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Tabagisme : Hausse des décès

Tabagisme : Hausse des décès

 

Le nombre de fumeurs quotidiens et de morts dus au tabac ont augmenté dans le monde depuis 1990, en dépit des progrès enregistrés dans la plupart des pays depuis cette date, ont alerté jeudi des chercheurs, selon lesquels la guerre contre le tabac est loin d’être gagnée. Un homme sur quatre et une femme sur 20 étaient des fumeurs quotidiens en 2015, soit près d’un milliard, selon le rapport Global Burden of Diseases, établi par un consortium de centaines de scientifiques. Il s’agit d’une baisse significative de la proportion de fumeurs quotidiens par rapport à celle qui prévalait 25 ans auparavant, en 1990, où un homme sur trois et une femme sur 12 fumaient chaque jour. Mais en dépit de cette amélioration, le nombre de fumeurs est passé de 870 millions en 1990 à plus de 930 millions, en raison de la croissance démographique mondiale. Et le nombre de décès attribués au tabac – plus de 6,4 millions en 2015 – a augmenté de 4,7% au cours de la même période. La mortalité pourrait augmenter encore plus, car les principales compagnies de tabac visent de manière agressive de nouveaux marchés, en particulier dans les pays en développement, prévient le rapport publié dans le journal médical The Lancet. Le tabagisme provoque un décès sur dix dans le monde, dont la moitié dans seulement quatre pays: la Chine, l’Inde, les États-Unis et la Russie. Avec l’Indonésie, le Bangladesh, les Philippines, le Japon, le Brésil et l’Allemagne, ils représentent les deux tiers de la consommation mondiale de tabac. « Le tabagisme reste le deuxième facteur de risque de décès précoce et d’invalidité » après l’hypertension artérielle, selon l’auteur principal Emmanuela Gakidou de l’Institut de mesure et d’évaluation de la santé à l’Université de Washington. Certains pays ont connu une forte réduction du tabagisme avec une combinaison de taxes plus élevées, de campagnes d’éducation, d’avertissements et de programmes d’aide à l’arrêt du tabac. Le Brésil, parmi les leaders au cours de la période de 25 ans examinée, est passé de 29% fumeurs quotidiens à 12% chez les hommes et de 19% à 8% fumeuses. L’Indonésie, le Bangladesh et les Philippines – avec respectivement 47%, 38% et 35% d’hommes fumeurs – n’ont pas enregistré de progrès entre 1990 à 2015. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre d’hommes et de femmes fumeurs en Afrique subsaharienne augmentera de 50% d’ici à 2025 par rapport à 2010. La mortalité à venir dans les pays à revenu faible et intermédiaire sera probablement « énorme », note un spécialiste britannique, John Britton, dans un commentaire dans The Lancet. On peut s’attendre à ce que la moitié des fumeurs quotidiens, soit un demi-milliard, meurent prématurément, à moins qu’ils ne cessent de fumer, ajoute-t-il.

Soins dentaires: enfin la réforme des prothèses

 Soins dentaires: enfin la réforme des prothèses

« Un dispositif de rééquilibrage de l’activité dentaire est mis en place de manière échelonnée et progressive sur quatre ans, à compter du 1er janvier 2018″. Ainsi, les actes prothétiques (couronnes, bridges), plus rémunérateurs pour les professionnels, seront plafonnés, tandis que les soins conservateurs et de prévention (carie, détartrage) vont être revalorisés. La revalorisation de ces soins fréquents sera « échelonnée sur quatre ans, allant jusqu’au 1er janvier 2021″, précise l’arrêté. La réforme de la tarification a donné lieu à plusieurs actions de protestation, dont la dernière, début mars à Paris, a rassemblé entre 6.000 et 10.000 personnes. On se souvient que  Pour mettre fin au scandale de la surfacturation des prothèses dentaire Emmanuel Macron, ministre de l’Économie avait voulu  obligatoire l’inscription sur les devis du prix d’achat des prothèses dentaires proposés par les chirurgiens-dentistes à leurs patients.   Les chirurgiens-dentistes étaient  opposés à cette mesure.  Pourquoi  en effet facturer plus de 500 euros, parfois plus de 1000, une couronne qui coûte 120 euros si elle est fabriquée en France et 40 euros si elle vient de Chine? À cette question, Nicolas Rey, président du petit syndicat de prothésistes SFFFDMM, proposait  une réponse révolutionnaire. «Il faut mettre fin au monopole des chirurgiens dentistes, qui entraîne des tarifs de prothèse trop chers pour les patients et travailler en direct avec les patients», estime-t-il. Pour les bridges et les couronnes, il ne s’agit évidemment pas de se passer des services du chirurgien-dentiste pour la préparation chirurgicale et la pose du dispositif. Mais, le patient devrait pouvoir choisir librement son prothésiste, fabricant de sa future prothèse, et le rémunérer directement pour son travail, affirme le SFFFDMM. Cela demanderait un peu de temps supplémentaire au patient puisqu’il devrait aller voir lui-même le prothésiste. Mais, il pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines d’euros.  Concrètement, cela se déroulerait de la façon suivante, explique le syndicat. Le dentiste établit un devis pour son intervention et le patient s’adresse à un prothésiste de son choix – il y en a plus de 3000 en France – pour obtenir, cette fois, un devis pour la couronne ou le bridge. Ensuite, le dentiste prépare chirurgicalement les dents, prend une empreinte, les mesures, la teinte des dents et il établit une prescription pour la fabrication du dispositif. Le patient se rend alors chez le prothésiste qui fabrique la prothèse et la facture au patient. Celui-ci retourne ensuite la faire implanter chez son dentiste. Pour les dentiers, cela pourrait être encore plus simple. Il suffirait d’autoriser les prothésistes à prendre les empreintes et délivrer eux-mêmes ces prothèses amovibles. En attendant cette vraie réforme on se satisfera d’un un plafonnement pour les prothèses, entériné par un arrêté du ministère des Affaires sociales, publié vendredi au Journal officiel (JO). Cet arrêté reprend le règlement arbitral qui avait été remis à la ministre, Marisol Touraine, après l’échec fin janvier des négociations tarifaires entre l’Assurance maladie et les syndicats de chirurgiens dentistes libéraux (FSDL, CNSD et Union dentaire).     Le troisième syndicat de la profession, l’Union dentaire, a annoncé dans un communiqué avoir « introduit une requête devant le Conseil d’État pour demander l’annulation » du texte, « assortie d’une demande de question prioritaire de constitutionnalité », selon son président, Philippe Denoyelle.

Soins dentaires: enfin une réforme des prothèses

Soins dentaires: enfin une réforme des prothèses

 

« Un dispositif de rééquilibrage de l’activité dentaire est mis en place de manière échelonnée et progressive sur quatre ans, à compter du 1er janvier 2018″. Ainsi, les actes prothétiques (couronnes, bridges), plus rémunérateurs pour les professionnels, seront plafonnés, tandis que les soins conservateurs et de prévention (carie, détartrage) vont être revalorisés. La revalorisation de ces soins fréquents sera « échelonnée sur quatre ans, allant jusqu’au 1er janvier 2021″, précise l’arrêté. La réforme de la tarification a donné lieu à plusieurs actions de protestation, dont la dernière, début mars à Paris, a rassemblé entre 6.000 et 10.000 personnes. On se souvient que  Pour mettre fin au scandale de la surfacturation des prothèses dentaire Emmanuel Macron, ministre de l’Économie avait voulu  obligatoire l’inscription sur les devis du prix d’achat des prothèses dentaires proposés par les chirurgiens-dentistes à leurs patients.   Les chirurgiens-dentistes étaient  opposés à cette mesure.  Pourquoi  en effet facturer plus de 500 euros, parfois plus de 1000, une couronne qui coûte 120 euros si elle est fabriquée en France et 40 euros si elle vient de Chine? À cette question, Nicolas Rey, président du petit syndicat de prothésistes SFFFDMM, proposait  une réponse révolutionnaire. «Il faut mettre fin au monopole des chirurgiens dentistes, qui entraîne des tarifs de prothèse trop chers pour les patients et travailler en direct avec les patients», estime-t-il. Pour les bridges et les couronnes, il ne s’agit évidemment pas de se passer des services du chirurgien-dentiste pour la préparation chirurgicale et la pose du dispositif. Mais, le patient devrait pouvoir choisir librement son prothésiste, fabricant de sa future prothèse, et le rémunérer directement pour son travail, affirme le SFFFDMM. Cela demanderait un peu de temps supplémentaire au patient puisqu’il devrait aller voir lui-même le prothésiste. Mais, il pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines d’euros.  Concrètement, cela se déroulerait de la façon suivante, explique le syndicat. Le dentiste établit un devis pour son intervention et le patient s’adresse à un prothésiste de son choix – il y en a plus de 3000 en France – pour obtenir, cette fois, un devis pour la couronne ou le bridge. Ensuite, le dentiste prépare chirurgicalement les dents, prend une empreinte, les mesures, la teinte des dents et il établit une prescription pour la fabrication du dispositif. Le patient se rend alors chez le prothésiste qui fabrique la prothèse et la facture au patient. Celui-ci retourne ensuite la faire implanter chez son dentiste. Pour les dentiers, cela pourrait être encore plus simple. Il suffirait d’autoriser les prothésistes à prendre les empreintes et délivrer eux-mêmes ces prothèses amovibles. En attendant cette vraie réforme on se satisfera d’un un plafonnement pour les prothèses, entériné par un arrêté du ministère des Affaires sociales, publié vendredi au Journal officiel (JO). Cet arrêté reprend le règlement arbitral qui avait été remis à la ministre, Marisol Touraine, après l’échec fin janvier des négociations tarifaires entre l’Assurance maladie et les syndicats de chirurgiens dentistes libéraux (FSDL, CNSD et Union dentaire).     Le troisième syndicat de la profession, l’Union dentaire, a annoncé dans un communiqué avoir « introduit une requête devant le Conseil d’État pour demander l’annulation » du texte, « assortie d’une demande de question prioritaire de constitutionnalité », selon son président, Philippe Denoyelle.

