Archive pour la Catégorie 'finances'

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UBS : 353 clients français démarchés pour des placements en Suisse

UBS : 353 clients français démarchés pour des placements en Suisse

 

 La justice a identifié 353 clients français qui auraient été démarchés par la banque pour placer des avoirs en Suisse. Bercy a adressé 4 demandes d’entraide pour savoir si ces clients avaient fraudé. Voilà des années que la justice enquête sur cette affaire mais la procédure est en train de s’accélérer. Dans cette affaire, la filiale française d’UBS est accusée d’avoir servie de rabatteuse pour sa maison-mère. Il faut remonter aux années 2000 pour comprendre ce qui s’est passé. UBS France organisait à l’époque des événements, concerts, tournois de golf… De riches clients, sportifs, personnalités du show business étaient conviés. Ils auraient alors été démarchés par des commerciaux puis incités à placer leurs avoirs en Suisse.  Dès 2009, l’Autorité de contrôle prudentiel des banques s’est saisie de l’affaire. Deux ans plus tard, une enquête préliminaire a été ouverte. Des noms de clients ont pu être identifiés et Bercy cherche aujourd’hui à savoir si ces clients ont effectivement des avoirs en Suisse et s’ils sont ou non déclarés.  Pour le patron français d’UBS, tout cela relève de la théorie du complot. Reste qu’en 2007, la filiale américaine d’UBS a été accusée des mêmes pratiques. UBS avait mis fin à l’affaire en payant 700 millions de dollars d’amende et en livrant les noms de 1450 clients au fisc américain.

Secret bancaire : un vœu pieux du G20

Secret bancaire : un vœu pieux  du G20

 

Pas de suppression des paradis fiscaux ou de réglementation, simplement un vœu pour que les institutions puissent obtenir des informations. La montagne accouche encore d’une souris (comme en 23009) Nous (…) exhortons toutes les juridictions à avancer vers l’échange automatique d’informations« . Les ministres des Finances des pays du G20 demandent expressément, ce vendredi 19 avril à l’issue d’une réunion à Washington, à la communauté internationale à lever le secret bancaire. A l’heure actuelle, les pays liés entre eux par un accord fiscal doivent disposer d’informations détaillées (nom, établissement bancaire…) pour obtenir des renseignements sur un particulier soupçonné d’évasion fiscale. « Il reste encore à faire pour s’attaquer aux problèmes de l’optimisation fiscale et de l’évasion fiscale internationale, notamment via les paradis fiscaux », ont encore reconnu les ministres des principaux pays émergents et développés dans leur communiqué commun.  Ils ont également relevé que l’économie mondiale avait évité des « risques majeurs » mais restait « inégale » à travers le globe. Ils ont réaffirmé l’engagement des pays développés à mettre en place d’ici septembre des stratégies budgétaires à moyen terme. « La soutenabilité budgétaire dans les économies avancées reste essentielle », ont-ils déclaré. « Les économies avancées vont développer des stratégies budgétaires à moyen terme d’ici au sommet de Saint-Petersbourg », prévu en septembre, ont-ils déclaré dans le communiqué, réaffirmant les déclarations faites à l’issue de la précédente réunion des ministres du G20 en février.

 

Ségolène Royal recadre la BPI

Ségolène Royal recadre la BPI

 

. Devant une délégation de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, la vice-présidente de la BPI (Banque Publique d’Investissement) a fermement recadré le directeur général de l’établissement.  Le DG de la BPI avait heurté en estimant mercredi que le sauvetage de Petroplus ou des hauts-fourneaux de Florange n’aurait pas représenté «un bon business». La veille, le tribunal de commerce de Rouen avait rejeté les deux dernières offres de reprise de la raffinerie, scellant le sort de de ses 470 salariés. Ces déclarations constituent un «grave dérapage» aux yeux de Ségolène Royal. Elles «n’ont aucune raison d’être et ne se reproduiront pas», tranche celle qui avait dit, au moment de sa nomination à la BPI, vouloir «servir modestement, mais efficacement une grande idée : la BPI, banque des territoires, des PME, de la mutation écologique». Ce vendredi, face à l’intersyndicale, elle a assuré que la BPI aurait aidé le site si un repreneur avait été retenu par le tribunal de commerce. Son directeur général avait indiqué mercredi que l’établissement ne s’était pas engagé dans le dossier de la raffinerie Petroplus, préférant consacrer ses fonds à des projets jugés plus porteurs d’avenir : «Notre agenda, c’est la France de 2030. Petroplus, est-ce la France 2030 ?» A propos de l’usine ArcelorMittal de Florange, il avait par ailleurs fait valoir que selon l’«arbitrage» réalisé «on aurait perdu beaucoup d’argent et ce n’aurait pas été un bon business». «La BPI est là pour prendre des risques, parfois elle perdra, parfois elle gagnera», a répliqué Ségolène Royal ce vendredi. Elle n’est pas la seule à avoir tiqué. Dès le lendemain de la publication de ces propos – tenus en marge de la première réunion du comité national d’orientation de la BPI, à Caen – le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a recadré Nicolas Dufourcq. «Je l’ai réprimandé en lui faisant observer qu’il n’a pas à déclarer» cela, a-t-il tancé au micro de RTL, jurant que «la raffinerie est une activité que nous ne voulons pas importer». L’UDI, via son porte-parole Philippe Vigier, s’était aussi offusqué de ces «propos méprisants». «Nicolas Dufourcq, nommé par Jean-Marc Ayrault, semble avoir oublié que la BPI n’est pas un fonds d’investissement privé mais qu’elle a vocation à soutenir les entreprises françaises», rappelait le parti centriste de Jean-Louis Borloo. «On recherchera un repreneur jusqu’au bout. Un repreneur crédible. Et puis si nécessaire, l’Etat interviendra pour compléter», avait d’ailleurs promis le Premier ministre à propos de Petroplus, mercredi sur France

