Archive pour la Catégorie 'santé'

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Santé : tiers payant partout en 2017…en principe !

Santé : tiers payant partout en 2017…en principe !

 

 

La ministre de la Santé a dévoilé les premières mesures de sa nouvelle stratégie de santé qu’elle détaillera dans la matinée. Une loi sera présentée et discutée au Parlement en 2014. Parmi les principales annonces: la généralisation du tiers payant d’ici à 2017, soit à la fin du quinquennat ! . Actuellement octroyé uniquement aux bénéficiaires de la couverture maladie universelle et de l’Aide médicale d’État, le tiers payant permet aux patients de ne pas payer immédiatement le prix de la consultation, remboursée directement au médecin par l’assurance maladie et la complémentaire. «Dès la fin de l’année prochaine, le tiers payant sera ainsi possible pour les ménages aux revenus modestes», ajoute la ministre de la Santé. Une annonce qui a d’ores et déjà suscité les critiques des médecins libéraux.  Marisol Touraine annonce également que pour faciliter l’accès aux soins dans les déserts médicaux le gouvernement va ouvrir «très prochainement» plus de 300 maisons de santé pluridisciplinaires et installer les «praticiens territoriaux». «Il y en aura 200 à la fin de l’année, indique-t-elle. Ce sont des médecins généralistes qui s’installent dans des zones désertées, et on leur assure un revenu garanti de 3600 euros par mois». Sans entrer dans les détails, la ministre a également évoqué les droits des patients qui vont «franchir une nouvelle étape», avec «dès l’année prochaine la possibilité d’actions de groupe en matière de santé». Et affirmé que «les critères des contrats» des mutuelles seront «renforcés» dans la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale, présentée jeudi. Selon Libération, le gouvernement a, enfin, l’intention de relancer le dossier médical personnalisé pour faciliter l’échange d’informations entre professionnels de santé, au premier bénéfice des personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques. «La stratégie nationale de santé ne vise ni à étatiser la médecine générale ni à marginaliser l’hôpital, mais à organiser le parcours de soins autour du patient», explique-t-elle.

 

Sondage sécurité sociale : 86% inquiets

Sondage sécurité sociale : 86% inquiets

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Plus de huit Français sur dix (86%) se déclarent « très ou plutôt inquiets » de la capacité de la France à financer son système de Sécurité sociale, selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche du 22 septembre.  Seuls 14% des personnes interrogées se disent « plutôt pas ou pas du tout inquiètes », selon cette enquête publiée à quelques jours de la présentation, prévue jeudi, du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2014.  Une majorité des personnes interrogées (59%) estime que les Français dépensent trop en matière de santé. 12% jugent au contraire qu’ils ne dépensent pas assez et 28% qu’ils dépensent comme il faut (1% sans opinion). Invités à dire s’ils préfèrent payer davantage de cotisation et être bien pris en charge ou ne pas payer plus mais être moins remboursés pour leurs soins, les Français se montrent très partagés. Ainsi, 49% déclarent être « personnellement prêts à payer plus de cotisations sociales, pour assurer le maintien de la prise en charge de leurs frais de santé et celui des Français en général ».  A l’inverse, 48% disent « préférer ne pas payer plus de cotisations sociales, quitte à ce que le niveau de la prise en charge de leurs frais de santé et celui des Français en général diminue ». 3% des personnes interrogées ne se prononcent pas.

 

Lunettes : beaucoup trop chères

Lunettes : beaucoup trop  chères

 

Le prix de revient d’une paire de lunettes est de 50 à 100 euros, revendues environ 500.En fait on n’achète pas des verres mais des marques de luxe (voir comparaison avec les sites de vente directe sur internet).  Le marché des lunettes est donc trop cher aux yeux de la Cour des comptes. Les magistrats critiquent, dans leur rapport annuel sur la Sécurité sociale, le fonctionnement du secteur de l’optique en France, et envisage même de confier le remboursement des lunettes exclusivement aux complémentaires santé. L’UFC Que-Choisir s’était penché sur la question de leur prix dans une étude publiée en avril dernier. Selon l’organisme de défense des consommateurs, le budget lunettes des Français est effectivement supérieur de 50% à la moyenne européenne : 75 euros par personne et par an dans l’Hexagone, contre 51 ailleurs. Comptez en moyenne 470 euros pour une paire de lunette, estimait l’UFC.

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

 

Un « coup d’arrêt », voilà ce qui inquiète la Cour dans la réduction des déficits observé en 2013 en raison de la crise. Elle détaille donc les pistes d’économies possibles: un « éventuel retrait » de la Sécu dans l’optique,  le développement de la chirurgie sans hébergement à l’hôpital ou la révision des tarifs des analyses. Le trou de la branche maladie, la plus déficitaire, devrait se creuser à près de 8 milliards d’euros cette année. La Cour suggère notamment de réfléchir à ce que l’assurance maladie se retire de l’optique, déjà peu remboursé et largement pris en charge par les complémentaires santé. « Dès lors que l’assurance maladie complémentaire serait généralisée, (…) pourrait se poser, s’agissant de l’optique correctrice, le réexamen de son articulation avec l’assurance maladie obligatoire. Cela engloberait une réflexion sur un éventuel retrait de cette dernière du champ », affirme la Cour des comptes. Cette suggestion est avant tout symbolique, l’assurance maladie ne remboursant que 200 millions d’euros au titre des dépenses d’optique, quand les complémentaires les prennent en charge à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Ce « retrait continu » de la Sécu signe « un grave échec », pour la Cour des comptes. Mais dans un marché qu’elle juge « dynamique et opaque », elle appelle les pouvoirs publics à faire « des choix clairs », pour rendre ce marché plus transparent et plus concurrentiel. Autres pistes d’économies selon la Cour: les hôpitaux, auxquels elle consacre cinq chapitres de son rapport. Il s’agit notamment de développer la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire les actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient. Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». « A cet égard, le considérable retard de la chirurgie ambulatoire dans notre pays est préjudiciable », note la Cour, soulignant que le développement de cette pratique permettrait d’économiser 5 milliards d’euros. Des efforts peuvent également être réalisés dans les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour qui appelle à « une action beaucoup plus déterminée » afin de réaliser « des économies très importantes ». Elle réclame notamment un meilleur encadrement des examens et une « politique tarifaire plus étroitement en cohérence avec les gains de productivité du secteur ». L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre: « une économie de l’ordre de 500 millions d’euros (…) pourrait résulter rapidement d’actions résolues dans cette double direction ».

