Archive pour la Catégorie 'santé'

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Coronavirus France : 50.000 morts

Coronavirus France : 50.000 morts

 

50.237 morts pour un total de 2.153.815 infections ( soit 3 à 4 fois plus que l’Allemagne). La France est un des pays les plus touchés après les États-Unis, l’Inde et le Brésil. Sur ce total en France, 34.399 décès ont été dénombrés à l’hôpital, dont les chiffres sont actualisés quotidiennement, et 15.838 dans les Ehpad et autres établissements médicosociaux, dont les chiffres de décès sont mis à jour tous les mardis et vendredis.

“Aujourd’hui, nous avons atteint 50.000 décès dus à l’épidémie et si la situation s’améliore globalement dans l’Hexagone et dans nos Outre-mer, dans certaines régions, elle demeure très préoccupante”, a commenté Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée destinée à préciser les prochaines étapes du plan de lutte gouvernemental contre l’épidémie.

Le nombre des tests positifs au SARS-CoV-2 en 24 heures s’est élevé à 9.155 nouveaux cas, selon Santé Publique France.

Le nombre de patients hospitalisés pour une infection Covid-19 continue de décroître, à 30.622, soit 859 de moins que lundi, de même que celui des patients traités en réanimation, qui recule à 4.289, soit 165 de moins.

Macron : un déconfinement soft, progressif et contradictoire

Macron : un déconfinement soft, progressif et contradictoire

 

Un déconfinements en trois étapes annoncé par le président de la république à la fois pour alléger progressivement les mesures restrictives mais aussi pour faire plaisir à un certain nombre de secteurs ou de catégories professionnelles. On se réjouira évidemment de la réouverture des commerces. Par contre, la réouverture envisagée des cinémas, des théâtres et des offices religieux parait assez contradictoire avec l’interdiction du ski pour Noël ou encore du sport individuel de plein air.

Les déplacements, avec attestation, seront autorisés dans un rayon de 20 km pour une durée de trois heures et les offices religieux seront possibles dans la limite de 30 personnes.

Librairies, disquaires et bibliothèques pourront de nouveau accueillir le public.

La deuxième étape débutera le 15 décembre. Si le reflux de l’épidémie se confirme, “le confinement pourra être levé” afin de pouvoir passer Noël en famille, a dit Emmanuel Macron.

Cinémas, théâtres, musées pourront rouvrir mi-décembre dans le cadre de protocoles sanitaires stricts dans la limite du couvre-feu général qui restera en vigueur entre 21h00 et 07h00 du matin.

La troisième étape commencera le 20 janvier, avec la réouverture possible des bars, restaurants et salles de sports.

Les lycées, où l’enseignement se fait souvent en demi-classes, pourront rouvrir le 20 janvier avec la totalité des élèves. Il en sera de même 15 jours plus tard dans les universités.

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Noel reporté en juillet

chanson par S. Bessay

Coronavirus : AstraZeneca, encore un nouveau vaccin

Coronavirus : AstraZeneca, encore un nouveau vaccin

Selon des premiers résultats, le laboratoire anglo-suédois associé à l’université d’Oxford a mis au point un vaccin efficace en moyenne à 70 %, moins a priori que ceux de Moderna et Pfizer-BioNTech. Efficace et facile à produire et à conserver, il offre toutefois un certain nombre d’avantages par rapport à ceux de ses concurrents.

Vaccins anti Covid-19 : des annonces mais aussi des incertitudes

Vaccins anti Covid-19 : des annonces mais aussi des incertitudes

 

On a déjà annoncé trois vaccins potentiels mais on va voir se succéder les déclarations de nombre de laboratoires candidat eux aussi à la vaccination contre le virus. Au total une quinzaine de laboratoires vont sortir un vaccin et de l’ordre de 200 sont à l’étude à des étapes différentes.

 

Si l’on en croit seulement les déclarations des laboratoires, la vaccination pourrait déjà commencer. Il se pose cependant un certain nombre de questions relatives d’abord à l’efficacité, à sa durabilité et à ses contre-indications. De ce point de vue, aucune étude scientifique n’a pu être réalisée pour évaluer encore les trois vaccins déjà cités (AstraZeneka, Pfizer et Moderna). Un travail scientifique d’évaluation qu’on espère sérieux est à entreprendre notamment dans le cadre de l’agence européenne du médicament. On espère qu’elle sera moins laxiste que vis-à-vis du remdesivir qu’elle a autorisé. Elle a même permis l’achat parlera d’un milliard de ce traitement condamné nettement par l’organisation mondiale de la santé !