Nouvel étiquetage nutritionnel: comment et qui ?

Nouvel étiquetage nutritionnel: comment et qui ?

Un nouvel étiquetage pour indiquer la valeur nutritionnelle des produits mais un étiquetage d’une part facultatif et qui sera réalisé par les marques elles-mêmes. Le ministère de la santé vient en effet d’annoncer l’entrée en vigueur d’un nouvel étiquetage simplifié avec des notes allant de A (le produit est bon pour la santé) à E (le produit contient un excès d’ingrédients qui peuvent être néfastes pour la santé). La ministre de la santé s’explique dans le parisien sur le nouveau système d’étiquetage destiné à préciser la valeur nutritionnelle d’un produit. Reste à savoir comment les produits seront évalués et sur quels critères afin de ne pas réduire l’appréciation sur les seules teneurs en protéines, sucre, gras et sel. Bien d’autres nutriments sont à prendre en considération notamment les vitamines et les minéraux dont  certaines carences seraient à l’origine de maladies graves (impact nutritionnel qu’ignore l’INRA!). L’Étiquetage qui va de la lettre A à la lettre E en passant par B, C et D (du vert au rouge) A présentant la meilleure valeur nutritionnelle et E la plus mauvaise.   »L’étiquetage Nutri-score n’est pas obligatoire, seul celui de la Commission Européenne sur la teneur des différents nutriments l’est pour le moment, explique Benoît Vallet, le directeur général de la santé au ministère. Mais les marques qui désireront l’appliquer le feront elles-mêmes, il n’y a pas d’organismes chargés d’attribuer les notes des différents produits. En revanche, les inspecteurs de la DGCCRF effectueront des contrôles aléatoires fréquents pour vérifier la conformité. » C’est exactement le même principe que pour l’énergie label pour la consommation des produits d’électroménager. Le même principe également que pour le calcul de la pollution des véhicules automobiles dont l’affichage par les marques est plus que contesté. Pour faciliter le travail de ses marques, Le ministère de la Santé leur a fourni à cet effet un logiciel capable de calculer la valeur nutritionnelle de chaque recette. Il s’agit d’un algorithme mise au point au Royaume-Uni par le professeur Rayner d’Oxford qui travaille pour la Food Standards Agency. Cet algorithme fait la somme des ingrédients en excès et néfastes pour la santé et enlève ensuite au résultat obtenu les points de ceux bons pour l’organisme comme les fibres et les minéraux.

Nutrition : nouveau système d’étiquetage

Nutrition : nouveau système d’étiquetage

 

.La ministre de la santé s’explique dans le parisien sur le nouveau système d’étiquetage destiné à préciser la valeur nutritionnelle d’un produit. Reste à savoir comment les produits seront évalués et sur quels critères afin de ne pas réduire l’appréciation sur les seules teneurs en protéines, sucre, gras et sel. Bien d’autres nutriments sont à prendre en considération notamment les vitamines et les minéraux dans certaines carences seraient à l’origine de maladies graves ‘( impact nutritionnel qu’ignore l’INRA!). L’ Étiquetage qui va de la lettre A à la lettre E en passant par B, C et D (du vert au rouge) A présentant la meilleure valeur nutritionnelle et E la plus mauvaise Ministre de la Santé, Marisol Touraine, nous a reçus lundi pour nous annoncer, en exclusivité, le nouveau logo nutritionnel. Prévu dans la loi Santé, ce logo simplifié fera son apparition début avril dans les supermarchés.

 

Il doit permettre d’indiquer aux consommateurs la valeur nutritionnelle d’un produit, bien loin des étiquettes illisibles.

 

Quel logo figurera sur les produits industriels ?
MARISOL TOURAINE. Les résultats des études viennent de montrer que le plus pertinent des logos pour aider à manger sainement est le Nutri-Score. Cette vignette va du vert à l’orange foncé en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas. C’est celle-là qui a donc été choisie. On a testé quatre pictogrammes pendant dix semaines lors d’une expérimentation dans soixante supermarchés dès septembre. Résultat : la qualité du panier moyen d’achat a le plus augmenté avec le Nutri-Score. En clair, les consommateurs ont été davantage attentifs et ont privilégié des aliments plus sains. En avril, je prendrai donc un arrêté pour que les industriels puissent apposer ce logo sur les paquets dans les rayons de supermarchés.

Quel est l’objectif d’une telle mesure ?
Une bonne alimentation est un facteur de bonne santé. Or, il y a 30 % d’adultes en surpoids, 15 % en obésité. Les familles défavorisées sont les plus touchées. Il y a aujourd’hui tellement d’indications sur les produits qu’elles sont trop difficiles à analyser. Il faut une information lisible afin que tout le monde s’y retrouve en un coup d’œil. L’idée n’est pas de dire aux gens de choisir entre un yaourt ou une pizza mais de leur dire laquelle des pizzas présentes dans les rayons est la moins grasse et salée. J’ai moi-même revu ma façon de consommer : je privilégie certaines céréales à d’autres. Cet étiquetage n’a pas pour objectif de dire aux Français : «Arrêtez les produits gras et sucrés» mais de donner à chacun les armes appropriées pour se protéger.

 

Sauf que ce logo reste facultatif. Si chaque industriel fait ce qu’il veut, cette mesure peut-elle être efficace ?
Certes, je ne peux pas leur imposer. Les règles européennes ne le permettent pas. Je le regrette mais c’est ainsi. Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie. Certains joueront le jeu et cela aura un effet boule de neige. On ne peut pas parler de santé publique et ne pas être transparent. Aujourd’hui, tout le monde parle de prévention, c’est l’avenir de la santé.

 

Pourtant, l’Anses, gendarme de l’alimentation, doute de la pertinence de l’étiquetage pour diminuer obésité et diabète…
C’est précisément parce qu’il y a eu des interrogations qu’on a fait des études. Pour la première fois, l’intérêt de l’étiquetage nutritionnel est démontré. C’est totalement nouveau en France. Une intuition se dégage à l’échelle mondiale : pour lutter contre le surpoids, il faut simplifier l’information sur les emballages.

 

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a jugé ce système d’étiquetage «trop stigmatisant». Que répondez-vous ?
Il y a eu beaucoup de débats, d’obstacles et de faux procès. Je suis restée sereine. Je ne suis pas dans la revanche et je suis heureuse de passer de l’intuition à la démonstration. Je ne souhaite pas bannir le plaisir de manger et de partager. On a le droit à des excès, je ne vais pas mettre une étiquette sur de la crème au beurre d’une pâtisserie de quartier. Je veux seulement donner à chacun le moyen de choisir.

