Archive pour la Catégorie 'finances'

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L’AMF inquiète du Shadow Banking

L’AMF inquiète du Shadow Banking

 

L’autorité des marchés financiers fait pat  de ses inquiétudes quant aux pratiques qui permettent aux capitaux d’échapper aux marchés financiers régulés. C’est le paradoxe alors que les banques centrales déversent des masses de liquidités, le marché financier régulé (donc taxés) présente  d es risques d’assèchement. En cause donc le développement du Shadow Banking fondé sur le principe de l’optimisation fiscale grâce à un arsenal sophistiqué pour échapper à la régulation : Hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore etc. Difficile d’évaluer exactement le volume financier du Shadow Banking   qui pourrait peut-être même dépasser la masse financière qui passe par le circuit bancaire régulé. La banque centrale a bien tenté une évaluation du phénomène mais celle-ci reste assez approximative. Un rapport de la Banque centrale européenne, publié en octobre dernier, a montré que le « Shadow Banking » détenait 23.000 milliards d’euros d’actifs financiers liés au financement de l’économie de la zone euro fin 2014, soit 38% du total. Cette proportion était de 33% en 2009. La part des établissements de crédit traditionnels est passée de 55% à 48% sur cette période. De toute évidence la question de la régulation du Shadow Banking se pose mais elle risque de rencontrer des réticences mêmes de place financière aussi bien aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne ou transit un certain nombre de ces capitaux.

Bourses : toujours le yo-yo

Bourses : toujours le yo-yo

Alors que nombre d’experts très compétents prévoyaient une hausse des indices pour 2016, depuis le début de l’année, c’est exactement l’inverse qui se produit. Les marchés se caractérisent par une grande volatilité et des mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause les inquiétudes sur le tassement de la croissance mondiale, les risques de krach financier en Chine et une situation géopolitique de plus en plus dangereuse. Le fonds monétaire international, la Banque mondiale d’autres instituts ont d’ailleurs été contraints de revoir à la baisse les prévisions économiques mondiales. Dans cet environnement incertain la dégringolade des cours du pétrole pèse lourdement sur l’ensemble des matières premières et même sur la totalité des indices. Il faut donc s’attendre à ce que les marchés européens à leur tour comme au Japon comme aux États-Unis s’inscrivent aussi dans un mouvement baissier jusqu’à la fin de la semaine avant de rebondir la semaine suivante est de rechuter ensuite. Les incertitudes évoquées vont par ailleurs encourager les prises de bénéfices qui viendront tirer un peu plus la cote vers le bas. Les marchés d’actions asiatiques, notamment japonais, étaient en forte baisse jeudi à la mi-séance, la chute de Wall Street la veille ayant ravivé les craintes des investisseurs sur l’état de l’économie mondiale. A New York, l’indice phare Standard & Poor’s 500 a clôturé sous le seuil de 1.900 points (-2,5%) pour la première fois depuis septembre. Ce nouveau décrochage de Wall Street, conjugué aux prix bas du pétrole, dont l’influence sur le marché actions ne se dément pas, et aux turbulences chinoises a fait plonger l’ensemble des places financières asiatiques à l’ouverture. Au lendemain de sa première séance de hausse de l’année, la Bourse de Tokyo a ainsi brutalement rechuté. L’indice Nikkei a ouvert nettement dans le rouge et a encore creusé ses pertes pendant la matinée, qu’il a terminée en recul de 647,55 points, soit 3,66%, à 17.068,08 points, après avoir cédé plus de 4% en cours de séance. Le Topix, plus large, n’était pas davantage à la fête, abandonnant 3,51% à 1.391,53 points. Les Bourses chinoises, qui avaient montré leur fragilité mercredi en signant une nouvelle forte baisse malgré un yuan stable, une statistique du commerce extérieur rassurante et une tentative de rebond en début de séance (voir ) ont emboîté le pas à Tokyo, bien que dans des proportions moindres.

Bourses: encore dans la tourmente ?

Bourses: encore  dans la tourmente ? 

Si l’on s’en tient aux scénarios envisagés par la quasi-totalité des experts fin 2015, l’avenir des bourses devait être teinté de rose en 2016. Non seulement les premiers jours de l’année contredisent cette prédiction mais interrogent  sur la possibilité d’une crise voir d’un krach financier. Du coup dans les semaines et les mois à venir les Bourses en général pourraient bien connaître de forts mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause bien sûr des inquiétudes sur le très net tassement de l’économie chinoise mais surtout sur l’endettement généralisé dans ce pays. Il faut ajouter la crise grave dans les pays en développement qui tirent  l’essentiel de leurs ressources d’un pétrole dont  les cours se sont écoulés au cours de l’année passée. On s’interroge aussi sérieusement sur la stratégie des banques centrales et sur l’efficacité de leur politique accommodante ou pas. Témoin la l’incapacité de ces Banques centrales à faire remonter une inflation très faible voire insignifiante ; ce  qui témoigne d’une certaine atonie de la demande par rapport à l’offre  Les Bourses européennes quant à elles  ont terminé la semaine  dans le rouge ; les inquiétudes lancinantes sur l’économie chinoise ayant vite étouffé le rebond déclenché par les chiffres meilleurs qu’attendu de l’emploi américain. la tendance baissière  domine sur les marchés actions. Certains intervenants expliquent que la confiance dans la capacité des autorités chinoises à garder le contrôle des marchés est durablement ébranlée. La baisse du yuan alimente aussi les craintes d’un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale. Du coup on craint aussi que certaines banques centrales ne s’engagent dans une guerre de parité qui viendrait alors créer encore un peu plus d’instabilité. A défaut de nouvelle baisse il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo cette semaine.

