Archive pour la Catégorie 'social'

Page 212 sur 222

Des élus du nord baissent leurs indemnités de 10% et les autres ?

Des élus du nord baissent leurs indemnités de 10% et les autres ?

Après la décision des élus du nord, on attend la réaction des autres, gouvernement, députés, sénateurs  maires etc. Mercredi en conseil municipal, les élus du Cateau-Cambrésis ont adopté une mesure suffisamment rare pour être signalé. Ils ont en effet, à l’unanimité de surcroît, voté une baisse de 10% des indemnités du maire, des adjoints et des conseillers municipaux délégués. Dégageant ainsi 12.000 euros.  La réduction des indemnités des élus du Cateau-Cambrésis permettra de financer une prime à la naissance pour les jeunes parents, des fournitures scolaires pour les écoliers, des aides pour les frais d’inscription pour les étudiants, mais aussi des services en faveur des personnes âgées. C’est Serge Siméon, le maire du Cateau-Cambrésis, qui est à l’initiative de la baisse, motivée par l’insuffisance des financements publics. « Nous sommes conscients que l’Etat, depuis de nombreuses années n’a plus les moyens de sa politique », explique l’élu à Europe 1. « Il faut trouver une solution, il faut aider les gens qui souffrent. Et faire preuve de solidarité, pour nous, c’était du concret. Donc il faut qu’on résolve si peu soit-il les problèmes de société. On est en osmose avec notre population. » Dans une épicerie solidaire de cette ville du Nord de 7.000 habitants, l’initiative des élus est forcément bien accueillie. « Je trouve que c’est bien. On trouve qu’on n’a déjà pas beaucoup pour nous. Alors ce qu’on fait pour les enfants, pour les personnes âgées, c’est vrai qu’on peut leur dire un bon merci », réagit une habitante. « Si c’est pour donner aux autres, c’est bien. C’est tellement rare qu’il faut le dire », renchérit un autre. « Si ça pouvait servir d’exemple à beaucoup d’endroits, ce serait super », abonde Michel Wiseur, responsable des Restos du cœur du Cateau, « Il y a de plus en plus de gens en difficultés. Donc un petit coup de pouce, émanant des élus, c’est très bien. » Et les premiers versements pour les familles bénéficiaires sont prévus dans les prochaines semaines.

 

Retraites : plus tard, plus basses et plus chères

Retraites : plus tard, plus basses et plus chères

Pour l’affichage politique on ne touchera pas à l’âge légal mais il faudra davantage d’annuités pour bénéficier d’un retraite pleine ; autant dire qu’on recule l’âge de la retraite ; Des retraites dont le niveau va baisser et qui seront plus chères car les cotisations vont probablement augmenter. « Nous ne toucherons pas à l’âge légal » de départ à la retraite, a tranché le Premier ministre, dans une longue interview au Journal du Dimanche. « Le fil conducteur de nos décisions, c’est la justice. Cette réforme traitera la pénibilité au travail, la complexité des régimes et résoudra les inégalités. Au final, nous paierons les retraites, nous préserverons les plus petites retraites, et nous pérenniserons les régimes de retraite pour les générations à venir », a enchaîné Jean-Marc Ayrault, promettant que les Français « y verront plus clair à l’automne », après une séquence de négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux.  Comme l’a annoncé Jean-Marc Ayrault, l’âge légal de départ à la retraite restera à 62 ans, limite qui entrera en vigueur en 2017 comme prévu par la réforme du précédent gouvernement. Idem pour la limite de 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler dès 18 ans et 19 ans, comme le prévoit le décret entré en vigueur en novembre dernier. La durée de cotisation risque en revanche d’évoluer. Aujourd’hui, les Français doivent cotiser un minimum de 40 annuités avant de pouvoir disposer d’une retraite à tôt plein, un seuil porté à 41,5 annuités en 2017 en vertu de la réforme Woerth. Selon les informations d’Europe 1, le gouvernement Ayrault envisage de le porter progressivement à 42,5 annuités, une réforme qui concernerait aussi les régimes spéciaux (SNCF, EDF, Ratp, etc.). A l’Elysée, on confirme qu’un allongement de cette durée fera partie de la négociation, mais aucun chiffre n’est encore avancé. C’est l’autre piste privilégiée par le gouvernement, qui a déjà acté, selon les informations d’Europe 1, que les pensions versées par l’Etat aux retraités n’augmenteront plus au rythme de l’inflation. Seules les petites retraites seront épargnées, mais le seuil reste à définir et ce sera compliqué puisque la retraite moyenne des Français s’élève à 1.200 euros par mois.

 

 

Ayrault : on ne touche pas aux « petites retraites » ; donc aux autres !

Ayrault : on ne touche pas aux « petites retraites » ; donc aux autres !

Dans une interview au JDD Ayrault reprend l’expression de Hollande «  o ne touche pas aux petites retraites ou aux retraites de base ». Ce qui ne veut rien dire car il n’y a pas de définition juridique pour les désigner. Autant dire clairement que pratiquement toutes les retraites seront concernées par la baisse (on a commencé en 2013) exceptions peut-être de celles de 7 à 800 euros.

S’agissant des retraites, le chef de l’État parle d’augmenter la durée de cotisation. Combien de temps faudra-t-il travailler et jusqu’à quel âge?
L’espérance de vie a considérablement augmenté. On vivra plus longtemps à la retraite que nos parents et grands-parents. Tout le monde le comprend. Mais les régimes de retraite seront en déficit de 20 milliards d’euros en 2020 si nous ne faisons rien. Plusieurs options doivent être débattues. Il y a un préalable : il n’est pas question que les petites retraites soient pénalisées. Et n’oublions jamais que nous avons la chance d’avoir une grande vitalité démographique qui nous assure que nous n’aurons pas, dans trente ou quarante ans, les mêmes difficultés que d’autres pays pour payer les retraites.

Repousserez-vous l’âge légal au-delà de 62 ans ? Nous ne toucherons pas à l’âge légal. Le fil conducteur de nos décisions, c’est la justice. Cette réforme traitera la pénibilité au travail, la complexité des régimes et résoudra les inégalités. Au final, nous paierons les retraites, nous préserverons les plus petites retraites, et nous pérenniserons les régimes de retraite pour les générations à venir

Hollande : l’emploi mais sans croissance ?