Zone euro : les banques ne prêtent pas (Draghi)

Zone euro : les banques ne prêtent  pas (Draghi)

 

Les banques en Europe ont peur de prêter de l’argent doutant de la capacité de leurs clients à les rembourser, a déploré vendredi à Washington le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi. « Les banques ont des craintes sur la solvabilité de leurs clients, elles ont peur que leurs clients ne les remboursent pas », a déclaré lors d’une conférence de presse Mario Draghi, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances du G20. « Nous continuons à travailler » pour remédier à cette situation, a-t-il assuré. Mais la raison principale du manque de crédits accordés par les banques de la zone euro, surtout dans les pays les plus fragiles, est « le manque de demande » en raison notamment du marasme économique, a-t-il ajouté.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 19 avril 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

Moscovici- Secret bancaire : « une porte ouverte » ! Comme en 2009, qui pourrait se refermer !

Moscovici- Secret bancaire : « une porte ouverte » ! Comme en 2009, qui pourrait se refermer !  

Moscovici rêve à propos de la fraude fiscale en considérant qu’une porte a été ouverte. Il oublie que l’enjeu c’est de l’ordre 50 milliards par an en France et que les heureux bénéficiaires en France comme à l’étranger feront tout pour que, comme en 2009, on enterre le dossier. « Une porte a été ouverte vers la fin du secret bancaire, pas seulement entrouverte, c’est quelque chose d’extrêmement important », a déclaré M. Moscovici devant la presse, en marge de l’assemblée de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM).  Mais il faut maintenant que les avancées obtenues en matière de lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale trouvent leur traduction au niveau international, en particulier au niveau du G20, a expliqué le ministre.  Les ministres des Finances des pays riches et émergents du G20 devaient se retrouver jeudi soir à Washington pour un dîner de travail, avant une autre réunion prévue vendredi matin afin de discuter entre autres des moyens de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale.  Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Pologne, se sont prononcés pour la mise en place d’un échange automatique d’informations fiscales.  La France, a expliqué M. Moscovici, souhaite aussi que le G20 adopte des normes internationales en matière de transparence pour éviter par exemple que des sociétés-écran, les trusts en droit anglo-saxon, empêchent de lutter efficacement contre l’évasion fiscale.   »Si nous sommes capables au sein du G20 d’avancer fortement dans ces deux directions, nous aurons fait œuvre extrêmement utile », a jugé le ministre.  Interrogé sur le coût de la fraude fiscale en France, qui pourrait représenter jusqu’à 50 milliards d’euros par an, le ministre n’a pas voulu confirmer ce chiffre mais a reconnu qu’elle représentait « plusieurs dizaines de milliards d’euros », « plutôt 35 milliards ».   »La lutte contre la fraude fiscale n’est pas seulement une question morale, c’est aussi une source très importante de revenus », a-t-il ajouté.  Revenant sur la nécessité de trouver un équilibre entre croissance et assainissement budgétaire, M. Moscovici s’est félicité du changement intervenu sur ce sujet depuis un an.   »Tout le monde comprend aujourd’hui qu’ajouter l’austérité à la récession serait une faute lourde », a-t-il assuré. Par rapport à l’an dernier, « les esprits ont beaucoup évolué, il n’y a pas aujourd’hui une Europe du sud et une Europe du nord, une Europe des laxistes et une Europe des vertueux », mais « une même volonté de définir un agenda commun pour la croissance », a-t-il encore affirmé.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 18 avril 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Tapie : Lagarde ( FMI) devant la justice

Tapie : Lagarde ( FMI) devant la justice

 

.  Après avoir vu son domicile parisien perquisitionné le 20 mars dernier, l’actuelle directrice générale du FMI pourrait être entendue dans le cadre d’une procédure pour «complicité de détournement de fonds publics et de faux». Dans le viseur des juges : l’arbitrage décidé en 2007 par celle qui était alors ministre de l’Economie et des Finances. Celui-ci s’était soldé par une indemnisation de 403 M€ en faveur de Bernard Tapie. Or, la justice estime «contestable» ce recours à l’arbitrage. De plus, selon  la Cour, Christine Lagarde s’est impliquée «personnellement» dans un processus comportant «de nombreuses anomalies et irrégularités». A l’inverse, la patronne du FMI a elle toujours justifié ce recours pour mettre fin à une procédure, selon elle longue et coûteuse. Pour l’heure, le FMI n’a pas souhaité faire de commentaires. Fin mars, l’institution basée à Washington avait indiqué continuer d’apporter sa «confiance» à Christine Lagarde, quelques jours après une perquisition policière menée le 20 mars à son domicile parisien dans le cadre de la même affaire. Le Fonds monétaire international avait également souligné que son conseil d’administration avait été informé de cette affaire avant sa nomination à sa tête en juillet 2011 en remplacement de Dominique Strauss-Kahn.

