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Coronavirus : “travailleurs du « front” davantage touchés »

Coronavirus  : “travailleurs du « front” davantage touchés »

 

Dominique Méda, sociologue ,se fonde sur une étude britannique pour montrer que la surmortalité liée au Covid-19 touche d’abord les travailleurs des soins à la personne, du transport et de la vente, ( Le Monde)

Chronique

 

On sait que l’âge joue un rôle aggravant dans l’exposition à l’épidémie de Covid-19. Mais dans quelle mesure les conditions de vie et d’emploi en jouent-elles un ? Les données de l’Insee sur la Seine-Saint-Denis ont montré que ce département, dont la population est plus jeune que la moyenne, présente néanmoins un record de surmortalité : on y a recensé 130 % de décès en plus entre le 1er mars et le 27 avril par rapport à la même période en 2019.

Cette population connaît également un taux de pauvreté élevé et une forte proportion de travailleurs qui, prenant tous les jours les transports en commun, exercent des métiers dits, depuis le début de la crise sanitaire, « de première ligne ». On sait aussi qu’il existe des liens étroits entre pauvreté, conditions de vie médiocres et mauvaises conditions d’emploi. Mais peut-on aller plus loin : certains métiers présentent-ils plus de risques d’être touchés par le Covid-19 que d’autres, et pourquoi ?

Aux Etats-Unis, le profil démographique des travailleurs « de première ligne » (vente, transports publics, chauffeurs, entrepôts, services postaux, entretien, métiers du soin, travailleurs sociaux) a permis de mettre en évidence la prédominance des femmes, notamment dans les métiers du soin, du social et de la vente, ou encore la surreprésentation des personnes de couleur et touchant des salaires bas (« A Basic Demographic Profile of Workers in Frontline Industries », Hye Jin Rho, Hayley Brown, Shawn Fremstad, Center for Economic and Policy Research, 7 avril 2020). Mais cette étude ne présente pas de données sur la contamination ou la mortalité par Covid-19.

En revanche, l’équivalent britannique de l’Insee, l’Office for National Statistics (ONS), a exploité les données de mortalité par le Covid-19 (« Coronavirus (Covid-19) Roundup ») sous l’angle socioprofessionnel. L’une de ses études analyse les 2 494 décès impliquant le coronavirus intervenus entre le 9 mars et le 20 avril dans la population en âge de travailler (20-64 ans) en Angleterre et au Pays de Galles. La profession étant indiquée sur le certificat de décès, on peut comparer la composition socioprofessionnelle des personnes décédées du Covid-19 à celle de l’ensemble des personnes décédées du même âge et du même sexe.

Les plus forts taux de surmortalité concernent en premier lieu les travailleurs des métiers du soin à la personne (hors travailleurs de la santé, car les médecins et infirmières n’ont pas enregistré de surmortalité), suivis des chauffeurs de taxi et d’autobus, des chefs cuisiniers et des assistants de vente et de détail ; autrement dit, ceux que l’ONS décrits comme les « key workers », les « travailleurs essentiels ». L’ONS a aussi montré la plus forte probabilité pour les non-Blancs de décéder du coronavirus, en partie explicable par des facteurs socio-économiques.

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« Santé : la fin de la technostructure ? »

« Santé : la fin  de la technostructure ?  »

Les présidents de fédérations d’élus locaux et membres du parti LR François Baroin, Dominique Bussereau et Renaud Muselier plaident, dans une tribune au « Monde », pour une refondation du système de santé comprenant un moratoire sur les fermetures de lits.

Tribune. La crise sanitaire actuelle démontre que les solutions les plus efficaces sont toujours locales. La preuve est flagrante : les acteurs de terrain ont su se coordonner efficacement et travailler main dans la main. Face à l’urgence de la situation, ils ont dû souvent faire fi des procédures bureaucratiques qui freinent leur action. Qu’ils soient professionnels de santé, personnels sociaux et médico-sociaux, agents administratifs, techniques ou logistiques, tous ont su faire preuve de réalisme et de pragmatisme.