 Notons aussi que ce traitement était largement soutenu par nombre d’experts français qui parallèlement bien entendu condamnaient  aussi la chloroquine du Pr Raoult.  De ce point de vue, il serait sans doute prudent de ne pas systématiser les procédures accélérées d’autorisation dans les mesures il convient de disposer d’un recul nécessaire ( de l’ordre de six mois un an minimum) quant à l’efficacité et aux effets secondaires de la vaccination.

 Le premier candidat attendu devrait être celui de l’alliance Pfizer/BioNTech qui vient de déposer une demande d’autorisation auprès des autorités de santé américaines FDA.  La biotech Moderna devrait arriver juste derrière, puisqu’elle déposera sa demande d’autorisation FDA cette semaine. Ces deux premiers devraient être suivis rapidement par AstraZeneka et Janssen, la filiale vaccin de Johnson & Johnson. Derrière ce premier quator, l’Américain Novavax et la biotech allemande CureVac se rapprochent aussi de la ligne d’arrivée. Pour le Français Sanofi qui travaille sur deux candidats, le précieux cocktail devrait arriver en cours d’année 2021, peut-être à l’été. Rapidement après la FDA, l’agence européenne du médicament devrait délivrer ses autorisation en accéléré comme l’a affirmé la Présidente de la Commission Ursula von der Leyen. En fait, trois autres vaccins sont déjà utilisés : le Spoutnik V du centre de recherche russe Gamaleïa, et ceux des chinois Sinovac et surtout CanSino Biologics, autorisé au Pakistan, en Arabie Saoudite et au Mexique.

 

Coronavirus : Macron pour un léger déconfinement

Coronavirus : Macron pour un léger déconfinement

L’épidémie semble nettement ralentir avec notamment ce chiffre lundi de moins de 5000 contaminés par rapport à une moyenne annuelle quotidienne de 21 000 depuis une semaine. Pour autant,  le président va se prononcer pour un léger déconfinement, expression déjà employée par le premier ministre. Théoriquement Macron a promis de donner une vision claire à sa politique. En fait, on va se contenter de donner les étapes pour les très prochaines semaines et il est vraisemblable que le confinement va se prolonger de manière plus allégée jusqu’à l’été.

Dimanche, dans le JDD, le président a levé un coin de voile sur son état d’esprit. «Rien n’est pire que l’incertitude et l’impression d’une morosité sans fin», a-t-il confié. C’est pourquoi «il faut de la cohérence, de la clarté, un cap», et «savoir ensemble où nous allons et comment y aller». Macron reprend la exactement le sentiment général de la population qui constate des contradictions, une opacité et une navigation à vue.

La grande différence avec la période actuelle sera la réouverture des commerces et sous certaines conditions du sport. Pour les commerces,  la réouverture devrait intervenir le 1er décembre. Le sport généralisé devra encore attendre un peu de temps. Les cafés et les restaurants vont demeurer fermer comme les boîtes de nuit ou les salles de sport. Mais on comprend mal que les stades restent fermés à la pratique du sport pour les adultes.

Coronavirus Espagne : 25.886 nouveaux cas

Coronavirus Espagne : 25.886 nouveaux cas

 

La crise sanitaire est encore loin d’être maîtrisée en Espagne avec 25.886 nouvelles contaminations par le coronavirus en 24 heures, pour un total de 1.582.616 cas confirmés depuis le début de l’épidémie.( La France hier a enregistré 4500 cas nouveaux)

Le ministère espagnol de la Santé a également signalé 1.067 décès supplémentaires dus à l’épidémie au cours des sept derniers jours, soit une moyenne quotidienne de 152, contre 1.341 morts enregistrés jusqu’à vendredi. Le bilan total dans le pays s’élève désormais à 43.131 morts.

Coronavirus France : très forte diminution, 4.500 contaminations en 24 heures

Coronavirus France : très forte diminution, 4.500 contaminations en 24 heures

Une très forte baisse avec 4.452 contaminations en 24 heures, le bilan quotidien le plus faible depuis le 28 septembre, montrent les chiffres publiés lundi par les autorités sanitaires. Au total, 2.144.660 personnes ont été infectées depuis le début de l’épidémie en France et 49.232 sont mortes, avec 500 décès recensés en 24 heures dans les hôpitaux.