Réduction Déficit- le plan gouvernemental très théorique

Réduction Déficit-  le plan gouvernemental très théorique

Le quotidien économique Les Echos se montre dubitatif, sous la plume de Jean-Marc Vittori, qui estime que, « perpétuellement repoussé au surlendemain, l’ajustement budgétaire va finir par ressembler à une chimère ».   »A entendre MM. Hollande, Ayrault et Moscovici – il y a quelques semaines nous aurions pu rajouter Cahuzac -, il ne s’agit en aucun cas d’une politique d’austérité », s’étrangle Jean-Emmanuel Ducoin dans L’Humanité. Le quotidien communiste dénonce une « supercherie ».   »En réalité, les perspectives d’un retour de la croissance et du désendettement sont comme la ligne d’horizon pour le marcheur : elles reculent au fur et à mesure que l’on avance », écrit Bruno Dive dans Sud Ouest.  Pour Jacques Camus (La Montagne/Centre France), « le chef de l’État s’enferre, pour des raisons politiques, dans une stratégie économique du +ni ni+ : ni austérité pour complaire à son aile gauche, ni laxisme budgétaire pour amadouer Bruxelles ».  Mais, « alors que le doute s’installe partout – et c’est mauvais – la croissance se décrète non avec des mots mais avec des actes forts », insiste Pierre Cavret dans Ouest France.  C’est pourquoi, selon Hervé Favre de La Voix du Nord, « pour pouvoir tenir sur sa ligne de +sérieux budgétaire+ qu’il oppose à l’austérité, François Hollande a besoin de résultats rapides sur le front du chômage et de l’activité des entreprises ».

 

Fraude fiscale: « Le Monde » refuse de communiquer les documents

Fraude fiscale: « Le Monde » refuse de communiquer les documents

Le quotidien Le Monde a annoncé mercredi qu’il rejetait « toute demande, qu’elle soit judiciaire ou gouvernementale, de transmission de données » des documents OffshoreLeaks, comme l’avait demandé le ministre du Budget Bernard Cazeneuve. « Protection des sources, protection de la mission d’information, sobre et rigoureuse, qui est la nôtre: pour ces deux raisons, Le Monde rejette fermement – comme l’ont fait les autres médias travaillant sur « OffshoreLeaks » – toute demande, qu’elle soit judiciaire ou gouvernementale, de transmission de données », écrit le journal dans son édition en ligne. Mardi, le ministre du Budget avait demandé à la presse de transmettre à la justice les « fichiers » concernant les comptes installés dans des paradis fiscaux révélés par un consortium de journalisme d’investigation dans le monde. Ce consortium indépendant de journalisme d’investigation basé à Washington a eu accès à une fuite majeure en provenance de deux sociétés offrant des services « offshore »: l’une basée à Singapour, l’autre dans les Iles vierges britanniques. Ces données ont fait apparaître la cartographie et le fonctionnement de milliers de sociétés basées dans des paradis fiscaux. Depuis, une quarantaine de médias dans le monde travaillant avec l’ICIJ ont mis à jour des cas de placements de fonds légaux ou illégaux dans des paradis fiscaux de personnalités, hommes d’affaires, ou simples notables du Mexique à la Mongolie en passant par le Canada, la France ou la Grande Bretagne. En France, le quotidien Le Monde a fait état de 130 Français concernés, dont un proche du président François Hollande, Jean-Jacques Augier. Cet homme d’affaires a admis être actionnaire de sociétés offshore aux îles Caïmans, tout en niant en avoir tiré un « avantage fiscal ». M. Augier fut le trésorier de M. Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012. Toujours selon Le Monde, les banques françaises BNP Paribas et Crédit agricole ont aidé à la création de sociétés offshore dans les années 1990 et 2000, via des filiales basées notamment en Asie. Ces deux établissements ont répondu exercer leurs activités dans le « strict respect » de la loi. Selon l’ICIJ, qui tient un décompte des réactions suscitées par ses révélations, plusieurs gouvernements, notamment en Allemagne et au Canada, ont demandé à la presse de fournir à la justice les fichiers afin d’enquêter sur d’éventuelles fraudes fiscales.

 

Cahuzac-moralisation patrimoine : le choc, oui mais du ridicule

Cahuzac-moralisation patrimoine : le choc, oui mais  du ridicule

 