Sans cette capacité d’innovation locale, il est probable que la digue de notre système de santé aurait cédé face à la première vague du Covid-19. C’est un enseignement majeur dont le « Ségur de la santé », annoncé par le gouvernement, doit absolument tenir compte. Prévoir pour ne plus subir : nous pensons que notre système de santé réclame une refondation complète de son mode de gouvernance, de son organisation locale et de sa philosophie d’intervention.

 

Aussi, nous plaidons pour une réflexion qui associe les trois volets complémentaires d’une même politique publique : le sanitaire (ceux qui soignent), le médico-social (ceux qui « prennent soin »), le social (ceux qui accompagnent). Il nous faut donc également mesurer les attentes respectives de ces personnels, en termes de reconnaissance, de conditions de travail et de rémunération. 

Enfin, il faudra s’interroger sur le rôle des agences régionales de la santé (ARS), leur rapport aux collectivités locales et aux préfets, et sur leurs modes de gouvernance trop contraints par le carcan bureaucratique et budgétaire.

Nous devons absolument éviter l’écueil d’une énième réforme comptable ou d’ajustement et demandons un moratoire sur la fermeture des lits de médecine afin de favoriser un aménagement équilibré du territoire. Pour cela, faisons davantage confiance aux territoires, aux hommes et aux femmes qui l’incarnent ! Abandonnons cette vision descendante qui consiste à penser que Paris décide quand les acteurs locaux exécutent !

En effet, la santé de nos concitoyens est un enjeu territorial. Nous observons d’ailleurs que des pratiques locales très innovantes se développent : une expérimentation menée depuis deux ans par la Fédération hospitalière de France (FHF) sur cinq territoires porte ses fruits. Des actions transversales sont conduites par des acteurs de la santé, du social, de l’associatif, des collectivités locales. Ils coopèrent pour améliorer l’état de santé des populations, ce qui vaut bien mieux qu’un pilotage hors sol. »

Rouvrir parcs et jardins (Jean-François Toussaint)

Rouvrir parcs et jardins (Jean-François Toussaint)

Ce que propose Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes, (interview France Info)

D’un point de vue sanitaire, comprenez-vous que des parcs municipaux restent fermés dans les villes des départements en zone rouge ?

 

Jean-François Toussaint : L’évaluation du risque, c’est le seul facteur qui doit tenir la conduite des décisions. Or, les plages, par exemple, sont les endroits où l’on a le moins de chance de se contaminer. Elles n’auraient pas dû être fermées. C’est d’ailleurs Eric Caumes [chef du service des maladies Infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière] qui le disait : il ne faut pas laisser les personnes dans des endroits confinés, il faut au contraire aller là où l’air se renouvelle le plus souvent. Il n’y a pas d’autre endroit que les plages pour voir un tel renouvellement. Pour les parcs, les parcs nationaux, les forêts, ces endroits où vous ne croisiez personne pendant la phase de confinement, c’est la même chose. Au moment du déconfinement, la seule inquiétude est celle de la circulation du virus. On sait qu’il a diminué de 95% par rapport aux maxima de fin mars début avril. Et de la même façon, le risque est moindre : il est toujours présent et il n’est pas nul, mais il est beaucoup plus faible. Il faut voir ensuite quelles sont les populations à risque, quelles sont les populations vulnérables, quels sont les gens qui risquent de développer les formes sévères.

Ce qui focalise l’attention, ce sont les parcs en ville, à Paris, notamment. Ces parcs-là sont fermés, ce qui fait qu’il y a une forte densité dans les rues de Paris. Faudrait-il les rouvrir ou non ?

Si on voit la question sous l’angle de la propagation, on comprend que sur le boulevard Richard-Lenoir, par exemple, toutes les personnes se retrouvent agglutinées au milieu du terre-plein central du boulevard, sur lequel les enfants, les personnes âgées, tout le monde, se retrouve dans des conditions de densité beaucoup trop importantes. Alors à ce moment-là, il faut reconfiner ! Ce n’est pas du tout la chose qu’il faut faire maintenant, c’est au contraire d’ouvrir les espaces qui ne sont pas confinés : les bois, les parcs… Et l’ensemble de ces éléments qui doivent être considérés par rapport aux seuls risques.