 

 

Des yaourts aux fruits… sans fruit

Des  yaourts aux fruits… sans fruit

l’ONG Foodwatch  dénonce l’arnaque de  l’étiquetage concernant le yaourt phare de Danone: les petits-suisses Danonino qui comportent des illustrations de fruits entiers: pêche, abricot, framboise, fraise et banane. Ses pots colorés laissent croire à leur présence mais il s’agit pour l’ONG d’une nouvelle arnaque sur l’étiquette: «ce produit ne contient pas la moindre trace de fruits, pas même sous forme d’arômes», explique l’ONG dans un communiqué. La réglementation européenne sur l’information du consommateur (INCO) et le Code de la consommation interdisent pourtant à un fabricant de faire apparaître, sur un emballage, un ingrédient qui n’entrerait pas dans la composition du produit. Dans une lettre, le groupe Danone affirme être en conformité avec la norme AFNOR relative à certains produits laitiers frais: «Danonino ne contient pas aujourd’hui de fruits, c’est pour cela que l’information véhiculée par une représentation graphique et stylisée est pertinente et loyale, puisqu’elle informe le consommateur au sujet du goût des produits présents dans chaque emballage.» Le groupe agroalimentaire avance par ailleurs que cette image s’accompagne d’une «précision parfaitement visible» sur l’emballage indiquant qu’il s’agit d’un «fromage blanc sucré aromatisé» ainsi que de la mention «saveur…», en «caractères très apparents». Danone argumente également que la liste des ingrédients présente sur l’emballage fournit une «information détaillée au sujet de l’ensemble des ingrédients utilisés dans le produit», et donc de l’absence de fruits. Une «excuse qui ne tient pas la route», répond Food Watch, qui rappelle que «la Cour de justice de l’Union européenne, dans son arrêt Teekanne, a jugé qu’une liste d’ingrédients, même exacte et exhaustive, ne suffit pas à corriger l’impression erronée ou équivoque qui résulte de l’étiquetage».

 

Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Le risque de pandémie mondiale n’est pas à écarter d’après Bill Gates. Un risque déjà analysé par  une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford et de la Global Challenge Foundation.  parmi ces risques, une évolution  climatique extrême « Comme pour tous les risques, les estimations comportent des incertitudes, et le réchauffement climatique pourrait être plus extrême que ce que suggèrent les estimations moyennes. [...] Il y a donc une probabilité pour que l’humanité soit confronté à un réchauffement de 4°C ou même 6°C dans les décennies à venir », estiment les auteurs. Les conséquences pourraient être la libération de méthane à partir du permafrost, ce sol gelé en permanence que l’on trouve essentiellement en Alaska et en Sibérie, ou encore le dépérissement de la forêt amazonienne. L’impact du réchauffement climatique serait le plus fort dans les pays pauvres, qui pourraient devenir complètement inhabitables. Les famines et les migrations de masse, l’effondrement des sociétés humaines sont « certainement possibles dans ce scénario ». Combiné avec le choc causé à l’agriculture et à l’industrie dépendante de la biosphère dans les pays développés, cela pourrait conduire à l’intensification des conflits mondiaux et « éventuellement » à l’effondrement de la civilisation humaine. Les maladies infectieuses peuvent se répandre facilement dans nos systèmes globalisés et denses en populations humaines. Une nouvelle pandémie combinant l’incurabilité d’Ebola, la mortalité de la rage, l’infectiosité du rhume et les longues périodes d’incubation du VIH provoquerait un nombre de morts extrême. La grippe a d’ailleurs démontré la possibilité pour un virus de combiner les caractéristiques de plusieurs autres. De son coté Bille Gates, Intervenant samedi à Munich devant les principaux acteurs mondiaux de la défense et de la sécurité, a pointé la probabilité que « la prochaine épidémie naisse d’un super-virus de la grippe. Il juge « assez probable que le monde vive une telle épidémie dans les dix à quinze ans à venir ». Partant de l’exemple de la grippe espagnole de 1918 et de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015, Bill Gates dit craindre une catastrophe à l’échelle du globe. « Les épidémiologistes estiment qu’un agent pathogène transmis dans l’air et se propageant rapidement peut tuer 30 millions de personnes en moins d’un an. » « C’est pourquoi nous nous mettons en danger en ignorant le lien entre sécurité sanitaire et sécurité internationale », a-t-il encore lancé. « Se préparer à gérer une pandémie globale est au moins aussi important que la dissuasion nucléaire et la question du réchauffement climatique », a dit celui qui se consacre aujourd’hui entièrement à sa Fondation Bill & Melinda Gates, qui alloue des millions de dollars à la lutte contre la pauvreté et à la vaccination dans les pays en développement. Bill Gates a appelé les Etats à investir dans la recherche pour développer des technologies capables de créer des vaccins en quelques mois. « Le coût global de la préparation à une pandémie est estimé à 3,4 milliards de dollars par an.  Angela Merkel, a noté de son côté « une multiplication des conflits nés des guerres civiles, de la croissance démographique et du changement climatique et leur interdépendance croissante ».

Perturbateurs endocriniens : on verra plus tard

Perturbateurs endocriniens : on verra plus tard

Finalement les industriels auront mis dans l’obligation La Commission européenne de renoncer à organiser un vote entre les États membres sur une définition des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques présentes presque partout dans l’environnement (pesticides, cosmétiques, matières plastiques), et susceptibles de modifier notre système hormonal.  Plusieurs pays, dont la France, le Danemark et la Suède ont voté contre la définition proposée par la Commission, lors du premier vote en décembre 2016. La France juge trop restrictive la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission. Dans un communiqué, la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal, « regrette que la définition modifiée par la Commission ne soit toujours pas acceptable. » Selon elle, la Commission n’a pas retenu les demandes de la France de « prendre en compte les perturbateurs endocriniens présumés et pas seulement avérés ».  L’impact des innombrables produits chimiques dans le secteur agro alimentaire est contesté par les industriels. Des industriels qui exercent une énorme pression sur Bruxelles pour obtenir une réglementation à minima de ces perturbateurs endocriniens susceptibles de dérégler le système hormonal et à l’origine de nombreuses pathologies. Du coup près de cent scientifiques européens et américains ont dénoncé,  les « intérêts industriels » qui « déforment délibérément des preuves scientifiques » pour empêcher la mise en place, par cette instance européenne, d’une réglementation visant à limiter l’utilisation des perturbateurs endocriniens. « Le projet d’établir une réglementation de ce type dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l’impression d’une absence de consensus, là où il n’y a pourtant pas de controverse scientifique », estiment les signataires d’une tribune publiée par Le Monde. Des scientifiques qui accusent les lobbys de déformer délibérément des preuves scientifiques pour créer une fausse impression de controverse – est régulièrement utilisée lorsque des découvertes scientifiques touchent « de puissants intérêts industriels », soulignent les scientifiques.  Les précédents de l’industrie du tabac, du secteur agrochimique ou du réchauffement climatique ont « retardé des actions préventives et eu de graves conséquences pour la santé des populations et l’environnement », avertissent-ils. Selon eux, « la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes [de l'augmentation des maladies en lien avec le système hormonal] s’accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal », appelés perturbateurs endocriniens. Alors que la « seule solution » pour enrayer ces effets est de « prévenir l’exposition aux produits chimiques à l’aide d’une réglementation plus efficace », les signataires se disent « préoccupés par les options réglementaires que propose Bruxelles ». La publication de cette tribune est intervenue alors qu’on prévoyait le renoncement de l’union européenne à se mettre d’accord  sur une définition des perturbateurs endocriniens, qui doit permettre d’encadrer leur utilisation.

 

Hausse du bio de 20 %

hausse du bio de 20 %

 

20 % d’augmentation en un an et ainsi d’affaires de 7 milliards en 2016, de plus en plus de Français s’intéressent et consomment du bio. Pas étonnant après le triomphe de la malle bouffe et ses conséquences tant sur la santé que sur l’environnement. Mais aussi sur les producteurs. En gros,  les multinationales de l’agro alimentaire et la grande distribution ont imposé des normes de produits dangereux pour la santé, gonflé de produits chimiques et des prix dérisoires aux producteurs qui un à un quittent le métier. . (Tomates chimique, lait et poulet  aux OGM, poulet aux antibiotiques gonflé en 1 mois quand il en faudrait 3 !) ; Bref de la merde, de la spéculation aussi pour les traders qui spéculent sur les denrées alimentaires et des paysans français dépendants et misérables. Les meilleures intentions du monde au départ, peuvent provoquer un désastre absolu à l’arrivée comme en Bretagne.  la Bretagne orientée dans les années 60 vers « le tout export » de cochons et volailles ou la décision des paysans français de « se mettre au tout soja » après avoir été inondés de films de propagande américains vantant les qualités miraculeuses de cette légumineuse sans voir et savoir que l’Amérique cherchait un second marché pour écouler ses excédents et « asservir » littéralement nos exploitants. Autre exemple celui poussins livrés pour être engraissés en batterie et en 31 jours top-chrono jusqu’à ce qu’ils atteignent 1,4 kg pile Même dérive pour d’autres productions animales. Et plus généralement agricoles gavés  de pesticides et  d’engrais. Tout cela pour faire du rendement et aboutir à des produits dangereux et souvent sans goût (comme les tomates, les pommes ou le blé non panifiable).  Les consommateurs montrent donc des changements dans leurs habitudes. Dans l’ordre, ils tendent à privilégier les légumes, les produits laitiers, les œufs, puis l’épicerie et la viande. Selon les données de l’agence, les Français souhaitent avant tout éviter les OGM, les produits artificiels et les colorants. Ils invoquent en masse une préoccupation en lien avec la santé, et pensent davantage au bien-être des animaux.   Les consommateurs justifient surtout leur préférence par un meilleur apport nutritionnel des produits bio, et la recherche de produits qui ont davantage de goût. Conséquence : la superficie des terres bio cultivées en France augmentent dans la même proportion, soit 16 % sur un an, à 1,54 million d’hectares.

