Archive pour la Catégorie 'environnement'

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Pollution : Pécresse sèchement renvoyée dans ses baskets par Hidalgo

Pollution : Pécresse sèchement renvoyée dans ses baskets par Hidalgo

 

 

 

Valérie Pécresse (LR) été très sèchement remises à sa place et face  à ses responsabilités par la maire  de Paris, Anne Hidalgo. En effet Valérie Pécresse présidente de la région Île-de-France avait notamment attribué les pics de pollution à la piétonisation de voies urbaines. Une manière pour la présidente de la région Île-de-France de mettre un voile pudique sur la médiocre qualité des transports collectifs parisiens dont elle a la responsabilité. On sait en effet que la seule régulation du trafic routier sera bien insuffisante pour diminuer les émissions polluantes et que la véritable alternative consiste à disposer d’un maillage très serré de transports collectifs de qualité et économiquement performant. Anne Hidalgo explique dans le JDD : « La concentration de polluants actuelle touche la moitié de la France. Madame Pécresse pense-t-elle sérieusement que la piétonisation de 3,3 km d’autoroute urbaine au centre de Paris est responsable du nuage de pollution à Lyon et dans le Grand Est, ou même à Paris? La santé des citoyens vaut mieux que des polémiques politiciennes! »  Et la maire de la capitale de poursuivre : « Plutôt que de passer une part considérable de son temps à reprocher à Paris d’agir, madame Pécresse devrait se décider à agir dans ses domaines de compétences et s’occuper de la régularité des lignes de métro et de RER, mais aussi de leur confort ou encore de leur propreté qui n’est pas satisfaisante. Cela fait déjà un an qu’elle est élue et les seuls actes à son actif en matière de transports sont l’augmentation du prix du passe Navigo et son lobbying en faveur des voitures à énergie fossile. » Parmi les mesures structurelles annoncées par Anne Hidalgo figure également l’interdiction totale diesel en 2025 à Paris, une mesure qu’elle soit étendue à toute la France. Pour l’instant le gouvernement joue la montre sur ce sujet car cela implique des restructurations chez les constructeurs automobiles notamment français.

 

Des primes aux véhicules propres contre la pollution

Des primes aux véhicules propres contre la pollution

Critiquée pour son silence à propos des pics de pollution Ségolène Royale a annoncé des mesures  pour réduire la pollution automobile et par le chauffage urbain, dont certaines étaient déjà prévues, à l’issue d’un conseil des ministres consacré à la prolongation de l’état d’urgence. Elle a aussi rappelé que le gasoil serait au prix de l’essence dans les 5 ans. « Ce qu’il faut maintenant, c’est la révolution du transport propre, des villes responsables, le transport électrique en ville, des modes de locomotion différents », a-t-elle déclaré à l’issue de la réunion. Elle a proposé que les élus et les préfets puissent rendre obligatoires les certificats de qualité de l’air dans les zones à pics de pollution réguliers. Cette mesure était déjà prévue à Paris à partir de la mi-janvier 2016. Une prime de conversion de 10.000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique en échange de la mise au rebut d’un véhicule polluant, déjà accordée aux particuliers, sera étendue aux véhicules utilitaires et aux taxis à partir de 2017. Une prime de 1.000 euros sera également octroyée à partir du 1er janvier prochain pour l’achat d’un scooter électrique et Ségolène Royal a demandé aux sociétés d’autoroutes d’octroyer la gratuité aux propriétaires de véhicules électriques. Il y aura aussi  pour le premier janvier prochain, obligation d’achat de véhicules à faibles émissions par l’Etat et les entreprises nationales (50% minimum), les collectivités territoriales (20% minimum), les loueurs et les compagnies de taxis (10% minimum) lors du renouvellement de leur flotte.

Pollution Paris : le cri d’alarme de pneumologues

Pollution  Paris : le cri d’alarme de pneumologues

Cinq professeurs de médecine publient une tribune sur le JDD.fr, pour  agir  de manière urgente contre la pollution de l’air. Ne rien faire, c’est se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger. » Voici leur tribune ci-dessous :

 

 

« En France, la pollution de l’air extérieur entraine environ 48 000 décès prématurés chaque année. A Paris, elle entraine environ 2500 décès chaque année et retire plus de 2 ans d’espérance de vie à 30 ans. À l’échelle de la Métropole, ce sont 6600 décès qui seraient évitables chaque année. Il est urgent d’agir. Ne pas le faire, c’est se rendre coupable de non-assistance à personne en danger. Or nous savons que, dans la capitale, le trafic routier est la cause principale de la pollution de l’air extérieur, produisant deux tiers des émissions de dioxyde d’azote et 55% des émissions de particules. Réduire le trafic routier dans les grandes villes françaises et en particulier dans Paris est désormais une priorité de santé publique. Toutes les initiatives permettant de réduire les émissions de dioxyde d’azote et de particules amélioreront la santé de nos concitoyens. C’est pourquoi nous appelons les élus locaux et nationaux à prendre sans attendre des mesures pour réduire la mortalité liée à la pollution. Les solutions sont multiples et connues : diminuer les vitesses de circulation autorisées, transformer des portions d’autoroutes en boulevards urbains, interdire progressivement les véhicules les plus polluants, développer les transports en commun, le recours aux véhicules électriques et les circulations douces. La fermeture à la circulation des voies sur berge de la Seine rive droite à Paris fait ainsi partie des mesures utiles à la préservation de la santé de tous. Elle diminuera le trafic automobile au cœur de Paris, engendrant une diminution très significative de la concentration en polluants sur le secteur concerné. Le projet a en effet pour objectif, au regard de la baisse globale de trafic attendue sur l’ensemble quais hauts/quais bas de la rive droite, de réduire les émissions de polluants de 38 % en moyenne et ce pour tous les polluants sur le secteur du projet. Cet objectif est associé à une diminution des concentrations de polluants dans l’air (NO2, particules fines, benzène…) supérieure à 23%, et proche de 30% pour certains, dans cette zone. L’étude AIRPARIF de juillet 2013 montre que les aménagements réalisés entre 2002 et 2012 aboutissent à une diminution générale du trafic et de la circulation avec un impact significatif en matière de qualité de l’air, du fait d’une réduction des émissions de polluants atmosphériques d’environ 10 % (-11% pour les oxydes d’azote et -9% pour les particules fines). Les résultats de ces études scientifiques démontrent l’impact positif attendu de voies sur berges piétonnes pour diminuer la pollution de l’air dans Paris. Or la commission d’enquête vient de rendre un avis consultatif défavorable concernant ce projet. Nous, professionnels de santé, appelons à ne plus reculer pour améliorer la qualité de vie et la santé des Parisiens. Des décisions courageuses doivent être prises pour tout simplement sauver des vies.  Rendre piétonnes les voies sur berge de la Seine rive droite en est une. »