Qu’est-ce qui inquiète tant le gouvernement ? Pourquoi maintient-il cette fermeture des parcs dans les zones rouges, à Paris ou à Strasbourg ?

Il se maintient une forme de peur, d’inquiétude massive par rapport au mois de mars. Nous ne sommes plus au mois de mars : au mois de mai, la circulation du virus a diminué de 95%, les formes sévères sont très rarement présentes, et on voit des effets de plus en plus faibles de la maladie dans l’ensemble des pays européens. Dans l’ensemble du monde, la mortalité a réduit de 50% par rapport aux maxima du 16 avril. Partout, on voit des effets de diminution de la maladie. Elle a même cessé dans cinquante pays et régions du monde.

Pour vous, l’épidémie est en train de se terminer, comme le dit par exemple le professeur Didier Raoult, ou c’est le confinement et les gestes barrières qui ont évité ou vont éviter une deuxième vague ?

C’est ce qui focalise notre attention. L’hypothèse la plus probable est celle qu’elle se termine maintenant. Cinquante pays comme la Nouvelle-Zélande, par exemple, ou plus proche de nous, l’Albanie, n’ont vu aucun cas de contamination, aucun décès depuis trois semaines. Si c’est le cas chez nous, comme dans ces cinquante pays, alors on va voir l’épidémie s’arrêter.

Vous considérez qu’un rebond aujourd’hui est à exclure ?

Non. C’est une hypothèse à retenir, mais une hypothèse parmi toutes les autres. Les effets des gestes de distanciation ont été extrêmement importants. C’est ceux-là qui ont permis de réduire la transmission. L’effet du confinement n’est pas certain du tout. Les pays qui n’ont pas confiné ont eu beaucoup moins de décès qu’il n’était attendu. Le point le plus important maintenant est de regarder le risque réel aujourd’hui. Et ce risque a considérablement diminué.

Il y a aussi l’hypothèse avancée, avec des cas dès l’automne dernier en France, que nous ayons en fait déjà subi cette deuxième vague.

Plus exactement, ce sont deux phases différentes de la maladie. Une phase de diffusion qui est sous le radar, qu’on ne détecte pas et qui, probablement, remonte à l’automne 2019 dans le monde entier, avec la circulation sur les voies touristiques et les voies commerciales. Des échanges avec la Chine, très probablement. Et c’est ensuite au printemps que les phases exponentielles, les phases explosives vont apparaître : en janvier en Asie, en Iran ensuite, en février en Italie, puis en mars en France, en Espagne et dans tous les pays européens. Cette propagation du virus nous donne l’idée que la situation était probablement en place très en amont, très longtemps avant.

Inclure les médecins généralistes dans la réforme de l’hôpital

Inclure les médecins généralistes dans la réforme de l’hôpital

 

Ce que proposent Marine Crest, médecin, et Nicolas Bouzou, économiste. dans le Tribune

 

« Notre magnifique hôpital a besoin pour bien fonctionner d’une médecine de ville qui, elle-même, soit libérée des dysfonctionnements qui pèsent sur son efficacité. Il y a 225.000 médecins généralistes en France qui travaillent en moyenne plus de 50 heures par semaine et aspirent à jouer un rôle encore plus important et mieux intégré dans le système. Ne pas prendre en compte les interactions entre les acteurs du soin, et en particulier entre médecine de ville et médecine hospitalière, revient à prolonger les erreurs du passé. Or malheureusement, force est de constater que l’on évoque insuffisamment le rôle majeur de la médecine de ville au sein de notre système de santé. A ce titre, la crise actuelle a révélé trois maux qui lui préexistaient et qu’il est urgent de régler.

En premier lieu, les médecins généralistes ne sont pas toujours utilisés et reconnus à hauteur de leurs formations et de leurs compétences de plus en plus multidisciplinaires, ce qui génère une moins-value économique et sociale. En effet, le médecin-traitant est le « gate keeper » du système de soins, c’est-à-dire le bouclier en première ligne. Cette position dans la chaîne du soin conduit, pour forcer le trait, à ce qu’il soit parfois considéré comme responsable d’une gare de triage. Pourtant, le médecin généraliste est formé pour effectuer un large spectre de taches : des suivis simples en pédiatrie et en gynécologie, de la médecine d’urgence et des « soins primaires » (il sait faire des sutures et des plâtres). En pratique, c’est l’hôpital qui, le plus souvent, prend ces gestes en charge car les patients ne savent même pas que le généraliste pourrait s’en occuper.

