Archive pour la Catégorie 'finances'

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Moyens de paiement:vers la fin des billets ?

Vers la fin des billets ?

Ce pourrait être assez rapidement la fin des billets d’après Nicolas Huss, directeur général  de Visa Europe. Pour preuve le développement du paiement par cartes bancaires. Un développement facilité par la croissance des paiements en ligne ou des paiements sans contact. Il faut aussi ajouter que le ministère des finances souhaite vivement que le paiement par carte soit généralisé à toutes les transactions commerciales y compris pour les petits montants. Moins pour faciliter la vie des Français que pour permettre un légitime contrôle fiscal des transactions commerciales marchandes. Le directeur de Visa Europe sous-estime cependant l’impact de la venue de nouveaux opérateurs en particulier des opérateurs de mobiles. L’enjeu c’est de s’approprier la formidable trésorerie de 400 milliards laissés sur les comptes courants. Des opérateurs qui pourraient bousculer sérieusement le secteur bancaire traditionnel voire en menacer l’existence. (Interview d Nicolas Huss, son directeur général Visa Europe  dans Challenge)

Alors que la consommation peine à repartir en Europe, Visa continue de voir son activité croître à grande vitesse. Comment expliquer ce paradoxe?

Nous sommes en train de nous diriger vers un monde sans « cash », ce qui bénéficie à Visa. Un exemple significatif, même si la situation est particulière: en Grèce, au moment où l’on montrait les images des queues devant les banques pour retirer du liquide, la population basculait massivement vers les cartes bancaires. Le nombre de cartes Visa distribuées pendant le seul été 2015 équivaut au chiffre de l’ensemble de l’année 2014.

Plus globalement, désormais, plus de 1 euro sur 5,70 euros est dépensé par carte Visa en Europe. En France, cette proportion est même de 1 euro pour 4 euros dépensés. Concrètement, 6,35 milliards de paiements réalisés par cartes Visa en France l’an passé, soit une hausse de 10%. Et nous avons encore des marges de progression, puisque la moitié des chèques utilisés en Europe le sont en réalité en France.

Pourquoi cette hausse des paiements électronique s’est-elle accélérée en 2015?

L’année passée a été une année charnière, pour de multiples raisons. C’est d’abord le début du décollage du paiement sans contact - qui se confirme comme un sérieux concurrent des espèces dans les achats de petits montants. En France, la barre des 100 millions de transactions a été atteinte, avec un milliard d’euros de dépense, entre juin 2014 et juin 2015. Et depuis le mouvement s’est encore accéléré. Sur les douze mois de 2015, on dénombre 135 millions de transactions. L’arrivée du paiement par mobile s’ajoute à ce phénomène: il représente 6% des transactions en France. Enfin, même si cet élément est moins visible, nos infrastructures ont évolué: nous nous appuyons sur des architectures plus ouvertes, des plateformes qui peuvent accueillir aisément de nouvelles solutions et intégrer par exemple les solutions des fintechs.

De nouveaux acteurs se pressent effectivement sur ce marché dynamique des moyens de paiement, depuis Apple jusqu’aux plus jeunes start-up. Comment faites-vous face à cette concurrence ?

Plutôt qu’une concurrence frontale avec ces nouveaux acteurs, il s’agit d’un jeu de concurrence/coopération. Les nouveaux entrants sur le paiement, même lorsqu’ils ont la taille d’Apple, ont parfaitement conscience du coût et du temps qu’il leur faudrait pour mettre en place un système comme le nôtre. Visa a été disponible à 100% de ses capacités depuis plus de 100 mois sans interruption. Et notre capacité à sécuriser les transactions n’est plus à démontrer. Nous avons donc un mutuel intérêt à coopérer avec les nouveaux entrants. Nous le faisons d’ailleurs par exemple avec ApplePay au Royaume-Uni. Et de nombreuses fintechs viennent aussi à notre rencontre de leur propre chef.

La Fed abandonne la hausse des taux

La Fed abandonne la hausse des taux

 

Inutile de tourner autour du pot, la Fed retourne sa veste en abandonnant son processus de relèvement des taux. Certes l’idée n’est pas abandonnée pour mars mais il est vraisemblable que consciente de la nette dégradation de l’activité internationale, la Fed fera l’impasse une nouvelle fois sur un relèvement. Cela d’autant plus que si la croissance aux États-Unis est encore solide, elle n’en manifeste pas moins quelques signes de tassement. Non seulement ce relèvement des taux est peu probable en mars mais on peut penser que compte tenu des tendances de l’activité mondiale la perspective d’un relèvement n’interviendra pas en 2016.  « Le comité surveille de près les évolutions économiques et financières mondiales et cherche à évaluer leur impact pour le marché du travail et l’inflation », a déclaré la Fed dans un communiqué qui diminue la probabilité d’une hausse de taux lors de la prochaine réunion de son comité prévue en mars.   »Je pense qu’il n’y a rien de très surprenant », souligne toutefois Scott Brown, économiste chez Raymond James. « Il fallait bien qu’ils reconnaissent ce qui se passe dans le reste du monde et ils continuent à pencher en faveur d’une hausse de taux à un moment ou un autre, même si la question de savoir si cela se fera en mars, juin ou septembre reste ouverte. « C’est comme cet été; on a le sentiment qu’ils pourraient reporter la hausse des taux à cause des turbulences financières. » Les futures sur taux indiquent que les traders n’anticipent pas de nouvelle hausse de taux avant juillet et parient sur le fait que la banque ne les relèvera encore qu’une seule fois par la suite cette année. Quant aux investisseurs, selon une enquête Reuters réalisée avant la réunion, ils n’attendaient qu’une seule hausse, d’un quart de point, cette année, alors que la Fed avait évoqué au mois de décembre quatre hausses sur l’année.

Taxe Transactions financières: renvoyée aux calendes grecques ?

