Archive pour la Catégorie 'social'

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Réforme Allocations-chômage : les nouvelles mesures

Réforme Allocations-chômage : les nouvelles mesures

À partir de décembre, il faudra désormais avoir travaillé 8 mois minimum sur les 20 précédant la perte de son contrat, et non plus 6 sur 24. La durée d’indemnisation maximale va passer de 18 à 15 mois pour les chômeurs de moins de 57 ans (droit commun).

La durée maximale correspond en effet au nombre de jours calendaires entre le premier et le dernier jour d’emploi sur la période d’affiliation. Soit 20 mois au plus dorénavant, qui deviennent 15 en vertu d’une réduction de 25 % tant que le taux de chômage reste inférieur à 9 %.

La nouvelle borne de 57 ans matérialise le décalage de deux ans de la borne précédente en application de la réforme des retraites. La tranche intermédiaire entre 53 et 55 ans disparaissant, elle marque désormais le passage entre le droit commun et la nouvelle filière senior.

La période d’affiliation pour les chômeurs seniors sera ramenée de 36 à 30 mois ouvrant droit, selon la même logique que pour le droit commun, à une indemnisation de 22,5 mois, contre 27 mois jusque-là. A noter : si le taux de chômage descend en dessous de 6,5 % de la population active, les durées maximales passeront à 12 et 18 mois pour le droit commun et la filière senior respectivement (le taux est de 7,5 % actuellement).

La réforme entérine aussi une mesure dans les cartons depuis de nombreux mois : un « bonus emploi senior » d’un an comblant le manque à gagner si le salaire repris est inférieur au salaire perdu. La mesure passera par une amélioration du dispositif de cumul salaire repris et allocation-chômage.

D’après le gouvernement, dans trois ans, les dépenses d’allocation auront baissé de 3,6 milliards d’euros pour un gain de 90.000 emplois supplémentaires.

Social-Logement: des loyers privés inabordables

Social-Logement:  des  loyers privés inabordables

 

Le président de l’association Droit au logement opposable, Bernard Lacharme, estime, dans une tribune au « Monde », que le projet de loi sur le logement, en ne favorisant pas les HLM, aggrave la crise pour les classes moyennes.

 

Les textes sur le logement sont souvent peu lisibles pour les non-initiés, mais il faut reconnaître que l’exposé des motifs du nouveau projet de loi « relatif au développement de l’offre de logements abordables », qui sera débattu mi-juin au Parlement, en donne clairement le sens.La première phrase évoque l’existence d’une crise du logement « depuis 2022 ». La deuxième nous dit : « Les classes moyennes sont, de plus en plus, confrontées à la difficulté de se loger à un coût abordable à proximité de leur lieu de travail, en particulier en zone tendue. »Vous pouvez poursuivre la lecture : pas un mot sur l’explosion du nombre de sans-abri, les familles hébergées par d’autres familles, celles qui sont logées en suroccupation ou dans l’insalubrité, les smicards qui consacrent 40 % de leurs revenus à leur loyer, les jeunes salariés dans l’incapacité de quitter le domicile de leurs parents, les étudiants en galère…

Cette loi n’affiche pas l’ambition de s’attaquer à la crise structurelle qui, depuis plusieurs décennies, augmente le coût du logement pour tous et condamne les plus fragiles à la rue ou au mal-logement. Elle vise les « classes moyennes », notion suffisamment floue pour qu’une majorité de nos concitoyens croie être concernée.

La réalité est que 70 % des ménages ont des ressources les rendant éligibles au logement social, et que c’est de ce type de logements qu’ont besoin ceux pour qui les loyers de marché sont devenus inabordables. Le logement intermédiaire, que le gouvernement veut développer, concerne des personnes dont les ressources sont supérieures à la moyenne : le plafond de revenu imposable pour un couple avec deux enfants atteint 102 000 euros sur Paris et la petite couronne, le loyer 1 400 euros pour un logement de 75 mètres carrés.

Allocations-chômage : les nouvelles mesures

Allocations-chômage : les nouvelles mesures

À partir de décembre, il faudra désormais avoir travaillé 8 mois minimum sur les 20 précédant la perte de son contrat, et non plus 6 sur 24. La durée d’indemnisation maximale va passer de 18 à 15 mois pour les chômeurs de moins de 57 ans (droit commun). La durée maximale correspond en effet au nombre de jours calendaires entre le premier et le dernier jour d’emploi sur la période d’affiliation. Soit 20 mois au plus dorénavant, qui deviennent 15 en vertu d’une réduction de 25 % tant que le taux de chômage reste inférieur à 9 %.