En deuxième lieu, les généralistes gaspillent une grande partie de leur temps de travail en charges administratives : arrêts de travail, déclaration des affections de longue durée prises en charge à 100%, établissement des bons de transports pour que le patient aille du médecin vers le spécialiste ou l’hôpital, établissement des certificats médicaux, recueil de documents d’identité et pièces administratives…

En troisième lieu, la communication entre la médecine de ville et l’hôpital fonctionne mal. Les passerelles entre les deux niveaux ne sont pas systématisées. Concrètement, quand un médecin veut entrer en contact avec un médecin hospitalier, et dans le cas classique où il ne dispose pas de son numéro de portable privé, il appelle son secrétariat qui transfère l’appel à un(e) infirmier(e) ou un externe, qui, éventuellement, finit par joindre l’interne puis le médecin, rarement disponible… Ces systèmes de flux d’informations complexes et lents ont peu évolué depuis 100 ans.

C’est en outre le médecin de ville qui doit lui-même s’informer sur la situation hospitalière, se renseignant sur les spécialistes accessibles et le nombre de lits disponibles. Ces constats traduisent les retards accumulés dans la transformation numérique de notre système de santé.

 

Ces dysfonctionnements peuvent être corrigés par des mesures que nous souhaitons mettre en débat. Premièrement, il faut étudier une revalorisation financière de l’acte de consultation des médecins généralistes. A l’échelle du système de santé, cette revalorisation pourrait s’auto-financer si elle permet d’augmenter la productivité des actes des médecins, de décharger les hôpitaux et, globalement, d’éviter une surconsommation coûteuse des soins en aval du généraliste. Il ne faut pas se méprendre sur la notion de productivité. Elle ne signifie par « faire plus » mais « faire mieux » en apportant davantage de temps médical aux patients et moins d’actes inutiles dans le système de soins.

Deuxièmement, il faut mettre en place un choc de simplification pour réduire la bureaucratie médicale. Le numérique et l’intelligence artificielle devraient permettre d’avancer dans ce sens. Encore faut-il que les médecins eux-mêmes combattent les relents de technophobie que l’on observe parfois dans cette profession. Il est donc nécessaire d’avancer très rapidement vers la généralisation d’actions de formation initiale et continue pour les professionnels de ville.

Troisièmement, les pouvoirs publics pourraient envisager un partenariat public privé afin d’investir massivement dans les systèmes d’informations entre médecine de ville et hôpital pour simplifier, fluidifier et dématérialiser. On pourrait imaginer une plateforme interactive de partage d’informations qui rassemble les patients, les médecins (hospitaliers ou non), les pharmaciens et les paramédicaux. Les médecins généralistes doivent avoir une vision plus rapide et exhaustive sur le parcours de leurs patients, les résultats d’imagerie, les prises de rendez-vous avec des spécialistes, les disponibilités de capacité hospitalière. C’était l’esprit du dossier médical personnalisé lancé il y a une quinzaine d’années mais que de retards…

Le temps du bilan de la crise venu, il ne faudra surtout pas opposer les uns aux autres mais, au contraire, penser une gouvernance du système de santé qui améliorera la coordination de toutes les professions au service d’une amélioration effective de la qualité de la prise en charge du patient. »

 

 

Coronavirus Brésil: au moins 1000 morts en 24 heures

Coronavirus Brésil: au moins 1000 morts en 24 heures

1.001 décès, ce qui porte le bilan total de l’épidémie à 21.048 morts dans le pays. Un chiffre d’ailleurs approximatif compte tenu des défaillances du système sanitaire. Le Brésil devient le deuxième pays le plus atteint.