Taxe Transactions financières: renvoyée aux calendes grecques ?

 

 

On se demande si la taxe sur les transactions financières destinées aux produits spéculatifs sera mise en place un jour. On sait qu’il était impossible de se mettre d’accord 28 pays sur cette question en particulier du fait de l’opposition du Royaume-Uni qui veut protéger la place financière de Londres. Du coup c’est dans le cadre d’une coopération renforcée qu’une dizaine de pays ont essayé de trouver un accord. Enfin jusque-là puisque la Belgique en particulier sous la pression des lobbies financiers considère que cette taxe (au demeurant insignifiante) entraînerait des effets néfastes sur l’économie réelle.  En décembre, les 10 pays, dont la Belgique, la France ou encore l’Allemagne, avaient promis de s’entendre d’ici à fin juin sur les points encore en suspens après des années de discussions. « La Belgique ne quittera pas la table des négociations à ce stade mais on ne peut nier que les projets de textes tels qu’ils existent aujourd’hui sont inacceptables, car en contradiction avec l’accord de gouvernement » signé en octobre 2014 par la coalition de droite qui dirige la Belgique, a déclaré M. Van Overtveldt, cité par l’agence Belga. « L’accord de gouvernement dit explicitement que la taxe doit se focaliser sur les actions et (produits) dérivés ayant un caractère spéculatif mais qu’une telle taxe ne peut avoir aucun effet négatif sur l’économie réelle. Or, dans les textes actuellement sur la table, la sauvegarde de l’économie réelle est loin d’être garantie », a ajouté le ministre, membre du parti nationaliste flamand N-VA. Il a aussi reproché aux projets de risquer « d’augmenter le coût de financement de la dette publique » et d’être une source de « risques pour le secteur financier en Belgique », évoquant un danger de « délocalisations » d’institutions financières. Le ministre a également estimé que la taxe proposée était « incompatible » avec le projet d’Union des marchés des capitaux. Oeuvrer à l’application d’une telle taxe dans dix pays vient « compromettre » la réalisation d’une telle Union dans les 28 Etats-membres, a-t-il jugé.  Cette taxe devait initialement être mise en oeuvre le 1er janvier 2016 par 11 pays européens qui négocient depuis 2011, dans le cadre d’une coopération renforcée. Ne pouvant s’accorder à 28, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, l’Autriche, la Slovénie, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la Slovaquie et l’Estonie avaient en effet décidé il y a quatre ans de tenter de s’entendre à 11. Début décembre, c’est l’Estonie qui a jeté l’éponge la première. Une coopération renforcée ne peut se faire que si au moins un tiers des Etats membres y participent, soit neuf au minimum. Officiellement soutenu par certains pays cette taxe est cependant très contestée par les lobbys financiers qui font tout pour en retarder l’application.

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

C’est la question que pose avec beaucoup de pertinence l’association de consommateurs CLCV. Non seulement les comptes courants ne sont pas rémunérés en France mais en outre on applique à partir du 1er janvier des frais supplémentaires de gestion et 70 % des Français seront concernés. On sait que lesdites banques disposent d’environ 350 à 400 milliards de trésoreries provenant des comptes courants. Une trésorerie bien entendue utilisée à la fois pour renforcer les critères de solvabilité mais aussi pour les activités de prêts et d’investissement. Il existe « une certaine exception française » sur la question de la rémunération des comptes courants, explique François Carlier, de l’association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV). Il rappelle que jusqu’en 2005, nous étions le dernier pays européen à interdire la rémunération des comptes courants. C’est l’Europe qui a contraint la France à mettre fin à cette interdiction. « Depuis, à part quelques offres souvent temporaires, la place bancaire française n’a toujours pas pour habitude de rémunérer les comptes courants », note le journaliste. Hors de nos frontières, cette pratique est plus généralisée, même si le niveau de rémunération est assez réduit (« moins de 1% pour les premiers 1.000 ou 2.000 euros laissés sur le compte »).  François Carlier explique que les banques françaises disposent de plus de 300 milliards d’euros de dépôt à vue des particuliers. « C’est une ressource gratuite pour les banques qui peuvent placer cet argent, d’où l’argument de rémunérer ces dépôts », dit le journaliste. Pour lui, la vraie raison du blocage vient du fait qu’à l’étranger ces comptes rémunérés servent à attirer de nouveaux clients et sont des « outils de concurrence » entre les établissements.

Zone euro : 1000 milliards de créances douteuses

Zone euro : 1000 milliards de créances douteuses

Les créances douteuses ont plus que doublé dans la zone euro depuis 2009 pour frôler les 1.000 milliards d’euros fin 2014, selon les données du Fonds monétaire international. Ces prêts difficiles ou impossibles à recouvrer constituent un fardeau pour les banques et limitent leur activité de crédit. La BCE a soumis à des banques de la zone euro, parmi lesquelles les italiennes Monte dei Paschi di Siena et UniCredit, un questionnaire au sujet de leurs créances douteuses, a-t-on ajouté, soulignant que ces établissements avaient été choisis pour former un « échantillon représentatif » et non à cause de leurs difficultés propres. La démarche de la BCE a fait chuter les cours de Bourse des banques italiennes lundi et mardi mais les sources bancaires ont assuré que des banques de tout le continent faisaient partie de l’échantillon. Avec les informations obtenues, la BCE compte préparer des directives sur les pratiques à observer en matière de créances douteuses. Ces directives serviront aux équipes de supervision de la BCE lorsqu’elles auront à formuler des recommandations aux banques. Un porte-parole de la BCE a déclaré que la demande d’information était une « pratique standard en matière de supervision. »

Augmentation tarifs bancaires : « ça ne me regarde pas » (Sapin)

Augmentation tarifs bancaires : « ça ne me regarde pas » (Sapin)