Professeur Bruno HOUSSET, pneumologue, chef du service de pneumologie au centre hospitalier intercommunal de Créteil et président de la Fondation du souffle. ;

Professeur Jocelyne JUST, pneumopédiatre, cheffe du service d’allergologie pédiatrique, hôpital Armand-Trousseau, Présidente de la Société française d’allergologie ;

Professeur Thomas SIMILOWSKI, pneumologue, chef du service de pneumologie et réanimation médicale, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière-Charles-Foix, président du Fonds de recherche en santé respiratoire ;

Docteur Gilles DIXSAUT, médecin hospitalier, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, président du Comité de Paris contre les maladies respiratoires ;

Professeur Alexandre DUGUET, pneumologue, vice-doyen de la faculté de médecine Pierre et Marie Curie Paris 6.

Notre-Dame-des-Landes : report de l’évacuation

Notre-Dame-des-Landes : report de l’évacuation

 

Un véritable serpent de mer un véritable serpent de mer ce dossier du futur aéroport de Notre-Dame des Landes. En fait un dossier ouvert il y a une cinquantaine d’années qui a suscité de nombreuses critiques et des réactions négatives. Du coup le bébé risque d’être transmis au nouveau gouvernement qui sera désigné après les élections de 2017. En cause un affaire  relativement pourrie,  économiquement discutable et très contestable sur le plan de l’environnement. Un projet en réalité qui consiste surtout à réaliser une vaste opération d’urbanisme pour récupérer les terrains de l’actuel aéroport. Un aéroport  dont la capacité pourrait être augmentée. Comble du ridicule de gouvernement a organisé un référendum en Loire Atlantique seulement alors qu’il s’agit d’un projet d’intérêt national voir d’intérêt international.  Valls parti,  Hollande avec ce résout donc à ne rien décider se rangeant d’ailleurs l’avis de Ségolène Royal.  Avec le départ de Manuel Valls de Matignon, les partisans d’une évacuation de la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes ont donc perdu leur plus fidèle soutien. Ces derniers mois, Manuel Valls n’avait ainsi cessé de répéter qu’il évacuerait les zadistes. « Donc maintenant, les choses doivent se faire, mais encore une fois, avec méthode, avec la volonté d’éviter la violence. Personne ne doit en douter, les travaux devront commencer, c’est prévu pas avant la fin 2017-2018″, disait-il encore en octobre. Mais ça c’était avant.  »Il n’y a pas d’évacuation possible tant que le contentieux avec Bruxelles n’est pas réglé », a indiqué une source gouvernementale à l’AFP, confirmant de fait l’abandon de l’objectif d’une évacuation à l’automne, fixé lorsque le député d’Evry était Premier ministre. Il parait également peu probable que l’évacuation ait lieu en pleine campagne présidentielle, comme le note Europe 1.  »Ma conviction, c’est que Cazeneuve ne bougera pas sur Notre-Dame-des-Landes. Il était ministre de l’Intérieur quand Rémi Fraisse est mort [à Sivens, NDLR] et sans vouloir décharger sa barque, c’est quelque chose qui l’a vraiment touché », décrypte un cadre écologiste auprès du JDD. Depuis plusieurs mois, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, plaide pour l’abandon du projet, en contradiction flagrante avec la position du chef du gouvernement d’alors.   »Je comprends l’exaspération devant l’occupation illégale du terrain, mais ma conception de l’État est qu’il doit être médiateur et aider chaque partie à sortir des postures. C’est d’autant plus son rôle qu’il s’agit ici d’un ouvrage qui coûtera entre 800 millions et 1 milliard d’euros alors qu’il y a tant besoin d’infrastructures dans toutes les régions. Aujourd’hui, un tel projet, qui remonte à des années, mal engagé, ne serait pas autorisé. [...] Devant le blocage sur le terrain, il vaut mieux arrêter les frais », expliquait-elle ainsi dans le JDD.