Mutuelles étudiants remises en cause

Mutuelles étudiants remises en cause

La Cour des comptes, qui publie demain mardi 17 septembre un rapport sur la sécurité sociale, émet en tous cas des critiques sur le fonctionnement des mutuelles étudiantes. La gestion de l’assurance maladie étudiante est confiée aujourd’hui à deux réseaux de mutuelles : La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) et le réseau régional emeVia. Au total, 1,7 million d’étudiants doivent payer une cotisation (211 euros cette année) dans l’une de ces deux mutuelles. Selon le pré-rapport de la Cour publié en juillet dernier par le journal Le Monde, mettre fin aux cotisations obligatoires permettraient de faire économiser 69 millions d’euros à la CPAM, l’assurance maladie.  Pour assurer la mission de service public des mutuelles, l’assurance maladie leur verse chaque année 54,77 euros par affilié, soit 92 millions d’euros. Un chiffre trop élevé pour une efficacité bien trop faible dénonce la Cour des comptes. Selon elle, la LMDE accumulerait les retards dans le traitement des feuilles de soins et ne répondrait qu’à un appel téléphonique sur 14. La mutuelle affichait d’ailleurs un déficit record de 23 millions d’euros en 2011. Quant aux mutuelles régionales, elles mettraient 3 fois de temps que la CPAM pour actualiser les cartes vitales de ses affiliés. « Les mutuelles étudiantes paraissent significativement moins productives que les caisses primaires », juge la Cour des comptes. Une conclusion que conteste Cédric Chevalier, président du réseau emeVia. « En 2012, un affilié coûtait en moyenne 65,8 euros ans les 50 CPAM les plus performantes alors que les mutuelles étudiantes ne touchent que 52 euros pour gérer la santé d’un étudiant. Dire que le régime étudiant coûte plus cher que le régime général est faux », expliquait-il sur ma Chaîne étudiante. Pour autant, les mutuelles tente de se rattraper en profitant de la possibilité qui leur est offerte de cumuler des activités commerciales à celles de gestion de l’assurance maladie.Ainsi, le paiement de la cotisation à la sécurité sociale, qui se fait le jour de l’inscription à l’Université, est une bonne occasion pour les mutuelles de vendre leur complémentaire santé facultative. Et pour un étudiant de 18 ans mal conseillé, la limite entre cotisation à la sécurité sociale et souscription à une complémentaire santé reste flou. En 2012, l’UFC-Que Choisir dénonçait des pratiques commerciales douteuses encore en vigueur sur les campus français. Afin de mettre fin à ces abus, le Sénat se prononçait en décembre dernier pour la création d’une mutuelle étudiante unique.La Cour des comptes prône quant à elle un assouplissement du régime. Selon les Sages, la délégation de service public aux mutuelles est une bonne chose, mais les étudiants devraient avoir la possibilité de rester rattachés au régime de leurs parents s’ils le désirent.

 

Médicaments : bientôt Un code d’efficacité

Médicaments : bientôt Un code d’efficacité

Le ministère de la Santé ne confirme ni l’infirme pour l’heure l’information. Selon un « document confidentiel » que Le Parisien/Aujourd’hui en France dit avoir consulté, un code indiquant le « service médical rendu » (SMR) devra être appliqué sur chaque boîte de médicaments remboursables en 2014. Ce code pourra indiquer « important », « modéré » ou « insuffisant ». « Les autorités voudraient profiter de la disparition programmée des petites vignettes autocollantes blanches, bleues ou oranges, pour imposer aux laboratoires pharmaceutiques de faire figurer sur ou dans les boîtes des médicaments remboursables ce SMR« , indique le quotidien. Le but : connaître la réelle efficacité du produit que prend le patient. Cette mesure permettrait « une meilleure information des usagers, une meilleure démocratie sanitaire et finalement une meilleure transparence« , réagit le professeur Gilles Bouvenot, président de la Commission de transparence de la Haute autorité de santé, joint par France Info.