Le moins qu’on puisse dire c’est que Sapin ne se mouille pas beaucoup à propos de l’augmentation injustifiée des frais bancaires, augmentation qui va toucher 70 % des Français. Pour toute mesure, le ministre des finances propose de mettre en place un site Internet permettant de comparer les tarifs bancaires. Autant dire que le gouvernement toujours très tolérant à l’égard des banques souvent même complice dans certaines pratiques (voir à cet égard la collusion entre les banques et le pouvoir judiciaire dans l’affaire Kerviel) abandonne  clairement son rôle de régulateur. À cet égard ce projet de site constitue une fumisterie puisque les banques se sont préalablement mises  d’accord (et en même temps) pour créer ce nouveau prélèvement sur les comptes. De toute façon il était prévisible qu’une nouvelle fois le gouvernement se coucherait devant le lobby des banques comme il l’a fait sur une question stratégique concernant la séparation des activités de dépôt et d’investissement. À la différence de beaucoup d’autres pays les banques françaises ont réussi l’exploit de contourner la disposition internationale afin notamment d’utiliser les dépôts comme moyen de trésorerie au service de l’activité d’investissement (et de spéculation). Face à l’augmentation généralisée des frais de gestion de comptes la réaction du ministre des finances apparaît à la fois pathétique et dérisoire. Ce site « permettra à tout le monde de comparer, gratuitement, les tarifs des services de base, comme les virements, les prélèvements ou les cartes » afin de « faire en sorte que la concurrence s’exerce dans de bonnes conditions », explique le ministre Le comparateur sera mis en ligne le 1er février, selon le quotidien. Il décryptera 11 tarifs bancaires de base. Le ministre des Finances rencontrera lundi les responsables des grandes banques françaises, pour évoquer notamment la question des frais de tenue de compte, affirme le journal. « Je veux vérifier avec eux qu’ils ne facturent pas, d’un côté, des frais de tenue de compte et, de l’autre, toutes les opérations liées à la tenue du compte. Si on fait payer les deux, ça fait beaucoup », estime le ministre, qui estime toutefois ne pas être là pour « donner des ordres sur cette question ».

LE CAC VERS LES 3500 POINTS ?

LE CAC VERS LES 3500 POINTS ?

 

On ne peut encore qualifier de mini-krach ce qui se passe sur les marchés financiers cependant cela y ressemble beaucoup. En effet par exemple le CAC  40 a perdu dans les premiers jours de 2016 toutes les progressions qu’il avait enregistrées en 2015. Du coup il paraît bien difficile de dire jusqu’où ira cette chute certains estimant qu’on pourrait retomber vers les 3500 à 3600 points. Ce qui caractérise actuellement les marchés boursiers c’est une succession de mouvements de yo-yo très prononcés mais qui s’inscrit structurellement à la baisse. En cause évidemment les incertitudes sur la croissance mondiale de 2016 dont les prévisions ont déjà été revues à la baisse par le FMI et la Banque mondiale. Aussi les dangers que présente la situation géo politique. À cet égard l’extension des mouvements terroristes au Burkina Faso n’est pas de nature à rassurer. Le principal facteur explicatif vient du tassement économique prononcé enregistré en Chine et dans les pays émergents. Au ralentissement économique s’ajoute en Chine des risques de crack nourri par la crise généralisée d’endettement. À Paris, le CAC 40 a perdu 2,38% ce vendredi et tombe ainsi à près de 4200 points. Il a lâché 9,2 % depuis le début de l’année et a effacé l’essentiel de la hausse qu’il avait engrangé l’an dernier. La Bourse de Paris connaît un début d’année calamiteux. Vendredi le CAC 40 a perdu 2,38 % pour finir tout juste au-dessus des 4200 points. En seulement deux semaines, il a déjà perdu 9,2 % et a ainsi totalement effacé ses gains de 2015. Les autres grandes places européennes sont logées à la même enseigne: la Bourse de Francfort a déjà perdu plus de 11 %, celle de Londres plus de 7 %, tandis que Madrid et Milan flirtent avec une chute de près de 10 %. Wall Street s’enfonce aussi dans le rouge avec un plongeon de plus de 8 % pour le Dow Jones en 2016 et d’environ 10 % pour le Nasdaq.

Inflation zéro

Inflation zéro

Officiellement on constaterait donc une inflation  zéro en moyenne annuelle pour 2015. Une évaluation toujours très discutable quand on sait que l’INSEE qui produit l’indicateur des prix ne tient pas compte de la déformation de la structure des dépenses des ménages. Si effectivement les prix ont diminué par exemple pour le carburant, en revanche ils ont augmenté dans les services et pour de nombreuses dépenses contraintes. Du coup l’indice faussé de l’INSEE fera apparaître une augmentation mécanique du pouvoir d’achat. Une augmentation relation vivement théorique qui se traduit en particulier par l’atonie de la consommation des ménages. L’inflation calculée en moyenne annuelle aurait donc été  nulle l’an passé en France, selon les chiffres publiés mercredi par l’Insee. Par comparaison, elle avait été de 0,5% en 2014 et 0,9% en 2013, la marque précédente la plus basse, 0,1%, remontant à 2009. Ce chiffre diffère de l’inflation en glissement annuel publiée également mercredi par l’Insee, qui s’élevait à 0,2% à fin décembre après +0,1% à fin décembre 2014.  L’inflation en moyenne annuelle est utilisée pour l’indexation de plusieurs prestations et dans les scénarios macroéconomiques qui sous-tendent les projets de loi de finances du gouvernement. Le gouvernement tablait sur un taux de 0,9% pour l’an passé dans son PLF 2015, une prévision qu’il a ramenée à 0,1% à l’automne dernier.  L’Insee explique la stagnation de 2015 surtout par le fort recul des prix de l’énergie (-4,7% après -0,9% en 2014), en particulier des prix des produits pétroliers (-10,8% après -4,2%) dans le sillage des cours du brut. Les prix des produits manufacturés (-0,9%) ont diminué l’an passé au même rythme qu’en 2014 mais l’augmentation des prix des services a été moins rapide qu’en 2014 et les prix de l’alimentation ont connu un léger rebond, tirés à la hausse par les produits frais.