Le nombre de nouvelles contaminations annoncé le lundi est généralement plus faible que le reste de la semaine, moins de tests étant effectués le dimanche. Le ralentissement de l’épidémie est néanmoins confirmé par la moyenne des nouveaux cas positifs sur sept jours, qui, à 21.918, est au plus bas depuis le 17 octobre, date de l’entrée en vigueur d’un couvre-feu dans plusieurs villes avant le reconfinement national imposé deux semaines plus tard. Cette moyenne a atteint un pic à 54.440 le 7 novembre.

La décrue à l’oeuvre depuis une semaine dans les hôpitaux se poursuit lentement, avec 31.481 patients atteints du COVID-19, dont 4.454 dans les services de réanimation, soit respectivement 73 et 55 de moins que dimanche.

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Noel reporté en juillet

chanson par S. Bessay

Coronavirus- Royaume-Uni : au moins 1,5 million de contaminés

Coronavirus- Royaume-Uni : au moins  1,5 million de contaminés

398 décès supplémentaires et 18.662 nouveaux cas de personnes touchées par le COVID-19 dimanches, ce qui fait franchir la barre des 1,5 million de contaminations.

Le nombre de décès tient compte des 141 morts qui n’avaient pas été pris en compte dans les données présentées samedi en raison d’une erreur de traitement, précise le gouvernement.

Le nombre de morts dans le pays, le plus durement touché d’Europe, est désormais de 55.024 et le nombre de cas s’élève à 1.512.045.

Coronavirus: traitement de Regeneron autorisé aux États-Unis

Coronavirus: traitement de Regeneron autorisé aux États-Unis

 

Le regeneron  est un traitement  (et non vaccin) qui vient d’être autorisé aux États-Unis. L’Agence américaine du médicament (FDA) a autorisé samedi en procédure d’urgence l’utilisation du traitement expérimental aux anticorps contre le COVID-19 développé par le groupe pharmaceutique Regeneron.

Ce traitement a été donné au président américain Donald Trump lors de son hospitalisation début octobre après qu’il a été infecté par le coronavirus.

La FDA a déclaré que le traitement aux anticorps de Regeneron pouvait être utilisée chez les adultes et les enfants avec des symptômes modérés de COVID-19 et présentant un risque d’évolution vers une forme sévère.

Coronavirus France : Le ralentissement confirmé

Coronavirus France : Le ralentissement confirmé

13.157 cas supplémentaires (contre 17.881 samedi) et 215 décès (contre 276 la veille) liés au nouveau coronavirus, selon Santé Publique France.

Ces chiffres, en recul pour le sixième jour consécutif, confirment le ralentissement de l’épidémie dans le pays confiné depuis le 30 octobre.

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Noel reporté en juillet

chanson par S. Bessay

Déconfinement : une valse à trois temps pour Gabriel Attal

Déconfinement : une valse à trois temps pour Gabriel Attal,

Gabriel Attal , chargé de la communication du gouvernement, propose un calendrier à trois temps. En fait, une sorte de valse à laquelle le pouvoir nous a habitué et qui par définition est caractérisé comme la valse par un exercice qui tourne en rond.  » Dans un entretien au Journal du Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, se refuse même à parler d’un déconfinement et insiste sur la nécessité de « poursuivre [les efforts] pour ne pas les gâcher ».  »

 

Quel est l’objectif de la prise de parole d’­Emmanuel ­Macron mardi?
Comme il s’y était engagé, le Président sera au rendez-vous en s’adressant aux Français. La situation sanitaire s’améliore, grâce à leurs efforts. Mais ils doivent se poursuivre pour ne pas les gâcher. ­Emmanuel ­Macron donnera des perspectives à plusieurs semaines, notamment sur l’adaptation de notre stratégie. L’enjeu : faire évoluer les ­conditions du ­confinement à mesure que la situation sanitaire s’améliore, tout en assumant une maîtrise pour éviter que l’épidémie reparte. Certains établissements, comme les bars et restaurants, ­continueront à ­connaître des restrictions. Nous serons, comme depuis le début, à leurs côtés.

 

Les commerces rouvriront-ils avant le 1er décembre?
Nous nous étions engagés à leur permettre de rouvrir autour du 1er décembre si l’amélioration de la situation sanitaire se ­confirmait, ce qui semble être le cas. La grande distribution et les plateformes ont accepté notre proposition de décaler le Black Friday. Le Président est ­conscient des efforts ­consentis et attaché à la valeur travail.

Faut-il maintenir la limite d’une heure et de 1 kilomètre pour les promenades?
On n’est pas tous égaux face au rayon de 1 kilomètre. Par exemple, il y a un enjeu : permettre à ceux qui ne vivent pas près d’un parc d’aller y respirer. Mais soyons clairs : le ­confinement va se poursuivre et donc la limitation des déplacements aussi.

Jusqu’aux fêtes de fin d’année?
Comme l’a annoncé le Premier ministre aux chefs de parti vendredi, les assouplissements se feront en trois étapes au regard de l’évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités : d’abord autour du 1er décembre, puis avant les ­congés de fin d’année, puis à partir de janvier 2021.

Quand les Français y verront-ils plus clair sur la stratégie vaccinale du gouvernement?
Ne soyons ni Cassandre ni Bisounours : ne nous privons pas des nouvelles encourageantes, mais restons prudents à l’heure où les études restent en cours. L’important, c’est d’anticiper pour être prêts dès que les premiers vaccins arriveront. Nous avons des ­contrats en discussion : trois signés, au moins trois autres très avancés et d’autres en discussion. Avec en moyenne 30 millions de doses par ­contrat. Nous identifions des centres de stockage et des moyens de transport. La Haute Autorité de santé rendra prochainement son avis sur les publics prioritaires et le comité ­consultatif national d’éthique sera saisi sur le dispositif d’appel à la vaccination.

Le vaccin sera-t-il obligatoire?
La question se posera quand on ­connaîtra les propriétés des vaccins. Nous devons intégrer le fait que nous aurons un recul limité. Le Président a été clair mercredi en ­Conseil des ministres : la ­condition essentielle à la confiance des Français, c’est la transparence. Elle sera notre valeur absolue.

La doctrine «  tester, tracer, isoler  » est-elle un échec?
La France est l’un des pays européens qui a le plus testé. Pour le traçage, 5 millions de Français ont été ­contactés par l’Assurance maladie depuis mai. Cela relève plutôt de la prouesse et tous les professionnels doivent être salués. Pour l’avenir, il y a clairement l’enjeu d’un isolement plus effectif des cas positifs et des cas ­contacts. Faut-il le rendre obligatoire, avec ­contrôles et sanctions? Beaucoup de nos voisins l’ont fait et j’entends des Français qui estiment subir des ­contraintes qui pourraient être allégées si nous concentrons les efforts sur les chaînes de ­contamination. A titre personnel, je trouve la piste intéressante. Les formations politiques se sont pour le moment assez peu positionnées, y compris vendredi soir, sur ce sujet qui mérite un vrai débat démocratique.

Cette sortie de ­confinement sera plus ­contrainte que la première : est-ce la preuve que le pays a été déconfiné trop largement, trop vite, en mai?
A l’époque, tout le monde avait hâte de revenir à la normale au plus vite. Dès avril, les oppositions nous demandaient un déconfinement en avance rapide. En mai, Les Républicains réclamaient une accélération d’un mois de la réouverture des bars, puis s’étonnaient que nous ­consacrions l’été à la gestion de la crise plutôt qu’à la relance immédiate de l’économie. On a avancé avec méthode, ­conscients des risques, en systématisant notamment le masque dès l’été. Est-ce qu’on a espéré, y compris au gouvernement, ne pas avoir à renouer avec le ­confinement? Bien sûr. En avons-nous fait assez pour empêcher le moindre risque? A l’évidence non. Mais aucun pays n’a trouvé la solution à ce jour : toute l’Europe est ­confrontée à cette deuxième vague y compris plus durement que lors de la première, comme la Suisse ou la Suède. Je crois qu’à l’époque nous sommes allés aussi loin que l’acceptabilité sociale le permettait après un ­confinement très dur.

N’est-ce pas le rôle d’un gouvernement de résister aux pressions?
Le fil rouge de la gestion de cette crise a été, et reste, de tenir face aux pressions multiples pour protéger les Français. Souvenez-vous des réactions à la fermeture des bars et restos à Marseille en septembre, au couvre-feu en octobre. Il y a seulement un mois, au Sénat, les LR et le PS s’alliaient encore pour rouvrir les discothèques…

Les oppositions auraient-elles dû soutenir toutes vos propositions?
En démocratie, on ne cherche pas l’unanimité. Mais un peu d’unité n’aurait pas fait de mal. A défaut d’un esprit ­constructif, les oppositions se sont retrouvées au sein d’un conseil de défiance. Et, à la fin, ce sont les Français qui trinquent. Nous croyons encore que la ­concorde est possible. Le Premier ministre a fait une nouvelle proposition, acceptée : la mise en place d’un comité de liaison permettant à un représentant par groupe parlementaire de travailler en ­continu avec le gouvernement.

Mais la gestion de crise se fait principalement au ­conseil de défense, accusé d’opacité…
Certains crient au scandale depuis quelques jours alors que cela fait neuf mois que la gestion de l’épidémie passe par le ­conseil de défense, justement plus ouvert que le Conseil des ministres en ce qu’il associe des experts non membres du gouvernement. Le Parlement a débattu des centaines d’heures des choix qui y ont été faits. Derrière cette polémique artificielle, il y a une tentative de Jean-Luc ­Mélenchon de faire croire à un Président décidant tout seul. Je ne crois pas qu’il ait de leçons à donner, ayant la défense de la démocratie à géométrie variable en présidant le fan-club des régimes autoritaires, du Venezuela au président turc ­Erdogan! ­Emmanuel ­Macron ­consulte, concerte, puis décide. Et, surtout, il ne se dérobe jamais, y compris devant les mesures difficiles et impopulaires. Le courage d’assumer est aussi une forme de « quoi qu’il en coûte ».

Coronavirus :  » Se préparer à une troisième vague » (L’épidémiologiste Renaud Piarroux)

Coronavirus :  » Se préparer à une troisième vague » (L’épidémiologiste Renaud Piarroux)

 

De la même manière que rien n’a été prévu pour tenter de contrôler la seconde vague, il se pourrait bien que la France soit tout autant désarmée par rapport à la possibilité d’une troisième vague. C’est en tout cas l’avis de l’épidémiologiste Renaud Parrioux, , chef du service de parasitologie du CHU de La Pitié-Salpêtrière (AP-HP) qui n’exclut pas cette troisième phase. (Interview dans le JDD)

 

Pourquoi le premier déconfinement a-t-il échoué?
Le gouvernement n’a pas réussi à faire comprendre qu’il y aurait une deuxième vague si la population se relâchait trop. Notamment à cause de certains scientifiques très écoutés et très relayés qui ont répété qu’il n’y allait pas en avoir. Ça a été très compliqué de se faire entendre dans ce contexte. Il fallait réagir dès le mois d’août – la courbe des cas était encore basse mais elle progressait vite – et appuyer sur le frein non pas à partir d’un certain nombre de cas, mais dès le moment où ce nombre augmentait. L’objectif était de préserver l’économie, mais qu’a-t-on préservé, quand on voit où on en est aujourd’hui?

 

Toute l’Europe est touchée, aurait-on vraiment pu éviter cette deuxième vague?
On l’aurait subie de toute façon, même si on avait réussi à maintenir les cas à un niveau plus bas, comme en Autriche ou en Allemagne. Mais au moins, ces pays ne sont pas submergés ; ils peuvent adopter des mesures plus facilement acceptables par leurs populations. Nous, nous sommes parmi les plus mal engagés. En Europe, c’est un choix collectif que de laisser les frontières de l’Union ouvertes et de vivre avec le virus, contrairement à d’autres pays, comme la Nouvelle-Zélande, qui agissent vite et fort dès les premiers cas. Et ce choix accroît le risque de subir des vagues successives avant de parvenir à un éventuel équilibre.

 

Quelle a été la plus grosse erreur française?
On a raté l’élément clé que d’autres pays ont réussi: la limitation de la transmission autour de chaque cas positif. Ce processus consistant à identifier les cas contact rapidement pour briser les chaînes de contamination – le traçage – a été trop lent et pas assez exhaustif. Aujourd’hui, le système est un peu plus rapide mais il identifie trop peu de cas contact. C’est une question de confiance et de motivation qu’on n’a pas su donner aux personnes contaminées. Enfin, il y a une aversion de la population à s’isoler. Les moyens mis en œuvre sont très insuffisants: aujourd’hui, les gens sont enjoints à s’isoler par SMS. Mais la grande erreur serait de virer à l’autoritarisme. Si on commence à dire: « Quand vous êtes dépistés, restez chez vous et on va contrôler », c’est très simple: les gens n’iront plus se faire dépister.

 

Où est-ce qu’on a péché dans le traçage?
L’outil utilisé n’était pas optimal. Le conseil scientifique s’était pourtant prononcé en faveur d’équipes mobiles pour l’effectuer. Mais lors du déconfinement, le gouvernement a décidé que l’Assurance maladie s’en chargerait par téléphone. Seul point positif, on partait alors du médecin généraliste pour entrer dans le dispositif. Sauf qu’ensuite on a appliqué une politique de chiffres sur les tests en les proposant en libre-service et sans ordonnance, fin juillet. De ce fait, les généralistes n’étaient plus dans la boucle. À partir de là, on a perdu en efficacité et les laboratoires se sont retrouvés engorgés.

