Archive pour la Catégorie 'social'

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Airbus : 1 500 emplois sauvés sur les 5 000 postes menacés en France ?

Airbus 1 500 emplois sauvés sur les 5 000 postes menacés en France ?

Visiblement le gouvernement a fortement fait pression sur Airbus pour que l’entreprise relativise les 5000 suppressions d’emplois prématurément annoncés. Le gouvernement fait savoir qu’on pourrait sauver 1500 emplois sur ces 5000 prévus. Rien de certain évidemment car on se situe aujourd’hui dans une bataille de communication pour faire porter le chapeau des ajustements soit au gouvernement, soit à l’entreprise. Au lendemain de la présentation du plan social le plus lourd de l’histoire d’Airbus, son DRH, Thierry Baril, a tenu à préciser que les licenciements secs n’étaient pas « dans la culture » de l’avionneur européen et que les dispositifs gouvernementaux pourraient réduire l’ampleur des suppressions d’emplois. Une réponse aux syndicats qui étaient montés au créneau dès l’annonce du plan. L’impact détaillé en France, et notamment à Toulouse, sera connu jeudi.

Toulouse sera fixée sur son sort ce jeudi 2 juillet. Airbus doit présenter dans la matinée aux syndicats la répartition site par site en France des 5 000 suppressions de postes annoncées mardi par l’avionneur européen lors d’un comité de groupe européen.

A la veille de cette journée cruciale, le DRH du groupe, Thierry Baril, a pris la parole : « Nous tenons à être transparent, honnête et simplement faire face à la réalité. Il était important de présenter le chiffre qui ne sera peut-être pas le volume définitif parce que des solutions seront à trouver pour éviter le type de départ que nous ne souhaitons pas ».

Aides d’État aux sociétés qui licencient : une contradiction ?

Aides d’État aux sociétés qui licencient : une contradiction ?

Les aides de l’État ne sont pas dessinées à financer des postes menacées de licenciement mais à sortir les entreprises de l’impasse notamment pour payer notamment  les emplois maintenus. C’est la doctrine du gouvernement qui cependant fait passer le message que l’importance des suppressions de postes notamment dans le secteur aérien doit être contrôlée ….. minimisée. Du coup après les annonces de suppressions de postes aussi bien dans la construction aérienne que chez Air France, c’est le gouvernement  qui veut donner l’impression qu’il souhaite des plans sociaux moins rigoureux. Bref une sorte de dialectique plus ou moins bidon. La situation catastrophique des entreprises du secteur nécessite en effet des plans d’ajustement pour ne pas disparaître, ce qui sous-tend aussi certains plans sociaux malheureusement. Or l’aide aux entreprises est à distinguer de l’aide chômage. L’aide aux entreprises visent à redonner du volume à la trésorerie pour faire face aux obligations de fonctionnement. L’autre aide de l’État vise le financement du chômage partiel dont précisément le secteur aéronautique demande une prolongation au-delà 2 ans .

 

Le gouvernement, qui a présenté le 9 juin un plan de soutien de 8 milliards à l’industrie aéronautique, a manifesté son courroux dès l’annonce par Airbus, mardi, de son projet de supprimer 15.000 postes, dont 5000 en France«Le chiffre est excessif, a tonné l’entourage du ministre de l’Économie. Nous attendons qu’Airbus réduise le nombre de suppressions d’emplois.» Bruno Le Maire pourrait être entendu et les suppressions de postes dans l’Hexagone réduites à 3500…

Du côté d’Airbus comme de Bercy, on assure qu’il ne s’agit pas d’un jeu de rôles élaboré pour réduire la facture sociale et donner du grain à moudre à l’opinion. «De toute façon, le chiffre que celle-ci retient, c’est toujours le premier annoncé», confie-t-on à Bercy, où l’on aurait tout de même préféré qu’Airbus ne chiffre pas les suppressions en France. Bref dans le cadre de la crise économique qui suit la crise sanitaire la question est de savoir qui va porter le chapeau des plans d’ajustement des effectifs !

Air France 7.600 postes supprimés ( ministre)

Air France 7.600 postes supprimés ( ministre)

 

Jean-Baptiste Djebbari a déclaré qu’il s’agissait effectivement des “chiffres qui ont été évoqués hier en comité d’entreprise extraordinaire

A propos des sept milliards d’euros de la part de l’Etat français pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie liée au nouveau coronavirus:

“Ce n’est pas sept milliards, comme je l’ai entendu, pour payer des plans sociaux, c’est sept milliards pour pouvoir survivre, pour pouvoir payer les salaires à la fin du mois (…) parce que c’est nécessaire”, a déclaré Jean-Baptiste Djebbari en réponse aux critiques, en soulignant que “chaque mois, Air France perd des centaines de millions d’euros actuellement”.

La restructuration prévue du réseau court-courrier en contrepartie de ce soutien gouvernemental, avec l’abandon des vols intérieurs pour lesquels il existe une solution alternative ferroviaire de moins de 2h30 afin de réduire les émissions de CO2, va par ailleurs automatiquement se solder par la fermeture de sites de maintenance régionaux, a-t-il concédé.

Avec la “contraction de 40% du réseau domestique” programmée, “il y aura trop de sites pour faire la maintenance de façon rationnelle sur le plan économique”, a dit Jean-Baptiste Djebbari.

Actu, éco, social, politique : les plus lus

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« Pour un soutien économique intégrant les dimensions environnementales et sociales »

« Pour un soutien économique intégrant les dimensions environnementales et sociales »

Un collectif rassemblant des associations écologistes et des syndicats demande dans une tribune au « Monde » à ce que le soutien de l’Etat à une grande entreprise soit assorti de conditions environnementales et sociales, inscrites dans la loi.

Tribune.

 

 La crise du coronavirus, comme l’accélération des changements climatiques, démontrent l’échec de politiques basées sur le seul volontarisme des grandes entreprises. Ces dernières années, quelle firme n’a pas fait étalage de ses bonnes intentions ou promu une nouvelle initiative verte ou sociale ? Les mesures concrètes et les résultats qui auraient dû suivre, baisse des émissions de gaz à effet de serre ou réduction des inégalités, se font toujours attendre.

L’affichage de dirigeants d’entreprises conseillés par des agences de relations publiques masque mal des manœuvres aux conséquences désastreuses : jusqu’au cœur de la crise du coronavirus, les grandes entreprises polluantes, les banques qui investissent dans les énergies sales ou les groupes qui évitent soigneusement de payer leurs impôts en France, font pression sur l’Etat pour protéger leurs intérêts et saboter la transition écologique comme les acquis sociaux.

Le 3 avril dernier, le Medef réclamait ainsi au ministère de la Transition écologique et solidaire un moratoire sur certaines législations environnementales, telles que la loi sur l’économie circulaire ou la loi d’orientation des mobilités. Le 11 avril, son président déclarait qu’« il faudra se poser la question des RTT et des congés payés » pour les salariés français avant de faire – en apparence – marche arrière.

Dans le même temps, l’Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe 113 grands groupes français dont Total, BNP Paribas, Danone ou Airbus, recommandait par exemple un report d’au moins un an de la révision de la directive européenne sur les émissions industrielles de CO2 ou de la directive sur l’échange automatique et obligatoire d’informations financières, outil de la lutte contre l’évasion fiscale.

Le même lobbying destructeur est à l’œuvre depuis des décennies auprès des instances nationales, européennes ou internationales. Depuis la signature de l’Accord de Paris de décembre 2015, les majors pétrolières et gazières, dont la française Total, ont dépensé au moins un milliard de dollars en relations publiques et travail d’influence pour « étendre leurs opérations en matière d’énergies fossiles », alors qu’elles s’affichent toutes en soutien à la transition écologique.

Au niveau européen, les normes timides sur les émissions de CO2 des véhicules ont fait l’objet de pressions intenses des constructeurs automobiles sur les législateurs. Dans le cadre de la loi sur l’économie circulaire, LVMH a obtenu du gouvernement français de pouvoir continuer d’envoyer des invendus neufs à la broyeuse pour « recyclage », tout en se présentant comme leader de la mode durable. Comment faire encore une fois confiance à des dirigeants d’entreprises qui font le contraire de ce qu’ils prônent publiquement depuis des années ?

400 millions d’emplois supprimés selon le BIT

400 millions d’emplois supprimés (selon le  BIT)

 

Suite à la crise sanitaire le bureau international du travail estime que le monde pourrait perdre à peu près 400 millions d’emplois d’ici la fin de l’année

Dans une nouvelle analyse, l’agence spécialisée des Nations unies souligne que le nombre d’heures de travail perdues dans le monde au premier semestre a été “largement supérieur à ce qui avait été prévu”.

Elle estime à 14% la chute du nombre global d’heures travaillées au deuxième trimestre liée à la pandémie, soit l’équivalent de 400 millions d’emplois à temps plein (sur la base de 48 heures par semaine).

Pour le quatrième trimestre, le BIT s’attend à une perte de 4,9% du volume total d’heures travaillées soit 140 millions d’emplois à temps plein. Mais un scénario plus sombre intégrant l’hypothèse d’une deuxième vague de la pandémie porte cette perte potentielle à 11,9% du volume d’heures travaillées, soit 340 millions d’emplois à temps plein.

“Les estimations ont revu en forte hausse les dommages causés par la pandémie à nos marchés du travail”, a déclaré le directeur général du BIT, Guy Ryder, lors d’une conférence de presse.

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

On  se rapproche de la ligne rouge indiquée par le ministre de l’économie Bruno Lemaire : pas plus de 8000 suppressions d’emplois dans le groupe Air France. Progressivement l’addition des suppressions de postes ce précise Sur les 6.500 postes supprimés au sein d’Air France, 3.500 le seront via des départs à la retraite non remplacés et le solde via des plans sociaux, ont précisé ces sources à Reuters.

L’essentiel des postes supprimés chez Air France et Hop! concerneront des fonctions support et de maintenance au sol.

La direction n’a pas souhaité pour l’instant commenter ces informations. Elle devrait présenter officiellement ces chiffres aux organisations syndicales lors d’une réunion vendredi.

En mai, le directeur général du groupe franco-néerlandais Air France-KLM, Ben Smith, avait dit à Reuters que l’entreprise souhaitait surtout recourir à des départs volontaires plutôt que des départs forcés.

Le gouvernement français, qui a débloqué une aide de sept milliards d’euros pour la compagnie face à la crise du coronavirus, avait dit espérer le 18 juin par la voix du ministre de l’Economie Bruno Le Maire qu’il y aurait moins de 8.000 suppressions d’emplois chez Air France.

Actu, éco, social, politique : les plus lus

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300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a proposé lundi 29 juin aux syndicats une enveloppe de 300 millions d’euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Une somme annoncée par le ministre dans le cadre du Ségur de la santé, et jugée très insuffisante par les organisations représentatives, qui revendiquaient sept milliards d’euros.

Selon des sources syndicales, les 300 millions proposés par Olivier Véran comprendraient des hausses de salaires ciblées sur le début et la fin de carrière des praticiens hospitaliers, ainsi qu’une revalorisation de plusieurs primes (engagement de service public exclusif, garde des week-ends et jours fériés).

Le temps de travail additionnel (heures supplémentaires des praticiens hospitaliers) serait lui aussi revalorisé. Pour réduire la place de l’intérim, une prime territoriale renforcée serait accordée aux praticiens faisant des remplacements dans un même groupement hospitalier. Ces mesures ne concernent pas les internes et les étudiants en médecine, dont la situation sera traitée à part, ont précisé les syndicats.

A l’issue de la réunion, plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont fait part de leur déception, jugeant l’enveloppe promise par le ministre « très insuffisante » et  »ridicule par rapport aux besoins ». Les personnels non médicaux se sont en effet vu promettre six milliards d’euros dans le cadre du Ségur de la santé. Ils sont toutefois beaucoup plus nombreux (1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière, contre moins de 100 000 pour les praticiens hospitaliers).

« On nous a annoncé ça comme une grande avancée sociale. Mais nous, on est stupéfaits : ce n’est pas une douche froide, c’est une douche glaciale », a réagi auprès de l’AFP Jean-François Cibien, vice-président d’Action praticiens hôpital (APH). « L’hôpital public a un gros problème d’attractivité et n’arrive pas à retenir les jeunes. Si on ne fait rien, le taux de fuite va devenir énorme, et on n’y arrivera pas », a-t-il prévenu.

Pour un autre responsable syndical, le montant proposé est « nul » au regard des « 100 000 médecins, pharmaciens, odontologistes » concernés. « C’est inadmissible », s’emporte un troisième, qui compte sur une « prochaine réunion jeudi matin » avec le ministre pour corriger le tir. « D’ici là, on appelle tous à la grève pour demain », ajoute-t-il, en référence à la journée d’action nationale organisée par la plupart des syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs hospitaliers (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs).

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 

.Il faut accroître la participation des travailleurs et faire reconnaître le rôle sociétal joué par les grandes entreprises :Virgile Chassagnon, économiste dans une interview à la Tribune. :

 

: Pourquoi avoir choisi de travailler spécifiquement sur les entreprises ?

Virgile Chassagnon : Mon projet de faire de la recherche m’est venu, d’abord au collège où je pensais devenir chercheur en biologie, puis au lycée, quand j’ai découvert les sciences économiques et sociales. Ce qui me plaisait était d’avoir une discipline en lien direct avec la société et de faire quelque chose d’utile. Je suis arrivé à l’Université Grenoble Alpes (UGA) après mon agrégation en 2014, séduit par le projet académique de l’établissement et notamment son programme en économie des organisations.

J’étais d’abord parti pour faire de la recherche en macro-économie, en m’intéressant par exemple au calcul de l’impact des taux de prélèvements obligatoires sur le chômage. Je me suis penché sur la question des alliances stratégiques dans le domaine de l’automobile.

C’est ainsi que je suis remonté à la notion même d’entreprise et constaté qu’il existait beaucoup de débats au niveau international afin de définir ce qu’est une entreprise et à quoi elle sert. Mon idée était donc de proposer une nouvelle théorie afin de définir son rôle sociétal.

Dans vos travaux, vous évoquez la théorie de l’entreprise comme « une entité fondée sur le pouvoir » ?

L’objectif de cette thèse était avant tout de composer une théorie et de l’appliquer aux enjeux modernes de la gouvernance. Je voulais montrer une entreprise n’est pas uniquement le résultat du fonctionnement de son dirigeant, mais de l’ensemble des personnes qui contribuent à sa réussite. L’entreprise est en réalité un bien commun privé, au service de la société et de l’intérêt général. Pour cela, il a fallu passer par une approche pluridisciplinaire avec d’autres matières telles que les relations de pouvoir qui ont toujours été l’un des grands bannis des sciences économiques. Car en intégrant la question du pouvoir, les modèles mathématiques ne tiennent plus.

Le prix que vous venez de recevoir récompense le caractère appliqué des travaux soumis. Vous avez vous-même proposé vos travaux comme support à certaines réflexions politiques ?

La théorie a été utile pour comprendre ce que l’on essaye de réguler depuis huit ans, et m’a même permis d’avoir l’occasion d’appliquer ensuite cette recherche au sein de la société en éclairant les politiques, et notamment le contenu de certaines lois.

Chaussures André : manif aujourd’hui

Chaussures André : manif aujourd’hui

Les salariés de l’enseigne de chaussures André vont donner de la voix ce mardi. Les salariés de l’entreprise, placée en redressement judiciaire en raison de la crise du Covid-19, ont en effet été appelés à faire grève dans tous les magasins par l’intersyndicale.

Des rassemblements sont notamment prévus ce mardi à Paris (devant le magasin André Haussmann à partir de 11h), à Lille, à Cannes mais aussi dans de nombreuses autres villes, détaille la CGT au Figaro.

L’enseigne de chaussures, rachetée en 2018 par le site de vente en ligne Spartoo, se trouve actuellement en très mauvaise posture. Suite au confinement, la marque avait dû fermer tous ses magasins. «Nous perdons 250.000 euros par jour de chiffre d’affaires» depuis la décision gouvernementale de fermer les commerces «non essentiels», avait alors expliqué Boris Saragaglia, le PDG de Spartoo.

Après avoir perdu près de 4 millions d’euros en quinze jours, l’entreprise avait déposé le bilan le 23 mars avant d’être placée en redressement judiciaire le 1er avril. Pour rappel, en 2019 déjà, l’entreprise avait essuyé des pertes de 10 millions d’euros malgré un chiffre d’affaires de 100 millions.

Au total, André dispose d’environ 150 points de vente employant 600 salariés. «Les salariés ont été placés en redressement judiciaire mais ils n’ont aucune information sur l’avenir. Ils n’ont aucune nouvelle», explique au Figaro Élodie Ferrier, secrétaire fédérale CGT Commerce et Services. Au total, «on serait à 450 suppressions de postes», poursuit-elle. Dans un autre communiqué, l’intersyndicale déclare qu’«André existe depuis 120 ans» et que «la stratégie de Spartoo l’a conduit à sa perte en 18 mois». Les syndicats en appellent au gouvernement pour «éviter la casse sociale».

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