Archive pour la Catégorie 'finances'

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Kerviel : encore bouc-émissaire dans l’affaire Panama Papers ?

Kerviel : encore bouc-émissaire dans l’affaire Panama Papers

La meilleure défense c’est l’attaque, ce qu’a fait  la société générale en détournant l’objet des accusations.  Pour le patron de la société générale la banque n’a strictement rien à se reprocher et toute affirmation constitue une calomnie dont est  d’ailleurs coupable Jérôme Kerviel qui a déclaré que la Société Générale était multirécidiviste de ces  infractions. Du coup la banque va attaquer une nouvelle fois le bouc émissaire Kerviel ; un bouc-émissaire  qui lui avait déjà servi à masquer ses propres erreurs de gestion dans l’affaire des 5 milliards évaporés dans la spéculation. . D’ici qu’on demande à Jérôme Kerviel de rembourser le montant des éventuelles évasions fiscales il n’y a qu’un pas que pourrait franchir la société générale qui évidemment n’a pas peur du ridicule, ni d’ailleurs des autorités de régulation ou du pouvoir politique. Et qui menace même toute personne dénonçant ses pratiques ! «Les propos calomnieux tenus à l’encontre de la Société générale et ses dirigeants par Jean-Luc Mélenchon et les membres du comité de soutien de Jérôme Kerviel qui, il faut le rappeler, a été condamné au pénal à plusieurs reprises pour faux et usage de faux et abus de confiance, sont, non seulement intolérables et inacceptables pour la Société générale et pour ses 145 000 salariés, mais surtout relèvent de la diffamation», estime la banque dans un communiqué. La «Société générale ne laissera pas proférer de telles accusations à l’encontre de l’entreprise et de ses dirigeants et a donc donné instruction de lancer les actions judiciaires en diffamation à l’encontre de M. Mélenchon, M. Koubbi et M. Kerviel ainsi que de toute personne qui proférerait de tels propos», ajoute-t-elle. La Société générale fait partie des banques mentionnées dans l’affaire Panama Papers pour avoir ouvert pour le compte de clients 979 sociétés offshore en faisant appel au cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca en une quarantaine d’années.

Trading des particuliers : arnaque et piège à cons

Trading des particuliers : arnaque et piège à cons

 

C’est la nouvelle mode, l’épargnant est invité à se transformer en trader. Une véritable escroquerie puisque ces épargnants ont perdu 4,5 milliards d’euros depuis 2010 avec le trading en ligne d’après l’autorité des marchés financiers qui lancent une alerte L’Autorité des marchés financiers (AMF), l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et le parquet de Paris tirent la sonnette d’alarme. En cause le fait que les sites incitant à se transformer en trader étaient 4 en 2010 et qui sont aujourd’hui 360 est souvent situés dans des lieux très exotiques. Une arnaque évidemment puisque les épargnants sont invités à spéculer notamment sur le marché des changes. Un marché par ailleurs particulièrement complexe. Où il convient d’être particulièrement formé et spécialisé. Ce qui est le cas dans les grands établissements financiers. D’une manière générale l’épargnant moyen n’a ni la formation,  ni les moyens pour intervenir directement sur les marchés boursiers par ailleurs s’il veut disposer d’un véritable gestionnaire de portefeuille spécialisé il doit investir un minimum de 150 000 €. En dessous la gestion relève du bricolage. Il ne faut pas oublier que les grands établissements financiers sont eux capables d’évaluer les tendances du marché et de passer leurs ordres en quelques secondes, dixièmes de seconde voire même millièmes de seconde. Bref le trading des particuliers constitue une véritable arnaque pour les sites illégaux est un piège à cons pour les sites légaux.  Les sites internet visés proposent surtout deux types de placement. Soit il s’agit d’acheter et revendre des devises sur le Forex, le marché des changes. Soit ce sont des « options binaires » prises sur des devises, des actions ou d’autres marchés: vous pariez sur l’évolution de l’actif à très court-terme (30 minutes ou une heure), vous remportez la mise si le pari se réalise ou perdez tout dans le cas contraire, du pur casino! Dans les deux cas, les pertes sont fréquentes et peuvent être colossales, bien plus importantes que la mise de départ. Quelques grands acteurs du Forex sont régulés en France (Saxo Banque) ou au Royaume-Uni (IG Markets, FXCM). Mais la plupart des courtiers en ligne sont pilotés en sous-main depuis Israël, qui a fait de cette industrie sa spécialité, et sont enregistrés à Chypre, qui est peu regardante sur les pratiques commerciales. En effet, depuis une directive européenne mise en œuvre en 2007, il suffit de détenir l’agrément d’une autorité européenne pour avoir le droit de proposer ses services sur tout le continent. Sans oublier enfin les nombreux sites clandestins qui ne détiennent aucun agrément: la liste noire de l’AMF en compte 360. « Quand vous contactez ce genre de site, vous subissez ensuite un vrai harcèlement téléphonique, l’interlocuteur se présente avec un nom bien français et cherche à obtenir un virement de votre part ou pire votre numéro de carte bleue », explique Benoit de Juvigny, le secrétaire général de l’AMF, qui a enregistré 1.656 réclamations de particuliers l’an passé, contre 64 en 2010. Les sites n’hésitent pas à manier la publicité mensongères et à faire miroiter des rendements irréalistes: ainsi, la société chypriote Pegase Capital proposait aux déçus du Livret A, désormais rémunéré à 0,75%, un « Plan B » à 12% reposant sur les options binaires. « Nous arrivons à bloquer quatre ou cinq sites non autorisés par an mais c’est très compliqué de fournir les preuves pour entamer une procédure, concède Benoît de Juvigny. Quant aux sites régulés à Chypre, on met une pression énorme sur notre homologue, la Cysec. On a obtenu des sanctions allant de 100.000 à 300.000 euros. Malheureusement, on a l’impression que les sites paient et continuent à fonctionner comme avant. »

Vers la suppression des chèques ?

Vers la suppression des chèques ?

 

Progressivement le ministère des finances resserre la vis des moyens de paiement. Après la baisse du montant  autorisé pour les paiements en espèces c’est maintenant le chèque qui est en cause. Pour en limiter l’utilisation on commencera donc par réduire sa durée de validité. Une première mesure sans doute pour progressivement encourager les paiements par carte, virement et prélèvement. En fait il s’agit d’opérer un contrôle plus strict des transactions et de les soumettre éventuellement à la fiscalité. Officiellement il s’agit de protéger le consommateur mais on aura compris que dans cette affaire c’est surtout Bercy qui veut protéger ses intérêts. De ce point de vue les arguties avancées par le ministère des finances laissent rêveur ! Le projet de loi Sapin 2 relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, présenté ce mercredi par Michel Sapin, lui donne l’opportunité de faire bouger les choses. Aujourd’hui, le code monétaire et financier prévoit que le chèque a une durée de validité d’un an. Cette durée va être réduite à six mois. Bercy veut ainsi encourager l’utilisation de moyens de paiement alternatif (cartes, virements, prélèvements,…) et diminuer l’incertitude liée au délai d’encaissement du chèque. «Même s’il est encore plébiscité par une fraction de la population, pour sa simplicité d’usage et sa gratuité, ainsi que la possibilité de paiements fractionnés, le chèque présente plusieurs inconvénients, notamment un circuit d’encaissement peu fluide (risque de pertes du chèque par le bénéficiaire, l’incertitude sur la date d’encaissement du chèque, vérification de l’identité en caisse…), le risque d’impayés pour les commerçants qui conduit nombre d’enseignes à les refuser et les coûts de traitement pour les banques et les commerçants», argumente le ministère des Finances. Progressivement, les citoyens vont devoir adapter leurs habitudes. Certes, le chèque arrive après la carte bancaire, les prélèvements, et les virements, comme moyen de paiement; et certes, il connaît un déclin régulier (-4,8% en 2014). Mais quelque 2,5 milliards de chèques ont quand même été émis en 2014, pour un montant total de plus de 1200 milliards d’euros (soit 5% des paiements). Une spécificité bien française! Nous sommes à l’origine de plus de 70% des chèques émis au sein de l’Union européenne

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

 

Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène

 

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. qui est distribué dans de nombreux

La crypto-monnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

BlockChain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts).

Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. Blockchain/bitcoin sont sur la même voie.

 

Banque : après la société générale, le crédit agricole, LCL ferme aussi des agences

Banque : après la société générale, le crédit agricole, LCL ferme aussi des agences

La tendance structurelle à la très nette baisse des effectifs dans les banques se confirme. 600 000 emplois ont déjà été supprimés dans le monde depuis la crise de 2009. Pour l’avenir on prévoit la suppression de 50 % des emplois dans les banques françaises. Cette fois il s’agit de LCL. L’objectif pour LCL est de passer de 1 887 agences actuellement à 1640 en 2020, soit 247 fermetures. En revanche, la banque dément les chiffres sur les éventuels suppressions d’emplois de près de 400 agents avancés par les syndicats. «Il n’y a encore aucune projection précise à ce stade», précise un porte parole de la banque. Quoiqu’il en soit, avec le développement d’internet et les nouvelles habitudes des clients pour aller consulter leurs comptes et effectuer les petites opérations directement avec leur ordinateur ou leur smartphone, la fréquentation des clients s’érode dans les agences. Ce sont donc les agences dites «secondaires», avec deux ou trois salariés, qui seraient dans le viseur. Selon une étude du cabinet Deloitte, 24% des Français ne vont plus rencontrer leur banquier, contre 14% en 2014. Ils seraient d’ailleurs 13% à n’utiliser que les services en ligne pour gérer leurs comptes. Selon une autre étude de Médiamétrie-NetRatings, chaque jour, 5,2 millions de clients se connectent au site Internet de leur banque.
Cependant le groupe qui sera dirigé à partir du 4 avril par Michel Mathieu, l’actuel directeur général adjoint de Crédit Agricole SA, LCL va poursuivre sa politique de recrutement dans d’autres activités. L’objectif est de recruter en moyenne 1 000 CDI par an jusqu’en 2018. En 2015, la banque a recruté 1 500 agents.
Par ailleurs, la banque va lancer une grande opération de lifting dans ses principales agences. Déjà 40 agences ont été rénovées et modernisées sur le modèle de sa nouvelle vitrine située au 19 boulevard des Italiens à Paris et inaugurée au mois de novembre. Les clients peuvent trouver notamment sur place un accès au Wifi et des tablettes informatiques. Près de 1 200 agences principales et 400 agences secondaires devraient bénéficier de ce coup de jeune. LCL va investir au total 600 millions d’euros dans cette opération.
LCL n’est pas la seule à s’adapter à cette nouvelle donne. La Société générale a annoncé un plan de réorganisation de ses plates-formes de traitements des opérations clients en France. L’activité sera progressivement concentrée sur 14 sites d’ici à 2020, au lieu de 20 actuellement. Là aussi cela se traduira par la suppression d’environ 550 postes sur cinq ans mais «sans licenciement économique ni départ contraint», selon la banque.

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

 

 

 

C’est presque unanimement que la presse allemande condamne les mesures de politique accommodante prise par le président de la BCE ;  une condamnation qui concerne surtout la baisse de rémunération pour l’épargne et indirectement la baisse de l’euro que cela va entraîner. Comme d’habitude,  l’Allemagne défend le principe d’une monnaie forte et combat la dévaluation compétitive. La presse allemande a la dent dure avec la Banque Centrale Européenne au lendemain de l’annonce par l’institution d’un paquet de mesures aussi amples qu’inédites en vue de combattre la faible inflation en zone euro. Le quotidien économique « Handelsblatt » fait ce vendredi sa Une en montrant un Mario Draghi allumant un cigare avec un billet de 100 euros en flamme, le tout sous-titré « Whatever it takes. Le jeu dangereux de Mario Draghi avec l’argent des épargnants allemands ». Un titre du reste montré la veille dans les pages du journal, à la manière d’un « teaser », comme si la réunion de jeudi n’avait rien changé au constat qui prévalait avant … Ce qui est neuf et inquiétant, note en revanche l’éditorialiste, est que « le marché a perdu la confiance en Mario Draghi, le magicien des marchés ». Le journal en veut pour preuve qu’après le cours feu d’artifice en bourse de jeudi, à la suite de l’avalanche de mesures annoncées par la BCE, les places financières ont cédé à la désillusion . Le verdict : « Draghi et ses troupes ont creusé eux-mêmes un trou d’où ils peuvent à peine sortir. Et ils creusent maintenant encore plus profond ». Mais en chemin vers un objectif d’inflation de 2% devenu « illusoire » à atteindre, la BCE va provoquer « des dégâts collatéraux énormes » avec à la clé diverses bulles financières, des banques encore plus fragilisées, et l’expropriation des épargnants. La BCE est ainsi en bonne voie pour « perdre la confiance », y compris chez ses plus fervents partisans durant la crise financière. « Le président de la BCE Mario Draghi a choisi lui-même la mauvaise voie », renchérit le quotidien de centre-gauche « Süddeutsche Zeitung ». « Il déprécie l’argent sans générer de la croissance. Au lieu de cela, il exproprie les épargnants de facto et se prive d’armes contre une véritable crise qui pourrait bientôt survenir à travers le monde. Boursicoteurs et politiciens se sont habitués à l’argent pas cher comme à une drogue, laquelle doit résoudre leurs problèmes. Au lieu de cela, nous devrions tous en ressentir les effets secondaires. Le président de la BCE a mis le feu à tout son arsenal l. Avec quel argent va-t-il soutenir l’Europe si une nouvelle grosse dépression à la 2008 devait se reproduire ? Mario Draghi est en route pour ruiner l’avenir de l’Europe », s’emporte le journal bavarois. Le quotidien conservateur « Frankfurter Allgemeine Zeitung » souligne de son côté que « pour Draghi il n’y a pas de limite, du fait que la BCE déclare elle-même que tout ce qu’elle fait est du ressort de son mandat. Cela est dangereux pour un organe indépendant de la politique comme une banque centrale. Néanmoins, la Cour européenne de justice, en conflit avec la Cour constitutionnelle allemande à propos de l’achat d’obligations d’État par la puissante institution européenne, lui a délivré un laissez-passer – bien que la BCE ne soit soumise à aucun contrôle démocratique, en dehors du fait que ce sont les chefs d’Etats et de gouvernements qui désignent ses administrateurs », note le journal francfortois. Taux de refinancement amené à zéro, taux sur les dépôts enfoncé en territoire négatif, rachats d’actifs en quantité toujours plus importante…

