Archive pour la Catégorie 'finances'

Page 53 sur 55

Guerre des monnaies : le FMI s’en lave les mains !

Guerre des monnaies : le FMI s’en  lave les mains !

 

Le FMI ne veut sans doute pas de mêler de la guerre des monnaies qui se joue actuellement entre les Etats-Unis, le Japon, la Chine et l’Europe (qui ne bouge pas et qui accepte de fait l’euro fort)°. Du coup mieux vaut s’en laver les mains et considérer que les écarts  de taux peu importants. Une manière aussi de dédouaner le G20 qui n’a pas nécessairement envie de se mêler de cet enjeu trop fondamental (pour l’instant !).  Le Fonds monétaire international  juge donc   »exagérées » les craintes de guerre de monnaies qui devraient dominer les débats à la réunion des ministres des Finances du G20 à Moscou, tout en appelant à garder un « œil » sur cette question. « Notre évaluation multilatérale ne révèle pas d’écarts très importants sur l’appréciation des monnaies de référence », a indiqué le porte-parole du Fonds monétaire international Gerry Rice, ajoutant que les « discussions sur une soi-disant guerre des monnaies semblaient exagérées ».

 

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

France : délais de paiement les plus longs d’Europe

France : délais de paiement les plus longs d’Europe

 

Les retards de paiement des entreprises françaises ont progressé au quatrième trimestre 2012 et seulement 31,5% payent leurs fournisseurs dans les temps, souligne une étude de la société Altares publiée jeudi. Ce taux est d’environ un point de pourcentage inférieur à celui constaté au troisième trimestre et est le plus bas depuis le printemps 2011. « Les retards de un à 15 jours sont très répandus, 36,6% des entreprises françaises décalent leurs paiements jusqu’à 15 jours après la date prévue sur la facture. C’est un record en Europe dont la moyenne se situe à 27,5% », note Altarès. En moyenne sur le quatrième trimestre 2012, les retards de paiement des entreprises françaises ont encore augmenté pour s’établir à 12,1 jours contre 11,8 jours en été et 11,5 jours au printemps. Plus du quart des entreprises (26,3%) payent leurs fournisseurs avec des retards de 16 à 30 jours, un taux supérieur de 5 points à la moyenne européenne, observe Altarès. « Les entreprises françaises se comportent, en revanche, mieux que les concurrentes européennes sur les grands retards » (9% des entreprises reportent leurs paiements de plus de 30 jours en Europe contre moins de 6% en France). « Or, ce seuil de 30 jours est essentiel en termes d’accélération du risque. A partir de 30 jours de retard, la probabilité de défaillance est multipliée par 6 », commente Altares. « Le respect des délais de règlement convenus est inversement proportionnel à la taille de l’entreprise », souligne l’étude. Les très petites entreprises sont près de quatre fois plus nombreuses que les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises à payer leurs fournisseurs sans retard. En Europe, les paiements entre entreprises « restent tendus » à 13,6 jours, un délai proche des valeurs les plus élevées des 24 derniers mois, selon Altares, qui constate que « les comportements de paiement se dégradent dans le sud de l’Europe et se stabilisent voire s’améliorent dans le nord ».  En Europe, 42,4% des entreprises respectent les délais de règlement. Les entreprises allemandes sont une fois de plus les meilleures élèves avec un « faible retard » de 6 jours. Suivent les Pays-Bas (8,5 jours) et la Belgique (11 jours), laquelle a ravi sa troisième place à la France début 2012. En Grande-Bretagne, les retards sont proches de 15 jours, une amélioration de près de 4 jours en 3 ans après un pic historique atteint fin 2009. L’Italie est remontée vers « des niveaux de crise proches de 18 jours » et « l’Espagne tente de stabiliser les retards de paiement sous 20 jours » (5 jours au-dessus des valeurs d’avant crise). Enfin, au Portugal, les retards sont au plus haut depuis 8 ans, au-delà de 30 jours.

 

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

BNP : croissance et plans réduction d’effectifs d’ici 2016

BNP : croissance et plans réduction d’effectifs d’ici 2016

 

BNP, fera come la société générale, une réorganisation de ses services et une réduction d’effectifs. BNP Paribas entend travailler cette année à un programme de développement sur la période 2014-2016 avec l’Asie comme tête de pont, et veut poursuivre ses économies pour résister à un environnement toujours jugé difficile en Europe. La première banque de la zone euro a fait état jeudi de résultats en baisse au titre du quatrième trimestre 2012, touchée comme ses concurrentes par des charges exceptionnelles, mais sa performance annuelle dépasse de très loin celle de sa grande rivale française Société générale. « Nous estimons qu’une mise œuvre réussie des annonces pourrait améliorer les résultats avant provisions de 14% par rapport à ceux de 2012″, écrit Goldman Sachs dans une note de recherche. BNP Paribas, dans un communiqué, souligne que « le groupe préparera en 2013 un plan de développement 2014-2016 (…) avec un objectif de présentation d’ensemble début 2014″. La banque entend mettre en place un nouveau programme d’économies baptisé « simple and efficient » et déployer parallèlement des plans de croissance par métier et par zone géographique, l’Asie-Pacifique étant la première région concernée. Le programme « simple and efficient » prévoit des investissements de 1,5 milliard d’euros sur trois ans à compter de 2013, notamment dans l’informatique, pour simplifier les opérations de la BNP. La banque espère que ces dépenses permettront de dégager en retour des économies structurelles de deux milliards d’euros par an à partir de 2015.  

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

Abandon programmé de l’objectif de déficit à 3% en 2013 par le gouvernement.

Abandon programmé de l’objectif de déficit à 3% en 2013 par le gouvernement.