Hollande : l’emploi mais sans croissance ?

 

Il paraît peu vraisemblable qu’une croissance significative (au moins 1.5%) puisse créer des emplis avant 2015 au meiux . Pourtant François Hollande s’est fixé comme cap de renouer avec la croissance, un objectif qui va se heurter à l’affaiblissement du potentiel de l’économie française avec la crise et aux nouveaux efforts budgétaires à consentir en 2014 si la reprise tarde. « Ma priorité, c’est l’emploi mais mon cap c’est la croissance », a déclaré le chef de l’Etat lors de son intervention sur France 2, jeudi soir, destinée à reconquérir une opinion de plus en plus défiante. S’il a réitéré à cette occasion son objectif d’inverser la courbe du chômage d’ici fin 2013, il n’a fixé aucun horizon pour le retour de la croissance même si les deux sont liés. Certes, l’éventualité d’une embellie sur le front de l’emploi peut être confortée par la perspective d’un rebond d’autant plus marqué que l’activité aura été déprimée en 2013. « Il y a une similitude entre l’épisode de récession de 1991-1993 puis l’épisode de reprise contrariée des années 1994-1996 et le profil de croissance 2008-2012″, relevait Olivier Passet, directeur des études économiques de Xerfi, en début d’année. « 2013 pourrait ressembler à l’année 1997, l’aube d’un cycle de croissance compensatoire dans sa durée et son ampleur », estimait-il alors, soulignant par ailleurs l’amélioration de l’environnement international et un contexte de taux d’intérêt exceptionnel avec des taux réels nuls ou quasi nuls. Mais la capacité de rebond de l’économie française, comme celle de plusieurs de ses partenaires de la zone euro, est mise à mal par les dégâts occasionnés par la crise financière de 2008-2009, souligne Patrick Artus, responsable des études économiques de la banque Natixis. Selon lui, les prévisions actuelles pour 2014 et au-delà pour ces pays se fondent sur une appréciation trop optimiste de leur « croissance potentielle », que les économistes définissent comme le niveau de production correspondant à l’utilisation normale et efficace de l’ensemble des ressources productives.  

 

Hollande à la télé : un bricoleur, pas un stratège

Hollande à la télé : un bricoleur, pas un stratège

 

Peu  de médias ont souligné l’aspect complètement déstructuré de l’intervention de Hollande. Une mise en bouche toutefois :»On ne croyait pas que la crise allait durer» ; puis plus rien, on passe aux fiches ( de Hollande et de l’ animateur), un inventaire à la Prévert, emploi d’avenir, contrat de génération, BPI, pacte compétitivité, dématérialisation des procédures, formation, TVA, regroupement des achats des administrations, retraites, allocations familiales ; Assedic  etc.  Pas d’analyse globale, pas de perspectives, pas de stratégie, pas de vrai bouclage financier (le lendemain on apprend que dette et déficit filent encore  !). Du vrai bricolage. On aurait attendu une analyse un peu globale et pertinente des facteurs explicatifs de la crise, de leurs interactions, de leur durée, de leurs dimensions spatiales ; aussi une vision ; une perspective, un projet. Hollande n’est pas un stratège, c’est un bricoleur pragmatique, il bouche les trous quand il les aperçoit (trop tard souvent). Pendant quelques mois on a eu une présidence socialiste (en fait étatiste) avec des décisions de dépenses, maintenant on passe à la phase opposée, même pas social démocrate ou social libérale mais bricoleuse. Les français sitôt interrogés ont jugé sévèrement cette prestation 66% l’ont jugé négative. 22% seulement considèrent que Hollande a l’étoffe d un vrai président. Ce qui est certain au delà des ces aspects politiques c’est que l’économie va dans le mur avec au moins 300 000 chômeurs en plus en 2013. C’est la seule priorité : le chômage. On voit mal comment les 100 000 emplois créés (à vérifier)  par les contrats de génération et les  emplois dits d’avenir vont inverser la courbe du chômage. 100 000 emplois seront détruits faute de croissance, il y aura au mois 300 000 chômeurs en plus  et on voudrait combler tout cela avec les emplois d’avenir et les contrats de générations. Il faudrait que Hollande mette enfin les pieds à la cour des comptes pour apprendre à faire des additions. Du vrai bricolage qui sera remis en cause avant six mois mais à un moment où Hollande ne pourra plus rien imposer tellement sa popularité sera hypothéquée. Le séisme politique se prépare.

Les allemands plus pauvres que les français, les italiens et les espagnols ?

Les allemands plus pauvres que les français, les italiens et les espagnols ?

L’étude de la banque centrale allemande va faire jaser car elle considère que le patrimoine des allemands est moins important que celui des français, des italiens ou des espagnols. Une analyse qui mérite sans doute des critiques sur le plan méthodologique mais qui révèle que les résidents du sud investissent surtout dans le logement (dont les prix sont par ailleurs très surévalués). Un constat qui n’est pas complètement  faux, dans le sud on privilégie le bas de laine et le capital  mort, en Allemagne l’économie productive. Une étude de la Bundesbank affirmant que le patrimoine des ménages allemands est inférieur à celui des Espagnols et des Italiens a été très critiquée en Allemagne pour une méthodologie jugée peu fiable.   L’influent site internet Spiegel Online estimait vendredi que la très réputée Banque centrale allemande méritait à peine une note « passable » pour ce travail récemment publié, en énumérant une série de problèmes méthodologiques: périmètre du patrimoine incomplet, dates de référence différentes…  Selon la Bundesbank, les ménages allemands possèderaient en moyenne 195.200 euros, contre 229.300 pour les ménages français et 285.800 pour les Espagnols.  Le patrimoine médian –niveau au-dessus duquel se situe la moitié des ménages– serait seulement de 51.400 euros en Allemagne, soit deux à trois fois moins qu’en France (113.500), Espagne (178.300) et Italie (163.900).  L’étude a également souligné une répartition beaucoup plus inégalitaire en Allemagne que chez ses grands voisins européens.  Face à des chiffres qui ont suscité l’étonnement, la principale explication avancée par la Bundesbank pour justifier un tel écart avec des pays réputés plus pauvres est la faible part des Allemands propriétaires de leur logement. Seuls 44,2% des Allemands possèdent leur habitation, contre 57,9% des Français et 82,7% des Espagnols, selon l’institution monétaire. Or, les propriétaires immobiliers sont en moyenne bien plus riches que les autres.

