Archive pour la Catégorie 'social'

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Nombre de chômeurs : 3, 5 ou 8 millions ?

Nombre de chômeurs : 3, 5 ou 8 millions ?

Il y a des catégories chez les chômeurs dénombrés, 3 millions c’est pour la catégorie A, mais il y aussi la catégorie, B et C, puis D et E et on pourrait prendre toutes les lettres de l’alphabet pour  classer les autres non recensés officiellement comme chômeurs. Donc 3 millions sans aucun emploi, 5 millions avec ceux qui travaillent partiellement (chômeurs à temps partiel). Il faudrait aussi ajouter les bénéficiaires du RSA qui ne recherchent plus d’emploi. Il y a environ 2 millions de bénéficiaires du RSA dont sans doute la moitié au moins a renoncé à chercher du travail, il y a aussi ceux qui bénéficient de l’allocation adulte handicapé (environ 1 million) certains pourraient retravailler mais le marché du travail ne les incite pas. Il y a enfin ceux qui ont tout simplement décidé de ne pas  s’inscrire épuisés par des démarches administratives inutiles à Pôle emploi, enfin ceux qu’on raye des liste sans raison pour une broutille de procédure (retard d’actualisation par exemple, non réponse à un courrier qui n’a pas été reçu etc.). En fait le total des chômeurs se situe entre 7 et 8 millions. Officiellement Pôle emploi a ainsi recensé fin mars 3,224 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité), contre 3,195 millions en 1997, date du précédent record. Le cap des trois millions, redouté comme la peste encore l’an dernier, est même franchi depuis septembre. Mais à y regarder de plus près, les chiffres sont encore bien plus impressionnants. Et pour cause : il n’y a pas que la catégorie A.  Pour l’ensemble des demandeurs « tenus de faire des actes positifs de recherche » (catégories A+B+C), le nombre s’élève à 4,741 millions, soit une hausse de 34.400 en mars (+0,7% sur un mois et +9,8% sur un an). En incluant l’Outre-mer, le chiffre dépasse même le cap des 5 millions, avec 5,033 chômeurs, du jamais vu. Les catégories B et C ont déjà battu leur record d’affluence depuis janvier, avec (1,4 million) et atteignent à elles seules 1,5 million de chômeurs en mars. Leur proportion dans l’ensemble ABC a même quasiment doublé depuis 1996. Des chiffres vertigineux, auxquels il faut encore ajouter 607.000 inscrits à Pôle emploi « non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi », les catégories D et E. Le nombre d’inscrits dans la première a, lui, toutefois diminué de 1,6% et celui dans la seconde de 0,3%.Ces demandeurs sont toujours tenus de rechercher activement du travail, sous peine d’être radiés. Mais à l’inverse de ceux de la catégorie A, ils exercent une activité partielle. Sont ainsi chômeurs de catégorie B ceux qui travaillent 78 heures par mois ou moins, les autres basculant dans la C. En dessous de 110 heures d’activité mensuelle, ces chômeurs peuvent par ailleurs cumuler leur revenu d’activité avec une allocation chômage. « Ces catégories ne sont pas totalement exclues, mais ne parviennent pas à s’insérer durablement dans l’emploi. Ce phénomène permet d’avoir des chiffres du chômage plus bas. En même temps, il est injuste, car révèlent que des personnes restent protégées (les CDI) tandis que d’autres absorbent le risque conjoncturel », décryptait, en janvier dernier, Mario Cochard, économiste à l’OFCE, interrogé par Libération. Le ministère du Travail ne dispose pas de statistiques précises sur le type d’activités exercé par ces chômeurs. Mais la DARES, l’organe statistique du ministère, cite tout de même approximativement, dans une étude publiée en janvier dernier, les aides à domicile, les employés de maison, les métiers de la culture, les surveillants, les agents d’entretien ou encore les intermittents du spectacle et les intérimaires, notamment dans le BTP. « Fin 2011, les demandeurs d’emploi en activité réduite ont un niveau d’étude globalement plus élevé que les autres demandeurs d’emploi et sont également un peu plus qualifiés. Il s’agit plus souvent de femmes, de personnes d’âge médian, vivant en couple avec des enfants à charge », révélait également cette étude. Il s’agit des inscrits à Pôle emploi qui ne sont donc pas obligés de rechercher activement du travail. Ceux de la catégorie D sont sans emploi, mais sont dispensés de recherche parce qu’ils ont trouvé un stage, une formation ou encore bénéficient d’un contrat de sécurisation professionnel (ils ont droit, après un licenciement économique, à un suivi personnalisé par Pôle emploi, voire à une allocation selon l’ancienneté dans l’entreprise). Les inscrits en catégorie E sont toujours à Pôle emploi et demandent toujours du travail, mais ils ne sont pas sans emploi. Il s’agit, notamment, des contrats aidés ou des créateurs d’entreprise.

 

Le Bon Coin plus efficace que Pôle emploi

Le Bon Coin plus efficace que Pôle emploi

C’est connu Pôle emploi s’occupe du chômage mais pâs de lemploi ou alors il faiat semblant.. » Les chiffres du chômage sont tombés et ils ne sont pas bons. La France comptait fin mars 3,224 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité), un record. Et pour Carl des Jamonières, patron de plusieurs agences « Mondial Pare Brise » interrogé par Europe1, Pôle emploi est en partie responsable. Car de l’emploi, assure-t-il, il y en a. Mais les chômeurs n’en sont pas toujours informés. « Il y a trois millions de chômeurs et Pôle emploi ne peut pas m’en envoyer un. Mon développement est bridé à cause d’un manque de personnel », regrette ce patron qui, du coup, va chercher sa main d’œuvre par d’autres moyens. Mais pas n’importe où.   »Alors que mon annonce sur Pôle emploi n’a attiré aucun candidat en un mois et demi, celle du Boncoin m’en a ramené 25 en une semaine », précise Carl des Jamonières. « J’ai même été obligé de supprimer l’annonce, sinon je serai débordé. J’y ai trouvé trois candidats, que j’ai embauchés. Aucun n’avait eu la proposition par Pôle emploi, alors que c’était des mécaniciens, donc des gens parfaitement adaptés à ce que je cherchais », poursuit-il.. Carl des Jamonières n’est pas le seul dirigeant à se tourner vers le site de petites annonces, qui a connu un essor fulgurant ces dernières années. Leboncoin.fr recense plus de 50.000 offres en ligne, et se hisse donc en tête des sites privés les plus fournis pour la recherche d’emploi (derrière Pôle emploi et ses 160.000 offres). Les employeurs auraient d’ailleurs tort de s’en priver, car les candidats potentiels affluent. Médiamétrie, qui a récemment intégré le site dans son « panel emploi », estime qu’en février dernier, il a accueilli près de 1,9 million de visiteurs uniques, derrière Pôle emploi (6,1 millions), dont les internautes se connectent aussi pour s’inscrire et mettre à jour leur statut, et Indeed (1,99 million), qui rassemble les offres d’autres sites. En un an, le Leboncoin.fr a gagné plus de 400.000 visiteurs, c’est presque autant de perdus pour Pôle emploi. Plusieurs facteurs peuvent expliquer le succès du Boncoin. Côté entreprise, la gratuité séduit les dirigeants, alors que d’autres sites comme Cadreemploi ou Monster demandent des centaines d’euros pour diffuser une annonce. Côté internautes, outre la précision des offres, le critère proximité fait également mouche. « Avant, une personne recherchait un poste. Avec la crise, si le conjoint a un travail, la personne cherchera plutôt un lieu, proche, où gagner de l’argent », décryptait pour Le Monde Laurent Gaignard, animateur du réseau de recruteurs commerce-RH, en septembre dernier.