 

Budget 2014 : Les assurés sociaux vont payer plus

Budget 2014 : Les assurés sociaux vont payer plus

Ce ne sont pas des impôts mais des contributions ou des non remboursements, une subtile dialectique pour le budget 2014 ; Jean-Marc Ayrault et Pierre Moscovici ont bien insisté en présentant, mercredi 11 septembre, le projet de budget 2014 : hormis la TVA, il n’y aura pas de hausse générale des prélèvements obligatoires. Ce qui ne signifie pas que les Français ne vont pas être mis à contribution.   Sur les 15 milliards d’euros d’économies annoncées par le Premier ministre pour l’an prochain, 6 milliards vont concerner les budgets sociaux: famille (avec la réforme de certaines allocations), vieillesse (avec la mise en oeuvre de la réforme Ayrault) et surtout santé.  En effet, les dépenses d’assurance-maladie ne devraient pas augmenter de plus de 2,4% l’an prochain, ce qui représenterait un peu plus de 2,5 milliards d’économies avec, une énième fois, la mise en place de nouvelles taxes. Elles viendront s’ajouter pour les salariés à la suppression de l’avantage fiscal pour leur complémentaire santé prévue dans le budget 2014. Ces nouvelles économies devraient être annoncées par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, le 26 septembre, lors de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).  Selon Le Parisien de ce 12 septembre, le gouvernement aurait déjà acté ces mesures. Elles sont finalement assez classiques et reviennent chaque année. C’est le cas de la baisse du prix de certains médicaments, ce qui ne concerne pas les assurés.  Les fumeurs devraient être à nouveau mis à contribution. Si le gouvernement a différé la hausse des taxes prévues au 1er octobre, au grand dam de Marisol Touraine, celle-ci devrait se « vanger » dans le PLFSS : une taxe sur les buralistes devrait être instaurée, qui pourrait être répercutée sur les consommateurs. Les cigarettes électroniques pourraient également faire l’objet d’une taxation spéciale.  Le gouvernement a d’autres pistes de taxation au nom bien sûr de la santé des Français. Les vins transformés, l’aspartam, ou encore les boissons énergisantes (comme le Red Bull) devraient être taxés.  Concernant directement la santé, le remboursement des transports sanitaires (ambulances, VSL) devrait à nouveau être encadré. L’indemnisation des arrêts de travail pourrait aussi être moins généreux. Mais surtout, le gouvernement devrait instaurer un forfait de 5 euros par an versé par le patient à son médecin traitant. Une contrepartie à l’absence de hausse du prix de la consultation. Ce forfait rapporterait 150 millions mais les complémentaires santé pourraient le prendre en charge.

Gastronomie : des fraises aux pesticides en France, bon appétit !

Gastronomie : des fraises aux pesticides en France, bon appétit !

 

Des fraises « aromatisés » de pesticides interdits dans 25% des cas en France (25% chiffres officiels  sur les échantillons), sans parler des engrais chimiques ! . De quoi donner un peu de goût peut-être à ces fruits sans saveur ! Dans son rapport d’activité, la DGAL (branche du ministère de l’Agriculture chargé de veiller à la sécurité sanitaire des Français) montre que dans un cas sur quatre les maraîchers ne respectent pas les règles en vigueur sur les pesticides. «Sur 41 échantillons prélevés par les enquêteurs de la DGAL, 9 sont non conformes», révèle ainsi le rapport. Un résultat peu rassurant qui peut s’expliquer de deux façons: soit la date limite d’épandage des pesticides par rapport à la récolte a été dépassée, soit des substances non autorisées ont été utilisées. Des produits – comme le carbosulfan qui a été retrouvé cet été dans des fraises produites en France mais aussi en provenance d’Espagne – qui provoquent des troubles de santé, notamment hormonaux. «Il s’agit d’un insecticide organochloré interdit en Europe et ayant une forte rémanence», décrypte-t-on au ministère de l’Agriculture. La DGAL ne veut toutefois pas révéler le nombre d’exploitations en cause ni le volume concerné par cette affaire. «L’instruction du dossier est en cours», se borne à répondre son directeur général, Patrick Dehaumont. «Nous voulons remonter la filière pour savoir comment ces producteurs se sont procuré ces produits interdits dans toute l’Europe depuis 2007, précise un contrôleur. Nous avons prévenu nos collègues espagnols pour qu’ils ouvrent à leur tour une enquête. Dans les produits phytosanitaires, les montants financiers en jeu sont souvent importants.» La fraise fait partie des fruits préférés des Français qui en consomment, chacun, 3,7 kg par an. Les producteurs, pointés du doigt, déplorent une affaire qui peut impacter un marché de 90 millions d’euros, bon an mal an. «On ne peut que condamner l’usage de tels produits mais plusieurs pistes d’explication sont possibles, se défend Xavier Masse, le président de l’Association des organisations de producteurs nationale de fraises. Cela jette le discrédit sur la profession alors qu’il y a des éléments qui demandent à être vérifiés.» Pour lui, des résidus restés dans la terre peuvent avoir contaminé des plants de fraises !!  Rien de frauduleux, donc. À cause de la mauvaise météo, la saison 2013 s’est soldée avec une baisse de 5 % des ventes. Si l’affaire des pesticides non autorisés se confirme, la chute en 2014 pourrait être bien plus importante…

 

Le saucisson Justin Bridou devient chinois, bon appétit !

Le saucisson Justin Bridou devient chinois, bon appétit !

