Archive pour la Catégorie 'social'

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France: récession et hausse du chômage d’après le FMI

France: récession et hausse du chômage d’après le FMI

Le Fonds monétaire international estime désormais que le produit intérieur brut (PIB) de la France reculera de 0,1% en 2013 par rapport à 2012, alors qu’il tablait en janvier sur une légère croissance de 0,3%. Ce serait la première année de récession depuis la baisse de 3,1% en 2009.  L’économie française ne connaîtrait ensuite qu’un très modeste rebond en 2014, de seulement 0,9%.   »La croissance en France devrait être négative en 2013, ce qui reflète une conjonction de la consolidation budgétaire, de mauvaises performances à l’export, et d’une confiance en berne », estime l’économiste en chef du Fonds, le Français Olivier Blanchard, dans ce rapport semestriel.  Ces prévisions sont encore plus pessimistes que celles que le gouvernement français va officialiser mercredi dans le « programme de stabilité » qui sera envoyé à Bruxelles le 30 avril.  En ligne avec la Commission européenne, Paris ne s’attend plus qu’à une croissance de 0,1% en 2013 mais espère un rebond de 1,2% en 2014.  Avec une récession suivie d’une reprise atone, le chômage devrait continuer à flamber, selon l’institution dirigée par l’ex-ministre française de l’Economie Christine Lagarde, alors que le président François Hollande s’est engagé à en inverser la courbe à la fin de l’année.  Le taux de chômage passerait ainsi de 10,2% l’an dernier à 11,2% en 2013 puis à 11,6% en 2014, explique le FMI.  L’activité au point mort a déjà contraint la France à acter un dérapage budgétaire conséquent. Alors qu’elle s’était engagée à ramener cette année son déficit public à 3% du PIB, le plafond fixé par les traités européens, elle estime désormais qu’il s’établira à 3,7%.  Le FMI conforte cette prévision puisqu’il la fait sienne.  En revanche, les avis divergent pour la suite.  Le gouvernement compte ramener le déficit sous la barre des 3%, à 2,9%, en 2014. Or le Fonds s’attend à ce qu’il soit encore de 3,5% l’an prochain, sur la base de son analyse des mesures déjà votées ou dont il a la certitude qu’elles seront adoptées.   »La barre des 3% ne sera pas atteinte cette année mais c’était normal étant donné la faiblesse de la situation macroéconomique », a estimé Jord Dedressin, chef adjoint du Département des recherches économiques au FMI, mardi lors d’une conférence de presse à Washington.   »De nouvelles réformes devront être décidées l’année prochaine mais pour 2013, le rythme des ajustements nous semble cohérent », a-t-il ajouté.  Paris aura donc fort à faire pour prouver que les économies promises, notamment sur les dépenses de retraite et de la politique familiale, seront bien mises en oeuvre.  Pour l’instant, le FMI pense que le déficit français ne reviendra sous les 3%, à 2,6%, qu’en 2015.  Du coup, les experts de Washington estiment que la dette publique de la France va continuer à gonfler de record en record, à 92,7% du PIB en 2013, 94% en 2014 et jusqu’à 94,1% en 2015, avant de refluer progressivement — elle redescendrait à 88,1% en 2018.

 

Petroplus : fermeture définitive

Petroplus : fermeture définitive

Le rejet des offres entraîne la cessation définitive d’activité de la raffinerie, liquidée en octobre mais autorisée à fonctionner jusqu’à ce jour. La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée « dans les jours prochains », précise le groupe dans un communiqué.   »Malheureusement, les repreneurs n’ont pas été en mesure de lever l’ensemble des ambiguïtés, l’ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres: en conséquence, le tribunal n’a pu que rejeter les offres qui nous étaient présentées aujourd’hui », a indiqué à la presse Me Jean-Pierre Valentin, l’avocat du comité d’entreprise.  Le gouvernement « prend acte » de cette décision, ont indiqué dans un communiqué les ministres du Redressement productif Arnaud Montebourg et de l’Emploi Michel Sapin, en promettant d’oeuvrer au reclassement des salariés. Assurant avoir mobilisé « tous les moyens possibles » pour trouver un repreneur potentiel, ils estiment que « rien n’aurait été pire qu’une solution précaire qui aurait finalement nui aux salariés et à leurs familles ».  L’annonce du rejet des offres été accueillie dans le silence par les quelque 300 personnes réunies devant le tribunal, comme frappées de stupeur, avant que ne fusent quelques cris de « nationalisation! », a constaté l’AFP. Plusieurs leaders syndicaux ont ensuite pris la parole pour assurer que le combat continue, mais le coeur n’y est plus, et la petite rue s’est rapidement vidée.  Yvan Deconihout, 46 ans, salarié à la raffinerie depuis 12 ans, dit ressentir « une déception phénoménale » à l’égard du gouvernement. « On peut dire qu’on a été trahis par le gouvernement parce que le président Hollande qui était venu nous voir nous avait promis qu’avec la politique socialiste on arriverait à s’en sortir (…) Là on se rend compte qu’on n’a pas avancé ».  Le directeur de la raffinerie Philippe Billant a indiqué qu’un « liquidateur a été nommé. Il vendra les actifs isolés ». Selon lui, il est encore trop tôt pour déterminer l’avenir du site qui pourrait être déconstruit ou transformé.  M. Billant a précisé que des mesures de reclassement et de formation ont été prises.  Le tribunal, qui a repoussé à huit reprises la date limite de dépôt des offres de repreneurs depuis le dépôt de bilan de la raffinerie en janvier 2012, examinait mardi les deux dernières offres de reprise, celle du Panaméen NetOil, sur les rangs depuis juillet 2012, et celle de Murzuq Oil, apparu ces dernières semaines.   »Je rentre chez moi en Libye, je suis déçu », a affirmé le président de Murzuk Oil, Mabrouck Jomode Elie Getty. « On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d’avoir de l’argent, du pétrole et l’avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus », a-t-il souligné.  Les juges consulaires attendaient des candidats qu’ils apportent des garanties sur leur capacité à approvisionner le site en pétrole brut mais aussi à le moderniser.  Mais de son côté, Nicolas Vincent, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, avait assuré qu’il ne baisserait pas les bras quelle que soit la décision du tribunal. Selon Jean-Luc Broutet de la CGT « la responsabilité aujourd’hui est du côté du gouvernement ». « Si on veut assurer l’avenir du raffinage dans notre pays, assurer l’indépendance énergétique, on demande au gouvernement de nationaliser le raffinage en France », a-t-il dit après l’annonce de la décision.  Au total, plusieurs dizaines de candidats se sont manifestés pour reprendre la raffinerie depuis son dépôt de bilan mais aucun n’a été en mesure de déposer un dossier satisfaisant.  Lorsque la raffinerie fermera, une centaine de salariés de Petroplus pourraient être reclassés dans l’industrie pétrolière, principalement dans la vallée de la Seine où fonctionnent deux autres raffineries, l’une exploitée par Total et l’autre parExxonMobil.  Ouverte en 1929, la raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse. Sa liquidation avait été prononcée en octobre par le tribunal de commerce de Rouen qui avait toutefois autorisé la poursuite de l’activité jusqu’au 16 avril.   »On a été exemplaires et responsables pendant ces 18 mois de lutte, il n’y a pas eu de violences et il n’y en aura pas, parce les mecs sont usés », avait indiqué un militant CGT, Denis Collange, 57 ans, dont 35 à la raffinerie, interrogé avant le jugement sur les conséquences d’une décision négative du tribunal.