 

Chômage record : 5 millions

Chômage  record : 5 millions

 

Le nombre de chômeurs dans la catégorie phare a battu son record en mars, à 3.224.600, augmentant pour le 23e mois consécutif, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère du Travail. Le précédent record datait de janvier 1997 (3.195.500). Face à cette hausse continue, François Hollande et son gouvernement conservent l’objectif de faire reculer le chômage d’ici fin 2013, une mission impossible selon de nombreux économistes du fait d’une croissance économique nulle. « Ce que je veux, c’est que les Français puissent se rassembler sur cette seule cause nationale, la lutte contre le chômage. C’est le seul rassemblement qui convienne », a-t-il dit jeudi lors d’une visite officielle en Chine. Le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé), la plus observée, a augmenté de 36.900 en France métropolitaine (+1,2%). Sur un an, il progresse de 11,5%. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,7% le mois dernier, soit 34.400 personnes, pour atteindre 4.741.100, en hausse de 9,8% sur un an. En incluant les départements d’Outre-mer, il a dépassé la barre symbolique de 5 millions, à 5.033.600 personnes. « Cette situation est le résultat d’une hausse ininterrompue depuis maintenant 5 ans (58 mois de hausse au cours des 60 derniers mois en catégories A+B+C, 52 mois en catégorie A) », souligne le ministère du Travail dans un communiqué. Le ministre du Travail, Michel Sapin, met en garde contre les comparaisons historiques, en soulignant que la population active a augmenté de 3 millions de personnes depuis 1997.

 

L’emploi détruit par l’austérité

L’Emploi détruit par l’austérité

 

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le risque d’asphyxie budgétaire de notre économie. Dans ses perspectives économiques 2013-2014, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estimait ainsi la semaine dernière que le nouveau plan de 14 milliards d’euros d’économies prévu en 2014 par le gouvernement allait continuer à «étouffer» le potentiel de rebond de l’économie française, en grevant la croissance de deux points de PIB. Une consolidation budgétaire qui contribuerait ainsi à «doper» le chômage, alors que les surcapacités des entreprises sont déjà estimées à 450.000 salariés au vu des volumes d’activité. Dans ce contexte, l’OFCE préconisait de limiter la réduction des dépenses publiques à 10 milliards par an. Un scénario qui permettrait de ramener le déficit à 3,5% du PIB fin 2014 tout en préservant un taux de croissance 1,4 %. Un niveau jugé suffisant pour stopper les destructions d’emploi et contenir la hausse du chômage. Même au niveau européen, le consensus sur l’impératif de réduire coûte que coûte les déficits pour relancer la croissance semble désormais se fissurer : mardi, après avoir accordé des délais à plusieurs pays pour réduire leur déficit jugé excessif, José Manuel Barroso, le président de la Commission et gardien de la discipline budgétaire de l’UE, a lui-même reconnu que les politiques actuelles avaient «atteint leurs limites à bien des égards». Une remise en cause qui ne fait toutefois pas l’unanimité. «Relancer la consommation par la dépense publique c’est que l’on a fait depuis 15 ans : cela nous a mis à genoux et nous conduirait encore plus vite dans le mur», estime l’économiste Christian Saint-Étienne, auteur de France : état d’urgence (Odile Jacob, janvier 2013). «Il manque trois à quatre millions d’emplois en France qui n’ont pas été développés, et ce ne sont pas les petites restrictions budgétaires de ces douze derniers mois qui en sont la cause, mais l’épuisement fiscal de nos entreprises et l’effondrement de notre capacité industrielle et productive», estime-t-il. Loin de ralentir la cadence, relancer la croissance nécessite selon lui une baisse des impôts et un plan de réduction des dépenses publiques de 45 milliards d’euros… associé à un programme d’investissement industriel permettant «d’appliquer les nouvelles technologies à la totalité de l’économie».

 

Sondage Pouvoir d’achat : record d’inquiétude des Français, 80%

Sondage Pouvoir d’achat : record d’inquiétude des Français, 80%

80% des français inquiets sur le pouvoir d’achat, en cause surtout les impôts. Près de six Français sur dix s’attendent à perdre du pouvoir d’achat dans les trois prochains mois, d’après le baromètre Viavoice BPCE pour les Echos et France Info. Toutes les catégories sociales sont concernées mais les retraités sont les plus inquiets. Ce sont les impôts et la fiscalité qui expliquent ce phénomène.  A l’heure où les avis de déclarations d’impôts arrivent dans les boîtes aux lettres et où les mesures fiscales se multiplient pour réduire des déficits publics, les Français sont de plus en plus inquiets : 59% d’entre eux s’attendent à perdre du pouvoir d’achat au cour des trois prochains mois, d’après un baromètre Viavoice BPCE pour les Echos et France Info. »On atteint un record d’inquiétude. Ce qui est très frappant, c’est que toutes les catégories sociales sont concernées. Et la catégorie la plus sensible est celle des retraités. On a aujourd’hui 80% d’entre eux qui se déclarent inquiets, c’est dix points de plus par rapport au mois dernier« , analyse François Miquet-Marty, directeur associé de l’institut de sondage. Principale explication, d’après Viavoice : la fiscalité. Les impôts et les taxes sont en tête des préoccupations pour près d’un Français sur deux, devant l’essence (40%) ou l’alimentation (37%). Une grande partie des ménages se sentent d’ailleurs menacés par de prochaines mesures en raison des mesures d’austérités que risquent de prendre le gouvernement.  Conséquence, les ménages devraient privilégier l’épargne sur la consommation dans les mois à venir. Selon le baromètre, « 50 % d’entre eux envisagent de dépenser moins d’argent que ces derniers mois pour l’alimentation ou l’habillement, en hausse de 15 points depuis mars. A l’inverse, ils ne seraient que 43 % à envisager de dépenser autant d’argent, et 6 % plus d’argent ».