Les Bourses européennes aussi dans la tourmente

Les Bourses européennes dans la tourmente

Si l’on s’en tient aux scénarios envisagés par la quasi-totalité des experts fin 2015, l’avenir des bourses devait être teinté de rose en 2016. Non seulement les premiers jours de l’année contredisent cette prédiction mais interrogent  sur la possibilité d’une crise voir d’un krach financier. Du coup dans les semaines et les mois à venir les Bourses en général pourraient bien connaître de forts mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause bien sûr des inquiétudes sur le très net tassement de l’économie chinoise mais surtout sur l’endettement généralisé dans ce pays. Il faut ajouter la crise grave dans les pays en développement qui tirent  l’essentiel de leurs ressources d’un pétrole dont  les cours se sont écoulés au cours de l’année passée. On s’interroge aussi sérieusement sur la stratégie des banques centrales et sur l’efficacité de leur politique accommodante ou pas. Témoin la capacité de ces Banques centrales a faire remonter une inflation très faible voire insignifiante ; ce  qui témoigne d’une certaine atonie de la demande par rapport à l’offre  Les Bourses européennes quant à elles  ont terminé vendredi dans le rouge pour afficher sur la semaine leur plus mauvaise performance depuis le mois d’août, les inquiétudes lancinantes sur l’économie chinoise ayant vite étouffé le rebond déclenché en début d’après-midi par les chiffres meilleurs qu’attendu de l’emploi américain. Le CAC, lui, a cédé 6,54% sur les cinq premières séances de l’année. Ni la clôture en hausse des marchés actions chinois après la suspension du « coupe-circuit » mis en place par Pékin, ni l’annonce de 292.000 créations d’emploi en décembre aux Etats-Unis, nettement plus qu’attendu, n’ont suffi à enrayer la tendance baissière qui domine sur les marchés actions depuis lundi. Certains intervenants expliquent que la confiance dans la capacité des autorités chinoises à garder le contrôle des marchés est durablement ébranlée. La baisse du yuan alimente aussi les craintes d’un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale. Du coup on craint aussi que certaines banques centrales ne s’engagent dans une guerre de parité qui viendrait alors créer encore un peu plus d’instabilité.

Un cycle baissier pour la Bourse (Nicolas Chéron)

Un cycle baissier pour la Bourse (Nicolas Chéron)

 

La tourmente dans laquelle sont entrées les places boursières pourrait continuer d’après Nicolas Chéron, stratégiste chez CMC Markets France. Ce dernière estime en effet (comme le milliardaire américain Soros) que la crise actuelle présente des similitudes avec la crise des subprimes. Il  Juge que tous les éléments semblent réunis pour que les places boursières entrent dans un cycle baissier. Il estime que les banques centrales européenne et japonaise pourraient intervenir afin d’empêcher une amplification de la crise, et n’exclue pas que la Réserve fédérale américaine fasse machine arrière (interview la tribune).

Le Cac 40 a ouvert en baisse ce matin dans le sillage des places américaines et chinoises. Depuis le 1er janvier, cette baisse atteint désormais 6%, comment analysez-vous la situation ?

Nous sommes effectivement dans un début d’année historique. Les marchés européens qui tenaient bon jusque-là sont rattrapés par la crise en Chine et la chute des matières premières. Cela ressemble de plus en plus à la mise en place d’un marché baissier, et ce, pour l’ensemble de l’année. L’été dernier, plusieurs indices européens dont le Cac40 et le Dax avaient perdu entre 20 et 23% par rapport à leur plus haut, soit un élément qui déclenche potentiellement un cycle baissier. Il aura fallu l’intervention des autorités chinoises pour stabiliser les marchés, mais également l’interventionnisme des banques centrales pour éviter ce scénario. Le même que nous avons rencontré en 2001 et en 2008 et qui avait conduit à des baisses de 50 à 60% des indices. Ce qui a changé depuis, c’est l’activisme des banques centrales.

La solution passe donc désormais par les banques centrales ?

Depuis un an et demi, la BCE et la banque du Japon ont conduit des programmes d’assouplissement monétaire, tandis que les Etats-Unis ont resserré leur action. Nous avons constaté que les deux marchés qui ont réalisé des performances en 2015 sont l’Europe et le Japon. L’interventionnisme monétaire est devenu le nouvel instrument de régulation des marchés financiers. Il y a de très grandes chances pour que les banques centrales européenne et japonaise annoncent prochainement une augmentation de leur Quantitative Easing (assouplissement monétaire). Mario Draghi avait indiqué qu’il attendrait le premier trimestre pour annoncer, ou non, une amplification de son programme annoncé en décembre.

La Réserve fédérale américaine pourrait-elle également être amenée à revoir sa décision d’un resserrement monétaire progressif ?

Il y a six mois (lire interview ici) nous indiquions que la Fed ne pouvait, ne devait pas augmenter ses taux d’intérêt et que si elle le faisait c’était uniquement pour ne pas perdre la face sur ce qu’elle avait annoncé. Face aux récents développements, il se pourrait qu’elle annonce une plus grande prise en compte du risque marché induit par la conjoncture chinoise, afin de neutraliser sa politique de resserrement monétaire. Si la baisse des marchés se poursuit, elle pourrait même être contrainte de faire marche arrière.

La situation est-elle si grave que cela ?

Les fondamentaux se dégradent peu à peu. Les pays émergents sont dans le marasme, l’Asie est entrée dans une phase de ralentissement, et l’Europe et les Etats-Unis ne parviennent pas à créer de la croissance malgré des plans de Quantitative Easing.

Y-a-t-il néanmoins des éléments qui peuvent constituer les bases d’un rebond ?