Paris : le diesel interdit en 2025

Paris : le diesel interdit en 2025

 

Une décision qui risque de peser lourd dans la stratégie des constructeurs automobiles sur le marché français voire au-delà.  et qui accessoirement va plomber les prix des véhicules diesels d’occasion. À l’inverse qui pourrait faire remonter la cote des véhicules d’occasion à essence. Une décision salutaire pour l’environnement mais difficile à avaler pour certaines catégories sociales possédant un véhicule diesel et qui seront contraints d’acheter une autre automobile. Ou alors d’emprunter les transports collectifs malheureusement pas toujours suffisamment denses aux heures  d’embauche et de débauche des moins favorisés. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a en effet réaffirmé vendredi son engagement d’interdire dans la capitale d’ici 2025 les véhicules diesel, aux côtés des villes de Madrid, Athènes et Mexico. « Chaque année, 2.500 personnes meurent à Paris du fait de la pollution de l’air. On ne peut pas rester inactif face à cette situation », a déclaré Mme Hidalgo, qui s’exprimait au dernier jour du sommet des grandes villes Cities C40 pour le climat, qu’elle préside à Mexico.   »Les particules fines émises par les moteurs diesel sont les plus dangereuses, car elles peuvent affecter le coeur et le cerveau », a ajouté la maire de Paris qui souhaite développer des modes de transport propres, ainsi que les voies piétonnes. « La France a longtemps donné la priorité au diesel et appuyé cette industrie comme s’il s’agissait de la seule option possible », a indiqué la maire de Paris lors d’une conférence de presse. Aujourd’hui, « un nouveau marché s’ouvre offrant de nombreuses opportunités aux entreprises » et nous devons « accélérer ensemble », a-t-elle ajouté. La maire de Paris a cité en exemple la ville de Tokyo qui en quinze ans est parvenue à éradiquer le diesel grâce à une politique volontariste. 

Produits verts : Prochain accord à l’OMC

Produits verts : Prochain accord à l’OMC

 

Une bonne nouvelle pour la planète et la lutte contre les émissions polluantes. Un accord devrait exonérer de droits de douane des produits qui participent à l’amélioration de l’environnement. Des poids lourds du commerce mondial dont l’UE, les Etats-Unis, la Chine et le Japon espèrent trouver un accord ce week-end à l’OMC à Genève établissant une liste de produits « verts, comme les panneaux solaires, dont les droits de douane seront à terme éliminés ou abaissés. La Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, est attendue samedi à Genève, ainsi que les ministres et hauts représentants de 17 pays, dont le représentant américain pour le Commerce (USTR) Michael Froman. Les ministres espèrent parvenir à un accord dimanche mais rien n’est garanti, a-t-on appris de source proche de l’OMC.

Présidentielle 2017 : l’écologie passe sous la table (Hulot)

Présidentielle 2017 : l’écologie passe sous la table (Hulot)

C’est en substance ce que dit Nicolas Hulot à propos des débats politiques qui se déroulent dans la perspective de 2017. De fait  lors de la primaire de la droite cette problématique a été la grande absente (avec la question européenne) sauf par NKM  mais bien timidement. Fillon, lui,  n’en parle pratiquement pas. Quant au parti socialiste il est sans doute bien gêné par le plan de programmation énergétique qui ne met à peu près rien en cause même pas Fessenheim dans la fermeture n’est annoncé qu’en 2019 et qui sera annulée  par la droite revenue au pouvoir. Les verts, eux,  sont devenus tellement insignifiants sur le plan politique que leur voix est inaudible. On comprend évidemment que les questions du chômage et de la sécurité viennent  au premier rang des préoccupations. Reste une majorité des Français sensibilisés à l’environnement et à la santé. « Il est temps de redresser la barre. J’espère que la classe politique va se ressaisir. Je leur accorde une sincérité sur le fait qu’ils ont à cœur le bien-être des Français. Mais il passe par la préoccupation de ces sujets », explique Nicolas Hulot en évoquant un sondage pour Fonds mondial pour la nature (WWF) montrant que plus de deux-tiers des Français s’intéressent à la protection de l’environnement. Le primaire de la droite n’a pas non plus fait une grande place à l’écologie. Nicolas Hulot confie d’ailleurs qu’il n’est pas allé voter dans ce scrutin qui a conduit à la victoire écrasante de François Fillon. Sur cette thématique, le nouveau leader de la droite affiche des idées pro-nucléaires et souhaite remettre en cause le principe de précaution, que Jacques Chirac avait fait entrer dans la Constitution sous l’impulsion de Nicolas Hulot. « C’est symptomatique et ça me désole parce que, et je le dis sans aucune flagornerie, tout le monde s’accorde pour dire que cet homme est intelligent », regrette l’ancien présentateur TV. Sur le principe de précaution, Nicolas Hulot considère que « ce serait une régression que de revenir en arrière« . Quant au nucléaire : « C’est un mode de production énergétique qui nous emmène dans des dérives financières absolument terrifiantes. Je pense que la démonstration des coûts induits des conséquences de Fukushima au Japon devrait nous amener à beaucoup plus de mesure ». Nicolas Hulot tient par ailleurs à rappeler que le nucléaire « ne nous met pas dans une situation d’indépendance énergétique » car « il faut bien aller chercher quelque part » les matériaux fossiles.

Trump « ouvert pour l’accord de Paris sur le climat

Trump « ouvert pour  l’accord de Paris sur le climat

 

Il y a les discours de campagne et les discours de gestion. Ce que démontre à nouveau Trump qui vient d’affirmer qu’il pourrait se montrer ouvert sur l’accord conclu dans le cadre de la COP 21 concernant le réchauffement climatique. Donald Trump s’est dit « ouvert » au sujet de l’accord de Paris sur le changement climatique, après avoir promis tout au long de sa campagne électorale d’en retirer les États-Unis.  »Je regarde ça de très près. Je reste ouvert sur cette question », a dit le président-élu. « Je pense qu’il y a un lien (entre les humains et le changement climatique), il y a quelque chose, mais tout dépend combien », a aussi reconnu le milliardaire, notoirement climato-sceptique. Donald Trump a précisé qu’il fallait voir à propos de l’accord de Paris « combien cela va coûter à nos entreprises », et quels effets il pourrait avoir sur la compétitivité américaine. Si Donald Trump  semble devoir faire preuve d’un peu de réalisme c’est que progressivement des clauses environnementales seront incluses  dans les traités de libre échange. Du coup les États-Unis ne pourront pas se mettre à l’écart des traités qui vont peser sur les échanges internationaux. Le futur président américain a qualifié par le passé de « canular » le dérèglement climatique et menacé d’ »annuler » l’accord conclu lors de la COP21 adopté à Paris fin 2015 par 195 pays. Les États-Unis, deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre de la planète après la Chine, ont ratifié cet accord début septembre, sous l’impulsion notamment du président Barack Obama.

 

Nucléaire : sûreté préoccupante

Nucléaire : sûreté préoccupante

 

C’est l’avis  de- Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire, qui s’exprime dans une interview au Figaro

 

Une vingtaine de réacteurs d’EDF sont à l’arrêt. La France risque-t-elle de passer un hiver difficile?

Pierre-Franck CHEVET. - Actuellement, douze réacteurs sont à l’arrêt ou vont être mis à l’arrêt, pour contrôler que l’excès de carbone découvert dans l’acier n’altère pas la capacité de résistance mécanique des générateurs de vapeur. En fin de semaine dernière, EDF nous a remis un dossier complet pour chacune des pièces concernées. Il nous faut ensuite un mois environ pour contrôler les tests effectués et donner, ou non, notre feu vert au redémarrage des centrales. Dans le meilleur des cas, les réacteurs d’EDF pourraient être opérationnels dans un mois et atteindre leur pleine puissance en janvier 2017. L’ASN a transmis ces éléments de calendrier à RTE (Réseau de transport d’électricité), en charge du réseau, dont le rôle est d’équilibrer la consommation et l’offre d’électricité. (…)

 

Entre les difficultés économiques d’EDF et d’Areva ainsi que les problèmes techniques, jamais la situation du nucléaire en France n’a été aussi problématique…

La situation est devenue, en effet, très préoccupante. D’où la nécessité d’agir avec calme et rigueur. Une anomalie générique a été identifiée sur les générateurs de vapeur, entraînant une procédure de contrôle de grande ampleur. Ce n’est pas une première: au début des années 1990, une corrosion de tous les couvercles des réacteurs en activité avait été identifiée. À l’époque, EDF avait pu gérer la situation en remplaçant peu à peu tous les couvercles. En 2013, dans le cadre de la préparation du projet de loi sur la transition énergétique, j’avais averti de la nécessité de pouvoir se passer à intervalles réguliers de 5 à 10 réacteurs, car des problèmes génériques pouvaient être découverts. Il y a de plus un cas où la sûreté pouvait être en cause, ce qui nous a conduits à décider de l’arrêt de Fessenheim 2 l’été dernier. (…)

 

Face à toutes ces problématiques soulevées, l’état des centrales présente-t-il un risque pour la sûreté de nos concitoyens?

L’ensemble des décisions prises par l’ASN sur ces différentes problématiques s’inscrivent précisément dans une démarche de sûreté des réacteurs nucléaires et donc de protection des populations. Il en est ainsi de l’arrêt anticipé de certains réacteurs d’EDF, ou de l’extension du réexamen de la qualité des fabrications passées de l’usine du Creusot d’Areva. Ces décisions, fortes, nécessaires, appellent à un engagement sans précédent des industriels concernés, qui plus est, dans la durée. Nous serons particulièrement vigilants à ce qu’un tel engagement se maintienne!

 

Fermeture des centrales au charbon au Canada

Fermeture des centrales au charbon au Canada

 

Conséquence de l’engagement réel du Canada vis-à-vis du   climat,  Le gouvernement a décidé de fermer ses dernières centrales au charbon d’ici 2030 . . L’essentiel de l’électricité (61 %) est généré grâce aux barrages hydroélectriques. Seules quatre provinces canadiennes, l’Alberta, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, abritent encore des centrales à charbon. La ministre de l’Environnement a précisé que le calendrier de fermeture sera assoupli si les provinces concernées trouvent des moyens de compenser les émissions de gaz à effet de serre de ces installations polluantes. Tout juste de retour de la conférence de l’ONU sur le climat à Marrakech (COP22), Catherine McKenna a déclaré ne pas s’inquiéter du fait qu’au sud de la frontière, le président élu des États-Unis, Donald Trump, a, dans un mouvement opposé, promis d’accroître la production de charbon. Le premier ministre Justin Trudeau doit adopter dans trois semaines, avec les dirigeants des provinces, le plan fédéral pour le climat.

 

COP21 : « irréversible »….Pour Hollande !

COP21 : « irréversible »….Pour Hollande !