Inventaire à la Prévert, habillage, sous évaluation, ce choc de moralisation sent la précipitation et l’arnaque ; comme pour la politique économique, la méthodologie est très floue ; en fait c’est intéressé’ qui évalue seul son patrimoine, à sa manière. Le doute subsiste évidemment d’autant que certains biens repartis sur la famille ne figurent pas la plupart du temps. Le pire sans doute, le plus ridicule certainement,  la mention vieilles voitures, motos ou vélos pourquoi pas aussi des vieilles chaussettes. Pour les voitures, en fait rien de vraiment étonnant puisque les politiques utilisent essentiellement les voitures de fonction (c’est moins cher !) aux frais de la princesse ou trains et avions qu’ils ne payent pas. En fait le voile de fumée n’aura rien dissimulé en tout cas pas l’indécence de l’austérité imposée par Cahuzac et le gouvernement. Les conséquences de ce coup de com. étaient attendues. D’abord on découvre que la plupart des ministres socialistes sont riches, ensuite qu’on peut douter le l’exhaustivité des patrimoines déclarés, enfin qu’inévitablement la presse n’aura de cesse de vérifier les dires des déclarants provoquant de nouveaux scandales. Le véritable scandale, ce n’est pas le compte en Suisse de Cahuzac, c’est l’austérité imposée aux français y compris les plus démunis ; c’est aussi ce système oligarchique qui permet de s’enrichir et finalemenet d’ignorer les réalités économiques et sociales. Dernier exemple, l’inversion du chômage en 2013 qui relève tout autant du ridicule que du mépris des électeurs pris pour des «  veaux ».

Croissance, déficit, chômage: le gouvernement a tout faux

Croissance, déficit, chômage: le gouvernement a tout faux

 

Recul du chômage, croissance déficit, le gouvernement a tout faux en 2013 comme en 2014 ; c’est ce que révèle le FMI, les prévisions des « sages » ou encore les scénarios de BFM business. Pour résumer en 2013 contrairement à ce que dit Moscovici, il n’y aura même pas 0.1% de croissance mais sans doute une récession de près de 0.5%, un chômage en augmentation d’environ 300 000 et un déficit de 4% au moins.  Mercredi, Bercy doit présenter en conseil des ministres puis devant les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat sa stratégie pour ramener les déficits publics à moins de 3% en 2014. Appelé « programme de stabilité », ce document sera débattu au Parlement les 23 et 24 avril avant d’être envoyé à la Commission européenne le 30.  C’est sur la trajectoire de réduction des déficits définie dans ce programme que la France va s’engager auprès de ses partenaires de l’Union européenne.  Mais mardi, de mauvais signaux sont venus des deux côtés de l’Atlantique, auxquels le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a répondu en maintenant les prévisions du gouvernement pour 2013-2017. A savoir, une croissance de 0,1% du PIB en 2013 puis de 1,2% en 2014 avant un retour à une croissance de 2% par an jusqu’en 2017. Côté déficit, le gouvernement avait déjà acté le dérapage de 2013, à 3,7% du PIB, mais a jusqu’à présent prévu de le ramener à 2,9% en 2014.  A Paris, le Haut conseil des Finances publiques, nouvelle instance composée de 11 personnalités indépendantes et adossée à la Cour des comptes, a estimé qu’ »un léger recul du PIB en 2013 et une croissance sensiblement inférieure à 1,2% en 2014 ne peuvent être exclus ».   »Le scénario pour les années 2013 et 2014 est entouré d’un certain nombre d’aléas qui, dans leur ensemble, font peser un risque à la baisse sur les prévisions », a expliqué le Haut conseil qui rendait un avis sur les seules prévisions de croissance.  Parmi « les aléas susceptibles de freiner la reprise de l’économie » cette année et l’année prochaine, il a cité un environnement international qui « pourrait être moins porteur » et un rétablissement de la compétitivité des entreprises « moins rapide qu’avancé ».  Il a également observé que « les ressorts de la demande interne », c’est-à-dire l’investissement des entreprises et la consommation des ménages, « pourraient être moins puissants » en raison notamment de la mauvaise situation continue de l’emploi.  Simultanément à Washington, le Fonds monétaire international (FMI) s’est montré mardi pessimiste sur la situation de la France, évoquant dans ses nouvelles prévisions une légère récession, avec une contraction de 0,1% du PIB par rapport à 2012. Si ce scénario était avéré, ce serait la première récession depuis 2009.  Quant à 2014, la reprise ne serait que modeste selon le FMI avec une croissance limitée à 0,9%.   »La croissance en France devrait être négative en 2013, ce qui reflète une conjonction de la consolidation budgétaire, de mauvaises performances à l’export et d’une confiance en berne », estime l’économiste en chef du Fonds, le Français Olivier Blanchard, dans ce rapport semestriel.  Sur le front des déficits, le Fonds est également plutôt pessimiste. Il pense que le déficit français ne reviendra sous la barre symbolique des 3% prévue par les traités européens qu’en 2015, à 2,6%, le dérapage se poursuivant en 2014 (-3,5%).  Du coup, les experts de Washington estiment que la dette publique de la France va continuer à gonfler de record en record, à 92,7% du PIB en 2013, 94% en 2014 et jusqu’à 94,1% en 2015, avant de refluer progressivement — elle redescendrait à 88,1% en 2018.  Selon les Echos mardi, le gouvernement prévoit de fait dans son programme de stabilité une augmentation de la dette publique cumulée en 2014. Celle-ci devrait dépasser 94% du PIB, après avoir dépassé 93% cette année, bien au-dessus des dernières prévisions de Bercy.