 

Taxe 75% : une petite taxe symbolique qui en épargne beaucoup

Taxe 75% : une petite taxe symbolique qui en épargne beaucoup

 

Décidemment la taxe dite 75% a du plomb dans l’aile. Décidée à la va vite le matin d’un meeting de Hollande, elle est maintenant encore davantage  bancale. Elle sera payée par les entreprises, épargnera donc les détenteurs de capital qui ne travaillent pas, les artistes, de nombreux sportifs, des indépendants ; finalemenet quelques centaines de personnes touchées pour un rendement de 200 millions peut-être (à condition que les salaires ne soient pas restructurés voire délocalisés). En fait une taxe très idéologique pour masquer a pression fiscale qui sera payée, elle, par tous les français. Du vrai bricolage.  La nouvelle version de la taxe à 75% fera environ 300 « victimes » parmi les sociétés cotées en France, estime Pierre-Henry Leroy, du cabinet Proxinvest. Le spécialiste des rémunérations estime à une centaine le nombre de patrons d’entreprises de ce type touchant plus d’un million d’euros par an. Mais il y a aussi certains membres des comités exécutifs et des dirigeants de filiales, qui parfois perçoivent aussi des salaires très élevés. « Au sein de grandes entreprises du CAC 40 comme GDF Suez ou L’Oréal, ils sont plusieurs à toucher plus d’un million », affirme-t-il. Cette estimation ne prend toutefois pas en compte les personnes rémunérées dans des sociétés non cotées : certaines grandes entreprises en dehors de la Bourse, des filiales de groupes étrangers, des banquiers d’affaires ultra rémunérés (Lazard, Rothschild etc.) ou encore des patrons de cliniques privées. Et les footballeurs, artistes et professions libérales ? « C’est un problème », reconnait Christian Eckert, le rapporteur général du Budget à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Les détails du futur texte ne sont pas encore connus officiellement. Pour l’instant, l’exécutif laisse entendre que la philosophie de la nouvelle taxe reste la même. L’ancienne version, censurée par le Conseil constitutionnel, visait les revenus perçus en 2012 et en 2013 supérieurs à un million d’euros annuels par individu. Les artistes, les sportifs et les professions libérales devaient s’acquitter de cette contribution exceptionnelle au même titre que les dirigeants d’entreprises.  L’idée était de créer une contribution de 18%, qui additionnée à l’impôt sur le revenu (45%), les cotisations sociales (9%) et la taxe exceptionnelle créée sous Nicolas Sarkozy (4%), revenait à un taux global de 75%. Le gouvernement estimait que 1.500 personnes étaient concernées et que la taxe rapporterait 210 millions d’euros. La nouvelle version est un peu différente. L’idée cette fois est de prélever à l’entreprise 75% de la partie du salaire dépassant un million d’euros. Aujourd’hui, les prélèvements sociaux sont d’environ 25% pour ces niveaux de revenus. Il faut donc créer une nouvelle contribution de 50% pour que le pourcentage proposé par François Hollande lors de la campagne présidentielle soit atteint.  Sera-t-elle déductible du résultat au même titre que les cotisations sociales ? Ce n’est pas décidé, selon Christian Eckert, à l’origine de la nouvelle version. « Elle sera déductible », affirme toutefois un proche du président de la République qui a suivi le dossier de près. Même si elle épargne les footballers, les artistes et les professions libérales, la nouvelle taxe à 75% a donc en réalité un taux plus élevé que son ancêtre : 50% contre 18% auparavant. Rapportera-t-elle plus à l’Etat ? Les entreprises ont trois options : payer la taxe et maintenir au même niveau le salaire du dirigeant concerné, ce que certaines grandes sociétés peuvent se permettre. Baisser le salaire en question pendant deux ans, et ainsi ne pas avoir à s’acquitter de l’impôt. Ou enfin contourner la taxe. Pierre-Henry Leroy, le directeur de Proxinvest, est convaincu que les fiscalistes trouveront des parades : « Bien que l’Etat soit actionnaire de Renault, son patron, Carlos Ghosn, touche près de 10 millions d’euros au Japon de la part de Nissan » dit-il. Tout en tenant son engagement politique, François Hollande a tranché en faveur d’un moindre mal pour les patrons.

 

 