 

Coronavirus Etats-Unis : 1200 morts en 24 H

Coronavirus Etats-Unis : 1200 morts en 24 H

1.260 décès supplémentaires liés au nouveau coronavirus au cours des dernières 24 heures, un bilan journalier stable par rapport à la veille,

Cela porte à plus de 95.921 le nombre total de morts déplorés dans le pays, de loin le plus endeuillé au monde en valeur absolue, où quelque 1,6 million de cas ont été recensés depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Cérémonies religieuses autorisées mais pas les parcs et jardins !

Cérémonies religieuses  autorisées mais pas les parcs et jardins !

Certaines décisions des sages du conseil d’État sont pour le moins surprenantes puisqu’elles  autorisent à nouveau les rassemblements religieux. Y compris en milieu confiné. Dans le même temps dans certaines villes en particulier à Paris l’accès à des parcs, des jardins, voire à des forêts sera interdit. On sait que la diffusion du virus est d’autant plus importante que les participants sont nombreux et réunis dans des milieux confinés.

Juridiquement d’ailleurs on se demande bien sur quel moment ce l’interdiction d’accéder à certains et jardins publics. Le ministre de l’Intérieur et les responsables des cultes se sont accordés lors d’une réunion «sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous», a expliqué Beauvau dans un communiqué peu avant la publication du décret , dans la nuit de samedi. Cette concertation s’est imposée au gouvernement après que le Conseil d’Etat lui a ordonné lundi de lever dans un délai de «huit jours» l’interdiction totale de réunion de cultes figurant dans le décret de déconfinement du 11 mai.

La quarantaine imposée aux Britanniques par réciprocité !

La quarantaine imposée aux Britanniques par réciprocité !

 

 

Curieux cette idée britannique d’imposer une quarantaine aux étranger d’autant que ce pays est de loin l’un des plus touchés par le virus. On comprendrait mieux l’inverse !  La France en tout cas est prête à mettre en œuvre des mesures de réciprocité lorsque le dispositif de quarantaine sera mis en œuvre en Grande-Bretagne, a déclaré vendredi le ministère de l’Intérieur cité par l’AFP.

“Paris prend note et regrette la décision de Londres de soumettre les arrivants sur le sol britannique à un régime de quarantaine”, a-t-il dit.

Les voyageurs arrivant en Grande-Bretagne devront rester en quarantaine pendant une durée de 14 jours à compter du 8 juin, a annoncé vendredi la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel.

Coronavirus , France: 74 mort en 24 heures

Coronavirus , France: 74 mort en 24 heures

En milieu hospitalier ( les autres chiffres ne sont pas disponibles) 74 mort supplémentaires en l’espace de 24 heures pour un total de 17.944 depuis le début de l’épidémie.

Dans son communiqué, la DGS précise que 17.383 étaient hospitalisées ce vendredi, soit 200 personnes de moins que jeudi, et que 1.701 patients étaient traités dans des services de réanimation, soit 44 de moins que la veille.

Au total, selon Santé publique France, on compte officiellement 144.556 cas confirmés de contamination soit 393 de plus en 24 heures, ce qui représente une augmentation par rapport à la hausse de 318 enregistrée la veille.

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Coronavirus: France: 83 décès en 24 heures, nouveau tassement

Coronavirus:  France: 83 décès en 24 heures, nouveau tassement

 

83 décès supplémentaires liés au coronavirus au cours des dernières 24 heures, portant le total à 28.215 morts depuis le début de l’épidémie, annonce jeudi la Direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué.

Le nombre total de contaminations confirmées au coronavirus est passé lui à 144.163 cas, soit une progression de 318 en 24 heures, indique de son côté l’agence Santé publique France.

“Depuis le 1er mars, nous déplorons 28.215 décès liés au Covid-19: 17.870 décès dans les hôpitaux et 10.345 décès dans les établissements sociaux et médico-sociaux (ndlr, dont les EHPAD)”, précise la DGS.

Le nombre de patients hospitalisés en raison d’une infection Covid-19 continue de décroître, avec 17.583 personnes encore concernées ce jeudi, un chiffre en recul de 358 par rapport à la veille.

Les formes graves nécessitant une hospitalisation dans des services de réanimation est également en recul, à 1.745 contre 1.794 la veille, soit 49 lits occupés de moins en 24 heures.