 

Draghi : la réduction des dépenses , pas la fiscalité

Draghi : la réduction des dépenses , pas la fiscalité

Mario Draghi, qui s’exprimait à Strasbourg devant le Parlement européen, a ainsi brossé un portrait de l’Etat vertueux qui ressemblait plus à l’Allemagne d’Angela Merkel qu’à la France de François Hollande. Il a rappelé que, si la consolidation budgétaire était indispensable au retour d’une croissance durable, toutes les politiques n’étaient de nature à juguler aussi vite la contraction de l’économie qui en résulte inévitablement. « L’accroissement de la compétitivité est la seule issue pour limiter les effets de cette consolidation budgétaire », a-t-il affirmé. « Il y a deux types de pays, des pays qui ont de faibles déficits budgétaires, un fort secteur financier et des excédents sur leur balance de paiement et des pays où c’est le contraire », a expliqué Mario Draghi. « Vous verrez que dans le premier groupe, ils ont maintenu depuis un certain nombre d’années la modération salariale et pas dans l’autre », a-t-il poursuivi. Le président de la BCE a également souligné que la réduction des dépenses courantes provoquait « une moindre contraction de l’économie qu’une augmentation de la fiscalité ». « Je ne donne pas de recette, mais voyez par vous-même », a-t-il conclu à la veille de la présentation par le gouvernement français du programme de stabilité qui est censé lui permettre de ramener le déficit budgétaire du pays à 2,9% en 2014. Les dirigeants français ont souvent critiqué les forts excédents commerciaux allemands obtenus au prix d’une politique de dérégulation sociale et de modération salariale engagée au début des années 2000 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder. A l’inverse, les responsables allemands exhortent leurs homologues français à procéder à des réformes structurelles, notamment du marché du travail, pour relancer une compétitivité qui s’est effondrée ces dernières années.

Députés : le PS se rallie à la transparence du patrimoine

Députés : le PS se rallie à la transparence du patrimoine

 

Les députés socialistes, scandalisés pour la plupart à l’idée de dévoiler leur patrimoine, ont assoupli mardi leur position, renvoyant à la future Haute autorité de contrôle le soin de fixer les règles de la transparence voulue par l’exécutif. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et ses ministres ont rendu publics lundi leurs patrimoines respectifs près de deux semaines après l’affaire Jérôme Cahuzac, au nom de la « moralisation » de la vie publique. « La transparence s’impose. Elle s’est imposée hier pour les ministres. Il n’y a pas de raison qu’elle ne touche pas demain les parlementaires », a expliqué Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS de l’Assemblée, lors de son point de presse hebdomadaire. Un changement de ton du député de l’Essonne qui s’était inquiété du « chemin à trouver entre la transparence indispensable et le respect de la vie privée ». Le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, s’est démarqué de François Hollande et Jean-Marc Ayrault en exprimant à plusieurs reprises ses réserves sur le futur projet de loi qui prévoit une déclaration de patrimoine obligatoire pour les élus. Mais le gouvernement a appelé mardi les élus à surmonter leurs réticences pour accompagner l’exercice. « Il faut aller jusqu’au bout de cette transparence et les élus doivent se rendre compte qu’ils doivent eux aussi être exemplaires », a dit le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. « Il faut bien prendre conscience du choc provoqué par l’attitude de Jérôme Cahuzac, par la défiance des Français (…) vis-à-vis des responsables publics », a-t-il ajouté sur RTL. Manuel Valls semble avoir été entendu, même si le PS pose des conditions. « Il faut faire des modalités de publicité des patrimoines un objet de consensus. Il faut donc fabriquer sur tous les bancs de cette assemblée, à commencer dans le groupe socialiste, des règles qui aillent à tout le monde », a dit Thierry Mandon. « Il ne s’agit pas d’imposer à des parlementaires des règles en donnant le sentiment qu’ils s’y opposent ou qu’ils freinent. « Nous avons une proposition: nous pensons que c’est à la Haute autorité indépendante, qui va être nommée demain (mercredi) pour gérer ces déclarations de patrimoine, qu’il appartiendra de définir les modalités de la publicité de ces déclarations », a ajouté l’élu. Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a pour sa part opposé une fin de non-recevoir à la proposition gouvernementale de publication du patrimoine des parlementaires. « Nous sommes totalement contre. Je pense que la loi ne sera pas votée, si je vois ce qui se passe au groupe socialiste. J’ai le sentiment que le groupe PS est très partagé pour des raisons de bon sens », a-t-il estimé lors d’un point de presse. « Que l’on renforce les contrôles, les sanctions, tout cela, on peut en discuter tranquillement à froid. Simplement à chaud, cautionner une opération de diversion, on n’est pas là pour ça. » L’initiative gouvernementale, a-t-il répété, « relève du voyeurisme ». « Ça flatte ce qu’il y a de moins élégant et ça n’apporte aucune réponse à la situation dans laquelle on est ». Un avis que partage le centriste Jean-Christophe Lagarde, le porte-parole du groupe UDI. « Ceux qui veulent la publication du patrimoine voudront demain la publication des revenus, après-demain des héritages. Ça n’a pas de sens », a-t-il jugé en se déclarant favorable à la publication du patrimoine devant la Haute autorité, qui vérifiera les données fournies.