Suppression allocations familiales : un risque d’explosion de la solidarité

Suppression allocations familiales : un risque d’explosion de la solidarité

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions comme le bricolage de Hollande notamment sur les allocations familiales ; A priorité, personne ne peut contester l’intérêt de supprimer les allocations familiales pour les couches moyennes en cette période de rigueur. (Il s’agira bien des couches moyennes sinon cette suppression sur les seuls très hauts revenus aurait très peu d’intérêt en matière d’économies ) ; mais de la même manière, on pourra aussi trouver légitime que demain les prestations maladie de la sécurité sociale soient moins remboursées pour ces mêmes couches moyennes. Du coup, on pourra alors s’interroger s’i faut vraiment continuer de cotiser pour ces couches moyennes ( d’autant que le nombre d’enfants de ces couches moyennes est inférieur à la moyenne)  ; la ponction est loi d’être négligeable et c’est le financement de la sécu qui pourrait exploser. Hollande faiat du bricolage et risque même d’être à nouveau remis à sa place par le conseil constitutionnel ; il s’attaque en effet au principe d’universalité. Il aurait sans doute été plus habile de fiscaliser ces allocations.  François Hollande, en proposant de réduire les allocations familiales pour les ménages les plus aisés, a donc ouvert une brèche dans le principe d’universalité de la politique familiale de la France, souvent citée en exemple, au grand dam des associations familiales qui craignent d’autres mesures d’économies à l’avenir.  Le chef de l’Etat n’a pas attendu que soit examiné, le 4 avril, le rapport commandé au président du Haut conseil de la famille (HCF) Bertrand Fragonard, en vue de réduire le déficit de la branche famille pour lever un coin du voile.   »Que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations, non ! Ce sera revu », a-t-il lancé jeudi soir sur France 2.  Ainsi, pour la première fois depuis la création de la Sécurité sociale à la Libération, est remise en cause partiellement l’universalité des allocations familiales, dont le montant est actuellement identique, quel que soit le revenu de la famille, et ne varie qu’en fonction du nombre d’enfants.  Si les intentions de M. Hollande n’ont pas vraiment surpris les acteurs de la politique familiale, certains ont fait part de leur colère.  Rappelant, qu’outre la mission Fragonard, le Haut conseil pour le financement de la protection sociale doit aussi se prononcer sur le financement de la branche famille, le président de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), Jean-Louis Deroussen (CFTC) s’interroge auprès de l’AFP: « A quoi servent toutes ces missions, tous ces rapports, si les décisions sont déjà prises, on peut s’étonner ».  Ton plus virulent du côté des organisations familiales. « Ce serait un contre-sens historique en matière de politique familiale. A terme cela risque de remettre en cause la dynamique démographique de notre pays », a estimé François Fondard, président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf).  Même si M. Hollande s’est défendu de vouloir remettre en cause l’universalité, puisque les familles aisées continueraient de percevoir des allocations, les associations y voient un premier pas vers une plus grande redistribution des allocations des plus riches vers les plus pauvres.   »C’est une première marche, c’est le signe que la République ne respecte plus un principe de justice qui avait fait ses preuves depuis la Libération », s’est insurgé Thierry Vidor, directeur général de Familles de France, membre de l’Unaf.  Selon lui, du fait de ce premier pas, « on pourra revenir demain sur l’universalité de la Sécurité sociale pour la branche maladie et dire qu’en fonction des revenus les patients auront des remboursements modulés également ».  Les associations familiales laïques (AFL), plus marquées à gauche, ont toutefois tenu à se démarquer des positions de l’Unaf. « Quoi de plus normal que d’introduire plus de justice sociale dans la politique familiale? », ont-elle estimé.  Mais pour les AFL, la meilleure solution est la création d’un crédit d’impôt pour toutes les familles, à partir du premier enfant, et la suppression du quotient familial sur la feuille d’impôt qui, selon elles, favorise les familles les plus aisées.  Le député Gérard Bapt, rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui tiendra compte, à l’automne prochain, des économies décidées sur la branche famille, s’est félicité des déclarations présidentielles.  Tout récemment, avec son collègue de l’Ardèche Pascal Terrasse, il avait fait part de leurs propositions de diviser par deux les allocations familiales des ménages avec deux enfants dont le revenu mensuel est supérieur à 53.000 euros par an (4.400 euros par mois) et à 61.000 pour ceux qui ont trois enfants.   »Le chef de l’Etat s’est prononcé pour la modulation et cela va dans le sens de ce qu’on avait proposé », a déclaré M. Bapt à l’AFP.  Selon un récent sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, 66% des Français sont d’accord pour réduire ou supprimer les allocations familiales au-delà d’un certain niveau de revenu. Le déficit de la branche famille est prévu à 2,7 milliards pour 2013.  Les allocations familiales sont versées chaque mois à partir du deuxième enfant (127,05 euros). Mais d’autres prestations familiales plus récentes sont accordées sous conditions de ressources.

Parisot-Medef : out ! En cause, trop proche du CAC 40

Parisot-Medef : out ! En cause,  trop proche du CAC 40

Parisot ne pourra plus se représenter à la tête du MEDEF, en cause surtout le fait qu’elle a surtout représenté les grandes entreprise type CAC 40 et finalemenet peu l’industrie qui s’est malheureusement écroulée dans le pays. La patronne des patrons français a reconnu sa défaite, se posant en « garante de la bonne tenue de la campagne électorale » qui va précéder l’élection à la présidence du Mouvement des entreprises de France au début de l’été.  A l’issue d’un scrutin très serré, les 45 membres du conseil exécutif, réunis pendant une heure et demie, ont voté à bulletins secrets à 22 voix pour la convocation d’une assemblée générale extraordinaire le 16 avril, à 22 voix contre, et un vote blanc.  Pour convoquer cette assemblée, seule habilitée à valider une réforme des statuts voulue par Laurence Parisot pour briguer un troisième mandat, il aurait fallu une majorité simple, soit 23 voix favorables.  Cette réforme prévoyait de ne plus limiter le nombre de mandats du président du Medef et aurait donc permis à Mme Parisot d’en briguer un troisième, après avoir effectué deux mandats, un de cinq ans et un de trois ans, en vertu du règlement interne.   »Cette réforme aurait marqué un progrès de démocratie interne, cette réforme aurait permis de mettre un terme définitif à des logiques de cooptation ou de renouvellement empêchés, négociés dans le secret ou sous les pressions », a affirmé Mme Parisot.   »Mais le score ex-aequo au sein du conseil exécutif n’autorise pas la transmission devant l’assemblée générale », a reconnu la patronne des patrons, les traits tendus et le teint pâle, une heure après l’annonce des résultats, se disant « persuadée » que « ce projet reviendra » et « sera un jour adopté ».  Saisi en janvier par Mme Parisot, le comité statutaire avait il y a dix jours posé les principes d’une réforme instaurant des mandats de cinq ans renouvelables sans autre limite que l’âge du candidat.  Plusieurs fédérations professionnelles ou territoriales avaient annoncé leur opposition à cette transformation qui se serait appliquée à la présidente actuelle dès l’élection de l’été prochain.  Les candidats déjà déclarés à la présidence du Medef sont Pierre Gattaz (53 ans), président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), Geoffroy Roux de Bézieux (50 ans), patron de Virgin Mobile (Omea Telecom), l’ex-médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot et le patron de la PME Aqoba Thibault Lanxade.  Frédéric Saint-Geours, président de la puissante Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), n’a pas encore dévoilé ses intentions. Mais sa charge contre la tentative de Laurence Parisot de rester aux commandes et sa mise en retrait de l’équipe dirigeante de PSA Peugeot Citroën ont été interprétées comme des pas vers une candidature.  Le patron de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) Patrick Bernasconi, qui a négocié au nom du Medef l’accord social sur le marché du travail, devrait aussi annoncer sa décision prochainement.  M. Volot s’est « réjoui » dans un communiqué d’une décision selon lui « conforme à la lettre et à l’esprit des statuts du Medef » et a appelé à ce que « la compétition s’ouvre », en évoquant les « graves difficultés économiques » des entreprises et « la lutte pour la créations d’emplois », « priorité nationale ».  L’UIMM a salué la « fin » d’une « période d’incertitude dans la campagne pour la présidence du Medef » et rappelé qu’elle auditionnerait le 18 avril les candidats.   »Ce n’est pas une victoire, c’est simplement en fait une parenthèse qui se ferme ou plutôt une nouvelle qui s’ouvre. On va enfin pouvoir parler des choses de la France, des problèmes économiques du pays, des entrepreneurs, des entreprises et des graves problèmes du chômage », a déclaré pour sa part Pierre Gattaz sur Europe 1.  Interrogée par RTL, Mme Parisot a indiqué qu’elle dirait « peut-être à la fin de la campagne » si elle « recommande » un candidat ou a « une préférence ». C’est trop tôt pour le dire », a-t-elle lancé.