L’AMF inquiète du Shadow Banking

L’AMF inquiète du Shadow Banking

 

L’autorité des marchés financiers fait pat  de ses inquiétudes quant aux pratiques qui permettent aux capitaux d’échapper aux marchés financiers régulés. C’est le paradoxe alors que les banques centrales déversent des masses de liquidités, le marché financier régulé (donc taxés) présente  d es risques d’assèchement. En cause donc le développement du Shadow Banking fondé sur le principe de l’optimisation fiscale grâce à un arsenal sophistiqué pour échapper à la régulation : Hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore etc. Difficile d’évaluer exactement le volume financier du Shadow Banking   qui pourrait peut-être même dépasser la masse financière qui passe par le circuit bancaire régulé. La banque centrale a bien tenté une évaluation du phénomène mais celle-ci reste assez approximative. Un rapport de la Banque centrale européenne, publié en octobre dernier, a montré que le « Shadow Banking » détenait 23.000 milliards d’euros d’actifs financiers liés au financement de l’économie de la zone euro fin 2014, soit 38% du total. Cette proportion était de 33% en 2009. La part des établissements de crédit traditionnels est passée de 55% à 48% sur cette période. De toute évidence la question de la régulation du Shadow Banking se pose mais elle risque de rencontrer des réticences mêmes de place financière aussi bien aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne ou transit un certain nombre de ces capitaux.

Bourses : toujours le yo-yo

Bourses : toujours le yo-yo

Alors que nombre d’experts très compétents prévoyaient une hausse des indices pour 2016, depuis le début de l’année, c’est exactement l’inverse qui se produit. Les marchés se caractérisent par une grande volatilité et des mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause les inquiétudes sur le tassement de la croissance mondiale, les risques de krach financier en Chine et une situation géopolitique de plus en plus dangereuse. Le fonds monétaire international, la Banque mondiale d’autres instituts ont d’ailleurs été contraints de revoir à la baisse les prévisions économiques mondiales. Dans cet environnement incertain la dégringolade des cours du pétrole pèse lourdement sur l’ensemble des matières premières et même sur la totalité des indices. Il faut donc s’attendre à ce que les marchés européens à leur tour comme au Japon comme aux États-Unis s’inscrivent aussi dans un mouvement baissier jusqu’à la fin de la semaine avant de rebondir la semaine suivante est de rechuter ensuite. Les incertitudes évoquées vont par ailleurs encourager les prises de bénéfices qui viendront tirer un peu plus la cote vers le bas. Les marchés d’actions asiatiques, notamment japonais, étaient en forte baisse jeudi à la mi-séance, la chute de Wall Street la veille ayant ravivé les craintes des investisseurs sur l’état de l’économie mondiale. A New York, l’indice phare Standard & Poor’s 500 a clôturé sous le seuil de 1.900 points (-2,5%) pour la première fois depuis septembre. Ce nouveau décrochage de Wall Street, conjugué aux prix bas du pétrole, dont l’influence sur le marché actions ne se dément pas, et aux turbulences chinoises a fait plonger l’ensemble des places financières asiatiques à l’ouverture. Au lendemain de sa première séance de hausse de l’année, la Bourse de Tokyo a ainsi brutalement rechuté. L’indice Nikkei a ouvert nettement dans le rouge et a encore creusé ses pertes pendant la matinée, qu’il a terminée en recul de 647,55 points, soit 3,66%, à 17.068,08 points, après avoir cédé plus de 4% en cours de séance. Le Topix, plus large, n’était pas davantage à la fête, abandonnant 3,51% à 1.391,53 points. Les Bourses chinoises, qui avaient montré leur fragilité mercredi en signant une nouvelle forte baisse malgré un yuan stable, une statistique du commerce extérieur rassurante et une tentative de rebond en début de séance (voir ) ont emboîté le pas à Tokyo, bien que dans des proportions moindres.

Bourses: encore dans la tourmente ?

Bourses: encore  dans la tourmente ? 

Si l’on s’en tient aux scénarios envisagés par la quasi-totalité des experts fin 2015, l’avenir des bourses devait être teinté de rose en 2016. Non seulement les premiers jours de l’année contredisent cette prédiction mais interrogent  sur la possibilité d’une crise voir d’un krach financier. Du coup dans les semaines et les mois à venir les Bourses en général pourraient bien connaître de forts mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause bien sûr des inquiétudes sur le très net tassement de l’économie chinoise mais surtout sur l’endettement généralisé dans ce pays. Il faut ajouter la crise grave dans les pays en développement qui tirent  l’essentiel de leurs ressources d’un pétrole dont  les cours se sont écoulés au cours de l’année passée. On s’interroge aussi sérieusement sur la stratégie des banques centrales et sur l’efficacité de leur politique accommodante ou pas. Témoin la l’incapacité de ces Banques centrales à faire remonter une inflation très faible voire insignifiante ; ce  qui témoigne d’une certaine atonie de la demande par rapport à l’offre  Les Bourses européennes quant à elles  ont terminé la semaine  dans le rouge ; les inquiétudes lancinantes sur l’économie chinoise ayant vite étouffé le rebond déclenché par les chiffres meilleurs qu’attendu de l’emploi américain. la tendance baissière  domine sur les marchés actions. Certains intervenants expliquent que la confiance dans la capacité des autorités chinoises à garder le contrôle des marchés est durablement ébranlée. La baisse du yuan alimente aussi les craintes d’un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale. Du coup on craint aussi que certaines banques centrales ne s’engagent dans une guerre de parité qui viendrait alors créer encore un peu plus d’instabilité. A défaut de nouvelle baisse il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo cette semaine.