 

Ménages : encore de nouveaux impôts

Ménages : encore de nouveaux impôts

Contrairement a ce qu’a annoncé Moscovici, il y aura bien de nouveaux impôts en 2014 et qui pour l’essentiel pèseront sur les ménages. A compter du 1er janvier 2014, les taux de TVA en France seront fixés à 5 %, 10 % et 20 %, pour le taux normal. Le relèvement de ces deux derniers taux permettra à l’État de récupérer près de 6,4 milliards, soit un tiers des besoins du Crédit d’impôt compétitivité emploi. Si la hausse est une quasi-certitude, leur niveau précis pourrait être modifié à la marge. Plusieurs députés de la majorité réclament un taux normal à 20,5 %. Redresser la branche famille, dont le déficit avoisine les 2 milliards, est une priorité du gouvernement. Pour y parvenir, il devrait s’inspirer d’une partie des recommandations du rapport du Haut Conseil à la famille présidé par Bertrand Fragonard. Celle qui tient la corde consiste en une dégressivité des allocations perçues en fonction du niveau des revenus. Le plafond du quotient familial pourrait également être réduit et la prime de naissance, de 903 euros, significativement réduite. Les partenaires sociaux sont tombés d’accord, mi-mars, sur une série de mesure destinées à combler partiellement les déficits des caisses de retraite complémentaire. L’une d’entre elles touche directement les cadres: leur taux de cotisation augmentera de 0,1 point en 2014 puis en 2015, soit une ponction de 1,1 milliard d’euros de cotisations en plus (dont 60 % à la charge de l’employeur à horizon 2017). De quoi inspirer, peut-être, l’inévitable réforme du régime général des retraites qui se profile d’ici les prochains mois. La fiscalité verte servira à financer 3,6 milliards d’euros (à plein ­régime en 2016) sur les 20 qui ­servent à financer le Crédit impôt compétitivité emploi (Cice). ­Longtemps, l’exécutif a envisagé un alourdissement de la taxation du diesel. Dans un rapport publié début mars, la Cour des comptes estime à près de 7 milliards d’euros les pertes de recettes fiscales liées aux exonérations dont bénéficient les véhicules diesels. Une manne potentielle pour l’État mais un double risque pour le gouvernement: politique, car les carburants sont un sujet sensible pour les électeurs ; économique, car PSA et Renault, tous deux en difficulté économique, ont misé sur le diesel. D’autres mesures alternatives sont donc envisagées: un élargissement du bonus-malus à d’autres critères de pollution que le seul CO2.La défiscalisation des agro carburants est aussi évoquée ou encore une contribution du secteur aérien (lui aussi en crise). La taxe à 75 % «nouvelle mouture», annoncée par François ­Hollande lors de son intervention du 28 mars et qui sera prélevée ­directement par les entreprises au niveau des salaires supérieurs à 1 million d’euros, touchera moins de personnes (1000 au lieu de 1500) mais rapportera davantage à l’État: 500 millions contre 210 pour la première version. La raison? La contribution supplémentaire sera égale à 50 % des montants en question versés en 2013 et en 2014. En effet, c’est la somme de ce nouvel impôt et des 25 % de prélèvements déjà existants (cotisations sociales patronales, taxes sur la masse salariale du type versement transport) qui, en cumulé, ­portera le niveau de taxation à 75 %. Un prélèvement au ­niveau des revenus aurait abouti, pour les plus élevés, à une surtaxe de 18 % seulement. D’où la plus-value qu’en tirera l’État.

 

Patrimoine politique : le grand décalage avec les français

Patrimoine politique : le grand décalage avec les français

 

 8 ministres socialistes  millionaires:  la déclaration du patrimoine des ministres va constituer une journée de deuil démocratique ; en cause, la découverte que la classe politique n’est pas représentative des français ( 8 ministres socialistes ) millionaires ; Pourtant on va sous-évaluer ces patrimoines par exemple avec des valeurs d’estimation très approximative de l’immobilier ( genre en valeur d’achat au lieu de la valeur du marché, en ne prenant pas en compte le patrimoine redistribué sur la famille, les parts de sociétés, voire les comptes à l’étranger ou encore les objets d’art et les bijoux). Pourquoi un deuil démocratique ? Parce qu’en réalité en dépit de leurs déclarations les politiques sont globalement riches ;  par héritage, par situation professionnelle et aussi grâce aux revenus d’élus. Un député maire touche en effet de l’ordre de 20 000 euros mensuels (avec un attaché parlementaire) plus de nombreux avantages. Alors que le salaire moyen en France est de 1600 euros mensuels environ ; le montant moyen d’ une retraite au régime général es de 1000 euros environ. Le montant moyen du patrimoine des français est de l’ordre de 230 000 euros par ménage (donc moins de 100 000 euros par individu si on compte les adulte autre que les parents). La politique rapporte donc, d’autant qu’on a transformé le service démocratique qui ne devrait durer que quelques années en véritable carrière. Hollande pour masquer l’affaire Cahuzac a mis le doigt dans l’engrenage fatal du discrédit de la classe politique. Comment, un élu disposant d’au moins 20 000 euros par mois pourrait comprendre les réalités de la vie quotidienne d’un smicard, ou  d’un chômeur. C’est tout le drame de la démocratie et qui ne concerne malheureusement pas que la France. Dans un autre temps, on pourrait ignorer la richesse des élus mais dans une période caractérisée par une crise d’une telle ampleur ce n’est pas possible. D’une part pour des motifs de justice sociale mais surtout pour l’incapacité de nos élus à comprendre la problématique économique et sociale de ceux qu’ils sont censés représenter. Du coup, leurs orientations sont essentiellement fondées sur ce que pensent les élites qui n’ont aucune capacité à comprendre les conséquences de l’austérité, du chômage et de la pauvreté.

Patrimoine, Filon ouvre un cabinet conseil »J

Patrimoine, Filon ouvre un cabinet conseil »J

 

Bruno Le Roux, au Grand jury RTL/Le Figaro/LCI.   »Vous savez moi, les députés qui, ouvrent pendant leur temps d’activité, des cabinets de conseil, ça m’interroge. Si c’est un cabinet de conseil pour conseiller les touristes qui viennent en France sur les meilleurs lacs de la Sarthe pour aller pêcher, le conflit d’intérêt est minime… Mais on peut imaginer qu’il s’agisse là de mettre une relations entre le carnet d’adresses qui est le sien, les responsabilités qui sont les siennes et un certain nombre de conseils », a ajouté Bruno Le Roux.  Interrogé dimanche lors du Grand Rendez-Vous Europe1/i-Télé/Le Parisien sur l’absence de référence à sa société de conseil, 2F Conseil, créée en juin, dans sa déclaration de patrimoine, François Fillon a répondu qu’elle était mentionnée dans sa déclaration d’intérêts. « Elle ne pouvait pas l’être dans une déclaration de patrimoine qui date du mois de juin pour une raison très simple : elle n’avait pas encore de chiffre d’affaires. Quand elle en aura, elle sera dans la déclaration de patrimoine que je ferai en fin de mandat », a-t-il dit. « Je n’ai pas l’intention de déclarer mon patrimoine toutes les semaines », a-t-il lancé. « J »ai toujours exercé, jusqu’à la création de cette société de conseil, une activité purement politique », a-t-il ajouté.

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Ce Conseil national, qui rassemble quelque 300 cadres du PS, s’est ouvert dans un contexte marqué par l’affaire Cahuzac, une bombe politique qui a profondément marqué et choqué les militants, et quelques jours après les propos anti-austérité de plusieurs ministres, dont Arnaud Montebourg (Redressement productif), et Cécile Duflot (Logement).  Le Premier ministre venait juste d’achever son discours lorsque une cinquantaine d’ouvriers de l’usine PSA sont entrés dans la salle en clamant « le changement, c’est maintenant ». M. Ayrault s’est éclipsé. Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a lui décidé de leur accorder la parole pendant une dizaine de minutes. C’est le représentant CGT de l’usine, Jean-Pierre Mercier, qui s’est exprimé à la tribune, devant plusieurs ministres et le conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle. « On est venu ici pour vous demander qu’on obtienne une bonne fois pour toutes ce médiateur, qui puisse mettre le poids du pouvoir politique, du gouvernement dans la balance », a déclaré le dirigeant syndical.  Prenant à partie les ministres présents, comme Stéphane Le Foll, François Lamy ou Najat Vallaud-Belkacem, le représentant CGT leur a lancé : « vous avez vos menteurs, vos Cahuzac, nous on a M. (Philippe) Varin », le président de PSA, accusé de « mentir » aux ouvriers « depuis un an et demi ».  Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a lui aussi été apostrophé. « Vous connaissez dans le Doubs la famille Peugeot, vous pouvez avoir un poids vis-à-vis d’eux », a demandé M. Mercier au ministre, élu de ce département.  Des représentants de ces salariés ont dans la foulée été reçus par M. Désir. « Même si on désapprouve l’intrusion, il est tout à fait indispensable pour le PS de maintenir le dialogue avec les travailleurs car nous sommes le parti des droits des travailleurs », a assuré un membre de la direction.

 

Aulnay PSA : Montebourg demande aux licenciés de se calmer

Aulnay PSA : Montebourg demande aux licenciés  de se calmer

 

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, met en garde contre toute radicalisation dans le dossier PSA Peugeot Citroën, de la direction comme des ouvriers du site d’Aulnay, après que des salariés de cette usine ont interrompu le Conseil national du PS samedi. Une cinquantaine de salariés se sont introduits de force après 11 heures dans le Centre des Congrès de la Cité des Sciences, à Paris, et interrompu pendant une vingtaine de minutes les travaux du « Parlement » du Parti socialiste pour protester contre la fermeture programmée de ce site en 2014. « Nous ne souhaitons ni la radicalisation des ouvriers d’Aulnay ni celle de la direction du site. Cela ne profitera à personne, ni aux 80.000 salariés de PSA, qui ont besoin que leur entreprise retrouve des couleurs », explique Arnaud Montebourg dans un entretien au Journal du dimanche.   Le représentant CGT de l’usine, Jean-Pierre Mercier, a notamment apostrophé samedi plusieurs ministres, dont celui de l’Economie Pierre Moscovici, et réclamé la nomination d’un « médiateur avec de réels pouvoirs ». « Je tiens à leur redire qu’il y a déjà un conciliateur nommé par Michel Sapin. Et demander un médiateur pour remettre en cause un accord déjà signé -et, je le rappelle, très largement majoritaire- n’est pas acceptable », insiste Arnaud Montebourg.

 

Gallois : il faut des stages dans les PME pour les patrons du CAC 40 !

Gallois : il faut des stages dans les PME pour les patrons du CAC 40 !

 

Bonne idée de Gallois, des stages dans les PME pour les patrons du CAC afin qu’ils se rendent compte des réalités économiques et sociales. « J’ai l’honneur de vous proposer d’effectuer un stage dans notre société, pour la durée de votre choix, aux dates de votre choix ». C’est ainsi que commence l’offre de stage de ce patron de PME breton, Christophe Angus, qui dirige une petite entreprise spécialisée dans le développement d’outil internet, Sopixi. Une offre qui s’adresse aux grands décideurs français, dirigeants de grands groupes ou politiciens. Ce patron de 11 employés dit avoir été inspiré dans cette démarche par Louis Gallois. « Ce serait une excellente thérapie pour les patrons de grandes entreprises que d’affronter la vie concrète d’une PME, la vraie vie sans doute », a déclaré le commissaire général à l’investissement, que Christophe Angus cite dans son offre de stage, publiée le 11 avril.  Louis Gallois s’exprime ainsi dans le dernier ouvrage d’Hervé Hamon, « Ceux d’en haut », dans lequel l’auteur interviewe les décideurs. L’ex-patron du géant de l’aéronautique EADS explique que « le patron de PME est en première ligne sur tous les sujets il est directeur financier, il est DRH, il est évidemment directeur de la stratégie, il est tout, et c’est son patrimoine qu’il a engagé. Moi, je les admire, ces gens-là, je suis dans une position infiniment plus confortable, j’ai des amortisseurs dans tous les coins. » Le petit patron breton rappelle que « les petites entreprises représentent 37 % de l’emploi en France. Plus que les grandes entreprises ». Un coup de comm’ destiné à donner plus de visibilité aux PME françaises, à parler de leurs contraintes et de leur manière de travailler « sur un mode gagnant-gagnant, car aucun de nous n’a les moyens de perdre, pas même un euro », explique Christophe Angus.

 

Barroso: non, non ça va bien en Europe ! Où ça ? Dans le mur !

Barroso: non, non ça va bien en Europe ! Où ça ? Dans le mur !

Inconscience, irresponsabilité, incompétence ? Les trois à la fois pour Barroso qui pense que ça ne va pas si mal en Europe. Lancien maoïste portugais, devenu ultra libéral, à la tâêe de la commission européenne confond sans doute sa situation personnelle avec celle de la plupart des européens confrontés au chômage, à l’austérité ; Les commissaires européens sont bien rémunérés, revenus de l’ordre de 30 000 euros par mois, plus 40 000 lors de leur nomination, plus 20 000 lors de leur départs, plu de nombreux autres avantages. « Nos fondamentaux économiques restent bons. L’Europe est toujours la plus grande économie mondiale » devant les Etats-Unis, a  indiqué Barroso, la voix de son maître de l’Allemagne,  lors d’une conférence organisée à New York par la chambre de commerce UE-USA (EACC) et l’agence Bloomberg.  En termes de finances publiques, même si l’Europe reste aux prises avec la crise de la dette, M. Barroso a souligné la « conclusion étonnante » à laquelle aboutissait la comparaison avec les Etats-Unis ou le Japon. « En termes de ratio dette/PIB, la moyenne européenne de 82,5%, même si elle est trop élevée, est résolument meilleure que celle des Etats-Unis, qui est de presque 103%, ou du Japon, dont la dette est proche de 230% du PIB », a-t-il relevé.   »L’euro n’était pas la raison de la crise » financière, a-t-il encore rappelé, insistant sur le fait que la monnaie européenne était « une devise très stable ».  Certains avaient prédit sa fin, mais « je crois que la crise existentielle de l’euro est derrière nous », a-t-il encore dit.  Ces remarques interviennent alors que le nouveau secrétaire d’Etat américain au Trésor, Jacob Lew, a fait lors d’une récente tournée en Europe des appels du pied aux dirigeants européens pour qu’ils infléchissent la cure d’austérité actuelle dans l’UE avec des mesures de relance de la demande, afin de soutenir la croissance.   »Il n’y a pas de désaccord fondamental » sur le besoin de croissance des deux côtés de l’Atlantique, a assuré M. Barroso.   »Mais nous ne pouvons pas le faire avec des stimulus budgétaires » en Europe, a-t-il estimé, soulignant qu’avec 27 Etats-membres, l’UE avait besoin de solutions « sur mesure ».  Il a reconnu que l’assainissement des finances pesait sur le PIB de certains pays, mais qu’y renoncer nuirait à la « confiance » et risquerait d’être contre-productif.

 

Heuliez : redressement judiciaire, 300 emplois menacés

Heuliez :  redressement judiciaire, 300 emplois menacés

La casse industrielle continue avec l’équipementier automobile Heuliez (300 employés) ; Heuliez a été placé jeudi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Niort, qui lui a laissé six mois pour surmonter ses difficultés.  Dans son jugement, le tribunal accorde une période d’observation de six mois, laissant à l’administrateur du temps pour trouver un éventuel repreneur, alors que le carrossier de Cerizay (Deux-Sèvres), est en lice pour gagner un important contrat avec le constructeur allemand Volkswagen.  Les trois représentants du personnel présents se sont montrés « soulagés » que le tribunal accorde une nouvelle chance à l’entreprise de 283 CDI et 12 CDD, en cessation de paiements pour la troisième fois depuis 2009.   »Je pense que c’est satisfaisant, cela laisse du temps pour tenter de trouver des solutions », a déclaré Claude Point, de la CFDT.   »Six mois c’est une bonne période, cela permet de se poser (…) de pouvoir étudier correctement des offres potentielles de reprise ou de continuité », a déclaré pour sa part Jean-Emmanuel Valade (CFE-CGC).  Lundi, la direction avait annoncé aux salariés le dépôt de bilan, après une année 2012 marquée par les difficultés dans le secteur, entraînant un endettement de près de 10 millions d’euros, selon Claude Point.  Heuliez espère être sauvé par un contrat avec Volkswagen, encore disputé par une douzaine de sous-traitants sur les « quatre ou cinq » qui seront retenus au final, selon Jean-Emmanuel Valade.  Selon M. Point, ce contrat apporterait 20 à 30 millions d’euros annuels de chiffre d’affaires à partir de 2014 et porterait sur 3.000 à 6.000 références de pièces détachées, notamment pour des véhicules en fin de vie.   »J’espère qu’il y aura des candidatures pour la reprise de l’entreprise », a-t-il déclaré en souhaitant aussi que le contrat avec Volkswagen se concrétise. « Ce n’est pas parce qu’il y a des discussions que cela aboutira. C’est un processus très long », a-t-il cependant ajouté, en soulignant que l’on « ignore quelle sera la position du constructeur suite à ce dépôt de bilan ».  En effet Volkswagen avait notamment parmi ses critères de choix entre les sous-traitants la garantie d’une stabilité.   »La société et la direction mettront tout en oeuvre pour aider les candidats repreneurs à finaliser leur projet, et faire ainsi aboutir le plan de reconversion engagé il y a trois ans, et surtout la coopération avec le groupe VW, avec lequel les discussions ont été entamées intensément et positivement depuis plus de 12 mois », a réagi de son côté la direction dans un communiqué.  Baelen Gaillard Industrie (BGI), qui avait repris les activités historiques (emboutissage, ferrage, assemblage, carrosserie) de l’usine Heuliez lors de son avant-dernier dépôt de bilan, en 2010, avait annoncé être arrivé « au bout de sa capacité de soutien », rendant une nouvelle recapitalisation impossible.  Fin 2012, l’entreprise avait cédé son activité aéronautique à Eurocopter, alors que les contrats escomptés dans le secteur des véhicules électriques, pour lequel elle devait fournir des châssis, n’étaient pas au rendez-vous.  Avant d’être repris en 2010 par BGI, Heuliez – qui comptait encore un millier de salariés en 2009 – avait déjà subi deux dépôts de bilan, un plan social, et une reprise avortée par Bernard Krief Consulting (BKC).  En 2009, son sauvetage a fait l’objet de passes d’armes entre le gouvernement alors de droite et Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, entrée dans son capital à hauteur de cinq millions d’euros. L’ex-candidate à la présidentielle avait même accusé le gouvernement de vouloir favoriser des concurrents.  Lundi, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a assuré qu’Etat et collectivités locales « vont rechercher toutes les voies et moyens pour préserver l’outil industriel et le savoir-faire sur le site ».

 

ArcelorMittal Florange: la fin

ArcelorMittal Florange: la fin

L’affaire de Florange avait coûté cher électoralement à Sarkozy, elle risque de coûter aussi beaucoup à Hollande qui a capitulé devant Mittal ; Se teindra une Réunion aujourd’hui du CCE pour entériner la fin de Florange devenue symbole de la décomposition de l’industrie française. .   »Si on arrête cette chauffe, on débranche la machine, les hauts fourneaux sont morts », selon le secrétaire général de la CGT à Florange, Lionel Burriello. « La mise sous cocon, c’est un no man’s land qui ne permettra pas le redémarrage de l’outil », affirme l’élu CGT.  L’accord conclu fin novembre entre le gouvernement et le numéro un mondial de l’acier confirmait la fermeture des hauts fourneaux et prévoyait un investissement de 180 millions d’euros en cinq ans à Florange, dont 53 millions d’investissements stratégiques.   »On donnera un avis contre le projet industriel et commercial en s’appuyant sur le rapport d’expert », affirme Jean-Marc Vecrin, élu CFDT. Car, ajoute-t-il, « avec l’arrêt de la filière liquide, on se coupe sciemment de capacités de production ».  Un rapport d’expertise du cabinet d’expert Secafi, conforté par de précédents rapports critiques face à la fermeture des hauts fourneaux, juge que l’arrêt de la filière liquide à Florange « va aboutir à un déficit de capacité du groupe ». En réponse, la direction d’ArcelorMittal a assuré que ses capacités de production en Europe étaient « suffisantes pour répondre à la demande d’acier à moyen terme » et que le groupe reste « engagé à assurer un avenir durable à ses activités en Europe ».  La question de la compétitivité de la filière packaging qui concerne Florange et Basse-Indre (Loire-Atlantique) doit aussi être évoquée jeudi par le CCE alors que « le rapport prouve l’incohérence industrielle totale de ce projet », selon Lionel Burriello. Il « prévoit beaucoup de logistique en plus. C’est le gros bât qui blesse », estime Jean-Marc Vecrin.  Mais les études concernant ce projet complexe ne sont pas terminées, indique Xavier Le Coq, élu CFE-CGC, et sa mise en oeuvre n’interviendra pas avant fin 2013. « On est dans une phase d’essais préalables avant de basculer à 100% dans le projet tel qu’il a été imaginé ».  La mise en oeuvre du projet industriel et commercial va permettre de passer à la négociation d’un accord d’accompagnement social pour les 629 emplois concernés par la suppression de la filière liquide.

 

Pauvreté en hausse ; RSA +6% ; 1.7 millions de bénéficiaires

Pauvreté  en hausse ; RSA +6% ; 1.7 millions de bénéficiaires

Le nombre de foyers bénéficiaires du RSA ne cesse de progresser, battant record sur record. Fin 2012, ils étaient près de 1,7 million, selon la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), qui gère cette prestation. C’est 2 % de plus que fin septembre et 6 % de plus en un an. Il s’agit là du RSA socle, le minimum social qui a remplacé le RMI en 2009 et qui intègre aussi les ex-bénéficiaires de l’allocation pour parents isolés (API).  « Cette évolution confirme la croissance relativement élevée observée chaque trimestre depuis le début de l’année 2012 », note la CNAF. Qui souligne que la hausse est deux fois plus rapide qu’en 2011. La courbe des bénéficiaires du RSA socle suit de près celle du chômage, avec un décalage dans le temps.  Le RSA activité, lui, ne décolle toujours pas. Ce complément de revenus pour les travailleurs pauvres instauré en 2009 concernait 453.000 foyers fin décembre. Ce chiffre est à peu près stable sur trois mois. Critiquée par la gauche et une partie de la droite, cette prestation doit être réformée d’ici à la fin de l’année, a promis le gouvernement (« Les Echos » du 14 mars).  Autre conséquence de l’explosion du chômage, la population qui touche des allocations de solidarité sous condition de ressources augmente fortement elle aussi : 462.000 personnes à fin février 2013, soit 8,4 % de plus en un an. Il s’agit surtout de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), pour les chômeurs en fin de droits, mais aussi de l’AER (allocation équivalent retraite) pour les chômeurs qui ont suffisamment cotisé mais ne peuvent pas toucher leur retraite, faute d’avoir atteint l’âge légal.  Le nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU-C) progresse lui aussi, mais moins vite. Ils étaient un peu plus de 4,5 millions fin 2012, 0,7 % de plus que fin octobre, selon les statistiques du Fonds CMU. Ce chiffre augmente presque sans discontinuer depuis trois ans.

 

Christian Noyer : gel des retraites et des prestations sociales

Christian Noyer : gel des retraites et des prestations sociales

Pour lui, la France doit très largement geler les retraites, les prestations sociales et les salaires des fonctionnaires afin de réduire son déficit public à 3% du PIB l’an prochain. Invité d’Europe 1, celui qui est aussi membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a déclaré : « 3% l’année prochaine, avec les prévisions qui vont sans doute être fixées par le gouvernement (…), ça veut dire faire en 2014 le même niveau de dépenses qu’en 2012, c’est à notre portée quand même« , tout en réaffirmant que la croissance française cette année « sera proche de zéro« .  Selon lui la France « n’est pas dans l’austérité« . Du coup, elle pourrait se permettre d’appliquer sur l’ensemble des régimes de base « ce qu’ont décidé les partenaires sociaux, c’est-à-dire les geler pendant deux ans, ou très largement les geler, sur le régime des fonctionnaires, sur les régimes spéciaux, sur le régime général« , en référence à la décision prise le mois dernier par le patronat et les syndicats à propos des régimes complémentaires obligatoires. « L’austérité ce serait de les baisser de 10% ou 15%, ce qu’ont fait certains pays« , a-t-il conclu. Par ailleurs, Christian Noyer estime qu’en 2014, « par rapport à la tendance spontanée qui serait une augmentation des dépenses en deux ans de 40 milliards, il fau(dra) faire 40 milliards (d’euros) d’économies« .

Cahuzac exclu du PS : encore une injustice sociale

Cahuzac exclu du PS : encore une injustice sociale

 

 

Harmel désir s’est montré sans pitié, il à fait exclure Cahuzac du PS. Certes, il aura fallu attendre 4 mois pour prendre une décsion (‘encore plus qu’Hollande, c’est peu dire) mais c’est fait. Un acte de grand courage évidemment qu’il faut saluer. Harlem Désir n’a pas mâché ses mots puisqu’il a parlé « d’effronté »  à propos de Cahuzac ! Ce n’est donc pas une surprise, mais c’est désormais officiel. L’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a été exclu mardi du Parti socialiste. Une décision prise à l’unanimité par le Bureau national (direction), a-t-on annoncé au siège du parti. « Au regard de ses actes inacceptables pour un élu de la République et un membre du gouvernement, la détention de compte dissimulé à l’étranger pour frauder le fisc, et de ses mensonges au président de la République, à la représentation nationale et aux Français, Jérôme Cahuzac a porté gravement préjudice au Parti socialiste, et à ses principes », a déclaré le PS dans un communiqué. Jérôme Cahuzac va avoir du mal à rebondir en politique, puisque ses demandes pour retrouver son siège de député ne devraient pas aboutir non plus. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait estimé dès la semaine dernière, juste après les aveux de l’ancien ministre du Budget sur la possession d’un compte bancaire non déclaré à l’étranger, que Jérôme Cahuzac s’était « exclu de fait du Parti socialiste » et qu’il n’en était plus membre. L’affaire a ébranlé en profondeur les militants socialistes ainsi que la direction du PS. Elle devrait être largement abordée lors du prochain Conseil national (parlement) du PS, samedi prochain à Paris. Harlem Désir a également estimé lundi qu’il serait « totalement insensé » que Jérôme Cahuzac puisse revenir à l’Assemblée nationale. « Il ne peut pas revenir dans cette Assemblée devant laquelle il a menti de façon aussi effrontée, aussi cynique », a encore déclaré Harlem Désir sur i-Télé.

 

Embauche en hausse d’après Pôle emploi ; en CDI de 10 heures par semaine ?

Embauche en hausse d’après Pôle emploi ; en CDI de 10 heures par semaine?

 

Les embauches seraient en hausse  en 2013 d après Pôle emploi (sans doute très inférieures aux départs mais l’enquête n’en dit rien !). Le gros gisement serait les services à domicile, notamment aide à domicile. Pôle emploi oublie simplement de préciser que nombre de ces emplois sont des CDD ou CDI de l’ordre de 10 heures par semaine (d’où le turn over). Compte tenu de la crédibilité de pôle emploi auprès des entreprises comme des chômeurs on peut douter de la pertinence de cette enquête.  Les intentions d’embauches mesurées par Pôle emploi pour 2013, en faible progression, montrent une stabilité des métiers les plus demandés et une légère baisse des difficultés à recruter anticipées par les employeurs, indique aujourd’hui l’enquête annuelle du service public de l’emploi. L’enquête « Besoins en main d’œuvre » est utilisée notamment pour améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi vers les métiers porteurs. Pour 2013, 1.613.100 projets de recrutements, créations de postes ou remplacements, ont été récoltés auprès de 395.000 employeurs du privé et d’une partie du public, interrogés fin 2012. C’est 0,3% de plus qu’il y a un an (contre +4,3% l’année précédente), une « bonne nouvelle alors qu’on aurait pu s’attendre à une baisse des intentions d’embauche », a souligné auprès de l’AFP Bernard Ernst, directeur des enquêtes et statistiques à Pôle emploi.  Ainsi, 18% des entreprises ont répondu à Pôle emploi qu’elles prévoyaient au moins une embauche dans l’année (+0,2 point de plus qu’en 2012). Dans la moitié des cas, il s’agit d’un emploi en CDI ou un CDD de plus de six mois. Dans les régions du littoral atlantique et le sud de la France, les besoins de recrutement s’accroissent. Au contraire, dans le Nord-Est et le Centre, ils diminuent. « Dans ce contexte de croissance ralentie des besoins en main d’oeuvre, les difficultés à recruter anticipées par les employeurs se réduisent » de plus de 2 points, note Pôle emploi. Elles concernent tout de même 40,4% des projets recueillis et un employeur potentiel sur deux.  Les employeurs imputent essentiellement ces difficultés au profil inadéquat des candidats (86%), avant la pénurie de main d’oeuvre dans certains domaines (60%), les conditions de travail (32%) ou une image dégradée de l’entreprise ou du métier (18%). Cueilleurs agricoles, agents d’entretien, serveurs, apprentis de cuisine, aides-soignants, vendeur ou cuisinier: le top 15 des métiers les plus recherchés est quasi inchangé. Sortent les attachés commerciaux, rentrent les artistes. Cette liste, composée pour beaucoup de fonctions peu qualifiées, « illustre le poids structurellement fort des activités touristiques et des services à la personne dans le tissu économique français », explique Pôle emploi. Elle reflète aussi le poids important des emplois saisonniers (35,8% des intentions récoltées). Le secteur des services aux particuliers reste premier pourvoyeur d’emplois potentiels, avec plus de deux projets d’embauche sur cinq. Les intentions d’embauche y progressent de +2,2%. Aide à domicile et hébergement médicalisé pour personnes âgées regroupent à eux seuls plus d’un tiers des perspectives de recrutement, dont une part importante est jugée problématique (68,1% et 45,8%).  L’hôtellerie-restauration concentre 14% des intentions d’embauche. Très moroses dans la restauration, les perspectives s’envolent pour l’hébergement touristique (+19,7%). Le secteur des services aux entreprises, 1 projet sur 5, est lui orienté à la baisse (-0,9%), comme dans l’industrie (-2,5%) et la construction (-10,7%). Les employeurs du commerce et de l’agriculture (où 90% des recrutements prévus portent sur des contrats saisonniers) anticipent en revanche des hausses (+1,9% et +1,3%).

France : les réformes impossibles

France : les réformes impossibles

 

En gros pour sortir le pays de la crise, on propose une moralisation de la vie politique qui se résume au non cumul des mandats et à quelques broutilles. Un peu court sur le plan économique, social et même républicain. Sur le plan démocratique, l’enjeu n’est pas le cumul des mandats mais la division par dix du nombre des élus (communes, cantons, régions, assemblée, sénat etc.).Une réforme démocratique qui éviterait la dilution des responsabilités et les gâchis financiers.  L’urgence la seule, c’est la croissance et l’emploi, ce qui implique une plus grande compétitivité et moins de fiscalités qui plombent l’économie. La rigueur, il en faut mais on ne résout pas en 5 ans un problème qui perdure depuis trente ans, il faut évidemment étaler le redressement qui sera d’autant plus facile si la croissance reprend. Malheureusement, personne ne gère le pays qui a été abandonné aux superstructures à caractère administratif et qui décident des budgets. (Et des gaspillages). Il importe en conséquences de diminuer aussi par 10 ou 20  les procédures administratives (et pas  seulement les informatiser !) qui tuent  l’initiative. Recentrer l’école primaire sur l’essentiel (français, calcul), sortir l’université de son ghetto, recadrer la formation sur de vraies qualifications. Mettre fin au scandale de la formation permanente (30 milliards par an !). Globalement recentrer  la puissance publique sur les tâches régaliennes réelles et déléguer par délégation de service public nombre de missions (exemple Pôle emploi qui ne sert à rien,). En bref redonner de l’oxygène à l’économie et aux acteurs. Ce qui implique aussi de désétatiser les conditions sociales. Il convient de redéfinir le soutien aux politiques industrielles (depuis la disparition du plan il n’y a plus de stratégie) ; enfin mettre un terme à la financiarisation outrancière de l’économie qui se développe au détriment du développement économique notamment des PME. Autant de réformes (avec quelques autres comme l’environnement et la santé alimentaire) qui supposent une révolution culturelle chez nos élites qui conduisent le pays dans le mur.

Etats-Unis: moins d’emplois et moins de chômage !!

Etats-Unis: moins d’emplois et moins de chômage !!

Comme en France, nombre de demandeurs d’emplois ont décidé de ne pas s’inscrire sur les listes officielles (ceux qui ne peuvent prétendre à aucune indemnité) du coup le chômage baisse ! Le taux de chômage américain a reculé de 0,1 point par rapport à février, pour s’établir à 7,6% en mars, son niveau le plus faible depuis décembre 2008, indique le rapport mensuel du gouvernement sur la situation de l’emploi aux Etats-Unis.  Ce résultat est meilleur que prévu, mais en apparence seulement. Le solde net des créations d’emplois a été divisé en effet officiellement par trois par rapport à février, à 88.000 nouveaux postes.  C’est son niveau le plus faible depuis juin 2012, et la baisse est bien pire que le prévoyaient les analystes.  De plus, le recul du chômage s’explique par une mauvaise raison: la baisse de la population active. Le nombre de chômeurs a baissé, mais celui des personnes ayant un travail aussi, et le taux d’emploi, qui évolue à des niveaux très faibles depuis la crise, est retombé en mars à son plus bas depuis août.  Le taux d’activité, mesure du nombre de personnes employées ou cherchant activement du travail par rapport à l’ensemble de la population en âge de travailler, est tombé à 63,3%, son niveau le plus faible depuis 1979, indique le gouvernement.  C’est un signe des difficultés auxquelles la reprise de l’emploi se heurte. L’amélioration de la conjoncture est encore bien trop lente pour pousser les plus de trois millions de chômeurs exclus des statistiques officielles à se remettre en quête de travail et à réintégrer ainsi la population active. En mars, c’est même l’inverse qui s’est produit: près de 200.000 personnes ont cessé de chercher du travail.  Les chiffres du ministère semblent donner corps à la prémonition de la banque centrale (Fed). Celle-ci avait averti le 20 mars que la rigueur budgétaire à laquelle l’Amérique s’astreint depuis janvier (hausse des impôts), et plus encore depuis le début du mois (baisse drastique et progressive des dépenses publiques) devrait tôt ou tard se faire sentir durement sur « la croissance économique et les créations d’emplois ».   »On ne peut pas réduire les dépenses de l’Etat, augmenter les impôts et penser que cela n’aura aucun effet sur l’économie », fait remarquer Joel Naroff, de Naroff Economic Advisors.  La Maison Blanche a elle aussi fait porter la responsabilité de la baisse des embauches à la cure de rigueur forcée, conséquence de l’incapacité du gouvernement démocrate et de l’opposition républicaine à se mettre d’accord sur un moyen de mettre un terme à la spirale d’endettement du pays.  A cinq jours de la présentation du projet de loi de finances pour 2014, elle estime que « ce n’est pas le moment pour Washington de se tirer encore une balle dans le pied ».

 

Société générale: 6 à 700 emplois menacés

Société générale: 6 à 700 emplois menacés

 

Lors d’une réunion mercredi avec les syndicats, la direction de la banque a évoqué « le regroupement de quatre pôles en deux » dans le quartier de la Défense, près de Paris, avec à la clé « un impact sur l’emploi de 600 à 700 postes supprimés ». Selon une autre source syndicale, la direction a effectivement « tracé les grandes lignes de projet » qui n’est toutefois « pas finalisé ». Plusieurs centaines d’emplois pourraient être concernés, selon cet élu syndical, qui a fait valoir que les discussions commençaient. Le projet de restructuration devrait s’accompagner d’un dispositif de départs volontaires, selon lui. Interrogée par l’AFP, la direction a rappelé qu’en février, lors de la présentation de ses résultats annuels, le groupe avait indiqué qu’ »il envisageait des réorganisations, notamment dans ses directions fonctionnelles, en vue de regrouper le pilotage de certains métiers et de simplifier la structure ». « Dans les cas où les réorganisations auraient des conséquences sur l’emploi en France, le groupe s’est engagé à recourir prioritairement à la mobilité interne, et aux départs volontaires si nécessaire en s’appuyant sur les mesures d’aides prévues, mais sans départ contraint », a souligné la direction. A l’automne 2011, la Société générale avait annoncé la suppression de 880 postes dans la banque d’investissements. Ce plan est « réalisé et s’est traduit par 691 départs », a précisé un élu syndical à l’AFP. Les salariés de la banque avaient fait grève en janvier dernier pour exprimer leur mécontentement sur la question des salaires, mais aussi exprimer leur inquiétude pour l’emploi, redoutant des suppressions d’emplois et des fermetures d’agences.

Gaël Sliman (BVA):  » Hollande pas crédible sur le chômage et le pouvoir d’achat »

Gaël Sliman (BVA):  » Hollande pas crédible sur le chômage et le pouvoir d’achat »

Gaël Sliman, le directeur général adjoint de BVA, est intervenu sur BFM Business, jeudi 4 avril. (BFM Business)   Malgré les efforts déployés, François Hollande ne semble toujours pas convaincre. Le chef de l’Etat, qui s’est exprimé à la télévision dans ce but, jeudi 28 mars, sera incapable de tenir ses deux plus grandes promesses, selon les Français. C’est ce qui ressort du dernier baromètre BVA pour BFM Business, BFMTV, Challenges et Axys (voir ci-contre). Intervenant dans l’émission Good morning business, jeudi 4 avril, Gaël Sliman, le directeur général adjoint de BVA, a livré son analyse de la situation. A propos de l’inversion de la courbe du chômage en 2013 : « 7% des Français pensent qu’il parviendra à tenir cet engagement. Soit quasiment personne. Même du côté des sympathisants de gauche, ceux qui croient encore en Hollande, ils ne sont que 15%.«   Deuxième promesse, répétée avec beaucoup d’insistance : ne plus augmenter les impôts payés par les catégories populaires et les classes moyennes. « C’était un élément important de son argumentaire, faisant passer le message d’une réduction de la dépense publique plutôt que de la fiscalité. Les Français ne sont que 18% à le croire« , détaille Gaël Sliman.Conclusion: « les deux grands engagements de 2013 ne seront donc, pour les Français, pas tenus. C’est bien plus important que l’affaire Cahuzac , même si elle n’arrange rien« , affirme le dirigeant de BVA. Car « François Hollande sera jugé sur des éléments fondamentaux comme le chômage et le pouvoir d’achat. S’il donne le sentiment de ne pas être bon sur ces sujets-là, et si en plus il ne peut pas être crédible sur la République exemplaire, ce sera encore pire. »

 

Sondage moral des français : encore en baisse 77% non confiants

Sondage moral des français : encore en baisse 77% non confiants

 

 Le niveau de 77% de Français (+2 points) défiants en l’avenir constitue « un nouveau record de pessimisme depuis l’élection de Français Hollande », relève le sondage. A l’inverse 21% des disent « plutôt plus confiants » dans l’avenir de la situation économique française. L’indice de confiance s’établit ainsi à -56 (contre -52 en mars). « Le Président n’a pas réussi à inverser cette tendance à la morosité », observe Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, cité dans un communiqué.   »Il ne parvient pas non plus à convaincre les Français qu’il tiendra d’ici la fin de l’année 2013 ses engagements réitérés d’inverser la courbe du chômage (seulement 7% le croient) et de ne plus augmenter les impôts pour les classes moyennes et populaires (18%) », poursuit M. Sliman

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