 

France : recul de croissance de 0.5% en 2013 pour l’observatoire BFM Business

France : recul de croissance de 0.5% en 2013 pour l’observatoire BFM Business

Comment, hors de portée une progression de 1,2% du PIB l’an prochain ? Oui, sauf choc qui infléchirait fortement la trajectoire de croissance de la France vers le haut. D’abord, si l’on scrute tous les baromètres avancés de l’activité, aucun ne dessine les contours d’une reprise à l’horizon des six prochains mois, si bien que l’année 2013 risque plutôt de s’achever sur une baisse de 0,3% à 0,5% de l’activité que sur l’augmentation 0,1% annoncée officiellement.  Tirons ensuite les leçons de l’histoire : Après les deux dernières récessions de 1993 et 2009, les reprises se sont effectuées à des rythmes de 0,3% à 0,4% au cours des trois ou quatre trimestres suivant la fin de la contraction. C’est au moins à ces rythmes que devra croître le PIB pour atteindre l’objectif de croissance de 1,2% fixé par Bercy. Or de tels rythmes sont inatteignables aujourd’hui: l’environnement international, et particulièrement européen, est moins porteur qu’en 1994 et 2010. La politique budgétaire est beaucoup plus contraignante (elle était même fortement stimulante en 2010 !), le chômage est plus élevé, la situation financière des entreprises est plus dégradée et le levier du crédit ne peut plus être actionné aussi fortement comme à l’époque. Enfin, et c’est un problème qui passe trop souvent inaperçu, la crise a détruit une partie du potentiel de croissance du pays (fermetures d’usines, licenciement de travailleurs qualifiés donc pertes de savoir-faire…), qui ne se situerait plus, si l’on prend en compte l’évolution de la productivité et de la démographie, qu’à moins de 1%, contre un 1,5% au moins avant la crise. Donc si l’on tient compte, comme on l’a vu, du fait que le point de départ de l’activité pour 2014 sera plus bas que prévu, la trajectoire « naturelle » la plus optimiste pour la croissance française en 2014 se situerait plutôt autour de 0,5%.  Problème : à ce rythme, la France ne tiendra jamais l’objectif de déficit public affiché par le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, soit moins de 3% du PIB. Déjà que sur la base de 1,2% de croissance, la Commission européenne prévoit presque 4% de déficit public à politique fiscale inchangée, soit presque 1 point d’écart avec Bercy, alors on peut penser qu’une croissance de 0,5% seulement du PIB amènerait automatiquement les déficits publics bien au-delà de 4% du PIB.  Un niveau quoi qu’il arrive inacceptable pour Bruxelles, Berlin et les marchés financiers. Admettons que Paris fasse tout pour revenir à ne serait que 3,5% du PIB de déficit, la croissance en sera impactée en retour à hauteur de quelques dizièmes de point, si bien qu’il semble au final difficile de prévoir plus de 0% de croissance l’an prochain.  Seul un choc de compétitivité et/ou de pouvoir pourrait déjouer ces pronostics et nous faire passer la barre des 1% de croissance l’an prochain. Mais d’où viendrait-il ? De la chute de l’euro ? Peu probable au moment où c’est le Japon qui décide de faire plonger son yen. D’une injection massive de liquidités? La BCE n’a pas l’audace (ou la folie !) de la Réserve fédérale américaine ni de la Banque du Japon. Une baisse massive des charges de 40 milliards au moins sur le travail en contrepartie d’une hausse de plusieurs points de TVA? La gauche, pour qui la TVA est un impôt injuste, ne s’y résoudra jamais. De nouvelles révolutions technologiques ? Celles-ci sont réelles, mais n’auront pas de véritable effet d’entraînement avant 3 à 5 ans. Reste la seule arme à disposition du gouvernement : la réforme de l’Etat pour moderniser le fonctionnement de l’administration et réduire massivement la dépense publique. Quoi ? Réduire la dépense publique encouragerait la croissance ? Impossible selon la tradition keynesienne, pour qui le lien entre déficits publics et croissance ne fait pas de doute : accroître la dépense publique ou baisser les impôts (dans les deux cas, le déficit augmente) ne peut que stimuler l’activité.

Ménages : encore de nouveaux impôts

Ménages : encore de nouveaux impôts

Contrairement a ce qu’a annoncé Moscovici, il y aura bien de nouveaux impôts en 2014 et qui pour l’essentiel pèseront sur les ménages. A compter du 1er janvier 2014, les taux de TVA en France seront fixés à 5 %, 10 % et 20 %, pour le taux normal. Le relèvement de ces deux derniers taux permettra à l’État de récupérer près de 6,4 milliards, soit un tiers des besoins du Crédit d’impôt compétitivité emploi. Si la hausse est une quasi-certitude, leur niveau précis pourrait être modifié à la marge. Plusieurs députés de la majorité réclament un taux normal à 20,5 %. Redresser la branche famille, dont le déficit avoisine les 2 milliards, est une priorité du gouvernement. Pour y parvenir, il devrait s’inspirer d’une partie des recommandations du rapport du Haut Conseil à la famille présidé par Bertrand Fragonard. Celle qui tient la corde consiste en une dégressivité des allocations perçues en fonction du niveau des revenus. Le plafond du quotient familial pourrait également être réduit et la prime de naissance, de 903 euros, significativement réduite. Les partenaires sociaux sont tombés d’accord, mi-mars, sur une série de mesure destinées à combler partiellement les déficits des caisses de retraite complémentaire. L’une d’entre elles touche directement les cadres: leur taux de cotisation augmentera de 0,1 point en 2014 puis en 2015, soit une ponction de 1,1 milliard d’euros de cotisations en plus (dont 60 % à la charge de l’employeur à horizon 2017). De quoi inspirer, peut-être, l’inévitable réforme du régime général des retraites qui se profile d’ici les prochains mois. La fiscalité verte servira à financer 3,6 milliards d’euros (à plein ­régime en 2016) sur les 20 qui ­servent à financer le Crédit impôt compétitivité emploi (Cice). ­Longtemps, l’exécutif a envisagé un alourdissement de la taxation du diesel. Dans un rapport publié début mars, la Cour des comptes estime à près de 7 milliards d’euros les pertes de recettes fiscales liées aux exonérations dont bénéficient les véhicules diesels. Une manne potentielle pour l’État mais un double risque pour le gouvernement: politique, car les carburants sont un sujet sensible pour les électeurs ; économique, car PSA et Renault, tous deux en difficulté économique, ont misé sur le diesel. D’autres mesures alternatives sont donc envisagées: un élargissement du bonus-malus à d’autres critères de pollution que le seul CO2.La défiscalisation des agro carburants est aussi évoquée ou encore une contribution du secteur aérien (lui aussi en crise). La taxe à 75 % «nouvelle mouture», annoncée par François ­Hollande lors de son intervention du 28 mars et qui sera prélevée ­directement par les entreprises au niveau des salaires supérieurs à 1 million d’euros, touchera moins de personnes (1000 au lieu de 1500) mais rapportera davantage à l’État: 500 millions contre 210 pour la première version. La raison? La contribution supplémentaire sera égale à 50 % des montants en question versés en 2013 et en 2014. En effet, c’est la somme de ce nouvel impôt et des 25 % de prélèvements déjà existants (cotisations sociales patronales, taxes sur la masse salariale du type versement transport) qui, en cumulé, ­portera le niveau de taxation à 75 %. Un prélèvement au ­niveau des revenus aurait abouti, pour les plus élevés, à une surtaxe de 18 % seulement. D’où la plus-value qu’en tirera l’État.

 

Croissance : signe de dépression, l’or s écroule

Croissance : signe de dépression, l’or s écroule

 

 

Le contrat de référence, pour livraison en avril, a perdu 9,35% pour finir à 1.360,60 dollars sur la plateforme d’échanges à terme du Comex. Il a perdu jusqu’à 10,9% en cours d’échanges électroniques, avec un plus bas à 1.338,00 dollars.  Le métal jaune n’avait pas subi une telle dégringolade sur une séance à New York depuis le 28 février 1983.  A Londres, l’once d’or a terminé à 1.395 dollars au fixing du soir, contre 1.535,50 vendredi soir, enregistrant une baisse de 9,15%.  Le contrat pour livraison en juin, le plus échangé, a perdu jusqu’à 11% en cours d’échanges.  Au-delà de la chute du métal précieux, très apprécié des investisseurs en temps d’incertitude et de peur du risque, la journée s’est également avérée historique en termes de participation, avec plus de 620.000 échanges sur le contrat de juin.   »Jamais le Comex n’avait connu un tel niveau d’échanges sur une séance depuis le début du courtage d’options à terme aux Etats-Unis », le 31 décembre 1974, a indiqué à l’AFP Damon Leavell, un porte-parole du Comex.  Le Comex, ou Commodity Exchange, est une filiale de l’opérateur CME Group, le numéro un mondial du courtage de dérivés.  Au total, sur les deux dernières séances, l’or a perdu plus de 200 dollars l’once, un autre record sur deux jours depuis près de 40 ans aux Etats-Unis.   »Je ne m’attendais pas à une telle raclée », a confié Bart Melek, stratège en matières premières pour TD Securities.  L’or s’est incliné de concert avec le reste du marché des matières premières, du brut au cuivre, en passant par l’argent, après l’annonce dans la nuit de dimanche à lundi d’un ralentissement inattendu de la croissance chinoise au premier trimestre.  Le produit intérieur brut du géant asiatique s’est établi à 7,7% en rythme annuel sur les trois premiers mois 2013, surprenant les analystes qui misaient sur une légère accélération, avec un PIB autour de 8%.  Mais, pour les analystes, cette déception n’était qu’un prétexte pour poursuivre un mouvement de baisse du métal jaune entamé très nettement la semaine dernière.   »Un grand nombre de personnes cherchent à se débarrasser de leurs paris à la hausse et se mettent à parier à la baisse. L’or était simplement monté trop vite, trop haut », a estimé M. Melek.  Avec la hausse quasi irrésistible depuis le début de l’année du marché américain des actions qui, fort du concours financier énorme de la banque centrale (Fed), a enchaîné une course aux records historiques depuis début mars, les investisseurs tendent à revoir leurs priorités, selon les analystes.   »Les gens se demandent ce qu’est un actif sûr et de plus en plus, ils tendent à aller vers les actions, même si Wall Street n’a pas été très performant aujourd’hui », a expliqué un courtier d’une banque italienne.  D’autre part, les signes d’un ralentissement de l’activité économique chinoise et une série d’indicateurs moroses aux Etats-Unis depuis début avril tendent à apaiser les craintes d’une surchauffe et de risques d’inflation.  Or, le risque inflationniste est l’un des moteurs essentiels de l’achat d’actifs jugés traditionnellement sûrs, comme l’or. En son absence, et en dépit de l’aide à la relance économique accordée par les banques centrales de Washington à Tokyo, l’or perd l’un de ses alliés les plus précieux.   »D’autant plus que, depuis la diffusion des minutes de sa dernière réunion » mercredi, « beaucoup anticipent que la Fed ralentisse son programme d’assouplissement monétaire dans l’année », a ajouté M. Melek, « alors que l’inflation semble d’être encore loin de décoller ».  Du côté européen, les cours ont également pâti « de craintes de voir des pays fortement endettés, comme Chypre, vendre leur or pour payer leurs créances », a relevé Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com, ce qui augmenterait l’offre sur le marché.  Tout cela « a précipité un ensemble de mouvements de vente, qui se sont multipliés de toutes parts à mesure que l’on chutait sous de nouveaux seuils techniques », a commenté Bart Melek.

