Archive pour la Catégorie 'social'

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Baisse de la consommation alimentaire de 0,7 %

Baisse de la consommation alimentaire de 0,7 %

Compte tenu de la très forte flambée des prix dans l’alimentation, les consommateurs s’adaptent en diminuant leurs achats. D’après l’INSEE,La consommation des ménages en France a rebondi de 1,2% en septembre mais à l’inverse, la consommation alimentaire baisse de nouveau (-0,7% )

La consommation de biens fabriqués a notamment été tirée par les achats en biens durables, comme des équipements pour le logement ou les voitures, ainsi que par les dépenses dans l’habillement (+6%). «Sur l’ensemble du troisième trimestre 2022, la consommation des ménages en biens fabriqués est quasi stable (+0,1 %)», indique l’Insee.

La consommation alimentaire, déjà en baisse de 1,2% en août, reste en berne dans le contexte d’inflation. Sur l’ensemble du trimestre, elle diminue de 1,6%. «La baisse concerne principalement la consommation de produits agricoles», constate l’Insee en septembre. De nombreux produits frais comme la viande ou les œufs font en effet partie des aliments les plus touchés par la hausse des prix, selon une étude publiée la semaine dernière par le panéliste Nielsen.. Par rapport à septembre 2021, les dépenses de consommation des ménages affichent une baisse de 3%.

Inflation France: un nouveau record inquiétant

Inflation France: un nouveau record inquiétant

Le nouveau record d’inflation constatée en France en octobre pourrait relancer le débat sur le partage de la richesse et notamment des superprofits. En effet d’un côté les consommateurs sont affrontés à une augmentation générale des prix alors que leur pouvoir d’achat ne suit pas ( en moyenne le pouvoir d’achat aura sans doute augmenté de l’ordre de 3 % quand la hausse des prix, elle, est de 6%) .

Jusque-là le pouvoir a freiné des quatre fers pour mettre sur la table la question de l’éventuelle taxation des supers bénéfices car l’inflation qui handicape les ménages en général profite à certaines entreprises pour des raisons essentiellement spéculatives. Discrètement, ces entreprises profitent du climat inflationniste général pour ajouter quelques points de hausse qui viennent gonfler les profits sans vraies raisons économiques. Ces entreprises joue un rôle négatif en profitant d’abord de l’inflation, en alimentant ensuite.

La question de la montée de l’inflation va forcément être très discutée d’autant que la taxation n’est pas forcément le meilleur moyen de la gérer. En effet une nouvelle fiscalité dira se noyer dans le trou du budget général de l’État.

Fondamentalement ce qui est en cause, c’est le partage de la richesse produite entre profits, investissements et rémunérations.
L’inflation est repartie à la hausse au mois d’octobre, notamment à cause de la flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation, les deux postes de dépenses qui augmentent le plus.

Après deux mois consécutifs de ralentissement, en août et en septembre, la hausse sur un an des prix à la consommation a donc repris son accélération en octobre. Les prix ont augmenté de 6,2% sur un an, d’après des calculs provisoires de l’Insee, publiés vendredi 28 octobre. Si ce taux est confirmé par les résultats définitifs, attendus mi-novembre, il s’agira d’un nouveau record pour l’année 2022, après les 6,1% de hausse des prix relevés en juillet, et d’un niveau inédit depuis 1985 (6,4% en juin cette année-là).

Dans le détail, l’inflation est portée par l’envolée des prix de l’alimentation (+11,8% sur un an) et un rebond des prix de l’énergie (+19,2%). Ce dernier poste de dépenses s’était replié tout au long de l’été ainsi qu’au mois de septembre. Une accalmie que l’Insee avait alors principalement imputé à l’augmentation des remises sur les carburants. Ce ralentissement n’aura donc été que temporaire pour un secteur qui reste le principal moteur de l’inflation.

Social-Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco

Social-Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco

Après le relatif échec de la journée de mobilisation CGT du 18 octobre, il fallait s’attendre cette fois un énorme fiasco concernant la nouvelle journée décidée seule par la CGT.C’est à peine si les médias mentionnent cette journée qui en faitn’a mobilisé que 15 000 personnes dans toute la France !

Un échec lamentable qui hypothèque par ailleurs les suites alors que paradoxalement les difficultés sociales s’amplifient face à l’inflation. En cause évidemment une stratégie complètement suicidaire de la CGT.

Contrairement à la journée du 18 octobre, FO, Solidaires et la FSU n’étaient pas de la partie. La CGT espère que ces organisations la rejoindront pour une autre journée de mobilisation déjà annoncée pour le 10 novembre.

Après le succès mitigé de la mobilisation du 18 octobre, la CGT organise adonc organisé une nouvelle journée d’action en faveur des salaires en pleines vacances scolaires et en l’absence de participation d’autres syndicats.

La CGT semble s’inscrire dans une espèce de fuite en avant en multipliant des journées d’action qu’elle décide seule comme si l’objectif était surtout interne pour régler la question de l’arbitrage entre les réalistes et les gauchistes en vue du congrès CGT qui doit désigner le remplaçant de Martinez.

La CGT ne semble pas tenir compte du faite que la grève précédente du 18 octobre n’a nullement provoquée d’élargissement de la mobilisation. Au contraire on assiste chez Total et les autres pétroliers à une reprise discrète et même honteuse. Il n’y aura pas d’autres négociations d’autant que l’opinion publique après la révélation des salaires du secteur se montre très dubitative pour ne pas dire plus.

Chez EDF très prudemment un accord avec les organisations syndicales a été signé pour la revalorisation des salaires.

L’échec de la stratégie syndicale de la CGT ne doit cependant pas dissimuler le fait que la question du pouvoir d’achat demeure centrale face à une inflation galopante par ailleurs très sous-estimée notamment dans l’alimentation et pour certains services. Officiellement l’inflation et de 6 % environ et de 10 % pour l’alimentation. La réalité sans doute c’est que cette inflation est plus proche de 10 % pour l’ensemble et de 20 % dans l’alimentation.

Globalement, les augmentations de salaires vont tourner autour de 3 % en 2022, la perte de pouvoir d’achat sera donc de 3 %. Une situation qui va surtout peser de manière dramatique pour les plus défavorisés.