Si les autorités chinoises arrivent à éteindre l’incendie comme elles l’ont fait l’été dernier, nous pouvons espérer une stabilisation. Les investisseurs profiteraient alors des taux à court terme pour faire des achats à bons comptes. Dans le meilleur des cas…

Vous mettiez en avant le problème des politiques monétaires, mais il y a également le problème du pétrole…

La chute des cours du pétrole était considérée comme positive parce qu’elle procurait du pouvoir d’achat et baissait les charges pour les entreprises. Mais avec une baisse de 75%, c’est tout l’industrie pétrolière mondiale qui est menacée. Cela risque de s’aggraver puisque le pétrole étant libellé en dollar, cette devise pourrait continuer à augmenter et accentuer la pression sur le pétrole. Aux Etats-Unis, c’est tout un pan de l’industrie qui est secoué avec des conséquences très graves sur les fonds d’investissements qui ont mis beaucoup d’argent sur le pétrole de schiste. Cela ressemble à la crise des subprimes.

Bourses économie : un cocktail dangereux (Royaume-Uni)

Bourses économie : un cocktail dangereux (Royaume-Uni)

 

Quand on connaît le rôle que joue la place financière de Londres sur l’économie du Royaume-Uni, on comprend que le ministre britannique des finances soit particulièrement inquiet des conséquences de la tourmente des bourses sur l’activité. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, prévient qu’un « cocktail dangereux » menace l’économie du Royaume-Uni, au moment où les marchés chinois n’en finissent pas de plonger, attirant vers le fond les autres places financières.  « L’an passé fut la pire pour la croissance mondiale depuis la crise (de 2008) et cette année débute avec un cocktail dangereux de nouvelles menaces », devait dire M. Osborne lors d’un discours prévu à Cardiff (ouest du Royaume-Uni) cet après-midi. « Cette année n’a que sept jours, et déjà nous avons des nouvelles inquiétantes sur la chute des marchés action à travers le monde, le ralentissement de la Chine, des problèmes sérieux au Brésil et en Russie », devait-il souligner.  Les Bourses chinoises ont encore plongé de plus de 7% aujourd’hui, après avoir connu une mésaventure similaire lundi.

(Avec Reuters)

Les Bourses dans la tourmente

Les Bourses dans la tourmente

 

Pour l’instant la tourmente et surtout d’ordre psychologique, on s’interroge surtout sur l’effet de propagation de la crise économique et financière de la Chine mais aussi de nombreux pays en développement. Pour preuve de ces inquiétudes : les Bourses chinoises ont fermé de manière anticipée jeudi après avoir chuté de plus de 7% après moins d’une demi-heure d’échanges, plongeon qui, comme lundi, a une nouvelle fois déclenché l’activation des tout nouveaux « coupe-circuits » mis en place après le krach de l’été. Ce nouveau recul prononcé des marchés actions intervient dans un contexte de poursuite de la baisse du yuan, évolution considérée comme symptomatique de la détérioration de la conjoncture en Chine, deuxième puissance économique mondiale. La Bourse de New York a terminé mercredi à son plus bas niveau de clôture depuis début octobre, une nouvelle chute des cours du pétrole et le ton peu encourageant du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale étant venus s’ajouter aux motifs de préoccupation des investisseurs, tentés de se replier sur les valeurs refuges. Un regain d’inquiétude quant à l’impact du ralentissement chinois sur la croissance mondiale et le retour de la Corée du Nord parmi les foyers de tension géopolitique ont également pesé sur le marché actions.  Après la publication ces derniers jours de plusieurs indicateurs décevants, la Banque populaire de Chine a fixé mercredi un cours pivot du yuan en nette baisse, alimentant les craintes d’un ralentissement plus marqué qu’anticipé de la deuxième économie mondiale. « Ce qui se passe en Chine reste le facteur numéro un », explique Stephen Massocca, responsable de la stratégie d’investissement de Wedbush Equity Management

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

 

 

Lundi 4 janvier tous les marchés financiers mondiaux ont ressenti la secousse boursière chinoise.- Un avertissement quant au risque de krach financier en Chine et sur sa possible déflagration mondiale. Pour résumer, l’économie de la Chine est sous perfusion financière (entreprise, collectivités, particuliers), une perfusion que pouvait dissimuler à taux de croissance à deux chiffres mais qui devient dangereuse quand la croissance est divisée par deux au moins. En effet les statistiques très politiques de la Chine affichent un taux officiel de croissance de 6 % quand il se pourrait que l’évolution se limite à 3 % (témoins le recul depuis des mois à la fois des importations et des les exportations) la Chine est victime à la fois de la baisse de la demande et de la mise en concurrence  de sa compétitivité par d’autres pays asiatiques.  En Chine, l’endettement menace partout les collectivités publiques mais aussi les entreprises comme les particuliers. Le plus grave ceste peut-être l’endettement des entreprises surtout dans un contexte où la croissance de la demande se tasse surtout dans le secteur de l’industrie manufacturière.  La dette des sociétés chinoises – plus de 16.000 milliards de dollars (15.000 milliards d’euros) ou encore 160% du PIB – est le double de leurs homologues américains. Elle s’est sensiblement dégradée ces cinq dernières années, suivant une étude de Thomson Reuters effectuée à partir d’un échantillon de plus de 1.400 entreprises. Cet endettement augmenterait encore de 77% durant les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars, estime l’agence de notation Standard & Poor’s. Les interventions de Pékin ont eu jusqu’à présent des visées plutôt macroéconomiques, en l’espèce soutenir une croissance dont le rythme serait cette année le plus lent depuis un quart de siècle. La Banque populaire de Chine a réduit les taux par quatre fois depuis novembre, abaissé le ratio des réserves obligatoires et supprimé le plafonnement des crédits considérés en rapport des dépôts. Certes, le gouvernement souhaite que ces mesures bénéficient surtout aux PME et aux segments innovateurs de l’économie mais, fait remarquer Louis Kuijs (RBS), « lorsque les robinets du crédit sont ouverts, le risque est que l’argent aille à des sociétés ou des entités à problèmes ».  Le pays connaît une crise encore larvée, parce que le gouvernement compense en multipliant les plans de relance à coup d’endettement. Il endette l’État, les provinces, les entreprises publiques et la banque centrale. C’est une orgie de crédits qui se déroule en Chine depuis plusieurs années. D’une certaine manière la crise de l’endettement en Chine pourrait être comparable à celle des Subprimes connue aux États-Unis et qui a contaminé l’ensemble de la sphère financière et économique mondiale.