La taxe « mortelle » sur les transactions financières

La taxe « mortelle » sur les transactions financières

0,1% sur les actions et obligations et 0,01% sur les produits dérivés, ce que proposerait  l’Europe avec une décision d’ici juin. Une décision qui avait été considérée  comme mortelle et suicidaire par le Président de la Société Générale. Interdit de rire à ces propos du responsable d’une banque qui a laissé s’envoler des milliards par pure spéculation. La taxe sur les transactions financières (TTF) que veulent imposer 11 pays européens est « tout simplement un suicide pour le marché financier européen » puisque « tous les grands centres financiers de la planète en seront exclus », estime le président de Société Générale .  »Cette taxe repose sur des fondements idéologiques. La plus grande partie de ces promoteurs n’y croient pas eux-mêmes », « L’Europe est en train de mettre un but contre son camp avec la TTF. Cette taxe ne va quasiment rien rapporter aux pays qui l’imposeront et elle va pénaliser les clients finaux », avance le responsable. Dans le cadre d’une coopération renforcée, 11 pays européens négocient depuis 2011 sur cette TTF, une mesure qui devait être initialement mise en œuvre au 1er janvier 2016 mais a finalement été repoussée. La Commission européenne a pris position pour une taxe d’un montant de 0,1% sur les actions et obligations et 0,01% sur les produits dérivés, une proposition ambitieuse qui ne fait toutefois pas l’unanimité parmi les 11 Etats concernés. Actuellement la France, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, l’Autriche, la Slovénie, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la Slovaquie discutent de la mise en œuvre de cette taxe. L’idée de taxer les transactions financières remonte aux années 1970, avec la proposition de la taxe Tobin, du prix Nobel d’économie James Tobin. Elle avait connu un nouvel élan en 2011 quand la crise financière faisait rage dans l’Union européenne. Les Etats devaient alors débourser des milliards d’euros provenant de l’argent des contribuables pour sauver les instituts financiers et il semblait donc légitime d’associer ces derniers au coût des crises futures.   Berlin et Vienne ont promis lundi une décision finale en juin sur la taxe sur les transactions financières (TTF), que dix pays de l’UE veulent mettre en œuvre. « Dans trois mois, nous allons prendre une décision finale », a affirmé à Bruxelles le ministre autrichien des Finances, Hans-Jörg Schelling, dont le pays pilote les discussions sur la TTF, un impôt hautement controversé.

Bourses européennes à la baisse : toujours le yo-yo

Bourses européennes à la baisse : toujours le yo-yo

 

Toujours le yo-yo pour les bourses notamment européennes mais dans une tendance structurelle à la baisse. les principales Bourses européennes sont orientées en nette baisse lundi dans les premiers échanges,  alors que se confirme la remontée des cours du brut avec un Brent qui est passé pour la première fois de l’année au-dessus de la barre des 39 dollars. Pour schématiser tous les 5 à 10 jours on enregistre une hausse, puis une baisse. L’évolution s’inscrit cependant  dans une baisse tendancielle puisque par exemple le CAC 40 était à environ  5000 points il y a un an alors qu’il se dirige doucement vers les 4000.  Alors que nombre d’experts très compétents prévoyaient une hausse des indices pour 2016, depuis le début de l’année, c’est exactement l’inverse qui se produit. En cause les inquiétudes sur le tassement de la croissance mondiale, les risques de krach financier en Chine et une situation géopolitique de plus en plus dangereuse. L’OCDE, la Banque mondiale d’autres instituts ont d’ailleurs été contraints de revoir à la baisse les prévisions économiques mondiales. Le Fonds monétaire international (FMI), qui a déjà revu en janvier dernier à la baisse de 0,2 point sa prévision de croissance pour l’économie mondiale en 2016 (3,4% au lieu de 3,6%) sera «vraisemblablement» amené à opérer une nouvelle révision baissière en avril prochain, lors de son examen trimestriel de la conjoncture internationale. Le FMI,  tire la sonnette d’alarme: «la reprise mondiale a continué de s’affaiblir dans un contexte de turbulences financières en augmentation et de chute de prix des actifs financiers».  Les incertitudes évoquées vont par ailleurs encourager les prises de bénéfices qui viendront tirer un peu plus la cote vers le bas. Et après quelques jours de baisse, les cours vont remonter mais dans une tendance structurelle baissière. Bref le yo-yo habituel.

Les banques centrales dans le brouillard

Les banques centrales dans le brouillard

 

 

C’est ce que constate la banque des règlements internationaux (BRI) qui estime  en termes plus technocratiques que »les turbulences rencontrées par les marchés financiers en début d’année montrent que la confiance des investisseurs dans les pouvoirs de guérison des banques centrales s’érode peu à peu ». Du coup on s’interroge sérieusement sur l’efficacité des politiques monétaires et en particulier sur l’impact des taux négatifs. Depuis des mois la politique monétaire se montre complètement incapable de faire remonter l’inflation, pire les taux négatifs ont plutôt tendance à la faire diminuer voir à la faire tomber en zone rouge. Du coup la quasi absence d’inflation favorise une spirale déflationniste qui pèse encore davantage sur le niveau des prix mais aussi sur la croissance. Ce qui est également reproché à cette politique de taux négatifs c’est qu’elle ne profite pas directement aux entreprises et aux ménages en effet ; les banques n’ont pas suffisamment reporté cette baisse des taux et ont plutôt resserré les conditions du crédit par crainte de créances douteuses.  « En dépit de conditions monétaires exceptionnellement accommodantes dans les principales juridictions, la croissance est décevante et l’inflation reste obstinément faible. Cela n’a pas échappé aux intervenants de marché et, probablement pour la première fois, ils semblent commencer à douter que les banques centrales aient des pouvoirs de guérison », a déclaré Claudio Borio, le chef du département monétaire et économique de la BRI. « Les pouvoirs publics seraient bien avisés d’en prendre conscience eux aussi. » Une manière sans doute de dire qu’il conviendrait de compléter les politiques monétaires par des politiques de développement y compris par des mesures budgétaires. Un gros mot que n’osent  encore pas prononcés des responsables financiers prisonniers de l’orthodoxie budgétaire. La BCE devrait donc se limiter  annoncer une nouvelle baisse de son taux de dépôt de 10 points de base, donc de -0,3 % à -0,4 %. « Cette nouvelle baisse est indispensable pour répondre aux attentes du marché », assure Frédérik Ducrozet. L’institution irait donc plus avant en territoire négatif, mais, en réalité, elle se contentera de s’ajuster aux attentes du marché avant le 3 décembre. Le but de cette baisse des taux est, rappelons-le, la même que celle d’une baisse du taux de refinancement en période « normale » : il s’agit de favoriser la circulation des excès de liquidités issues des rachats de la BCE pour faire baisser le taux interbancaire et favoriser ainsi les prêts à l’économie réelle. L’efficacité de ce schéma reste cependant à démontrer et l’ambition de ces taux négatifs est souvent plutôt de peser sur la devise. Or, la BCE a besoin d’urgence que l’euro s’affaiblisse davantage pour exercer une pression haussière sur l’inflation.