 

Pour Hollande l’accord obtenu dans la cadre de la 21 sur le réchauffement «  est irréversible en dépit des réticences du nouveau président des Etats- unis. François Hollande s’avance sans doute sur ce terrain de manière imprudente. D’abord parce que l’accord de la 21 doit être précisé dans ses modalités d’application au cours de la COP 22 dont les premières réunions ont commencé au Maroc. Ensuite parce qu’il demeure incertain flou dans les engagement pris par les pays qui diffèrent notamment de manière sensible sur le plan méthodologique pour apprécier à la fois la situation actuelle et les évolutions à venir . La déclaration de François Hollande pourrait être  contre productive vis-à-vis de Trump. Mieux vaut en effet rechercher le dialogue avec un président américain aussi contradictoire et théâtral. « Cet accord de Paris est irréversible, nul ne pourra s’en dégager. »  A l’occasion d’un discours prononcé à Ayguesvives (Haute-Garonne), samedi 19 novembre 2016, François Hollande a donc défendu l’accord sur le climat, conclu le 12 décembre 2015 par la communauté internationale lors de la COP21« Et même s’il pourrait y avoir des tentations, il y aura des forces, y compris dans la démocratie américaine, qui feront en sorte que nous pourrons être au rendez-vous », a-t-il ajouté, après avoir visité dans ce petit village une école élémentaire récompensée pour un projet sur le développement durable.

Depuis l’élection de Donald Trump à la présidentielle américaine, certains observateurs doutent de la mise en œuvre de l’accord de Paris. Et pour cause : le futur président américain avait qualifié lors de la campagne le réchauffement de « canular » et de complot chinois. L’accord de Paris engage notamment à contenir « l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels » et à poursuivre « l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels ». L’entente est entrée en vigueur le 4 novembre, moins d’un an après son adoption par 195 pays et quatre jours avant l’élection de Donald Trump. 

Cop 22 climat : « Un retrait des Etats-Unis très grave »

Cop 22 climat : « Un retrait des Etats-Unis très grave »

Dans une interview au JDD Ségolène Royal considère que le retrait des Etas -Unis serait grave pour le climat mais relativise la position de Trump.

 

 

La victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine a secoué le sommet climat. Comment l’avez-vous vécue?
Une immense déception bien sûr. D’autant que, avec environ 1 million de voix d’avance, Hillary Clinton est l’élue du peuple, contrairement à ce qu’affirme la propagande qui utilise les résultats pour opposer peuple et élite. Et puis, depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992, c’est la première fois dans l’histoire des négociations sur le climat que le leader d’un grand pays affirme aussi violemment son climato-scepticisme. C’est une rupture.

L’accord de Paris est-il irréversible?
Un retrait des États-Unis, qui représentent 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), serait symboliquement très grave. Mais l’accord de Paris resterait malgré tout applicable puisqu’on serait toujours, avec les autres pays l’ayant ratifié, au-dessus des 55% d’émissions de GES nécessaires pour son entrée en vigueur. Quant à une dénonciation par Washington de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), je n’y crois pas. Quand George Bush a refusé de ratifier le protocole de Kyoto, il n’a pas pour autant dénoncer la convention-cadre de Rio.

 

COP 22: 2 ans pour sauver le climat ?

COP 22: 2 ans pour sauver le climat ?

 

 

 

On sait qu’il faudra bien d’autres COP pour sauver le climat. En effet les orientations retenues lors de la COP  21 seront insuffisantes pour faire diminuer le réchauffement climatique. Pollution, inondation, sécheresse, disparition d’espèces, changement de culture agricole autant de conséquences de la montée inexorable de la température. Il est urgent de limiter notre pollution si l’on veut éviter la montée de la température moyenne du globe au-delà de 2°C d’ici 2100, chiffre décidé lors de la conférence climat de Copenhague de 2009. Actuellement, si nous ne faisons rien, il faut en fait s’attendre à un climat de 4°C de plus, Pour éviter d’atteindre cette hausse, nous ne devons pas envoyer dans l’atmosphère plus de 900 milliards de tonnes de CO2, un chiffre qui sera atteint d’ici 20 ans si nous poursuivons à notre rythme actuel. Les derniers constats scientifiques montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents : vagues de chaleur, les inondations et fonte des glaces.  Les scientifiques rappellent qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40% à 70% d’ici 2050, si nous voulons arriver à zéro émission en 2100. C’est encore possible si nous mettons un prix au carbone, si nous investissons dans des transports, des villes propres. Cela ne représente qu’une petite part des milliards que nous allons consacrer dans nos futurs investissements d’infrastructures. Les scientifiques reconnaissent que les changements seront plus faciles à faire pour la production d’énergie, les voitures ou l’efficacité énergétique, mais qu’ils seront plus compliqués dans l’aviation, les transports routiers et maritimes.   Les perspectives bien que modestes de la COP  22 au Maroc visent  à concrétiser dans les deux ans l’accord de Paris.  Pour que cet objectif très modéré devienne réalité, des règles d’application sont nécessaires car l’accord de Paris a laissé un certain nombre de points dans le vague, notamment en ce qui concerne la façon dont les pays préciseront  leurs promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre et comment elles seront contrôlées .Le texte adopté vendredi rappelle aussi aux pays riches leur objectif de fournir à l’horizon 2020 une aide de 100 milliards de dollars par an (95 milliards d’euros) aux pays en développement.