Orange : un super groupe télécom télévision banque ?

Orange : un super groupe télécom télévision banque ?

Orange vient à peine de terminer le premier round  des négociations avec Bouygues TF1 qu’un nouvel accord est annoncé entre l’opérateur télécom est la filiale bancaire de l’assureur Groupama. L’objectif étend cette fois de mettre en place une énorme banque en ligne. L’accord passé entre Bouygues et Orange va modifier de façon assez fondamentale tant  le paysage des télécoms que celui de l’audiovisuel. Cette restructuration a été peu analysée par les grands médias puisque la plupart des journalistes étaient  vacances pendant la trêve des confiseurs. Première conséquence,  le rachat de Bouygues Telecom par Orange va permettre à Bouygues de sortir d’une situation commercialement et surtout financièrement très délicate pour l’opérateur télécom. Cela risque aussi de freiner la concurrence acharnée que se livrent  les quatre opérateurs français et la régulation va s’en trouver largement modifiée.  Seconde conséquence, TF1 (qui va devenir actionnaire d’Orange) va pouvoir sortir la tête de l’eau en termes d’audience en accédant à un réseau beaucoup plus large d’auditeurs (nombre d’émissions télévisées sont regardés sur des iPhones et autres tablettes). Cette opération se produit aussi au moment où LCI propriétaire de propriété de TF1 va être diffusé sur la TNT ouvrant ainsi sur une cible beaucoup plus large. Il s’agit d’une première coopération qui pourrait ouvrir sur une intégration beaucoup plus importante. Mais le projet d’Orange de racheter Groupama banque pourrait provoquer des conséquences encore plus importants sur le paysage bancaire ( et de lassurance). En effet Orange peut s’appuyer sur un énorme fichier de clients : 30 millions environ en France (250 millions au plan international). Or on sait que la très grande majorité des clients des banques ce satisfont de prestations relativement élémentaires (, dépôt, retrait.) si l’on ajoute à cela la possibilité qui sera offerte du paiement par mobile la venue dOrange  dans le secteur financier pourrait donner un sérieux coup de pied dans la fourmilière bancaire qui se gave un peu trop de la gestion des dépôts. Le groupe de télécoms projette d’acquérir 65% du capital de Groupama Banque, la filiale bancaire du groupe d’assurance. Le lancement de la banque mobile d’Orange interviendra début 2017.  Le groupe de télécoms Orange a annoncé lundi, dans un communiqué, être entré en négociations exclusives avec l’assureur Groupama en vue de l’acquisition de 65% du capital de Groupama Banque, la filiale bancaire du groupe d’assurance. L’opération doit permettre à Orange, qui avait annoncé le lancement d’Orange Banque lors de la présentation de son plan stratégique « Essentiels 2020″, en mars dernier, de « bénéficier d’une infrastructure déjà opérationnelle et rodée » pour le lancement de son nouveau service, début 2017. « Il s’agit d’une brique essentielle pour nous afin de finaliser le projet Orange Banque pour 2017. Nous disposerons d’un outil qui fonctionne, un parc de clients et tout l’aspect réglementaire déjà en place, cela nous permettra de gagner beaucoup de temps », a déclaré à l’AFP le PDG d’Orange, Stéphane Richard. « Nous apportons nos 28 millions de clients dans le mobile, Groupama de son côté a un outil qui fonctionne mais qui n’a pas encore atteint sa taille critique », a ajouté M. Richard qui s’est par ailleurs déclaré « très optimiste » quant à une conclusion positive de ces négociations.

 

Volkswagen : une amende de 20 milliards aux États-Unis ?

Volkswagen : une amende de 20 milliards aux États-Unis ?

Cette affaire de trucage des logiciels destinés à sous-évaluer la pollution des véhicules pourrait coûter très cher à Volkswagen. Certains experts estiment en effet que le montant total des amendes pourrait tourner autour de 50 milliards si l’on intègre les condamnations qui pourraient intervenir d’abord aux États-Unis, ensuite en Asie, en Europe et dans d’autres zones géographiques la somme serait  de nature à déstabiliser financièrement la marque voire à mettre en cause son existence dans la forme actuelle. Les Etats-Unis en premier ont annoncé lundi 4 janvier avoir intenté une action judiciaire contre Volkswagen et ses filiales haut de gamme Porsche et Audi pour « violations » des lois américaines anti-pollution qui pourraient lui coûter au moins 20 milliards de dollars.  »La plainte d’aujourd’hui est une première étape pour traduire en justice Volkswagen pour avoir échoué à révéler un logiciel truqueur au moment où il cherchait à faire certifier ses véhicules diesel auprès de l’EPA », explique Barbara McQuade, procureur fédéral du Michigan dans un communiqué. « Les Etats-Unis vont recourir à tous les remèdes appropriés contre Volkswagen pour obtenir réparation des violations présumées de nos lois sur la qualité de l’air », assure pour sa part John Cruden, un des ministres adjoints de la Justice. Le ministère de la Justice et l’agence américaine de l’Environnement (EPA) accusent le groupe automobile d’avoir équipé 600.000 véhicules diesel d’un logiciel leur ayant permis de polluer « excessivement » sans se faire prendre, « trompant (ainsi) les consommateurs et affectant leur santé », selon la plainte. La plainte a été déposée devant un tribunal du Michigan (nord) et sera ensuite transférée en Californie où sont assemblés les recours en nom collectif de particuliers contre le géant allemand. Volkswagen, qui a recruté un avocat de renom américain pour l’aider à gérer cette crise sans précédent, a déjà mis de côté 6 milliards d’euros en prévision d’éventuels amendes et accords.