La nouvelle borne de 57 ans matérialise le décalage de deux ans de la borne précédente en application de la réforme des retraites. La tranche intermédiaire entre 53 et 55 ans disparaissant, elle marque désormais le passage entre le droit commun et la nouvelle filière senior.

La période d’affiliation pour les chômeurs seniors sera ramenée de 36 à 30 mois ouvrant droit, selon la même logique que pour le droit commun, à une indemnisation de 22,5 mois, contre 27 mois jusque-là. A noter : si le taux de chômage descend en dessous de 6,5 % de la population active, les durées maximales passeront à 12 et 18 mois pour le droit commun et la filière senior respectivement (le taux est de 7,5 % actuellement).

La réforme entérine aussi une mesure dans les cartons depuis de nombreux mois : un « bonus emploi senior » d’un an comblant le manque à gagner si le salaire repris est inférieur au salaire perdu. La mesure passera par une amélioration du dispositif de cumul salaire repris et allocation-chômage.

D’après le gouvernement, dans trois ans, les dépenses d’allocation auront baissé de 3,6 milliards d’euros pour un gain de 90.000 emplois supplémentaires.

 

Allocations chômage–Dans La Tribune Dimanche, Attal explique la réforme .

Allocations chômage–Dans La Tribune Dimanche, Attal explique la réforme .  

 Vous vous êtes engagé à durcir les modalités d’accès à l’assurance chômage. Qu’avez-vous décidé ?

GABRIEL ATTAL - Je suis attaché à notre système d’assurance chômage, pilier d’un modèle social que nous voulons préserver. Le cœur du financement de ce modèle social, c’est le travail. Notre action est d’aller vers le plein-emploi. Nos réformes ont permis de créer 2,5 millions d’emplois, notre taux de chômage est au plus bas depuis quarante ans… Nous avons montré que nous n’étions pas condamnés au chômage de masse. Mais si nous ne réformons pas l’assurance chômage aujourd’hui, nous risquons de caler sur la route du plein-emploi. Cette réforme, c’est donc le carburant qui nous permettra de créer toujours plus de travail dans notre pays. C’est aussi un renouvellement de notre pacte social : oui, la solidarité aide ceux qui en ont besoin en cas de coup dur. De plus, le financement de notre protection sociale ne doit pas uniquement reposer sur l’effort de classes moyennes. Les Français nous demandent de valoriser encore plus le travail : c’est ce que nous faisons. Très concrètement, nous allons changer les conditions pour avoir droit au chômage. Jusqu’ici, il fallait avoir travaillé six mois sur les vingt-quatre derniers mois pour percevoir une indemnisation. À l’avenir, il faudra avoir travaillé huit mois sur les vingt derniers. Nous prolongeons la réforme engagée en 2019, dont les études montrent qu’elle produit ses effets. Par ailleurs, nous conservons un régime plus généreux que nos voisins, en nous rapprochant du système allemand, où il faut avoir travaillé douze mois sur trente. Au Portugal et au Royaume-Uni, c’est douze mois sur vingt-quatre, et seize mois sur trente-trois en Belgique.

 

Une récente étude de l’Unedic montre que réduire la durée affiliation va affecter en priorité les plus jeunes et les CDD… donc les plus précaires.

La plus grande arme contre la précarité, c’est le travail. Or, une étude de la Dares montre que renforcer les conditions d’affiliation a un impact sur le retour à l’emploi. Nous l’avons fait dans la réforme de 2019. Nous étions passés de quatre mois sur vingt-huit à six mois sur vingt-quatre : cela a marché et accéléré le retour à l’emploi. Par ailleurs, cette réforme est prise dans un contexte où il y a des créations d’emplois – près de 50 000 encore au premier trimestre – et où beaucoup d’entreprises ne parviennent pas à recruter.

Mais ces changements vont de facto réduire la durée d’indemnisation…

Oui, comme nous réduisons la période de référence d’affiliation, il y aura un impact sur la durée d’indemnisation. J’assume de dire que, dans les conditions actuelles, cette durée d’indemnisation passera donc de dix- huit mois à quinze mois. Dans le même temps, nous renforçons massivement l’accompagnement avec France Travail.

Les partenaires sociaux vous accusent de démagogie…

Nous leur avons laissé huit mois pour négocier sur l’emploi des seniors. Ils ne sont pas parvenus à un accord. La ministre du Travail, Catherine Vautrin, les a rencontrés la semaine dernière pour échanger sur les paramètres. C’est en responsabilité que nous prenons ces décisions. Cette réforme de l’assurance chômage entrera en vigueur à l’automne. J’ai parlé d’« automne du travail ». Nous allons prendre un décret, le 1er juillet, pour qu’elle puisse entrer en vigueur le 1er décembre.