Le saucisson « traditionnel bien français »  Justin Bridou appartenait en fait déjà au producteur américain de viande de porc Smithfield Foods (Cochonou, Justin Bridou) qui  a annoncé vendredi 6 septembre avoirreçu le feu vert de Washington pour son rachat pour plus de 7 milliards de dollars par le chinois Shuanghui International.  Les deux groupes ont précisé dans un communiqué commun avoir obtenu l’accord de la Commission américaine sur l’investissement étranger (CFIUS), un organisme chargé de s’assurer que la transaction ne pose pas de problèmes de sécurité aux Etats-Unis. La fusion, qui a également obtenu le feu vert des autorités ukrainiennes, doit maintenant être approuvée par les actionnaires de Smithfield au cours d’une assemblée générale prévue le 24 septembre, ajoute le communiqué commun. Elle avait été annoncée en mai.  « Cette transaction va créer un leader mondial de la protéine animale », a souligné le directeur général de Shuanghui, Zhijun Yang.  Smithfield, basé en Virginie (est des Etats-Unis) prépare et distribue de la viande de porc mais aussi des jambons, du bacon, des saucisses, des brochettes, et de la charcuterie dans 12 pays. La société est présente dans une grande partie de l’Europe (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Espagne et Royaume-Uni), notamment grâce à une filiale, Campofrio, dont Smithfield est le premier actionnaire et qui est propriétaire des marques Aoste, Justin Bridou ou encore Cochonou. Shuanghui International, dont le siège se trouve à Hong Kong, est l’actionnaire majoritaire de Henan Shuanghui Investment & Development, la plus grosse entreprise chinoise cotée de préparation industrielle de viande, en termes de capitalisation boursière.

Cigarettes : baisse des rentrées fiscales à cause des hausses

Cigarettes : baisse des rentrées fiscales à cause des hausses

 

On change d’objectif pour les cigarettes ; avant c’était objectif santé donc augmentation des taxes. Comme les recettes discales baissent, les hausses d’octobre sont annulées, c’est l’objectif fiscalité ; Du coup on n’entend plus Touraine sur la question mais le Ministre du budget. !  Le gouvernement vient de faire un joli cadeau aux buralistes et aux cigarettiers, qui s’attendaient à devoir augmenter d’au moins 20 centimes leurs prix à compter du 1er octobre. Non seulement la hausse d’octobre est une tradition depuis plusieurs années, mais Marisol Touraine, la ministre de la Santé, l’avait promise au début de l’été.  Son collègue en charge du Budget, Bernard Cazeneuve, a créé la surprise vendredi en fin de journée en publiant un communiqué annonçant qu’il allait homologuer dans les prochains jours les prix du tabac manufacturé pour le dernier trimestre 2013. Ils n’augmenteront pas par rapport aux prix actuels. Vu de Bercy, cette absence de hausse est dictée par des impératifs financiers pour les caisses de l’État. Depuis le début de l’année, les ventes de cigarettes ont en effet baissé de près de 8 % ; c’est la conséquence de la hausse de prix intervenue en octobre 2012 (+ 40 centimes par paquet). La baisse est même si forte que, sur le premier semestre, les revenus liés au tabac ont baissé, ce qui n’était pas arrivé depuis très longtemps. Et s’ils stagnent depuis deux mois, c’est uniquement grâce à la nouvelle hausse intervenue début juillet (+ 20 centimes). Privilégiant l’impératif budgétaire sur l’impératif de santé publique, Bercy a renoncé à augmenter le minimum de perception, ce qui aurait obligé les fabricants à relever leurs tarifs. Il ne s’agit toutefois que d’une pause. Les prix du tabac augmenteront significativement en janvier, avec la hausse de la TVA. Marisol Touraine tiendra sa revanche sur Bernard Cazeneuve et les cigarettiers.

 

Tomates et autres légumes : sans goût, durs et chers

Tomates et autres légumes : sans goût, durs et chers

 

Dans les grandes surfaces, les légumes ( les fruits aussi)  et notamment les tomates présentent tous les mêmes caractéristiques pas de goût, pas mûr et en plus chers. La faute au productivisme, aux circuits de distribution et à la chimie qui fait pousser les plantes. « On peut faire pousser de très bonnes tomates: si elles sont récoltées trop tôt pour supporter de faire de la route, puis conservées au frais, les qualités gustatives se perdent » explique Mathilde Causse, généticienne et spécialiste de la tomate à l’INRA, l’Institut de recherche en agronomie. « Et en hiver, on n’aura jamais de bonnes tomates comme on peut en récolter en été car elles sont alors produites dans des conditions de jours moins ensoleillées et moins chaudes ».   »Le fruit de la tomate est comme une gourde: plus on lui donne de l’eau pour le faire grandir, plus il gonfle, il sera gros mais moins sucré et moins aromatique. Le producteur, payé au poids, va plutôt favoriser le rendement mais il y a un réel antagonisme entre les qualités gustatives et le rendement », poursuit-elle. On a également poussé les qualités de résistance aux maladies: « les tomates sous serre sont bien moins traitées que par le passé ».  S’enchaînent ensuite les difficultés de parcours liées à la grande distribution: « 75% des tomates commercialisées sont achetées en grande surface, qui veulent pouvoir manipuler et conserver les fruits: donc les sélectionneurs ont privilégié le critère de conservation ». Qui passe notamment par une peau plus épaisse et une chair plus ferme.   »Un des grands problèmes des variétés anciennes, c’est qu’elles ont un faible rendement et sont sensibles à toutes les maladies. Quand les sélectionneurs ont vu l’attrait de la « coeur de boeuf », ils en ont maintenu la texture, en améliorant sa résistance et son rendement. Mais elles sont récoltées au stade orange clair puis voyagent stockées au froid le temps d’arriver au supermarché: normalement ça ne se fait pas ».  Selon une étude américaine publiée l’an dernier dans la revue Science, les sélectionneurs ont voulu, dans les années 80, supprimer le collet vert qui se dessine autour du pédoncule quand la tomate n’est pas mûre pour favoriser une coloration homogène. Pour y parvenir, on a introduit un gène mutant qui aurait désactivé des gènes activateurs de murissement, dont celui qui permet au fruit de produire son propre sucre et ses arômes.  Mais Mathilde Causse n’est pas convaincue car, dit-elle, « la région du collet n’est pas la seule à produire du sucre ».  Reste qu’en allant trop loin dans les qualités purement visuelles, on a provoqué une certaine désaffection du consommateur, reconnait-elle. « En réponse, les producteurs ont développé les tomates de couleurs et formes variées. Ils ont fait des efforts sur le goût et les qualités: on compte plus de 300 variétés commercialisées en France et au sein d’un même type on a des spécificités en fonction des régions ou des usages ».  La contradiction, c’est que la tomate est un produit « de consommation courante pas cher et on voudrait aussi que ce soit un marqueur de qualité. »  Au Conservatoire de la Tomate en Touraine, le jardinier Nicolas Toutain conseille surtout d’acheter les tomates au plus près du producteur: « On arrive à des 15 jours de garde avec les variétés en grandes surfaces. Pour les tomates de jardin, c’est 4 à 5 jours maximum et encore: pour conserver les qualités optimales d’une tomate ancienne, il faudrait la consommer dans l’heure ».

 

Déserts médicaux : un revenu de trois SMIC après 12 ans d’études

Déserts médicaux : un revenu de trois SMIC après 12 ans d’études

C’est sûr on va recruter dans les déserts médicaux en promettant aux jeunes médecins un revenu des trois SMIC (un peu plus) après 12 ans d’études (au moins). Marisol Touraine rêve, elle se croit à l’ENA où on règle les problèmes à coup de décrets. Il faudra continuer à accepter d’ aller à hôpital de la ville chef lieu de département dans beaucoup de régions. Recherche jeunes médecins généralistes très motivés pour s’installer en plein désert médical. C’est - presque - la petite annonce que la ministre de la Santé Marisol Touraine a publiée sous forme de décret dans le Journal officiel du 15 août. Pour lutter contre le nombre déclinant de praticiens dans les zones «sous-dotées», selon la terminologie officielle, elle veut ouvrir deux cents postes de «praticiens territoriaux de médecine générale».  Pour les volontaires, c’est la garantie de gagner net 3640 euros par mois, soit plus de trois fois le smic. Si le médecin gagne moins, l’État comble la différence. Ce niveau de rémunération est dans la norme de la profession: il s’agit du salaire de début de carrière dans les hôpitaux. Pour débloquer cette manne, le jeune doit toutefois réaliser 165 actes médicaux par mois minimum, ne pas facturer de dépassements d’honoraires et participer aux gardes de nuit. «Cette aide permettra aux jeunes installés de créer leur patientèle plus sereinement», se félicite le syndicat des internes en médecine générale ­ISNAR-IMG. Le plus intéressant n’est cependant pas le revenu minimum garanti. Le contrat prévoit en effet une petite révolution dans le monde de la médecine libérale: des congés maternité et maladie. Ce dernier est toutefois assorti de sept jours de carence contre trois pour les salariés et zéro pour les fonctionnaires. «C’est la première fois que des médecins libéraux pourront en bénéficier, insiste Julien Poimboeuf, président de l’ISNAR-IMG. C’est d’ailleurs le cœur de l’incitation de cette mesure qui vise les jeunes.» Les syndicats de médecins rêvent d’ailleurs déjà de généraliser cette mesure à tous les praticiens libéraux. Ces avantages suffiront-ils pour autant à attirer les deux cents praticiens visés? Les jeunes médecins ont pour la plupart obtenu leur diplôme dans une grande ville, où ils ont déjà construit leur vie. Ils ne rêvent pas d’aller s’installer dans des zones rurales éloignées ou dans des banlieues difficiles, les deux profils types des déserts médicaux. Or, quinze postes sont à pourvoir dans les départements les plus en manque d’Ile-de-France, comme la Seine-Saint-Denis, et vingt-quatre dans les contrées les plus reculées de Rhône-Alpes. D’autre part, les jeunes qui s’installent en libéral ont en moyenne 38 ans. «Quid de leurs conjoints et enfants?, s’interroge Michel Chassang, président du premier syndicat de médecins, la CSMF. Car un désert médical, c’est d’abord un désert tout court: pas de service public, pas de collège ou de lycée pour les enfants, pas de travail pour le conjoint.» Si, malgré tout, Marisol Touraine réussit à recruter 200 jeunes médecins, elle ne fera pas disparaître les déserts médicaux pour autant. Son dispositif ne règle en rien - mais ce n’est pas son but non plus - le problème des spécialistes en grande pénurie, tels que les ophtalmologistes et les anesthésistes.

 

Jus d’orange à 5% d’orange ! Danger

Jus d’orange à 5% d’orange ! Danger

 

Excellente émission hier d’ »envoyés spécial » sur la 2 à propos des oranges. Dont la grosse partie vient du brésil. Des oranges d’abord abreuvée de pesticides, herbicides, fongicides etc. ( à des doses mortelles pour les producteurs !). Ensuite écrasées dans d’immenses usines, chauffées pour enlever l’eau (en même temps le sucre et les vitamines), transformée en mélasse pour diminuer le volume de transport et envoyées en Europe. Là nouvelle étape dans les usines pour rajouter de l’eau, du sucre, des vitamines C de synthèse et autres produits chimiques. Au total une boisson au goût d’orange mais qui n’en contient que 5 ou 10%, saturées en sucres et en vitamines de synthèse. Un bon verre de jus d’orange le matin pour démarrer la journée! À votre santé  Evidddemenet impossible de détecter la manipulation sur les étiquettes. On ne parle pas de mélasse mais «  à base de concentré » ce qui est la même chose, rien non plus sur la nature des vitamines C rajoutées et cette mention trompeuse «  ce jus d’orange voua apporte les sucres naturellement présents dans le fruit ». Traduction : on a ajouté artificiellement du sucre qui avait disparu de l’orange après transformation en mélasse. Et le même procédé est employé pour la plupart des jus de fruit exotiques. Finalemenet un produit très mauvais pour la santé qui devrait être interdit mais on ne s’attaque pas comme cela aux multinationales alimentaires.