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

 

En Chine les bulles succèdent aux bulles ;  après la bulle immobilière, c’est la bulle de l’endettement des entreprises qui menacent L’endettement des entreprises chinoises augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars.  , Moody’s et Fitch s’inquiètent de la dette galopante, publique et privée, et pointent une « hausse prévisible des créances douteuses ». Pour empêcher l’éclatement de cette bulle la banque centrale ne cesse d’injecter de nouvelles liquidités.  L’économie chinoise, d’une certaine manière, ne cesse d’accumuler les bulles. Elle a d’abord généré une bulle de crédit absolument immense, inédite dans l’histoire économique, y compris aux Etats-Unis avant les subprimes », soulignait  Pierre Sabatier, PDG de PrimeView, sur BFM Business mercredi. Au départ, les fonds de ces crédits « ont servi à investir, non pas dans les actions, mais dans tout le reste. Par exemple dans le résidentiel », continue Pierre Sabatier. « Il y a aussi eu une bulle globale entraînée par les surcapacités de production. On a construit des aéroports, des voies ferrées, des outils de production en capacité surnuméraire par rapport à ce que peut digérer le marché intérieur », poursuit le spécialiste. C’est selon lui « une bulle au sens propre du terme, puisque ces nouvelles infrastructures ont créé une inadéquation entre capacité d’offre et demande pas suffisamment solvable pour l’acheter ». Aujourd’hui, alors que « la bulle immobilière s’est dégonflée depuis quelques mois, une autre a pris le relais. L’une se substitue à l’autre », conclue-t-il. « L’économie réelle chinoise est en ralentissement depuis un moment, bien avant qu’il y ait eu cette bulle sur les actions A (les plus grandes valeurs chinoises, ndlr) », relève de son côté Didier Saint-Georges, de Carmignac Gestion. « Il y a un ralentissement que tout le monde connaît, on sait qu’il y a une transition absolument majeure, que Xi Jinping, le dirigeant chinois, organise. L’une des conséquences a été d’injecter beaucoup de liquidités dans l’économie, qui elle-même, a eu tendance à créer des bulles boursières». Il faudrait donc des reformes structurelles pour réguler les surcapacités production sinon « La croissance du PIB de la Chine ralentirait de manière plus marquée, une dette lourde entravant l’investissement des entreprises et l’évolution de la démographie se révélant de plus en plus défavorable. La dette publique augmenterait de manière bien plus nette que nous ne le pensons actuellement », écrit Moody’s mercredi. Moody’s évalue la dette publique chinoise à 40,6% du PIB fin 2015. Mais Standard & Poor’s estimait en juillet que la dette des entreprises représentait déjà 160% du PIB en 2014, deux fois le niveau de celle des Etats-Unis, contre 120% en 2013. Pis: cet endettement augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars. L’éclatement de la bulle chinoise ne serait pas sans conséquences pour l’économie mondiale et notamment pour de nombreuses banques occidentales dont certaines créances deviendraient plus que douteuses.

UBS France mise en examen pour subornation de témoin

UBS France mise en examen pour subornation de témoin

De nombreux reportages ont mis en évidence les méthodes utilisées par certaines banques  banquent pour organiser la fraude fiscale chez certains français aisés C’était aussi le cas pour la banque UBS en outre mise en examen pour subornation de témoin. La filiale française de la banque suisse UBS a été mise en examen pour subornation de témoin à la suite d’une plainte déposée par un ancien salarié, a-t-on appris mercredi auprès d’un porte-parole d’UBS France. Ce litige s’inscrit en marge des procédures concernant le système présumé de fraude fiscale pour lequel la banque suisse et sa filiale française ont été mises en examen. « La banque, qui conteste vivement les accusations de cet ancien salarié et qui entend faire valoir ses droits et sa position, attend avec sérénité l’issue de cette affaire », a indiqué le porte-parole dans un courrier électronique adressé à Reuters. La branche française de l’établissement suisse souligne dans ce document que le juge d’instruction ne l’a pas mise en examen « pour le motif de harcèlement, également allégué par ce salarié. » En juin 2013, le groupe suisse a été mis en examen en tant que personne morale pour démarchage illicite et sa division française pour complicité de démarchage illicite. Le groupe a ensuite, en juillet 2014, été mis en examen pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et UBS France l’a été en mars 2015 pour complicité de blanchiment de fraude fiscale.

L’explosion des aides sociales

L’explosion des aides sociales

 

Démographie, chômage, maladie, invalidité autant de facteurs explicatifs pour comprendre la très forte montée des prestations sociales qui ont pratiquement doublé en 50 ans. La part des prestations sociales dans le revenu des Français est passée de 17,5% à près de 35%. Certains facteurs explicatifs sont d’ordre conjoncturel est liés en particulier à la faiblesse de la croissance. Nombre de comptes sociaux seraient davantage équilibrés ou en tout cas en moindres déficits avec une modification du rapport actif -non actif. Se pose cependant la question du niveau de certaines prestations sociales et de l’étendue de leur champ d’application. On peut comprendre qu’il soit difficile dans une période de crise économique de procéder à une modification substantielle de ces prestations mais force est de constater qu’on ne les réalise pas davantage en période de croissance satisfaisante. Sur la tendance la plupart des comptes sociaux ne peuvent exploser et du coup la protection sociale surtout à venir est largement hypothéquée. C’est le cas par exemple pour la retraite dont l’âge est régulièrement reculé, reculera encore comme son montant. C’est le cas aussi de l’assurance maladie ou encore des prestations relatives à l’invalidité sorte de cache-misère d’une partie du chômage.  Elles représentent désormais 35% du revenu disponible brut des ménages contre 13,8% en 1949. Au total en 2014, les dépenses de protection sociale ont atteint la somme rondelette de 688,9 milliards d’euros La hausse est quasiment continue depuis 1950 avec une accélération forte cependant depuis 2008. Le palier des 20% a été atteint en 1966, celui des 30% en 1995 et à ce rythme-là on pourrait atteindre les 40% dans les années 2020. Depuis 30 ans, cette redistribution typiquement française de la richesse nationale n’a baissé que trois fois. Sur les périodes 1988-1990, 1999-2001 ainsi que 2005-2008. Des périodes fastes pour l’économie française notamment marquées par un recul du chômage. Plusieurs raisons expliquent cette flambée des prestations. La première raison est à chercher du côté de la pyramide des âges. Car les retraites sont évidemment avec 270 milliards d’euros versés en 2013 le plus gros poste de ces dépenses. La population des plus de 60 ans qui représentait à peine 16,2% de la population française en 1950 devrait atteindre cette année les 25%. Or, le revenu de ces populations provient principalement des prestations sociales. « La hausse des prestations entre les années 50 et 80 s’explique par un changement dans les régimes de retraite, explique Ronan Mahieu, le chef du département des Comptes nationaux de l’Insee. Ils ont concerné une population de plus en plus large. A partir des années 90, il y a un effet pyramide des âges avec le « papy boom ». » Un vieillissement de la population qui a par ailleurs fait gonfler les autres postes de dépenses sociales comme la maladie, la dépendance, l’invalidité etc.   La deuxième raison n’est pas démographique mais économique. La très forte hausse du chômage qui concerne désormais 5 millions de Français a mécaniquement fait gonfler les dépenses. Incapable de recréer une dynamique menant au plein emploi, l’Etat a fait le choix de la redistribution pour soutenir les chômeurs plutôt que des réformes structurelles. Problème, si ces dépenses jouent le rôle d’amortisseurs sociaux en cas de crise (en soutenant la consommation par exemple), le niveau élevé des prélèvements handicape la reprise ou la bloque littéralement. C’est ce qui se passe en France depuis 2012, note la direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees) dans une étude. Le niveau de prélèvement devient si élevé qu’il appauvrit désormais plus les contributeurs qu’il ne permet aux bénéficiaires de voir leurs revenus compensés.