Cette réforme, c’est donc le carburant qui nous permettra de créer toujours plus de travail dans notre pays

 

Et concernant les seniors ?

Le taux d’emploi des seniors continue de progresser grâce aux réformes que nous avons engagées. Des propositions de suppression de la filière seniors ont été faites par certains. Mais je refuse que cette filière seniors soit supprimée, car il est important de maintenir une protection et des règles spécifiques. Dans la discussion des partenaires sociaux, un consensus semblait s’être établi autour de l’application mécanique de la réforme des retraites, ce qui signifie le relèvement de deux ans, de 55 à 57 ans, de la filière. Je reprends cette mesure dans notre réforme. Mais ce n’est pas tout. À partir d’un certain âge, quand on perd son emploi, on est souvent condamné au chômage. Je veux débloquer les recrutements pour les seniors en créant un bonus emploi senior pour mieux accompagner la reprise d’emploi : un senior au chômage qui reprendra un emploi moins bien rémunéré que son emploi précédent pourra cumuler son nouveau salaire avec son allocation chômage pour atteindre le même salaire qu’il avait avant de tomber au chômage. Par exemple, prenons un demandeur de 57 ans qui était payé 3 000 euros brut et qui est indemnisé 1600 euros mensuels par France Travail. Demain, si on lui propose un emploi à 2 000 euros brut – donc 1 000 euros de moins que son ancienne rémunération -, il pourra cumuler ce nouvel emploi à 2 000 euros avec 1 000 euros versés par l’Assurance chômage. Et il retrouvera ainsi sa rémunération initiale pendant un an.

N’est-ce pas inciter les patrons à payer moins les seniors ?

Non, c’est pour cela qu’il y a un plafonnement. L’idée est de permettre de montrer aux entreprises qu’elles ont tout intérêt à recruter des seniors. Mais j’estime que nous pouvons aller plus loin pour l’emploi des seniors. C’est pourquoi je souhaite que de nouvelles mesures soient prises dans l’acte 2 de la réforme du travail. Je pense par exemple à la création de l’« index seniors », prévu par la réforme des retraites et censuré par le Conseil constitutionnel. Je souhaite aussi que la proposition des partenaires sociaux de créer un CDI senior soit étudiée. Catherine Vautrin lancera des négociations après l’été pour un texte de loi d’ici à la fin de l’année.

 

Quels sont vos objectifs d’un point de vue budgétaire ?

Ce n’est pas une réforme d’économie, mais de prospérité et d’activité. Preuve en est : la précédente réforme, en 2019, nous l’avions faite quand le déficit était à 3%. Le gain se mesurera par un nombre plus important de Français qui travailleront. Et donc plus de financements pour notre système.

Allez-vous généraliser le bonus-malus ?

Tout le monde doit partager l’effort. Il faut continuer à lutter contre la précarité des contrats courts et améliorer la qualité de l’emploi. Je suis attaché au bonus-malus, mis en place en 2021, et dont les études montrent qu’il responsabilise les entreprises. Ce système permet de baisser les cotisations des entreprises qui signent des contrats de plus longue durée. Aujourd’hui, 7 secteurs sont concernés et je souhaite examiner l’opportunité de l’étendre en fonction de l’évaluation à conduire. Comment ? Je charge Catherine Vautrin de mener une concertation pour identifier les secteurs qui auront vocation à entrer dans ce système et à quel rythme.

Je veux débloquer les recrutements pour les seniors, en créant un bonus emploi senior

 

Le chômage remonte légèrement. Conservez-vous le principe de contracyclicité ?

Quand l’économie va mieux, les règles doivent inciter davantage à la reprise d’emploi. Au contraire, quand le contexte est moins favorable, il faut accompagner sur une plus longue durée les demandeurs d’emploi. Pour préparer le rebond économique de 2025 que nous annoncent les prévisionnistes, je souhaite que les règles soient encore plus incitatives quand la croissance repartira davantage et que le taux de chômage diminuera.

Chômage : réduction de la durée d’indemnisation ( Attal)

Dans La Tribune Dimanche, Attal explique la réforme .  

 Vous vous êtes engagé à durcir les modalités d’accès à l’assurance chômage. Qu’avez-vous décidé ?

GABRIEL ATTAL - Je suis attaché à notre système d’assurance chômage, pilier d’un modèle social que nous voulons préserver. Le cœur du financement de ce modèle social, c’est le travail. Notre action est d’aller vers le plein-emploi. Nos réformes ont permis de créer 2,5 millions d’emplois, notre taux de chômage est au plus bas depuis quarante ans… Nous avons montré que nous n’étions pas condamnés au chômage de masse. Mais si nous ne réformons pas l’assurance chômage aujourd’hui, nous risquons de caler sur la route du plein-emploi. Cette réforme, c’est donc le carburant qui nous permettra de créer toujours plus de travail dans notre pays. C’est aussi un renouvellement de notre pacte social : oui, la solidarité aide ceux qui en ont besoin en cas de coup dur. De plus, le financement de notre protection sociale ne doit pas uniquement reposer sur l’effort de classes moyennes. Les Français nous demandent de valoriser encore plus le travail : c’est ce que nous faisons. Très concrètement, nous allons changer les conditions pour avoir droit au chômage. Jusqu’ici, il fallait avoir travaillé six mois sur les vingt-quatre derniers mois pour percevoir une indemnisation. À l’avenir, il faudra avoir travaillé huit mois sur les vingt derniers. Nous prolongeons la réforme engagée en 2019, dont les études montrent qu’elle produit ses effets. Par ailleurs, nous conservons un régime plus généreux que nos voisins, en nous rapprochant du système allemand, où il faut avoir travaillé douze mois sur trente. Au Portugal et au Royaume-Uni, c’est douze mois sur vingt-quatre, et seize mois sur trente-trois en Belgique.

 

Une récente étude de l’Unedic montre que réduire la durée affiliation va affecter en priorité les plus jeunes et les CDD… donc les plus précaires.

La plus grande arme contre la précarité, c’est le travail. Or, une étude de la Dares montre que renforcer les conditions d’affiliation a un impact sur le retour à l’emploi. Nous l’avons fait dans la réforme de 2019. Nous étions passés de quatre mois sur vingt-huit à six mois sur vingt-quatre : cela a marché et accéléré le retour à l’emploi. Par ailleurs, cette réforme est prise dans un contexte où il y a des créations d’emplois – près de 50 000 encore au premier trimestre – et où beaucoup d’entreprises ne parviennent pas à recruter.

Mais ces changements vont de facto réduire la durée d’indemnisation…

Oui, comme nous réduisons la période de référence d’affiliation, il y aura un impact sur la durée d’indemnisation. J’assume de dire que, dans les conditions actuelles, cette durée d’indemnisation passera donc de dix- huit mois à quinze mois. Dans le même temps, nous renforçons massivement l’accompagnement avec France Travail.

Les partenaires sociaux vous accusent de démagogie…

Nous leur avons laissé huit mois pour négocier sur l’emploi des seniors. Ils ne sont pas parvenus à un accord. La ministre du Travail, Catherine Vautrin, les a rencontrés la semaine dernière pour échanger sur les paramètres. C’est en responsabilité que nous prenons ces décisions. Cette réforme de l’assurance chômage entrera en vigueur à l’automne. J’ai parlé d’« automne du travail ». Nous allons prendre un décret, le 1er juillet, pour qu’elle puisse entrer en vigueur le 1er décembre.

Cette réforme, c’est donc le carburant qui nous permettra de créer toujours plus de travail dans notre pays

 

Et concernant les seniors ?

Le taux d’emploi des seniors continue de progresser grâce aux réformes que nous avons engagées. Des propositions de suppression de la filière seniors ont été faites par certains. Mais je refuse que cette filière seniors soit supprimée, car il est important de maintenir une protection et des règles spécifiques. Dans la discussion des partenaires sociaux, un consensus semblait s’être établi autour de l’application mécanique de la réforme des retraites, ce qui signifie le relèvement de deux ans, de 55 à 57 ans, de la filière. Je reprends cette mesure dans notre réforme. Mais ce n’est pas tout. À partir d’un certain âge, quand on perd son emploi, on est souvent condamné au chômage. Je veux débloquer les recrutements pour les seniors en créant un bonus emploi senior pour mieux accompagner la reprise d’emploi : un senior au chômage qui reprendra un emploi moins bien rémunéré que son emploi précédent pourra cumuler son nouveau salaire avec son allocation chômage pour atteindre le même salaire qu’il avait avant de tomber au chômage. Par exemple, prenons un demandeur de 57 ans qui était payé 3 000 euros brut et qui est indemnisé 1600 euros mensuels par France Travail. Demain, si on lui propose un emploi à 2 000 euros brut – donc 1 000 euros de moins que son ancienne rémunération -, il pourra cumuler ce nouvel emploi à 2 000 euros avec 1 000 euros versés par l’Assurance chômage. Et il retrouvera ainsi sa rémunération initiale pendant un an.

N’est-ce pas inciter les patrons à payer moins les seniors ?