Les Bourses européennes aussi dans la tourmente

Les Bourses européennes dans la tourmente

Si l’on s’en tient aux scénarios envisagés par la quasi-totalité des experts fin 2015, l’avenir des bourses devait être teinté de rose en 2016. Non seulement les premiers jours de l’année contredisent cette prédiction mais interrogent  sur la possibilité d’une crise voir d’un krach financier. Du coup dans les semaines et les mois à venir les Bourses en général pourraient bien connaître de forts mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause bien sûr des inquiétudes sur le très net tassement de l’économie chinoise mais surtout sur l’endettement généralisé dans ce pays. Il faut ajouter la crise grave dans les pays en développement qui tirent  l’essentiel de leurs ressources d’un pétrole dont  les cours se sont écoulés au cours de l’année passée. On s’interroge aussi sérieusement sur la stratégie des banques centrales et sur l’efficacité de leur politique accommodante ou pas. Témoin la capacité de ces Banques centrales a faire remonter une inflation très faible voire insignifiante ; ce  qui témoigne d’une certaine atonie de la demande par rapport à l’offre  Les Bourses européennes quant à elles  ont terminé vendredi dans le rouge pour afficher sur la semaine leur plus mauvaise performance depuis le mois d’août, les inquiétudes lancinantes sur l’économie chinoise ayant vite étouffé le rebond déclenché en début d’après-midi par les chiffres meilleurs qu’attendu de l’emploi américain. Le CAC, lui, a cédé 6,54% sur les cinq premières séances de l’année. Ni la clôture en hausse des marchés actions chinois après la suspension du « coupe-circuit » mis en place par Pékin, ni l’annonce de 292.000 créations d’emploi en décembre aux Etats-Unis, nettement plus qu’attendu, n’ont suffi à enrayer la tendance baissière qui domine sur les marchés actions depuis lundi. Certains intervenants expliquent que la confiance dans la capacité des autorités chinoises à garder le contrôle des marchés est durablement ébranlée. La baisse du yuan alimente aussi les craintes d’un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale. Du coup on craint aussi que certaines banques centrales ne s’engagent dans une guerre de parité qui viendrait alors créer encore un peu plus d’instabilité.

Un cycle baissier pour la Bourse (Nicolas Chéron)

Un cycle baissier pour la Bourse (Nicolas Chéron)

 

La tourmente dans laquelle sont entrées les places boursières pourrait continuer d’après Nicolas Chéron, stratégiste chez CMC Markets France. Ce dernière estime en effet (comme le milliardaire américain Soros) que la crise actuelle présente des similitudes avec la crise des subprimes. Il  Juge que tous les éléments semblent réunis pour que les places boursières entrent dans un cycle baissier. Il estime que les banques centrales européenne et japonaise pourraient intervenir afin d’empêcher une amplification de la crise, et n’exclue pas que la Réserve fédérale américaine fasse machine arrière (interview la tribune).

Le Cac 40 a ouvert en baisse ce matin dans le sillage des places américaines et chinoises. Depuis le 1er janvier, cette baisse atteint désormais 6%, comment analysez-vous la situation ?

Nous sommes effectivement dans un début d’année historique. Les marchés européens qui tenaient bon jusque-là sont rattrapés par la crise en Chine et la chute des matières premières. Cela ressemble de plus en plus à la mise en place d’un marché baissier, et ce, pour l’ensemble de l’année. L’été dernier, plusieurs indices européens dont le Cac40 et le Dax avaient perdu entre 20 et 23% par rapport à leur plus haut, soit un élément qui déclenche potentiellement un cycle baissier. Il aura fallu l’intervention des autorités chinoises pour stabiliser les marchés, mais également l’interventionnisme des banques centrales pour éviter ce scénario. Le même que nous avons rencontré en 2001 et en 2008 et qui avait conduit à des baisses de 50 à 60% des indices. Ce qui a changé depuis, c’est l’activisme des banques centrales.

La solution passe donc désormais par les banques centrales ?

Depuis un an et demi, la BCE et la banque du Japon ont conduit des programmes d’assouplissement monétaire, tandis que les Etats-Unis ont resserré leur action. Nous avons constaté que les deux marchés qui ont réalisé des performances en 2015 sont l’Europe et le Japon. L’interventionnisme monétaire est devenu le nouvel instrument de régulation des marchés financiers. Il y a de très grandes chances pour que les banques centrales européenne et japonaise annoncent prochainement une augmentation de leur Quantitative Easing (assouplissement monétaire). Mario Draghi avait indiqué qu’il attendrait le premier trimestre pour annoncer, ou non, une amplification de son programme annoncé en décembre.

La Réserve fédérale américaine pourrait-elle également être amenée à revoir sa décision d’un resserrement monétaire progressif ?

Il y a six mois (lire interview ici) nous indiquions que la Fed ne pouvait, ne devait pas augmenter ses taux d’intérêt et que si elle le faisait c’était uniquement pour ne pas perdre la face sur ce qu’elle avait annoncé. Face aux récents développements, il se pourrait qu’elle annonce une plus grande prise en compte du risque marché induit par la conjoncture chinoise, afin de neutraliser sa politique de resserrement monétaire. Si la baisse des marchés se poursuit, elle pourrait même être contrainte de faire marche arrière.

La situation est-elle si grave que cela ?

Les fondamentaux se dégradent peu à peu. Les pays émergents sont dans le marasme, l’Asie est entrée dans une phase de ralentissement, et l’Europe et les Etats-Unis ne parviennent pas à créer de la croissance malgré des plans de Quantitative Easing.

Y-a-t-il néanmoins des éléments qui peuvent constituer les bases d’un rebond ?