La BCE dans le potage

La BCE dans le potage

 

Dans une lettre à un député européen datée du 1er mars Mario Brady président de la BCE sollicite le concept de forward guidance ; il est de bon ton dans certains milieux économiques d’utiliser des concepts plus ou moins abscons pour masquer l’impuissance des banques centrales. En clair il s’agit d’influencer l’orientation des marchés par le discours pour compenser l’insuffisance d’efficacité des politiques monétaires « La revue doit être considérée dans le contexte d’une augmentation des risques baissiers sur les prévisions antérieures, sur fond d’incertitude accrue au sujet des perspectives de croissance des économies émergentes, de volatilité des marchés financiers et de matières premières et de risques géopolitiques », a écrit Mario Draghi, dans une lettre à un député européen datée du 1er mars. Une déclaration qui vise aussi à diminuer les contradictions internes de la BCE et notamment à tenter de neutraliser l’opposition de l’Allemagne vis-à-vis de la politique accommodante de la banque européenne. Pour cela Mario Draghi évoque en creux les risques déflationnistes. Des risques qui apparaissent à travers les indices économiques notamment de février. .  En effet Pour le troisième mois consécutif, l’indice de confiance économique se dégrade, après avoir atteint un plus haut depuis quatre ans en novembre. Les chiffres de la Commission européenne rapportent par ailleurs que l’indice mesurant le climat des affaires a nettement fléchi. L’essoufflement de la croissance mondiale et les turbulences sur les marchés boursiers continuent d’affecter la confiance des acteurs économiques. En février, l’indice de confiance dit ESI (pour « Economic sentiment indicator ») poursuit son repli dans la zone euro, selon des chiffres publiés par la Commission européenne vendredi 26 février. Ainsi, l’indice s’est replié à 103,8 points, contre 105,1 points en janvier. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse depuis le pic de 106,1 points atteint en novembre, le plus haut niveau de l’indice en quatre ans, alors que les données avaient été en majorité compilées avant les attentats de Paris. Si l’on considère l’ensemble de l’Union Européenne, l’indice a reculé en février à 105,2 points contre 106,7 points en janvier, une baisse (-1,5) encore un peu plus marquée que dans la zone euro. La baisse de confiance est particulièrement marquée aux Pays-Bas (-2 points par rapport à janvier) et en Italie (-1,4 point). L’ampleur du recul est moindre en Allemagne (-0,6 point), en France (-0,5) et en Espagne (-0,5). Les chiffres de la Commission rapportent par ailleurs que l’indice mesurant le climat des affaires a nettement fléchi, à 0,07 contre 0,29 en décembre et 0,28 attendu. Dans l’industrie, le sentiment a décliné à -4,4 contre -3,1 et dans les services, il a fléchi à 10,6 contre 11,5. Le sentiment des consommateurs recule à -8,8 contre -6,3. Parmi les pays de l’UE non membres de l’euro, la Pologne échappe au sentiment pessimiste, avec un indice globalement stable (+0,2 point). Toutefois, le Royaume-Uni voit son indice de confiance nettement reculer (-1,6). Face à cette dégradation le président de la banque centrale européenne tente don de rassurer : « Le Conseil des gouverneurs dispose de toute une panoplie d’instruments pour réagir, si nécessaire, et il n’y a aucune limite au déploiement de ces instruments dans le cadre de notre mandat pour atteindre notre objectif d’une inflation inférieure à mais proche de 2% à moyen terme », poursuit Mario Draghi. Il semble acquis aux yeux des économistes que la BCE abaissera encore son taux de dépôt, de 10 points de base, à -0,4% le 10 mars mais les observateurs sont partagés sur les autres mesures possibles.

Kerviel: l’ex-PDG de la Société Générale mis en cause

Kerviel: l’ex-PDG de la Société Générale mis en cause

Nouvelles révélations dans Challenges « le PDG de la banque à l’époque, avait informé plusieurs banquiers concurrents du « débouclage » imminent des positions prises par Jérôme Kerviel. Et ce, bien avant l’annonce officielle du scandale, pour leur demander leur aide. La journaliste financière Marie-Jeanne Pasquette cite plus précisément deux banquiers, dont un, interrogé par Mediapart, a toutefois démenti. Il s’agit de Philippe Dupont, ancien président des Banques populaires, et Georges Pauget, ancien directeur du Crédit agricole. Selon des propos rapportés par cette journaliste, Daniel Bouton les aurait appelés dès le dimanche 20 janvier 2008, soit quatre jours avant la conférence de presse du 24 janvier qui allait officialiser « l’affaire Kerviel ». Ebruiter ainsi une opération boursière aussi sensible, qui consiste à solder pour plusieurs milliards d’euros de pertes, avant que les marchés ne soient officiellement informés, reviendrait à orchestrer un délit d’initiés et une manipulation. Face à ces accusations de délit d’initiés, le groupe bancaire à annoncé une plainte en diffamation. « Les avocats de Société Générale ont pour instruction de porter plainte pour diffamation » contre les directeurs des deux publications et les journalistes impliqués, a indiqué Jean Veil, avocat de la Société Générale. Me Veil estime que les informations relayées par les deux publications ont pour effet d’accuser l’ancien patron du géant bancaire Daniel Bouton de « délit d’initiés », ce qui est selon lui « intolérable ». Me Veil soutient que si Daniel Bouton a informé d’autres banquiers, il ne l’a fait que dans les règles, dans la soirée précédant la conférence de presse, ou juste avant, hors ouverture des marchés. Le géant bancaire s’insurge également contre une autre information mise en avant notamment par les Inrocks: un éventuel « bluff » de la banque afin d’alourdir la perte attribuée à Jérôme Kerviel, officiellement 4,9 milliards d’euros. Ce qui aurait permis de masquer d’autres défaillances, sans lien avec l’ex-trader. Cette version avait été défendue lors du procès en appel de l’ex-trader par Philippe Houbé, alors employé d’une filiale de la Société Générale. Dans un communiqué, la banque évoque des « pseudo-révélations » qui n’ont « pas été retenues par les tribunaux ». Un « travail de recyclage », selon le groupe bancaire. Recyclage ou pas, une ramification de plus pourrait s’ajouter à la tentaculaire affaire Kerviel qui, huit ans après, n’en finit plus d’occuper les tribunaux français. L’ex-trader, qui reproche à la banque d’avoir couvert ses phénoménales prises de risque en toute connaissance de cause avant de le lâcher, tente en particulier de faire réviser sa condamnation pénale. »

(Avec AFP)

La rechute des marchés à cause du G20 ?

La rechute des marchés  à cause du G20 ?

 

 

 

Non seulement le G20 une nouvelle fois n’aura servi à rien mais il risque d’apporter une in certitude supplémentaire à l’incertitude générale sur l’évolution de l’économie.  Le G20 s’est simplement limité à faire un constat quant aux risques qui menacent  la croissance mondiale. Pour résumer, les ministres des Finances du G20 réunis à Shanghai ont déclaré samedi que les instruments monétaires ne suffiront pas pour faire sortir l’économie mondiale de sa torpeur, ils  ont également pointé une série de risques qui menacent la croissance, évoquant la volatilité des flux de capitaux, la chute des cours des matières premières et les retombées potentielles d’un éventuel Brexit, une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Mais ils n’ont annoncé aucun programme spécifique de dépenses concertées pour stimuler l’économie mondiale, ce que les investisseurs attendaient pourtant après l’accès de faiblesse subi en début d’année par les marchés, lié principalement au ralentissement chinois. « Le fait que le G20 n’ait pris aucune nouvelle mesure devrait être accueilli avec découragement et un recul probable des marchés d’actions », dit Richard Edwards chez HED Capital. Ce G20 non seulement soulignait les limites des politiques monétaires mais aussi leurs contradictions.  Des limites d’autant plus évidentes qu’il n’existe pour l’instant aucune coordination entre les banques centrales. Et pour cause chaque banque centrale en inondant le marché de liquidités et en abaissant les taux s’efforce d’obtenir une compétitivité que n’assurent pas aujourd’hui les  politiques économiques,  budgétaires et les réformes structurelles. En clair la guerre monétaire remplace la coordination économique. Du coup il était inévitable que le G20 se limite à un communiqué de portée non seulement anodine mais en plus anxiogène. Car l’immobilisme du G20 est largement alimenté par les oppositions entre ceux qui souhaitent  des politiques monétaires plus accommodantes et des relances budgétaires et ceux  qui y sont opposés comme l’Allemagne par exemple.  La réunion de Shanghai a donc   révélé les divergences entre les grandes économies mondiales quant à l’opportunité de s’appuyer sur la dette pour soutenir la croissance et au recours à des taux négatifs de la part de certaines grandes banques centrales.

