Archive pour la Catégorie 'finances'

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L’euro surévalué de presque 12%

L’euro surévalué de presque 12%

 

Deux raisons expliquent le succès des emprunts obligataires européens, d’une part la surévaluation de l’euro, d’autre part le refus de la BCE de s’engager dans la guerre des monnaies. Le désormais célèbre «Big Mac Index», que publie deux fois par an The Economist depuis 1986, arrive à point nommé. Il tombe au moment où la «guerre des changes» redouble d’intensité. Alors que le yen a perdu près de 20% de sa valeur face au dollar, l’euro bat de nouveau record à 1,37 dollar, son plus haut niveau depuis mi-2011. L’indicateur Big Mac, qui compare le prix d’un hamburger dans différents pays, rapporté au dollar révèle une surévaluation de l’euro de 11,7% en début d’année. À l’inverse le yuan est sous-évalué de 41% face au billet vert. Pour analyser les déséquilibres entre les devises, l’hebdomadaire britannique utilise la notion de parité de pouvoir d’achat (PPA), qui compare le prix d’un même panier de biens et services, dans différents pays. The Economist prend comme référence, un Big Mac, produit de grande consommation, dont le coût de production, calculé au plus juste partout dans le monde par Mac Donald, facilite la comparaison. Seule limite à l’exercice: le coût du travail local n’est pas pris en compte, alors qu’il peut expliquer la différence de prix entre un Big Mac vendu à Shanghaï (2,57 dollars) et à New York (4,37 dollars). Le prix moyen du Big Mac dans la zone euro est à 3,59 euros, ou 4,88 dollars, soit 11,7 % plus cher qu’aux États-Unis. Un prix qui ne cesse de monter depuis juin 2011. Si l’on suit la logique du Big Mac Index, la «juste valeur» de l’euro serait de 1,20 dollar, le cours de change qui égaliserait le prix du hamburger de part et d’autre de l’Atlantique. L’euro n’est pas la seule monnaie surévaluée. Dix devises sont trop chères, d’après le Big Mac Index, qui passe au crible 148 pays. Le pire étant le peso vénézuélien surévalué de 107,9 face au dollar, en raison d’une très forte inflation. Viennent ensuite les devises de trois petits États européens: les couronnes norvégiennes et suédoises ainsi que le franc suisse, devenus des valeurs refuges face à la crise en zone euro. Au Brésil, au premier rang des pays émergents dénonçant la ­guerre des changes – visant en premier les États-Unis et la politique de la Réserve fédérale américaine – le real est surévalué de 29,2% vis-à-vis du dollar. Le dollar canadien ­apparaît aussi surévalué de 21% face au dollar, en raison d’une politique monétaire plus stricte qu’aux États-Unis. Parmi les monnaies les plus sous-évaluées, figure bien sûr le yuan, mais aussi le yen, le rouble, le rand sud-africain. La palme de la sous-évaluation revient à la roupie indienne (-61,8%). La livre sterling, en revanche, est presque à sa juste valeur face au billet vert. Le Big Mac Index juge la monnaie de Sa Majesté sous-évaluée de 2,7%.

 

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Alors qu’en France le Credit agricole et la Société générale intervenaient encore la semaine dernière au parlement pour défendre le modèle de la banque française dit modèle universel pour limiter au minimum la reforme bancaire (une filiale peut-être sur les produits a risques et encore pas sur tous), à Berlin et Londres, on durcit la réforme. Haro sur les banques! En Grande-Bretagne, le gouvernement muscle sa réforme bancaire et en Allemagne, Berlin veut emprisonner les banquiers imprudents. Les responsables politiques veulent mettre le secteur au pas. « Nous n’allons pas répéter les erreurs du passé (…) nous allons électrifier la cloison‘ ». Le chancelier de l’échiquier (l’équivalent du ministre des Finances au Royaume-Uni, en charge du Trésor), a prévenu les banques: leurs activités de détail et d’investissement si elles ne respectent pas les nouvelles règles. Le chancelier de l’échiquier a dû durcir sa réforme qui prévoyait initialement un simple décloisonnement des activités, au sein de la même entité. Georges Osborne a dû composer avec une opinion publique excédée par le scandale du Libor et par les milliards de livres dépensés depuis 2008 pour sauver les banques britanniques. Au cours de la crise financière 2007-2009, Londres a en effet consacré 65 milliards de livres (75 milliard d’euros) au sauvetage de Lloyds Banking Group et de Royal Bank of Scotland, aujourd’hui contrôlées par l’Etat. En Allemagne aussi, l’heure est à la réforme du système bancaire. Le gouvernement veut contraindre les grandes banques à isoler leurs activités de trading de la collecte des dépôts. C’est d’ailleurs l’objet d’un projet de loi. Par ailleurs, si celui-ci est adopté, les banquiers coupables de prises de risques inconsidérées risqueront désormais jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

 

Monte Paschi : Draghi était au courant du scandale

Monte Paschi : Draghi était au courant du scandale

Mario Draghi, avait été informé des doutes des inspecteurs de la Banque d’Italie (BoI) sur Monte dei Paschi di Siena alors qu’il dirigeait la banque centrale italienne, a déclaré à Reuters l’un de ses responsables. Mario Draghi n’avait qu’un contrôle limité sur le processus de supervision de l’établissement actuellement au coeur d’un scandale politico-financier dont les origines remontent à l’époque où Mario Draghi dirigeait la Banque d’Italie, soit de 2006 à 2011, a ajouté cette source qui a requis l’anonymat. La Banque d’Italie a dit avoir fait tout ce qui était en son pouvoir dans le cadre de la surveillance de Monte Paschi, en la contraignant notamment à lever de l’argent frais et en exerçant des pressions pour obtenir le départ de ses dirigeants, partis depuis lors. Elle a approuvé le mois dernier un prêt de 3,9 milliards d’euros d’argent public destiné à consolider le bilan de la banque de Sienne. L’attitude de la banque centrale est toutefois remise en question, accusée de n’être pas intervenue plus rapidement pour sanctionner les dirigeants de Monte Paschi pendant le mandat de Mario Draghi alors que ses inspecteurs avaient identifié les contrats de dérivés, objets du scandale, dès la mi-2010. Les enquêteurs ont convoqué lundi l’ancien président de Monte Paschi, Giuseppe Mussari, qui avait démissionné en avril alors que la banque était confrontée à des problèmes croissants. Un de ses avocats a précisé que tous ses défenseurs n’étaient pas présents et Mussari a en conséquence demandé un nouveau rendez-vous jeudi. L’un des témoins-clés dans l’affaire, Antonio Rizzo, ancien employé de la Dresdner Bank, a répété devant la police financière les propos tenus lors de son premier interrogatoire: un groupe d’ex-dirigeants de la banque était connu sous le nom de « club des 5% » en raison des commissions touchées sur chaque transaction

 

Des obligations pour boucher le trou du scandale de la banque Monte Paschi

Des obligations pour boucher le trou du scandale de la banque Monte Paschi

 

Le recours  à des obligations pour renflouer la banque Monte Paschi est licite, a jugé un tribunal samedi, le scandale entourant la plus ancienne banque du monde risquant par ailleurs de prendre de l’ampleur à trois semaines d’élections législatives. Les magistrats de trois villes italiennes qui enquêtent sur la banque toscane doivent convoquer de nouveaux témoins la semaine prochaine à la suite des témoignages apportés par une kyrielle de banquiers, rapporte la presse. Il est reproché à Banca Monte dei Paschi di Siena d’avoir procédé à des transactions de dérivés risquées de 2006 à 2009 pour maquiller ses comptes, transactions qui risquent de lui coûter 720 millions d’euros de pertes et de la rendre dépendante d’une aide publique. L’ex-président du Conseil Silvio Berlusconi tente de profiter du scandale pour réduire l’écart sur ses adversaires du centre gauche, dans la perspective des élections législatives des 24 et 25 février. Le tribunal administratif de Rome a débouté samedi la puissante association de consommateurs Codacons en refusant de bloquer l’émission par la Banque d’Italie de 3,9 milliards d’euros d’obligations spéciales destinées à renflouer Monte Paschi. Le tribunal a fixé une nouvelle audience au 20 février. Après l’audience, la Codacons a réclamé la démission du gouverneur de la banque centrale Ignazio Visco et la nomination d’un administrateur judiciaire pour Monte Paschi. Elle poursuit la Banque d’Italie et lui réclame 3,9 milliards d’euros de dommages et intérêts, soit le même montant que l’opération obligataire qu’elle voulait bloquer.

 

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Crédit Agricole : perte de 5 milliards pour spéculation

Crédit Agricole : perte de 5 milliards pour spéculation

 

Récemment le Crédit agricole s’est encore opposée à la reformes bancaire qui prévoit de séparer les activités de dépôts des activités spéculatives ; On se demande bien pourquoi ! Ce sont les dépôts qui vont permettre d’éponger les 5 milliards de pertes sur les actifs spéculatifs de 2012. On peut se demander si c’est du rôle et de la compétence du Crédit agricole d’investir des dans activités à risques. Les  comptes 2012, qui seront publiés intégralement le 20 février, intégreront une perte de 2,5 milliards d’euros. Celle-ci est due à une réévaluation à la baisse de la valeur comptable de sa banque de financement et d’investissement, de sa filiale en courtage Newedge, de son activité de crédit à la consommation, ainsi que de ses filiales en banque de détail en Italie et au Portugal. Cela s’ajoute à des éléments exceptionnels de 1,3 milliard qui vont aussi affecter ses résultats. Le groupe précise que ces charges «n’affectent ni sa solvabilité ni sa liquidité» et sont «sans impact sur la trésorerie, celle-ci ayant été décaissée lors de l’acquisition des sociétés concernées». Sur l’année 2012, la perte devrait être record (a priori plus de 5 milliards). Au troisième trimestre, la banque avait déjà annoncé une perte de 2,5 milliards d’euros, également due à des dépréciations d’actifs.

 

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Nationalisation du groupe financier SNS Reaal

Nationalisation du groupe financier SNS Reaal

Cette nationalisation aura pour conséquence d’alourdir le déficit budgétaire néerlandais 2013, déjà attendu au-dessus du seuil de 3% fixé par l’Union européenne, et devrait raviver dans l’opinion publique locale les critiques récurrentes sur les milliards d’euros apportés aux banques alors que les ménages continuent de subir l’austérité. La Commission européenne a déjà pris contact avec le gouvernement pour obtenir des précisions sur le dossier, a déclaré un porte-parole de l’exécutif communautaire à Bruxelles. Le plan de sauvetage devra être soumis aux autorités européennes, qui veilleront à ce qu’elle ne se traduise pas par une distorsion de concurrence. L’Etat néerlandais a déjà déboursé près de 40 milliards d’euros pour sauver son secteur financier en 2008, en apportant des capitaux frais à ING, Aegon et SNS Reaal tout en nationalisation ABN Amro. SNS Reaal se classait l’an dernier au quatrième rang du classement des principales institutions financières des Pays-Bas avec environ 134 milliards d’actifs. Mais le groupe a été affaibli par les pertes de sa filiale immobilière et s’efforce en vain depuis des mois de vendre des actifs et de trouver de nouveaux financements. Son sauvetage par l’Etat a dû être organisé dans l’urgence, le groupe n’étant pas parvenu à présenter un plan de sauvetage viable avant l’échéance fixée au 31 janvier, a dit lors d’une conférence de presse Jeroen Dijsselbloem, le ministre des Finances. La faillite du groupe, a-t-il ajouté, « aurait eu des conséquences importantes, inacceptables et indésirables pour la stabilité financière, l’économie néerlandaise et le contribuable néerlandais ».

 

 

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L’euro fort victime de la la guerre des monnaies

L’euro fort victime de  la guerre des monnaies

Pour 2013 il faut surtout s’attendre à une guerre des monnaies ; d’abord de la part des Etats-Unis qui en fait vont continuer de s’endetter malgré quelques restrictions budgétaires. L’objectif est de faire baisser le dollar pour redonner de la compétitivité à la croissance. La Chine souhaite aussi une politique monétaire plus accommandante. Autrement dit la guerre des monnaies pour redonner de la compétitivité est bien déclarée même si l’Europe refuse de s’y engager. Le premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé la banque centrale à soutenir l’activité dans la deuxième économie mondiale, qui a commencé à rebondir depuis l’automne après avoir enregistré en 2012 sa plus faible croissance en 13 ans. « Le secteur financier reste confronté à un environnement difficile au plan intérieur comme extérieur », a déclaré M. Wen selon un communiqué diffusé hier soir par le gouvernement chinois. « Nous devons utiliser pleinement les outils monétaires pour arriver à un développement sain et durable », a ajouté le chef du gouvernement. la banque centrale a annoncé des opérations à court terme sur le marché monétaire, une mesure qui lui permet d’augmenter la quantité de monnaie en circulation. Le japon veut lui aussi sortir de la crise grâce à une politique monétaire très accommandante. »Le gouvernement et la Banque du Japon se sont entendus pour mener conjointement une politique renforcée afin d’en finir rapidement avec la déflation et permettre au pays d’atteindre une croissance économique durable, la BoJ a consenti mardi non seulement à fixer un objectif d’inflation de 2%, mais aussi à amplifier son dispositif spécial d’achat d’actifs financiers divers, au premier rang desquels figurent des obligations d’Etat.  La BoJ va modifier le procédé et « acheter chaque mois pour un certain montant » des actifs financiers, de façon illimitée dans le temps, au lieu d’une enveloppe pour une période plurimensuelle donnée comme c’était le cas jusqu’à présent.  Le nouveau montant est fixé à 13.000 milliards de yens (110 milliards d’euros) par mois à partir de janvier 2014, dont 10.000 milliards pour les bons du Trésor et 2.000 milliards pour les obligations d’Etat, le reste étant réservé à des titres divers d’entreprises ou fonciers.  Grâce à ces dispositions et à un plan de relance de 20.200 milliards de yens (dont la moitié à la charge de l’Etat) décidé. En Europe, on suit la position allemande «Le taux de change est important pour la stabilité des prix, mais ce n’est pas un objectif de notre politique», a indiqué le patron de la BCE., Mario Draghi. Autrement dit la BCE n’entend pas s’engager dans la bagarre. Cette mise au point est d’autant plus significative qu’au même moment les Européens sont en train de se mettre d’accord sur la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Eurogroup. Le passage de relais au Néerlandais Jeroen Dissselbloem signifie qu’il n’y aura aucun changement dans la répartition des rôles dans la gestion du taux de change de l’euro. Contrairement aux États-Unis, à la Chine  et au Japon, qui confient la responsabilité des changes au gouvernement, l’Euroland a dès le départ laissé ce rôle au président de la BCE. «Monsieur Euro c’est moi!», avait déclaré d’emblée Wim Duisemberg, le premier président néerlandais de la BCE. Depuis lors, l’Eurogroup n’a jamais voulu reprendre ce pouvoir, contrairement aux souhaits exprimés en France, où le pouvoir politique n’a cessé de se plaindre de la surévaluation manifeste de l’euro. En tout cas du point de vue des exportateurs français. La prise de position de Mario Draghi, plus allemand que jamais, ne saurait pourtant être considérée comme une surprise. «La politique de change du Japon sera-t-elle sans réponse? Du côté européen, oui. Mais sans doute pas du côté de la Fed, car les Américains comptent sur leurs exportations pour soutenir leur croissance», analyse Eric Chaney, le chef économiste d’AXA Group. Pour résumer les Etats-Unis, le Japon, le chine vont s’engager (ou poursuivre pour les Etats-Unis) dans des politiques monétaires très accommandantes avec le but plus ou moins avoué de faire baisser le taux de change. Un moyen de redonner de la compétitivité à une croissance qui s’essouffle. L Europe risque d’être la grande perdante dans ce nouveau type d’affrontement. La zone euro est entrée en récession en 2012 et y demeurera en 2013. Du coup pourrait ressurgir aussi la question de l’éclatement de la bulle obligataire. En effet, l’endettement public va encore s’accroitre du fait du tassement des rentrées fiscales lesquelles dépendent bien entendu de la croissance. Avec un endettement accru, une croissance dans le rouge, l’emploi qui se replie, la question de la notation des pays les plus endettés pourraient se reposer (donc la question des taux d’intérêt).Les mesures budgétaires drastiques pour l’instant n’ont permis qu’une période d’accalmie sur les marchéss financiers. L’inquiétude porte désormais sur la capacité pour l’Europe à conjuguer à la fois d’avantage de rigueur en matière de dépenses publiques et davantage de soutien à la croissance. A cet égard le FMI est de plus en plus critique sur le calendrier de rétablissement des équilibres financiers publics en Europe. Il faut souhaiter qu’il soit entendu. Mais sans doute pas avant les élections en Allemagne !