PSA Aulnay : «Hollande est pire que Sarkozy» ( Mercier)

PSA Aulnay : «Hollande est pire que Sarkozy» ( Mercier)

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA Aulnay a réagi à l’annonce surprise de la fermeture dès 2013. C’est une nouvelle preuve que la direction ne respecte aucun engagement, aucune promesse». Et ce n’est pas l’intervention surprise du directeur industriel du constructeur automobile, affirmant que la fermeture d’Aulnay aura bien lieu en 2014, qui est de nature à les rassurer. «Cela ne change pas ma détermination en tant que gréviste», a déclaré Jean Ciblac, salarié à Aulnay depuis treize ans. C’est juste une question de mois. Le problème de fond, c’est que le plan social n’est pas acceptable en l’état.» Les syndicats ont en effet l’intention de poursuivre les grèves qui perturbent l’activité de l’usine. Établissant un parallèle avec la promesse non tenue par Nicolas Sarkozy, alors président de la République, de sauver le site ArcelorMittal de Gandrange, Jean-Pierre Mercier accuse le gouvernement de «se mettre, encore une fois, à plat ventre devant les patrons. Hollande est pire que Sarkozy. C’est quand même un gouvernement de gauche qui autorise, avec sa loi sur la flexibilité de l’emploi, les patrons à augmenter le temps de travail et à baisser les salaires. Même Sarkozy n’a pas osé le faire». «Si la direction veut fermer l’usine plus vite, il va falloir qu’elle paye, il va falloir qu’elle casque» Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA Aulnay  Jean-Pierre Mercier a rappelé que dans le cadre du plan social le calendrier prévoyait une période de volontariat jusqu’au 31 décembre 2013, avant les congés de reclassement. «La direction ne peut pas nous licencier avant», a-t-il lancé, rappelant que ce qui compte pour les salariés c’est d’avoir «un minimum de garanties» sur le volet social du plan. «Si la direction veut fermer l’usine plus vite, il va falloir qu’elle paye, il va falloir qu’elle casque», a-t-il ajouté, interpellant le gouvernement pour qu’il prenne position suite à cette annonce d’une possible fermeture anticipée. Matignon se dit extrêmement vigilant au respect du délai pour réindustrialiser le site. Un ministre a déclaré être «tombé de (sa) chaise» en apprenant la possible accélération du calendrier. Il n’a toutefois pas souhaité réagir aux propos de Jean-Pierre Mercier qui s’en prend à François Hollande, estimant qu’«il est dangereux de lui répondre par voie de presse. Nous sommes à sa disposition pour échanger mais Jean-Pierre Mercier recherche rarement le dialogue».

Le Printemps : 226 emplois menacés

Le Printemps : 226 emplois menacés

 

 

D’après des documents internes que s’est procuré Mediapart, le magasin-amiral du Printemps sur les Grands Boulevards parisiens, « le seul qui intéresse les acheteurs qataris », sera radicalement transformé après le rachat et « n’aura plus grand-chose à voir » avec le grand magasin actuel.  Le Printemps « est appelé à devenir dans un premier temps un centre commercial, les propriétaires comptant louer à prix d’or des espaces pour des marques de luxe », affirme Mediapart.  Le futur plan d’action, baptisé « Arthur 3″ a servi à vendre le projet de rachat aux qataris et a été signé par les parties le 21 décembre. Toutefois, selon la direction du Printemps, ce plan, sur lequel figure uniquement la mention « projet », n’existe pas.  Selon les documents publiés par Mediapart, il « prévoit la suppression totale du rayon enfant, du rayon bain, la division par deux des produits de la maison, des arts de la table, des meubles ».  Selon Bernard Demarcq, secrétaire général du syndicat UGICT-CGT du Printemps, contacté par l’AFP, le rayon lingerie devrait également être réduit de moitié.  L’objectif est simple: transformer le Printemps en temple du luxe, dédié aux marques haut de gamme, et destiné à attirer la riche clientèle de touristes étrangers.  Avec en ligne de mire un doublement du chiffre d’affaires d’ici 2019, et des taux de marges de 38% pour l’horlogerie et de 36,7% pour les chaussures, rien que dans le bâtiment abritant actuellement le Printemps de l’Homme, qui sera entièrement repensé.  Rien que sur cet espace Homme, les acheteurs prévoient de dégager 152 millions de ventes supplémentaires en augmentant la surface de 78%, pour y accueillir les grandes marques internationales comme Vuitton, Hermès, Saint Laurent, Gucci, Dior.  Chacune d’entre elles devra louer « à prix d’or » les espaces dont elle souhaite disposer.  Les mêmes transformations seront adoptées pour la Beauté et la Maison, avec chaque fois pour objectif de rassembler les marques les plus haut de gamme et exclusives, qui géreront tout par elles-mêmes, y compris les salariés.  D’après les syndicats du Printemps, qui ont reçu copie des documents par Mediapart, « ce sont au moins 226 postes qui seront supprimés, des salariés des marques mais aussi des salariés Printemps dans la centrale d’achat, la logistique, la comptabilité et dans les réserves si la direction met en place ce projet Arthur 3″, a dit M. Demarcq.   »Les Qataris ne veulent pas s’embarrasser de salariés et veulent aller vers la concession, c’est-à-dire que toutes les activités seront cédées aux marques de luxe qui, elles, emploient souvent des intérimaires qui ne bénéficient pas de la même protection sociale que celle des salariés Printemps », a-t-il expliqué. « Le Printemps ne sera plus qu’une coquille vide », a conclu M. Demarcq.

 

Chômage: chiffre catastrophique et historique attendu

Chômage: chiffre catastrophique et historique attendu

La boite à outils de Hollande ne semble pas de nature à relancer la croissance et à réduire le chômage ( témoin l’échec des emplois d’avenir). En effet Fin février, après une série noire de 22 mois, Pôle emploi recensait 3,187 millions de demandeurs d’emploi n’ayant pas travaillé au cours du mois (catégorie A) en métropole, soit seulement 8.000 de moins que le record absolu.  Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, en moyenne, plus de 28.000 nouveaux chômeurs sans activité ont poussé chaque mois la porte de Pôle emploi.   »Aujourd’hui plus que jamais le rassemblement du pays doit se faire sur ce qui est attendu par beaucoup de nos compatriotes: l’emploi, le redressement, la confiance », a déclaré le président de la République mercredi à l’Elysée.  Très pessimiste, le numéro un de la CFDT Laurent Berger a indiqué s’attendre à des chiffres « catastrophiques » pour le mois de mars, car « il n’y a aucune raison de penser qu’ils seront autres que catastrophiques ».  Mais au-delà du chiffre symbolique des « catégorie A » (sans aucune activité), Pôle emploi a déjà enregistré de nouveaux records depuis le printemps 2011: en février, en incluant ceux qui ont exercé une petite activité, ses listes recensaient près 5 millions de noms (Outre-mer compris), du jamais vu.  Parmi eux, deux millions de chômeurs de longue durée, un autre pic historique.  Face à cet afflux, un nouveau renfort de 2.000 CDI à Pôle emploi d’ici à septembre a été décidé par le gouvernement, comme en 2012.  En 1997, le chiffre des inscrits en catégorie A traduisait toutefois une situation encore plus dégradée, puisque la population en âge de travailler était moins nombreuse (25,6 millions, contre 28,3 millions en 2011, selon les plus récentes données de l’Insee).  Le taux de chômage, qui rapporte le nombre de chômeurs à la population active, tourne ainsi autour de 10,2%, alors que le record enregistré à deux reprises, en 1994 et 1997, est de 10,8% en métropole.  Mais les perspectives sont très pessimistes: le Fonds monétaire international (FMI) table sur une poursuite de la flambée, pour atteindre 11,6% en 2014 (Dom compris).  20.000 emplois d’avenir fin avril  Pour autant, le président de la République maintient son « objectif » d’inverser « à la fin d’année » la courbe du chômage, en hausse quasi-ininterrompue depuis cinq ans.  Dans son « programme de stabilité », présenté le 17 avril, le gouvernement prévoit – malgré une estimation de croissance quasi-nulle de 0,1% en 2013 – une légère reprise des créations d’emplois au second semestre et un recul du taux de chômage au dernier trimestre 2013. Les économistes estiment que, pour renverser la courbe, une croissance d’au moins 1,5% est nécessaire.  L’engagement du président sera tenu « grâce notamment à la reprise progressive de l’activité et aux premiers effets des nombreux dispositifs de soutien à l’emploi mis en place depuis dix mois », affirme Bercy.  Fin mars, François Hollande affirmait que « tous les outils », des outils « exceptionnels », étaient sur les rails pour mener la « bataille » contre le chômage: les emplois d’avenir, le contrat de génération, le crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE) et la loi sur la sécurisation de l’emploi.  Six mois après leur lancement, les emplois d’avenir peinent à décoller: fin avril, 20.000 environ devraient avoir été signés sur un objectif de 100.000 fin 2013. Malgré des subventions élevées (75% du Smic dans le secteur non marchand), les employeurs restent frileux face au profil des candidats, pas ou peu diplômés.  Le CICE devrait quant à lui permettre de sauver 15.000 emplois au premier semestre 2013, selon l’Insee.  Le contrat de génération, qui vise à favoriser l’embauche des jeunes et le maintien des seniors dans l’emploi, via des incitations financières, est lui opérationnel depuis début mars. Le gouvernement en espère 500.000 embauches de jeunes en CDI en cinq ans et autant de seniors maintenus dans l’emploi.  Quant à la loi sur la sécurisation de l’emploi, qui vise à fluidifier le marché du travail, elle devrait être adoptée définitivement le 14 mai.

 

Emplois d’avenir : l’échec

Emplois d’avenir : l’échec

Comme les contrats de génération, les contrats d’avenir sont un échec. Pourtant deux mesures phares pour inverser la courbe de chômage d’après Hollande.  Lesemplois d’avenir, l’un des dispositifs-phare du gouvernement pour lutter contre le chômage des jeunes pas ou peu qualifiés, ne rencontre pas le succès escompté. La faute à des conditions jugées trop restrictives par les employeurs, qui demandent donc de le réformer. Au détriment des jeunes en quête d’insertion professionnelle ? Une réponse au chômage des jeunes les moins formés. Sans diplôme ni formation, il leur est difficile de trouver un premier emploi. Or, sans expérience dans le monde du travail, point de salut. L’emploi d’avenir est donc censé leur mettre le pied à l’étrier, principalement dans le secteur non-marchand. Un tremplin qui s’adresse par ailleurs à un public très spécifique : les jeunes n’ayant pas décroché le baccalauréat et issus des quartiers les plus sensibles.  Sur le papier, l’idée semble séduisante mais le raz-de-marée escompté n’a pas eu lieu. A la fin du mois de mars, à peine un peu plus de 10.000 emplois d’avenir ont été signés… alors que l’objectif est d’en conclure 100.000 d’ici la fin de l’année.  Bien qu’un emploi d’avenir soit subventionné par l’Etat à hauteur de 75%, collectivités territoriales et associations ne se sont pas ruées dessus. Et pour cause : les employeurs rechignent à recruter des jeunes qui ne sont pas immédiatement opérationnels, même à prix réduit. Il faut en effet les former, les accompagner, sans l’assurance de réussir. « Le frein, c’est l’engagement sur la durée : cela reste des contrats lourds en termes d’organisation puisque ce sont des emplois à temps plein, sur une durée de trois ans, avec un enjeu de formation. C’est clair que le standard téléphonique ne déborde pas d’appels », témoigne pour Europe 1 Alain Belfert, directeur de la mission locale pour l’emploi de Douai. Prenant acte de ces débuts laborieux, un nombre croissant d’élus et de responsables propose d’assouplir ce dispositif : en clair, l’ouvrir à des jeunes plus diplômés, qui galèrent aussi sur le marché du travail mais seront plus vite opérationnels. Sauf que cela reviendrait à réitérer les effets pervers des emplois-jeunes initiés par Lionel Jospin : des jeunes diplômés à Bac+2, Bac+3, et même d’avantage, avaient presque monopolisé le dispositif, excluant de fait les jeunes les plus en difficulté.. Michel Sapin refuse donc pour l’instant toute modification, même si cela prive le gouvernement d’un moyen de réduire temporairement le chômage. Et quand bien même les emplois d’avenir seraient ouverts aux plus diplômés, rien ne dit que cela marche : les collectivités territoriales commencent aussi à se serrer la ceinture, un régime qui n’incite pas à embaucher. « Il y a de moins en moins d’emplois, y compris dans les collectivités, destinés aux jeunes sans qualification », confirme Alain Belfert. Le Conseil d’analyse économique, qui a publié une étude sur le sujet mercredi, propose une autre piste : les emplois d’avenir « doivent être réorientés vers le privé » car, à ses yeux, « la solution n’est pas de les placer dans des emplois du secteur public ou associatif dont toutes les études démontrent l’inefficacité du point de vue du retour à l’emploi ». Seule certitude : en France, les jeunes sont « massivement rejetés », estime l’un des auteurs, avant de rappeler que le taux d’emploi des jeunes Français est 1,5 fois plus faible qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne.

 

Taux de pauvreté : augmentation de 20 % chez les enfants.

Taux de pauvreté :  augmentation  de 20 % chez les enfants.

Un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté selon une étude de l’INSEE publiée mercredi. Cela signifie que sa famille vit avec moins de 964 euros par mois. Le taux de pauvreté augmente quasiment de 20 % chez les enfants. Plus la famille est grande et plus le risque d’être pauvre augmente. Une autre tranche d’âge est particulièrement concernée par cette précarité, il s’agit des femmes de plus de 75 ans. Près de 16 % d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’une des explications quant à la précarité de ces femmes, c’est leur faible retraite. Elles n’ont pas de carrière complète et la pension qu’elles reçoivent après le décès de leur mari est bien trop faible. Les chiffres de cette étude sont ceux de 2010 avant la crise économique actuelle. Il y a donc fort à parier que les chiffres actuels sont encore plus inquiétants.

 

IBM France : 1.200 postes menacés

IBM France : 1.200 postes menacés

IBM envisage de supprimer « plus de 1.200 postes » sur les 9.700 que compte le groupe en France, a-t-on appris mercredi de sources syndicales, à l’issue d’un comité central d’entreprise.   »La direction nous a dit que sa +réflexion allait vers une nécessité de supprimer plus de 1.200 emplois+ sur deux ans », a affirmé à l’AFP Pierry Poquet, délégué central Unsa, premier syndicat du groupe.  Cette information a été confirmée par Gérard Chameau, délégué central CFDT, qui a précisé qu’IBM allait s’appuyer sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour supprimer ces emplois.  Contactée par l’AFP, la direction n’a pas chiffré les suppressions de postes. Elle a cependant reconnu dans un communiqué qu’un travail était « engagé pour parvenir à la nécessaire adaptation d’IBM France aux demandes de ses clients ».   »Pour autant, aucune décision n’est prise concernant un éventuel plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) », conclut le communiqué.   »Il n’y a pas eu de véritable plan d’exposé aujourd’hui. Nous allons demander une expertise pour savoir si tout va vraiment si mal chez IBM et pour étudier l’impact psycho-social de ces suppressions sur le personnel restant », a indiqué Gérard Chameau.  Après avoir annoncé des résultats inférieurs aux attentes le 18 avril, le directeur financier d’IBM, Mark Loughridge, avait ouvert la porte à des suppressions de postes dans le monde.  Il avait précisé que le groupe consacrerait cette année près d’un milliard de dollars pour réduire les effectifs et que cela se ferait « comme l’année dernière », en dehors des Etats-Unis.  Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, CFE-CGC et Unsa d’IBM ont dénoncé des « réductions incessantes d’effectifs » et « exigé » de la compagnie qu’elle « clarifie très vite les mesures qu’elle compte prendre pour qu’il n’y ait aucun licenciement en France ».   »Envisager de fonctionner avec autant d’emplois en moins ne peut qu’augmenter le stress et la souffrance au travail déjà élevés par le fait de la politique continue de réductions d’effectifs depuis plusieurs années », ont souligné les syndicats.  Pierry Poquet a rappelé « qu’il y a quinze ans, il y avait 26.000 salariés », contre seulement 9.730 aujourd’hui.  IBM emploie plus de 400.000 salariés dans le monde.

 

Appel à une « Marche des chômeurs »

Appel à une « Marche des chômeurs »

Plusieurs associations de demandeurs d’emploi organisent une « marche des chômeurs » jusqu’à Paris, du 15 juin au 6 juillet, annonce mercredi dans un communiqué le MNCP (Chômeurs et précaires). A l’initiative de cette action, le MNCP lance un « appel général à toutes personnes ou organisations intéressées », alors que dans « une situation économique particulièrement tendue », « chômeurs, travailleurs précaires ont plus que jamais besoin de solidarité et d’échange ». Les associations (MNCP, Apeis, AC!, DAL) doivent encore finaliser un mot d’ordre commun. Soutenues par les syndicats FSU, Solidaires, et CFDT Pôle emploi toutes étaient sorties déçues de leur rencontre le 15 mars avec le ministre du Travail Michel Sapin et le directeur général de Pôle emploi Jean Bassères.

A Florange, une stèle érigée en mémoire de la «trahison» de Hollande

A Florange, une stèle érigée en mémoire de la «trahison» de Hollande

Une vingtaine de représentants syndicaux Force ouvrière d’ArcelorMittal ont déposé mercredi sur le site sidérurgique de Florange, où les hauts-fourneaux ont commencé à être éteints, une stèle en mémoire des «promesses non tenues» et de la «trahison» du président François Hollande. «Cette stèle est le symbole des promesses non tenues de Hollande et du manque de courage du gouvernement qui a capitulé face à Mittal», a déclaré à cette occasion Frédéric Weber, de FO.  Lorsqu’il était encore candidat socialiste à l’élection présidentielle, le chef de l’État s’était engagé face aux sidérurgistes mosellans à déposer un texte de loi obligeant les grandes entreprises à céder des unités de production à des repreneurs. Cette «loi Florange», qu’il a récemment confirmée, n’a pas encore été déposée au Parlement. «Notre usine, ici derrière nous, était maintenue dans un coma artificiel depuis des mois. Ce matin, ils ont coupé les machines et à partir de maintenant les hauts-fourneaux ne respirent plus», a ajouté Walter Broccoli, un autre délégué FO. En haut de la stèle déposée à l’une des entrées de l’usine, le mot trahison a été gravé en lettres capitales dans le marbre, suivi de la phrase: «Ici reposent les promesses de changement de François Hollande faites aux ouvriers et à leur famille».  Mercredi, l’alimentation en gaz des quatre tours de chauffe encore en état de marche sur les hauts fourneaux P3 et P6 a été coupée, marquant le lancement de la procédure de mise sous cocon de l’usine à chaud à Florange. Cette première étape, prévue sur deux jours, est une formalité puisque la mort des hauts-fourneaux était signée dans l’accord conclu en novembre entre le gouvernement et ArcelorMittal, mais elle constitue un symbole pour les 626 salariés du site, qui ont lutté pendant un an et demi pour tenter de sauver leur usine. En 2009, une stèle en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été érigée après la fermeture de l’aciérie voisine de Gandrange. Cette fois, les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC n’ont pas participé à cette action symbolique, marquant une nouvelle fois les tensions au sein d’une intersyndicale devenue inexistante, à la veille de l’ouverture des négociations sociales.

 

PSA : chute des ventes

PSA : chute des ventes

 

 PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi qu’il lui faudrait prendre de nouvelles mesures d’économies en France pour atteindre son objectif d’équilibre financier en 2014, tout en assurant qu’elles n’impliquaient pas de réductions d’effectifs supplémentaires. La faiblesse persistante du marché automobile européen, où PSA a réalisé 57% de ses ventes au premier trimestre, s’est traduite par un recul de 6,5% de son chiffre d’affaires lors des trois premiers mois de l’année, à 13,02 milliards d’euros. Pour la seule division automobile, la baisse atteint 10,3%. Le constructeur, qui a déjà engagé une vaste restructuration en France, a prévenu que le marasme européen perdurerait en 2014 et que le marché pourrait même être plus difficile que prévu, imposant de nouvelles mesures pour atteindre un free cash flow à l’équilibre à la fin de l’an prochain. « Nous allons démarrer des discussions sur la compétitivité du groupe en mai (…) J’aimerais bien qu’elles se concluent à l’automne », a déclaré à des journalistes le président du directoire Philippe Varin en marge de l’assemblée générale des actionnaires, placée sous haute surveillance.Le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon a précisé que des réductions d’effectifs supplémentaires, en plus des 8.000 suppressions de postes annoncées pour 2013 et 2014, n’étaient « pas l’objet » des prochaines discussions.

67% des intérimaires de 2012 sont sans emploi

67% des intérimaires de 2012 sont sans emploi

 

D’après l’institut OpinionWay, à  peine 12% des personnes embauchées en intérim en mars 2013 étaient en poste auparavant. La grande majorité était chômeurs (56%) ou étudiants (28%). Mais le taux de maintien au travail un an plus tard s’effrite. Ainsi, 61% des personnes qui étaient en intérim en mars 2012 sont en emploi aujourd’hui. Ce taux était de 67% en 2012. Ce résultat n’a rien d’étonnant au vu des 99.5000 destructions de postes qu’a connues le secteur privé en 2012. Dans le détail, les intérimaires de mars 2012 sont, un an plus tard, pour 8% d’entre eux en CDD (contre 10% pour ceux de mars 2011), pour 11% d’entre eux en CDI (contre 12% pour ceux de mars 2011) et pour 42% en intérim (contre 45% pour ceux de mars 2011).  Autre indice, 45% des personnes qui sont entrées en intérim cette année ont déjà eu dans leur vie professionnelle une expérience en CDI. En 2012, ils n’étaient que 39% dans ce cas. Le phénomène qui pousse d’anciens salariés en CDI ayant perdu leur emploi à se tourner vers l’intérim s’accentue. En outre, le travail temporaire devient de plus en plus un état durable. En mars 2013, 43% des intérimaires voient l’intérim comme une solution amenée à se prolonger, contre 34% d’entre eux en mars 2012.  L’enquête pointe aussi le pessimisme des Français. 15% d’entre eux sont confiants sur l’avenir économique du pays, contre 30% des Belges et 47% des Suédois. Mais les Portugais sont encore plus noirs, avec 8% de sondés confiants.

France : fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

France :  fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

 

Au même moment on a annoncé l’extinction définitive des hauts fourneaux de Florange et le vote du mariage pour tous. Tout un symbole des priorités de la politique de Hollande. Une excuse cependant, Hollande ne croyait pas que l crise serait aussi importante. ! Il y a de toute évidence un léger décalage entre les préoccupations de l’oligarchie politique et celles de la France profonde. Comme dit Rocard sur RTL ce matin, il faudrait que Hollande change de vision. Après 20 mois de lutte sociale et de polémiques, la Lorraine tourne mercredi une page de son histoire industrielle avec la mise à l’arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange, une étape symbolique que certains syndicalistes veulent célébrer par la pose d’une stèle en mémoire des « promesses non tenues » de François Hollande.   »Pendant qu’on posera cette stèle, derrière nous, ils seront en train de porter le dernier coup dans la mise à mort de notre outil de travail », a résumé mardi Walter Broccoli, représentant FO ArcelorMittal à Florange.  Le gaz alimentant les quatre tours de chauffe encore en état de marche dans les deux cathédrales d’acier du site d’ArcelorMittal, le P3 et le P6, sera coupé entre mercredi et jeudi, au cours d’une procédure qui durera 48 heures.   »Ça veut dire qu’on ne pourra plus redémarrer les hauts fourneaux, à moins d’investir dans de nouvelles installations », analyse François Lopera, de la CGT.  La procédure complète de mise sous cocon de l’usine à chaud, qui devrait être achevée d’ici fin juin, comprend l’arrêt et la consignation de toutes les installations de la « phase liquide » de Florange, ainsi que la mise en sécurité du site.  Cette fermeture d’une partie de l’usine, qui conserve ses activités dites à froid (packaging et automobile), était prévue dans l’accord conclu fin novembre entre le gouvernement et le numéro un mondial de l’acier, qui la jugeait inéluctable en raison du contexte économique.  Ce texte prévoyait également qu’il n’y aurait aucun licenciement sec pour les 629 salariés concernés (sur les quelque 2.500 du site), 206 d’entre eux ayant atteint l’âge de la retraite depuis la signature de l’accord, alors que la promesse de reclassement des 423 salariés encore en activité sera l’objet des prochaines négociations sociales.  L’accord prévoyait par ailleurs l’engagement d’ArcelorMittal d’investir 180 millions d’euros en cinq ans dans la filière à froid.   »Ces engagements seront tenus et j’en serai, avec le gouvernement, le garant », a assuré François Hollande en décembre.  Mais pour les syndicats, qui reprochent au gouvernement d’avoir capitulé face à la stratégie industrielle à court terme de Mittal, cet accord est un échec.  C’est ce qui a valu au Premier ministre Jean-Marc Ayrault d’être qualifié de « traître » par Edouard Martin, militant CFDT devenu le chef de file médiatique du combat des « Florange ».  Après l’abandon du projet Ulcos visant à réduire les émissions de CO2 dans le processus de fabrication de l’acier et dans lequel les salariés de Florange voyaient le dernier espoir de sauver les hauts fourneaux, ArcelorMittal a assuré qu’il poursuivrait ses programmes de recherche en France, autour d’un nouveau projet baptisé Lis.  Lundi, le groupe a annoncé 32 millions d’euros supplémentaires d’investissements dans ce programme par le biais d’un partenariat public-privé, mais les possibles applications industrielles ne seront pas connues avant six ans, durée de la mise sous cocon des hauts fourneaux.  En 2009, une stèle en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été érigée après la fermeture de l’aciérie voisine de Gandrange.

 

PSA : fermeture dès 2013

PSA : fermeture  dès 2013

A la question de savoir si PSA pourrait fermer l’usine d’Aulnay dès cette année et non en 2014 comme prévu, M. de Chatillon a expliqué que « le fait qu’un petit nombre de personnes continue à perturber notre usine pourrait nous y obliger », lors d’une conférence d’analystes.   »Je ne peux pas vous dire aujourd’hui quand cela se produirait mais ceci ne poserait pas de problème » car PSA est en train de faire basculer la production de la Citroën C3, faite à Aulnay, sur le site voisin de Poissy, dans les Yvelines, a-t-il ajouté.  Dans le cadre d’un vaste plan de restructuration en France qui touche plus de 11.200 personnes en France, le numéro un automobile français a prévu de fermer Aulnay, qui emploie moins de 3.000 salariés à l’heure actuelle.  PSA Peugeot Citroën a par ailleurs publié mercredi un chiffre d’affaires en baisse de 6,5% à 13,0 milliards d’euros au premier trimestre et a réaffirmé que la dégradation plus forte que prévu du marché automobile européen allait l’amener à engager des négociations sur la compétitivité.  Le chiffre d’affaires de sa branche automobile, la plus importante, a chuté de 10,3% à 8,7 milliards d’euros sur ces trois mois, à cause de la dégringolade du marché européen où il réalise encore 57% de ses ventes et de « la pression maintenue sur les prix », selon un communiqué de l’entreprise.  La progression des ventes du groupe en Chine et en Amérique latine n’a donc pas suffi à compenser son recul en Europe, où sa part de marché est tombée à 12,3% contre 12,9% au premier trimestre 2012.  Le constructeur automobile français a confirmé son objectif de diviser par deux le rythme de sa consommation de liquidités cette année et il vise un retour à l’équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.  PSA souligne toutefois sa crainte que le marché européen puisse « être plus difficile qu’attendu » en 2014, ce qui pourrait l’amener à « de nouvelles mesures opérationnelles », sous la forme d’un accord de compétitivité sur ses sites en France, suivant ainsi l’exemple de Renault.   »Les mesures opérationnelles que nous sommes en train d’étudier, c’est le lancement de négociations (…) sur la compétitivité du groupe », a expliqué son directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon lors d’un point presse. « Nous discuterons avec les partenaires sociaux à partir du deuxième trimestre. »  Il n’a pas voulu entrer dans le détail du contenu des futures négociations mais a reconnu que les questions du temps de travail, des congés et des augmentations de salaires, « c’est effectivement tout ce qui peut couvrir un accord de compétitivité ».  PSA doit d’abord boucler son plan de restructuration qui concerne plus de 11.200 salariés en France et qui prévoit la fermeture en 2014 de l’usine d’Aulnay, en région parisienne. Un ultime comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire est prévu à ce sujet le 29 avril.  A la question de savoir si les négociations sur la compétitivité pourraient déboucher sur de nouvelles suppressions d’emplois, M. de Chatillon a assuré que « ce n’est pas l’objet de ces discussions ».  Le constructeur, qui tient son assemblée générale des actionnaires ce mercredi, pourrait aussi être amené à retarder certaines dépenses d’investissement et il compte encore vendre des biens immobiliers pour 200 millions d’euros cette année.

Accroissement des inégalités

Accroissement des inégalités

 

 Riches de plus en plus riches ; pauvres de plus en plus pauvres  C’est ce que démontre l’enquête annuelle de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages, publiée ce mercredi 24 avril.  « Le précédent ralentissement économique, au début des années 2000, avait également pesé sur le niveau de vie du plus grand nombre mais la crise actuelle affecte, cette fois, plus spécifiquement les personnes modestes », écrivent ainsi les auteurs de l’étude, dont les chiffres s’arrêtent malheureusement à l’année 2010. Selon l’Insee, les 20% des Français les moins aisés ont vu leurs revenus baisser de plus de 1,2% entre 2009 et 2010, quand les 5% les plus riches ont, au contraire, connu une hausse de leur niveau de vie, sur la même période de 1,3%. Globalement, l’institution indique que le revenu médian des Français a baissé, en 2010, de 0,5%, pour s’établir à 19.270 euros par an, soit 1.610 euros par mois. L’Insee note également que la pauvreté a augmenté en 2009 comme en 2010, pour atteindre 14,1% de la population. Autre intérêt de cette enquête: elle contient des données qui permettent une radiographie de l’endettement dans les finances des ménages.  Près d’un ménage français sur deux, en 2010, détenait un crédit. Parmi les prêts contractés, 44% servent à financer l’achat d’une résidence principale.  Par ailleurs, les ménages qui possèdent un prêt immobilier bénéficient d’un niveau de vie élevé et sont plutôt « en milieu de cycle de vie », c’est-à-dire âgé de 30 à 59 ans. A l’inverse, ceux qui ont souscrit un crédit à la consommation, sont plutôt jeunes et disposent de revenus plus faibles que le reste de la population. Entre 2006 et 2009, plus d’un ménage sur trois (35%), a envisagé de contracter un crédit. Parmi eux, 16% se sont vus refuser l’octroi d’un prêt, et 24% n’ont même pas osé demander un crédit, en raison, la plupart du temps de leur catégorie socioprofessionnelle, alors que ce critère ne joue qu’à la marge, selon l’Insee, dans le déblocage d’un crédit.  L’Insee note que, pour la moitié des ménages endettés, les charges de remboursement dépassent 15% des revenus. Et 18% de ces mêmes ménages ont des mensualités supérieures à 30% de leurs revenus, un seuil considéré comme critique.  Ces derniers ménages se sont souvent endettés dans le but d’acheter un bien immobilier. Par ailleurs,la mensualité moyenne payée par les ménages était de 621 euros en 2010.  En 2010, pour un peu moins d’un ménage français sur 10, le montant des prêts dus excèdait celui de la valeur du patrimoine. Ce phénomène touche plus particulièrement des ménages jeunes, qui ont souscrit à un crédit à la consommation.

 

Pouvoir d’achat : baisse pour 80% des français

Pouvoir d’achat : baisse pour 80% des français

 

Querelle byzantine autour du pouvoir d’achat alors que la vérité est simple, l’indice des prix de l’INSEE est faussé, il ne prend pas en compte les dépenses contraintes (logement, impôts, cotisations, services) et sous-estiment les prix (alimentation par exemple) ou encore ne tient pas compte de l’évolution de la structure de consommation (nombre de produits en baisse ne sont plus (ou moins) consommées (exemple les voitures neuves). Selon une enquête du dernier numéro du magazine 60 millions de consommateurs, 79% des Français ont le sentiment que leur pouvoir d’achat a baissé ces 12 derniers mois. Le chiffre est d’une ampleur inédite. Mais il témoigne d’une tendance qu’ont les Français à ressentir la baisse de leur niveau de vie depuis des années. En mai 2011 déjà, 20 minutes et France Info publiaient une enquêteObea-Infraforces révélant que 55% des personnes interrogées jugeaient que leur pouvoir d’achat avait baissé en un an. En 2010, 50% de la population estimaient même que leur niveau de vie s’était dégradé depuis 10 ans, selon une enquête du Credoc.  Pourtant, les chiffres de l’Insee ne sont pas si sombres. L’institut, dans une étude parue fin mars dernier, a certes constaté que le pouvoir d’achat moyen des ménages avait baissé en 2012 (-0,4%). Mais il a ajouté qu’il s’agissait de la première baisse depuis… 1984, date du tournant de la rigueur entamé par François Mitterrand. Selon l’institut, les Français ont ainsi bénéficié d’une hausse de pouvoir d’achat continue depuis cette date (+ 0,5% en 2011, + 1,2% en 2010, + 1,6% en 2009, + 0,4% en 2008, + 3,1% en 2007 etc.). Une hausse qui contraste avec le ressenti des sondés, mais aussi avec certaines autres études. L’association 60 millions de consommateurs, elle, a par exemple calculé une baisse continue de l’indicateur depuis 2007.  Outre le chiffre du pouvoir d’achat moyen des ménages, l’Insee publie également celui du pouvoir d’achat moyen des unités de consommation au sein d’un même ménage, plus proche du ressenti des Français. En effet, un couple qui mutualise les dépenses a plus de pouvoir d’achat que deux célibataires. En prenant en compte ce chiffre, le pouvoir d’achat a reculé de 1% en 2012 et déjà de 0,1% en 2011. Le hic ? « L’Insee ne le met pas assez en avant lorsqu’il publie ses résultats. Ce n’est pas le chiffre qui apparaît en premier et on le retient moins », estime un représentant de 60 millions de consommateurs, contacté par Europe1.fr. De plus, ce chiffre est encore insuffisant pour beaucoup d’observateurs. Pour les statisticiens de l’Insee, le pouvoir d’achat est la quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec le revenu disponible, c’est-à-dire déduit des impôts et des cotisations. Pour parvenir à l’identifier, l’Insee calcule la moyenne de la hausse du revenu disponible des ménages français, et la compare à la hausse des prix de toute une batterie de produits ou services : loyers, alimentation, eau, énergie, de carburants ou télécommunications. Ainsi, chaque fois que la hausse des revenus dépasse celle des prix de tous ces produits, le pouvoir d’achat progresse. Et inversement. Le principal reproche fait à l’Insee, c’est de ne pas tenir compte de la hausse des prix de l’immobilier pour calculer le pouvoir d’achat. L’institut estime en effet que l’achat d’un bien immobilier constitue un « investissement » et non une dépense de consommation, contrairement au paiement d’un loyer. « C’est pour cette raison qu’il y a une telle différence entre nos chiffres et les leurs », souligne 60 millions de consommateurs. « Notre indice tient compte de la consommation réelle des ménages. Il se veut plus exhaustif », écrivait déjà l’association en aout 2011. Et ils ne sont pas les seuls à le penser. « On pourrait adapter les calculs de l’Insee pour tenir compte du prix des logements.

 

Emplois recul des embauches

Emplois recul des embauches

 

Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim a baissé de 1,1% en France au mois de mars, après -0,3% le mois précédent, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Le recul est de 0,6% sur trois mois et de 7,9% sur un an. Dans l’industrie, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois a baissé de 1,8% en mars, soit -3,2% sur trois mois et -10,7% sur un an. L’Acoss publie parallèlement ses chiffres du premier trimestre 2013 qui montrent un recul de 3,3% du nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim, après -2,4% au quatrième trimestre 2012. Cette baisse reflète une diminution de 6,0% des embauches en CDI et de 1,1% des embauches en CDD de plus d’un mois. Les déclarations d’embauche en CDD de moins d’un mois ont quant à elles progressé de 0,9% au premier trimestre, après +2,7% au quatrième trimestre de l’an dernier. Sur un an, la baisse des embauches de plus d’un mois se poursuit pour atteindre 7,2% au premier trimestre 2013 (-12,7% pour les CDI et -2,6% pour les CDD), après -6,6% et -6,3% les deux trimestres précédents.

 

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