Santé: Les candidats promettent la lune

Santé: Les candidats promettent la lune

 

En réaction au programme radical de Fillon qui proposait pratiquement de privatiser la sécurité sociale au profit des les assurances (seul les maladies dites graves auraient été prises en charge par la sécu), chaque candidat s’efforce désormais d’en rajouter pour améliorer le système de santé et en même temps augmenter les dépenses. Englué dans des affaires politico financières, Fillon lui-même a abandonné son programme radical et promet aussi des prises en charge nouvelles. Parmi les propositions des candidats, on notera surtout une meilleure couverture des frais dentaires et de l’optique, il est vrai très mal remboursés. Évidemment aucun des candidats ne livre avec précision les conséquences financières de ces nouvelles orientations. Fillon, comme d’autres d’ailleurs, évoque des économies en luttant contre les abus et les recours excessifs à l’hôpital. La question est de savoir ce qu’on appelle un abus. Il y en a c’est évident mais la difficulté est de les repérer même si on peut ici ou là citer quelques exemples comme le recours aux cures thermales ou le gâchis des médicaments. Par contre on peut se demander ce que Fillon appelle le recours excessif à l’hôpital. Ce n’est sans doute pas par plaisir que les patients se rendent dans un établissement hospitalier même si effectivement il y aurait du ménage à faire du côté des services d’urgence devenus de véritables dépotoirs de toutes les misères humaines et qui devraient t relever de services sociaux. Certains des experts avancent un chiffre de 30 % de gaspillage, un chiffre sans doute approximatif qui ne repose pas sur des fondements scientifiques et de toute façon difficile à préciser.  Une réorganisation des services de santé serait évidemment nécessaire mais heurtera à l’opposition de nombreux lobbys médicaux et pharmaceutiques.  En attendant, les principaux candidats à l’élection présidentielle rivalisent de propositions pour améliorer les remboursements de soins et comptent sur la prévention et une rationalisation du système de santé français pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Une convergence qui colle aux souhaits des Français révélés par un sondage publié à l’occasion d’une audition de cinq candidats organisée mardi par la Mutualité Française. Selon cette enquête, les Français font de l’accès aux soins pour tous et du financement de la protection sociale deux enjeux majeurs de la campagne présidentielle. Plus de huit sur dix jugent que la réduction du déficit de la Sécurité sociale passe d’abord par l’amélioration du système de santé (89%), le contrôle des abus (88%) et la prévention (83%), non par des restrictions de remboursement (25% à 37%). Le candidat de la droite, François Fillon, a définitivement enterré lundi l’idée, décriée jusque dans son camp, de centrer l’assurance maladie sur les affections graves et de laisser mutuelles et assurances privées couvrir « les petits risques ». « J’ai voulu placer la santé au coeur de mon projet. Ça m’a valu d’être caricaturé, d’être dénoncé comme le chantre de la privatisation de la Sécurité sociale et le faux nez des assureurs privés », s’est-il encore plaint lors de son audition. Son projet révisé, également exposé dans Le Parisien, ressemble désormais sur nombre de points à celui d’Emmanuel Macron et sur d’autres aux propositions de la présidente du Front national, Marine Le Pen. L’ex-ministre de l’Economie de François Hollande n’a d’ailleurs pas manqué d’ironiser : « Parfois on dit que vous n’avez pas de programme, mais on peut le recopier. » François Fillon veut ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 milliards d’euros d’économies en cinq ans et en maintenant l’objectif annuel d’évolution des dépenses (Ondam) sous 2%. Il mise notamment sur la chasse aux soins inutiles, au « recours excessif à l’hôpital », aux fraudes et abus, à la « bureaucratie excessive », notamment dans les établissements hospitaliers, ainsi que sur le développement du numérique. Comme Marine Le Pen, il promet de supprimer l’aide médicale d’Etat (AME) « pour mettre fin à la pression de l’immigration irrégulière » sur le système de santé. Il propose en revanche que l’Assurance maladie rembourse à 100% le coût de « lunettes de qualité » pour les enfants. Il vise un remboursement le « plus proche possible » de 100% d’ici 2022 pour les dépenses les plus coûteuses, dont l’optique, les prothèses dentaires et audio, les dépassements d’honoraire. Cela suppose, a-t-il précisé, « un nouveau partenariat entre la Sécurité sociale et les complémentaires », sous la houlette d’une « Agence de garantie de la couverture solidaire », qui contrôlera l’évolution des cotisations des mutuelles.

Tomates industrielles immangeables : des transgéniques à la place ?

Tomates industrielles immangeables : des transgéniques à la place ?

 

 On vient de se rendre compte que les tomates industrielles étaient vraiment immangeables même pour les américains, premiers producteurs. Du coup, des scientifiques envisagent de créer une nouvelle variété sans doute transgénique  pour redonner du goût à ce légume (en fait un fruit). De quoi s’inquiéter car on ne remet pas en cause le mode de production. Peut-être serait-il plus simple de recommander que les tomates puissent simplement pousser dans la terre sans engrais et  pesticides chimiques. Des chercheurs américains ont Donc identifié des variantes génétiques permettant de redonner de la saveur aux tomates industrielles, souvent insipides.  »Nous allons restaurer le goût des tomates perdu au cours des dernières décennies », explique Harry Klee, professeur d’horticulture à l’université de Floride qui a mené cette étude, assurant « pouvoir rendre les tomates de supermarché bien meilleures ». Ses travaux sont publiés jeudi dans la revue américaine Science. Une des premières étapes de cette étude a été de déterminer quelles substances chimiques parmi des centaines contribuent à rendre les tomates goûteuses. Les variétés industrielles actuelles ne contiennent pas suffisamment de sucre et de substances essentielles pour donner de la saveur, précise le scientifique. Ces qualités ont été perdues au cours des cinquante dernières années parce que les producteurs n’avaient pas les outils scientifiques nécessaires pour tester régulièrement la saveur de leurs tomates, explique-t-il. Travaillant sur le génome de la tomate qui a été entièrement séquencé en 2012, les chercheurs ont pu identifier des variations dans cinq à six gènes qui contrôlent la synthèse de toutes les substances chimiques importantes contribuant à donner du goût à ces fruits. Ils ont ensuite remplacé dans le génome des tomates industrielles les mauvaises variantes génétiques par celles qui leur donnent de la saveur. Mais puisque la création d’une nouvelle variété prend du temps, ces scientifiques estiment qu’il faudra de trois à quatre ans pour produire les nouvelles tomates avec du goût. Les Etats-Unis sont le deuxième producteur mondial de tomates derrière la Chine, selon le ministère américain de l’Agriculture (USDA).

L’eau du robinet polluée selon l’UFC-Que Choisir

L’eau du robinet polluée selon l’UFC-Que Choisir

Une étude de l’UFC Elle montre que si près de 96% des consommateurs peuvent boire l’eau du robinet en toute confiance, 2,8 millions ont en revanche une eau polluée, notamment par les pesticides, les nitrates ou le plomb de l’agriculture industrielle.  L’UFC-Que Choisir a passé au peigne fin les réseaux de distribution des 36 600 communes de France, pour la totalité des 50 critères réglementaires sur la base des résultats officiels du ministère de la Santé. Même si le résultat global reste satisfaisant, l’eau reste de mauvaise qualité pour 2,8 millions de Français. L’agriculture est la première cause de pollution. On retrouve des pesticides dans les régions d’agriculture intensive mais aussi dans les réseaux de distribution de certaines villes comme Tremblay en France, Sens, Lens, Tarbes et Auch. Les nitrates contaminent aussi l’eau de près de 200 000 consommateurs, notamment dans le Loiret, la Seine-et-Marne, l’Yonne, l’Aube, la Marne, le Pas-de-Calais et la Somme. Les contaminations bactériennes dues aux défauts de surveillance ou à la vétusté des installations, constituent la troisième pollution la plus fréquente et concernent de l’ordre de 200 000 consommateurs. Les petites communes rurales de montagne, dans les Pyrénées, le Massif Central et les Alpes, sont particulièrement concernées par cette pollution. Enfin, sur l’ensemble de la France, 3% des analyses réalisées dans les logements font apparaître la présence de plomb, de cuivre, de nickel ou de chlorure de vinyle, du fait de canalisations vétustes ou corrodées. L’association l’UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics « une réforme en profondeur de la politique agricole de l’eau, par une véritable mise en œuvre du principe pollueur-payeur dans le calcul des redevances de l’eau, au moyen d’une augmentation de la taxation des pesticides et des engrais azotés et par un soutien financier aux agricultures biologiques et intégrées« . Elle réclame aussi « un audit national des composants toxiques des canalisations pour estimer le niveau d’exposition des consommateurs et, dans le cas du plomb, une aide aux particuliers pour le remplacement de leurs canalisations. »