Alerte sur le cours de la livre sterling

Alerte sur le cours de  la livre sterling

 

Conséquence sans doute inattendu pour Boris Johnson lui-même la livre plonge et pourrait se diriger rapidement vers la parité avec l’euro alors qu’en novembre2015 la livre valait  encore 1,42 euros. Le fantasque député conservateur Boris Johnson maire de Londres a sans doute sous-estimé nombre de conséquences économiques relatives au Brexit qu’il soutient. Notamment les conséquences sur la baisse de la monnaie. Une baisse inévitable si l’on s’en tient aux fondamentaux économiques. En effet le Royaume Uni a beaucoup plus à perdre que l’UE avec le Brexit. Les conséquences sur la croissance britannique pourraient être une perte de leur de 0,5 % du PIB par an. En outre il faut aussi prendre en compte que la balance des échanges du Royaume-Uni est très déséquilibrée alors qu’elle est excédentaire pour l’union économique. Du coup la livre pourrait être durablement orientée à la baisse jusqu’au référendum. « Quitter l’Europe menacerait notre sécurité économique et nationale », a pourtant  averti David Cameron, qui appelle les Britanniques à voter pour le maintien dans l’Union lors du référendum du 23 juin. Ceux n’ont à offrir que « des risques dans un temps d’incertitude, un saut dans l’inconnu », a-t-il ajouté. « Quand il s’agit des emplois des gens, on ne peut pas juste dire tout ira bien », a-t-il ajouté, soulignant qu’il fallait bien réfléchir aux conséquences d’un Brexit. À cet égard le fantasque Boris Johnson maire de Londres, une ville pourtant très heureux fils aveuglée par son souhait de remplacer David Cameron n’a sans doute pas bien mesuré tous les risques

 

 

 

 

(Sources Exchange rate UK FR)