Un vaccin contre le paludisme ?

Un vaccin contre le Paludisme ?

Espoir enfin de lutter de manière préventive contre le paludisme qui fait 600 000 morts par an.  Ce sont des résultats sans précédent qu’ont publiés, ce jeudi 8 août, des chercheurs américains. Ils ont ont annoncé des résultats très prometteurs et sans précédent de l’essai clinique d’un vaccin contre le paludisme. Ce vaccin, fabriqué à partir de parasites affaiblis responsable du paludisme et transmis par la femelle du moustique Anophèle, a permis d’obtenir jusqu’à 100% de protection chez six des neuf adultes ayant reçu la plus forte dose. Pour cet essai, 40 personnes de 20 à 44 ans ont participé. Nous pensons que ce vaccin permettra d’éliminer le paludisme.Stephen Hoffman, PDG de Sanaria, le laboratoire qui développé le vaccin « Bien que nous soyons encore aux premiers stades du développement, nous pensons que ce vaccin permettra d’éliminer le paludisme », estime Stephen Hoffman, PDG de Sanaria, le laboratoire qui développé le vaccin dont les recherches sont financées par l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAD), le Naval Medical Center et d’autres organismes aux États-Unis, en Europe et en Afrique. « Les scientifiques s’efforcent de produire un vaccin anti-paludéen depuis 30 ans et maintenant ces résultats montrent que nous avons un vaccin sûr, injectable et qui peut sauver des millions de vies », souligne-t-il. Tout en reconnaissant le niveau sans précédent de protection, le Dr Anthony Fauci, directeur du NIAD s’est toutefois montré prudent en raison du petit nombre de personnes concernées. « Le taux de protection est impressionnant mais le nombre de sujets est relativement faible, explique-t-il. On doit aussi encore démontrer que cette immunisation est durable et qu’elle est efficace contre les multiples variantes du plasmodium », le parasite responsable du paludisme, ajoute-t-il. A cette fin, l’équipe de chercheurs va bientôt entreprendre plusieurs petits essais cliniques en Afrique, en Allemagne et aux Etats-Unis. Ils testeront également différentes fréquences de vaccination avec l’objectif d’obtenir une protection de 100% avec moins de cinq doses du vaccin. Le Dr Anthony Fauci note en outre que la production à grande échelle de ce vaccin pourrait être coûteuse et problématique.  Le vaccin anti-paludéen le plus avancé aujourd’hui appelé « RTS,S » a été développé par l’ONG PATH, le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline et la fondation Gates. Il a fait l’objet d’un essai clinique de phase 3, dont les résultats ont été publiés en 2012, dernière étape avant un potentiel feu vert pour la commercialisation. Mais ce vaccin n’a permis de protéger que 31% des nourrissons et 56% des enfants un peu plus âgés.

 

Plaintes contre les « pharmacies » internet

Plaintes contre les « pharmacies » internet

Un mois après l’application d’un décret autorisant la vente de médicaments sur Internet, l’Ordre national des pharmaciens a déposé plainte, ce mercredi 7 août, contre 11 pharmacies en ligne jugées illégales. En réaction, la Fédération des industries de santé (Fefis) appelle les pouvoirs publics à « encadrer et sécuriser » la vente de médicaments sur internet. La Fefis estime que la vente sur Internet de produits de santé contrefaits « constitue un danger immédiat pour les patients-consommateurs » et réclame un « renforcement des pouvoirs de contrôle et de sanction ». La fédération indique qu’elle a adressé une note aux autorités françaises et européennes le 24 juillet proposant des « actions prioritaires » dans ce domaine. Parmi ces propositions, la Fefis souhaite « l’encadrement par le code de la santé publique (…) de la vente en ligne de produits en santé ». Elle se prononce pour « le renforcement des pouvoirs de contrôles et de sanctions des autorités compétentes à l’encontre des opérateurs de sites illicites proposant à la vente des produits de santé ».  La fédération préconise aussi l’adoption de « bonnes pratiques de vente en ligne de produits de santé », et la mise en place de « moyens juridiques et techniques permettant de filtrer en amont les sites illicites ». La Fefis soutient aussi notamment la signature de partenariats pour faciliter la coopération entre acteurs publics et privés et le renforcement de l’action au niveau international. Les industriels de la santé appellent en particulier la France à ratifier la Convention Médicrime destinée à renforcer la lutte contre la contrefaçon des médicaments. La Fefis regroupe 12 syndicats professionnels des industries de santé (médicaments, dispositifs médicaux, diagnostic in vitro, produits d’optique et dentaires).

Danone : impliqué dans un scandale de lait en Chine

Danone :  impliqué dans un scandale de lait en Chine

Alerte à la toxine botulique. La Chine, puis la Russie, ont suspendu toutes leurs importations de lait de nouvelle Zélande ce lundi 5 août. En cause: la détection de bactéries pouvant causer le botulisme (une forme de paralysie) dans certains lots de lactosérum, utilisé pour la fabrication de lait en poudre et de boissons lactées. Les lots incriminés ont été exportés vers plusieurs pays d’Asie et du Moyen-Orient, comme la Malaisie, le Vietnam, la Thaïlande et l’Arabie Saoudite. Mais c’est la Chine la principale victime de ce scandale alimentaire: le pays a importé pour presque 2 milliards de dollars de lait en poudre en 2012. Et 90% de ces importations provenaient justement de Nouvelle Zélande. Un sujet d’autant plus sensible que le pays est confronté à des scandales sanitaires à répétitions.  Plusieurs industriels sont concernés par le scandale. Au premier chef, le géant néozélandais des produits laitiers Fonterra, mais aussi Danone, le leader mondial de l’agroalimentaire se fournissant en lactosérum auprès de la coopérative de Nouvelle-Zélande. La filiale chinoise du Français, Dumex Baby Food Co., a donc dû procéder à des rappels de produits. Elle aurait importé en Chine plus de 200 tonnes de poudre de lait contaminée.Un fournisseur de l’Américain Coca Cola et le Chinois Wahaha ont également acheté des lots incriminés. Mais ce scandale pourrait nuire tout particulièrement à Danone. Le géant français profitait justement des conséquences d’une vaste affaire de lait frelaté vendu par des industriels chinois. Les consommateurs, échaudés, se tournaient en effet vers les produits laitiers de groupes étrangers, à la réputation sans tache. Pas plus tard que la semaine dernière, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels du groupe le 29 juillet, le directeur financier de Danone, Pierre-André Terisse, déclarait être « fondamentalement optimiste en ce qui concerne les perspectives de la Chine ». De quoi écorner l’image de l’industriel à un moment très inopportun: selon David Gaud, gérant senior chez Edmond de Rothschild AM en Asie, qui intervenait ce lundi matin sur BFMBusiness, Pékin est sur le point d’assouplir sa politique de l’enfant unique. Cela offrirait de belles perspectives de croissance aux géants mondiaux des produits laitiers. A condition qu’ils gardent la confiance des consommateurs…

 

Loi sur les cellules souches adoptée

Loi sur les cellules souches adoptée

La recherche sur l’embryon aura bien une nouvelle loi, après presque dix ans de statu quo. Le Conseil constitutionnel a validé jeudi le texte autorisant la recherche sur l’embryon et les cellules souches, adopté à la mi-juillet par le Parlement. Les députés avaient dû s’y reprendre à deux fois pour examiner cette proposition de loi des radicaux de gauche, adoptée par le Sénat en décembre. Fin mars, des députés UMP avaient en effet torpillé le texte à force d’obstruction. Après le second vote, plusieurs députés s’en était remis au verdict des Sages. Pour les requérants, le nouveau régime de recherches « porte atteinte au principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine« . Ils critiquent en outre « l’imprécision et l’inintelligibilité des dispositions contestées », relève le Conseil constitutionnel jeudi dans un communiqué. Or, les Sages ont relevé que « les conditions fixées par la loi à la recherche sur l’embryon, qui ne sont ni imprécises ni équivoques, ne sont pas contraires à l’objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi ». Le Conseil constitutionnel a également jugé que, « si le législateur a modifié certaines des conditions permettant l’autorisation de recherche sur l’embryon humain et sur les cellules souches embryonnaires à des fins uniquement médicales, (…) il a entouré la délivrance de ces autorisations de recherche de garanties effectives ». Il a estimé enfin que « ces dispositions ne méconnaissent pas le principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine ». Avec ce texte, que soutenait le gouvernement, la recherche sur l’embryon et les cellules souches passe en France de l’interdiction avec dérogations – qui était en vigueur depuis 2004 – à une autorisation encadrée. « La France sera enfin au niveau des pays avancés. Dans ce domaine de recherche, du 7e rang mondial il y a dix ans, nous avons reculé à la 17e position », expliquait au JDD Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Celle-ci regrettait également le « handicap » financier : « Les équipes françaises passent à côté de fonds européens. »

 

Touraine : des zones bleues en ville pour le tabac

Touraine : des zones bleues en ville pour le tabac

L’ingénierie fiscale avait inventé les zones bleues pour le stationnement, Touraine veut, elle inventer des zones rouges et des zones bleues pour le tabac ; Tabac nocif bien entendu mais qu’il conviendrait alors d’interdire tout simplement à la vente. Problème ; le tabac rapporte des ressources fiscales. Alors on en parle, avec des lieux publics sans tabac, des zones rouges où il serait interdit, des zones bleues le temps de fumer une seule clope, des zones blanches, avec sans doute des signalisations, des contractuelles aussi, des amendes bien sûr ; De quoi occuper des centaines  milliers  de chômeurs et ainsi inverser la courbe du chômage. Touraine va faire une tabac avec sa proposition.Dans une interview publiée sur le JDD.fr ce samedi, Marisol Touraine appelle à une «mobilisation générale contre le tabac».  Par quels moyens ? La ministre revient notamment sur une proposition lancée à l’occasion de la journée sans tabac, le 31 mai dernier. Elle avait alors déclaré qu’elle souhaitait multiplier les espaces non-fumeurs dehors, comme les abris bus ou parcs pour enfants. Une proposition aujourd’hui élargie aux plages ou encore aux cités universitaires. Et Marisol Touraine de préciser que l’initiative doit venir des villes elles-mêmes, et non de l’Etat. «Il faut instaurer davantage de lieux sans tabac. Je souhaite que des villes s’engagent dans cette voie par le dialogue et créent des espaces sans tabac, qui pourrait être des parcs, des cités universitaires, des plages, devant les écoles. Est-il normal que des mères, des pères ou des nounous fument dans un parc public où jouent les enfants ? Je ne le crois pas. Le tabac tue, il n’y a pas de résignation à avoir par rapport à cela.» Et quand le JDD demande à la ministre si les taxes à répétition constituent le seul moyen d’action pour le gouvernement, elle rétorque qu’elle aurait souhaité une hausse encore plus importante. Mais qu’on ne peut pas non plus «réduire la politique antitabac à une politique fiscale». 

 

Cigarettes : augmentation de 40 centimes, le paquet à 7 euros

Cigarettes : augmentation de 40 centimes, le paquet à 7 euros

Le tabac est dangereux, c’est évident mais les espérances de rentrées fiscales (vrai motif de l’augmentation sinon on interdirait le tabac) seront déçues. On peut même prévoir un écroulement des ventes. Le prix des paquets de cigarettes va augmenter de « 30 à 40 centimes » début juillet, a déclaré mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine. La hausse « va intervenir début juillet » et se fera « a priori en un temps », a affirmé la ministre sur iTélé.  Cette nouvelle augmentation du prix du tabac, prévue dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2012, se fera « a priori en un temps », a-t-elle insisté. Selon de récentes informations de presse, le gouvernement avait envisagé un temps une augmentation des prix des cigarettes de 40 centimes en deux fois, 20 centimes en juillet et 20 centimes en octobre.  Une hausse de 40 centimes ferait passer le prix des paquets les moins chers à 6,50 euros, et celui des plus vendus à 7 euros. La ministre a redit que le tabac était « un enjeu de santé publique »: il « tue 200 personnes par jour, c’est donc la première cause de mortalité que l’on pourrait éviter dans notre pays », a-t-elle déclaré.

Grippe aviaire : nouvelle menace

Grippe aviaire : nouvelle menace

 

Un  virus inquiète la communauté scientifique :le  H7N9, une souche encore inconnue de l’espèce humaine avant son apparition en avril dernier. Sa source n’a pas été précisément localisée, mais en quelques semaines elle a déjà infecté 131 personnes.  La précédente flambée de grippe aviaire, H5N1, apparue en 2005 dans le Sud-Est asiatique, avait mis plusieurs mois pour parvenir à contaminer 500 personnes. « On est en présence d’un virus potentiellement pandémique », considère Manuel Rosa-Calatrava, directeur adjoint du laboratoire de virologie et pathologie humaine VirPath.  La planète a connu trois pandémies grippales majeures depuis celle de 1918. Selon un nombre croissant de spécialistes, H7N9 pourrait signer la quatrième. Dans son dernier rapport daté du 17 mai, l’Organisation mondiale de la santé observe que « les cas d’infection chez l’homme semblent associés à une exposition à des volailles vivantes », mais que « l’existence éventuelle d’autres réservoirs animaux, domestiques ou sauvages, n’est à l’heure actuelle pas déterminée ». Autrement dit, on n’en connaît pas le vecteur. Mais 36 personnes en sont décédées, soit un taux de mortalité de 27 %.  Depuis la mi-mai, un rapport rédigé à partir d’une évaluation réalisée sur le terrain par la Commission nationale de la santé et du planning familial chinois a confirmé que H7N9 présente « un plus grand potentiel de transmission d’homme à homme que n’importe quel autre virus de la grippe aviaire ». Certains échantillons étudiés montrent même des altérations génétiques signifiant qu’il s’est adapté pour être plus contagieux.  Deux autres études ont encore fait monter la fièvre d’un cran ces derniers jours : dans la revue « Science » du 23 mai, les équipes du Centre de recherche chinois sur la grippe et de l’université médicale de Shantou ont mis en évidence que ce virus se reproduit dans les voies respiratoires des furets – un des modèles biologiques parmi les plus représentatifs de l’homme – et qu’il se transmet efficacement par contact et par voie aérosol de bête à bête. L’autre étude est parue dans les colonnes de « The Lancet » au début du mois. Des chercheurs chinois du Shanghai Medical College de l’université Fudan y font état de deux patients chez qui a été trouvée une mutation du virus qui lui permet de résister à l’oseltamivir (Tamiflu) et au zanamivir (Relenza), les deux principaux traitements de la grippe. Le génome viral a été séquencé : il montre qu’un des acides aminés qui entrent dans la composition de la protéine virale s’est substitué à un autre seulement sept jours après le début des traitements. L’apparition de cette mutation coïncide avec l’augmentation de la charge virale observée chez les patients et la dégradation de leur état clinique.  H7N9 est d’autant plus inquiétant qu’il est totalement inconnu de l’organisme humain : seulement deux virus grippaux circulent depuis un siècle dans la population, H1N1 et H3N2. Le virus de la grippe dispose de deux sortes de protéines qui tapissent sa surface pour envahir nos poumons : l’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). La première s’accroche à la surface des cellules humaines et amorce l’infection. Après s’y être reproduites, les particules virales sont évacuées mais, pour investir de nouvelles cellules, elles doivent échapper aux récepteurs (des molécules d’acide sialique) situés à la surface de la cellule infectée. C’est la fonction opérée par la neuraminidase, une enzyme capable de dégrader ces molécules. Face à H7N9, notre système immunitaire est naïf, c’est-à-dire dépourvu d’anticorps.  Avec le Tamiflu, élaboré à partir de l’acide shikimique de l’anis étoilé, les médecins disposent d’un leurre : il mime l’acide sialique pour détourner l’attention de la neuraminidase. Le virus est alors piégé sur la cellule infectée et le système de défense de l’organisme peut prendre le relais sans se laisser déborder. On pensait jusqu’alors que cette stratégie était infaillible, le Tamiflu ciblant une région de l’enzyme indispensable à l’infection, donc a priori moins exposée aux mutations. La découverte de cas résistants prouve le contraire.

 

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