 

Exit l’objectif de 3% de déficit en 2013 ; après avoir affirmé pendant des mois  que c’était l’objectif principal en matière dé rééquilibrage des comptes ; les ministres un à un montent au créneau pour affirmer le contraire, tout en maintenant la rigueur bien entendu ! Ce renoncement n’est pas en soi un contre-sens économique mais c’est un reniement politique. En outre, cela pourrait encourager à largement dépasser les 3% et finalement être proche des résultats de 2012 ; cela d’autant plus que les réductions de dépenses restent encore hypothétiques.  Une révision à la baisse de la prévision de croissance était déjà dans l’air, mais c’est la première fois qu’un membre du gouvernement ouvre aussi clairement la voie à un abandon de la cible des 3% de déficit.  D’autres ministres ont aussi préparé le terrain mercredi. Le chef de la diplomatie Laurent Fabius a jugé « probable » que la France ne tienne pas sa promesse cette année, tandis que le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a insisté sur le fait qu’il serait « très difficile » de la respecter.   »La probabilité d’atteindre cet objectif s’est amenuisée au fur et à mesure que la croissance pâlissait », a-t-il reconnu.  Certes, pour l’instant, la volonté de ramener le déficit public de 4,5% du produit intérieur brut (PIB) attendus pour 2012 à 3% à la fin de 2013 est formellement « maintenue ».  L’engagement formel en avait été pris par la France de Nicolas Sarkozy en 2010 auprès de ses partenaires européens. Cet objectif symbolique a été constamment réaffirmé depuis, y compris par les socialistes au pouvoir depuis le printemps.  Le budget pour 2013 a été bâti avec cette cible, au prix d’un effort de rigueur sans précédent chiffré à 38 milliards d’euros de hausses d’impôts et d’économies par la Cour des comptes.  Mais face à une croissance en berne, l’engagement a commencé à vaciller. Dès septembre, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone l’avait considéré « intenable », un message repris par d’autres membres de la majorité.  Des renforts sont arrivés, de manière plus surprenante, de l’opposition: l’ex-ministre UMP des Finances François Baroin a ainsi admis qu’il ne serait pas choquant que le déficit soit à 3,5% du PIB en fin d’année plutôt qu’à 3%.  Même le Fonds monétaire international (FMI) et désormais la Cour des comptes, gardiens d’une certaine orthodoxie, ont laissé entendre que la France ne devrait pas s’acharner coûte que coûte à respecter sa parole, car cela nécessiterait un surplus d’austérité qui aggraverait la situation économique.  Autant de messages sur lesquels le gouvernement devrait s’appuyer lorsqu’il révisera son objectif.  Sa principale inquiétude réside dans la réaction des marchés: alors que l’Etat français emprunte à un coût historiquement bas, il redoute d’être sanctionné s’il apparaît comme un élève indiscipliné en matière budgétaire.  Le gouvernement tient donc à respecter les formes et le calendrier européen, qui va s’accélérer.  Le 22 février, la Commission européenne publiera ses prévisions pour les Vingt-Sept. Dans sa précédente publication, en novembre, Bruxelles misait sur une croissance de 0,4% et un déficit de 3,5% en 2013 en France, et Bercy s’attend à ce que les nouvelles estimations soient encore moins bonnes.  Leur annonce devrait enclencher le processus. Le président François Hollande a en effet ouvert la voie mardi à une révision à la baisse, « dans les prochains jours », de la prévision de croissance. A Bercy, on n’exclut pas de l’annoncer dès le 22 février.  Paris espère que la Commission assortira ses prévisions d’un assouplissement généralisé des objectifs budgétaires. Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn avait déjà estimé en décembre que des « mesures supplémentaires d’économies » ne seraient « pas indispensables » en France.  Reste à savoir ce que va faire précisément le gouvernement. Constater le dérapage? Annoncer un nouveau tour de vis pour le contenir au moins partiellement? « Cela dépend de son ampleur », glisse une source gouvernementale. Symboliquement, un déficit contenu sous le seuil des 3,5% du PIB passerait mieux qu’un dérapage plus important.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Déficit à 3%: «probabilité amenuisée» ; en clair du pipeau (Cahuzac)

Déficit à 3%: «probabilité amenuisée» ; en clair du pipeau (Cahuzac)

Après le rapport de la Cour des comptes difficile d’affirmer que l’objectif de Hollande de réduire le déficit à 3% est tenable ; peu importe on garde le chiffre mais pour mesurer non pas le déficit global mais le seul déficit structurel ; en bref, on change le thermomètre. Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget a affirmé sur France Inter qu’il serait difficile d’atteindre l’objectif de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013: «Ce sera effectivement très difficile. La probabilité d’atteindre cet objectif s’est amenuisée au fur et à mesure que la croissance palissait».  «Pour autant, on en reste là ». «Le 15 mars, le gouvernement proposera son plan de stabilité : nous verrons à ce moment-là s’il est opportun, nécessaire indispensable de réviser un certain nombre de paramètres» a-t-il ajouté.   Le ministre délégué au Budget insiste sur la réduction du déficit structurel, c’est-à-dire non lié à la conjoncture : «En 2013, il est prévu de réduire le déficit structurel de 2 points». Paris espère bien, depuis plusieurs semaines, que Bruxelles assouplira ses principes en admettant que l’objectif de 3% fin 2013 puisse s’appliquer à ce seul déficit structurel et non, comme prévu jusqu’ici, à l’ensemble des comptes publics.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Le lampiste kerviel saisit les prud’hommes

Le lampiste kerviel saisit les prud’hommes

 

 

 

