d’une journée d’investisseurs.  La banque de détail va faire l’objet de coupes sombres: 19.000 emplois vont être supprimés au total dans la division d’ici fin 2014, dont 15.000 dans les activités de prêts hypothécaires, soit un tiers des effectifs de l’unité.   »Nous espérons donner de nouveaux emplois dans JPMorgan Chase à autant de personnes que possible mais les départs naturels ne suffiront pas » et des licenciements sont donc programmés, a précisé la porte-parole.  Les banques ont dû embaucher des milliers de personnes pendant la crise pour gérer un véritable raz-de-marée de défauts de paiements. Alors que le marché immobilier s’est redressé, les défauts se tarissent et les banques comme JPMorgan ou Bank of America réduisent leurs effectifs dans ces secteurs d’activité.  JPMorgan Chase prévoit aussi 4.000 suppressions de postes en banque de détail alors qu’elle compte sur une plus grande automatisation des transactions bancaires: augmentation des dépôts par appareils mobiles, des dépôts de chèques ou espèces par distributeurs automatiques, etc.  Malgré les coupes annoncées, la banque compte ouvrir 200 agences d’ici fin 2014, mais elles seront plus petites que par le passé. Le personnel des agences va diminuer de 20% d’ici 2015 grâce à des départs naturels.  Parallèlement, le groupe va embaucher 2.000 personnes en banque commerciale et en gestion d’actifs, a précisé Mme Lemkau.  Au total, JPMorgan Chase table sur 59 milliards de dollars de dépenses pour l’exercice en cours contre 60,1 milliards de dollars en 2012.  Lors de l’introduction de la journée d’investisseurs, le PDG Jamie Dimon a souligné que la banque avait la possibilité de faire d’ »énormes économies d’échelles », notamment en ce qui concerne l’exécution et la compensation des transactions (back office).  La banque américaine a dégagé l’an dernier un bénéfice net en hausse de 12% à 21,3 milliards de dollars, malgré une perte de 6 milliards de dollars environ à cause de paris risqués sur des dérivés de crédit qui ont mal tourné, l’affaire dite de « la baleine de Londres », révélée en mai.  En termes de chiffre d’affaires, la banque a fait moins bien que prévu en 2012 avec une légère baisse à 97 milliards de dollars contre 97,2 milliards en 2011.  JPMorgan est la dernière banque de Wall Street en date à trancher dans ses effectifs, même si elle se porte mieux que la plupart de ses consoeurs.  En janvier, Morgan Stanley avait décidé de 1.600 suppressions de postes, Citigroup en a annoncé 4.500 en décembre. Bank of America, la banque américaine qui a le plus de mal à se remettre de la crise, avait pour sa part lancé une vaste restructuration en 2011 qui incluait la suppression de 30.000 postes sur plusieurs années.  En Europe aussi, le secteur bancaire en proie à la crise de la dette et au scandale du libor, entre autres, fait une cure d’amaigrissement.

 

SNCF : embauche de 10.000 personnes

SNCF : embauche 10.000 personnes

Le groupe SNCF prévoit l’embauche de 10.000 personnes en 2013 et la signature de contrats de génération d’ici l’été, a indiqué le directeur des ressources humaines, François Nogué, lors d’une conférence de presse. La SNCF a d’ores et déjà procédé à des consultations bilatérales avec les syndicats sur ces contrats de génération pour lesquels les négociations s’ouvriront dans les quinze jours. Les contrats de génération visent à encourager l’embauche d’un jeune en contrepartie du maintien dans l’emploi d’un senior. Concernant les emplois d’avenir, 39 contrats ont déjà été signés, ce qui devrait permettre de signer les 500 contrats prévus pour 2013-2014 dès cette année. Destinés aux jeunes sans qualification, il s’agit de contrats de 18 mois, éventuellement reconductibles une fois. Ils portent sur la médiation, l’entretien des abords ferroviaires et du patrimoine, l’accueil et l’orientation des voyageurs, le digital et l’assistance logistique aux équipes de production. Le groupe SNCF , deuxième recruteur de France, propose des emplois à tous les niveaux de qualification dans 150 métiers, selon la direction. La SNCF a relancé les recrutements en 2011, après une période de réduction des effectifs. « Cette politique va se poursuivre durablement, étant donné le volume des départs en retraite attendus dans les cinq prochaines années, et les perspectives d’activité », a indique la direction. Depuis le début de la crise en 2008, la SNCF a embauché 45.000 personnes. Environ 12.000 embauches ont été réalisés par le groupe en 2011, plus de 10.000 en 2012 et les effectifs moyens ont été stabilisés dans l’EPIC (établissement public), la SNCF historique. Les effectifs sont de 249.000 salariés dans le groupe, dont 159.000 dans l’EPIC. Vingt-trois pour cent des embauches se font avec un statut de droit commun, selon la direction, et 40% des cadres ont un statut de droit commun.  Seulement 23% des embauches concernent les femmes à la SNCF qui cherche à féminiser ses métiers. L’entreprise cible également les jeunes des quartiers qui représentent 17% de ses embauches.