 

Banques : les faillites pour les clients !!

Banques :   les faillites pour les clients

 

 

C’est une bien curieuse philosophie et un drôle de principe économique que de vouloir faire endosser les faillites des banques par des clients. C’est pourtant ce principe qui a été retenu par la commission européenne et qui doit être transposé dans la réglementation de tous les Etats. Une idée (et une pratique) qui nous vient des États-Unis. L’idée c’est que l’argent public n’a pas intervenir en cas de faillite bancaire. Notons cependant que c’est grâce à l’intervention publique que le système bancaire a pu être sauvé en Europe, les banques ayant par ailleurs remboursé les aides reçues. Dans le même temps aux États-Unis, on a laissé les banques s’écrouler,  ce qui est à l’origine de la crise bancaire mondiale. Quel est en effet la logique qui justifie de solliciter les clients ? Certes les actionnaires et les créanciers devront apporter leur contribution au sauvetage des banques en difficulté mais pourquoi demander aussi ou plutôt imposer une contribution aux clients. Dans quel autre secteur économique demande-t-on aux clients de sauver leur fournisseur ? Aucun évidemment tellement l’idée est saugrenue. On objectera que pour l’instant ne seront sollicités que les clients disposant de comptes supérieurs à 100 000 €. Or ces sommes n’appartiennent pas nécessairement entièrement au déposant (trésorerie des déposants, des commerçants par exemple ou fruits d’une transaction par exemple immobilière) ;  l’idée la plus saine consisterait à renforcer les fonds propres des banques bien au-delà de ce qui est prévu afin de couvrir les risques au lieu de dilapider les profits en distribuant des dividendes exorbitants. Depuis plusieurs semaines, la Commission européenne somme donc  les Etats-membres de transposer dans leur droit les règles sur le redressement des banques en faillite, qui doivent entrer en vigueur début 2016. Cette directive intitulée « BRRD » est un maillon essentiel de l’union bancaire, qui doit désormais protéger les contribuables afin qu’ils n’aient pas à mettre la main à la poche pour sauver les banques. Elle prévoit pourtant que les épargnants les plus aisés puissent être touchés au portefeuille en dernier recours par les banques en faillite. Selon la directive adoptée au printemps 2014 après d’âpres négociations, lorsqu’une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l’empêcher de sombrer. Si la faillite ne peut être évitée, le renflouement interne, ou « bail-in », s’appliquera, par opposition au « bail-out », privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l’argent public. « Ces règles prévoient notamment que les actionnaires et les créanciers des banques assument leur part des coûts dans le cadre d’un mécanisme de ‘renflouement interne’ », a rappelé la Commission européenne dans un communiqué qui en faite sa ligne sur la philosophie américaine. Une philosophie qui s’y elle avait été pratiquée dans plusieurs pays européens en crise aurait tout simplement conduit à des catastrophes financières, économiques et aussi sociales.

CAC 40 : plus ou moins 10 % en 2016 ?

 

 

 

Rien de mieux que la méthode Coué pour encourager les investisseurs sur les marchés financiers De nombreux gestionnaires voient le CAC 40 dépasser les 5000 points d’ici à un an, grâce aux profits des entreprises. Et peut-être même gagner 10 %. Pourtant on pourrait s’interroger sur le différentiel de rentabilité entre la bourse française et la bourse américaine. Une bourse française qui a permis de dégager sur l’année 2015 un taux de rentabilité de 6  à 7 % cela avec une croissance du PIB  insignifiante tandis que par exemple le Dow Jones, lui, reculait de plus de 2 % alors que l’activité aux États-Unis connaissait une accélération remarquable (plus de 2,5 % d’augmentation du PIB).  – Wall Street a enregistré des performances disparates en 2015, marquée en particulier par la déprime des matières premières qui a pesé sur le Dow Jones alors que le Nasdaq a bénéficié des performances de stars de la technologie.  Selon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé sur l’année 2,23% à 17.425,03 points, sa première baisse depuis la crise financière de 2008.  Le Nasdaq (sur les valeurs technologiques) en revanche a gagné 5,73% à 5.007,41 points.  Particulièrement suivi par les investisseurs, l’indice élargi S&P 500 a reculé de juste 0,73% à 2.043,94 points. On objectera peut-être que les investisseurs avaient anticipé les années écoulées les profits qui devaient être réalisés. On peut quand même se demander quelle est la logique économique de ce décalage sur les cours boursiers ;  certains feront observer que l’évolution des cours de la bourse tient compte des résultats financiers des entreprises. Mais des les entreprises qui ont surtout réalisé des profits grâce à des restructurations (intégrant des plans de suppressions d’emplois et des délocalisations). Prévoir une hausse de 10 % des cours de bourse paraît toutefois relativement utopique dans la mesure où de sérieuses inquiétudes planent sur le niveau de l’activité économique mondiale en particulier sur la Chine sur nombre de pays en développement mais aussi sur la zone euro et même les États-Unis. Ce qui plaide en faveur d’une poursuite des cours,  c’est la masse de liquidités qui circulent dans le monde en raison en particulier des politiques accommodants des banques centrales. Mais d’une certaine manière cette masse de qualité de liquidités représentera le moment venu une monnaie de singe parce qu’en décalage avec la richesse réellement produite. Du coup si la méthode Coué permet de pronostiquer un bond de 10 % des valeurs françaises la raison ne peut écarter l’hypothèse d’une baisse de même ampleur s’il se révèle que la croissance européenne est encore plus nous engluée que ce qui était prévu.