 

Notre-Dame-des-Landes: opposants déboutés ou la justice sous influence

 

Un curieux jugement de la cour administrative d’appel de Nantes qui va totalement à l’encontre de l’avis  du rapporteur public  qui avait estimé lundi dernier à l’audience que le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes constituait une « alternative avérée » à son transfert à Notre-Dame-des-Landes. Une décision de justice évidemment sous influence d’autant plus qu’on peut réellement s’interroger sur la compétence de ces juges aussi bien en matière de politique des transports que d’environnement. En fait pour donner une légitimité à ce projet le gouvernement et la justice s’appuien  notamment sur le référendum qui a été organisé dans le département de Loire Atlantique. Il ne s’agit pas d’une évidemment limitée à ce département mais de liaison d’intérêt national et international. La décision est l’éventuel consultation ne peuvent donc être décidée au plan national ou alors c’est la négation de toute planification des les infrastructures et autres équipements. Le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes et devenues un symbole éminemment politique voir politicien pour le gouvernement il s’agit de donner quelques coups de pelle avant l’élection présidentielle pour montrer sa détermination sachant que les vrais travaux ne pourront pas commencer avant 2018. Mais à l’intérieur même du gouvernement certain, Ségolène Royal en particulier s’interroge sur l’entêtement de valse. Notons l’argumentation très j’approximative et contradictoire des juges de la cour d’appel.  Les juges ont tout d’abord validé la déclaration d’utilité publique des aménagements routiers locaux, qui constituent bien selon eux « un programme distinct » du projet d’aéroport. La cour administrative d’appel de Nantes a par ailleurs estimé que l’impact du projet sur la qualité des eaux serait « faible », contrairement aux dires des opposants. « Les risques (…) liés à l’utilisation de produits utilisés lors des opérations hivernales de dégivrage des avions ou de déverglaçage des pistes ne sont pas établis », disent-ils. Le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes ne constitue pas, par ailleurs, une « alternative avérée » à son transfert à Notre-Dame-des-Landes, « compte tenu des travaux très importants devant être effectués en vue de faire face à l’augmentation du trafic et du nombre de passagers ». Les juges nantais considèrent encore que le projet d’aéroport, à la date des arrêtés préfectoraux attaqués, présentait bel et bien un « intérêt public majeur ». « La création de l’aéroport vise à favoriser le développement économique du Grand Ouest, à améliorer l’aménagement du territoire et à développer les liaisons aériennes nationales et internationales, tout en réduisant les nuisances sonores subies par la population de l’agglomération nantaise », estime-t-elle. Lors de l’audience, le 7 septembre, le rapporteur public avait simplement suggéré de valider la déclaration d’utilité publique des aménagements routiers locaux, mais « plus par discipline » avec la jurisprudence du Conseil d’Etat « que par conviction » : ces travaux auraient pourtant dû être intégrés au projet global d’aéroport, selon elle, alors qu’il a été délibérément « saucissonné », d’après les opposants.

Fessenheim : nouveau délai

Fessenheim : nouveau délai

 

Grâce à des manœuvres procédurières,  l’avis du CCE reporté en janvier au lieu d’octobre risque de rendre caduque la perspective de fermeture de Fessenheim. Une fermeture d’ailleurs prévue seulement en 2019 et qui sera sans doute annulée par la nouvelle majorité en 2017.  Le comité central d’entreprise (CCE) d’EDF a en effet obtenu jeudi un délai supplémentaire pour rendre son avis sur le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), que les représentants du personnel jugent sans fondement et dictée par des motifs politiques, ont indiqué EDF et la CGT. Une porte-parole du groupe a déclaré qu’EDF prenait acte de la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, sans souhaiter faire d’autre commentaire. Selon la CGT, le CCE a désormais jusqu’au 10 janvier pour rendre son avis, au lieu de la fin octobre. Le gouvernement souhaitait que le conseil d’administration d’EDF se prononce sur ce dossier avant la fin de l’année, craignant, selon une source au fait du dossier chez EDF, que Fessenheim devienne un thème de la campagne présidentielle de 2017. Le CCE a décidé le 14 septembre de faire réaliser trois expertises externes sur le projet de fermeture de la centrale, pour en analyser les impacts techniques, économiques, psychosociaux et juridiques. La fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française, mise en service en 1977, faisait partie des promesses de campagne de François Hollande dans le cadre de l’élection présidentielle de 2012. Mais le chef de l’Etat a reconnu à l’automne 2015 qu’elle ne pourrait avoir lieu avant la fin de son quinquennat en raison du retard de l’EPR de Flamanville (Manche), dont la date de mise en service – aujourd’hui prévue pour fin 2018 – déterminera l’arrêt de la centrale alsacienne.EDF et l’État sont parvenus à un accord sur une indemnisation de 400 millions d’euros pour la fermeture de Fessenheim, une part fixe à laquelle pourra s’ajouter une part variable, a-t-on appris en août de source proche du dossier. La centrale de Fessenheim emploie 850 salariés d’EDF et environ 250 salariés permanents d’entreprises prestataires.

(Reuters)

Des kits individuels d’énergie solaire en Afrique

Des kits individuels  d’énergie  solaire en Afrique

 

Ce sera possible avec l’offre qui sera d’abord faite en Côte d’ivoire par EDF et la start-up californienne Off Grid Electric.  Les deux entreprises ont précisé qu’elles comptaient étendre leur partenariat à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, avec pour objectif d’alimenter 3 millions de personnes en électricité à l’horizon 2020, dont 1,5 million en Côte d’Ivoire. Les kits vendus par Zeci, leur coentreprise, comprennent des panneaux solaires couplés à des batteries, mais aussi des appareils basse consommation tels que des téléviseurs, des radios ou des ampoules. Les offres de Zeci, payables par téléphone portable et qui ciblent les foyers ruraux et périurbains, proposent aux clients de payer entre 5.000 et 15.000 francs CFA par mois (entre 7,60 et 22,90 euros environ), selon les options, pour devenir propriétaires des équipements au bout de trois ans. EDF, qui n’a pas communiqué le montant de son investissement dans Zeci, estime avoir déjà alimenté plus de 500.000 personnes en électricité en Afrique depuis 2001 grâce à des systèmes solaires décentralisés. L’électricien public français souhaite désormais « passer d’une dimension artisanale à une dimension industrielle », a indiqué Valérie Levkov, responsable de la zone Afrique et Moyen Orient du groupe, lors d’une rencontre avec la presse. « La Côte d’Ivoire est la première pierre de notre édifice », a-t-elle ajouté, sans préciser quels seraient les prochains pays ciblés. La société Off Grid Electric, dont SolarCity est le premier actionnaire et qui compte aussi des fonds d’investissements d’EDF et de Total à son tour de table, est pour sa part déjà présente en Tanzanie et au Rwanda. Le développement d’EDF sur le continent africain s’inscrit dans le cadre du plan « Cap 2030″ de son PDG, Jean-Bernard Lévy, visant notamment à faire passer de 5% à 15% la part de l’activité du groupe sur des marchés en croissance. « Environ 640 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité et beaucoup ont accès à une électricité peu fiable, très chère ou intermittente, donc on a globalement un vrai marché de centaines de millions de personnes qui attendent des offres abordables, disponibles et propres », a dit Valérie Levkov. Simone Rossi, directeur exécutif d’EDF en charge de la direction internationale, a en outre indiqué que le groupe était « prêt » à participer à un appel d’offres pour des centrales nucléaires en Afrique du Sud, attendu de longue date, dont il a toutefois admis ne pas pouvoir préciser le calendrier et la taille.(Reuters)

Notre Dame des Landes : les pistes trop fragiles !

Notre Dame des Landes : les pistes trop fragiles !  

 

Les pistes de Notre dame des Landes pourraient s’enfoncer ! Selon un chercheur au CNRS de Nantes, Luc Brohan, le sol du bocage ne serait pas solide pour supporter la construction des pistes du futur aéroport. Le scientifique est arrivé à cette conclusion après avoir compilé cinq thèses récentes consacrées « aux traitements des sols argileux par liant hydrauliques », écrit mardi le journal Le Monde. « Possible de construire ces pistes, mais cela ne tiendra pas. » Le chercheur en physique et chimie des matériaux a alerté par écrit le ministère de l’Environnement le 6 novembre. Luc Brohan a également décidé de rendre public son travail de synthèse. Selon lui, la méthode utilisée par le concessionnaire du futur aéroport (Ago-Vinci) pour consolider le sol de Notre-Dame-des-Landes est inefficace. « La présence d’eau dans le sol finira par annihiler tous les effets du traitement dans un délai rapide : la piste va donc s’affaisser », affirme le chercheur.  Un avis partagé par Jean-Marie Ravier, ingénieur de l’Ecole centrale de Paris qui a travaillé avec Luc Brohan sur le sujet. « Il est possible de construire ces pistes, mais on sait aujourd’hui que cela ne tiendra pas », a-t-il assuré au Monde. Bientôt un nouveau coup dur sur le plan judiciaire ? Notre-Dame-des-Landes est vivement combattu depuis une quinzaine d’années. Le projet d’aéroport, déjà fragilisé par les divisions politiques, devrait connaître un nouveau coup d’arrêt sur le plan judiciaire dans les prochains jours.

Yannick Jadot candidat écolo pour quoi faire ?

Yannick Jadot candidat écolo pour quoi faire ?

 

Yannick Jadot a remporté la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) avec 54,25% des voix, devant Michèle Rivasi (40,75%) mais pour quoi faire ? pas pour être élu comme Président ;  alors si les écolos veulent encore exister ils devront se rallier au PS notamment avant les législatives. Certes Jadot offre une image autrement positive des écolos par rapport à la gauchiste  Cécile Duflot mais il peut espérer au mieux 2 à 3% en 2017. Le choix est clair se rallier ou disparaitre. Yannick Jadot a évoqué après sa victoire une « nouvelle page de l’écologie dans le pays » en promettant de « construire une campagne collective ». « Je suis déterminé à ce que cette campagne soit celle de toutes les familles de l’écologie », a-t-il dit à la presse. Européen convaincu et proche de Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot avait adhéré aux Verts en 2009 et a réussi à s’imposer progressivement au sein de sa famille politique par un discours ouvert et tolérant. En 2012, porte-parole de campagne d’Eva Joly, il avait jeté l’éponge en reprochant à la magistrate d’avoir trop tiré contre le Parti socialiste. Il exclut cependant aujourd’hui toute alliance avec le PS « à ce stade » ! .A moins que les écolos aient rapidement besoin de cette alliance pour ne pas disparaître.

COP22 : au-delà des bonnes intentions ?