Pourquoi le chômage n’est pas encore plus élevé ?

Pourquoi le chômage n’est pas encore plus élevé ?

Un interview ( 20 Minutes) intéressante de l’économiste  Philippe Askenazy ( qui cependant fait l’impasse sur le truquages chiffres de ANPE !°

Oui, compte tenu de la durée de la crise que nous traversons, si on s’en tenait aux séries statistiques dont on dispose depuis 1945, les ajustements sur le marché du travail aurait été bien plus forts avec au moins un ½ million de chômeurs en plus en France. Mais aussi en Grande-Bretagne et en Allemagne. Au niveau européen, on devrait avoir 4 à 5 millions de chômeurs de plus, selon les estimations du BIT. Donc globalement nous avons une bonne résistance de l’emploi malgré cette crise très profonde. La question est donc plutôt savoir pourquoi le chômage demeure contenu.

Comment l’expliquez-vous?

C’est une réflexion est menée par beaucoup d’économistes et une vingtaine d’hypothèses sont actuellement avancées. Parmi elles, il y a notamment la récente réforme des retraites, qui a eu pour effet de repousser l’âge de départ mais aussi de mettre fin aux dispositifs de préretraite, privant ainsi les entreprises d’un moyen d’ajustement rapide sur la case «seniors». Autre explication: la spécificité de cette crise, dont on ne sait ni quand ni comment on va sortir. Dans ce contexte, les entreprises ne sont pas en capacité de se projeter et d’avoir une politique de gestion de leur main d’œuvre. Elles conservent donc des emplois dans des établissements qui ne réalisent plus de profit. Enfin, une troisième hypothèse, plus positive, tient au fait que la main d’œuvre est aujourd’hui bien plus qualifiée que lors du pic de chômage de 1997, ce qui incite les entreprises à les conserver. Cette population active, issue de la démocratisation scolaire des années 80, a donc structurellement une meilleure résilience par rapport à la crise.

Que répondez-vous à ceux qui pointent au contraire le manque de flexibilité de notre marché du travail pour expliquer le chômage de masse en France?

Quand les entreprises demandent plus de flexibilité, elles sont dans leur rôle mais on a aujourd’hui déjà fait énormément en la matière. Dire que les entreprises ne veulent pas embaucher parce qu’elles ont peur de ne pas pouvoir licencier ne tient plus. Les entreprises ne semblent pas avoir de problème à licencier. En revanche, elles n’embauchent pas parce qu’elles ne savent pas quels seront leurs besoins demain et comment va se dérouler la sortie de crise. Or les politiques menées actuellement sont défensives («essayons de tenir en attendant que la croissance reparte»), alors que seule une perspective de croissance peut relancer l’emploi. Mais avec une logique purement «austéritaire», il ne peut y avoir de sortie de crise à court-terme.

 

Chômage: forte hausse

Chômage: forte hausse

 