Frais de compte bancaire au 1er janvier : une imposture

Frais de compte bancaire au 1er janvier : une imposture

 

La plupart des grandes banques se sont donc mises d’accord pour instaurer à partir du 1er janvier une taxe destinée à rémunérer les frais de gestion pour la tenue des comptes courants. Il s’agit là d’une véritable imposture. D’abord parce que la France a refusé d’effectuer une véritable réforme bancaire séparant les activités de dépôt des activités d’investissement (sous-entendu de spéculation). Du coup, les banques françaises peuvent en toute tranquillité continuer de récolter la manne que représentent les comptes courants tout en se livrant à leurs activités d’investissement et de spéculation ; de toute manière, le client lui est prisonnier de la législation puisqu’il doit nécessairement posséder un compte bancaire pour percevoir ses revenus. Cette manne est loin d’être négligeable puisqu’elle représente 300 400 milliards en permanence. (C’est-à-dire le solde des comptes non utilisés). Or non seulement cette manne avec laquelle les banques travaillent  n’est pas rémunéré mais en plus les banques veulent taxer la gestion des comptes courants entre parenthèses décomptent déjà taxés à hauteur de près de 200 euros par an (carte bancaire, découvert, services tec).  Avec la Société Générale et BNP Paribas à partir du 1er janvier, ce sont désormais près de 80% des établissements bancaires qui appliquent des frais de tenue de compte courant à leurs clients. En effet, en 2016, les deux banques factureront respectivement 24 euros et 30 euros par an la détention d’un compte courant, alors que ce service était jusqu’à présent offert. Société Générale et BNP Paribas rejoignent ainsi un mouvement déjà largement engagé avant elles par des banques soucieuses de rattraper le manque à gagner lié au plafonnement ou à l’interdiction de frais divers (commissions d’intervention, envoi de relevés papier, émission de chèques…) et l’accroissement, selon elles, des coûts de sécurisation des transactions. En 2010, seulement un tiers des banques facturaient ce service.

Grand-Bretagne : optimisation fiscale » de grandes banques avec la complicité des autorités

Grande Bretagne : optimisation fiscale » de grandes banques avec la complicité des autorités

Les plus grandes banques d’affaires implantées en Grande-Bretagne ne payent pas d’impôts sur les bénéfices. Il s’agit d’une prouesse en matière d’optimisation fiscale réalisée aussi grâce à la bienveillance des autorités. Des autorités qui par ailleurs s‘opposent avec force à toute tentative de régulation de la part des autorités européennes en matière d’activités financières. Dès lors,  on comprend mieux l’attractivité  que représente la Grande-Bretagne -et la place de Londres- en particulier pour ces grandes banques d’investissement. Sept des plus grandes banques d’investissement internationales présentes à Londres n’ont pas, ou peu, payé d’impôts en Grande-Bretagne l’an dernier, malgré des bénéfices se mesurant en milliards de dollars, montre une analyse faite par Reuters de documents publiés par ces établissements. Au cours des derniers mois, des chiffres publiés par les sept banques d’investissement et de crédit aux entreprises montrent qu’elles ont payé un total cumulé de 31 millions de dollars (28,27 millions d’euros) d’impôts sur les bénéfices au fisc britannique. Ce montant est à comparer aux 31 milliards de dollars de revenus et 5,3 milliards de bénéfices générés par ces banques au Royaume-Uni, avec un effectif de 33.000 personnes. Cinq de ces banques – JP Morgan, Bank of America Merrill Lynch, Deutsche Bank, Nomura et Morgan Stanley – ont dit que leurs principales filiales britanniques ne s’étaient acquittées d’aucun impôt sur les bénéfices des entreprises. Les documents montrent que les sept banques — Goldman Sachs et UBS se rajoutant à la liste — ont eu recours à des exemptions fiscales et à des pertes fiscales générées pendant la crise bancaire pour faire baisser leurs impôts. Ces documents montrent en outre que certaines banques n’ont payé aucun impôt parce qu’elles ont fait état d’une perte à Londres, tout en publiant des bénéfices dans des filiales plus petites soumis à des juridictions fiscales plus favorables.