 

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L’euro trop fort étouffe la croissance

L’euro trop fort étouffe la croissance

Depuis l’été dernier, la tendance est à la hausse : la devise européenne est passée mercredi au-dessus des 1,35 dollar, un niveau qui n’avait pas été égalé depuis décembre 2011. Bien sûr, la monnaie reste loin des sommets atteints en avril 2011, flirtant avec les 1,5 dollar, et encore plus des 1,6 dollar frôlé en juillet 2008, un record.   Mais la situation actuelle inquiète. A commencer par le gouvernement français. « L’euro est trop haut par rapport à ce que l’économie européenne, pas seulement française, est en droit d’attendre », a ainsi affirmé mercredi Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. La semaine dernière, son collègue à l’Economie, Pierre Moscovici, avait lui aussi jugé que le niveau actuel créait « quelques problèmes ». « Un euro à 1,35 est insupportable pour l’économie française », confirme au JDD.fr l’économiste Marc Touati*, président du cabinet de conseil ACDEFI, qui tire la sonnette d’alarme. « Le problème n’est pas l’euro fort, c’est l’euro trop fort », dit-il. Pourquoi une telle agitation, alors même que François Hollande a jugé le mois dernier la crise de la zone euro « derrière nous »? C’est justement là tout le problème. Les investisseurs rassurés, l’euro s’est renforcé, notamment par rapport au dollar américain et au yen japonais. « C’est le paradoxe complet. Comme on a le sentiment d’avoir sauvé la zone euro, la devise s’apprécie. Sauf que plus elle s’apprécie, plus elle va casser la croissance. La crise va donc revenir aussi vite qu’elle est partie! », explique Marc Touati. Qui précise : « Depuis 2008, c’est constamment le même scénario, celui des montagnes russes. »   Le niveau de l’euro joue de plusieurs façons sur la croissance des économies européennes, et notamment celle de la France. Le principal levier est celui des exportations. « On est en compétition directe avec d’autres pays. Donc comme le coût des produits augmente, on perd en compétitivité », explique au JDD.fr Céline Antonin, économiste à l’OFCE. « Mécaniquement, il y a un effet négatif à moins exporter. Et parmi les différents moteurs de la croissance – la consommation, l’investissement, le commerce extérieur… – le dernier vecteur qui nous restait était celui des exportations », détaille-t-elle. Avec leur baisse, la France peut-elle rééquilibrer son commerce extérieur avec les importations? Ce n’est pas aussi simple. « Il y a des effets positifs : cela allège notamment notre facture sur l’énergie, mais les gains sur le pouvoir d’achat seraient marginal », répond Céline Antonin. « L’avantage sur les prix des produits importés est un cadeau empoisonné », dit de son côté Marc Touati. « Quand l’euro est fort, les prix des produits importés sont moins chers, donc le producteur français perd des parts de marché, et de la compétitivité, par rapport au concurrent étranger! », développe-t-il. Enfin, le spécialiste voit un troisième « vecteur de transition à l’économie » : celui des flux d’investissements. « Investir coûte plus cher, donc l’investisseur étranger y regarde à deux fois. Il sera plus tenté de le faire en dehors de la zone euro », analyse Marc Touati. Selon lui, la sentence est directe : « Dès qu’on dépasse la barre des 1,3 dollar, cela nous enlève un point de  croissance. Si l’euro reste à ce niveau, nous n’avons aucune chance d’avoir une croissance de 0,8% cette année, comme le gouvernement le prévoit. Potentiellement, on va même vers une baisse du PIB en 2013″. Le scénario « catastrophe » pourrait donc avoir lieu, à en croire l’économiste : avec une croissance atone, voire la récession, le chômage augmentera, de même que les déficits publics et la dette. « Il faut d’abord voir si cette situation perdure. Mais je ne crois pas que l’euro puisse repartir à la baisse tout de suite », conclut pour sa part Céline Antonin. Face à ce scénario qui se répète, les solutions à apporter sont toujours aussi délicates. A elle seule, la France ne peut rien. La réponse devra être apportée par l’ensemble de la zone euro. Mais le problème est le même : les disparités entre les pays membres sont nombreuses, ce qui complique toute recherche de position commune. « L’euro à 1,35 dollar, c’est gérable pour l’Allemagne, qui est plus compétitive. Pas pour nous. Le niveau ‘normal’ de l’eurodollar pour  la France serait plutôt de 1,05″, explique Marc Touati. « Pour résoudre cette situation, il faudrait d’abord que la Banque centrale européenne baisse son taux d’intérêt, de 0,75% à 0,25%, pour s’aligner sur celui de la Fed américaine », affirme l’économiste. « Il lui sera difficile de le faire. Ce n’est pas l’optique de l’Allemagne. Et même si ce taux baisse, il n’apportera pas grand-chose à ce niveau-là », répond de son côté Céline Antonin. Plus complexe à trouver, un compromis des Etats membres de la zone euro serait une réponse plus adéquate. « Il faut qu’ils se mettent d’accord pour écrire, noir sur blanc, le taux qu’ils souhaitent », pense Marc Touati. Avant de rajouter : « Mais encore une fois, ce n’est pas l’intérêt des Allemands ». « Les Américains utilisent le taux de change dans leur politique monétaire, de même que les Chinois et les Japonais. Il n’y a que les Européens qui ne font rien. Nous sommes les dindons de la farce.

 

 

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Crédit agricole : pertes historiques

Crédit agricole : pertes historiques

La banque Crédit Agricole a annoncé vendredi des dépréciations massives au quatrième trimestre qui devraient entraîner des pertes historiques en 2012. La banque prévoit pour 2,676 milliards d’euros de dépréciations d’écarts d’acquisition, un jeu d’écriture comptable qui aura un impact négatif équivalent sur ses résultats, selon un communiqué.

 

 

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FMI : pour une taxe sur les transactions financières

FMI : pour une taxe sur les transactions financières

Ce nets pas un propos d’extrême gauche mais du FMI : la fiance est sous taxée. Le secteur financier est « sous-taxé » et doit payer une « part équitable » de la crise, a estimé jeudi un porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), à l’heure où l’Europe prépare une taxe sur les transactions financières.   »Le secteur financier est sous-taxé et doit payer une part équitable afin d’atténuer le coût de la crise actuelle et contribuer à limiter le coût de toute crise future », a estimé ce porte-parole, Gerry Rice, lors d’une conférence de presse à Washington, apportant son soutien à l’initative européenne.   »Une taxe sur les transactions est une façon d’y parvenir », a-t-il ajouté.  Onze pays européens, dont la France et l’Allemagne, sont tombés d’accord pour mettre en place une taxe sur les transactions entre institutions financières (banques, hedge funds…) qui pourrait rapporter entre 30 et 35 milliards d’euros par an.  Selon le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici, elle ne devrait toutefois pas voir le jour au mieux avant la fin 2014.  Selon M. Rice, le FMI défend également l’instauration d’une taxe sur « l’activité financière » et non pas simplement sur les transactions.

 

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L’Etat en « faillite financière » pour 63% des Français

L’Etat en « faillite financière » pour 63% des Français

 

 

Dans le débat quasi théologique sur la faillite ou pas de l’Etat, les français ont tranché ; 63% des français estiment en effet que l’Etat est bien en situation de faillite. Finalemenet une bonne évaluation de la situation même si juridiquement l’Etat n’est pas en cessation de paiement tant qu’il peu emprunter pour fiancer ses dépenses. Près de deux Français sur trois (63%) sont d’accord avec l’idée qu’ »en France, l’Etat est en faillite », selon un sondage de l’institut CSA pour BFMTV publié jeudi. Interrogés sur le fait de savoir s’il est « justifié de dire que l’Etat est en faillite », 45% des sondés ont estimé « plutôt justifiée » une telle affirmation, tandis que 17% l’ont jugée « tout à fait justifiée », soit un total de 63%.  A l’inverse, 33% des personnes interrogées se sont dites en désaccord avec cette idée. Pour 25%, elle n’est « pas vraiment justifiée », et elle ne l’est « pas du tout » pour 8%. 5% ne se sont pas prononcés.  Pour décrire, selon ses dires, la situation prévalant en 2007, et non la situation actuelle, le ministre du Travail Michel Sapin avait approuvé dimanche la formule de François Fillon utilisée cette année-là et parlant d’un Etat « en faillite ».

 

 

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Tapie-Lagarde: « spoliation des contribuables »

Tapie-Lagarde: « spoliation des contribuables »

Les locaux des protagonistes de l’arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas ont été récemment perquisitionnés, trois juges d’instruction enquêtant sur les conditions dans lesquelles l’homme d’affaires a été indemnisé par l’Etat.   »Je pense depuis le premier jour de cette affaire qu’il y a là un scandale d’Etat », a expliqué sur LCI le patron du MoDem qui s’est toujours élevé contre le choix et les conditions de l’arbitrage dans ce dossier.   »On parle de l’affaire Tapie mais ce n’est pas Bernard Tapie la question, la question, c’est l’Etat », a-t-il lancé.   »(…) C’est l’Etat qui a organisé en son sein une spoliation de l’argent des contribuables pour une somme astronomique », a accusé l’ancien candidat à la présidentielle, estimant qu’une telle décision n’a pu être prise sans que « les plus hautes autorités de l’Etat de l’époque, c’est à dire évidemment l’Elysée » en soient informées.  Interrogé sur le rôle de Christine Lagarde qui a toujours affirmé avoir agi seule, François Bayrou a estimé possible que l’ancienne ministre de l’Economie soit de bonne foi.   »Elle dit: +je n’ai jamais parlé de cela avec Nicolas Sarkozy+. C’est tout a fait possible, compte-tenu de l’organisation de la République, que cela passe par d’autres canaux, que les conseillers, les cabinets reçoivent des instructions et que le ministre a soin de ne pas être associé directement à cette affaire », a-t-il concédé.  M. Bayrou s’est félicité qu’un réquisitoire supplétif (élargissement de la saisine des juges par le parquet, ndlr) ait été pris pour « enquêter dans la direction du faux et du détournement d’argent public ».   »Et s’il y a une falsification, une fraude, alors cela veut dire qu’il faudra que l’on rembourse au contribuable », a-t-il conclu

 

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Réforme bancaire : les banquiers freinent

Réforme bancaire : les banquiers freinent

 

La réforme est pourtant loin des ambitions de départ mais les banquiers freinent encore. Pourtant les 1000 milliards prêtés pour le sauvetage des banques européennes semblaient bien se justifier par les conséquences d’une spéculation hasardeuse ; ou alors les banquiers ont déjà perdu la mémoire. Les dirigeants des banques françaises ont tenté mercredi matin de convaincre les parlementaires des menaces que font planer à leurs yeux le projet de réforme bancaire du gouvernement sur leurs activités. Le Parlement doit examiner à partir du 12 février le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires dont les grandes lignes ont été présentées par le gouvernement fin décembre. « Nous pensons que compte tenu du nombre de réformes qui sont arrivées ces dernières années, cette évolution n’était ni une urgence, ni une priorité », a déploré Jean-Paul Chifflet, directeur général de Crédit agricole S.A. et président de la Fédération bancaire française (FBF). « C’est un texte contraignant car il va amener des bouleversements. Il donne des pouvoirs considérables au superviseur », a-t-il ajouté au cours d’une audition organisée par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, a de son côté estimé que la législation, telle qu’envisagée actuellement par le gouvernement, risquait d’avoir une influence néfaste sur le positionnement des banques françaises par rapport à leurs concurrentes internationales. « Il faut bien comprendre que dans un monde ouvert nos clients sélectionnent leurs prestataires, il faut préserver la compétitivité des banques françaises », a-t-il dit, préoccupé de voir la France légiférer avant d’autres pays de la zone euro. La Commission européenne a confié l’an dernier au gouverneur de la Banque de Finlande, Erkki Liikanen, la présidence d’un organe chargé de réformer la structure du secteur bancaire européen. Ses recommandations, strictes en matière de séparation des activités des banques, servent actuellement de cadre de réflexion à la Commission. Lors d’une autre audition dans la matinée devant la commission des finances du Sénat, le sénateur UMP Philippe Marini a toutefois défendu l’initiative du gouvernement, sans pour autant s’exprimer sur le fond du projet de réforme bancaire.

 

 

 

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«L’euro est trop haut» pour Montebourg

«L’euro est trop haut» pour Montebourg

C’est tout juste si on prend conscience que la guerre des monnaies est engagée ; Montebourg estime, lui que l’Euro est trop ; D’autres commencent à inquiéter de la politique du Japon (qui vise à faire diminuer le yen) et de celles d’autres pays comme les Etas-Unis ou la Chine. Le taux de change de l’euro est trop élevé par rapport aux autres grandes devises, a estimé Arnaud Montebourg ce mardi, ajoutant sa voix au débat actuel autour du niveau de la monnaie unique. Selon le ministre du Redressement productif, qui s’exprimait en marge d’une conférence de presse sur la «marque France», le gouvernement français est «attentif» au niveau de l’euro, dont certains craignent qu’il handicape les exportations européennes.  «L’euro est trop haut par rapport à ce que l’économie européenne, pas seulement française, est en droit d’attendre, a estimé Arnaud Montebourg. Ce n’est pas une petite histoire, nous sommes attentifs à cette question qui est débattue au sein de l’Eurogroup et qui fait l’objet de toute l’attention du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement français». Selon le ministre, champion de la réindustrialisation, «une hausse de dix centimes d’euro c’est un milliard de chiffre d’affaires en moins pour EADS», le géant européen de l’aéronautique. La monnaie commune européenne évoluait mercredi au-dessus de 1,35 dollar pour la première fois depuis décembre 2011, réveillant un débat régulier sur le «bon» niveau de change avec les autres grandes devises. Un euro fort, s’il rend moins cher les importations extra-européennes, pénalise en revanche les exportations vers les autres zones monétaires. Le fameux rapport Gallois, jugeant que «le redressement de la compétitivité (…) est pour partie lié à un niveau plus acceptable de l’euro», chiffrait lui-même ce niveau «entre 1,15 et 1,2 dollars pour un euro», La France, qui a perdu des parts de marchés à l’export ces dernières années et qui a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d’euros, tente par tous les moyens de doper sa compétitivité.

 

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Etats-Unis: même politique de la FED tant que le chômage ne baissera pas

Etats-Unis: même politique de la FED tant que le chômage ne baissera pas

La Fed avait frappé un grand coup au mois de décembre, et les économistes estiment dans l’ensemble que la banque centrale devrait laisser au public le temps de digérer ses dernières annonces et donc ne rien changer au cap actuel de sa politique monétaire.  La banque centrale avait décidé le 12 décembre de racheter sur les marchés des titres adossés à des créances immobilières et des obligations d’Etat américaines pour un montant total de 85 milliards de dollars par mois jusqu’à nouvel ordre, et en liant l’évolution de son taux directeur, quasi nul depuis quatre ans, à celle du chômage.  Le FOMC avait précisé que ces achats exceptionnels continueraient « tant que la perspective du marché du travail ne s’améliorerait pas nettement » et que le taux directeur de la Fed resterait entre 0 et 0,25% tant que le taux de chômage officiel resterait au-dessus de 6,5%, que les perspectives d’inflation à moyen terme ne dévieraient pas de plus d’un demi point au-dessus de l’objectif de la Fed (2,0%) et que les attentes d’inflation à long terme resteraient stables.  En un mois et demi, la situation économique des Etats-Unis n’a guère changé. Le taux de chômage officiel est resté en décembre à son niveau de novembre (7,8%), et la première estimation gouvernementale du produit intérieur brut d’automne devrait confirmer mercredi matin que la croissance économique américaine a nettement ralenti au quatrième trimestre.

 

 

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France : faillite ou pas ? En tout cas sur le chemin !

France : faillite ou pas ? En tout cas sur le chemin !

 

Juridiquement la France n’est pas en faillite puisqu’elle n’est pas en cessation de paiement et qu’elle comble ses insuffisances de recettes par l’emprunt ; encore 200 milliards seront empruntés en 2013. C’est évidemment beaucoup car la dette atteint 90% du PIB.  Pour résumer ont doit l’équivalent d’une année de richesse nationale. Une dérive qui a commencé en 1974 (21% à l’époque). Il faut évidemment rembourser pour éviter cette faillite mais on ne rembourse que les intérêts et encore. 46 milliards sont ainsi consacrés au remboursement de ces intérêts (première dépense de l’Etat. En cause évidemment la dépense publique excessive par rapport aux recettes fiscales. La dépense publique dépasse 56% du PIB (environ 1000 milliards) et les marges de manouvre sont très faibles puisqu’on ne touchera pas au nombre de fonctionnaires C’est pourtant le problème central car non seulement la masse salariale de ces fonctionnaires pèsent lourdement sur le budget mais aussi nombre de ces fonctionnaires génèrent des dépenses et autres procédures administratives couteuses pour la puissance publique, les entreprises et les français en général.  En question  aussi  le financement des retraites et des dépenses sociales en général (maladie, invalidité, chômage, aides sociales de toutes natures). Plusieurs dizaines de milliards à trouver annuellement qui dépendront  aussi des ressources largement hypothéquées par l’absence de croissance. En l’absence de croissance, le chômage est condamné à progresser, de l’ordre de 1000 chômeurs en plus par jour ; donc moins de cotisations et plus de d’allocations (une vingtaine de milliards de déficit cumulé).  Dernier aspect très inquiétant pour la santé économique et financier, le commerce extérieur avec un déficit de l’ordre de 70 milliards. Une sortie de devise qu’il faut équilibrer par l’emprunt. Surtout un indicateur qui montre que la France a perdu sa compétitivité tant à l’extérieur qu’à linérieuer.la France en faillite ? Sans doute non mais sur une pente qui inévitablement conduira à un relèvement des taux d’intérêts qui viendront encore alourdir la dette (le processus engagé depuis 1974) ; .la recette aujourd’hui, c’est l’impôt mais on atteint aujourd’hui le point de déséquilibre car chaque augmentation de prélèvement obligatoire tue un peu plus la croissance et l’emploi ; bref le cercle vicieux.

 

 

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Pacte de stabilité : remis en cause en France et ailleurs 2013

Pacte de stabilité : remis en cause en France et ailleurs 2013

A peine signé, le pacte de stabilité est déjà remis en cause dans les faits. De toute évidence, les pays européens très endettés ne pourront tenir les objectifs y compris la France. La commission européenne par la voix de son commissaire aux affaires économiques a d’ailleurs convenu qu’il fallait sans doute donner un peu plus de temps à l’Espagne qui s’enfonce en matière de croissance, d’emploi mais aussi de dettes. Ramener le déficit français à 3% est à la fois illusoire et dangereux ; c’est aussi ce que pense maintenant  la directrice générale du FMI ;  s’exprimant à Davos, elle a non seulement estimé l’objectif français de ramener le déficit public à 3% «extraordinairement ambitieux», mais a aussi appelé les Européens à décider «collectivement» de «prendre un peu plus de temps plutôt que d’avancer à marche forcée» pour rétablir les finances publiques. «L’effet des plans d’austérité sur la croissance est plus fort que ce que nous avions anticipé il y a trois ou quatre ans», a-t-elle concédé, en rappelant que l’Espagne avait pâti d’être allée trop vite dans la rigueur l’année dernière. En faiat la France se prépare à dépasser son objectif de déficit mais voudrait bien que l’Europe l’y encourage d’une manière ou d’une autre. Dans les faits pour la croissance, l’objectif de 0.8% ne pourra être atteint puisqu’on connaitra la stagnation… au mieux.  «Si la croissance devait tomber au-dessous de 0,5% en 2013, nous ne ferions pas de nouvel ajustement budgétaire; on ne peut pas demander plus aux Français cette année», confiait-on récemment à l’Élysée.  À Bruxelles, le gouvernement compte ensuite insister sur les efforts menés pour améliorer le déficit structurel – celui qui ne tient pas compte des effets de la crise et des événements ponctuels. En fait un concept très approximatif qui autoriserait des déficits nettement plus importants que prévus. Progressivement la FMI d’abord, la commission européenne ensuite, la France enfin semblent prendre conscience que l’austérité à marche forcée tue la croissance et l’emploi.

 

 

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Caisse d’Epargne : après kerviel, un autre lampiste condamné ou la justice implacable !

Caisse d’Epargne : après kerviel, un autre lampiste condamné ou la justice implacable !

 

Des dizaines de milliards paris en fumée du fait de la spéculation irresponsable des banques ; pourtant en France aucun grand patron de banques n’a eu la moindre condamnation. Certes certains ont été débarqués mais avec de confortables retraites chapeau. Un justice implacable donc mais pour   les pauvres  types. Deux responsables donc  seulement pour l’instant ; deux lampistes-qui payent pour tous les autres. Dernière condamnation en date celle d’un trader de la caisse d’épargne.  Qui fait perdre en abusant de la confiance de la banque, paye. C’est bien la «jurisprudence» Kerviel qui a été appliquée dans l’affaire Picano-Nacci . Ce faisant, en condamnant ce matin l’ex-trader de la Caisse d’Epargne, accusé d’avoir fait perdre 315 millions d’euros à la banque, à deux ans de prison avec sursis pour abus de confiance, le tribunal correctionnel de Paris n’a pris aucun risque. Boris Picano-Nacci devra en outre rembourser l’intégralité des pertes, soit 315 millions d’euros, au titre des dommages et intérêts à la banque. L’emprisonnement avec sursis signifie que Boris Picano-Nacci n’ira pas en prison, mais les dommages et intérêts sont «impossibles à la dimension d’un homme», a admis en sortant de l’audience l’avocat de la banque, Jean Reinhart, qui a expliqué que celle-ci pratiquerait «le recouvrement avec tact, intelligence et discernement». L’avocat dit espérer que «l’affaire s’arrête là» et examinera avec l’avocat de Boris Picano-Nacci, Martin Reynaud, «quelque chose de supportable». Comme dans l’affaire Kerviel, l’ex-trader de la Société Générale, le tribunal a fait une stricte application de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui veut que l’intégralité du dommage soit réparée par la personne qui a commis le délit quelle que soit l’attitude de la victime. En d’autres termes, peu importe les mots très durs de la Commission bancaire envers les défauts de surveillance de la banque, Boris Picano-Nacci, comme Jérôme Kerviel, a, pour les juges, outrepassé son mandat. A une différence près. Les deux traders ont des personnalités bien différentes. Boris Picano-Nacci «n’est pas une faussaire, il n’a jamais eu l’intention de nuire à la banque mais s’est laissé entraîner dans une dérive dangereuse par un sentiment de toute-puissance et un déni du mandat qui lui était confié», avait noté dans son réquisitoire le procureur Serge Roques. Le tribunal, lui ne s’attarde pas sur la personnalité du trader et, reprenant une des argumentations de l’ordonnance de renvoi, note que «même s’il n’est pas établi qu’il [Boris Picano-Nacci, NDLR] a agi par malveillance a commis de graves détournements (…) [en] se lançant dans une série d’opérations à haut risque au mépris des instructions reçues de sa hiérarchie et en profitant des imperfections du système de contrôle». Pour la défense, les agissements de Boris Picano-Nacci relevaient au contraire de «fautes professionnelles» sans intention frauduleuse.

 

 

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Séparation activités bancaires : la BCE hésite toujours

Séparation activités bancaires : la BCE hésite toujours

La belle unanimité sur la séparation des activités bancaires semblent avoir fait long feu ; même la BCE hésite encore. Dans un document publié ce lundi 28 janvier, la Banque centrale européenne (BCE) explique sa position sur le rapport Liikanen, qui prônait l’isolation de certaines activités bancaires dans une filiale distincte. « De manière générale, l’Eurosystème (des banques centrales de la zone euro) voit un intérêt à séparer certaines activités à haut risque des institutions financières qui ne sont pas associées à la fourniture de services aux clients », explique la BCE dans ce document résumant sa position sur le rapport Liikanen. Mais elle ajoute que « de nouvelles analyses sont nécessaires sur la possibilité de permettre à l’entité recueillant les dépôts de jouer un rôle de ‘market-maker’ (animation de marché, ndlr), en fonction de certaines limites ».

 

 

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La France n’est pas en faillite, selon Moscovici

La France n’est pas en faillite, selon Moscovici

Pour Sapin et Fillon la France est en faillite, pas pour Moscovici ou Juppé. . Argument de Moscovici, la preuve : on peut emprunter à des taux bas (à peu près comme l’inflation officielle à long terme). En fait avec un endettement de près de 90% du PIB (soit selon les calculs de 30 à 40 000 euros par français), la situation n’est pas brillante ; elle serait même catastrophique s’il ne s’agissait pas d’un Etat dont la garantie est en fait la croissance  de  l’impôt mais qui lui aussi a des limites puisqu’il tue la compétitivité et l’emploi.  Donc pas vraimenet en faillite mais dans un cercle très vicieux. La France est un pays crédible et solvable, a affirmé lundi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, tentant de dissiper les craintes suscitées par les déclarations de son homologue du Travail Michel Sapin, disant que le pays était « totalement en faillite ».   »C’est une image. C’est pour dire que c’est compliqué, c’est dur, que le redressement des finances publiques est un impératif et ce n’est pas simple », a tenté d’expliquer M. Moscovici sur la radio France Info.  Pour le ministre, son collègue reprenait tout simplement dimanche une phrase de l’ancien Premier ministre de droite François Fillon prononcée en septembre 2007, disant qu’il était à la tête d’un « Etat totalement en faillite ».   »Ce qu’il signifiait par là c’était que la situation des finances publiques était préoccupante. Si elle était préoccupante en 2007-2008, elle est plus préoccupante aujourd’hui puisqu’ils ont accumulé 600 milliards d’euros de dette publique, mais le terme n’est pas tout à fait approprié parce que la France est un pays qui n’a pas besoin de fermer les services publics de manière massive ».  Après l’explication, M. Moscovici s’est voulu rassurant.  La France est un pays vraiment solvable, la France est un pays vraiment crédible, la France est un pays qui entame son redressement », a vanté le ministre prenant pour exemple la confiance des marchés à l’encontre de la dette française.  La France « est un pays qui a un crédit sur les marchés: nous empruntons aujourd’hui à 2,2% (à long terme), soixante points de base (0,6 point de pourcentage) de plus que l’Allemagne, alors qu’il y a un an c’était cent quarante points de base. Et donc nous avons considérablement amélioré notre image ».

 

 

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