Après la pause de décembre dernier (+300 chômeurs seulement), l’augmentation repart à la hausse a avec 43.900 chômeurs de plus se sont inscrits le mois dernier à Pôle emploi, selon les chiffres dévoilés vendredi par la Dares, direction du ministère du Travail spécialisée dans les statistiques, avec toutefois une nouvelle réforme à prendre en compte. Fin janvier 2013, en France métropolitaine, 4.680.200 personnes inscrites à Pôle emploi (+10,7 % sur un an) étaient tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi (4.967.500 en France y compris Dom), dont 3.169.300 étaient sans emploi (catégorie A) et 1.510.900 exerçaient une activité réduite, courte. En l’absence de réforme, la hausse aurait été de 0,7 % sur le mois, soit +22 800 (+10,0 % sur un an). En l’absence de réforme des règles de gestion des radiations administratives (voir avertissement), le nombre de demandeurs d’emploi se serait établi à 3.148.200 en catégorie A et à 1.508.000 en catégories B, C. Cette réforme, c’est quoi ? Les statistiques relatives aux demandeurs d’emploi de janvier 2013 intègrent deux modifications, l’une de nature réglementaire, l’autre de nature méthodologique: depuis le 1er  janvier 2013, les radiations administratives prennent effet à la date de leur notification, et non plus à la date du manquement qui les motive. Ce changement de règle a un impact à la hausse de + 21.100 pour la catégorie A et + 24.000 pour l’ensemble des catégories A, B, C sur le nombre de demandeurs d’emploi inscrits fin janvier 2013, en France métropolitaine.

 

Hollande: marche arrière sur l’emploi

Hollande : marche arrière sur l’emploi

La promesse date du 9 septembre 2012: « Nous devons inverser la courbe du chômage d’ici un an », lance alors le chef de l’Etat sur TF1. « Nous devrons y parvenir coûte que coûte », renchérit-il dans ses voeux aux Français le 31 décembre. Deux mois plus tard, changement de ton: « S’il n’y a pas d’objectif, il n’y a pas de volonté et moi je ne me résigne pas », affirme samedi François Hollande. Nettement moins optimiste après les prévisions alarmantes de la Commission européenne, il lie cette fois l’inversion de la courbe à une anticipation de la reprise de la croissance, qui n’est pas prévue avant 2014.  Le président semble également revenir sur une trêve fiscale l’an prochain, indiquant qu’en 2014, la réduction du déficit public passera « d’abord par des économies » mais aussi « subsidiairement par des prélèvements supplémentaires ».  Tandis que l’opposition brocardait un président « prestidigitateur » qui « n’a pas cessé de mentir aux Français depuis plusieurs mois », plusieurs ministres ont réfuté tout changement de cap, au prix d’argumentations parfois compliquées.  Ainsi, Jérôme Cahuzac (Budget) a expliqué qu’il allait falloir trouver « 6 milliards d’euros de recettes » supplémentaires en 2014 pour conserver « la stabilité fiscale », tout en refusant de parler d’augmentation d’impôts.  Depuis Berlin, le ministre du Travail, Michel Sapin, a assuré pour sa part que « même avec une croissance plus faible que celle que nous escomptions, les politiques de l’emploi nous permettront d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013″.  A l’Elysée, le conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle admettait « un correctif ».  Toutefois, indiquait-il à l’AFP, « même si l’objectif d’inverser la courbe du chômage est rendu plus difficile par une conjoncture économique dégradée, tout sera mis en oeuvre pour l’atteindre ». Quant à la fiscalité, « l’objectif c’est la stabilité des prélèvements obligatoires en 2014″.  Avec une prévision de croissance pour 2013 ramenée de 0,8% à 0,1% et l’abandon de la réduction du déficit public à 3% du PIB, « il devient difficile de donner des objectifs assurés sur l’emploi », confiait un autre proche du chef de l’Etat. Concernant les perspectives fiscales, « le +subsidiairement+ a un sens » soulignait-il: « Pour le président, la priorité ce sont les économies budgétaires, une augmentation des impôts viendrait en complément mais il ne la souhaite pas ».  Face à l’aggravation de la conjoncture, une intervention prochaine du président de la République est en tout cas régulièrement évoquée par son entourage. « C’est vraisemblable, mais pas encore arrêté », a indiqué Aquilino Morelle. « La forme est encore à déterminer, il faut trouver une bonne opportunité mais il devrait s’expliquer devant les Français », affirmait un autre proche.  D’autant que dans l’opinion, l’infléchissement du discours de François Hollande pourrait être mal ressenti.  Inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année était « une promesse faible, a minima, et le recul de François Hollande sur ce sujet risque de beaucoup inquiéter les Français », analyse Gaël Sliman (BVA), en soulignant que l’effet positif de l’intervention militaire au Mali dans les sondages a été « très bref ».  D’autre part, la perspective de nouvelles hausses d’impôts pourrait avoir « un impact très négatif, en particulier auprès des classes moyennes inférieures qui ne bénéficient pas du système redistributif », souligne-t-il.  Pour Frédéric Dabi (Ifop), le président Hollande « a fait un petit pas en arrière » sur l’emploi, mais « sans renier son engagement et il garde un discours volontariste ». En revanche, selon le politologue, en matière fiscale, « il sort de sa trace » et « la pilule risque d’être difficile à faire avaler aux Français ».

 

Inversion du chômage : Sapin maintient, pas Hollande

Inversion du chômage : Sapin maintient, pas Hollande

 

« Même avec une croissance plus faible que celle que nous escomptions, les politiques de l’emploi nous permettront d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013« . C’est en ces termes que le ministre du Travail a voulu mettre un terme à la polémique née de la publication, vendredi 22 février, des prévisions de la Commission de Bruxelles annonçant une croissance quasi-nulle en France en 2013.   »Notre objectif, nous agissons pour cela, c’est de faire en sorte que le chômage se stabilise puis s’inverse. Ceci est possible, cela dépend des questions de croissance (…). Avec une croissance plus faible, c’est plus difficile. Mais ce n’est pas uniquement une question de croissance, c’est aussi une question de politique de l’emploi« , a commenté Michel Sapin à l’AFP à l’occasion d’un déplacement en Allemagne. Pourtant, samedi, lors de sa visite au Salon de l’Agriculture, François Hollande avait plus ou moins laissé entendre qu’il n’y aurait pas d’inversion de tendance avant 2014. Cette déclaration intervient la veille de la publication, mardi 26 février, des chiffres du chômage de janvier. Contrairement à ceux de décembre 2012, ils devraient être mauvais. La France pourrait se rapprocher du record atteint en janvier 1997, avec 3,2 millions de demandeurs d’emplois.  En 2012, près de 67 000 postes de travail ont été supprimés en France, selon l’Insee. Avec une croissance nulle en 2013, comment créer assez d’emplois pour inverser la fameuse courbe ? Il faut en effet une croissance d’environ 1,5% pour y arriver. Et ce ne sont pas les contrats aidés (emplois d’avenir, contrats de génération…) qui suffiront à stopper l’hémorragie.

 

Retraites: les enjeux

Retraites: les enjeux

L’avenir des retraites revient sur le devant de la scène à partir de mercredi 27 février : le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, vont installer la commission qui doit élaborer des pistes de réformes.  La dizaine d’experts qui vont la composer auront environ trois mois pour rendre leurs travaux, afin d’être prêts pour la Cconférence sociale, prévue en juillet. Le gouvernement espère mettre en application les premières mesures dès cette année. Car il y a urgence.  Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit pourrait dépasser 20 milliards d’euros d’ici à 2017 si aucune modification n’intervient d’ici là. Sans parler des 10 milliards nécessaires à ce même horizon aux régimes complémentaires gérés par les partenaires sociaux. Pourtant, sous l’effet des reformes de 2003 et 2010, l’âge de départ à la retraite est en train de reculer. La moyenne est désormais de 61,8 ans chez les hommes et 62,5 ans chez les femmes, selon les derniers chiffres publiés par la Caisse nationale de l’Assurance retraite (Cnav). C’est trois mois de plus qu’en 2011. Et ce chiffre est encore appelé à progresser car, selon la réforme voulue par Nicolas Sarkozy, l’âge légal de la retraite est repoussé de cinq mois par génération. Ceux qui sont née en 1955 devront ainsi attendre 62 ans pour prétendre à la retraite. Mais dans le même temps les effectifs des retraités progressent: ils sont 13,2 millions à bénéficier du régime général en 2012, soit une hausse de 1% par rapport à l’année précédente. En cause: l’augmentation du nombre de retraites anticipées ou dérogatoire, qui a plus que doublée par rapport à 2011. Ils sont en effet près de 720.000 à avoir mis en avant leur carrière longue pour partir avant l’âge légal, une clause prévue dans le décret du 2 juillet 2012 voulue par François Hollande. A cela s’ajoute plus de 17.000 personnes qui ont quitté leur emploi plus tôt en raison d’une activité reconnue comme pénible ou sont handicapées. Le régime de retraite de base souffre aussi d’une augmentation des pensions versées, en hausse de 4% par rapport à la génération précédente. Le montant moyen d’une pension sécurité sociale est de 1.040 euros pour une personne ayant eu une carrière complète (1.016 euros pour les hommes, 957 euros pour les femmes). Car les bénéficiaires, issus du baby-boom, ont connu l’âge d’or du plein emploi et ont aussi touchés des salaires plus élevés que leurs parents.  Pour assurer la pérennité financière du système, plusieurs pistes sont envisageables, comme cesser de revaloriser systématiquement les pensions en fonction de l’inflation. Ou une remise en cause de certains avantages fiscaux et sociaux dont bénéficient actuellement les retraités, comme un taux de CSG à 6,6% contre 7,5% pour les actifs. Quoi qu’il en soit, ces propositions devront affronter les feux des critiques des partenaires sociaux. Et le Medef a d’ores et déjà montré son impatience. Sa présidente Laurence Parisot a haussé le ton la semaine passée, en accusant le gouvernement de fuir ses responsabilités et en le mettant en demeure de clarifier ses intentions.

 

Caixabank : 3.000 emplois menacés

Caixabank :  3.000 emplois menacés

La banque espagnole Caixabank a annoncé lundi la suppression d’environ 3.000 emplois, soit un peu moins de 10% de ses effectifs, afin d’améliorer sa rentabilité après une série d’acquisitions réalisées au cours des trois dernières années. La banque barcelonaise, rattachée au groupe de services financiers La Caixa, employait 32.600 personnes à la fin de 2012. Caixabank avait vu ses effectifs augmenter de 5.000 l’an dernier après l’absorption de Banca Civica et elle est en train d’intégrer une autre acquisition, Banco de Valencia, réalisée en 2012.

 

Sondage : 59% craignent la précarité

Sondage : 59% craignent la précarité

L’Observatoire BFM Business publie, ce lundi 25 février, son baromètre du pouvoir d’achat, réalisé par Ipsos et CGI Consulting. Après les prévisions moroses de la Commission européenne, vendredi dernier, les résultats de l’enquête ne sont guère plus réjouissants. Seuls 12% des Français estiment, en effet, que leur pouvoir d’achat va augmenter. « La population française ne se démarque donc pas des prévisions les plus pessimistes émises notamment par le FMI« , explique Rodolphe Bonnasse, directeur général de CA Com.   Plus de la moitié des Français pense en revanche que leur pouvoir d’achat va encore diminuer en 2013, et 59% sont inquiets à l’idée de basculer un jour dans la précarité. Même chez les cadres supérieurs, 43% sont pessimistes concernant une précarité possible. En cas de baisse du pouvoir d’achat en 2013, les Français réduiront leurs dépenses en priorité dans les loisirs, les nouvelles technologies et l’habillement. En cas de hausse, ce sont les postes essentiels comme l’alimentation et le logement qui seront augmentés en priorité.  Deux Français sur dix affirment ne pas arriver à terminer le mois, et 14% disent ne boucler leur budget que grâce à leurs économies. Enfin, 8% sont obligés de faire appel à un crédit ou à une aide extérieure. Et moins d’un tiers des personnes interrogées arrive à mettre de l’argent de côté. Actuellement, plus d’un Français sur deux a le sentiment de « devoir se contenter de l’essentiel« , et 8% des personnes interrogées déclarent même devoir renoncer à des dépenses essentielles, en rognant sur la santé, l’alimentation et le logement. Cette impression touche particulièrement les employés et les ouvriers des zone rurale, et dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 2 000 euros.

 

 

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Chômage :record historique

Chômage :record historique

 

 

Le record historique atteint en janvier 1997 pourrait être dépassé mardi. Primo, l’effet du rouleau compresseur de la crise qui, depuis un an, fait gonfler de plus de 25.000 personnes, en moyenne chaque mois, les inscrits en catégorie A. Secundo, l’actualisation chaque fin février des coefficients de correction des variations saisonnières et des jours ouvrables qui ont servi à redresser les séries des douze mois précédents. Cette révision peut avoir des effets importants, notamment en cas de forte hausse du chômage, comme en 2012 (+284.500 inscrits). En 2009, certains mois annoncés en baisse ayant été revisés à la hausse, le nombre de chômeurs avait mécaniquement enflé de près de 25.000. Soit, d’un seul coup, 5,7 % de chômeurs en plus! Et tertio, à cause d’une modification des règles de gestion des radiations depuis le 1er janvier. «Ce changement aura pour effet de diminuer les sorties au titre des radiations et, donc, d’augmenter d’autant le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois», prévient déjà le ministère du Travail qui estime l’impact de la hausse attendue «entre 10.000 et 30.000».

 

 

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Hollande ; « la baisse du chômage, c’est pas maintenant, en 2014 » ou 2024 ?

Hollande ; « la baisse du chômage, c’est pas maintenant, en 2014 » ou 2024 ?

 

 

Hollande ne se résigne pas à dire toute et le contraire ; l’inversion de la courbe du chômage sera pour 2013 ou 2014, pourquoi pas 2024 ?-« Je ne me résigne pas » face au chômage. Officiellement, il a maintenu sa promesse : inverser la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 : « S’il n’y a pas d’objectif, il n’y a pas de volonté. Je ne me résigne pas ». Mais en même temps, il a tout fait pour faire comprendre qu’elle ne sera vraisemblablement pas tenu. « 2013 sera marquée par une progression du chômage. En 2014 nous serons sur une reprise. À partir de là, nous pouvons commencer à créer de l’emploi », a-t-il dit. « Au moins en 2014, nous pourrons faire mieux que ce qui est affiché » par la Commission européenne en matière de croissance, a-t-il assuré, expliquant que des éléments comme le pacte de compétitivité ou l’accord sur la réforme du marché du travail n’ont pas été intégrés dans les prévisions de Bruxelles. Le président de la République a avoué s’inquiéter des « risques d’explosions » en Europe et de « fracture » dans la société française. « La lutte contre le chômage doit mobiliser toute la société », a-t-il martelé, sans manquer, au passage, de défendre les « instruments que le gouvernement a mis en place », notamment le pacte pour la compétitivité, les contrats de génération, les emplois d’avenir et l’accord sur la sécurisation de l’emploi.

 

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Crédit agricole : près de 1500 postes menacés

Crédit agricole : près de 1500 postes menacés

Après le déficit record (lié à la spéculation plus qu’hasardeuse), il faut payer la note au Crédit agricole qui apprête à supprimer près de 1500 postes. Près de 1 500 postes ne devraient pas être remplacés au sein des caisses régionales du Crédit Agricole annonce ce lundi matin le journal Les Echos.  Selon le quotidien, qui dit s’être procuré un document interne de la Fédération nationale du Crédit agricole (FNCA), le Crédit agricole prévoit pour cette année le départ de 4 125 salariés et n’entend recruter que 2 707 personnes, « un mouvement qui se traduirait donc par la suppression de 1 418 postes ». « Au total, les effectifs les effectifs des 39 caisses régionales et de Crédit agricole Titres passeraient ainsi sous la barre des 65 000 », poursuit le journal. Interrogée par le quotidien, Camille Béraud, directrice générale adjointe de la FNCA chargée des ressources humaines, explique toutefois que le groupe n’a « pas de stratégie de suppression de postes ». « Il s’agit là de prévisions statistiques à douze mois », souligne Camille Béraud. « Si les départs en retraite sont plus importants en 2013, ils ne seront peut-être pas tous remplacés ». Un porte-parole de la FNCA s’est pour sa part refusé à tout commentaire. Crédit agricole SA, qui a accusé l’an dernier une perte de près de quatre milliards d’euros, entend désormais tourner la page de ses déboires à l’international et prévoit un nouveau plan stratégique triennal.

 

 

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Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

 

 

Grosse manifestation en Espagne contre, l’austérité, la dictature des marchés et le gouvernement ;Dans le hurlement des sifflets et des percussions, enseignants en vert, médecins et infirmières en blanc, écologistes, groupes de la mouvance des « indignés », pompiers casqués ou mineurs du nord de l’Espagne, en noir, ont convergé vers la place de Neptuno, près du Congrès des députés.   »Démission », hurlait la foule, dans une marée de pancartes blanches portant un seul mot, « NO », frappées d’une paire de ciseaux, symbole des coupes budgétaires.   »Rajoy, pars », « Dictature des banques, NON », réclamaient d’autres pancartes.   »Nous en avons ras-le-bol », lançait Luis Miguel Herranz Fernandez, un médecin hospitalier de 38 ans, en dénonçant « les coupes budgétaires, la corruption, la baisse de qualité du système de santé ».   »Dans n’importe quel pays, cela servirait à quelque chose, mais ici, cela ne sert à rien. Le gouvernement ne nous écoute pas », s’indignait le jeune médecin alors que la foule multicolore déferlait sur les avenues.   »Nous sommes ici tous unis, les médecins, les pompiers, les mineurs, et cela leur est égal ».   »Non au coup d’Etat des marchés », pour « une véritable démocratie »: les mots d’ordre étaient multiples pour cette « marée citoyenne » du 23 février, jour anniversaire de la tentative de coup d’Etat qui avait terrifié la jeune démocratie espagnole, le 23 février 1981.  Une fois le rassemblement dispersé, quelques incidents ont éclaté dans les quartiers alentour entre la police anti-émeutes et de petits groupes de jeunes, qui se sont éparpillés en mettant le feu à des poubelles. Douze personnes ont été interpellées, selon la police.  Comme à Madrid, des « marées citoyennes » ont été organisées dans de nombreuses villes d’Espagne, rassemblant notamment des milliers de personnes à Barcelone, Valence, La Corogne, Séville ou Bilbao.   »Nous sommes très en colère », s’écriait Cristina Martin Benito, une infirmière de 35 ans vêtue de la chemise blanche de la « santé en lutte ». « Nous revendiquons la nécessité d’être protégés un peu plus, nous les citoyens, et pas les banques ».  Parmi la foule encore, des salariés d’Iberia, la compagnie aérienne qui doit suprimer 3.800 emplois, en gilets jaune fluorescent, les mineurs, casque et lampe sur le crâne, dénonçant derrière une grande banderole « la fermeture des bassins miniers, sans activité alternative ».  Cible de la colère des manifestants: la politique d’austérité menée depuis un an par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, visant à récupérer 150 milliards d’euros d’ici 2014.  Alors que tous les clignotants sociaux sont au rouge, que le pays en récession affiche un chômage de 26%, la grogne est accentuée par l’aide européenne de plus de 41 milliards d’euros accordée aux banques, une injustice pour beaucoup d’Espagnols.  Les affaires de corruption qui éclaboussent les grandes institutions du pays renforcent encore le malaise. Samedi, des drapeaux républicains, rouge, jaune et violet, flottaient dans la foule.  Car la monarchie, jusque-là réputée intouchable, se retrouve prise dans la tourmente d’un scandale sans précédent: le gendre du roi Juan Carlos, Iñaki Urdangarin, était interrogé samedi par un juge des Baléares dans une enquête sur le détournement de millions d’euros d’argent public.  Au point que la Maison royale a dû, vendredi, publier un démenti face à des rumeurs sur une éventuelle abdication du roi, âgé de 75 ans.  En janvier, c’est le nom de Mariano Rajoy qui était apparu dans une liste, publiée par le quotidien El Pais, de bénéficiaires présumés de paiements occultes.   »C’est une accumulation. Le chômage, la corruption, l’absence d’avenir pour les jeunes », résume Luis Mora, employé dans le secteur de la construction de 55 ans.

 

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Les contrats d’avenir : déjà au passé ?

Les contrats d’avenir : déjà au passé ?

 

Un flop pour les contrats d’avenir ? Pour les jeunes qui pouvaient en bénéficier c’était de toute manière une opportunité à saisir. Problème : la situation financière des organisations associatives. La promesse de François Hollande d’inverser la courbe du chômage en 2013 semble statistiquement intenable. Le président compte en partie sur les emplois d’avenir pour redresser la barre : 100.000 emplois pour les jeunes de 16 à 25 ans, les plus en difficulté, dès cette année. Mais d’après les informations RTL, cet objectif là, risque également d’être intenable. L’objectif des 100.000 emplois est compromis, il faudrait une accélération fulgurante pour le tenir : 150 signatures de contrats par jours. Il en faudrait deux fois plus, il y a trois difficultés.  D’abord repérer les jeunes des quartiers difficiles en rupture scolaire et souvent familiale, des jeunes qui n’ont souvent plus de repère et qui ont donc besoin d’ un tuteur.  Deuxième difficulté : la recherche d’un emploi avec une formation adaptée, dans une association, une commune, la police, une maison de retraite, une entreprise de service à la personne.  Enfin troisième difficulté : le jeune est payé sur la base du SMIC (1430 euros brut). L’État prend les 3/4 à sa charge, l’employeur n’a que 350 euros à sortir. Seulement le contrat est d’au minimum un an. Et les associations et les collectivités locales en période de restriction budgétaire ont du mal à se projeter dans l’avenir

 

 

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