Livret A : toujours moins de collecte

Livret A : toujours moins de collecte

C’est le huitième mois consécutif que le livret A se retrouve dans le rouge selon les données publiées mardi par la Caisse des dépôts. En cause la quasi-absence de rémunération puisque le taux d’intérêt est fixé à 0. 75 %. Théoriquement l’inflation, elle, sur un an serait de 0 %. Toutefois c’est une inflation calculée à partir d’un indice obsolète qui ne tient pas compte de l’évolution de la structure de consommation des ménages. Des ménages dont les budgets sont en fait de plus en plus affectés par les dépenses contraintes (obligées) et qui rognent sur les dépenses ajustables. Du coup,  l’inflation réelle est certainement plus proche de 1 % que de 0 % ;  de ce faite= les épargnants considèrent que le livret A ne rémunère plus rien. Beaucoup préfèrent conserver leur épargne sur des comptes courants. À cela s’ajoute le quasi blocage des revenus, salaires et pensions qui contraint les consommateurs à puiser dans leur épargne pour assurer les fins de mois. Si l’on ajoute le Livret de développement durable (LDD), la collecte nette de ces deux produits d’épargne défiscalisée a été négative de 1,3 milliard d’euros le mois dernier, soit nettement moins qu’en septembre et octobre, où les flux avaient été négatifs de plus de trois milliards d’euros. Les flux de collecte des deux livrets sont négatifs de 11,67 milliards d’euros depuis le début 2015 (-9,59 milliards pour le Livret A et -2,09 milliards pour le LDD). A fin novembre, leur encours s’élevait à 353,5 milliards d’euros (253,4 milliards pour le Livret A et 100,0 milliards pour le LDD). Décembre étant traditionnellement un mois peu actif pour ces produits, l’année 2015 devrait se solder par une décollecte de l’ordre de 12 milliards d’euros, le double de celle de 2014. Les Livrets A et LDD souffrent de la comparaison avec le plan d’épargne logement, dont le taux a été maintenu à 2,0%, et l’assurance vie, qui connaît un bon cru 2015 avec ses produits en unités de comptes, plus risqués. La question du niveau du taux du Livret A pourrait se poser à nouveau une fois connus les chiffres de l’inflation de décembre, alors que les prix de détail sont restés stables en France sur les douze mois à fin novembre.

Fed : petit relèvement des taux et précautions oratoires

Fed : petit relèvement des taux et précautions oratoires

 

Petit relèvement des taux et précautions oratoires de la FED,  relativement prudente quant à la perspective du relèvement des taux : seulement augmentés de 0, 25. La Fed a pris de nombreuses précautions oratoires pour justifier de ce relèvement notamment en indiquant que le resserrement progressif tiendrait compte des résultats de l’inflation hors précisément cette inflation est loin de justifier d’autres augmentations de taux. Sur un an, la progression de indice des prix à la consommation est de 0,5%, soit légèrement mieux que le consensus (+0,4%). Mais  bien loin de l’objectif de la Fed qui vise 2 % par an.  Dès lors compte tenu de cette inflation très faible,  la hausse des taux à laquelle va procéder la Fed sera nécessairement symbolique. La Fed qui considère que les États-Unis ont atteint leurs objectifs en matière de croissance et d’emploi voudra en effet tenir compte du net ralentissement de l’activité internationale. Un relèvement trop significatif des taux serait susceptible de provoquer un effet de contagion dans différents pays notamment en Europe et dans les pays en développement. Certes la croissance américaine est encore solide autour de 2 % par an sur un an mais elle ne pourra être longtemps à l’abri du tassement mondial observé en particulier en Chine (notamment sur les exports comme sur les imports). L’inflation de base (« core CPI »), qui exclut les éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires, a augmenté pour sa part de 0,2%, comme les deux mois précédents, et s’affiche à +2% sur un an, soit sa plus forte progression depuis mai 2014.Les pressions inflationnistes augmentent donc légèrement, et ce malgré une baisse de 1,3% des prix de l’énergie, même si l’objectif de la Fed d’une hausse des prix de 2% est loin d’être atteint. La banque centrale américaine entame mardi une réunion monétaire de deux jours qui devrait se conclure mercredi par l’annonce du premier relèvement des taux d’intérêt aux Etats-Unis depuis juin 2006.  Usant d’un ton accommodant, la Réserve fédérale souligne clairement que cette hausse de taux est une première étape d’un resserrement « progressif » de sa politique monétaire et qu’elle surveillera avant tout l’inflation avant de décider d’un nouveau relèvement des taux. A l’issue d’une réunion de deux jours, le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a décidé à l’unanimité de relever de 25 points de base sa fourchette d’objectif du taux des Fed Funds à 0,25%-0,50%, alors qu’elle la maintenait proche de zéro depuis le 16 décembre 2008. Cette première hausse des taux depuis 2006 aux Etats-Unis était largement anticipée par les investisseurs et la Bourse de New York a réagi positivement à la perspective de futurs relèvements seulement « progressifs », le Dow Jones finissant sur un gain de 1,28%. Le dollar a pour sa part effectué des va-et-vient entre 1,09 et 1,10 pour un euro, au gré des déclarations de Janet Yellen, la présidente de la Fed. « Avec une économie qui se comporte bien et qui devrait continuer à le faire, le comité a jugé qu’une hausse modeste de l’objectif des Fed Funds est maintenant appropriée », a dit Janet Yellen au cours d’une conférence de presse, tout en soulignant que, « même après cette hausse, la politique monétaire reste accommodante ».

Les marchés financiers plongent

Les marchés financiers plongent

Les investisseurs et plus généralement les acteurs économiques ont été très déçus par les récentes décisions de la BCE qui ce caca caractérisent  en faite par l’immobilisme. En tout cas des mesures qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu même si la politique monétaire ne peut tout faire. Pour résumer ces décisions la BCE prolonge  simplement son action actuelle en matière de rachats d’actifs et ne bouge pratiquement pas en matière de taux. Jeudi les bourses ont donc plongé et la tendance baissière devrait encore continuer aujourd’hui. Londres a clôturé jeudi en recul de 2,27%, Paris et Francfort de 3,58%. De son côté, l’euro, en chute libre depuis la mi-octobre, s’affiche en forte hausse de près de 2% à 1,08 dollar. Les mesures de soutien de la BCE ont pour but de stimuler l’activité économique de la zone euro, par le biais notamment d’injections de liquidités dans le système financier, mais ont pour effet de rendre moins attractif l’euro, en provoquant notamment une dilution de sa valeur. Satisfait de la politique menée depuis juin 2014 par la BCE, Mario Draghi a rappelé que le chômage élevé et la faible croissance enregistrés dans la zone euro limitaient de fait la relance économique. Selon le président de la Banque centrale européenne, la politique de la BCE doit s’accompagner de «politiques structurelles efficaces», domaines dans lesquels les gouvernements nationaux sont les seuls à pouvoir agir.