Hopital – urgences: 11 médecins démissionnaires à Dreux

Hopital -urgences: 11 médecins  démissionnaires à Dreux

 

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Encore 11 médecins qui démissionnent du service des urgences sur les 26 du centre hospitalier Victor-Jousselin de Dreux. Des démissions qui s’ajoutent à d’autres dans certains centres d’urgence. En cause évidemment, les conditions de travail et les sous-effectifs chroniques. D’une certaine manière les services d’urgence récoltent les incohérences du système de santé. En effet les services d’urgence deviennent les dépotoirs de toutes les misères du monde. Certes, ils recueillent  des malades avec des pathologies assez graves qui méritent l’hospitalisation mais aussi nombre de patients rapatriés faute de maillage suffisant des services de santé sur le territoire et en particulier de médecins de garde.  des insuffisances qui touchent nombre de petites villes et encore davantage les territoires ruraux. Mais les services d’urgence des grandes villes sont aussi débordés. En cause, surtout le manque de médecins généralistes sur le terrain et la tendance générale des différents services de secours à se débarrasser des patients sur les services d’urgence. Dans nombre de petites villes les insuffisances ne concernent pas seulement des médecins généralistes mais aussi les spécialistes. Du coup de petites pathologies qui pourraient être pris à temps se révèlent graves et doivent être traitées dans l’urgence. C’est le cas par exemple d’une ville comme Saumur où les spécialistes se font de plus en plus rares. Ainsi pour une consultation d’un cardiologue, il faut attendre neuf mois ! Bien d’autres spécialités contraignent à des attentes de plusieurs mois. Les économies supposées réalisées sur les médecins généralistes et les spécialistes se traduisent en fait en dépenses et en dégradations de la qualité des soins dans les services d’urgence et plus généralement sur l’hôpital. Le cas des grippes est significatif. Normalement ce n’est pas une pathologie qui doit justifier l’intervention d’un service d’urgence sauf pour les patients déjà fragilisés. Mais comme déjà indiqué, les services de secours, les médecins de garde eux-mêmes complètement débordés, les maisons de retraite etc. font du service des urgences le lieu de réception de toutes les misères pathologiques mais aussi sociales. Drogués, alcooliques, violents, paumés côtoient  des patients aux petits bobos et des malades aux pathologies graves. 11 médecins urgentistes viennent donc de démissionner de l’hôpital de Dreux. «Nous avions fait grève, il y a un an et demi, pour tirer la sonnette d’alarme sur nos conditions de travail et d’accueil des patients. Nous n’avons constaté aucune réaction de la part de la direction», a affirmé à l’AFP le Dr Nicolas. Depuis, la situation s’est encore dégradée. Trois médecins sont partis fin 2016 et n’ont pas été remplacés. Cela devient difficilement supportable.» La directrice souligne la «fatigue réelle des équipes, qui traversent une période très dense avec l’épidémie de grippe actuelle». Mais pour elle, leurs inquiétudes sont surtout dues à une circulaire de décembre 2014 sur le temps de travail: une réunion sur ce thème était déjà prévue pour le 2 février.  «Son application dans notre établissement nécessitera le recrutement de trois postes supplémentaires, au bas mot, explique-t-elle. Or, nous sommes dans un territoire excentré, peu attractif pour les médecins.» Les établissements du Centre-Val de Loire éprouvent des difficultés à recruter des médecins. Quatre-vingt postes d’urgentistes seraient vacants, d’après la directrice, un tiers des postes, d’après le Dr Nicolas. C’est le cas dans plusieurs régions. Le site de Thann, dans le Haut-Rhin, a dû fermer temporairement son service d’urgence en octobre, a priori pour six mois. Ce n’est pas non plus le premier cas de démission massive. Stressés, les médecins sont aussi parfois confrontés à des agressions verbales et physiques. En Avignon, en octobre dernier, la moitié des médecins du service d’urgence de l’hôpital Henri-Duffaut ont claqué la porte. Ils dénonçaient des conditions de travail «catastrophiques».

 

 

Nutella : cancérigène ?

Nutella : cancérigène ?

 

Nouveau coup dur pour Nutella qui vient d’être désigné par l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA) comme potentiellement cancérigène. Selon l’EFSA, les éléments cancérigènes apparaissent dès lors que l’huile de palme est chauffée à 200 degrés, chose que Ferrero se défend de faire.Le groupe tente par ailleurs de relativiser son poids dans la filière de l’huile de palme qui représente 44 milliards de dollars: «Nous n’achetons que 0,3 % de la production mondiale», se défend t-il. Selon Reuters, Ferrero utilise 185.000 tonnes d’huile de palme chaque année pour fabriquer son Nutella. Remplacer cet ingrédient pourrait coûter entre 8 et 22 millions de dollars par an en plus aux prix actuels du marché. Effectivement ce produit est largement utilisé dans l’alimentation dans l’industrie alimentaire ;  il entre dans la composition de nombreux aliments industriels tels que chips, biscuits, mayonnaise, chocolat, glaces, etc. L’huile de palme, extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile, est accusée d’avoir des effets nocifs sur la santé et d’être l’une des responsables de la déforestation. Le problème, c’est que ce produit est massivement utilisé par l’industrie agroalimentaire précisément en raison de son faible coût.  : La France en consomme 126.000 tonnes par an, soit deux kilos par habitant chaque année.Le Sénat, à l’initiative des écologistes, avait en première lecture créé une contribution additionnelle très élevée: 300 euros la tonne en 2017, 500 euros en 2018, 700 en 2019 et 900 à partir de 2020. L’Assemblée en mars 2016 a donc décidé d’en diviser le poids par 10, en deuxième lecture du projet de loi biodiversité. Son taux sera ainsi de 30 euros par tonne en 2017, 50 euros en 2018, 70 euros en 2019 et 90 euros en 2020. C’est la troisième fois depuis 2012 que les parlementaires débattent de la fameuse «taxe Nutella», en référence à l’utilisation de l’huile de palme dans la célèbre pâte à tartiner de Ferrero. Cette surtaxation avait entraîné après son vote au Sénat les protestations des deux principaux producteurs mondiaux, l’Indonésie et la Malaisie, ainsi que de l’industrie agroalimentaire. Et la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, avait suscité l’indignation en juin 2015 en Italie en appelant à cesser de manger du Nutella, avant de présenter ses excuses quelques jours plus tard. Tout en envoyant un «signal», «cette taxation est plus réaliste (…) Nous ne voulons ni d’un boycott de ces deux pays, ni même de l’huile de palme», a plaidé la secrétaire d’État à la Biodiversité, l’écologiste Barbara Pompili. Il s’agit «de ne pas déstabiliser brutalement les approvisionnements des entreprises installées en France, ainsi que les revenus des producteurs de ces huiles, qui se situent majoritairement dans des pays en développement», a renchéri le socialiste Jean-Louis Bricout. Si les palmeraies d’où est issue l’huile de palme utilisée dans les produits alimentaires se trouvent principalement en Indonésie et en Malaisie, producteurs de 80% des stocks, on en trouve également en Amérique latine et en Afrique de l’Ouest. La France est un petit importateur d’huile de palme (150.000 tonnes sur une production mondiale de 62 millions de tonnes), mais les pays producteurs craignent une contagion à d’autres pays consommateurs. Les écologistes au Sénat avaient justifié cette surtaxation par les «effets dévastateurs de la culture industrielle du palmier à huile sur la biodiversité», pointant notamment les d’huile de palme. Autre argument: l’huile de palme fait aujourd’hui partie des huiles végétales les moins taxées en France, des taxes qui varient du simple au double !

(Avec agences)

 

Pollution diesel de Renault : une enquête de faux-culs

Pollution diesel de Renault : une enquête de faux-culs

 

Une enquête judicaire à l’encontre de Renault qui confirme l’attitude particulièrement hypocrite du gouvernement. En effet, cette affaire de pollution n’est pas nouvelle, pire ce sont les gouvernements successifs qui ont encouragé le développement du diesel depuis les années 90. En outre tout le monde sait que les contrôles sont truqués depuis longtemps et pas seulement pour le diesel.  Cette information judiciaire a été ouverte jeudi, au motif de « tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués » ayant pu rendre certaines voitures dangereuses pour la santé, a-t-on appris vendredi d’une source proche du parquet. Trois juges d’instruction ont été chargés de l’enquête. Après l’éclatement de l’affaire de trucage des émissions diesel de véhicules Volkswagen, à l’automne 2015, le gouvernement français a confié une enquête à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour faire la lumière sur les émissions en conditions réelles de conduite de toutes les marques commercialisées en France. Plusieurs véhicules Renault ont alors été particulièrement montrés du doigt pour leurs dépassements d’oxydes d’azote (NOx) lors des tests sur route menés par la Commission Royal, en raison du choix d’une plage de fonctionnement optimal du système de dépollution plus étroite que chez d’autres constructeurs. Dans conclusions, la  commission «  indépendante » de Royal  relève que des véhicules diesels dépassent les normes. D’une certaine manière ce groupe d’experts découvre la lune puisse depuis longtemps que les émissions réelles sont bien supérieures aux limites fixées par la réglementation. En cause le fait que la mesure des émissions n’est pas effectuée dans les conditions réelles de circulation. D’après cette  commission outre les français Renault et PSA Peugeot Citroën, sont concernés Fiat Chrysler Automobiles (FCA), la marque haut de gamme du groupe Daimler Mercedes-Benz, Volkswagen, Nissan, Ford et la filiale européenne de General Motors, Opel. Les experts notent l’absence de système de fraude comparable à celui utilisé par Volkswagen mais constaté des dépassements significatifs par rapport aux normes d’émissions polluantes d’oxydes d’azote (NOx) sur un certain nombre de véhicules. En fait l a pollution hors normes par les véhicules automobiles est une affaire aussi vieille que la norme  elle-même. Le décalage entre ces normes et les émissions polluantes réelles a toujours existé. Cependant il faut faire une distinction entre cette situation et celle qui consiste à installer sur les véhicules des logiciels pour réduire artificiellement cet écart (cas de Volkswagen). Avec l’affaire Volkswagen aux États-Unis, on découvre à nouveau que la mesure de la pollution   est relativement truquée. D’abord truquée par les constructeurs eux-mêmes au départ qui annonce des taux de pollution sous-estimés volontairement pour satisfaire aux normes. Les constructeurs effectuent leurs mesures avec des véhicules évidemment entièrement neufs et dans des conditions théoriques qui ne rien avoir avec l’usage normal d’un véhicule. Même lors  du contrôle technique les mesures sont également faussées car effectuées aussi dans des conditions théoriques. Ceci étend sur la durée la pollution des véhicules a sensiblement diminué grâce aux progrès techniques et aux normes. Malheureusement des progrès individuels qui ont été compensés par un accroissement du volume de circulation. Témoin par exemple les pics de pollution dangereux constaté dans certaines grandes villes notamment à Paris. En réalité les automobiles polluent bien plus que les normes : de l’ordre de 20 à 25%, avec des pointes jusqu’à plus de 40% pour certains modèles (contre 7% à peine en 2001). Une inflation qui tient à la procédure d’homologation. Loin, très loin de la vie réelle. Puisque la voiture ne roule pas en ville, par exemple, mais sur un banc à rouleau. Onze kilomètres de test au total, pendant une vingtaine de minutes. Ensuite, il faut savoir que cela se déroule dans de très bonnes conditions, à une température comprise entre 20 et 30 degrés. D’autre part, la climatisation, le GPS et les phares ne fonctionnent jamais durant le test. La vitesse et les accélérations sont faiblardes. Sans compter quelques astuces : cela va des boîtes de vitesses en passant par des moteurs soigneusement rodés et des logiciels. Au final c’est donc le grand écart. Selon l‘Institut européen transport et environnement, une Audi A8 diesel produirait vingt-et-une fois plus d’oxyde d’azote en réel que sur homologation. Pourtant la réduction de consommation et du niveau de pollution est bien réelle. C’est ce que rappellent, à juste titre, les constructeurs. Les dernières générations de moteurs sont bien moins polluantes et plus sobres. En quinze ans, les consommations des véhicules ont été sérieusement revues à la baisse. Ainsi en moyenne, pour 100 kilomètres parcourus, c’est 1,6 litre de carburant économisé pour un diesel et 2 litres pour une essence. Cependant la voiture  consomme souvent plus que ce qu’annoncent officiellement les constructeurs. Une situation qui a d’ailleurs amené l’Europe à modifier les normes pour les rapprocher du taux d’émissions réelles. Rien de neuf donc sous le soleil avec une commission qui avait sans doute pour but aussi de montrer combien la France était attachée  à la question des émissions polluantes dans la perspective de la COP 21 présidée par la France. L’enquête maintenant confiée à la justice n’apportera pas davantage d’éclairage sur la question ; Dans un communiqué, Renault a pris note, « sans toutefois avoir pu à ce stade en obtenir confirmation officielle », de l’ouverture de cette information judiciaire, réaffirmant que ses véhicules respectaient la législation en vigueur et qu’ils n’étaient pas équipés de logiciels de fraude. En attendant, Le titre Renault a perdu jusqu’à 4% après l’annonce en début d’après-midi de l’ouverture de cette enquête. A 15h08, il cédait encore 1,81% à 84,69 euros alors que l’indice CAC 40 progressait au même moment de 0,94%.

2017 : Les déserts médicaux, le casse-tête (Sébastien Bourdin)

2017 : Les déserts médicaux, le casse-tête (Sébastien Bourdin)

Sébastien Bourdin, enseignant-chercheur à l’École de Management de Normandie pose dans une  tribune du JDD la problématique des déserts médicaux et interroge certaines solutions pour y remédier. Une réflexion intéressante mais qu’on devrait élargir à la question de l’aménagement du territoire. D’une certaine façon en effet, les déserts médicaux sont une des conséquences du processus de désertification économique en cours non seulement dans les zones rurales mais aussi dans des petites villes éloignées des grands centres d’attraction. Il en est des déserts médicaux comme des déserts industriels, commerciaux et de services. La mode est à la super concentration urbaine même si du fait du coût du logement ce sont surtout les communes périphériques des grandes métropoles qui progressent en nombre d’habitants. Nombre de villes moyennes, de petites villes et encore davantage de milieux ruraux se vident progressivement de toute activité économique, et d’emploi. Du coup les services suivent ou plus exactement il y a une interaction entre l’affaiblissement quantitatif et qualitatif des services et l’activité économique. Or l’aménagement du territoire n’est pratiquement pas abordé par les grands candidats à l’élection présidentielle de 201

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« La question des déserts médicaux s’invite dans la campagne de l’élection présidentielle, et elle s’invite tôt. Après les candidats à la primaire de la droite, c’est au tour de ceux de la primaire de la gauche d’avancer leurs propositions pour réduire les inégalités entre les Français dans l’accès aux soins selon leur lieu d’habitation. En effet, les différences ne cessent de s’accentuer. Les campagnes sont confrontées au non renouvellement des médecins exerçant en cabinet et au désengagement des services publics de santé. Les aides à l’installation pour les jeunes médecins et l’ouverture de maisons médicales en zone rurale ne résolvent qu’en partie le problème. Lequel touche désormais aussi des petites villes et des communes de banlieue. La France compte 285 840 médecins en exercice au 1er janvier 2016, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins. L’étude de la démographie médicale sur tout le territoire fait apparaître une géographie très caractéristique du manque de médecins libéraux. La carte la plus récente de la densité médicale dessine une France mouchetée de taches blanches, les désormais célèbres « déserts médicaux ». Les territoires ruraux, qui souffrent de leur manque d’attractivité par rapport aux villes, sont les moins bien dotés. Dès lors, on comprend l’inquiétude de nombreux maires confrontés, en milieu rural, aux difficultés du remplacement d’un médecin partant à la retraite. Mise à disposition d’un local, recherche d’un emploi pour le conjoint : les maires doivent multiplier les initiatives, sous peine de ne trouver personne pour reprendre le cabinet. Aussi, la création de maisons de santé – financées sur fonds publics – hébergeant en un même lieu médecins, infirmiers ou kinésithérapeutes, constitue une solution plus confortable, qui séduit dans les campagnes. Reste que ces équipements sont très coûteux pour des communes qui doivent déjà se serrer la ceinture, dans un contexte de baisse des dotations générales de fonctionnement. Si les campagnes sont durement touchées par la pénurie de médecins, des petites villes et des banlieues de grandes villes sont aussi concernées. Par exemple, dans le quartier toulousain de Borderouge situé à seulement 10 kilomètres du Capitole et comptant pas moins de 35 000 habitants, on ne compte qu’un seul médecin généraliste! Notons que l’Assurance-maladie estime qu’il n’est plus possible pour un médecin d’accepter de nouveaux patients au-delà de 1 200 personnes déjà suivies… Parmi les solutions avancées ces dernières années, l’idée de réduire la possibilité pour les médecins de s’installer où bon leur semble est sans doute celle qui suscite le plus de débat. Le cadre de vie des praticiens joue un rôle important dans leur choix. Aucune surprise donc à ce que ce soit sur les côtes françaises que l’on retrouve les plus fortes densités. C’est dans cette perspective que Jean-Luc Fichet, sénateur-maire PS de Lanmeur (Finistère) et Hervé Maurey, sénateur-maire UDI de Bernay (Eure), recommandaient en 2013 d’encadrer la liberté d’installation des médecins. La mesure proposée consiste à exclure du conventionnement avec l’Assurance-maladie les médecins qui souhaiteraient s’installer dans les zones à forte densité médicale. Dans ce cas, leurs patients ne seraient pas remboursés de leurs consultations. En présentant devant le Sénat son rapport d’information sur la lutte contre les déserts médicaux, Hervé Maurey avait même déclaré qu’il faudrait procéder comme pour la répartition des pharmacies – une officine ouverte pour un nombre donné d’habitants. La profession médicale s’est insurgée contre cette remise en cause du principe de liberté d’installation. Elle a suggéré d’inverser la question en s’interrogeant plutôt sur les raisons pour lesquelles les praticiens ne s’installent pas dans certains endroits. Aujourd’hui, les jeunes médecins souhaitent préserver leur vie sociale et familiale, ce qui semble difficilement conciliable avec une activité dépassant les 70 heures de travail par semaine dans les zones sous dotées. Cette aspiration est plus forte encore chez les femmes, dont la proportion chez les nouveaux diplômés en médecine atteint désormais 60 %. Elles se tournent plus volontiers vers le salariat, avec des horaires fixes facilitant la vie de famille. Quelles solutions alternatives proposer, alors, pour voir disparaître les déserts médicaux ? En cette période pré-électorale, les prises de position sur cet enjeu important aux yeux des Français se multiplient. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, en a fait son cheval de bataille. Parmi les idées développées, on retrouve l’augmentation du numerus clausus, éternel sujet de débat. La ministre a annoncé le 24 novembre 2016, devant l’Assemblée nationale, un relèvement de 11 % du nombre de places au concours d’entrée en médecine de 2017. Elle a déclaré à cette occasion que toute « coercition à l’installation » était écartée. Le nouveau Premier ministre, Bernard Cazeneuve a néanmoins laissé entendre le 13 décembre dernier, dans son discours de politique générale, que de nouvelles mesures seraient prises début 2017 « pour assurer l’accès des patients aux soins dans les territoires, pour lutter contre les déserts médicaux et inciter les professionnels de santé à y exercer ». Sans plus de précisions depuis. L’ex-premier ministre PS Manuels Valls a choisi d’aller plus loin. Dans le programme présenté dans le cadre de sa candidature aux primaires à gauche, il propose la suppression pure et simple du numerus clausus. Pour sa part, le député PS des Yvelines Benoît Hamon, également candidat aux primaires de gauche, a fait grand bruit le 12 décembre 2016 en inscrivant à son programme le non conventionnement aux médecins qui s’installent dans des zones surdotées. La même mesure, présentée sous le nom de « conventionnement sélectif », est soutenue par le président PS de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau. Fin décembre 2016, il a encouragé les départements de sa région à se porter volontaire pour d’éventuelles expérimentations en la matière. En réponse, l’Union Régionale des Professionnels de Santé a fait part de son inquiétude quant à une possible diminution des installations de confrères que cela pourrait entraîner. Parmi les solutions aux déserts médicaux, on trouve également le développement de la télémédecine. Les consultations à distance, la prise en charge des patients via les ressources numériques et les pré-diagnostics en ligne suscitent beaucoup d’attentes. Mais leur mise en place reste encore, pour une grande part, à l’état de promesse. Dès lors, tous les espoirs se concentrent, aujourd’hui, sur les maisons médicales. C’est le dispositif qui recueille le plus de soutien chez les candidats à l’élection présidentielle, notamment celui de la droite, François Fillon qui souhaite voir ce type d’établissement se multiplier. Une étude scientifique récente montre que dans les espaces à dominante rurale, où près des ¾ des maisons de santé sont implantées, une logique de rééquilibrage et de maintien de l’offre de soins de premiers recours se dessine. Par ailleurs, les résultats concluent à une évolution favorable de la densité de médecins généralistes dans les espaces avec des maisons de santé. Devant cette mutation rapide du paysage médical, l’Ordre des médecins a lancé une enquête de terrain pour savoir si les maisons de santé constituent vraiment la panacée. Les résultats seront rendus publics d’ici la fin du mois de janvier. Quelque soit le niveau de service réellement rendu par ces établissements de santé pluriprofessionnels, la question de leur financement reste posée. Certains maires sont prêts à mettre la main à la poche parce qu’ils accueillent ces équipements, mais ceux des communes limitrophes y voient un intérêt bien moindre… Par ailleurs, la multiplicité de financeurs (Assurance-maladie, département, intercommunalité, ville) qui peuvent se retirer d’une année sur l’autre interroge la viabilité de ces projets, dont le coût est estimé à 800 000 euros en moyenne selon l’Ordre des médecins. Nul doute que les inégalités territoriales d’accès aux soins vont, jusqu’à l’issue du scrutin du 7 mai prochain, cristalliser toutes les passions. Un processus qui verra, peut-être, émerger des solutions efficaces, à défaut d’être consensuelles. »

Des Vignettes anti-pollution !!!! : (Royal)

Des Vignettes anti-pollution !!!! : (Royal)

Cri de victoire pour Ségolène Royal qui prévoit que 4 millions de véhicules seront équipés de vignettes anti pollution au mois de mars. Des vignettes qui deviendront obligatoires en janvier à Paris et destinées à différencier la circulation non seulement à Paris mais aussi dans d’autres grandes villes. Il faut évidemment se réjouir de voir la problématique environnementale et sanitaire mieux prise en compte. Les récents pics de pollution dans pratiquement toute la France ont d’ailleurs confirmé l’urgence de mettre en place une politique visant à améliorer la qualité de l’air. Une qualité de l’air grandement affecté par les émissions polluantes de l’automobile et en particulier du diesel. Pour autant la vignette en tant que telle ne constitue pas une véritable orientation stratégique car elle ne s’attaque pas aux modes de motorisation des véhicules mais limite seulement l’utilisation avec des discriminations sociales et géographiques discutables. Une véritable politique pour lutter de manière efficace, c’est-à-dire significative et durable, contre les émissions polluantes aurait nécessité d’abord de fixer un terme à l’utilisation du diesel pour le transport individuel, par exemple 15 ans. Ensuite d’interdire aussi les véhicules à essence dans un délai par exemple de 25 ans. De quoi permettre aux automobilistes  d’amortir leur véhicule actuel et de faciliter la restructuration du mode de production des constructeurs. Par ailleurs un tel délai permet d’espérer des progrès technologiques notoires pour l’autonomie des véhicules électriques, aussi pour leur compétitivité. Enfin, il est clair que la part de l’automobile en zone urbaine très dense ne pourra diminuer sans offre  alternative de qualité et compétitive de la part des transports collectifs. Or sur ce point le mode de financement des transports côté des transports collectifs est à bout de souffle témoin par exemple l’état du réseau en région parisienne. Le cri de victoire de Ségolène Royal apparaît donc un peu dérisoire   »On est sur une moyenne de 40.000 commandes par jour, et donc, à ce rythme, nous devrions dépasser les quatre millions de véhicules équipés au mois de mars », s’est félicitée la ministre de l’Environnement Ségolène Royal.  Ces vignettes, à coller sur un pare-brise de voiture ou une fourche de moto, seront obligatoires à Paris à partir du 16 janvier et Ségolène Royal a indiqué avoir demandé aux préfets de généraliser par arrêtés les règles de « circulation différenciée » d’ici au 7 avril. Les vignettes anti-pollution « Crit’Air » pour véhicules ont déjà été commandées à 1,4 million d’exemplaires, a révélé jeudi la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, en qualifiant de   »prise de conscience citoyenne » ce qui n’est en fait qu’une contrainte réglementaire bien insuffisante.