Si les autorités chinoises arrivent à éteindre l’incendie comme elles l’ont fait l’été dernier, nous pouvons espérer une stabilisation. Les investisseurs profiteraient alors des taux à court terme pour faire des achats à bons comptes. Dans le meilleur des cas…

Vous mettiez en avant le problème des politiques monétaires, mais il y a également le problème du pétrole…

La chute des cours du pétrole était considérée comme positive parce qu’elle procurait du pouvoir d’achat et baissait les charges pour les entreprises. Mais avec une baisse de 75%, c’est tout l’industrie pétrolière mondiale qui est menacée. Cela risque de s’aggraver puisque le pétrole étant libellé en dollar, cette devise pourrait continuer à augmenter et accentuer la pression sur le pétrole. Aux Etats-Unis, c’est tout un pan de l’industrie qui est secoué avec des conséquences très graves sur les fonds d’investissements qui ont mis beaucoup d’argent sur le pétrole de schiste. Cela ressemble à la crise des subprimes.

Bourses économie : un cocktail dangereux (Royaume-Uni)

Bourses économie : un cocktail dangereux (Royaume-Uni)

 

Quand on connaît le rôle que joue la place financière de Londres sur l’économie du Royaume-Uni, on comprend que le ministre britannique des finances soit particulièrement inquiet des conséquences de la tourmente des bourses sur l’activité. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, prévient qu’un « cocktail dangereux » menace l’économie du Royaume-Uni, au moment où les marchés chinois n’en finissent pas de plonger, attirant vers le fond les autres places financières.  « L’an passé fut la pire pour la croissance mondiale depuis la crise (de 2008) et cette année débute avec un cocktail dangereux de nouvelles menaces », devait dire M. Osborne lors d’un discours prévu à Cardiff (ouest du Royaume-Uni) cet après-midi. « Cette année n’a que sept jours, et déjà nous avons des nouvelles inquiétantes sur la chute des marchés action à travers le monde, le ralentissement de la Chine, des problèmes sérieux au Brésil et en Russie », devait-il souligner.  Les Bourses chinoises ont encore plongé de plus de 7% aujourd’hui, après avoir connu une mésaventure similaire lundi.

(Avec Reuters)

Les Bourses dans la tourmente

Les Bourses dans la tourmente

 

Pour l’instant la tourmente et surtout d’ordre psychologique, on s’interroge surtout sur l’effet de propagation de la crise économique et financière de la Chine mais aussi de nombreux pays en développement. Pour preuve de ces inquiétudes : les Bourses chinoises ont fermé de manière anticipée jeudi après avoir chuté de plus de 7% après moins d’une demi-heure d’échanges, plongeon qui, comme lundi, a une nouvelle fois déclenché l’activation des tout nouveaux « coupe-circuits » mis en place après le krach de l’été. Ce nouveau recul prononcé des marchés actions intervient dans un contexte de poursuite de la baisse du yuan, évolution considérée comme symptomatique de la détérioration de la conjoncture en Chine, deuxième puissance économique mondiale. La Bourse de New York a terminé mercredi à son plus bas niveau de clôture depuis début octobre, une nouvelle chute des cours du pétrole et le ton peu encourageant du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale étant venus s’ajouter aux motifs de préoccupation des investisseurs, tentés de se replier sur les valeurs refuges. Un regain d’inquiétude quant à l’impact du ralentissement chinois sur la croissance mondiale et le retour de la Corée du Nord parmi les foyers de tension géopolitique ont également pesé sur le marché actions.  Après la publication ces derniers jours de plusieurs indicateurs décevants, la Banque populaire de Chine a fixé mercredi un cours pivot du yuan en nette baisse, alimentant les craintes d’un ralentissement plus marqué qu’anticipé de la deuxième économie mondiale. « Ce qui se passe en Chine reste le facteur numéro un », explique Stephen Massocca, responsable de la stratégie d’investissement de Wedbush Equity Management

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

 

 

Lundi 4 janvier tous les marchés financiers mondiaux ont ressenti la secousse boursière chinoise.- Un avertissement quant au risque de krach financier en Chine et sur sa possible déflagration mondiale. Pour résumer, l’économie de la Chine est sous perfusion financière (entreprise, collectivités, particuliers), une perfusion que pouvait dissimuler à taux de croissance à deux chiffres mais qui devient dangereuse quand la croissance est divisée par deux au moins. En effet les statistiques très politiques de la Chine affichent un taux officiel de croissance de 6 % quand il se pourrait que l’évolution se limite à 3 % (témoins le recul depuis des mois à la fois des importations et des les exportations) la Chine est victime à la fois de la baisse de la demande et de la mise en concurrence  de sa compétitivité par d’autres pays asiatiques.  En Chine, l’endettement menace partout les collectivités publiques mais aussi les entreprises comme les particuliers. Le plus grave ceste peut-être l’endettement des entreprises surtout dans un contexte où la croissance de la demande se tasse surtout dans le secteur de l’industrie manufacturière.  La dette des sociétés chinoises – plus de 16.000 milliards de dollars (15.000 milliards d’euros) ou encore 160% du PIB – est le double de leurs homologues américains. Elle s’est sensiblement dégradée ces cinq dernières années, suivant une étude de Thomson Reuters effectuée à partir d’un échantillon de plus de 1.400 entreprises. Cet endettement augmenterait encore de 77% durant les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars, estime l’agence de notation Standard & Poor’s. Les interventions de Pékin ont eu jusqu’à présent des visées plutôt macroéconomiques, en l’espèce soutenir une croissance dont le rythme serait cette année le plus lent depuis un quart de siècle. La Banque populaire de Chine a réduit les taux par quatre fois depuis novembre, abaissé le ratio des réserves obligatoires et supprimé le plafonnement des crédits considérés en rapport des dépôts. Certes, le gouvernement souhaite que ces mesures bénéficient surtout aux PME et aux segments innovateurs de l’économie mais, fait remarquer Louis Kuijs (RBS), « lorsque les robinets du crédit sont ouverts, le risque est que l’argent aille à des sociétés ou des entités à problèmes ».  Le pays connaît une crise encore larvée, parce que le gouvernement compense en multipliant les plans de relance à coup d’endettement. Il endette l’État, les provinces, les entreprises publiques et la banque centrale. C’est une orgie de crédits qui se déroule en Chine depuis plusieurs années. D’une certaine manière la crise de l’endettement en Chine pourrait être comparable à celle des Subprimes connue aux États-Unis et qui a contaminé l’ensemble de la sphère financière et économique mondiale.