 

France : trop d’impôts tue l’impôt et la croissance

France : Trop d’impôts tue l’impôt et la croissance

 

Double peine pour le pouvoir d’achat, d’abord la régression en 2012 en particulier en raison de la hausse de 10% des impôts  et une inflation qui ne tient pas compte de ces impôts ; Du coup, les revenus ne sont pas réévalués sur l’inflation réelle. L’impôt tue l’impôt car avec des revenus affectés, la consommation stagne ou presque et la croissance avec ; conséquence : les recettes fiscales attendues ne sont pas au rendez-vous (la TVA notamment). Mercredi, l’Insee a indiqué que leur pouvoir d’achat s’est contracté de 0,8 % au quatrième trimestre 2012, après avoir stagné pendant l’été. Sur l’ensemble de l’année, il baisse de 0,4 % après avoir progressé de 0,5 % en 2011. C’est le premier recul du pouvoir d’achat des Français depuis 1984 – il avait alors plongé de 1,1 % -, relève l’Insee. Encore plus inquiétant, ce chiffre mesuré «par unité de consommation» – qui colle davantage à la réalité, car tient compte de la croissance de la population et de la composition d’un ménage, donc de la mutualisation de certaines dépenses (habitation, électroménager, électricité, etc.) – se replie de 1 % en 2012. «La forte hausse des impôts (+ 10 % en 2012 après + 6,6 % en 2011) est le principal facteur de cette baisse», explique l’étude publiée hier. De fait, les ménages n’ont pas été épargnés par la pression fiscale. Les mesures de loi de finances initiales du gouvernement de François Fillon (gel du barème de l’impôt sur le revenu, plafonnement des niches, etc.) ont ­commencé à peser ; mais ce sont surtout celles de la loi de finances rectificative pour 2012 votée l’été dernier par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (fin de la défiscalisation sur les heures supplémentaires, contribution exceptionnelle sur la fortune, etc.) qui sont pointées du doigt par l’Insee. Sur le seul 4e trimestre 2012, la hausse des impôts sur le revenu et le patrimoine a été de 7 % et celle des cotisations sociales de 2 %. Les quelques mesures pour soutenir le niveau de vie des Français prises par le chef de l’État à son arrivée en fonction (prime de rentrée scolaire, mesure temporaire des prix à la pompe, etc.) et le dynamisme des prestations sociales ne suffisent pas à compenser. Si la consommation des ménages a stagné mais ne s’est pas effondrée en 2012, c’est parce ces derniers ont puisé dans leurs économies, le taux d’épargne étant passé de 16,2 % en début d’année à 15,6 % en fin d’année. Les ménages pourront-ils tenir ce rythme en 2013? Rien n’est moins sûr, alors que les impôts vont continuer à augmenter en 2013: quelque 30 milliards d’efforts sont en effets demandés cette année aux Français, dont 20 milliards de hausse d’impôts (une moitié pour les entreprises, l’autre pour les ménages) et 10 milliards d’économies.  Mais le gouvernement – qui s’est engagé à réduire drastiquement son déficit public – sait que poursuivre sa politique économique en se basant principalement sur une hausse des prélèvements n’est pas tenable, car met en péril notre compétitivité, notre attractivité et un retour – encore hypothétique – de la croissance. «Je pense qu’on atteint des taux d’imposition dans notre pays que beaucoup de gens jugent excessifs, des taux de prélèvement obligatoire qui ne peuvent pas être dépassés», a reconnu Pierre Moscovici, face aux lecteurs du Parisien. Et de rappeler qu’il souhaite qu’en 2014, l’équilibre entre impôts et dépenses «s’inverse» et qu’on soit dans «une proportion beaucoup plus forte d’économies sur les dépenses publiques que d’impôts supplémentaires». Le ministre de l’Économie l’assure, pour la suite: le gouvernement vise «la stabilité fiscale» sur la fin du quinquennat.

 

Hollande-France 2 : le changement, c’est pas pour maintenant

Hollande-France 2 : le changement, c’est pas pour maintenant

Il ne faut pas s’attendre à des annonces chocs lors de la prestation  télévisée de Hollande sur France 2 mais plutôt à une nouvelle justification sur le cap choisi. Compte tenu des résultats économiques catastrophiques ( baisse du pouvoir d’achat en 2012 pour la première fois, croissance en berne en 2012 comme en 2013,  chômage explosif, déficits, dette, ponctions sur les retraités etc.), , il aura du mal à justifier son slogan’ «  le changement, c’est maintenant » ; Du coup, il risque de demander à nouveau d’être jugé au terme de son mandat en 2017. En clair, il va demander du temps au temps ; malheureusement la temporalité de la crise n’est pas celle du politique. Les français  n’ont que faire de cette échéance de 2017 pour l’instant. La seule et unique priorité c’est la croissance et le chômage (dont découle aussi le pouvoir d’achat). Après les récents chiffres de l’INSEE, Hollande pourrait apparaître encore plus discrédité s’il affirme à nouveau que l’inversion de la courbe du chômage est possible en 2013. L a vérité c’est que Hollande comme la plupart des responsables,  ne sait pas où il va ; globalement il suit la ligne de Bruxelles (imposée par l’Allemagne), l’austérité d’abord, pour la croissance on verra après. Une ligne de plus en plus contestée au plan international aux Etats Unis ou encore au FMI. Une ligne qui pourrait entrainer l’Europe dans une récession durable et créer les conditions d’une crise type 1929. A ce niveau de popularité ( 35% à peine), ;la parole de Hollande n’est plus crédible ; il va vraisemblablement privilégier la forme, monter le ton, pour donner l’impression que le bateau France est dirigé par un vrai capitaine , qu’il sait où il va ; les français le savent: dans le mur ; ils  le feront savoir dès le prochain sondage ; rien n’est pire en matière de com. que de vouloir  à tout prix s’exprimer quand en fait on a rien à dire ( de nouveau en tout cas).