La Direction générale de la santé précise que l’épidémie reste active et que le virus circule toujours en France.

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Coronavirus : le professeur Raoult critique la gestion à Paris

Coronavirus : le professeur Raoult critique la gestion à Paris

 «La mortalité de Paris est plus de cinq fois supérieure à celle de Marseille : c’est-à-dire que lorsqu’une personne mourait à Marseille, il en mourait un peu plus de cinq à Paris». C’est le constat que fait le professeur Didier Raoult, infectiologue et directeur de l’IHU de Marseille, dans une nouvelle vidéo publiée sur la chaîne YouTube de l’IHU de Marseille où il compare les courbes épidémiques de Covid-19 des deux villes françaises.

 «On voit que ce n’est pas parce que les gens étaient plus âgés ; ce sont les jeunes qui sont morts en Île-de-France», poursuit l’infectiologue, avant de lancer cette accusation : « Il y a une grande différence dans la prise en charge, ce qui doit amener à se poser des questions très sérieuses sur la gestion de l’épidémie dans cette partie de la France».

Une mise en cause grave à laquelle Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), répond sur BFMTV que l’Île-de-France était située en «zone rouge», avec une mortalité en effet importante, mais due notamment à la «densité de population» de Paris et de l’Île-de-France, sans pour autant, selon lui, de «déficit de prise en charge». «On a libéré en urgence des lits de réanimation (…) et au final on est arrivé à ne pas saturer le système de soin», assure-t-il.

 «Il y a eu plus de morts en Île-de-France, qui compte 12 millions d’habitants, qu’à Wuhan pour le même nombre d’habitants, affirme encore le Professeur Raoult dans cette vidéo. La gestion de l’épidémie en Île-de-France a été moins performante en termes de résultats que celle de Wuhan, qui s’est pourtant pris la toute première vague et ne savait pas comment traiter les choses». D’après les chiffres fournis par Santé Publique France, à la date du 19 mai, 6816 décès liés au coronavirus étaient recensés en Île-de-France. Mi-avril, Wuhan avait revu à la hausse le nombre de décès confirmés du Covid-19, passant de 2579 à 3869, soit une augmentation de 50%.

Coronavirus: Le vaccin accessible à tous (Croix-Rouge)

Coronavirus: Le vaccin accessible à tous  ? (Croix-Rouge)

 

 

On comprend évidemment que le président international de la Croix-Rouge se prononce en faveur d’un vaccin accessible à tous. Le problème est que cette proposition se heurte au fonctionnement actuel du marché; on voit les industries pharmaceutiques  se livrer déjà à une terrible concurrence pour imposer des positions quasi hégémoniques dans la distribution du vaccin. Une firme américaine reproche d’ailleurs déjà à l’Europe de n’avoir pas passé assez de commandes concernant un vaccin d’ailleurs très hypothétique. Cette campagne de communication de l’industrie américaine en cause a cependant permis une hausse substantielle de la valeur de ses actions !

Pour rendre le futur vaccin accessible à tous ( dont il est difficile aujourd’hui de prévoir la réalisation et le caractère opérationnel), il conviendrait d’obtenir un accord international et bousculer l’économie de l’industrie pharmaceutique au moins à propos du Coronavirus. Une perspective encore lointaine à laquelle s’oppose notamment les États-Unis mais sans doute pas seulement.

 

Le président de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a invité mercredi la communauté internationale à coopérer à la mise au point d’un vaccin contre le coronavirus, mais a dit craindre une initiative unilatérale qui pourrait empêcher les pays en développement d’y accéder.

“La réalité, c’est qu’il y a un risque”, a déclaré à Reuters Francesco Rocca. “Tout le monde doit avoir accès à ces traitements vitaux.”

Les Etats-Unis se sont opposés mardi à la formulation d’une résolution de l’Organisation mondiale de la santé rédigée pour garantir aux pays pauvres l’accès aux traitements, jugeant qu’elle adressait “le mauvais message aux innovateurs dont l’apport sera essentiel pour trouver les solutions dont le monde entier a besoin”.

“Si quelqu’un dit qu’il s’agit de la propriété intellectuelle de telle société (…) et que le prix des vaccins est élevé, ce qui rend l’accès impossible ou très difficile, cela peut bien sûr avoir des conséquences pour les plus vulnérables”, a souligné Francesco Rocca.

“Nous voulons éviter qu’une décision unilatérale n’empêche d’avoir des traitements et des vaccins pour tout le monde (…) En ce moment, certains pays n’accordent pas suffisamment d’importance au multilatéralisme et c’est une préoccupation”, a-t-il ajouté.

Francesco Rocca s’était auparavant entretenu par visioconférence avec Antonio Guterres, secrétaire général de l’Onu.

Coronavirus: plus de 100 000 nouveaux cas( OMS)

“Nous avons encore un long chemin à parcourir face à cette pandémie (…) Nous sommes très préoccupés par l’augmentation du nombre de cas dans les pays à revenus faibles et intermédiaires”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse où il a signalé 100 000 cas nouveaux dans le monde.

 

Coronavirus France : 110 morts en 24 heures , tassement

Coronavirus France : 110 morts en 24 heures , tassement

 

110 morts de plus au cours des 24 dernières heures en France, ce qui porte le bilan depuis le 1er mars à 28.132 décès à l’échelle nationale, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Sur ce total, 17.812 décès sont survenus dans les hôpitaux et 10.320 dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux.

Au total, 17.941 personnes sont actuellement hospitalisées en raison du COVID-19, ce qui fait 527 de moins que mardi, et 1.794 se trouvent en réanimation, soit 100 de moins que la veille.

Le nombre total de cas est quant à lui passé de 143.427 mardi à 143.845 mercredi.

“L’épidémie n’est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts”, a écrit dans la journée le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Quel financement de la dépendance ?

 

L’idée d’une cinquième branche de la sécurité sociale destinée à la dépendance refait surface. L’idée n’est pas nouvelle mais le problème central demeure : comment la financer. Il s’agit d’améliorer les conditions de prise en charge dans les EHPAD dont le cout est devenu insupportable pour nombre de ménages moyens sans patrimoine mais il convient aussi d’une façon générale de financer tous les autres services liés à cette dépendance. Le coût d’un tel budget pourrait atteindre une dizaine de milliards, un coût insupportable pour l’actuel sécurité sociale dont le trou va mécaniquement s’élargir avec la crise sanitaire. Pour l’instant, on a prévu seulement un peu plus de 2 milliards, manquent donc environ 7 milliards

Il est prévu qu’à partir de 2024, une infime partie de la CSG (0,15 points) soit consacrée au financement de la dépendance. Cela représente 2,3 milliards d’euros qui vont à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), chargée d’éponger les dettes de la Sécurité sociale. Toutefois, cela ne suffira pas. Il faudra donc trouver 6 à 7 milliards de plus, ce qui fera prochainement l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. On pourra peut-être solliciter les plus favorisés mais cela ne suffira pas. On voit mal comment on pourrait taxer davantage l’outil de travail sans handicaper un peu plus la compétitivité française. Du coup, il pourrait être envisagé de créer une sorte de cotisation régulière sur les revenus de la plupart des citoyens ( en espérant que le financement sera public pour bénéficier à tous ). De toute manière, des solutions doive,t être rapidement trouvées pour de nombreuses raisons. D’abord en général les EHPAD manquent cruellement d’habitude de place. Comme déjà indiqué, ils sont  financièrement sont inaccessibles à certains et pèsent aussi sur les finances locales. Compte tenu de la démographie, il conviendra d’en multiplier le nombre, par ailleurs l’amélioration des conditions du personnel va peser aussi sur les coûts. Tout ne se résume pas aux EHPAD même s’il faudra en augmenter de façon substantielle le nombre. Il y a aussi la solution des foyers logements pour les personnes qui disposent d’assez de mobilité et d’indépendance. Il y a la masse des personnes qui peuvent demeurer à domicile sous réserve de bénéficier des services d’accompagnement indispensables. De ce point de vue la revalorisation du personnel de soins et d’assistance de vie est également incontournable. Ces services doit pouvoir être également accessibles aux bénéficiaires.