Orange : un super groupe télécom télévision banque ?

Orange : un super groupe télécom télévision banque ?

Orange vient à peine de terminer le premier round  des négociations avec Bouygues TF1 qu’un nouvel accord est annoncé entre l’opérateur télécom est la filiale bancaire de l’assureur Groupama. L’objectif étend cette fois de mettre en place une énorme banque en ligne. L’accord passé entre Bouygues et Orange va modifier de façon assez fondamentale tant  le paysage des télécoms que celui de l’audiovisuel. Cette restructuration a été peu analysée par les grands médias puisque la plupart des journalistes étaient  vacances pendant la trêve des confiseurs. Première conséquence,  le rachat de Bouygues Telecom par Orange va permettre à Bouygues de sortir d’une situation commercialement et surtout financièrement très délicate pour l’opérateur télécom. Cela risque aussi de freiner la concurrence acharnée que se livrent  les quatre opérateurs français et la régulation va s’en trouver largement modifiée.  Seconde conséquence, TF1 (qui va devenir actionnaire d’Orange) va pouvoir sortir la tête de l’eau en termes d’audience en accédant à un réseau beaucoup plus large d’auditeurs (nombre d’émissions télévisées sont regardés sur des iPhones et autres tablettes). Cette opération se produit aussi au moment où LCI propriétaire de propriété de TF1 va être diffusé sur la TNT ouvrant ainsi sur une cible beaucoup plus large. Il s’agit d’une première coopération qui pourrait ouvrir sur une intégration beaucoup plus importante. Mais le projet d’Orange de racheter Groupama banque pourrait provoquer des conséquences encore plus importants sur le paysage bancaire ( et de lassurance). En effet Orange peut s’appuyer sur un énorme fichier de clients : 30 millions environ en France (250 millions au plan international). Or on sait que la très grande majorité des clients des banques ce satisfont de prestations relativement élémentaires (, dépôt, retrait.) si l’on ajoute à cela la possibilité qui sera offerte du paiement par mobile la venue dOrange  dans le secteur financier pourrait donner un sérieux coup de pied dans la fourmilière bancaire qui se gave un peu trop de la gestion des dépôts. Le groupe de télécoms projette d’acquérir 65% du capital de Groupama Banque, la filiale bancaire du groupe d’assurance. Le lancement de la banque mobile d’Orange interviendra début 2017.  Le groupe de télécoms Orange a annoncé lundi, dans un communiqué, être entré en négociations exclusives avec l’assureur Groupama en vue de l’acquisition de 65% du capital de Groupama Banque, la filiale bancaire du groupe d’assurance. L’opération doit permettre à Orange, qui avait annoncé le lancement d’Orange Banque lors de la présentation de son plan stratégique « Essentiels 2020″, en mars dernier, de « bénéficier d’une infrastructure déjà opérationnelle et rodée » pour le lancement de son nouveau service, début 2017. « Il s’agit d’une brique essentielle pour nous afin de finaliser le projet Orange Banque pour 2017. Nous disposerons d’un outil qui fonctionne, un parc de clients et tout l’aspect réglementaire déjà en place, cela nous permettra de gagner beaucoup de temps », a déclaré à l’AFP le PDG d’Orange, Stéphane Richard. « Nous apportons nos 28 millions de clients dans le mobile, Groupama de son côté a un outil qui fonctionne mais qui n’a pas encore atteint sa taille critique », a ajouté M. Richard qui s’est par ailleurs déclaré « très optimiste » quant à une conclusion positive de ces négociations.

 

Volkswagen : une amende de 20 milliards aux États-Unis ?

Volkswagen : une amende de 20 milliards aux États-Unis ?

Cette affaire de trucage des logiciels destinés à sous-évaluer la pollution des véhicules pourrait coûter très cher à Volkswagen. Certains experts estiment en effet que le montant total des amendes pourrait tourner autour de 50 milliards si l’on intègre les condamnations qui pourraient intervenir d’abord aux États-Unis, ensuite en Asie, en Europe et dans d’autres zones géographiques la somme serait  de nature à déstabiliser financièrement la marque voire à mettre en cause son existence dans la forme actuelle. Les Etats-Unis en premier ont annoncé lundi 4 janvier avoir intenté une action judiciaire contre Volkswagen et ses filiales haut de gamme Porsche et Audi pour « violations » des lois américaines anti-pollution qui pourraient lui coûter au moins 20 milliards de dollars.  »La plainte d’aujourd’hui est une première étape pour traduire en justice Volkswagen pour avoir échoué à révéler un logiciel truqueur au moment où il cherchait à faire certifier ses véhicules diesel auprès de l’EPA », explique Barbara McQuade, procureur fédéral du Michigan dans un communiqué. « Les Etats-Unis vont recourir à tous les remèdes appropriés contre Volkswagen pour obtenir réparation des violations présumées de nos lois sur la qualité de l’air », assure pour sa part John Cruden, un des ministres adjoints de la Justice. Le ministère de la Justice et l’agence américaine de l’Environnement (EPA) accusent le groupe automobile d’avoir équipé 600.000 véhicules diesel d’un logiciel leur ayant permis de polluer « excessivement » sans se faire prendre, « trompant (ainsi) les consommateurs et affectant leur santé », selon la plainte. La plainte a été déposée devant un tribunal du Michigan (nord) et sera ensuite transférée en Californie où sont assemblés les recours en nom collectif de particuliers contre le géant allemand. Volkswagen, qui a recruté un avocat de renom américain pour l’aider à gérer cette crise sans précédent, a déjà mis de côté 6 milliards d’euros en prévision d’éventuels amendes et accords.