Retraités : pension moyenne de 1216 euros

Retraités : pension moyenne de 1216 euros

Alors que François Hollande s’invite sur France 2 ce jeudi soir pour rassurer les Français sur sa capacité à sortir le pays de la crise, les retraités manifesteront leur mécontentement plus tôt dans la journée. A l’appel de l’Union confédérale des retraités (UCR), affiliée à la CGT, ils devraient être plusieurs dizaines de milliers, espèrent les organisateurs, à travers tout le pays à protester avec un mot d’ordre : « Les retraités ne sont pas des nantis ».  En effet, dès avril, 7, 5 millions d’entre eux devront payer une taxe de 0, 3 % pour éponger le trou de la Sécu. Au même moment, après l’accord des partenaires sociaux, les complémentaires seront revalorisées en dessous de l’inflation. Résultat, selon l’UCR : un pouvoir d’achat amputé de deux milliards d’euros pour 11 millions de retraités. L’exécutif pourrait appliquer cette recette à la réforme du régime de base, prévue cet automne, ainsi qu’à d’autres avantages, dont le taux réduit de CSG pour les retraités, qui coûte 12 milliards d’euros à l’Etat, dénonce la Cour des comptes. « Les retraités sont dans une situation financière plus favorable que les actifs », pointe son président. Malgré une pension moyenne de 1 216 € par mois, ils devront passer à la caisse. Mais gare à la caricature, prévient la fondation Ifrap (Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) : « Un certain nombre de retraités partent déjà vivre dans des pays comme le Maroc où le coût de la vie est moins élevé : ce serait un comble si, après celui des riches, on assistait à un exode des retraités. »

Hausse de la TVA en 2014 ?

Hausse de la TVA en 2014 ?

 

Christian Eckert, le rapporteur du budget à l’Assemblée a répondu aux questions de BFMBusiness.com. (BFMBusiness.com)

Vous avez proposé, avec d’autres députés socialistes, un changement des taux de TVA. Quel accueil ont-elles reçu de la part du gouvernement?

Elles n’ont pas reçu un accueil très enthousiaste, hormis sur un point déjà acquis, à savoir la baisse de la TVA sur le logement social et sur les travaux dans le logement social. Il ne faut pas oublier –et je pense notamment à Jean-Louis Borloo- que c’est le gouvernement précédent qui l’avait augmenté de 5 à 7% ! A l’époque, ça n’avait pas l’air de le choquer. Nous, nous allons le baisser et le ramener à 5%. Donc M. Borloo n’a pas de leçon à nous donner. Nous avons effectivement proposé une modulation des taux de TVA, que nous avons calibrée sans changer la recette globale. Le gouvernement n’a pas l’air d’être favorable au passage du taux intermédiaire de 10 à 9%. Pour le reste, nous proposons d’augmenter le taux normal de 20 à 20,5%. Ce qui reste un taux inférieur à celui pratiqué dans 17 des 27 pays européens. C’est une question qui sera peut-être posée un jour, en raison des équilibres budgétaires nécessaires. Elle sera peut-être même posée en fin d’année par certains. Nous ne sommes qu’au mois de mars. Il nous est impossible de donner les détails du budget 2014. Ma préférence va à une taxation de la partie versante, c’est-à-dire les entreprises qui versent des salaires supérieurs à un million d’euros. Le Conseil d’Etat a rendu son avis, le gouvernement est en train d’y réfléchir. Soit nous présentons une mesure dans la prochaine loi de finances initiale, vers la fin de l’année. Soit nous anticipons -pourquoi pas?- avec une mesure comme celle que je défends dans la loi sur la rémunération des dirigeants de grandes entreprises. Cela pourrait alors se produire au premier semestre de cette année. J’en ai parlé avec le nouveau ministre du Budget (Bernard Cazeneuve, Ndlr). Il y réfléchit.

France: recul des revenus, des marges et de la croissance

France: recul des revenus, des marges et de la croissance

 

 Le PIB en volume s’est replié de 0,3% au quatrième trimestre, après avoir augmenté de 0,2% au troisième trimestre, un chiffre révisé à la hausse par l’Insee, qui l’avait fixé à 0,1% lors de ses précédentes estimations.  La contraction de 0,1% du PIB aux premier et deuxième trimestres 2012 est, elle, confirmée par l’Insee qui aboutit à un constat de croissance nulle sur l’ensemble de l’année, alors que le gouvernement escomptait un petit +0,3%.  Pour 2013, l’Insee ne table que sur une très légère amélioration, avec une croissance zéro au premier trimestre et de 0,1% au deuxième.  Si l’institut devait se montrer trop optimiste et si le premier trimestre devait finalement marquer un nouveau repli du PIB, la France serait techniquement de nouveau en récession comme elle l’a été avec deux trimestres négatifs consécutifs début 2012.  Le pouvoir d’achat s’est contracté de 0,8% au quatrième trimestre, en raison notamment de l’augmentation des impôts et d’une accélération des cotisations sociales à la charge des salariés au quatrième trimestre (+2,0% après +0,7%), liée à « la hausse du taux de cotisation et la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires », a expliqué l’Insee.  Le revenu disponible brut des ménages a donc baissé de 0,5 % au quatrième trimestre, après +0,1% au troisième, malgré une légère progression de la masse salariale reçue (+0,3%) et le dynamisme des prestations sociales (+0,9% après +1%). Parallèlement, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% au quatrième trimestre, après 0,1% au trimestre précédent.  Sur l’ensemble de l’année, le pouvoir d’achat a fléchi de 0,4%, après avoir au contraire progressé de 0,5% en 2011. Il s’agit du premier recul depuis 1984 (-1,1%), assure l’Insee. Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il s’est replié de 1% en 2012 (-0,1% en 2011).  L’Insee a précisé que, malgré tout, la consommation des ménages avait progressé de 0,2% au quatrième trimestre et s’était montrée plus dynamique que l’évolution des revenus. Cette évolution a entraîné une baissse du taux d’épargne qui est passé de 16,2% à 15,6% au quatrième trimestre et s’est établi à 16,0% en moyenne sur 2012 contre 16,2% en 2011.  Au quatrième trimestre, la valeur ajoutée des sociétés non financières (SNF, qui exclut banques et assurances) a été atone, en baisse de 0,1% après avoir progressé de 0,7% au trimestre précédent. Les rémunérations totales qu’elles versent ont légèrement accéléré (+0,4%) alors que leur masse salariale a légèrement ralenti, avec la hausse des cotisations d’assurance vieillesse et la fin de l’exonération sur les heures supplémentaires.  Parallèlement, les impôts sur la production « augmentent fortement » (+3,6% contre +1,8% au troisième trimestre) « en raison de la hausse du taux du forfait social de 8% à 20% au 1er août », a assuré l’Insee. « Au total, l’excédent brut d’exploitation baisse et le taux de marge des SNF recule de 0,5 point pour s’établir à 27,7% en fin d’année », a poursuivi l’institut, calculant une moyenne de 27,9% sur 2012, son plus bas niveau depuis 1985.