Non, c’est pour cela qu’il y a un plafonnement. L’idée est de permettre de montrer aux entreprises qu’elles ont tout intérêt à recruter des seniors. Mais j’estime que nous pouvons aller plus loin pour l’emploi des seniors. C’est pourquoi je souhaite que de nouvelles mesures soient prises dans l’acte 2 de la réforme du travail. Je pense par exemple à la création de l’« index seniors », prévu par la réforme des retraites et censuré par le Conseil constitutionnel. Je souhaite aussi que la proposition des partenaires sociaux de créer un CDI senior soit étudiée. Catherine Vautrin lancera des négociations après l’été pour un texte de loi d’ici à la fin de l’année.

 

Quels sont vos objectifs d’un point de vue budgétaire ?

Ce n’est pas une réforme d’économie, mais de prospérité et d’activité. Preuve en est : la précédente réforme, en 2019, nous l’avions faite quand le déficit était à 3%. Le gain se mesurera par un nombre plus important de Français qui travailleront. Et donc plus de financements pour notre système.

Allez-vous généraliser le bonus-malus ?

Tout le monde doit partager l’effort. Il faut continuer à lutter contre la précarité des contrats courts et améliorer la qualité de l’emploi. Je suis attaché au bonus-malus, mis en place en 2021, et dont les études montrent qu’il responsabilise les entreprises. Ce système permet de baisser les cotisations des entreprises qui signent des contrats de plus longue durée. Aujourd’hui, 7 secteurs sont concernés et je souhaite examiner l’opportunité de l’étendre en fonction de l’évaluation à conduire. Comment ? Je charge Catherine Vautrin de mener une concertation pour identifier les secteurs qui auront vocation à entrer dans ce système et à quel rythme.

Je veux débloquer les recrutements pour les seniors, en créant un bonus emploi senior

 

Le chômage remonte légèrement. Conservez-vous le principe de contracyclicité ?

Quand l’économie va mieux, les règles doivent inciter davantage à la reprise d’emploi. Au contraire, quand le contexte est moins favorable, il faut accompagner sur une plus longue durée les demandeurs d’emploi. Pour préparer le rebond économique de 2025 que nous annoncent les prévisionnistes, je souhaite que les règles soient encore plus incitatives quand la croissance repartira davantage et que le taux de chômage diminuera.

Elections Européennes : le pouvoir d’achat toujours la première préoccupation

Elections Européennes : le pouvoir d’achat toujours la première préoccupation

D’après un sondage Ifop-Fiducial pour LCI, le pouvoir d’achat représente l’enjeu le plus fort des Français dans leur vote aux élections européennes (9 juin). Il devance l’immigration et le système de santé.

D’après un sondage Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, le pouvoir d’achat est le sujet sur lequel les électeurs attendent le plus les candidats. Selon cette enquête, 57% des Français disent tenir compte de cette thématique dans leur vote. C’est notamment le cas des électeurs de La France insoumise (76%) et du Rassemblement national (62%), moins de Renaissance (37%) ou de Reconquête (21%).

L’immigration (38%) et le système de santé (38%) complètent le podium des sujets les plus déterminants, selon les Français. Sans surprise, les électeurs de Reconquête (89%) et du RN (62%) classent l’immigration parmi leurs priorités. Le système de santé, lui, suscite davantage l’intérêt des électeurs de La France insoumise (58%).

Corporatisme–encore une grève des aiguilleurs à Orly

Corporatisme–encore une grève des aiguilleurs à Orly

La Direction générale de l’Aviation civile a demandé vendredi aux compagnies aériennes d’annuler préventivement 70% des vols à Paris-Orly samedi, en raison de l’appel à la grève de l’Unsa-Icna, deuxième syndicat représentatif des aiguilleurs du ciel ( 17% aux élections).

« Les opérateurs aériens doivent réduire leur programme de vols commerciaux pour la journée du 25 mai 2024 de 04H00 à 21H30 GMT de 70% (…) sur l’aéroport de Paris-Orly », selon une « notice pour les missions aériennes » (NOTAM) publiée par la DGAC.

 

Le ministre délégué aux Transports Patrice Vergriete n’a pas tardé à s’exprimer ce vendredi : « Je déplore le comportement de quelques agents au niveau local, qui refusent de reconnaître la légitimité d’un accord majoritaire et en font payer le prix aux passagers. J’en appelle à leur responsabilité », a-t-il affirmé dans une déclaration à l’AFP.
L’Unsa-Icna (17% aux dernières élections professionnelles) appelle à la grève pour réclamer des « effectifs adéquats », selon lui, non garantis par un accord signé fin avril entre la DGAC et le principal syndicat des contrôleurs, le SNCTA (60% des voix).

 

Surendettement : Le droit à la seconde chance

Surendettement :  Le droit à la seconde chance 

L’économiste Ydriss Ziane regrette, dans une tribune au « Monde », que la loi sur le surendettement et l’effacement des dettes, qui a vingt ans, soit trop peu connue par les principaux intéressés.

 

Les Français connaissent mal les lois de leur pays. C’est dommage, surtout lorsque celles-ci servent à protéger les personnes en détresse financière qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, les surendettés, de plus en plus nombreux aujourd’hui, face à l’augmentation du coût de la vie.Après deux années d’inflation élevée, à 5,2 % en 2022 puis à 4,9 % en 2023, du jamais-vu depuis plus de trente ans, la Banque de France a enregistré une hausse de 17 % des dépôts de dossiers de surendettement au premier trimestre 2024. Et ce n’est que la partie visible, car bien des personnes en difficulté financière n’osent pas pousser sa porte, par peur, par honte ou par méconnaissance de la procédure.

La probabilité que l’on passe l’éponge, qu’ils puissent repartir de zéro, est en réalité d’autant plus forte que leur situation est sans espoir d’amélioration. Mais combien de surendettés savent-ils que, s’ils engagent ainsi des démarches, ils auraient de bonnes chances de voir la totalité de leur dette effacée ?

Un Français sur cinq vit chaque mois à découvert

Voulue par Jean-Louis Borloo, alors ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine [de 2002 à 2004] et inspirée du droit local d’Alsace-Moselle, la loi instituant cette procédure dite de « rétablissement personnel » fête cette année ses vingt ans d’application. En deux décennies, ce droit à la seconde chance s’est progressivement imposé comme la solution privilégiée par les commissions de surendettement pour soulager les ménages n’arrivant plus à faire face à leurs dettes.

En moyenne, c’est un peu plus de 20 000 euros de dette que l’on efface ainsi par dossier, pour un coût global de 1,3 milliard supporté par la communauté des créanciers. Parmi ceux-ci, outre les sociétés de crédit à la consommation ou les banques, ce sont aussi de plus en plus d’autres institutions et entreprises qui sont touchées, car beaucoup de ménages n’arrivent simplement pas aujourd’hui à faire face aux dépenses de la vie courante (loyers, énergie, santé, transports…), avec une forte hausse de ce que l’on appelle le surendettement passif.

« Compétent » et « humain »: Le profil des patrons français

« Compétent » et « humain »: Le profil des patrons français

Une large majorité des travailleurs définissent leur patron avec un adjectif positif, selon une étude publiée par le site d’apprentissage Preply au mois de mai. Selon ce sondage effectué sur 1 500 salariés, une grande majorité d’entre eux ont « tendance à attribuer un adjectif positif à leur patron ». Le mot « compétent » est celui qui ressort le plus, chez 18,3% des sondés. Les Français interrogés sont 17,1% à trouver leur patron  »digne de confiance », 17% à le qualifier d’« humain » ou encore 14,4% à le définir comme « respectueux ».

Seule une minorité de travailleurs ont répondu par des adjectifs négatifs : ils sont ainsi 6,1% à déplorer le côté « méprisant » et 5,5% le côté  »autoritaire » de leur patron. Et ce ne sont que 4,1% des sondés à trouver leur supérieur « incompétent »« Ainsi, sans surprise, les travailleurs Français interrogés estiment qu’ils ont une très bonne relation avec leur patron », note Preply. « Près d’un quart d’entre eux, 26,64%, l’évaluent à 8/10 et plus des trois quarts, 76,7%, ne donnent pas une note inférieure à 7/10. Ils ne sont que 1,4% à donner la note la plus basse, 1/10″, rapporte également le sondage.

Plus globalement, les sondés qualifient positivement leur quotidien au travail, avec 26% qui le trouvent « enrichissant » ou encore près de 20% l’estimant « stimulant ». Les adjectifs négatifs représentent environ un tiers des réponses, avec 17,3% de « routinier » ou encore 14,3% de « stressant ».


*Méthodologie :

Preply, la plateforme de cours d’anglais en ligne, a mené cette étude en effectuant un sondage afin de recueillir 1 500 réponses de salariés à travers 10 grandes villes de France : avec un quota de 150 personnes par ville. Les questions concernaient entre autres, l’appréciation de l’expérience quotidienne au travail, la relation avec le patron ainsi qu’un mot pour décrire les deux éléments mentionnés, etc… Preply a choisi plusieurs mots à consonance positive ou négative pour déterminer le ressenti des sondés. La plateforme a ensuite récolté les données et analysé les résultats.