Livre Sterling Euro

mercredi 24 février 2016 1 GBP = 1,2647 EUR Taux GBP EUR du 24/02/2016
mardi 23 février 2016 1 GBP = 1,2708 EUR Taux GBP EUR du 23/02/2016
lundi 22 février 2016 1 GBP = 1,2832 EUR Taux GBP EUR du 22/02/2016
dimanche 21 février 2016 1 GBP = 1,2824 EUR Taux GBP EUR du 21/02/2016
samedi 20 février 2016 1 GBP = 1,2943 EUR Taux GBP EUR du 20/02/2016
vendredi 19 février 2016 1 GBP = 1,2943 EUR Taux GBP EUR du 19/02/2016
jeudi 18 février 2016 1 GBP = 1,29 EUR Taux GBP EUR du 18/02/2016
mercredi 17 février 2016 1 GBP = 1,2842 EUR Taux GBP EUR du 17/02/2016
mardi 16 février 2016 1 GBP = 1,2835 EUR Taux GBP EUR du 16/02/2016
lundi 15 février 2016 1 GBP = 1,293 EUR Taux GBP EUR du 15/02/2016
dimanche 14 février 2016 1 GBP = 1,2936 EUR Taux GBP EUR du 14/02/2016
samedi 13 février 2016 1 GBP = 1,2886 EUR Taux GBP EUR du 13/02/2016
vendredi 12 février 2016 1 GBP = 1,2886 EUR Taux GBP EUR du 12/02/2016
jeudi 11 février 2016 1 GBP = 1,2794 EUR Taux GBP EUR du 11/02/2016
mercredi 10 février 2016 1 GBP = 1,2873 EUR Taux GBP EUR du 10/02/2016
mardi 9 février 2016 1 GBP = 1,2813 EUR Taux GBP EUR du 09/02/2016
lundi 8 février 2016 1 GBP = 1,29 EUR Taux GBP EUR du 08/02/2016
dimanche 7 février 2016 1 GBP = 1,3019 EUR Taux GBP EUR du 07/02/2016
samedi 6 février 2016 1 GBP = 1,2999 EUR Taux GBP EUR du 06/02/2016
vendredi 5 février 2016 1 GBP = 1,2999 EUR Taux GBP EUR du 05/02/2016
jeudi 4 février 2016 1 GBP = 1,3018 EUR Taux GBP EUR du 04/02/2016
mercredi 3 février 2016 1 GBP = 1,3149 EUR Taux GBP EUR du 03/02/2016
mardi 2 février 2016 1 GBP = 1,3195 EUR Taux GBP EUR du 02/02/2016
lundi 1 février 2016 1 GBP = 1,3238 EUR Taux GBP EUR du 01/02/2016
dimanche 31 janvier 2016 1 GBP = 1,3158 EUR Taux GBP EUR du 31/01/2016
samedi 30 janvier 2016 1 GBP = 1,315 EUR Taux GBP EUR du 30/01/2016
vendredi 29 janvier 2016 1 GBP = 1,315 EUR Taux GBP EUR du 29/01/2016
jeudi 28 janvier 2016 1 GBP = 1,313 EUR Taux GBP EUR du 28/01/2016
mercredi 27 janvier 2016 1 GBP = 1,3063 EUR Taux GBP EUR du 27/01/2016
mardi 26 janvier 2016 1 GBP = 1,3204 EUR Taux GBP EUR du 26/01/2016
lundi 25 janvier 2016 1 GBP = 1,3123 EUR Taux GBP EUR du 25/01/2016
dimanche 24 janvier 2016 1 GBP = 1,3203 EUR Taux GBP EUR du 24/01/2016
samedi 23 janvier 2016 1 GBP = 1,321 EUR Taux GBP EUR du 23/01/2016
vendredi 22 janvier 2016 1 GBP = 1,321 EUR Taux GBP EUR du 22/01/2016
jeudi 21 janvier 2016 1 GBP = 1,3101 EUR Taux GBP EUR du 21/01/2016
mercredi 20 janvier 2016 1 GBP = 1,3058 EUR Taux GBP EUR du 20/01/2016
mardi 19 janvier 2016 1 GBP = 1,2995 EUR Taux GBP EUR du 19/01/2016
lundi 18 janvier 2016 1 GBP = 1,3082 EUR Taux GBP EUR du 18/01/2016
dimanche 17 janvier 2016 1 GBP = 1,3073 EUR Taux GBP EUR du 17/01/2016
samedi 16 janvier 2016 1 GBP = 1,306 EUR Taux GBP EUR du 16/01/2016
vendredi 15 janvier 2016 1 GBP = 1,306 EUR Taux GBP EUR du 15/01/2016
jeudi 14 janvier 2016 1 GBP = 1,3284 EUR Taux GBP EUR du 14/01/2016
mercredi 13 janvier 2016 1 GBP = 1,3237 EUR Taux GBP EUR du 13/01/2016
mardi 12 janvier 2016 1 GBP = 1,3314 EUR Taux GBP EUR du 12/01/2016
lundi 11 janvier 2016 1 GBP = 1,3396 EUR Taux GBP EUR du 11/01/2016
dimanche 10 janvier 2016 1 GBP = 1,3278 EUR Taux GBP EUR du 10/01/2016
samedi 9 janvier 2016 1 GBP = 1,3294 EUR Taux GBP EUR du 09/01/2016
vendredi 8 janvier 2016 1 GBP = 1,3294 EUR Taux GBP EUR du 08/01/2016
jeudi 7 janvier 2016 1 GBP = 1,3384 EUR Taux GBP EUR du 07/01/2016
mercredi 6 janvier 2016 1 GBP = 1,3574 EUR Taux GBP EUR du 06/01/2016
mardi 5 janvier 2016 1 GBP = 1,3649 EUR Taux GBP EUR du 05/01/2016
lundi 4 janvier 2016 1 GBP = 1,3592 EUR Taux GBP EUR du 04/01/2016
dimanche 3 janvier 2016 1 GBP = 1,3578 EUR Taux GBP EUR du 03/01/2016
samedi 2 janvier 2016 1 GBP = 1,356 EUR Taux GBP EUR du 02/01/2016
vendredi 1 janvier 2016 1 GBP = 1,356 EUR Taux GBP EUR du 01/01/2016
jeudi 31 décembre 2015 1 GBP = 1,356 EUR Taux GBP EUR du 31/12/2015
mercredi 30 décembre 2015 1 GBP = 1,3552 EUR Taux GBP EUR du 30/12/2015
mardi 29 décembre 2015 1 GBP = 1,3565 EUR Taux GBP EUR du 29/12/2015
lundi 28 décembre 2015 1 GBP = 1,3568 EUR Taux GBP EUR du 28/12/2015
dimanche 27 décembre 2015 1 GBP = 1,3612 EUR Taux GBP EUR du 27/12/2015
samedi 26 décembre 2015 1 GBP = 1,3625 EUR Taux GBP EUR du 26/12/2015
vendredi 25 décembre 2015 1 GBP = 1,3625 EUR Taux GBP EUR du 25/12/2015
jeudi 24 décembre 2015 1 GBP = 1,3625 EUR Taux GBP EUR du 24/12/2015
mercredi 23 décembre 2015 1 GBP = 1,3636 EUR Taux GBP EUR du 23/12/2015
mardi 22 décembre 2015 1 GBP = 1,3536 EUR Taux GBP EUR du 22/12/2015
lundi 21 décembre 2015 1 GBP = 1,3651 EUR Taux GBP EUR du 21/12/2015
dimanche 20 décembre 2015 1 GBP = 1,3715 EUR Taux GBP EUR du 20/12/2015
samedi 19 décembre 2015 1 GBP = 1,3703 EUR Taux GBP EUR du 19/12/2015
vendredi 18 décembre 2015 1 GBP = 1,3703 EUR Taux GBP EUR du 18/12/2015
jeudi 17 décembre 2015 1 GBP = 1,3768 EUR Taux GBP EUR du 17/12/2015
jeudi 17 décembre 2015 1 GBP = 1,3768 EUR Taux GBP EUR du 17/12/2015
mercredi 16 décembre 2015 1 GBP = 1,3772 EUR Taux GBP EUR du 16/12/2015
mardi 15 décembre 2015 1 GBP = 1,3758 EUR Taux GBP EUR du 15/12/2015
lundi 14 décembre 2015 1 GBP = 1,3791 EUR Taux GBP EUR du 14/12/2015
dimanche 13 décembre 2015 1 GBP = 1,384 EUR Taux GBP EUR du 13/12/2015
samedi 12 décembre 2015 1 GBP = 1,3843 EUR Taux GBP EUR du 12/12/2015
vendredi 11 décembre 2015 1 GBP = 1,3843 EUR Taux GBP EUR du 11/12/2015
jeudi 10 décembre 2015 1 GBP = 1,385 EUR Taux GBP EUR du 10/12/2015
mercredi 9 décembre 2015 1 GBP = 1,3783 EUR Taux GBP EUR du 09/12/2015
mardi 8 décembre 2015 1 GBP = 1,3778 EUR Taux GBP EUR du 08/12/2015
lundi 7 décembre 2015 1 GBP = 1,3891 EUR Taux GBP EUR du 07/12/2015
dimanche 6 décembre 2015 1 GBP = 1,3886 EUR Taux GBP EUR du 06/12/2015
samedi 5 décembre 2015 1 GBP = 1,3893 EUR Taux GBP EUR du 05/12/2015
vendredi 4 décembre 2015 1 GBP = 1,3893 EUR Taux GBP EUR du 04/12/2015
jeudi 3 décembre 2015 1 GBP = 1,3862 EUR Taux GBP EUR du 03/12/2015
mercredi 2 décembre 2015 1 GBP = 1,4087 EUR Taux GBP EUR du 02/12/2015
mardi 1 décembre 2015 1 GBP = 1,4189 EUR Taux GBP EUR du 01/12/2015
lundi 30 novembre 2015 1 GBP = 1,4245 EUR Taux GBP EUR du 30/11/2015
lundi 30 novembre 2015 1 GBP = 1,4245 EUR Taux GBP EUR du 30/11/2015
dimanche 29 novembre 2015 1 GBP = 1,4209 EUR Taux GBP EUR du 29/11/2015
samedi 28 novembre 2015 1 GBP = 1,4188 EUR Taux GBP EUR du 28/11/2015
vendredi 27 novembre 2015 1 GBP = 1,4188 EUR Taux GBP EUR du 27/11/2015
jeudi 26 novembre 2015 1 GBP = 1,4242 EUR Taux GBP EUR du 26/11/2015
mercredi 25 novembre 2015 1 GBP = 1,4236 EUR Taux GBP EUR du 25/11/2015
mardi 24 novembre 2015 1 GBP = 1,4169 EUR Taux GBP EUR du 24/11/2015
lundi 23 novembre 2015 1 GBP = 1,422 EUR Taux GBP EUR du 23/11/2015
dimanche 22 novembre 2015 1 GBP = 1,4277 EUR Taux GBP EUR du 22/11/2015
samedi 21 novembre 2015 1 GBP = 1,4269 EUR Taux GBP EUR du 21/11/2015
vendredi 20 novembre 2015 1 GBP = 1,4269 EUR Taux GBP EUR du 20/11/2015
jeudi 19 novembre 2015 1 GBP = 1,4251 EUR Taux GBP EUR du 19/11/2015

 

 

Bourses européennes : toujours le yo-yo

Bourses européennes : toujours le yo-yo

Toujours le yo-yo pour les bourses notamment européennes mais dans une tendance structurelle à la baisse. Pour schématiser tous les trois à cinq jours on enregistre une hausse, puis une baisse, puis une hausse. L’évolution s’inscrit cependant  dans une baisse tendancielle puisque par exemple le CAC 40 était à environ  5000 points il y a un an alors qu’il se dirige doucement vers les 4000.  Alors que nombre d’experts très compétents prévoyaient une hausse des indices pour 2016, depuis le début de l’année, c’est exactement l’inverse qui se produit. En cause les inquiétudes sur le tassement de la croissance mondiale, les risques de krach financier en Chine et une situation géopolitique de plus en plus dangereuse. L’OCDE, la Banque mondiale d’autres instituts ont d’ailleurs été contraints de revoir à la baisse les prévisions économiques mondiales. Le Fonds monétaire international (FMI), qui a déjà revu en janvier dernier à la baisse de 0,2 point sa prévision de croissance pour l’économie mondiale en 2016 (3,4% au lieu de 3,6%) sera «vraisemblablement» amené à opérer une nouvelle révision baissière en avril prochain, lors de son examen trimestriel de la conjoncture internationale. Le FMI,  tire la sonnette d’alarme: «la reprise mondiale a continué de s’affaiblir dans un contexte de turbulences financières en augmentation et de chute de prix des actifs financiers».  Dans cet environnement incertain la dégringolade des cours du pétrole pèse lourdement sur l’ensemble des matières premières et même sur la totalité des indices. Les incertitudes évoquées vont par ailleurs encourager les prises de bénéfices qui viendront tirer un peu plus la cote vers le bas. Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse mercredi, prolongeant leur repli de mardi dans des marchés dominés par l’inquiétude sur le ralentissement de l’économie mondiale et où les valeurs cycliques et financières ont été encore une fois les plus touchées. À Paris, l’indice CAC 40 a terminé en repli de 1,96% (83,08 points) à 4.155,34 points. Le Footsie britannique a perdu 1,60% et le Dax allemand 2,64%, tandis que l’indice EuroStoxx 50 a abandonné 2,33% et le FTSEurofirst 300 2,46%. A la clôture en Europe, les grands indices américains perdent environ 1,3%.Après avoir chuté de plus de 4% mardi, le Brent de la mer du Nord a continué de perdre du terrain pendant l’essentiel de la séance en Europe à la suite des déclarations du ministre saoudien du Pétrole qui a écarté toute baisse concertée de la production en vue de soutenir les cours du baril de brut.

Google : redressement fiscal de 1,6 milliards d’euros en France et seulement de 165 millions d’euros au Royaume-Uni

Google : redressement fiscal de 1,6 milliards d’euros en France et seulement de 165 millions d’euros au Royaume-Uni

 

Il est clair que Google effectue ainsi un chiffre d’affaires approximativement égal en France et aux Royaume-Uni. Pourtant les conceptions fiscales sont différentes puisque l’administration française réclame 1,6 milliards d’euros à Google tandis que l’administration britannique a négocié pour le paiement de seulement 165 millions d’arriérés fiscaux couvrant les 10 dernières années. Google n’est évidemment pas plus coupable que les  autres multinationales qui pratiquent le sport de l’optimisation fiscale.  En faite Google ne déclare qu’une base fiscale minime en France tandis que la quasi-totalité des bénéfices sont soumis à déclaration en Irlande via les Pays-Bas pour finalement être logés aux Bermudes (paradis fiscal) où se trouve le siège social de la filiale Google Ireland Holdings. Des médias avaient fait état il y a deux ans une notification de redressement adressée à Google par le fisc français pour un montant d’un milliard d’euros. S’ajouteraient aujourd’hui à cette somme des pénalités de retard et une amende. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré au début du mois que les sommes réclamées par le fisc français à Google étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (165 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années. « Le fisc français ne négocie pas le montant des impôts, il est dans une discussion sur les règles applicables » aux sociétés avec Google, avait-il ajouté.

Baisse de l’euro face au dollar

Baisse de l’euro face au dollar

Deux facteurs explicatifs à la baisse de l’euro d’abord les turbulences provoquées par la décision du maire de Londres de se rallier au Brexit ensuite aussi le net tassement de l’économie européenne par rapport aux prévisions. .  L’indice composite des directeurs d’achats (PMI) — qui intègre le secteur manufacturier et celui des services — est ressorti à 52,7 ce mois-ci dans sa version préliminaire, à son plus bas niveau en 13 mois, contre 53,6 en janvier. Selon un consensus établi par Reuters, les économistes attendaient en moyenne 53,3. « La forte baisse en février de l’indice PMI composite de la zone euro soutient notre conviction que la reprise économique de la région pourrait bien avoir ralenti au premier trimestre. La BCE devra renforcer son soutien via la politique monétaire le mois prochain », souligne Jessica Hinds chez Capital Economics. Les économistes interrogés par Reuters récemment estimaient à 50% la probabilité de voir la BCE augmenter en mars le montant de son programme de rachat d’actifs, actuellement à 60 milliards par mois, et une nouvelle baisse du taux de dépôt est considérée comme étant presque acquise. La croissance du secteur privé a ralenti en Allemagne pour le deuxième mois de suite, freinée notamment par les exportations qui ont souffert du ralentissement mondial. En France, l’activité s’est contractée pour la première fois en plus d’un an. Les responsables de politique monétaire noteront également la faiblesse du sous-indice PMI de la production de la zone euro, qui est tombé à un creux d’un an à 48,6 contre 48,9 en janvier, s’enfonçant un peu plus sous la barre des 50 points qui marque la frontière entre la croissance et la contraction. L’inflation s’inscrit tout juste à 0,4% en janvier, selon les statistiques officielles, très loin du taux légèrement inférieur à 2% visé par la BCE.  L’indice PMI du secteur dominant des services en zone euro, qui était attendu à 53,3 contre 53,6 en janvier, est tombé à un plus bas de 13 mois de 53,0. Celui du secteur manufacturier, attendu à 52,0 points, a reculé à 51,0, son plus bas niveau depuis un an, contre 52,3 en janvier. Il s’est retrouvé en dessous de l’estimation la plus pessimiste des économistes interrogés par Reuters L’euro a chuté fortement lundi face au dollar, après des chiffres préoccupants sur l’activité économique européenne, dans un marché des changes dominé par une chute de la livre britannique sur fond de crainte sur une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). L’euro a chuté fortement lundi face au dollar, après des chiffres préoccupants sur l’activité économique européenne, dans un marché des changes dominé par une chute de la livre britannique sur fond de crainte sur une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE).
Vers 22H00 GMT (23H00 à Paris), l’euro valait 1,1029 dollar contre 1,1131 dollar vendredi vers la même heure. La monnaie européenne baissait nettement face à la devise nippone, à 124,52 yens – après avoir atteint 124,38 yens, son plus bas niveau depuis début avril 2013 – contre 125,36 yens vendredi soir.

Menace sur la livre avec le Brexit

Menace sur la livre avec le Brexit

 

 

Conséquence sans doute inattendu pour Boris Johnson lui-même la livre plonge Vers 13h40, la livre a atteint 1,4058 dollar, son niveau le plus faible depuis mi-mars 2009, enfonçant ainsi un précédent plus bas datant de fin janvier.  La livre a peiné par la suite à se reprendre, alors qu’elle valait encore 1,4392 dollar vendredi soir.  Face à l’euro, la livre sterling a également dévissé, baissant à 77,98 pence pour un euro vers 16 heures contre 77,35 pence vendredi soir. Le fantasque député conservateur Boris Johnson maire de Londres a sans doute sous-estimé nombre de conséquences économiques relatives au Brexit qu’il soutient. Notamment les conséquences sur la baisse de la monnaie. Une baisse inévitable si l’on s’en tient aux fondamentaux économiques. En effet le Royaume Uni a beaucoup plus à perdre que l’UE avec le Brexit. Les conséquences sur la croissance britannique pourraient être une perte de leur de 0,5 % du PIB par an. En outre il faut aussi prendre en compte que la balance des échanges du Royaume-Uni est très déséquilibrée alors qu’elle est excédentaire pour l’union économique. Du coup la livre pourrait être durablement orientée à la baisse jusqu’au référendum. Une baisse qui pourrait conduire la livre a une valeur de un 1.30 à 20 $. « Quitter l’Europe menacerait notre sécurité économique et nationale », a pourtant  averti David Cameron, qui appelle les Britanniques à voter pour le maintien dans l’Union lors du référendum du 23 juin. Ceux qui prônent une sortie n’ont à offrir que « des risques dans un temps d’incertitude, un saut dans l’inconnu », a-t-il ajouté. « Quand il s’agit des emplois des gens, on ne peut pas juste dire tout ira bien », a-t-il ajouté, soulignant qu’il fallait bien réfléchir aux conséquences d’un Brexit. À cet égard le fantasque Boris Johnson maire de Londres, une ville pourtant très heureux fils aveuglée par son souhait de remplacer David Cameron n’a sans doute pas bien mesuré tous les risques

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