(Avec AFP)

Pollution Chine: une alerte grave

Pollution Chine: une alerte grave

 

Alerte rouge décrété en Chine dans 24 grandes villes depuis le 1er janvier et qui pourrait durer plusieurs jours. Une alerte qui implique des fermetures d’écoles, l’arrêt de la production industrielle, une circulation alternée ou encore l’interruption des chantiers. Vingt-et-une autres villes, dont Pékin et Tianjin, ont été placées en alerte orange, niveau qui entraîne l’interdiction des véhicules les plus polluants et une réduction de l’activité de certaines usines. Selon une étude menée par Berkeley Earth, une ONG américaine spécialisée dans l’analyse des phénomènes climatiques, la pollution atmosphérique aurait atteint des niveaux record dans l’Empire du milieu. L’organisation estime par exemple que les particules fines seraient responsables d’1,6 millions de décès par an dans le pays, soit 4.000 par jour. Un chiffre effrayant qui lie la pollution à près d’une mort sur cinq dans le pays. Principale ville du pays avec plus de 11 millions d’habitants, le centre névralgique qu’est Pékin est évidemment l’un des lieux les plus touchés du pays par cette pollution. Berkeley Earth estime par exemple que le fait de passer une journée dans la capitale chinoise équivaut à fumer 40 cigarettes sur la même période. La pollution en Chine est la plus importante au monde, elle est responsable de 12 % des décès pour une moyenne de 6 % concernant le reste du monde Une situation extrêmement préoccupante pour l’un des chercheurs à l’origine de l’étude. « Lors de ma dernière visite à Pékin, la pollution était à un tel niveau qu’à chaque heure passée, mon espérance de vie diminuait de 20 minutes« , note-il dans un communiqué de presse. Pour réaliser cette étude, les scientifiques de l’Université de Berkeley ont notamment relevé des mesures de qualité de l’air en environ 1.500 endroits du pays pendant 4 mois.  Sur la période, la quasi-totalité de la population chinoise (92%) a respiré un air « malsain » continue l’étude, avant d’ajouter que 38% des habitants vivent, eux, constamment avec cet air vicié. La pollution atmosphérique est un sujet de préoccupation majeur pour les Chinois. Dans la capitale chinoise, la concentration de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), très dangereuses car pénétrant profondément dans les poumons, a dépassé dimanche matin 500 microgrammes par mètre cube d’air : un taux bien au-dessus du seuil maximal de 25 recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une exposition de 24 heures. L e nouveau nuage enveloppe le Nord-Est de la Chine juste quelques semaines après l’épisode de forte pollution atmosphérique intervenu à la mi-décembre, et qui avait contraint les autorités à fermer plusieurs centaines d’usines et à limiter la circulation routière. Étendu sur une surface totale de 1,88 million de kilomètres carrés (soit plus de trois fois la superficie de la France), il avait affecté, selon Greenpeace, quelque 460 millions de personnes, à savoir presque l’équivalent de la population de l’Union européenne. A Shijiazhuang, capitale de la province très industrielle du Hebei, la concentration de particules 2.5 avait dépassé les 1.000 microgrammes/m3.

Popularité : Cazeneuve à plus 50%

Popularité : Cazeneuve à plus  50%

 

Il y a longtemps qu’un premier ministre de François Hollande n’avait pas dépassé 50 % de cote de popularité. Plusieurs facteurs explicatifs, d’abord le faite qu’il s’agit d’une fin de règne pour le gouvernement qui ne gère plus que les affaires courantes. Mais des affaires courantes auxquels il faut être attentif en raison du climat international et du terrorisme. Second facteur explicatif le faite que Bernard Cazeneuve est un peu plus reposant que l’énervé Manuel Valls s’exprimant surtout, en permanence et de manière un peu épileptique. De ce point de vue Bernard Cazeneuve et reposant. Enfin on ne prête pas d’ambition personnelle à Bernard Cazeneuve,  ce qui lui permet de ne pas instrumentaliser l’actualité politique dans la perspective 2017. Certes il n’est pas complètement neutre et il ne se prive pas de donner ici ou là des coups de griffe à l’opposition mais cela sans démesure. Hollande remonte un peu dans les sondages mais atteints seulement 19 % sans doute est-il toujours victime d’une omniprésence dans les médias qui fatiguent l’opinion. La cote de popularité du Premier ministre Bernard Cazeneuve s’établit à 51% d’opinions positives contre 42% de sondés qui se déclarent « mécontents » du chef du gouvernement, selon un sondage IFOP* dans Le Journal du Dimanche6% des personnes interrogées se disent « très satisfaites » de Bernard Cazeneuve et 45% « plutôt satisfaites ». À l’inverse, 13% sont « très mécontentes » et 29% « plutôt mécontentes ». 7% ne se prononcent pas. Parallèlement, la cote de popularité du chef de l’État passe de 15% d’opinions positives en novembre à 19% et le pourcentage de sondés se disant mécontents de François Hollande régresse de 84% à 81% en un mois. Seuls 2% des sondés, contre 1% en novembre, se disent « très satisfaits » du Président de la République et 17%, contre 14%, « plutôt satisfaits ». Du côté des « mécontents », le pourcentage de « très mécontents » grimpe d’un point, de 44% en novembre à 45%, tandis que celui des « plutôt mécontents » diminue de 40% à 36%.

Pour un autre monde agricole

Pour un autre monde agricole

Dans une tribune  Maxime de Rostolan, directeur de l’association Fermes d’avenir et Tristan Lecomte, président de l’association Fermes d’avenir proposent  une agriculture moins productiviste, plus respectueuse de environnement et de la santé aussi mieux rémunérée.

 

«  Nous sommes souvent spectateurs des crises à répétitions que connaît le monde agricole : crise de la vache folle, du lait, scandales multiples sur les pesticides… Lors de ces épisodes, les médias braquent les projecteurs sur ces enjeux et la réponse des agriculteurs désespérés, qui vont en général bloquer des routes, verser du fumier sur une préfecture. On se dit tous que c’est injuste, que l’on marche sur la tête à notre époque de ne pas savoir produire des tomates correctement et les vendre à un prix décent, alors qu’on est en mesure d’aller sur la Lune ou de réparer un cœur. On s’offusque le temps d’une crise, on débat beaucoup, puis les agriculteurs récupèrent des aides supplémentaires pour acheter encore un peu plus de poison pour leurs champs, pansements temporaires qui les incitent mécaniquement à s’équiper de technologies toujours plus chères… L’agriculture doit changer et, si elle continue de connaître ces crises, c’est qu’elle est encore structurellement dans un ancien modèle. Elle continue de fonctionner comme dans les années 60 à 90, sur la croyance dans les engrais chimiques et les pesticides, dans la concentration et la mécanisation des exploitations, alors que cela ne fonctionne pas : pour la grande majorité des exploitants, il n’y a jamais réellement eu d’enrichissement dans cette «révolution agricole». Le mouvement pour une agriculture biologique, productive, humaniste et respectueuse du vivant sous toutes ses formes est en fait bien en marche. Mais cette marche reste trop silencieuse et peu visible par le plus grand nombre. D’où le lancement de la pétition www.changeonslagriculture.org lancée par l’association Fermes d’avenir (1). Cette pétition repose sur un plaidoyer, un travail collectif qui prouve qu’une autre agriculture est possible et souhaitable en chiffrant les externalités des agricultures. Fondé sur une série d’études scientifiques et d’expériences concrètes de terrain, il prouve sans ambiguïté que nous avons tous intérêt à changer de modèle agricole, que l’on soit agriculteur, consommateur ou élus d’une collectivité territoriale. La ferme doit faire sa mue, l’agriculteur ne peut rester isolé sur son tracteur, condamné à pulvériser des produits phytosanitaires, produire et vendre à des intermédiaires ou une coopérative à vil prix des produits contaminés, et mourir un jour de Parkinson ou d’un cancer de la prostate ou de la peau. L’agriculteur de demain est agro-écologue, entrepreneur, travaille en réseau avec les parties prenantes de son terroir, les écoles, les restaurants, les consommateurs qui s’approvisionnent directement chez lui. Il n’utilise plus de produits chimiques mais produit lui-même ses engrais et outils de lutte biologique, créant par là même des emplois et une meilleure rentabilité et résilience pour son exploitation. Il génère des services écosystémiques qu’il vend à la société : il capte du carbone, régénère la biodiversité, produit de l’eau pure et des sols riches qui revalorisent son exploitation et rééquilibrent ses comptes. Comment recréer de l’emploi dans les campagnes et éviter leur désertification ? Comment revaloriser le travail d’agriculteur et tenter de réduire l’explosion du taux de suicide dans cette profession ? Au lieu de dépenser tout son budget dans les phytosanitaires polluants, l’agriculteur de demain investit dans les techniques permaculturelles et le capital humain, la formation de son personnel et le travail, certes mécanisé, mais qui valorise l’intervention humaine. Cette agriculture peut créer deux emplois à l’hectare, soit sept fois plus qu’en agriculture conventionnelle. Il ne s’agit rien d’autre que de sortir de l’ère des hydrocarbures (les engrais sont produits à base de pétrole). Les agriculteurs de demain ne veulent pas l’aumône, ils veulent pouvoir faire leur métier proprement et fièrement. A nous tous, donc, de nous engager pour ne pas rester spectateurs, ne pas juste nous offusquer en attendant la prochaine crise sans rien faire. Pour une agriculture biologique, savoureuse et respectueuse du vivant. Au nom de la Terre, de nos papilles et des générations futures. »

www.changeonslagriculture.org. Pétition déjà signée par Nicolas Hulot, Pierre Rabhi, Pierre Richard, Muriel Robin, Cyril Lignac.

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