 

Banques : les faillites pour les clients !!

Banques :   les faillites pour les clients

 

 

C’est une bien curieuse philosophie et un drôle de principe économique que de vouloir faire endosser les faillites des banques par des clients. C’est pourtant ce principe qui a été retenu par la commission européenne et qui doit être transposé dans la réglementation de tous les Etats. Une idée (et une pratique) qui nous vient des États-Unis. L’idée c’est que l’argent public n’a pas intervenir en cas de faillite bancaire. Notons cependant que c’est grâce à l’intervention publique que le système bancaire a pu être sauvé en Europe, les banques ayant par ailleurs remboursé les aides reçues. Dans le même temps aux États-Unis, on a laissé les banques s’écrouler,  ce qui est à l’origine de la crise bancaire mondiale. Quel est en effet la logique qui justifie de solliciter les clients ? Certes les actionnaires et les créanciers devront apporter leur contribution au sauvetage des banques en difficulté mais pourquoi demander aussi ou plutôt imposer une contribution aux clients. Dans quel autre secteur économique demande-t-on aux clients de sauver leur fournisseur ? Aucun évidemment tellement l’idée est saugrenue. On objectera que pour l’instant ne seront sollicités que les clients disposant de comptes supérieurs à 100 000 €. Or ces sommes n’appartiennent pas nécessairement entièrement au déposant (trésorerie des déposants, des commerçants par exemple ou fruits d’une transaction par exemple immobilière) ;  l’idée la plus saine consisterait à renforcer les fonds propres des banques bien au-delà de ce qui est prévu afin de couvrir les risques au lieu de dilapider les profits en distribuant des dividendes exorbitants. Depuis plusieurs semaines, la Commission européenne somme donc  les Etats-membres de transposer dans leur droit les règles sur le redressement des banques en faillite, qui doivent entrer en vigueur début 2016. Cette directive intitulée « BRRD » est un maillon essentiel de l’union bancaire, qui doit désormais protéger les contribuables afin qu’ils n’aient pas à mettre la main à la poche pour sauver les banques. Elle prévoit pourtant que les épargnants les plus aisés puissent être touchés au portefeuille en dernier recours par les banques en faillite. Selon la directive adoptée au printemps 2014 après d’âpres négociations, lorsqu’une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l’empêcher de sombrer. Si la faillite ne peut être évitée, le renflouement interne, ou « bail-in », s’appliquera, par opposition au « bail-out », privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l’argent public. « Ces règles prévoient notamment que les actionnaires et les créanciers des banques assument leur part des coûts dans le cadre d’un mécanisme de ‘renflouement interne’ », a rappelé la Commission européenne dans un communiqué qui en faite sa ligne sur la philosophie américaine. Une philosophie qui s’y elle avait été pratiquée dans plusieurs pays européens en crise aurait tout simplement conduit à des catastrophes financières, économiques et aussi sociales.

CAC 40 : plus ou moins 10 % en 2016 ?

 

 

 

Rien de mieux que la méthode Coué pour encourager les investisseurs sur les marchés financiers De nombreux gestionnaires voient le CAC 40 dépasser les 5000 points d’ici à un an, grâce aux profits des entreprises. Et peut-être même gagner 10 %. Pourtant on pourrait s’interroger sur le différentiel de rentabilité entre la bourse française et la bourse américaine. Une bourse française qui a permis de dégager sur l’année 2015 un taux de rentabilité de 6  à 7 % cela avec une croissance du PIB  insignifiante tandis que par exemple le Dow Jones, lui, reculait de plus de 2 % alors que l’activité aux États-Unis connaissait une accélération remarquable (plus de 2,5 % d’augmentation du PIB).  – Wall Street a enregistré des performances disparates en 2015, marquée en particulier par la déprime des matières premières qui a pesé sur le Dow Jones alors que le Nasdaq a bénéficié des performances de stars de la technologie.  Selon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé sur l’année 2,23% à 17.425,03 points, sa première baisse depuis la crise financière de 2008.  Le Nasdaq (sur les valeurs technologiques) en revanche a gagné 5,73% à 5.007,41 points.  Particulièrement suivi par les investisseurs, l’indice élargi S&P 500 a reculé de juste 0,73% à 2.043,94 points. On objectera peut-être que les investisseurs avaient anticipé les années écoulées les profits qui devaient être réalisés. On peut quand même se demander quelle est la logique économique de ce décalage sur les cours boursiers ;  certains feront observer que l’évolution des cours de la bourse tient compte des résultats financiers des entreprises. Mais des les entreprises qui ont surtout réalisé des profits grâce à des restructurations (intégrant des plans de suppressions d’emplois et des délocalisations). Prévoir une hausse de 10 % des cours de bourse paraît toutefois relativement utopique dans la mesure où de sérieuses inquiétudes planent sur le niveau de l’activité économique mondiale en particulier sur la Chine sur nombre de pays en développement mais aussi sur la zone euro et même les États-Unis. Ce qui plaide en faveur d’une poursuite des cours,  c’est la masse de liquidités qui circulent dans le monde en raison en particulier des politiques accommodants des banques centrales. Mais d’une certaine manière cette masse de qualité de liquidités représentera le moment venu une monnaie de singe parce qu’en décalage avec la richesse réellement produite. Du coup si la méthode Coué permet de pronostiquer un bond de 10 % des valeurs françaises la raison ne peut écarter l’hypothèse d’une baisse de même ampleur s’il se révèle que la croissance européenne est encore plus nous engluée que ce qui était prévu.

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