 

Patrimoine politique : le grand décalage avec les français

Patrimoine politique : le grand décalage avec les français

 

 8 ministres socialistes  millionaires:  la déclaration du patrimoine des ministres va constituer une journée de deuil démocratique ; en cause, la découverte que la classe politique n’est pas représentative des français ( 8 ministres socialistes ) millionaires ; Pourtant on va sous-évaluer ces patrimoines par exemple avec des valeurs d’estimation très approximative de l’immobilier ( genre en valeur d’achat au lieu de la valeur du marché, en ne prenant pas en compte le patrimoine redistribué sur la famille, les parts de sociétés, voire les comptes à l’étranger ou encore les objets d’art et les bijoux). Pourquoi un deuil démocratique ? Parce qu’en réalité en dépit de leurs déclarations les politiques sont globalement riches ;  par héritage, par situation professionnelle et aussi grâce aux revenus d’élus. Un député maire touche en effet de l’ordre de 20 000 euros mensuels (avec un attaché parlementaire) plus de nombreux avantages. Alors que le salaire moyen en France est de 1600 euros mensuels environ ; le montant moyen d’ une retraite au régime général es de 1000 euros environ. Le montant moyen du patrimoine des français est de l’ordre de 230 000 euros par ménage (donc moins de 100 000 euros par individu si on compte les adulte autre que les parents). La politique rapporte donc, d’autant qu’on a transformé le service démocratique qui ne devrait durer que quelques années en véritable carrière. Hollande pour masquer l’affaire Cahuzac a mis le doigt dans l’engrenage fatal du discrédit de la classe politique. Comment, un élu disposant d’au moins 20 000 euros par mois pourrait comprendre les réalités de la vie quotidienne d’un smicard, ou  d’un chômeur. C’est tout le drame de la démocratie et qui ne concerne malheureusement pas que la France. Dans un autre temps, on pourrait ignorer la richesse des élus mais dans une période caractérisée par une crise d’une telle ampleur ce n’est pas possible. D’une part pour des motifs de justice sociale mais surtout pour l’incapacité de nos élus à comprendre la problématique économique et sociale de ceux qu’ils sont censés représenter. Du coup, leurs orientations sont essentiellement fondées sur ce que pensent les élites qui n’ont aucune capacité à comprendre les conséquences de l’austérité, du chômage et de la pauvreté.

Patrimoine ministres : vite un fonds d’aide sociale pour les ministres désargentés

Patrimoine ministres : vite un fonds d’aide sociale pour les ministres désargentés

 

Des vieilles voitures, un combi de 1998, des comptes à découverts, des emprunts, des soldes bancaires de moins de 500 euros, une vieille moto, un fauteuil, un bateau Bénéteau démâté à 2000 euros, un scooter ancien, il y a de quoi être scandalisé par l’extrême dénuement de nos ministres ; en tout cas si on se fie à leurs déclarations de patrimoines. De quoi justifier l’urgence d’un fonds spécial de solidarité avec ces démunis qui ont du faire les fonds de tiroir pour énumérer tout ce qui pouvait n ‘avoir qu’une valeur dérisoire pour ne pas dire ridicule. Il y a bien 8 millionnaires dont Michèle Delaunay mais qui possède 11 comptes bancaires de moins de 500 euros (sur 23 comptes bancaires, quand même). Finalement une belle opération enfumage pour masquer l’affaire Cahuzac ; enfumage aussi parce ces déclarations sont pour le moins aussi mal ficelée que la politique économique.

Patrimoine Ayrault : un combi Volswagen de 1988 à 1000 euros

Patrimoine  Ayrault : un combi Volswagen de 1988 à 1000 euros

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne possède pas le plus gros patrimoine du gouvernement, loin de là. Jean-Marc Ayrault a un patrimoine de bon père de famille: 1,55 millions d’euros composé de deux biens immobiliers et de contrats d’assurance-vie.   La résidence principale est située à Nantes (650 000 euros), d’une résidence secondaire dans le Morbihan (540 000 euros), et de contrats d’assurances-vie à son nom et celui de sa femme, pour près de 200 000 euros.  Les montants déposés sur les comptes bancaires du couple Ayrault (courants, épargne, livrets et autres) s’élèvent à 110 733 euros.   Jean-Marc Ayrault possède une C4 Picasso achetée en 2009 (15 000 euros) et un combi Volkswagen acquis en 1988, évalué à 1000 euros. Souvenir de ses années hippies?  A son passif: plusieurs emprunts de 80 857 euros

 

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