 

Pourquoi la situation s’est-elle autant améliorée à Paris?
Même si on n’a pas pu le faire comme on le voulait, l’AP-HP a développé dans la capitale une démarche de « contact tracing » avec des équipes mobiles et une présence humaine plus forte, grâce au dispositif Covisan. La réflexion sur ce concept d’isolement a été plus poussée. Il a été décliné en accompagnement plus qu’en coercition. On a pu aider les 40 000 personnes suivies par Covisan, en leur expliquant clairement les nécessités de l’isolement et en leur apportant des conseils. C’est peu, mais ça a contribué à aplanir la courbe épidémique, qui a progressé moins vite.

 

Comment réussir le prochain déconfinement?
Le taux de reproduction effectif, c’est-à-dire le nombre de personnes contaminées par une personne infectée, doit être stabilisé en dessous de 1. Pour cela, on doit mener des actions de terrain. Il faudrait encourager l’ouverture d’antennes de type Covisan partout en France, où l’on ferait des tests, du « contact tracing » et de l’accompagnement personnalisé. La clé, c’est d’expliquer aux patients et à leurs contacts l’intérêt de prendre les précautions tout de suite afin d’éviter de contaminer leur famille, leurs amis, leurs collègues. Et ce n’est pas qu’une histoire d’isolement. Si une personne est seule, comment fait-elle pour les courses? Ce sont des choses simples pour lesquelles les gens doivent être conseillés.
Comment monter de tels centres?
Je propose la mise en place rapide d’un groupe de travail opérationnel sur ces questions. Il faudrait former des chefs de centres qui fonctionneraient comme des « franchises » adaptées aux territoires. Des locaux doivent être trouvés. Des mairies parisiennes en ont fourni, d’autres peuvent le faire. Trouvons du personnel et formons-le à ces différentes fonctions. L’Assurance maladie doit continuer son travail en assurant le lien avec ces centres. Ce sont les acteurs principaux du « contact tracing » sur l’ensemble du territoire, qu’ils accompagnent ce changement et s’ouvrent à d’autres approches! Chaque jour qui passe où l’on ne se prépare pas est un jour de perdu. Parallèlement, il faut continuer tout ce qui n’est pas contraignant: favoriser le télétravail et l’étalement des heures de travail. Faute de quoi, nous subirons à nouveau un tour de vis sur nos libertés.

 

Faut-il s’attendre à une troisième vague?
Il faut espérer qu’il n’y en aura pas mais s’y préparer quand même. Il subsiste toujours des inconnues. On ne sait pas à quel point les températures influent sur ce virus ni si sa propension à diffuser dans les prochaines semaines sera forte ou très forte. Actuellement, les territoires les plus froids de France sont les plus touchés. Mais en hiver, on aura probablement plus de personnes immunisées. Si des moyens suffisants sont mis en place, peut-être oscillera-t-on enfin autour d’un nombre de cas gérable sans connaître de troisième vague.
Peut-on vivre avec ce virus ou faut-il l’éradiquer comme cherchent à le faire certains pays d’Asie?
On ne peut pas vivre avec des hôpitaux pleins. C’est impossible de déprogrammer éternellement des activités de soin importantes. Ce coronavirus fait plus de dégâts que la grippe. On ne peut pas vivre avec. Il faut s’en débarrasser. Cela nécessite une réponse internationale adaptée, une participation de la population et, surtout, un vaccin efficace.

Coronavirus France : encore la baisse

Coronavirus France : encore la baisse

 

Baisse pour une quatrième journée consécutive, y compris dans les services de réanimation, alors que le bilan quotidien des contaminations est resté supérieur à 20.000, montrent les données publiées par les autorités sanitaires.

Les hôpitaux français traitent 31.906 personnes souffrant du COVID-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, dont 4.582 en réanimation. Cela représente des baisses respectives de 439 et 71 patients par rapport à jeudi.

La France a enregistré 386 décès supplémentaires dans ses établissements hospitaliers, contre 429 jeudi.

Avec 22.882 nouveaux cas diagnostiqués en 24 heures, contre 21.150 jeudi, 2.109.170 personnes au total ont été contaminées en France, selon les données officielles.

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