La conjoncture économique complexe du fait notamment de la crise de l’énergie et de l’environnement géo politique commanderait une action concertée de la totalité des syndicats pour entreprendre des négociations avec le patronat en fonction des réalités des branches et des entreprises.

Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco à prévoir

Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco à prévoir

Après le relatif échec de la journée de mobilisation CGT du 18 octobre, il faut s’attendre cette fois un énorme fiasco concernant la nouvelle journée décidée seule par la CGT.

Contrairement à la journée du 18 octobre, FO, Solidaires et la FSU ne seront pas de la partie. La CGT espère que ces organisations la rejoindront pour une autre journée de mobilisation déjà annoncée pour le 10 novembre.

Après le succès mitigé de la mobilisation du 18 octobre, la CGT organise ce jeudi une nouvelle journée d’action en faveur des salaires, qui s’annonce peu mobilisatrice en pleines vacances scolaires et en l’absence de participation d’autres syndicats.

La CGT semble s’inscrire dans une espèce de fuite en avant en multipliant des journées d’action qu’elle décide seule comme si l’objectif était surtout interne pour régler la question de l’arbitrage entre les réalistes et les gauchistes en vue du congrès CGT qui doit désigner le remplaçant de Martinez.

La CGT ne semble pas tenir compte du faite que la grève précédente du 18 octobre n’a nullement provoquée d’élargissement de la mobilisation. Au contraire on assiste chez Total et les autres pétroliers à une reprise discrète et même honteuse. Il n’y aura pas d’autres négociations d’autant que l’opinion publique après la révélation des salaires du secteur se montre très dubitative pour ne pas dire plus.

Chez EDF très prudemment un accord avec les organisations syndicales a été signé pour la revalorisation des salaires.

L’échec de la stratégie syndicale de la CGT ne doit cependant pas dissimuler le fait que la question du pouvoir d’achat demeure centrale face à une inflation galopante par ailleurs très sous-estimée notamment dans l’alimentation et pour certains services. Officiellement l’inflation et de 6 % environ et de 10 % pour l’alimentation. La réalité sans doute c’est que cette inflation est plus proche de 10 % pour l’ensemble et de 20 % dans l’alimentation.

Globalement, les augmentations de salaires vont tourner autour de 3 % en 2022, la perte de pouvoir d’achat sera donc de 3 %. Une situation qui va surtout peser de manière dramatique pour les plus défavorisés.

La conjoncture économique complexe du fait notamment de la crise de l’énergie et de l’environnement géo politique commanderait une action concertée de la totalité des syndicats pour entreprendre des négociations avec le patronat en fonction des réalités des branches et des entreprises.

Assurance chômage : Indemnisation évolutive selon la conjoncture ( Sénat)

Assurance chômage : Indemnisation évolutive selon la conjoncture ( Sénat)

La nouvelle indemnisation est fondée sur le principe que les chômeurs seront mieux traités en cas de chômage important et moins bien indemnisés en cas de bonne conjoncture économique. L’objectif est d’inciter à la reprise du travail. La philosophie d’incitation à la reprise de travail paraît positive reste cependant l’adapter selon les branches et les territoires. Un exercice particulièrement complexe. Le Sénat à majorité de droite a adopté mardi soir en première lecture le projet de loi ouvrant la voie à une possible modulation de l’assurance chômage selon la conjoncture. Adopté le 12 octobre en première lecture par l’Assemblée nationale, ce texte prévoit dans un premier temps de prolonger les règles actuelles de l’assurance chômage, issues d’une réforme contestée du premier quinquennat Macron et qui arrivent à échéance au 1er novembre. Il enclenche aussi la possibilité, par décret, de moduler l’assurance chômage en fonction du marché de l’emploi, promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Le système actuel « reste construit pour répondre à un concept de chômage de masse, sans être suffisamment incitatif au retour à l’emploi », a déclaré le ministre du Travail, Olivier Dussopt, soulignant que « 60% des entreprises éprouvent des difficultés à recruter ».

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Olivier Dussopt s’est en revanche montré défavorable à une autre mesure introduite en commission, qui prévoit qu’un demandeur d’emploi ayant refusé trois propositions de CDI à l’issue d’un CDD ne puisse pas avoir droit à l’assurance chômage. Des sénateurs LR, dont leur chef de file Bruno Retailleau, ont échoué à durcir cette disposition dans l’hémicycle. Un amendement prévoyant la privation d’indemnisation au premier refus a été rejeté d’extrême justesse.

Un autre volet du projet de loi prévoit de faciliter la validation des acquis de l’expérience (VAE). Les sénateurs souhaitent l’ouvrir encore davantage.
Le Sénat poursuivra en soirée l’examen des articles. Une fois le texte voté par la Haute assemblée en première lecture, députés et sénateurs tenteront de s’accorder sur une version commune en commission mixte paritaire
(Avec AFP)

Prix et supermarchés : Des augmentations jusqu’à 30 %

Prix et supermarchés : Des augmentations jusqu’à 30 %

D’après l’INSEE, l’augmentation moyenne des prix en supermarché serait de l’ordre de 10 %. La réalité pour ceux qui effectuent leur course dans les grands magasins est différente. On assiste en effet une vague d’envolée des prix de la plupart des produits y compris ceux qui n’ont rien à voir avec l’énergie ou encore la guerre en Ukraine.

Certes certains produits sont concernés par le contexte économique et géopolitique mais les producteurs et les distributeurs eux-mêmes en profitent pour glisser discrètement des hausses supplémentaires de sorte que l’augmentation moyenne dans la distribution est plus proche de 20 % que de 10 %.

Ainsi par exemple, les derniers chiffres du cabinet spécialisés NielsenIQ, les pâtes ont vu leur prix moyen en rayon bondir d’environ 20% en octobre sur un an (contre 18% en août dernier). L’huile – touchée par des pénuries ces derniers mois – est juste derrière, avec 19% d’inflation. Des hausses à mettre sur le compte de la flambée des cours des céréales depuis plusieurs mois, provoquée par la guerre en Ukraine mais aussi par l’épisode de sécheresse au Canada en 2021.
Déjà fortement inflationnistes ces derniers mois, les viandes et volailles surgelées sont la catégorie de produits qui a vu ses étiquettes le plus gonfler en un an. La hausse des prix atteint désormais près de 30% (28,6% précisément).