Le lampiste Jérôme Kerviel, extrader a payé pour tous les excès spéculatifs des banques ; Une manière pour le secteur bancaire de faire porter le chapeau à un cinquième couteau sans doute responsable aussi mais qui ne saurait être coupable  des 1000 milliards que la BCE a été contrainte de prêter aux établissements financiers pour sauver le système ; kerviel a raison de faire appel devant les prud’hommes car son affaire relève essentiellement du droit du travail et non de petits arrangements entre le petit monde politico-judiciaire au services des grands intérêts financiers. Qui se dédouane ainsi de sa propre responsabilité ; A noter qu’un dirigeant financier n’a été condamné alors que des dizaines de milliards sont partis en fumée ; pire ceux qui ont été écartés sont partis avec de confortables retraites chapeau. Condamné en appel le 24 octobre à 3 ans de prison ferme et à 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts, a annoncé mardi sur RTL qu’il avait saisi les prud’hommes pour demander une expertise sur les pertes qui lui sont imputées par la Société Générale.  L’ex-opérateur de marché a souligné qu’il avait adressé un courrier vendredi dernier au conseil des prud’hommes de Paris en demandant «exactement 4,9 milliards d’euros» à la Société générale, expliquant que cette demande «un peu ironique» avait pour objectif d’obtenir une expertise. «Nous avons décidé de saisir le conseil des prud’hommes de Paris car j’ai été licencié en 2008 pour faute lourde», ce qui «implique qu’il y ait une volonté de ma part de nuire à l’entreprise, ce qui n’a jamais été le cas et ce qui est établi dans le dossier», a-t-il expliqué. «Je ne réclame pas la réintégration. Je ne souhaite pas revenir dans ce milieu-là», a précisé Jérôme Kerviel.  «J’attends de l’expertise qu’elle démontre qu’il n’y a pas eu de perte», poursuit-il.  «Je veux que ce chiffre soit vérifié car je maintiens que ce chiffre n’est pas une perte Kerviel», affirme-t-il. . Après sa condamnation par la cour d’appel de Paris, il s’était aussitôt pourvu en cassation. Le pourvoi n’a pas encore été examiné.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Standard & Poor’s : fonds propres des banques françaises insuffisants

Standard & Poor’s : fonds propres des banques françaises insuffisants

 

 

« Nous continuons à considérer les fonds propres comme une faiblesse pour les grandes banques françaises, à l’exception du Crédit Mutuel, en matière de notation », indique S&P.  L’agence relève toutefois que des améliorations sont visibles depuis deux ans et demi, les banques ayant dû se préparer à l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire dit « Bâle III », plus exigeant en la matière.   »Si ces progrès devenaient plus substantiels encore, nous pourrions réviser notre jugement sur ce facteur de notation », souligne Standard & Poor’s.  Les notes des cinq grandes banques françaises, à savoir BNP Paribas (A+), BPCE (A), Crédit Mutuel (A+), Crédit Agricole (A) et Société Générale (A), sont toutes assorties d’une perspective négative, ce qui signifie que l’agence n’exclut pas de les abaisser à l’avenir.   »Cette perspective négative est liée à des points de vigilance au cas où certains scénarios se matérialiseraient. Ca donne le ton d’une vision selon laquelle les banques restent dans un environnement difficile », a expliqué lors d’une conférence de presse Elisabeth Grandin, analyste crédit chez S&P.  Si le scénario central de l’agence reste une économie en stagnation dans la zone euro, selon Mme Grandin, d’autres cas de figure plus sombres ne sont pas exclus pour autant comme « une récession plus marquée » ou « le retour des perturbations sur le marchés financiers ».  La présence en Europe du sud, en Italie plus particulièrement, est aussi un élément d’appréciation défavorable pour S&P.   »Quand vous êtes en Italie, et le risque économique de l’Italie s’est beaucoup dégradé dans notre approche depuis trois ans, cela pèse sur la vision des fonds propres qu’on a des banques italiennes et des banques françaises qui sont engagées dans ce pays », a expliqué Mme Grandin.  Plusieurs établissements français ont en effet des filiales en Italie, à l’image de BNP Paribas avec BNL ou Crédit Agricole avec Cariparma.  Interrogée sur les conséquences du projet de loi bancaire du gouvernement, examiné par l’Assemblée nationale, l’analyste crédit a souligné qu’il allait ajouter « des contraintes » aux banques mais qu’il n’avait « pas d’impact en termes de note ».  L’agence américaine prévient en outre que les revenus tirés des activités récurrentes des plus grandes banques françaises pourraient accuser un « léger repli » en 2013, suivant ainsi la tendance attendue pour 2012.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

Draghi (BCE) ne perçoit pas de guerre des monnaies ; il faut qu’il change de lunettes !

Draghi (BCE) ne perçoit pas  de guerre des monnaies ; il faut qu’il change de lunettes !

Draghi est sans doute le seul à ne pas percevoir la guerre des monnaies ou alors il s’aligne tout simplement sur la position allemande. Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a estimé aujourd’hui qu’évoquer une guerre des monnaies relevait de l’exagération. « Parler de guerre des monnaies est de mon point vue très, très exagéré. Nous n’observons rien de tel », a-t-il déclaré à la presse, après s’être exprimé devant le Parlement espagnol. La guerre des monnaies a pourtant bien commencé et ce sera l’enjeu économique dominat de cette année 2013.  D’abord de la part des Etats-Unis qui en fait vont continuer de s’endetter malgré quelques restrictions budgétaires. L’objectif est de faire baisser le dollar pour redonner de la compétitivité à la croissance. La Chine souhaite aussi une politique monétaire plus accommandante. Autrement dit la guerre des monnaies pour redonner de la compétitivité est bien déclarée même si l’Europe refuse de s’y engager. Le premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé la banque centrale à soutenir l’activité dans la deuxième économie mondiale, qui a commencé à rebondir depuis l’automne après avoir enregistré en 2012 sa plus faible croissance en 13 ans. « Le secteur financier reste confronté à un environnement difficile au plan intérieur comme extérieur », a déclaré M. Wen selon un communiqué diffusé hier soir par le gouvernement chinois. « Nous devons utiliser pleinement les outils monétaires pour arriver à un développement sain et durable », a ajouté le chef du gouvernement. la banque centrale a annoncé des opérations à court terme sur le marché monétaire, une mesure qui lui permet d’augmenter la quantité de monnaie en circulation. Le japon veut lui aussi sortir de la crise grâce à une politique monétaire très accommandante. »Le gouvernement et la Banque du Japon se sont entendus pour mener conjointement une politique renforcée afin d’en finir rapidement avec la déflation et permettre au pays d’atteindre une croissance économique durable, la BoJ a consenti mardi non seulement à fixer un objectif d’inflation de 2%, mais aussi à amplifier son dispositif spécial d’achat d’actifs financiers divers, au premier rang desquels figurent des obligations d’Etat.  La BoJ va modifier le procédé et « acheter chaque mois pour un certain montant » des actifs financiers, de façon illimitée dans le temps, au lieu d’une enveloppe pour une période plurimensuelle donnée comme c’était le cas jusqu’à présent.  Le nouveau montant est fixé à 13.000 milliards de yens (110 milliards d’euros) par mois à partir de janvier 2014, dont 10.000 milliards pour les bons du Trésor et 2.000 milliards pour les obligations d’Etat, le reste étant réservé à des titres divers d’entreprises ou fonciers.  Grâce à ces dispositions et à un plan de relance de 20.200 milliards de yens (dont la moitié à la charge de l’Etat) décidé  En Europe, on suit la position allemande «Le taux de change est important pour la stabilité des prix, mais ce n’est pas un objectif de notre politique», a indiqué le patron de la BCE., Mario Draghi. Autrement dit la BCE n’entend pas s’engager dans la bagarre. Cette mise au point est d’autant plus significative qu’au même moment les Européens sont en train de se mettre d’accord sur la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Eurogroup. Le passage de relais au Néerlandais Jeroen Dissselbloem signifie qu’il n’y aura aucun changement dans la répartition des rôles dans la gestion du taux de change de l’euro. Contrairement aux États-Unis, à la Chine  et au Japon, qui confient la responsabilité des changes au gouvernement, l’Euroland a dès le départ laissé ce rôle au président de la BCE. «Monsieur Euro c’est moi!», avait déclaré d’emblée Wim Duisemberg, le premier président néerlandais de la BCE. Depuis lors, l’Eurogroup n’a jamais voulu reprendre ce pouvoir, contrairement aux souhaits exprimés en France, où le pouvoir politique n’a cessé de se plaindre de la surévaluation manifeste de l’euro. En tout cas du point de vue des exportateurs français. La prise de position de Mario Draghi, plus allemand que jamais, ne saurait pourtant être considérée comme une surprise. «La politique de change du Japon sera-t-elle sans réponse? Du côté européen, oui. Mais sans doute pas du côté de la Fed, car les Américains comptent sur leurs exportations pour soutenir leur croissance», analyse Eric Chaney, le chef économiste d’AXA Group. Pour résumer les Etats-Unis, le Japon, le chine vont s’engager (ou poursuivre pour les Etats-Unis) dans des politiques monétaires très accommandantes avec le but plus ou moins avoué de faire baisser le taux de change. Un moyen de redonner de la compétitivité à une croissance qui s’essouffle. L Europe risque d’être la grande perdante dans ce nouveau type d’affrontement. La zone euro est entrée en récession en 2012 et y demeurera en 2013. Du coup pourrait ressurgir aussi la question de l’éclatement de la bulle obligataire. En effet, l’endettement public va encore s’accroitre du fait du tassement des rentrées fiscales lesquelles dépendent bien entendu de la croissance. Avec un endettement accru, une croissance dans le rouge, l’emploi qui se replie, la question de la notation des pays les plus endettés pourraient se reposer (donc la question des taux d’intérêt).Les mesures budgétaires drastiques pour l’instant n’ont permis qu’une période d’accalmie sur les marchés financiers. L’inquiétude porte désormais sur la capacité pour l’Europe à conjuguer à la fois d’avantage de rigueur en matière de dépenses publiques et davantage de soutien à la croissance. A cet égard le FMI est de plus en plus critique sur le calendrier de rétablissement des équilibres financiers publics en Europe. Il faut souhaiter qu’il soit entendu. Mais sans doute pas avant les élections en Allemagne !

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

Déficit budgétaire : dérapage des comptes en 2012 et jusqu’en 2015

Déficit budgétaire : dérapage des comptes en 2012 et jusqu’en 2015

 

La Cour des comptes n’exclut pas que le déficit public de la France ait dépassé en 2012 l’objectif de 4,5% du produit intérieur brut (PIB), en raison de la « dégradation de la conjoncture », a déclaré, ce mardi 12 février, son premier président Didier Migaud, lors de la présentation du rapport public annuel. La dette publique « augmentera en 2013 pour dépasser les 90% du PIB, et continuera encore vraisemblablement de s’accroître en 2014 et 2015, malgré les mesures de redressement programmées », alors que le gouvernement compte sur un reflux à partir de l’an prochain, a-t-il ajouté. Il a également déploré que les récentes augmentations des prélèvements obligatoires aient entraîné « une complexification et une instabilité de notre système fiscal très préjudiciable aux entreprises et aux investisseurs ».

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

Euro fort : la France se couche devant l’Eurogroup

Euro fort : la France se couche devant l’Eurogroup

Pour l’euro fort, il y a le discours à usage interne et celui qu’on tient devant les instances infranationales comme celle de l’Eurogroup. Faute de soutien, Moscovici qui avait pour tant adouci son discours s’est couché. Faute d’allié déclaré, la France met une sourdine à sa volonté de piloter la trajectoire de l’euro face au dollar et au yen. Pierre Moscovici a suggéré lundi à ses partenaires de l’Eurogroup de «se coordonner» pour plus de stabilité de la monnaie commune, une semaine après que François Hollande eut affiché un objectif autrement plus ambitieux: une véritable «politique de change» destinée à fixer à moyen terme un niveau réaliste à l’euro. Le rendez-vous de l’Eurogroup était la première occasion de discuter à dix-sept d’une aspiration de l’Élysée que plusieurs capitales ont accueillie avec agacement. La Chancellerie allemande a immédiatement fait savoir que le bon remède n’est pas de faire baisser la monnaie commune, mais de renforcer la compétitivité de la France. À Bruxelles, les alliés de Berlin ont embrayé lundi. «Un affaiblissement artificiel de l’euro serait inapproprié», dit Maria Fekter, ministre autrichienne. Le cours de change «ne peut pas être décidé unilatéralement», ajoute le Luxembourgeois Luc Frieden.Pierre Moscovici a donc choisi de reformuler le projet français de manière moins rugueuse: il souhaite un lissage de la parité de l’euro sur les marchés, plutôt que la quête d’un cours de change négocié, voire prédéterminé sur plusieurs années. «À l’échelle internationale, il s’agit de plaider pour une approche coordonnée, pour plus de stabilité et afin que les cours reflètent les fondamentaux de l’économie, dit-il. Les cours de change ne peuvent pas être soumis aux humeurs ou à la spéculation  Le nouveau président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a prudemment accepté lundi l’idée d’une discussion à dix-sept. Les textes le permettent: l’article 219.2 du traité de Lisbonne confie expressément aux États de l’euro le droit de «formuler des orientations générales de politique de change» vis-à-vis des autres monnaies. Aussi longtemps, bien sûr, que cela «n’affecte pas l’objectif principal»de la BCE: la maîtrise de l’inflation. Le président Hollande, comme son prédécesseur en 2010, tente d’ouvrir un débat contre l’«euro fort» . La monnaie commune a gagné plus de 10 % en six mois. Elle vient renchérir les exportations françaises et neutraliser les efforts pour regagner de la compétitivité ; bref, ralentir l’activité. À Bruxelles, Pierre Moscovici s’est à nouveau inquiété d’«une croissance très faible». Il souhaite une réflexion européenne sur le bon dosage «à moyen terme entre politique de réduction des déficits et politique de soutien à croissance». L’euro, laisse-t-il entendre, pourrait faire partie de la boîte à outils. Au passage, le patron de Bercy égratigne la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon pour leurs pratiques «plus agressives»sur le marché de changes. C’est de bonne guerre à l’approche du rendez-vous à Moscou des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

L’Assemblée nationale renforce la loi bancaire

L’Assemblée nationale renforce  la loi bancaire

La loi va imposer aux banques de loger leurs activités spéculatives dans une filiale ad hoc et interdit les activités les plus spéculatives, comme le trading haute fréquence (ordres boursiers passés en rafale par des machines) et la spéculation sur les marchés agricoles.  Déjà, des amendements ont été adoptés en commission des finances cette semaine. Ils portent sur un encadrement plus strict de la tenue de marché des banques (capacité à assurer un débouché à un vendeur de titres à tout moment) et sur la question des paradis fiscaux, a détaillé le groupe socialiste.  Un autre cheval de bataille des députés, le plafonnement des frais bancaires, fait par ailleurs encore l’objet de discussions avec le gouvernement.  Si les dirigeants de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole SA avaient eux-mêmes reconnu devant la commission des finances de l’Assemblée nationale l’utilité de la loi bancaire, ils avaient tenté, sans succès, de faire reporter à 2017 son entrée en vigueur, programmée pour 2015.  Ils avaient également mis en garde contre tout durcissement du texte lors de son examen par les deux chambres du Parlement, alors qu’ils craignent de voir leurs établissements perdre en compétitivité avec des règles plus contraignantes que celles s’appliquant à leurs rivaux étrangers.   »Aller au-delà (du projet de loi actuel, ndlr) menacerait le financement de l’économie française », a averti la Fédération bancaire française (FBF), qui représente les banques installées en France.   »Si cette réforme est mal calibrée, elle va freiner les banques et surtout risque d’empêcher la reprise de la croissance », avait également souligné Jean-Paul Chifflet, directeur général de Crédit Agricole SA et président de la FBF, dans un entretien à l’AFP.  Un autre élément clé de la loi concerne la résolution des crises: en cas de défaillance d’un établissement, le régulateur du secteur, l’ACP, qui doit devenir l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), pourra notamment changer ses dirigeants, lui imposer de céder ses actifs, scinder ses activités voire mettre à contribution les actionnaires et certains créanciers.  De nouveaux pouvoirs contestés par les dirigeants des banques mais approuvés par le gouverneur de la Banque de France et président de l’ACP, Christian Noyer: « L’absence de règles législatives, telles qu’elles sont proposées dans ce projet de loi, nous a beaucoup gênés, en particulier sur un cas que nous avons eu à traiter dans les derniers mois », a ajouté M. Noyer, en allusion au Crédit immobilier de France, au secours duquel l’Etat avait dû se porter durant l’été 2012 pour lui éviter la faillite.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Euro fort : l’Eurogroup botte en touche et renvoie au G 20

Euro fort : l’Eurogroup botte en touche et renvoie au G 20

 

En dépit de ses précautions oratoires, Moscovici n’a pas été entendu par l’Eurogroup qui botte en touche et renvoie un éventuel examen de la question au G20. Le ministre des Finances Pierre Moscovici a porté le même message lundi à Bruxelles, estimant qu’il fallait « agir fortement à l’échelle internationale pour la stabilité », sans, apparemment, faire beaucoup d’émules. « (…) et ensuite tous les instruments peuvent être utilisés mais de manière coordonnée », a ajouté Pierre Moscovici. L’Eurogroup, par la voix de son président, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, juge lui que le dossier doit être abordé par les grands argentiers du Groupe des Vingt (G20), réunis à Moscou vendredi et samedi prochains. Prié de dire quelle forme pourrait prendre une action sur les taux de change, Pierre Moscovici a dit qu’il n’était pas question de faire pression sur la Banque centrale européenne (BCE) ou d’appeler à une guerre des monnaies. Le renforcement de l’euro est source de tension entre la France et l’Allemagne, Berlin se refusant à toute ingérence gouvernementale dans la gestion des taux de change. Depuis son plus bas de 1,21 dollar inscrit en juillet 2012, l’euro a regagné autour de 13% contre le dollar. Il s’est toutefois quelque peu replié depuis que le président de la BCE Mario Draghi a déclaré jeudi dernier que l’institut d’émission surveillerait l’impact de la hausse de la monnaie unique, même si le taux de change n’était pas un objectif de la politique monétaire.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Moscovici veut discuter de l’euro fort mais pas l’Allemagne

Moscovici veut discuter de l’euro fort mais pas l’Allemagne

 

« Nous aurons un débat sur les changes », a déclaré Pierre Moscovici à son arrivée à Bruxelles, où il devait rencontrer les autres ministres des Finances de la zone euro. « Nous devons avoir entre nous (…) une approche coordonnée qui nous permette de plaider, notamment dans le cadre du G20, pour la stabilité des changes. » Traduction : Moscovici veut un euro moins forts et que la BCE entre dans la guerre des monnaies. Un sujet qui ne sera abordée qu’à la marge car l’Allemagne ne veut rien entendre. Comme pour la croissance, la France parle mais l’Allemagne décide.  Le président François Hollande a jugé la semaine dernière qu’un objectif à moyen terme devait être fixé pour le niveau de l’euro afin de prévenir des « mouvements irrationnels », mais l’Allemagne a rapidement rejeté cette idée en affirmant que la devise n’était pas surévaluée « à l’heure actuelle». La monnaie unique a atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis 14 mois face au dollar et son plus haut depuis 30 mois face au yen, la Réserve fédérale des Etats-Unis et la Banque du Japon menant des politiques de rachat d’obligations d’Etat qui favorisent la dépréciation des devises américaine et nippone. « On sait que l’euro s’est apprécié fortement ces derniers mois pour des raisons qui sont d’abord positives (…) mais aussi des facteurs qui tiennent à des pratiques plus agressives de certains de nos partenaires », a souligné Pierre Moscovici, estimant que les changes ne devaient « pas être soumis aux humeurs ou à la spéculation ». Au cours du week-end, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn s’est déclaré favorable à une coordination plus étroite en matière de taux de change afin d’éviter des perturbations dans le commerce mondial. Plusieurs ministres des Finances de la zone euro se sont cependant alignés sur l’Allemagne et ont minimisé lundi l’importance que devaient prendre les questions monétaires au cours de la prochaine réunion du G20.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Après le scandale, réforme de l’Euribor

Après le scandale, réforme de  l’Euribor

Pour éviter de nouvelles manipulations l’Europe voudrait contraindre les banques à participer à l’élaboration de l’Euribor. . La Commission craint que « l’intégrité des taux de référence » n’en pâtisse. Elle devrait ainsi présenter mi-2013 un texte destiné à réformer les « modalités d’élaboration de ces taux« , a annoncé Michel Barnier. Une « proposition qui devrait inclure la possibilité de rendre obligatoire la déclaration des taux de référence systémiques tels que l’Euribor« .  Cette déclaration fait suite à la mise en garde de la Banque centrale européenne, qui a appelé ce même jour les banques à rester dans l’Euribor, ou à y entrer si elles n’en faisaient pas encore partie. L’institution de Francfort craint, elle aussi, des perturbations éventuelles de son fonctionnement. Or « l’Euribor a une grande importance pour la mise en œuvre de la politique monétaire en zone euro », souligne la BCE. Chaque jour un panel d’établissements déclare à quel coût il emprunte sur les marchés. C’est la moyenne de tous ces taux, faite par la BCE, qui donne l’Euribor. Ce taux détermine notamment à combien les banques se prêtent entre elles. Mais il sert aussi de base de calcul à un grand nombre de produits financiers, de prêts aux entreprises et aux particuliers.  La Commission européenne mène actuellement une enquête parce qu’elle soupçonne des manipulations de ce taux, et de son équivalent britannique, le Libor, sur plusieurs années, par les acteurs qui contribuent à son calcul. La découverte de ce scandale aux implications multiples fait trembler le monde de la finance. Ainsi, chez Barclays et Deutsche Bank, les têtes n’en finissent pas de tomber, même au plus haut niveau. Les dommages et intérêts se comptent déjà en milliards de dollars, avec une mention spéciale pour HSBC, condamnée à verser 1,9 milliard de dollars. La plus lourde amende jamais infligée à une banque.

Budget européen : tout juste adopté et déjà rejeté par le parlement

Budget européen : tout juste adopté et déjà rejeté par le parlement

 

A peine conclu, tout de suite rejeté. Les chefs des quatre principaux groupes politiques du Parlement européen ont annoncé vendredi qu’ils refuseraient d’accepter « en l’état » le budget pluriannuel européen, tout juste finalisé par les 27 dirigeants européens.  Un budget que les dirigeants européens ont pourtant pris soin de défendre, à l‘instar de François Hollande. Insuffisant estiment les parlementaires européens. Pour eux, ce budget « ne renforcera pas la compétitivité de l’économie européenne« . « Au contraire, il ne fera que l’affaiblir. Ce n’est pas dans l’intérêt des citoyens européens« , ont estimé dans un communiqué commun Joseph Daul (PPE, conservateurs), Hannes Swoboda (socialistes), Guy Verhofstadt (Libéraux), Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit (Verts). « Nous regrettons que Herman Van Rompuy n’ait pas parlé, ni négocié avec nous au cours des derniers mois« , ont-ils ajouté.   Les chefs d’Etat et de gouvernement européens se sont mis d’accord vendredi, à l’issue d’un sommet marathon, sur un budget d’austérité pour les sept prochaines années, en baisse pour la première fois dans l’histoire de l’Union européenne. « C’est maintenant que les véritables négociations vont commencer, avec le Parlement européen », ont prévenu les parlementaires. « Nous maintiendrons les priorités que nous avons clairement indiquées à plusieurs reprises« , ont-ils insisté.  Selon les chefs des quatre principaux groupes du Parlement européen, le budget adopté par les dirigeants des 27 va mener « à un déficit structurel« . Ils ont souhaité une révision de ce budget d’ici deux ou trois ans en expliquant qu’ils ne pouvaient accepter « un budget d’austérité pour sept ans » et appelé à la mise en place de véritables nouvelles ressources propres pour le budget européen qui viendraient progressivement remplacer le système actuel fondé sur les contributions nationales. Le Parlement européen se prononcera sur le budget lors de sa session plénière en juillet. Sans l’accord du Parlement, le budget ne pourra pas entrer en vigueur.