Transports : un coût de plus de 300 € pour les jeunes urbains mais de plus de 500 € pour les ruraux

Transports : un coût de plus de 300 € pour les jeunes urbains mais de plus de 500 € pour les ruraux

Selon une étude publiée jeudi par l’Institut Terram et Chemins d’avenirs, le budget mensuel dans les transports s’élève en moyenne à 528 euros pour les jeunes ruraux (dont 461 euros pour le véhicule individuel), contre 307 euros pour les jeunes urbains.

Cet éloignement a un impact significatif sur la vie quotidienne et l’accès aux services puisque plus de la moitié (57%) des jeunes issus des zones rurales très peu denses a dû renoncer à pratiquer des activités culturelles en raison de contraintes de déplacement, contre 40% des jeunes urbains.

Les effets de cet éloignement se manifestent également lors de la recherche d’un emploi, 38% des jeunes ruraux en recherche d’emploi ayant déjà renoncé à un entretien d’embauche en raison de difficultés de déplacement.

Se déplacer, une sour

SNCF : Près de 100 € par jour pour les cheminots des J.O.

Corporatisme : une prime de près de 100 € par jour pour des cheminots lors des J.O.

 Finalement le corporatisme aura payé la SNCF qui applique d’autant plus le quoi qu’il en coûte que le président va partir. Les cheminots impliqués toucheront donc une prime de près de 100 € par jour.« Le coût global de ces mesures n’aura aucun impact pour les contribuables et pour le prix des billets des clients voyageurs », a précisé la SNCF dans un communiqué.

Une précision douteuse quand on connaît la situation financière de l’entreprise, d’autre part le prix des billets. Un avantage aussi acquis pour ne pas ajouter du chaos social à celui plus politique de la Nouvelle-Calédonie à la veille des J.O.

Les agents de la SNCF recevront ainsi 95 euros brut par jour travaillé pendant les JO, et donc jusqu’à 1900 euros pour vingt jours. Une prime proche de ce qu’exigeaient les syndicats (100 euros brut). Ces derniers n’ont toutefois pas obtenu, en plus, de prime complémentaire, comme demandé. Les organisations syndicales ont jusqu’au mardi 4 juin 2024 pour signer cet accord. « Le coût global de ces mesures n’aura aucun impact pour les contribuables et pour le prix des billets des clients voyageurs », a précisé la SNCF dans un communiqué.NCF:

 

Les propositions du Medef pour l’emploi, la recherche et l’environnement

Les propositions du Medef pour l’emploi la recherche et l’environnement

« Incontestablement, la France se porte mieux » économiquement grâce aux réformes entreprises depuis 2017, estime Patrick Martin dans Une lettre de sept pages adressées au gouvernement dont rend compte la tribune. Mais, pour autant, il souligne aussi « l’inquiétude » des acteurs économiques sur le creusement du déficit public ou sur le déficit de la balance commerciale : « Le redressement du pays est engagé mais il est loin d’être abouti », résume-t-il. Pour y parvenir, le président du Medef liste et détaille, dans ce courrier de pas moins de sept pages, trois « objectifs structurants permettant d’exprimer pleinement le potentiel bien réel de la France d’ici 2030 ».

Le premier consiste à « augmenter le taux d’emploi de huit points pour atteindre le plein emploi » et rejoindre ainsi le niveau de l’Allemagne. Cela « assurerait à la France une hausse de son PIB de près de 10 points » et un gain de recettes fiscales et sociales « de plus de 100 milliards d’euros par an », assure Patrick Martin. Il observe notamment « le drame humain » des « 13% de jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation » - appelés Neet – . Il prône « d’amplifier les réformes » sur l’éducation, et de « faire entrer pleinement l’entreprise dans la « bataille pour l’orientation » décrétée par le Président de la République », avec la mise en place « d’un parcours de réussite » via les entreprises.

 

Deuxième objectif : « pourvoir un million d’emplois de chercheurs, d’ingénieurs et de scientifiques et porter la Recherche et le Développement (R&D) à 3% du PIB », alors que la France est actuellement à 2,2% du PIB pour ces dépenses, la moyenne de l’OCDE à 2,7% et l’Allemagne à 3,3%, selon les données que le président du Medef énonce dans sa lettre. Il faut selon lui « doter l’Europe d’une véritable agence de l’innovation », à l’instar de la Darpa, l’agence de R&D du département de la Défense américain, « démocratiser » - notamment en faveur des femmes et des personnes de milieux modestes – et « normaliser » l’accès aux formations et aux carrières « de la science, de l’innovation et de l’entrepreneuriat ».

Enfin, le troisième objectif décrit par Patrick Martin est de « baisser notre empreinte carbone deux fois plus rapidement, soit 100 millions de tonnes de CO2 de moins » par an. Il faut selon lui arriver à « une révolution climatique des politiques publiques » comprenant un « quoi qu’il en coûte de la simplification » et un « Pacte Vert des investissements ».

Baisser retraites et prestations sociales ?

 

Baisser retraites et prestations sociales ?

Certains experts et certains membres de la majorité proposent pour faire face à l’ampleur du déficit budgétaire de baisser les retraites et les prestations sociales. Officiellement on ne parle pas de baisse mais on se réfère à la remise en cause du système d’indexation sur l’inflation. Ce qui en clair signifie baisse des retraites des prestations  et sociales par rapport à la hausse des prix.

Évidemment ce ne serait pas la première fois et c’est plus facile que de s’attaquer à des réformes structurelles précises et équitables. Un peu comme si on décidait une sorte de dévaluation générale. Ou encore quand on décide une augmentation globale de la fiscalité. Et de conclure que mécaniquement tout cela rapporterait plusieurs milliards. Un vrai calcul de coin de table car les mesures générales n’ont pas les mêmes conséquences financières selon les catégories sociales. Par exemple pour les plus démunis les conséquences immédiates sont à une diminution de la consommation et donc de la croissance. L’effet est beaucoup moindre pour les catégories aisées. Conclusion les bénéfices financiers pour le budget sont à prendre avec des pincettes.

Dans la majorité, plusieurs députés poussent l’idée d’un « arrangement » avec les mécanismes d’indexation sur l’inflation qui s’appliquent traditionnellement aux retraites, aux prestations sociales et au barème de l’impôt sur le revenu. Alors que le gouvernement doit trouver plus de 20 milliards d’euros d’économies à inscrire dans le budget 2025, ce genre de tour de passe-passe budgétaire avec le niveau des prix peut apparaître comme une manière simple pour le gouvernement de rééquilibrer les comptes. 

SNCF : et encore une grève irresponsable mardi en région parisienne

SNCF : et encore une grève irresponsable mardi en région parisienne

Une nouvelle grève très corporatiste irresponsable de la part du syndicat gauchiste  Sud-Rail qui a annoncé avoir déposé un préavis de grève en Île-de-France pour le 21 mai prochain. Une grève qui a peu de chances par ailleurs d’être suivie. Celle-ci pourrait cependant avoir un impact sur le trafic des RER et Transilien, ainsi que sur le Tram 4.

Avec ses dysfonctionnements dus aux grèves à répétition il ne faudra pas s’étonner si un jour ce service public est éclaté et privatisé.

La « coordination Sud-Rail d’Île-de-France regrette que «les cheminots (soient) laissés-pour-compte», «alors que le budget des Jeux olympiques explose». «La direction se contente de distribuer des miettes, ignorant les besoins réels de ses agents», déplore le syndicat, qui souligne que les cheminots «seront en première ligne» pendant les Jeux, avec «des réductions de congés, une augmentation de l’affluence voyageurs, une augmentation de la charge de travail sur la maintenance et les infrastructures».
Si la SNCF propose aux salariés mobilisés pendant la période des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) une prime de 50 euros bruts par jour – ainsi que 200 à 500 euros de prime supplémentaire en fonction de la période où ils posent leurs congés -, ce n’est pas suffisant pour Sud-Rail. Le troisième syndicat de la SNCF réclame notamment une prime non pas de 50 euros bruts par jour, mais «100 euros nets par jour, repos compris, pendant les JO et JOP», ainsi qu’ «une prime spécifique JOP pour tous les agents SNCF» de plus de 1000 euros, comme à la RATP, ainsi qu’ «une revalorisation générale des salaires de 400 euros par mois».

 

Social-RATP: conducteurs licenciés pour activité de VTC en arrêt maladie

Social-RATP:  conducteurs licenciés pour activité de VTC en arrêt maladie

Les salariés de la RATP ont bien évidemment comme tous les salariés le droit d’exercer plusieurs activités. Ainsi certains conducteurs qui bénéficient de durées de travail avantageuses en profitent pour travailler comme chauffeur VTC par exemple. Le problème c’est que beaucoup trop profitent de leur arrêt maladie pour exercer leur second métier. La RATP tape donc  du poing sur la table. La régie des transports parisiens va licencier «une trentaine» de conducteurs de bus ayant profité d’un arrêt maladie pour travailler comme chauffeur VTC, a indiqué mercredi 15 mai son PDG Jean Castex, dénonçant un niveau d’absentéisme toujours trop élevé dans l’entreprise.

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