«Par rapport à septembre dernier, c’est l’univers du papier avec les essuie-tout (+6,29%) et le papier hygiénique (+4,84%) qui connaît les plus fortes hausses de prix», note le panéliste NielsenIQ. Ainsi, sur un an, l’essuie-tout devient le deuxième produit le plus inflationniste (+23%), quand le papier toilette se place cinquième (+18%). En cause, l’explosion du coût de la pâte à papier, qui subit les tensions sur le marché du bois, ainsi que la hausse des coûts de l’énergie et des coûts de transport.

Dans la suite du top 10, on retrouve le beurre, margarine, crème fraîche (+17%), les œufs (+15%), les légumes en conserve (+14%), les légumes secs (+14%) et les pains industriels frais (+13%).

Pénurie d’essence : Comment réguler les pénuries ?

Pénurie d’essence : Comment réguler les pénuries ?

Par Florian Léon, Research officer à la Fondation pour les Etudes et Recherches sur le Développement International, Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) dans « The conversation »

Face aux nouvelles alarmantes, de nombreux automobilistes ont anticipé une incapacité des stations à pouvoir servir tout le monde et se sont rués vers les pompes, même si leurs besoins étaient limités.

Depuis plus d’une semaine, les automobilistes français font face à une situation de pénurie de carburant à la suite de mouvements de grève dans plusieurs raffineries. L’actualité de la semaine passée a également été marquée, de manière beaucoup plus discrète, par la remise du prix de la Banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel à trois économistes américains pour leurs travaux sur les banques et la stabilité financière.

Si ces deux évènements n’ont a priori rien en commun, les travaux de Douglas Diamond et Philip Dybvig, récipiendaires du prix au côté de Ben Bernanke, ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), apportent un éclairage intéressant sur la situation actuelle en France.

En 1983, Diamond et Dybvig ont écrit un article fondateur qui a permis de comprendre que ce qui fait la raison d’être des banques est aussi une source de leur fragilité. L’existence des banques s’explique par leur rôle d’intermédiaires entre épargnants et emprunteurs. Les premiers cherchent à placer leur épargne dans des placements sûrs et liquides, c’est-à-dire disponibles à tout moment. Les emprunteurs ont besoin de fonds, mobilisés pour une durée assez longue, afin d’investir.

En l’absence de banque, il est impossible de transférer le surplus d’épargne vers les emprunteurs en raison de temporalité différente. Les banques assurent cette intermédiation en collectant l’épargne disponible à court terme pour la prêter à long terme. En opérant cette transformation de maturité, les banques contribuent à l’investissement et donc à l’activité économique.

Diamond et Dybvig ont mis en évidence que cette activité d’intermédiation est aussi ce qui rend les banques intrinsèquement fragiles. Les banques sont structurellement en position d’illiquidité car une partie de l’épargne est non disponible à court terme puisqu’elle est prêtée à long terme. En temps normal, cette situation ne pose pas de problème. Seule une part limitée de l’épargne totale est retirée tous les jours. Les banques ne sont donc pas dans l’obligation de disposer de toute l’épargne placée par les déposants.

Diamond et Dybvig s’intéressent aux situations de ruées vers les guichets (« bank runs ») au cours desquelles de nombreux épargnants vont vouloir retirer leur épargne au même moment mettant les banques, voire le système bancaire, en difficulté. Les origines de ces paniques bancaires sont multiples, allant de doute sur la solvabilité d’une banque à des décisions politiques comme à Chypre en 2013 lorsque le gouvernement a souhaité taxer les dépôts.

Le point intéressant de l’analyse de Diamond et Dybvig est de montrer que même si les retraits ne concernent initialement qu’un nombre limité d’épargnants, ils peuvent induire une ruée vers les guichets de l’ensemble des déposants en raison des prophéties autoréalisatrices et d’absence de coordination. Supposons qu’une proportion des épargnants décident de vouloir retirer leurs dépôts. Si les autres déposants commencent à douter de la capacité de la banque à faire face aux demandes de retraits, il est alors rationnel pour eux d’aller retirer leurs dépôts. Si ces déposants arrivent trop tard, ils ne pourront plus accéder à leur argent dans la mesure où le principe de retrait étant celui de la file d’attente (premiers arrivés, premiers servis).

À partir de ce moment-là, tous les déposants vont se ruer sur les guichets bancaires pour retirer leurs dépôts. La banque ne pourra servir toutes ces demandes et elle se retrouvera face à une situation d’illiquidité qui peut même se transformer en un risque de solvabilité (si la banque doit vendre ses actifs en urgence pour obtenir de la liquidité). Il est possible que le phénomène se diffuse rapidement aux autres banques, par exemple si les déposants qui ont des comptes dans plusieurs banques vont retirer leurs fonds dans les autres banques.

Bien que ce modèle soit très simple, il permet d’éclairer en partie la pénurie actuelle de carburants. La pénurie s’explique en premier lieu par les grèves qui ont impacté plusieurs raffineries. Néanmoins, les grèves ne permettent pas d’expliquer les ruptures observées dans plusieurs stations-service, notamment dans des zones initialement non servies par les raffineries fermées. Une explication des pénuries tient aux phénomènes de prophéties autoréalisatrices, mises à jour dans le modèle de Diamond et Dybvig.

Les solutions des « Nobel »…

Comme dans le cas des banques, les stations-service n’ont qu’une quantité limitée d’essence et le principe qui s’applique est celui de la file d’attente. Face aux nouvelles alarmantes, de nombreux automobilistes ont anticipé une incapacité des stations à pouvoir servir tout le monde. Ils se sont rués vers les pompes même si leurs besoins étaient limités, épuisant les stocks et créant de fait une situation de pénuries.

Il est utile de pousser l’analogie un peu plus loin en étudiant les propositions de solutions avancées (ou ignorées) par Diamond et Dybvig pour voir comment elles pourraient s’appliquer dans le cas de pénurie des carburants. Les deux économistes proposent deux solutions pour contrer la ruée vers les guichets.

La première solution est un système d’assurance qui permet à chaque citoyen d’avoir une couverture de son épargne en cas de faillite de sa banque (100 000 euros par banque et par déposant au sein de l’Union européenne). L’objectif de ce dispositif est surtout préventif, pour éviter qu’une panique apparaisse, mais s’avère inutile dès que la crise s’est matérialisée.

La seconde solution est plus utile en cas de panique. Elle consiste à empêcher les agents à retirer de l’argent au-delà d’un certain seuil. En pratique, cette solution a pris la forme d’un montant de plafond de retrait. Une solution similaire a été appliquée dans certaines stations-service en limitant la capacité maximale lors de chaque plein ou en interdisant le remplissage de réservoirs annexes. Le risque est alors que les automobilistes « paniqués » multiplient les passages à la pompe.

Une solution plus proche du modèle de Diamond et Dybvig serait de mettre en œuvre des « bons carburant » qui seraient rattachés à chaque automobiliste ou véhicule et pourraient être modulés selon les activités (prioritaires ou non), voire avec la possibilité d’être échangés. Cette solution est peut-être théoriquement attrayante mais reste techniquement très difficile à mettre en œuvre dans un délai aussi court.

… et les autres

Il est également intéressant d’étudier des solutions non envisagées par Diamond et Dybvig. Les auteurs ignorent dans leur analyse le rôle de la création monétaire (ce qui est une limite de leur modèle). Face à des crises de liquidité, la banque centrale peut injecter de la liquidité dans le système bancaire afin de donner de l’oxygène aux banques.

En ce qui concerne l’essence, le gouvernement a ainsi commencé à recourir aux stocks stratégiques afin de réduire la tension. Néanmoins, l’analogie avec le système bancaire a ses limites. Contrairement à la monnaie de banque centrale, le carburant ne se crée pas ex nihilo. Cette solution implique donc de réduire ces stocks avec le risque de se trouver dépourvu si la crise perdure.

Enfin, il est utile de se demander pourquoi des économistes n’ont pas pensé à la régulation par les prix. Une solution aux deux problèmes serait de modifier le mode d’allocation de la ressource selon un principe de prix plutôt que de rationnement (file d’attente). Concrètement, les banques pourraient facturer les retraits en proportion du montant retiré ou alors jouer sur le prix des carburants.

Il ressort d’ailleurs que les prix à la pompe ont connu une hausse depuis le début de la pénurie, notamment dans les zones les plus tendues.

Cette solution a deux limites essentielles. D’une part, augmenter les prix est politiquement explosif dans la situation actuelle d’inflation. Ce choix reviendrait à donner la priorité aux plus aisés au risque d’accroître les tensions et donc l’origine du problème. D’autre part, on peut douter que la régulation par les prix soit le meilleur outil en situation de panique, lorsque les incitations économiques perdent de leur efficacité.

L’expérience vécue pourrait servir pour anticiper les futures crises afin de juguler au plus vite les phénomènes d’anticipations autoréalisatrices qui sont au cœur des difficultés actuelles.

Conflits à Edf : un accord salarial avec les syndicats

Conflits à Edf : un accord salarial avec les syndicats

Alors qu’environ la moitié des centrales nucléaires sont à l’arrêt du fait d’opérations d’entretien retardées, des mouvements de grève affectaient notamment les centrales arrêtées et menaçaient évidemment la production électrique de la France qui déjà est contrainte d’importer de l’électricité.

Commencé le 13 septembre, le mouvement de grève s’est étendu au fil des semaines, jusqu’à toucher ce vendredi matin 12 centrales sur les 18 que compte le parc nucléaire français.
À l’occasion de négociations, direction d’EDF a proposé 5 % d’augmentation pour les bas salaires jusqu’aux agents de maîtrise . L’encadrement s’est vu proposer 2,5 % d’augmentation accompagnés de primes dont le montant reste à finaliser. Les quatre syndicats représentatifs (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC) ont jusqu’au jeudi 27 octobre pour valider cet accord. Ce qui correspond à une deuxième étape, après un accord de branche sur des augmentations dans les industries électriques et gazières, signé lundi par la CGT, la CFDT et FO, mais non par la CFE-CGC.

Les syndicats ont sans doute bien fait de donner un accord de principe à cette proposition de la direction. En effet le risque de coupures de l’électricité aurait pu certainement retourner l’opinion contre des salariés qui ne sont pas les plus désavantagés. Et par ailleurs compte tenu de la situation financière catastrophique d’EDF, ces augmentations seront payées par l’usager et où le contribuable.

Inflation et supermarché : Des augmentations jusqu’à 30 %

Inflation et supermarché : Des augmentations jusqu’à 30 %

D’après l’INSEE, l’augmentation moyenne des prix en supermarché serait de l’ordre de 10 %. La réalité pour ceux qui effectuent leur course dans les grands magasins est différente. On assiste en effet une vague d’envolée des prix de la plupart des produits y compris ceux qui n’ont rien à voir avec l’énergie ou encore la guerre en Ukraine.

Certes certains produits sont concernés par le contexte économique et géopolitique mais les producteurs et les distributeurs eux-mêmes en profitent pour glisser discrètement des hausses supplémentaires de sorte que l’augmentation moyenne dans la distribution est plus proche de 20 % que de 10 %.

Ainsi par exemple, les derniers chiffres du cabinet spécialisés NielsenIQ, les pâtes ont vu leur prix moyen en rayon bondir d’environ 20% en octobre sur un an (contre 18% en août dernier). L’huile – touchée par des pénuries ces derniers mois – est juste derrière, avec 19% d’inflation. Des hausses à mettre sur le compte de la flambée des cours des céréales depuis plusieurs mois, provoquée par la guerre en Ukraine mais aussi par l’épisode de sécheresse au Canada en 2021.
Déjà fortement inflationnistes ces derniers mois, les viandes et volailles surgelées sont la catégorie de produits qui a vu ses étiquettes le plus gonfler en un an. La hausse des prix atteint désormais près de 30% (28,6% précisément).

«Par rapport à septembre dernier, c’est l’univers du papier avec les essuie-tout (+6,29%) et le papier hygiénique (+4,84%) qui connaît les plus fortes hausses de prix», note le panéliste NielsenIQ. Ainsi, sur un an, l’essuie-tout devient le deuxième produit le plus inflationniste (+23%), quand le papier toilette se place cinquième (+18%). En cause, l’explosion du coût de la pâte à papier, qui subit les tensions sur le marché du bois, ainsi que la hausse des coûts de l’énergie et des coûts de transport.