Chômage : record depuis 16 ans

Chômage : record depuis 16 ans

Avec 3.187.700 d’inscrits sans activité fin février en métropole (+0,6% en un mois, +10,8% sur un an), il s’agit du plus haut niveau depuis 16 ans (février 1997) et du 22e mois consécutif de hausse. Le record de janvier 1997 (3,195 millions) est tout proche.  Aucune région n’est épargnée, à commencer par la Franche-Comté (+18,8% en un an). Les plus de 50 ans ont été particulièrement frappés (+0,9% en un mois, +16,6% en un an).  Si l’on tient compte des personnes ayant une activité réduite, chaque mois marque un nouveau record: Pôle emploi dénombrait ainsi 4,7 millions de demandeurs d’emploi en métropole fin février (4,9 millions avec l’Outre-mer).  Parmi eux, ceux de longue durée (plus d’un an), 40% des inscrits, n’ont jamais été aussi nombreux: plus de 2 millions dans la France entière, « c’est une tendance préoccupante car elle risque de conduire à une augmentation du chômage structurel », souligne l’économiste Hervé Boulhol, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).  Chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leurs droits à une indemnisation. La mort par le feu le 13 février de l’un eux devant son agence Pôle emploi de Nantes a été suivie par une série de menaces de suicide.  Pôle Emploi, en première ligne, va bénéficier du renfort de 2.000 agents en CDI d’ici septembre.  Ces recrutements, venant appuyer Pôle emploi dans sa refonte du suivi des chômeurs, vont « permettre à des jeunes, à des moins jeunes, à des chômeurs de retrouver un emploi… parce que chacun a besoin d’un accompagnement personnalisé », a assuré Michel Sapin, en reprochant à l’ex-majorité d’avoir « supprimé des postes alors que le chômage augmentait ».   »L’ensemble des mesures vont dans le bon sens à court terme pour amortir le choc, néanmoins elles n’en amortiront qu’une partie », estime M. Boulhol.  Ainsi, souligne l’économiste, « l’Insee prévoit 44.000 emplois d’avenir sur le premier semestre, ce n’est pas négligeable mais ce ne sera pas suffisant pour inverser la tendance ».  L’OCDE entrevoit une « stabilisation fin 2013″ du taux de chômage, rappelle-t-il, autour de 10,9% de la population active (11,25% DOM compris). Si cette prévision se vérifiait, le record en métropole (10,8%), enregistré en 1994 et 1997, serait dépassé.  De son côté, l’Insee prédit aussi une poursuite, sur fond de croissance quasi nulle, avec un taux de chômage de 10,6% en métropole mi-2013 (11% avec les départements d’outre-mer).  Jeudi, ce sera au président de la République de tenter de convaincre que les moyens nouveaux accordés à Pôle emploi, les outils mis en place par son gouvernement et la réforme du marché du travail, examinée à partir du 2 avril à l’Assemblée, pourront permettre d’inverser la courbe du chômage avant fin 2013.  Pour la CGT, « seul un changement radical des politiques économiques et sociales permettra d’inverser la tendance », a réagi le syndicat dans un communiqué.   »Il faut de toute urgence une rupture avec la politique désastreuse menée depuis 10 mois », a également estimé le président de l’UMP Jean-François Copé.

 

Chômage historique : une solution, embaucher tous les chômeurs à pôle emploi

Chômage historique  : une solution, embaucher tous les chômeurs à pôle emploi

 

Le record historique du chômage est donc atteint ; pour y faire face Ayrault a décidé d’embaucher 2000 personnes en CDI à pôle emploi après les 2000 de juillet soit plus de 50 000 salariés. Finalement peut-être la solution au chômage ; si par hypothèse on embauchait tous les chômeurs à pôle emploi, le chômage disparaîtrait. Bien sût les esprits chagrins vont considérer qu’il faudra financer cette dépense. Pas forcément, on pourrait considérer comme salarié de pôle emploi ceux qui touchent des allocation de chômage sans débourser un seul centime, ne resterait qu’environ 1 million de chômeurs et la promesse de Hollande d’inverser la courbe du chômage serait nettement dépassée. Une proposition saugrenue ? Pas plus que celle qui consiste à renforcer de effectifs de pôle emploi qui ne sert à rien et  qu’il faudrait mieux qualifier de « pôle chômage  ». Pour tenir la promesse de Hollande avec la stagnation ( au mieux) du PIB , il faudra d’autres propositions aussi saugrenues. Pourquoi pas une solution de type Chypriote, c’est à dire un prélèvement sur tous les comptes bancaires. Ce serait une vraie réforme fiscale, on supprime tous les autres impôts (dont le recouvrement coûte très cher :0.3% du PIB) et on instaure une taxe unique dont l’assiette et le taux pourrait varier en fonction des besoins de la puissance publique. Une mesure qui évidemment pourrait être considérée comme confiscatoire par le conseil constitutionnel mais pas plus que la multitude d’impôts qui tue la compétitivité et le pouvoir d’achat. Du coup, on pourrait aussi supprimer le parlement qui passe son temps à créer de nouvelles taxes ; nouvelles  économies ! Les grincheux vont sans doute considérer qu’il faudrait mieux créer des emplois durables dans le privé et soutenir vraiment la croissance. Bref, un changement de cap mais il faudra du temps pour en persuader nos responsables pour la plupart nourris au lait de la ressource fiscale.