BCE : des annonces attendues et inefficaces

BCE : des annonces attendues et inefficaces

 

C’est jeudi que la BCE doit annoncer de nouvelles mesures pour accroître sa politique accommodante. L’objectif est de faire remonter l’inflation, au-delà de relancer l’économie. Pour cela la BCE pourrait augmenter encore le montant de ses rachats d’actifs y compris de produits titrisés,  d’obligations municipales ou d’entreprises. Le taux des dépôts des banques déjà négatifs pourrait encore être diminué. Une politique monétaire cohérente mais insuffisante qui montre cependant ses limites. Des limites d’abord politiques puisque l’Allemagne s’oppose fermement à tout nouvel assouplissement. Des limites économiques surtout car notamment  les taux d’intérêt ont peu d’influence sur la consommation comme sur les investissements lorsque la demande est aussi peu dynamique. En cause surtout le quasi blocage des salaires et des pensions et les restrictions budgétaires.  Le Conseil de la BCE discutera donc  jeudi d’un grand nombre d’options possibles, allant d’une nouvelle baisse du taux des dépôts – mesure qui devrait peu prêter à controverse – à une extension du programme d’achats d’actifs qui, dans le cas le plus extrême, pourrait porter sur des produits titrisés comprenant des créances douteuses. « Les anticipations étant élevées, le risque de déception est également élevé. « , écrivent les économistes de Société générale dans une note récente. Dix-neuf des 20 professionnels des marchés monétaires interrogés par Reuters pour une enquête publiée lundi ont dit tabler sur une augmentation des achats mensuels, la médiane de leurs estimations donnant un montant porté à 77,5 milliards d’euros.  La BCE pourrait aussi opter pour un taux de dépôt progressif afin de dissuader les banques de laisser dormir leur argent dans ses coffres.   »Il pourrait s’agir de sa dernière occasion de forcer les banques à prêter à l’économie réelle, ce qu’elle n’est pas parvenue à faire jusqu’à présent », a dit l’un des professionnels interrogés.

Banquiers: les bonus explosent

Banquiers: les bonus explosent

 

Conformément aux règles de rémunération actuellement en vigueur sur le vieux continent, les banquiers ne peuvent plus toucher de rémunération variable supérieure à leur rémunération fixe, pour éviter les dérives en encadrant les prises de risques excessives. Or, l’EBA (autorité bancaire européenne) soupçonne les banques de verser indûment ces «primes de fonction», qui s’ajoutent au salaire, pour faire augmenter le plafond des bonus potentiellement distribuables à leurs banquiers. Une pratique qui n’aurait rien de marginale, ce ne serait en effet pas moins de 15.000 banquiers à travers toute l’Europe qui aurait ainsi vu une multiplication par deux de leur plafond de bonus, sur un peu plus de 24.000 professionnels régulés pouvant y avoir recours. Soit plus de 60% de la profession. Au premier rang des pays aux banques «conciliantes» avec leurs banquiers, trois Etats se détachent largement selon l’EBA: sans surprise le Royaume-Uni (6461 banquiers en ont profité), l’Allemagne (3399 banquiers concernés) et… la France, où 2397 banquiers ont vu leur plafond s’envoler, soit la moitié des professionnels de l’Hexagone dont la rémunération est régulée. A peine plus de 2800 banquiers sont concernés dans le reste de l’Europe.

Vivendi dans le rouge

Vivendi dans le rouge

 

Le groupe Vivendi ce désengage progressivement des télécoms pour s’investir dans le secteur des médias. Il a pour cela un  inconfortable matelas de cash pour réaliser ces opérations. Toutefois les marchés s’interrogent sur la future rentabilité de ces investissements. Des investissements dans la production de services grand public très sensibles  à l’image de modernité et d’indépendance. Or force est de constater par exemple que la venue de Bolloré dans Canal+ a fortement affecté cette image de modernité, d’indépendance. D’où la chute de fréquentation qui inquiète les investisseurs. Presque 100 000 abonnés en moins pour Canal+. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés. Entre début juillet et fin septembre, le nombre d’abonnés en France métropolitaine (en incluant CanalSat et Canal Play) a reculé de 38.000. À titre de comparaison, le recul était de seulement 6.000 abonnés lors de la même période de 2014. Entre septembre 2014 et septembre 2015, la baisse se chiffre à 88.000 abonnés.  En outre, à fin septembre, le taux de désabonnement (churn) s’établit à 14,9%, en hausse par rapport aux 14,2% de la même période de 2014.   Il faut toutefois observer que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015. Les médias peuvent  a priori apparaître comme un secteur porteur mais cependant soumis à une très forte concurrence dans tous ses créneaux de marché. Du coup les interrogations se traduisent dans la valorisation du groupe. Le groupe a plongé dans le rouge au troisième trimestre. Entre juillet et septembre, la perte nette de Vivendi atteint 201 millions d’euros, contre un bénéfice net de 839 millions d’euros un an plus tôt. Au troisième trimestre, Vivendi s’est acquitté d’un impôt sur les résultats de 159 millions d’euros, contre seulement 23 millions d’euros l’année précédente. Par ailleurs, l’an dernier à la même époque, le résultat net avait été gonflé par une plus-value de 179 millions d’euros liée à la vente de sa participation de 14 % dans le site de musique en ligne Beats au géant américain Apple. Le groupe évoque aussi l’augmentation des charges liées à la restructuration du Groupe Canal +.

 

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