Dans la suite du top 10, on retrouve le beurre, margarine, crème fraîche (+17%), les œufs (+15%), les légumes en conserve (+14%), les légumes secs (+14%) et les pains industriels frais (+13%).
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Sondage popularité Macron : en baisse à 35 %

Sondage popularité Macron : en baisse à 35 %

une chute de 3 points en un mois (35 %), selon le baromètre mensuel Ifop pour le JDD.

Le président paye surtout le mécontentement relatif à l’inflation et aux difficultés de pouvoir d’achat des Français( un sondage précédent avait démontré que 80 % étaient mécontents de la gestion du gouvernement sur ce sujet). Le soutien au chef de l’État est minoritaire dans toutes les catégories – sauf ses électeurs et les sympathisants de La République en marche – et en chute dans la plupart d’entre elles, à l’exception des cadres supérieurs. C’est particulièrement vrai dans les segments les plus en difficulté sur la question du pouvoir d’achat : ouvriers et employés (- 5 points), salariés du privé (- 3 points), jeunes de 18 à 24 ans et de 25 à 34 ans (- 4 points), artisans et commerçants (- 21 points). Fait majeur : il s’effondre chez les sympathisants LR (- 20 points) et chez les électeurs de Valérie Pécresse (- 9 points).

Le Président semble n’être plus préservé par sa gestion des grandes crises. Au contraire, il est frappé de plein fouet par l’inflation et les difficultés quotidiennes des Français : s’il n’y a pas de coagulation des colères attisées par LFI et la CGT, la grogne sociale l’atteint cependant. Sa première ministre, Élisabeth Borne , ne le protège pas davantage, qui perd 5 points (38 % de satisfaits). Une sérieuse alerte, six mois après sa réélection.

Grèves interprofessionnelles CGT les 27 octobre et 10 novembre: Pour mobiliser ou pour enterrer ?

Grèves interprofessionnelles CGT les 27 octobre et 10 novembre: Pour mobiliser ou pour enterrer ?

La question de la stratégie syndicale se repose évidemment avec les appels répétés à des grèves interprofessionnelles décidées unilatéralement par la CGT.

Pourtant la dernière mobilisation n’a guère été un succès tout juste environ 100 000 participants en France quand normalement les syndicats unis sont capables de rassembler 1 million de personnes.
Le problème c’est que cette fois encore la CGT décide seule de la date et des modalités à la fois dans la précipitation mais aussi dans la confusion entre objectif syndicaux et objectifs politiques; entre bataille des syndicats révolutionnaires contre les syndicats réformistes et entre bataille interne CGT entre réalistes et corporatistes radicaux pour la succession de Martinez.

Depuis déjà des années c’est à peu près la même stratégie syndicale qui est suivie avec une succession de journées de grève et de manifestations de moins en moins suivie et qui visent peut-être à faire davantage de mécontents pour entretenir le climat politique que pour donner satisfaction.

De toute manière en l’état de la situation syndicale aucun mouvement d’ampleur significative n’est envisageable sans un accord préalable et des discussions approfondies entre tous les syndicats. La CGT pense toujours avoir le monopole alors qu’elle est devenue minoritaire même si sa présence dans la rue plus criarde peut donner l’illusion inverse.La CGT appelle donc à deux journées de grèves et de manifestations nationales et interprofessionnelles, les 27 octobre et 10 novembre, pour demander une augmentation des salaires, a affirmé vendredi à l’AFP la secrétaire confédérale Céline Verzeletti.

Ces journées seront l’occasion de réclamer une augmentation du Smic, une indexation de tous les salaires sur l’inflation, une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, a-t-elle précisé. Les gauchistes de Solidaires et la FSU pourraient se joindre à la mobilisation le 10 novembre.

Edf- Nucléaire : un accord salarial avec les syndicats

Edf- Nucléaire : un accord salarial avec les syndicats

Alors qu’environ la moitié des centrales nucléaires sont à l’arrêt du fait d’opérations d’entretien retardées, des mouvements de grève affectaient notamment les centrales arrêtées et menaçaient évidemment la production électrique de la France qui déjà est contrainte d’importer de l’électricité.

Commencé le 13 septembre, le mouvement de grève s’est étendu au fil des semaines, jusqu’à toucher ce vendredi matin 12 centrales sur les 18 que compte le parc nucléaire français.
À l’occasion de négociations, direction d’EDF a proposé 5 % d’augmentation pour les bas salaires jusqu’aux agents de maîtrise . L’encadrement s’est vu proposer 2,5 % d’augmentation accompagnés de primes dont le montant reste à finaliser. Les quatre syndicats représentatifs (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC) ont jusqu’au jeudi 27 octobre pour valider cet accord. Ce qui correspond à une deuxième étape, après un accord de branche sur des augmentations dans les industries électriques et gazières, signé lundi par la CGT, la CFDT et FO, mais non par la CFE-CGC.

Les syndicats ont sans doute bien fait de donner un accord de principe à cette proposition de la direction. En effet le risque de coupures de l’électricité aurait pu certainement retourner l’opinion contre des salariés qui ne sont pas les plus désavantagés. Et par ailleurs compte tenu de la situation financière catastrophique d’EDF, ces augmentations seront payées par l’usager et où le contribuable.

Inflation et pouvoir d’achat:82 % des Français critiquent le gouvernement

Sondage-Inflation et pouvoir d’achat: 82 % des Français critiquent le gouvernement

selon un sondage Ifop pour le JDD 82 % des Français considèrent que le gouvernement est insuffisamment efficace vis-à-vis de l’inflation. L’inflation est nettement la priorité.
Les sondés estiment ainsi que l’inflation, au cours des douze derniers mois, s’est élevée à 12, 3 %, quand elle serait officiellement réalité de 5,6 % .

Cette différence provient en vérité d’une sous-estimation par l’INSEE de l’augmentation moyenne des prix et de la déformation de la structure de la consommation des ménages. Pour parler simplement, les ménages pauvres consacrent une part proportionnellement de plus en plus élevées à l’alimentation, et aux abonnements contraints contrairement aux ménages plus aisés.La question du pouvoir d’achat des ménages et central pour la croissance de la France. En effet la consommation des ménages représente plus de 50 % du PIB. Mécaniquement la baisse de pouvoir d’achat va tirer la France vers la récession en 2023.

« Nous sommes plutôt les bons élèves de l’Europe , mais le phénomène inquiète tellement qu’on a tendance à l’exagérer, voire à le fantasmer, indique Dabi, le responsable de l’IFOP, institut proche du pouvoiret du patronat, qui ménage ainsi le gouvernement. au carburant

L’estimation de l’inflation est indexée sur le niveau de vie. » En résumé, plus le niveau de vie est bas, plus l’inflation est perçue comme élevée. Les catégories les plus aisées (plus de 2 500 euros mensuels par personne au foyer) estiment l’inflation à 8,5 % et les catégories pauvres (moins de 900 euros) à 22,5 %. Pour 94 % des Français, l’inflation va se poursuivre dans les douze prochains mois.

Ce qui va entraîner des modifications dans leurs modes de consommation : parmi ceux qui vont modifier leur ¬comportement, 80 % ont prévu de moins dépenser. « C’est un phénomène de masse qui emporte tout, qui touche toutes les catégories sociales », souligne Dabi.

Grêves : l’irresponsabilité de l’ultra gauche

Mouvements sociaux : l’irresponsabilité de l’ultra gauche

Une fois de plus la France revit une instrumentalisation par l’ultra gauche du climat social. Un climat social caractérisé de manière fort légitime par les inquiétudes des ménages et des épargnants quant aux conséquences de l’inflation. Officiellement cette inflation serait en France de l’ordre de 6 % hors en moyenne les revenus n’augmenteront pas davantage que 3 %. À l’intérieur de cette moyenne, il faudrait prendre en compte l’évolution de la structure de consommation des moins favorisés touchés de plein fouet par la hausse considérable des produits d’alimentation, du carburant et de certains services.

Comme le gouvernement n’a pas voulu sciemment s’attaquer à la régulation des superprofits réalisée en particulier grâce à la spéculation des grandes entreprises, les salariés ont été d’autant plus fondés à réclamer un ajustement des rémunérations d’autant que les salaires en euros constants sont bloqués depuis des années.

Le problème c’est qu’immédiatement la CGT la plus radicale est en train de solliciter les secteurs stratégiques pour tenter de bloquer le pays. Il s’agit comme d’habitude d’un détournement de l’objectif syndical qui consiste normalement à obtenir satisfaction pour les salariés représentés.et en priorité aux plus défavorisés et non au secteur mieux protégés dont le corporatisme se retourne précisément contre les faibles et les plus dépendants sous couverts de lutte révolutionnaire.

Bref, l’affrontement entre les syndicats à caractère révolutionnaire et- où très corporatiste comme certains à la CGT, à Sud ou encore à la FSU face aux syndicats réformistes comme la CFDT ou la CGC.

Pour l’ultra gauche, la radicalité fait office de politique syndicale. Il s’agit moins d’obtenir satisfaction que de contester le pouvoir politique. Le scénario est toujours le même au départ des salariés font état de leurs revendications mais assez rapidement une minorité ultra gauche prend la conduite du mouvement social. L’objectif est de politiser la demande sociale et de rechercher l’affrontement avec le pouvoir politique et économique.

Mais face au durcissement et aux excès, les mouvements deviennent rapidement minoritaires. Néanmoins ils se radicalisent de plus en plus en dépit d’une baisse de participation active au mouvement. Et cette fuite en avant se termine en débâcle et en reprise honteuse.

Cette politique syndicale irresponsable porte une grave atteinte à l’avenir même des activités. Là où la CGT par exemple été ultra majoritaire, elle ne cesse de reculer précisément en raison de l’inefficacité de sa politique d’affrontement systématique. C’est de cette manière que la CFDT, syndicat très minoritaire il y a 60 ans est devenu progressivement majoritaire car plus responsable, plus compétent et plus efficace.

La politique radicale de la CGT a porté un rude coup à certaines activités économiques, à certaines entreprises et par conséquent aux salariés concernés.

Dans la période cette stratégie suicidaire est aussi alimentée par les communistes et autres gauchistes de la Nupes. Avec en plus une confusion totale des gens entre responsabilités syndicales et responsabilité politique.

Le pire c’est que pouvoir politique et Macron en particulier n’ont guère favorisé le dialogue social depuis 2017 et d’une certaine façon ont aussi alimenté la radicalité de l’ultra gauche.

Grèves : l’irresponsabilité de l’ultra gauche

Grèves : l’irresponsabilité de l’ultra gauche

Une fois de plus la France a vécu une instrumentalisation par l’ultra gauche du climat social. Un climat social caractérisé de manière fort légitime par les inquiétudes des ménages et des épargnants quant aux conséquences de l’inflation. Officiellement, cette inflation serait en France de l’ordre de 6 % hors en moyenne les revenus n’augmenteront pas davantage que 3 %. À l’intérieur de cette moyenne, il faudrait prendre en compte l’évolution de la structure de consommation des moins favorisés touchés de plein fouet par la hausse considérable des produits d’alimentation, du carburant et de certains services.

Comme le gouvernement n’a pas voulu sciemment s’attaquer à la régulation des superprofits réalisée en particulier grâce à la spéculation des grandes entreprises, les salariés ont été d’autant plus fondés à réclamer un ajustement des rémunérations d’autant que les salaires en euros constants sont bloqués depuis des années.

Le problème c’est qu’immédiatement la CGT la plus radicale est en train de solliciter les secteurs stratégiques pour tenter de bloquer le pays. Il s’agit comme d’habitude d’un détournement de l’objectif syndical qui consiste normalement à obtenir satisfaction pour les salariés représentés.

Bref, l’affrontement entre les syndicats à caractère révolutionnaire et- où très corporatiste comme certains à la CGT, à Sud ou encore à la FSU face aux syndicats réformistes comme la CFDT ou la CGC.

Pour l’ultra gauche, la radicalité fait office de politique syndicale. Il s’agit moins d’obtenir satisfaction que de contester le pouvoir politique. Le scénario est toujours le même au départ des salariés font état de leurs revendications mais assez rapidement une minorité ultra gauche prend la conduite du mouvement social. L’objectif est de politiser la demande sociale et de rechercher l’affrontement avec le pouvoir politique et économique.

Mais face au durcissement et aux excès, les mouvements deviennent rapidement minoritaires. Néanmoins ils se radicalisent de plus en plus en dépit d’une baisse de participation active au mouvement. Et cette fuite en avant se termine en débâcle et en reprise honteuse.

Cette politique syndicale irresponsable porte une grave atteinte à l’avenir même des activités. Là où la CGT par exemple été ultra majoritaire, elle ne cesse de reculer précisément en raison de l’inefficacité de sa politique d’affrontement systématique. C’est de cette manière que la CFDT, syndicat très minoritaire il y a 60 ans est devenu progressivement majoritaire car plus responsable, plus compétent et plus efficace.

La politique radicale de la CGT a porté un rude coup à certaines activités économiques, à certaines entreprises et par conséquent aux salariés concernés.

Dans la période cette stratégie suicidaire est aussi alimentée par les communistes et autres gauchistes de la Nupes. Avec en plus une confusion totale des gens entre responsabilités syndicales et responsabilité politique.

Le pire c’est que pouvoir politique et Macron en particulier n’ont guère favorisé le dialogue social depuis 2017 et d’une certaine façon ont aussi alimenté la radicalité de l’ultra gauche.

Pouvoir d’achat : une urgence !

Pouvoir d’achat : une urgence !

D’une manière générale, les Français ne sont guère familiers des questions économiques et financières. Comment en mathématiques ils sont souvent les derniers en matière de connaissances de ces matières pourtant essentielles. Jusqu’à l’été en effet peu ont été sensibilisés à propos de la problématique de l’inflation.

Pourtant il fallait s’attendre à des formes de dévalorisation du pouvoir d’achat après l’arrosage général d’argent gratuit pendant la crise sanitaire. Des milliards et des milliards ont ainsi été déversés dans l’économie. Certains étaient nécessaires pour faire face d’abord aux questions sanitaires ensuite pour soutenir des secteurs en difficulté notamment ceux qui avaient été contraints de stopper leurs activités. Le problème c’est que l’ensemble de l’économie a bénéficié sans distinction de cet argent gratuit ( argent sans intérêt voir avec intérêt négatif) notamment pour spéculer sur les marchés financiers; les gouvernements se sont aussi largement servis au-delà même des dépenses liées aux conséquences de la crise sanitaire.

Pour parler simplement les banques centrales y compris la banque centrale européenne ont fait tourner la planche à billets. Du coup, la masse monétaire est devenue très excessive en rapport à la valeur de la richesse. Il fallait donc un rattrapage qui s’effectue aujourd’hui par l’inflation. De fait en Europe par exemple la monnaie se trouve dévaluée par rapport au dollar qui constitue la référence pour les échanges commerciaux internationaux et donc pour les importations dont la France est tellement friande( la balance commerciale de la France va accuser un doublement de son déficit de leurs 250 milliards cette année).

La prise de conscience de la gravité de l’inflation a surtout été massive lorsque les Français se sont rendus compte que l’élévation du prix moyen du panier dans les grandes surfaces. Une augmentation non pas de 11 % comme l’indique l’INSEE mais plus proche de 20 %. Nombre d’opérateurs économiques ont bénéficié de la politique monétaire accommodante et nombre de ces opérateurs maintenant profitent de l’inflation pour discrètement augmenter la facture y compris dans la grande distribution. Le phénomène est général. Certes il y a des raisons objectives à augmenter les prix compte tenu de l’augmentation des conditions de production mais beaucoup en profitent pour en rajouter sur la facture.

Le pouvoir n’a même pas été capable de mettre en place une étude sur cette problématique de l’inflation pour mieux connaître ces facteurs explicatifs. Sans doute parce que ce pouvoir être lié au pouvoir financier.

Les économistes distingués ( souvent très proche du pouvoir et rémunéré par celui-ci) ont régulièrement expliqué qu’il fallait craindre la spirale salaires-prix. Davantage par philosophie libérale que par démonstration scientifique. La conséquence de la régression du pouvoir d’achat sera une récession grave et durable. Depuis des années le pouvoir d’achat des salaires et pensions est bloqué en euros constants. Avec ce pic exceptionnel d’inflation, la situation devient intenable notamment pour les couches moyennes et défavorisées.

L’urgence d’une réflexion collective sur la revalorisation des revenus est indiscutable non seulement pour sauver le pouvoir d’achat mais pour éviter une crise économique voire financière. De ce point de vue, le choix délibéré de choisir la lutte contre l’inflation au détriment de la défense du pouvoir d’achat constitue un suicide économique

« Total » : des patrons hors-sol( CFDT)

« Total » : des patrons hors-sol( CFDT)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent berger, considère que nombre de grands patrons sont hors sol du fait qu’ils affichent presque avec arrogance des salaires indécents en pleine période d’inflation. Cet affichage irresponsable a sans doute participé d’ailleurs au mécontentement de l’opinion publique vis-à-vis de la hausse des prix et de la baisse du pouvoir d’achat. Même les explications du patron de Total sur son salaire peuvent susciter le sourire ou plutôt l’indignation.

En effet, le patron de Total n’est pas fatigué de la gestion du conflit mais surtout des accusations concernant son salaire. Il répond donc de façon assez maladroite aux critiques dont il a fait l’objet. Il est vrai que sa rémunération n’est pas supérieure à celle qui se pratique à l’étranger mais elle n’en est pas moins indécente.
En outre, il est particulièrement hypocrite d’affirmer que c’est le conseil d’administration qui décide. Comme on le sait les conseils d’administration sont composés pour l’essentiel d’administrateurs très complaisants qu’on retrouve d’ailleurs dans la plupart des grandes sociétés.

« Je suis fatigué de cette accusation de “m’être augmenté de 52%” – voici la vraie évolution de ma rémunération depuis 2017 – elle est constante sauf 2020 car j’ai volontairement amputé mon salaire et ma part variable a normalement baissé avec les résultats de TotalEnergies, a déclaré Patrick Pouyanné avec un graphique à l’appui. Et ce n’est pas moi qui fixe ma rémunération mais le conseil d’administration de TotalEnergies qui le fixe et les actionnaires qui l’approuvent – il est certes élevé mais comparable à mes pairs du CAC40 et bien moins élevé que celui des autres majors européens et américains. »
Le salaire annuel du patron TotalEnergies s’est toujours situé autour des 6 millions d’euros à l’exception de l’année 2020 où il est tombé sous la barre des 4 millions d’euros.

Radicalité et CGT : aussi une guerre de succession

Radicalité et CGT : aussi une guerre de succession

La radicalité de la CGT explique par la stratégie habituelle de l’organisation mais aussi par des problèmes de succession.

La première succession concerne la place de la CGT dans l’univers syndical. La CFDT a prit la succession de la CGT et est devenu grâce à sa politique réaliste le premier syndicat de France. D’une façon générale les syndicats réformistes sont désormais majoritaires en France.

La seconde succession concerne celle du patron de la CGT. La candidate de Martinez est très contestée par les plus ultra gauche et les plus corpo de l’organisation. Philippe Martinez soutient en effet Marie Buisson, issue de la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture (Ferc-CGT).

Le choix de Marie Buisson ne fait pas l’unanimité parmi les 32 fédérations qui composent la CGT. La puissante Fédération nationale des industries chimiques (Fnic), dont font partie les grévistes CGT de TotalEnergies, n’est pas favorable à la désignation de cette professeure en lycée professionnel, qui n’est pas issue du mouvement ouvrier. Aux yeux des membres de la Fnic, comme de la CGT-Cheminots, seule une opposition frontale et sans concession au patronat et au gouvernement peut permettre des avancées sociales.

« Il y a deux visions du syndicalisme dans la même centrale, avec des projets relativement différents, résume l’historien Sylvain Boulouque. Il y a un groupe très contestataire, chez les cheminots ou dans l’union départementale des Bouches-du-Rhône, proche de la Fédération syndicale mondiale (FSM), où l’on retrouve les fédérations syndicales nord-coréennes, chinoises ou cubaines. C’est l’héritage du vieux communisme. La CGT, au niveau national, est quant à elle adhérente de la Confédération syndicale internationale (CSI), qui s’inscrit beaucoup plus dans une culture de la négociation sociale et de la défense des libertés démocratiques. »

Total »: Reprise et encore une grève qui se termine mal

« Total »: Reprise et encore une grève qui se termine mal

Officiellement, la grève est suspendue dans les trois établissements de Total encore en arrêt. Traduction la grève s’effilochait de jour en jour, elle n’est pas suspendue mais terminée. Comme d’habitude, elle finit mal avec des assemblées générales dites démocratiques qui rassemblent de moins en moins de salariés et finissent en eau de boudin. Cette grève par ailleurs ne bénéficiait pas bien de l’opinion publique. D’autant plus que les salariés en grève affichent des revenus mensuels de 5000 €. ( (Le résultat d’un quasi-monopole des sociétés pétrolières).

Elle a été prolongée essentiellement pour des motifs politiques, participation à la manif de Mélenchon et surtout à la manif aussi ratée de la CGT de mardi.

De nombreux salariés en grève ont donc décidé de suspendre leur mouvement dans les raffineries, a-t-on appris ce mercredi auprès de la CGT, qui affirme toutefois que les travailleurs « restent déterminés. »

La mobilisation des grévistes des sites pétroliers de TotalEnergies a nettement reflué mercredi avec la levée de la grève dans trois sites, quand deux autres ont décidé de poursuivre leur bras de fer avec la direction, le gouvernement martelant de son côté que la situation « continue à s’améliorer » sur le front des carburants avant les vacances.

Mercredi à 13 heures, 20,3% des stations-service connaissaient des difficultés d’approvisionnement sur au moins un carburant (contre 24,8% mardi), selon les chiffres du ministère de la Transition énergétique.

« Le déballement des salaires a épuisé moralement » les grévistes, indiquait un membre de la CGT Mardyck à BFMTV peu après l’annonce de la suspension de la mobilisation, évoquant une « fatigue psychologique. »

Quelques grèves persistent dans le secteur pétrolier mais elles sont par avance condamnée. TotalEnergies a en effet rappelé qu’un accord avait été conclu vendredi avec les deux syndicats majoritaires du groupe, la CFE-CGC et la CFDT. Un texte que la CGT n’a pas signé. « Les négociations sont donc terminées », a déclaré le groupe à l’AFP.

L’accord prévoit une hausse générale de 5% des salaires, assortie de hausses individuelles et d’une prime exceptionnelle comprise entre 3000 et 6000 euros. La CGT réclamait une augmentation des salaires de 10% pour compenser l’inflation et profiter des revenus exceptionnels engrangés par le groupe.

Le patron de Total fatigué !

Le patron de Total fatigué !

Le patron de Total n’est pas fatigué de la gestion du conflit mais surtout des accusations concernant son salaire. Il répond donc de façon assez maladroite aux critiques dont il a fait l’objet. Il est vrai que sa rémunération n’est pas supérieure à celle qui se pratique à l’étranger mais elle n’en est pas moins indécente. En outre il est particulièrement hypocrite d’affirmer que c’est le conseil d’administration qui décide. Comme on le sait les conseils d’administration sont composés pour l’essentiel d’administrateurs très complaisants qu’on retrouve d’ailleurs dans la plupart des grandes sociétés

« Je suis fatigué de cette accusation de “m’être augmenté de 52%” – voici la vraie évolution de ma rémunération depuis 2017 – elle est constante sauf 2020 car j’ai volontairement amputé mon salaire et ma part variable a normalement baissé avec les résultats de TotalEnergies, a déclaré Patrick Pouyanné avec un graphique à l’appui. Et ce n’est pas moi qui fixe ma rémunération mais le conseil d’administration de TotalEnergies qui le fixe et les actionnaires qui l’approuvent – il est certes élevé mais comparable à mes pairs du CAC40 et bien moins élevé que celui des autres majors européens et américains. »

Le salaire annuel du patron TotalEnergies s’est toujours situé autour des 6 millions d’euros à l’exception de l’année 2020 où il est tombé sous la barre des 4 millions d’euros.

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