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

 

La CFDT a décidé de ne pas donner suite aux appels à un 1er mai unitaire lancés par le nouveau secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, en raison des tensions actuelles entre les deux syndicats. « Le 1er mai, la CFDT n’ira pas défiler avec la CGT. C’est une décision de notre bureau national de la semaine dernière au moment où la CGT disait qu’il fallait faire un 1er mai commun, a déclaré mardi Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. Nous avons décidé que nous n’irions pas manifester avec la CGT parce que nous vivons une période de tensions », a-t-il ajouté en faisant référence aux virulentes critiques de la CGT sur l’accord de sécurisation de l’emploi que la CFDT et deux autres syndicats, la CFTC et la CFE-CGC, ont signé en janvier avec le patronat. « Nos militants ne veulent pas se faire insulter une semaine et aller manifester avec la CGT une autre semaine », a encore dit Laurent Berger, tout en soulignant qu’il souhaitait prendre le temps d’une explication avec Thierry Lepaon pour mettre fin à ces tensions. « La direction de la CGT veut un syndicalisme rassemblé. Le syndicalisme rassemblé ça ne se proclame pas de façon unilatérale, ça se construit ».

 

Chômage : record historique

Chômage : record historique

Le record historique du nombre de demandeurs d’emploi de 1997 (3,195 millions) devrait cette fois être battu.  Fin janvier, 3,169 millions de demandeurs d’emploi sans activité étaient recensés en métropole. Une nouvelle augmentation, attendue, serait la vingt-deuxième consécutive pour cette catégorie de chômeurs.  En tenant compte des inscrits exerçant une activité réduite, Pôle emploi recensait fin janvier 4,6 millions de demandeurs d’emploi en métropole (4,9 avec l’Outre-mer). Les demandeurs d’emplois de longue durée (plus d’un an) n’ont jamais été aussi nombreux: près de deux millions, et chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leur droit à une indemnisation. Contre le chômage, « on n’aura jamais tout essayé », a souligné lundi devant la presse le Premier ministre, en prenant le contrepied de l’expression utilisée par François Mitterrand en 1993. Jean-Marc Ayrault a annoncé lundi le recrutement de 2.000 CDI supplémentaires d’ici septembre chez Pôle emploi, après un renfort équivalent en 2012. Le service public de l’emploi, qui avait vu ses effectifs amputés de 1.800 postes en 2011 en pleine croissance du chômage, est régulièrement critiqué pour l’inefficacité de son organisation interne ou sa déshumanisation.  Depuis sa création fin 2008 (lors de la fusion ANPE-Assedic), Pôle Emploi doit gérer 1,5 million de chômeurs supplémentaires, dont 950.000 sans aucune activité (+43%). Au personnel, en première ligne, le Premier ministre a témoigné sa « confiance » et son « soutien ».

Kem One : 1300 emplois menacés

Kem One : 1300 emplois menacés

Huit mois après sa création, le groupe chimique Kem One a annoncé lundi aux représentants du personnel qu’il présenterait au tribunal de commerce une demande de cessation de paiement, ouvrant la voie à une procédure de redressement judiciaire mettant en cause l’avenir de quelque 1.300 salariés. Le groupe, spécialisé dans le PVC, va déposer mardi matin sa demande devant le tribunal de commerce de Lyon, et une audience aura lieu très prochainement, ont indiqué les syndicats et la direction à l’issue d’un comité central d’entreprise extraordinaire à Lyon qui s’est tenu sans la présence du PDG Gary Klesch. La direction a indiqué qu’elle n’entendait faire aucun commentaire avant le jugement du tribunal. Des assemblées générales du personnel sont prévues dès mardi sur les sites du groupe à Saint-Fons (Rhône) et à Lavera (Bouches-du-Rhône), ont indiqué les syndicats CGT et FO. A Lavera, des salariés, réunis dès la matinée de lundi dans l’attente de l’issue du CCE, ont brûlé des palettes et des pneus devant l’entrée principale du site. Kem One est né de la cession en 2012 des activités vinyliques du chimiste Arkema au financier américain Gary Klesch. Cette société emploie 1.800 personnes en France, réparties sur plusieurs sites de la région lyonnaise et de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

2000 postes en plus à Pôle emploi ; pour quoi faire ?

2000 postes en plus à Pôle emploi ; pour quoi faire ?

2000 postes en juillet, 2000 encore en plus maintenant. Mais pour quoi faire ? Rien, sinon pour essayer de recevoir plus poliment des chômeurs auxquels on a strictement rien à proposer. C’et connu, pôle emploi s’occupe du chômage pas de l’emploi. Entretien type avec un chômeur : relecture pour la énième fois du dossier du chômeur  sur l’écran d’ordinateur, vérification des données avec l’intéressé, un peu de bavardage inutile pour meubler l’absence de perspective, notification de l’entretien sur l’ordinateur et tirage papier de cette consultation qui ne sert à rein sinon parfois à quelques formations dont la plupart bidon. Exemple les merveilleux emplois services à la personne, véritables mines d’emplois d’après « les experts » ; modèle type : un CDI de 15 heures par mois au SMIC à 40 kms du domicile du chômeur. Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Pantin avec le ministre du Travail Michel Sapin, a donc annoncé la création de 2000 nouveaux emplois en CDI à Pôle emploi. Un renforcement des moyens de l’organisme qui se justifie, selon lui, par la volonté d’assurer une nouvelle offre de services et de permettre un accompagnement plus personnalisé des demandeurs d’emploi. «Aujourd’hui, afin que la nouvelle offre de services de Pôle emploi, ainsi que les dispositifs ambitieux que nous déployons, produisent pleinement leurs effets, il nous faut renforcer à nouveau les moyens de Pôle emploi», a justifié le chef du gouvernement, selon le texte de son discours transmis par Matignon. Il y aurait finalemenet peut être une solution embaucher tous les chômeurs à pôle emploi !

1...210211212213214...222



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol