Archive pour la Catégorie 'social'

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Grande-Bretagne: Uber doit salarier ses conducteurs

 Grande-Bretagne: Uber doit salarier ses conducteurs

Si les décisions de la justice britannique font jurisprudence ce pourrait être un coup dur pour Uber. En Grande-Bretagne considère en effet que les chauffeurs Uber doivent bénéficier des acquis sociaux des salariés. En clair qu’Uber doit salarier les chauffeurs qu’elle utilise. Or tout le système d’Hubert repose sur le principe de l’externalisation des charges sociales et financières sur le chauffeur. Ce pourrait être une remise en cause totale du modèle économique d’Uber. L‘an dernier, un tribunal britannique a donné gain de cause à deux conducteurs britanniques qui arguaient qu‘Uber exerçait sur eux un contrôle suffisamment important pour qu‘ils soient en droit de réclamer certains avantages sociaux comme un salaire minimum, des congés payés ou des pauses pendant leur travail. La décision, confirmée vendredi par l‘Employment Appeal Tribunal (EAT), ne s‘appliquera pas automatiquement aux 50.000 conducteurs d‘Uber en Grande-Bretagne, mais pourrait inciter d‘autres chauffeurs à présenter des recours.  Elle pourrait aussi profiter aux employés de milliers d‘autres entreprises dont celles appartenant à l’économie dite de partage ou “gig economy”, dans laquelle les individus travaillent sans contrat pour de multiples employeurs.

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France : de plus en plus d’inégalités (Secours catholique)

 France : de plus en plus d’inégalités  (Secours catholique)

Un constat sans appel su Secours catholique, si effectivement en moyenne la richesse du pays augmente notamment avec la croissance du PIB,  par contre les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. (Notons que ce phénomène n’est pas spécifique à la France).  Concernant le profil des personnes en situation de pauvreté, les femmes sont les plus touchées. En 2016, 56,3% des personnes rencontrées par le Secours catholique étaient féminines. Cela s’explique par une plus grande vulnérabilité économique (mères isolées, femmes seules âgées ayant une pension de retraite ou des ressources faibles…). Suivent les adultes étrangers, qui représentent 51,7% des personnes rencontrées. Le rapport explique : Si l’âge médian des adultes rencontrés en 2016 est de 40 ans pour les hommes et de 39 ans pour les femmes, les profils les plus touchés sont les seniors isolés (plus de 60 ans) et les jeunes familles (personnes de moins de 25 ans). Mais la précarité n’épargne pas les couples avec enfants. L’étude souligne en effet que la structure des ménages du Secours Catholique accueille un nombre important de familles monoparentales (29,6%) et de couples avec enfants (24,2%). Enfin, la part des ménages sans ressources est en augmentation constante depuis quelques années. Et celle-ci regroupe principalement les hommes seuls, les couples avec enfants et les jeunes. Les étrangers sont également concernés. Concernant les conditions de vie, plus d’un quart des ménages rencontrés par l’association vit dans un logement précaire (logement non fixes et non durables tels que les hôtels, caravanes, mobile home, abri, centre d’hébergement ou encore rue…) et la couverture des aides sociales connaît une baisse.  On notera que, la majorité des personnes rencontrées par le Secours catholique ne sont pas au chômage (62,5%) ; que 40% des accueilli.e.s avaient droit au RSA en 2016 et n’en ont pas fait la demande ; ou encore que le revenu mensuel médian des ménages reçus par l’association était de 548€.

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Hausse de la CSG retraités : supprimée par le sénat

Hausse de la CSG retraités : supprimée  par le sénat

 

Le Sénat a supprimé mercredi en commission la hausse de la CSG pour les retraités. Ceci étant, l’Assemblée nationale aura le dernier mot et va vraisemblablement rétablir cette augmentation. La hausse de CSG représenterait 4,5 milliards de prélèvements supplémentaires sur les retraités, alors que la seule compensation envisagée par le gouvernement réside dans une exonération de taxe d’habitation « dont tous ne bénéficieront pas, et qui ne représente que 3 milliards pour l’ensemble de la population », souligne la commission des Affaires sociales du Sénat dans un communiqué. Afin de maintenir un niveau des recettes équivalent pour la sécurité sociale en 2018, elle a prévu de réduire la restitution à l’État de la fraction de TVA dont elle est destinataire. La commission a également supprimé une autre des principales mesures du PLFSS qui diminuait les montants et plafonds de la prime à la naissance et de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), alors, qu’écrit-elle, « d’importantes économies ont été réalisées ces dernières années sur la politique familiale et que la branche famille dégage à nouveau des excédents ». Elle a par ailleurs adopté des amendements aux dispositions rattachant le régime social des indépendants au régime général, prévoyant notamment qu’un accueil et un accompagnement pour ces travailleurs indépendants soient organisés pour répondre à leurs spécificités. Elle a aussi approuvé le barème proposé par l’Assemblée nationale pour la fiscalité des boissons sucrées et édulcorées, ainsi que plusieurs mesures relatives à la santé, telles que le relèvement de la fiscalité du tabac ou l’extension de la vaccination obligatoire des jeunes enfants.

 

Contrôle chômeurs : 14% de chômeurs radiés

Contrôle chômeurs : 14% de chômeurs radiés

Suite au  contrôle de la recherche effective d‘emploi par les chômeurs, 14% des personnes sur les 270.000 enquêtés ont été radiés.  40% étaient alors indemnisés par l‘Unedic. A l‘inverse, 86% des chômeurs contrôlés par le biais d‘appels téléphoniques, de questionnaires, ou d‘une analyse de leur dossier ont pu démontrer qu‘ils remplissaient bien leurs obligations. Emmanuel Macron a déclaré le 15 octobre qu‘il souhaitait renforcer encore ces contrôles en contrepartie de la possibilité offerte aux ex-salariés de percevoir les allocations chômage après une démission. “Il faut qu‘on s‘assure qu‘ils recherchent bien de manière active un emploi, il faut vérifier les efforts qui sont faits, et vérifier que ce n‘est pas un multirécidiviste du refus”, a-t-il dit lors d‘un entretien diffusé par TF1 et LCI. Un contrôle utile mais qui ne peut masquer aussi  le fait que certains chômeurs sont radiés parfois sans raison et que le logiciel d’inscription des chômeurs à pôle emploi et le plus souvent complètement inopérant y compris pour des chômeurs dont la situation est régulière. Exemple d’une de ses contradictions : un chômeur qui trouve un CDD de courte durée est immédiatement radié alors qu’il est en réalité toujours en recherche d’un emploi plus stable ou plus long. Pole emploi estime que le chômeur doit attendre la fin de son CDD avant de se réinscrire comme demandeur d’emploi. Du temps perdu car il est évidemment nécessaire que ce chômeur  embauché pour une courte durée se préoccupe le plus rapidement possible de la recherche d’un autre emploi.

Retraites complémentaires : baisse de 10% dans les 10 ans ?

Retraites complémentaires : baisse de 10% dans les 10 ans ?

 

Les partenaires sociaux ont a décidé de l’avenir des retraites complémentaires. Car l’équilibre financier est très menacé. D’après les premières études,  il se pourrait que les retraites complémentaires baissent d’environ 100 dans les 10 ans. En fait on ajustera le niveau des retraites en fonction du déficit des caisses. La problématique des caisses complémentaires et la même que celle du régime général.  Les retraités du régime général (salariés) décédés en 2016 ont perçu leur pension pendant 19 ans pour les hommes et 22 ans pour les femmes. C’est 8 ans de plus qu’il y a cinquante ans. Socialement cet une bonne nouvelle il y a de plus en plus de retraités en France ce qu’indique la caisse nationale d’assurance vieillesse du régime général. » On est  «passé d’environ 300.000 en 1966 à 800.000 en 2016», indique la Cnav. La première raison, ceste que les retraités vivent de plus en plus vieux et bénéficient donc plus longtemps de leur pension. (20 ans en moyenne en 2016 pour seulement 12 ans il y a 50 ans). En cause l’amélioration des conditions de vie mais aussi les progrès de la médecine. Le second élément est lié  à l’âge de départ en retraite (en 2016 (62,4 ans en 2016) qu’en 1966 (64 ans qu’en 1966).   Le comité d’orientation des retraites qui prévoyait pendant la mandature de François Hollande une perspective d’équilibre financier d’ici 2020 s’est soudainement aperçu qu’un équilibre éventuel ne serait pas possible avant 2040. Dernier élément  la France dispose du meilleur système de retraites mais pour l’avenir il est largement hypothéqué par son financement. C’est la conclusion  de l’indice Mercer Melbourne qui évalue les systèmes de retraite de 30 pays, Par rapport à 2016, la France recule de trois places, à la 16ème place, même si son indice global (59,6) s’améliore grâce à de meilleures perspectives économiques. Mais le pays affiche des résultats contrastés. Avec un indice de 80,4, la France occupe en effet la première place de l’indice « performance », c’est-à-dire que son système offre le meilleur niveau de vie à ses retraités. En revanche, sa pérennité semble inquiéter les analystes de Mercer. La même inquiétude concerne l’équilibre des régimes complémentaires et cela pour des raisons assez identiques. 

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Revenu universel : pas la solution (FMI)

Revenu universel : pas la  solution (FMI)

Dans une étude le Fonds monétaire international constate une réduction des inégalités au plan mondial provenant en particulier de la forte hausse des revenus en Chine et en Inde. Il observe aussi un accroissement des inégalités à l’intérieur des pays mêmes. Mais le FMI considère que le revenu universel ne serait pas la solution surtout en France où la protection sociale est relativement déjà importante. Ce système de revenu social pourrait être significatif devrait supposer la suppression de toute prestation sociale au profit justement d’un revenu dit universel.  Notons que  le revenu universel est défendu à la fois par les ultras libéraux et les gauchistes sans doute pour des raisons différentes mais qui aboutissent au même résultat.  Les ultras libéraux proposent pour la France un revenu universel toute la vie de l’ordre de 500 €. L’objectif serait de lutter contre la pauvreté mais il est évident que ce niveau est très insuffisant pour permettre d’accéder à des conditions de vie décente. En outre ce seuil est déjà atteint via le RSA et même largement. Le seuil décent serait de 1000 à 1200 € mais pour en assurer le financement il conviendrait alors de supprimer toute la protection (par exemple sécu, assurance chômage, retraite). Une véritable escroquerie qui utilise l’alibi de la lutte contre la pauvreté pour faire sauter la solidarité sociale. Il est clair notamment que les plus des favorisés n’auraient accès  aux soins et notamment à la très coûteuse hospitalisation. Autre  élément de nature sociétale la rupture avec le lien n’est-il pas susceptible de déstructurer complètement une société ? La plupart des individus sont essentiellement structurées par les relations qu’ils entretiennent dans le milieu du travail. Un travail par ailleurs nécessaire pour assurer le progrès matériel mais aussi culturel de l’humanité. Certaines banlieues où les taux de chômage dépassent les 50 % dé montrent  à quel point l’absence de travail peut créer des dysfonctionnements sociétaux notamment engendrer la violence et les trafics en tout genre. Par ailleurs  les études ont montrées que les couches les plus défavorisées ne seraient pas capables de gérer à long terme les sommes nécessaires à certains risques sociaux relatifs en particulier à la maladie et retraite. En outre le coût serait exorbitant. Pour assurer son financement, une solution pourrait être de fusionner l’ensemble des allocations pour les remplacer par ce revenu de base. Mais dans le cas de la France (et du Royaume-Uni), le fonds juge qu’il s’agit d’une mauvaise idée. Une telle initiative « rendrait le système moins progressif et engendrerait des pertes chez beaucoup de ménages pauvres, pouvant même amener à augmenter la pauvreté ». Ainsi, plutôt que d’introduire un revenu universel, le FMI estime qu’il vaut mieux « réformer et renforcer le système actuel pour améliorer sa couverture et son ciblage ». Bien avant le FMI, l’OFCE avait jugé dans un rapport que le revenu universel était « irréaliste en pratique », estimant que son coût se chiffrerait à 480 milliards d’euros pour un montant de 765 euros par adulte, 315 euros pour des enfants de moins de 18 ans et 1100 euros pour les plus de 65 ans et les handicapés.

Les retraités de plus en plus nombreux menacent les régimes de retraites

Les retraités de plus en plus nombreux menacent les régimes de retraites

 

 

Les retraités du régime général (salariés) décédés en 2016 ont perçu leur pension pendant 19 ans pour les hommes et 22 ans pour les femmes. C’est 8 ans de plus qu’il y a cinquante ans. Socialement cet une bonne nouvelle il y a de plus en plus de retraités en France ce qu’indique la caisse nationale d’assurance vieillesse du régime général. » On est  «passé d’environ 300.000 en 1966 à 800.000 en 2016», indique la Cnav. La première raison, ceste que les retraités vivent de plus en plus vieux et bénéficient donc plus longtemps de leur pension. (20 ans en moyenne en 2016 pour seulement 12 ans il y a 50 ans). En cause l’amélioration des conditions de vie mais aussi les progrès de la médecine. Le second élément est lié  à l’âge de départ en retraite (en 2016 (62,4 ans en 2016) qu’en 1966 (64 ans qu’en 1966).   Le comité d’orientation des retraites qui prévoyait pendant la mandature de François Hollande une perspective d’équilibre financier d’ici 2020 s’est soudainement aperçu qu’un équilibre éventuel ne serait pas possible avant 2040. Dernier élément  la France dispose du meilleur système de retraites mais pour l’avenir il est largement hypothéqué par son financement. C’est la conclusion  de l’indice Mercer Melbourne qui évalue les systèmes de retraite de 30 pays, Par rapport à 2016, la France recule de trois places, à la 16ème place, même si son indice global (59,6) s’améliore grâce à de meilleures perspectives économiques. Mais le pays affiche des résultats contrastés. Avec un indice de 80,4, la France occupe en effet la première place de l’indice « performance », c’est-à-dire que son système offre le meilleur niveau de vie à ses retraités. En revanche, sa pérennité semble inquiéter les analystes de Mercer. Avec un indice de 38,6, le pays pointe à la 24ème place, juste derrière l’Allemagne (40,9). « Le problème est que tout repose sur les régimes obligatoires, qui fonctionnent par répartition (les cotisations des actifs financent immédiatement les pensions de retraite, NDLR). Il n’y a donc aucun préfinancement. Et la dette de ces régimes est équivalente à une part très importante du PIB », indique Christel Bonnet, consultante retraite chez Mercer. En termes de transparence et de simplicité, la France semble également pouvoir largement s’améliorer, puisqu’elle se classe 25ème sur 30. Enfin l’avenir des retraites n’est pas aussi largement du rapport entre actifs et retraités, c’est-à-dire de la croissance qui génère les emplois. Des emplois dont les cotisations financent les retraites.  Emmanuel Macron a promis une grande refonte des retraites avec un système universel par points – les discussions doivent démarrer début 2018 -, il s’est engagé à ne pas revenir sur l’âge de départ. «Il y aura toujours un âge légal de la retraite à partir duquel on pourra liquider ses droits. Il restera à 62 ans», a-t-il promis durant la campagne.  Mais compte tenu des éléments de problématique évoqués  précédemment, la discussion risque-t-elle difficile. Et de toute façon toute réforme ne pourra donner des faits financiers qu’à moyen et long terme.

Apprentissage : la responsabilité aux régions ou aux entreprises ?

Apprentissage : la responsabilité aux régions ou aux entreprises ?

D’après des informations parues dans les Échos,  le gouvernement aurait l’intention de transférer la responsabilité de la gestion de l’apprentissage aux entreprises. Mais de ce fait les régions seraient impactées par les ressources financières qu’elles touchent  au titre de cette formation.   Des ressources financières dont l’optimisation n’est pas toujours assurée au service de l’apprentissage .Pour preuve les critiques du Conseil d’analyse économique.  Les experts  du CAE constatent que la taxe d’apprentissage ne finance pas que l’apprentissage. En 2010, 38 % de la taxe d’apprentissage ont été affectés à l’enseignement professionnel et technologique hors apprentissage  à travers le système du « hors quota ». Les entreprises peuvent en effet allouer certains fonds à des organismes de leur choix sans véritable contrôle, enfin, en dépit du quasi-doublement des effectifs d’apprentis en France depuis 1992 et de la forte progression des moyens financiers (+50% entre 2000 et 2012 ; environ 30 milliards d’euros par an avec la formation professionnelle), ce sont les diplômés de l’enseignement supérieur qui en profitent le plus. Ils proposent de moduler les aides selon les niveaux de formation et constatent que le rôle central joué par l’Education nationale bloque l’évolution du système.  La réforme évoquée par Les Echos  signifierait que le financement touché par les régions pour la formation initiale – 51% de la taxe d‘apprentissage – serait reversé aux branches professionnelles. Pour l‘instant, les branches ne touchent que 26% de la taxe d‘apprentissage à travers les centres de formation d‘apprentis (CFA). Les 23% restants sont versés à d‘autres organismes comme les universités et les grandes écoles. Pour les régions, écarter les conseils régionaux de la gestion de l‘apprentissage serait une erreur. “Le fait que les conseils régionaux puissent maîtriser une véritable chaîne cohérente, articulée (…) reliant l‘orientation, la formation, l‘emploi et le développement économique est essentiel”, ont écrit 16 présidents de régions dans une lettre qu‘ils ont envoyée vendredi au Premier ministre, Edouard Philippe, et qui a été rendue publique lundi. “Il faut absolument éviter de mettre en place des dispositifs trop dispersés que la plupart des branches professionnelles ne sauraient (…) pas assumer.” Ils ont rappelé que, comme le gouvernement, les conseils régionaux avaient “à coeur de valoriser et de développer” l‘apprentissage. Selon eux, la “structuration de l‘appareil de formation” doit être cohérente avec les “stratégies de développement économique des régions” qu‘elles élaborent en fonction des “réalités territoriales et des besoins des jeunes”. Les régions disent également assurer un “rôle de redistribution de la taxe d‘apprentissage sans quoi le financement de l‘apprentissage se ferait au détriment des premiers niveaux de qualification qui se déploient dans les entreprises artisanales”.

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Salaire moyen net en France : 1722 ou 2125 euros ?

Salaire moyen net en France : 1722 ou  2125 euros ?

 

L’INSEE a sorti  une étude qui fait apparaître un salaire net moyen de 1722 €. Une autre étude du même organisme indiqué 2125 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1722 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de 2125 les salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer. En France pour un temps plein ;  un salaire qui a augmenté de 42 % de 2009 à 2013. En francs constants il y a donc eu progression. L’augmentation est de   42 %) et  l’inflation a atteint, elle, 34,5 %. En 2013, le revenu perçu par un salarié était de 20.350 euros. On peut évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation car l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation, structure de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus. Il s’agit d’un revenu salarial, tous types de contrats confondus : plein temps, temps partiel ou mi-temps. Si l’on veut des comparaisons plus parlantes, il faut se concentrer sur le salaire net annuel moyen pour un temps plein. Il était en 2013 de 25.500 euros soit 2125 € par mois. En moyenne on note donc une augmentation faible mais réelle du salaire moyen. Salaire moyen à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux et qui au contraire fait apparaître une légère diminution. En cause un accroissement des inégalités, ce qui gagnent plus ont encore gagné davantage, ce qui gagnent moins perdu davantage. Premier point à noter : ce montant montre une augmentation régulière des salaires nets entre 1995 et 2009. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Ce sont dans les fonctions de cadres que les écarts sont les plus significatifs et dans ceux des employés où les différences de rémunérations moyennes nettes sont les plus faibles (autour de 8%). Sur un indice INSEE toujours discutable, le pouvoir d’achat a augmenté tous les ans de 0,3% entre 2007 et 2014. C’est moins qu’en Allemagne, mais bien mieux qu’en Italie, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Chez nous, les salaires n’ont pas chuté et les prestations sociales ont joué un grand rôle d’amortisseurs. En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes (23.398 euros). Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés.

 

Salaire Cadre : 48.000 euros ?

Salaire Cadre : 48.000 euros ?

D’après une  étude de l’APEC, le salaire annuel médian brut des cadres se situe à 48.000 euros en 2016. Pour éviter toute confusion il faut distinguer le salaire médian (celui au milieu de la répartition)  de celui du salaire moyen qui agglomère tous les salaires. Bien entendu il faut aussi distinguer le salaire brut du salaire net. Pour les cadres le salaire médian net se situe autour de 3150 €. (À comparer aux chiffres 1797 pour l’ensemble des salariés). Il grimpe à 52.000 euros dans l’industrie et à 55.000 euros dans la banque/assurances.  Le niveau du salaire médian des cadres n’a pas évolué entre 2015 et 2016, selon l’association pour l’emploi des cadres (Apec). C’est dans l’industrie que le salaire médian des cadres est le plus élevé (52.000). Selon l’enquête annuelle réalisée par l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), sur la base de 18.000 réponses à un questionnaire, les rémunérations des cadres en 2016 sont restées quasi identiques à celles de 2015. Ainsi, en 2016, la rémunération annuelle brute moyenne des cadres en poste dans des les entreprises du secteur privé s’établissait à 56.000 euros (salaire fixe + part variable). Le salaire annuel brut médian est également demeuré stable à 48.000 euros. Et pour cause, seulement un peu plus de quatre cadres sur dix n’ayant pas connu de changement professionnel au cours de l’année 2016 ont déclaré avoir bénéficié d’une augmentation de leur rémunération. Globalement, 80 % des cadres déclarent avoir un salaire annuel brut (fixe + part variable) compris entre 34.000 et 85.000 euros. Cette forte dispersion traduit bien entendu la diversité des situations de l’emploi des cadres selon les caractéristiques individuelles (notamment l’âge), l’emploi occupé, la formation initiale, le parcours professionnelle ou encore les caractéristiques de leur entreprise. Ainsi, la taille des entreprises joue beaucoup. Dans les établissements de plus de 1.000 salariés, le salaire médian des cadres est plus élevé (51.000 euros), alors que dans les PME de moins de 20 salariés il se situe à 42.000 euros. À noter que pour faire des comparaisons le salaire des cadres serait à mettre en relation avec le nombre d’heures effectuées. Un nombre d’heures équivalents pour certains au double de celui des autres salariés. Conclusion le salaire des cadres en France est loin d’être excessif.

Indépendants : 2.510 euros par mois ?

Indépendants : 2.510 euros par mois ?

 

 

Le revenu des plus indépendants serait de 2510 € par mois selon une étude de l’Insee publiée ce jeudi 2 novembre. 10 % des effectifs relèveraient de cette catégorie. La France comptait 2,8 millions de personnes exerçant une activité non salariée à titre principal ou en complément d’une activité salariée sur une population active de 28,6 millions de personnes, selon un recensement établi en 2015. Des chiffres qui en réalité n’ont pas beaucoup de signification car ce revenu mensuel moyen cache d’énormes dispersion entre ceux  par exemple qui sont gérants d’entreprise et qui peuvent gagner 10 ou 20 000 € par mois voire davantage et certains autoentrepreneurs qui ne déclarent aucun revenu. Or les autoentrepreneurs sont environ un   million.  A noter aussi que  Seulement chez les autoentrepreneurs  que 23 % sont encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique.  Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffres d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. De l’ordre de la moitié des photos entrepreneurs ne déclarent aucun revenu ou des revenus dérisoires. Statistiquement il est d’ailleurs difficile de savoir ceux  qui sont réellement encore en activité. Du coup,  ce revenu moyen des indépendants se trouve  affectés  par le poids des autoentrepreneurs et qu’il convient de le relativiser. L’INSEE affirme cependant que  hors revenus nuls et hors autoentrepreneurs, la moyenne nationale passe à 3.610 euros mais toujours avec de fortes disparités.  Selon les experts de l’Insee, un non salarié gagne en moyenne 2.510 euros par mois grâce à son activité. A titre de comparaison, le salaire net moyen mensuel (en équivalent temps plein) atteignait 2.250 euros en 2015 pour un salarié dans le privé. (En réalité 1750 euros si l’on tient compte des temps partiels) ;  Le salaire médian, lui, se situait à 1.797 euros.  Le contexte économique local peut évidemment avoir joué un rôle important sur l’activité et le revenu des indépendants, rappellent les statisticiens de l’institut public.  »Un marché local plus favorable, avec par exemple un taux de chômage modéré ou un niveau de vie élevé des habitants, est associé à des revenus des non-salariés plus élevés. » Par ailleurs, les zones plus densément peuplées et affichant des revenus plus élevés peuvent favoriser la demande et donc l’activité des non salariés, « dont la clientèle est principalement locale ». « La densité de population, en plus d’une structure sectorielle plutôt favorable, explique ainsi que, dans le tiers sud, le revenu moyen est un peu plus élevé dans les départements ayant une très grande agglomération. » Par ailleurs, un nombre élevé d’autoentrepreneurs peut faire baisser la moyenne des revenus, comme le souligne l’étude. « Une forte proportion d’autoentrepreneurs, dont le revenu d’activité moyen est huit fois moins élevé que celui des non-salariés classiques, ou encore la présence de non-salariés n’ayant dégagé aucun revenu, abaissent la moyenne ».

 

 

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