Taux d’infection coronavirus :4 % de la population infectée ?

Taux  d’infection coronavirus :4 % de la population infectée ?

Autour de 4 % le taux d’infection de la population en France. Estimation  d’ailleurs assez approximative  compte tenu de l’ampleur des asymptomatiques. Les  échantillons de personnes testées manque encore de représentativité. Il conviendrait de tester beaucoup plus massivement pour affiner le taux d’infection dont certains affirment qu’il se situe à 3% autres à 10%.

Dans les zones les plus touchées, officiellement moins de 10% de la population a été infectée par le nouveau coronavirus, soit  en Île-de-France et dans le Grand Est, les deux régions les plus touchées en France, selon une étude publiée qui estime à 4,4% le chiffre au niveau national. Fin avril, l’Institut Pasteur avait publié les premières estimations de la contamination de la population française, prévoyant que 5,7% (marge d’incertitude entre 3 et 10%), soit 3,7 millions de personnes, auraient été contaminés au 11 mai.

Dans les résultats actualisés de cette modélisation, publiés mercredi dans la revue Science, le pourcentage est revu un peu à la baisse, à 4,4% (avec une marge d’incertitude entre 2,8 à 7,2), soit 2,8 millions de personnes au 11 mai. «Ce sont surtout les intervalles d’incertitude qui comptent: on était entre 3 et 10%, on est aujourd’hui entre 3 et 7%. Sur un plan purement épidémiologique cette variation ne change rien, on reste dans le même ordre de grandeur», a expliqué à l’AFP Simon Cauchemez, de l’Institut Pasteur.

Les chercheurs se sont penchés également sur la situation des deux régions les plus touchées par l’épidémie. Selon leurs estimations, 9,9% (marge de 6,6 à 15,7%) des habitants d’Ile-de-France auraient été contaminés au 11 mai et 9,1% (marge 6,0 à 14,6%) dans le Grand Est.

Dans tous les cas, le chiffre est très loin d’un niveau suffisant pour atteindre une immunité collective permettant d’éviter une deuxième vague sans mesures de contrôle de l’épidémie. «Il faudrait qu’environ 65% de la population soit immunisée pour que l’épidémie soit contrôlée par l’immunité seule», écrivent les auteurs. Par ailleurs ce concept d’immunité collective demeure encore très contestes dans la mesure notamment où on essaie pas si les anticorps protègent totalement et combien de temps

 

La faible part de population infectée est due au confinement lui-même, relève l’étude, selon laquelle le nombre moyen de personnes infectées par un cas est passé de 2,9 au niveau national avant le confinement à 0,67 à la fin.

L’étude estime d’autre part que 3,6% des personnes infectées ont été hospitalisées et 0,7% sont mortes avec des écarts très importants selon les âges (de 0,001% pour les moins de 20 ans à 10,1% pour les plus de 80 ans).

 

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Coronavirus Royaume-Uni: 40.000 morts, pays le plus touché

Coronavirus  Royaume-Uni: 40.000 morts, pays le plus touché

Outre-Manche, près de 43.000 certificats de décès ont comme cause principale le Covid-19 selon l’ONS, l’équivalent de l’Insee, dont le décompte est bien plus large que celui des autorités. Sur la période courant de mars à début mai, l’institut a recensé 55.000 morts de plus que les années précédentes.

Combien de personnes sont décédées du Covid-19 outre-Manche ? Un peu moins de 35.000, comme le rapporte le ministère britannique de la Santé ? Où largement plus ? Le pays déplore plus de 40.000 morts – une première en Europe -, si l’on se réfère au décompte de l’Office for National Statistics (ONS), l’équivalent de l’Insee au Royaume-Uni.

Selon l’institut, dont la méthode diffère de celle des autorités, le virus a directement tué 42.990 personnes en Angleterre et au Pays de Galles entre le 5 mars – date à laquelle a été recensé le premier mort officiel du Covid-19 – et le 8 mai. Un chiffre qui place le Royaume-Uni parmi les nations les plus endeuillées, devant l’Italie (32.007 décès), la France (28.242) et l’Espagne (27.709), mais derrière les Etats-Unis (90.432).

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