COP22 : au-delà des bonnes intentions

Réunion à Marrakech pour le lancement de la COP 22. Il s’agit de donner un contenu concret aux orientations de la COP 21 qui reste pour l’instant bien théorique en tout cas en dessous de ce qu’il faudrait entreprendre pour réellement peser de manière significative sur le climat. Pollution, inondation, sécheresse, disparition d’espèces, changement de culture agricole autant de conséquences de la montée inexorable de la température. Il est urgent de limiter notre pollution si l’on veut éviter la montée de la température moyenne du globe au-delà de 2°C d’ici 2100, chiffre décidé lors de la conférence climat de Copenhague de 2009. Actuellement, si nous ne faisons rien, il faut en fait s’attendre à un climat de 4°C de plus, préviennent les scientifiques. Pour éviter d’atteindre cette hausse, nous ne devons pas envoyer dans l’atmosphère plus de 900 milliards de tonnes de CO2, un chiffre qui sera atteint d’ici 20 ans si nous poursuivons à notre rythme actuel. Les derniers constats scientifiques montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents : vagues de chaleur, les inondations et fonte des glaces.  Les scientifiques rappellent qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40% à 70% d’ici 2050, si nous voulons arriver à zéro émission en 2100. C’est encore possible si nous mettons un prix au carbone, si nous investissons dans des transports, des villes propres. Cela ne représente qu’une petite part des milliards que nous allons consacrer dans nos futurs investissements d’infrastructures. Les scientifiques reconnaissent que les changements seront plus faciles à faire pour la production d’énergie, les voitures ou l’efficacité énergétique, mais qu’ils seront plus compliqués dans l’aviation, les transports routiers et maritimes.  L’accord de Paris adopté fin 2015, signé par 192 États et ratifié jusqu’ici par 100 d’entre eux (représentant près de 70% des émissions mondiales), est désormais « la feuille de route du combat contre le changement climatique », souligne Manuel Pulgar-Vidal, ministre péruvien qui présida la COP20, aujourd’hui responsable du WWF. Mais à la COP22 à Marrakech, les négociateurs devront encore commencer à s’accorder sur toute une liste de procédures, qui feront au final de Paris un vrai succès ou pas. Leur première tâche sera, selon la négociatrice française Laurence Tubiana, d’ »achever les règles » de ce pacte complexe qui inclut notamment un objectif collectif (ne pas dépasser +2°C de réchauffement), des promesses nationales d’action (insuffisantes à ce stade) et des principes généraux pour les revoir à la hausse. Concrètement, cela signifiera résoudre toute une série de questions délicates : comment suivre les émissions de GES de chaque pays ? Comment garantir le financement des politiques climatiques des pays du Sud promis par le Nord ? Quels pourront être les critères de « compensation » des pays pauvres touchés par les impacts climatiques, sécheresses, inondations et autres tempêtes ? « La COP22 est vraiment une COP pour l’application et l’action, » a expliqué le négociateur américain Jonathan Pershing à la presse. Le consensus actuel est de parvenir à un accord sur ces sujets d’ici 2018.

Transition énergétique : une foutaise

Transition énergétique : une foutaise

 

Il est clair que Ségolène Royal a perdu ses arbitrages pour préciser les étapes de la transition énergétique. Notamment sur la question centrale de la réduction de production électrique par le nucléaire qui devait passer de 75 % aujourd’hui à 50 % d’ici 2025. Publiée au Journal officiel sous la forme d’un décret, la Programmation pluriannuelle de l’énergie(PPE) fixe la trajectoire du bouquet énergétique français (recours au pétrole, à l’éolien, au gaz, au nucléaire, au solaire …) jusqu’en 2023 afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi de transition énergétique, adoptée à l’été 2015. C’est « un gros travail » qui s’achève pour « le texte principal qu’on attendait depuis le vote de la loi » s’est félicitée, auprès de l’AFP, la ministre de l’Environnement et de l’Énergie. Ségolène Royal estime par ailleurs que cette « PPE est ambitieuse, notamment pour les énergies renouvelables », mais aussi « efficace pour le combat climatique » et « énergique pour la préparation du modèle économique de demain » basée sur une croissance moins émettrice de dioxyde de carbone (CO2). Le décret dit de programmation pluriannuelle de l’énergie ne. Ne prévoit rien sauf la fermeture de Fessenheim. Une fermeture qui par hasard par ailleurs sera remise en cause dans le cas fort probable d’une victoire de la droite aux présidentielles de 2017  Initialement attendue au premier semestre, la présentation de la PPE avait d’abord été reportée, avant que le texte ne soit amendé par le gouvernement après les critiques émanant de plusieurs organismes (comité d’experts, autorité environnementale, conseil national de la transition énergétique, etc.) consultés avant sa parution. Ces acteurs reprochaient notamment un certain flou sur le volet, sensible, du nucléaire alors que la loi prévoit de ramener la part de l’atome dans la production nationale d’électricité de 75% aujourd’hui à 50% d’ici à 2025. Sur ce point, une phrase a été ajoutée à la synthèse accompagnant le décret. Elle précise que la fourchette anticipée de baisse de la production nucléaire contenue dans la programmation pluriannuelle de l’énergie  »pourra également être révisée en fonction de l’augmentation de la production renouvelable des efforts d’efficacité énergétique ». L’annexe ne mentionne toujours que la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), sans préciser le nombre d’autres réacteurs qui pourraient être fermés d’ici 2023. Laissant ainsi sur leur faim des ONG, appuyées par un rapport parlementaire publié cet été, qui réclament un objectif précis et chiffré.  Le décret oblige lui-même l’exploitant nucléaire EDF  »dans un délai maximal de six mois » après sa publication (soit juste avant l’élection présidentielle) a établir un « plan stratégique compatible avec les orientations de la programmation pluriannuelle de l’énergie ».  Dans un communiqué Greenpeace dénonce « une PPE incohérente » qui « n’indique aucune trajectoire de réduction de la part du nucléaire ». L’ONG estime, pour sa part, qu’il faudrait fermer entre 21 et 23 réacteurs d’ici 2023 pour atteindre l’objectif fixé par la loi. « Le gouvernement laisse à EDF la main » pour « dire comment ils feront » puisque la trajectoire pour atteindre les 50% « n’est pas décrite » insiste auprès de l’AFP Cyrille Cormier, chargé de campagne Énergie au sein de l’ONG.

(Avec AFP) 

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