 

Emprunts toxiques: Dexia condamné

Emprunts toxiques: Dexia condamné

Le conseil général de Seine-Saint-Denis a obtenu vendredi auprès du tribunal de grande instance de Nanterre l’annulation des taux d’intérêt toxiques de trois prêts contractés auprès de la banque Dexia, a annoncé à l’AFP le département. Ces taux d’intérêt, « qui ont contribué à plonger les finances du département dans une situation dramatique », seront remplacés par le taux d’intérêt légal en vigueur, a précisé dans un communiqué le conseil général, faisant état d’une « importante victoire judiciaire (…) contre le scandale des emprunts toxiques ».  Le département avait assigné Dexia au civil en février 2011 à propos de 11 emprunts toxiques, face au refus des banques de renégocier ces contrats. Pour trois d’entre eux, le tribunal a exigé de la banque franco-belge qu’elle modifie ses taux d’intérêt, « jusqu’à la fin du contrat en 2031″, a précisé à l’AFP l’avocat du conseil général, Me Jean-Louis Vasseur.   »Jusque-là, nous nous opposions à une banque qui affichait son refus de toute négociation sur les taux et qui ne proposait que des solutions impossibles (…) La belle assurance qu’affichait Dexia devant ses clients s’effondre », a estimé Me Vasseur.  Selon l’avocat, « c’est la première fois que Dexia se trouve condamné sur le fond ».  De nombreux recours ont été introduits par des collectivités locales ces dernières années contre la banque franco-belge, à propos des emprunts toxiques.  Certaines villes ont choisi de déposer plainte au pénal, comme Rosny-sur-Seine (Yvelines) en septembre 2011 et Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en décembre 2011.  Les députés ont voté début décembre la création d’un fonds de soutien de 50 millions d’euros aux collectivités touchées par les emprunts toxiques, dans le cadre du budget rectificatif 2012.  Une commission d’enquête parlementaire sur les emprunts toxiques aux collectivités avait chiffré l’an dernier le volume de ces prêts à 18,8 milliards d’euros. En 2008, 92,96% des emprunts souscrits par le conseil général de Seine-Saint-Denis étaient « toxiques », selon le département. Le pourcentage a été ramené en 2012 à 65%, « grâce à une politique active de sécurisation de l’encours de la dette », a-t-il affirmé.

 

Les députés réforment la reforme bancaire

Les députés réforment la reforme bancaire

Après une réforme bancaire à minima (on a oublié la crise et les 1000 milliards prêtés aux banques européennes !) il fallait s’attendre à de réactions parlementaires. D’autres modifications pourraient encore être soumises à la commission des finances de l’Assemblée nationale avant l’examen public, le 12 février, de ce texte qui prévoit d’imposer aux banques françaises d’isoler leurs activités pour compte propre dans des filiales dédiées et de mettre fin à certaines pratiques risquées. Depuis plusieurs semaines, des voix se sont élevées, estimant que le texte ne va pas suffisamment loin en matière de séparation. Les conseillers techniques de Bercy reconnaissent eux-mêmes que les activités à isoler ne représentent que 1% à 3% du produit net bancaire des établissements de crédit. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici a estimé jeudi matin que certains amendements incarnaient une « avancée majeure. » Les députés de la commission des finances ont notamment adopté un amendement du rapporteur du projet de loi, la député PS des Hautes-Alpes Karine Berger, qui autorisera le ministre de l’Economie à fixer un seuil au-delà duquel les activités de tenue de marché (market making) devront être isolées dans une filiale séparée. « Le reproche qui nous était fait (sur le périmètre des activités concernées par la séparation, NDLR) tombe complètement. Nous avons quelque chose qui est à la fois très fort, très pragmatique, en même temps très flexible, très souple », a souligné Pierre Moscovici sur France Inter. Le ministre a déploré l’absence des députés de l’opposition à la réunion, seulement représentée par Gilles Carrez, le président de la commission des finances. L’activité dite de « tenue de marché » (market maker) permet de maintenir une liquidité élevée sur les plates-formes financières et de limiter les écarts de prix entre contreparties, ce que les Etats apprécient particulièrement dans le cadre du placement de leur dette.

assurance-chômage : un grande réforme ?

assurance-chômage : un grande réforme ?

 

Sans doute une grande réforme avec combinaison de leviers (niveau indemnisation, durée, cotisations etc.) car il faut boucher une vingtaine de milliards de déficit de l’assurance chômage d’ici fin 2013 ; assurer l’avenir aussi car le chômage ne diminuera pas significativement avant des années.  On ne peut plus se contenter de tourner les petits boutons, comme on le fait classiquement depuis des décennies, un petit peu de cotisations en plus pour l’employeur, une petit peu plus de cotisations pour le salarié, et ça passe », a estimé Mme Parisot lors d’une rencontre organisée à l’occasion du lancement de la nouvelle formule du mensuel Enjeux-Les Echos. Selon la patronne des patrons, « il faut une réforme profonde, une transformation ». « La vraie question que nous sommes en train de nous poser, c’est : est-ce que nous devons aborder l’assurance-chômage dans la deuxième partie de 2013 ou dès maintenant? Nous avons déjà échangé avec Laurent Berger (numéro un de la CFDT,), et nous sommes tous les deux d’accord sur le fait de mettre en vite en place au minimum un groupe de travail paritaire pour reposer les toutes les grandes questions de l’assurance-chômage », a-t-elle expliqué.  La convention d’assurance-chômage, dont la dette devrait atteindre 18,6 milliards d’euros à la fin de l’année, arrive à échéance le 31 décembre 2013. Dans un rapport publié fin janvier, La Cour des comptes préconisait de réviser profondément l’indemnisation des chômeurs, et notamment d’abaisser les indemnités des plus hauts niveaux. « Regarder le régime des cadres, c’est, à mes yeux, prendre les choses par le petit bout de la lorgnette. Les cadres sont bien indemnisés mais sont les plus gros cotisants, et le solde est largement positif. Si on baisse l’indemnisation, on sera obligé de baisser également le niveau de cotisation, et là, les recettes vont s’écrouler encore plus », met elle en garde. Lundi, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger avait estimé qu’il n’était « pas question de baisser les indemnités chômage », « même celle des cadres ». Les syndicats CFE-CGC et FO et CFTC ont eux aussi exprimé leur attachement au régime actuel d’assurance-chômage. La patronne des patrons s’est également alarmée des déficits du régime général des retraites, des retraites complémentaires et de l’assurance-maladie, évoquant « un sacré appauvrissement ». « Il faut des réformes structurelles sur tous ces dossiers », a-t-elle estimé.

 

Mesures de soutien à la trésorerie des entreprises, surtout les délais de paiement

Mesures de soutien à la trésorerie des entreprises, surtout les délais de paiement

 

 

Le problème des délais de paiement est au centre des mesures envisagées. Il y aura aussi un déblocage de 500 millions d’euros pour les TPE et les PME par la Banque publique d’investissement, préfinancement du crédit d’impôt compétitivité, amélioration de l’assurance-crédit et de l’affacturage, solutions alternatives de financement et réduction des délais de paiement pour soutenir les entreprises, notamment les PME qui sont les premières créatrices d’emplois. Certaines de ces mesures sont déjà en vigueur. Le ministère du Commerce extérieur a parallèlement annoncé la mise en place d’une enveloppe de 150 millions d’euros « qui sera consacrée à des prises de participations dans des fonds dédiés au soutien des PME qui vont à l’international ». « Je suis à l’écoute de vos préoccupations », a dit Pierre Moscovici lors d’un discours au Salon des entrepreneurs. « Parce que, tout simplement, c’est en répondant à ces préoccupations que nous parviendrons redresser notre économie, à créer des emplois, à rendre confiance à notre pays. » Ces annonces ont été saluées par la CGPME. « Le plan présenté par Pierre Moscovici doit être mis en œuvre rapidement. Il y a urgence », a réagi l’organisation patronale dans un communiqué. Selon Guillaume Cairou, président du Club des entrepreneurs, « notre gouvernement a enfin compris que l’assainissement de la trésorerie des entreprises est un facteur clé pour améliorer sensiblement la compétitivité des entreprises françaises ». « Les délais de paiement sont un levier de compétitivité qui a trop longtemps été sous-estimé. Il en va de la survie de nos entreprises », ajoute-t-il dans un communiqué. Pierre Moscovici s’est donné pour objectif de poursuivre la réduction des délais de paiement de l’Etat pour les faire passer sous 20 jours d’ici 2017. L’Observatoire des délais de  paiement fait état d’une baisse de 35% du délai global de paiement de l’Etat l’an dernier, à 23 jours. Pour réduire les délais de paiement du secteur privé, le gouvernement promet d’augmenter le nombre de contrôles, à 2.000 cette année. Sur les quelque 1.850 entreprises contrôlées l’an dernier, le taux d’anomalie a été de 29%. L’efficacité des sanctions pour ces infractions sera renforcée par la création d’une amende administrative dans la future loi sur la consommation prévue au printemps. Actuellement, une entreprise victime d’un retard de paiement doit poursuivre son client devant un tribunal de commerce.

Hollande veut entrer dans la guerre des monnaies

Hollande veut entrer dans la guerre des monnaies

L’appréciation de l’euro, qui s’échangeait mardi à plus de 1,35 dollar contre 1,28 en moyenne sur les 200 derniers jours, inquiète les exportateurs français et menace une croissance déjà attendue très faible cette année en France, un pays plus sensible aux hausses de l’euro que l’Allemagne. Reconnaissant l’indépendance de la Banque centrale européenne, le président français a estimé mardi que les responsables politiques européens avaient eux aussi un rôle à jouer face à des pays comme les Etats-Unis ou la Chine qui utilisent selon lui leur devise à des fins concurrentielles. « Un taux de change ne se décrète pas », a dit François Hollande lors d’une conférence de presse à Strasbourg. « Mais nous sommes dans un système monétaire international qui n’est pas régulé et avec des compétitions qui se font aussi par le biais des parités et des monnaies. Dès lors, la zone euro doit, par ses chefs d’Etat et de gouvernement, se donner un objectif à moyen terme de change. » « Nous devons nous déterminer sur le moyen terme sur un niveau de change qui nous parait le plus réaliste, le plus compatible avec l’état de notre économie réelle », a poursuivi le président français, en soulignant le risque que la hausse de l’euro réduise à néant les efforts pour redresser les économies de la zone monétaire. Les responsables politiques européens évitent le plus souvent de parler du niveau de l’euro pour ne pas marcher sur les platebandes de la BCE, seule responsable de la politique monétaire, en particulier les Allemands qui refusent tout interventionnisme dans ce domaine. Le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, a estimé mardi à l’issue d’une rencontre avec son homologue Pierre Moscovici à Paris que « l’objectif doit être d’améliorer la compétitivité et pas d’affaiblir la monnaie ». Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a cependant dit le mois dernier son inquiétude face aux perspectives d’une politique monétaire très agressive au Japon, qui pèse sur le niveau du yen par rapport à l’euro.  

 

1...5152535455



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol