Archive pour la Catégorie 'environnement'

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Climat : les 150 citoyens cocus

Climat : les 150 citoyens cocus

 

Comme c’était prévisible, Macron à joué du contournement démocratique pour  aborder la question du climat. Il s’est affranchi de la consultation des organismes représentatifs pour mettre en place cette fameuse convention de 150 citoyens– choisis au hasard mais en fait comprenant de nombreux gauchistes et autres utopistes manipulés en plus par les experts. Du coup,  on a abouti à une plate-forme complètement ésotérique déconnectée des réalités et des capacités de mise en œuvre.

 

Par opportunité politique le président de la république à approuvé 146 des 149 propositions de la Convention. Mais en réalité il ne va en appliquer que de deux ou trois quand on examine la politique du gouvernement. Du coup,  les 150 citoyens se retrouvent un peu cocufiés et réclament des soutiens et des engagements de la part du président de la république. On se demande d’ailleurs de quel droit car ces citoyens n’ont aucune légitimité démocratique.

 

Dans une lettre adressée lundi 12 octobre au président de la République, que franceinfo a pu consulter, l’association appelle Emmanuel Macron à « réaffirmer » son « engagement formel » en faveur des proposition de la Convention. Les signataires « interpellent » le chef de l’État afin qu’il « renouvelle » son soutien et son « envie ferme de faire aboutir » leurs propositions.

 

Évidemment le chef de l’État va renouveler son soutien aux propositions mais sans les appliquer surtout dans le contexte actuel. Un soutien très formel renouvelé qui n’engagera que ceux qui l’écoutent. D’une certaine manière, Macron est aussi piégé par sa forme de démocratie qui contourne les structures représentatives. La plupart des 150 citoyens sont en fait des écolos bobos qui n’ont qu’une connaissance approximative des réalités sociales, économiques, technologiques et même environnementales. En outre ils ont été bien manœuvrés par les experts, des experts de lobbies.

 

La question environnementale est sans doute trop importante pour être confié aux seuls écologiste qui isolent la problématique de son contexte surtout quand il s’agit d’écologistes aux connaissances douteuses sur l’environnement concret. En outre,  les orientations pour lutter contre le climat doivent non seulement être pertinentes  mais en plus être discutées avec les acteurs économiques et sociaux qui ont une connaissance réelle des modes de production et des écosystèmes.

 

 

 

Score-carbone, nouveau concept pour réduire la pollution

Score-carbone, nouveau concept pour réduire la pollution

Le concept de score carbone vise à disposer d’un indicateur qui affiche les conséquences d’une activité ou d’un produit sur les émissions de carbone. L’objectif est d’opérer une transparence sur les émissions polluantes voire de prendre des mesures notamment de fiscalité à l’encontre des activités les plus polluantes et dans certains cas même de les interdire.

Mais ces mesures répressives sont contestées par certains et dans la période, le gouvernement ne semble pas prêt de les prendre en compte. C’était en tout cas une des propositions de la fameuse convention dont Macron  a approuvé théoriquement à peu près toutes les conclusions mais dont on voit bien que les mesures ont bien du mal être maintenant retenues et mises en œuvre par le gouvernement.

En cause le fait que nombre de ces propositions étaient utopique voir même contre productives aussi le fait qu’elles se heurtent aussi à la problématique d’une croissance déjà fortement atteinte par la crise sanitaire. Ceci étant un affichage serait de nature à peser sur la consommation des produits trop polluants du fait d’une meilleure information du public.

Il est clair que sur ce sujet il est indispensable pour être efficace de prendre aussi en compte les produits et activités importées. « Le score carbone ne remplace pas d’autres mesures, donner de l’info aux gens ne suffit pas », abonde Benoît Leguet, directeur d’I4CE, Institut de l’économie pour le climat. « Prenez l’exemple du tabac, il y a aussi une incitation fiscale sur le prix, une interdiction liée à l’âge, tout un système de prévention ». « C’est un mix de politiques publiques qui ne sont pas substituables les unes aux autres, le score carbone n’est pas l’alpha et l’oméga, on peut en même temps mettre un « signal-prix ». Et on peut en tirer des co-bénéfices », poursuit cet expert, par ailleurs membre du HCC. Par exemple, la vente de véhicules moins polluants aurait un effet bénéfique sur la qualité de l’air, cause de près de 50.000 décès prématurés par an en France.

Les ONG environnementales sont quant à elles particulièrement méfiantes. « Le score carbone n’est pas du tout la mesure la plus structurante de la Convention », relève Clément Sénéchal, porte-parole Climat Greenpeace. Qui s’inquiète: « Il va servir de joker contre les autres mesures nettement plus structurantes et qui conduisent vraiment à des baisses d’émissions ». « Ca va permettre d’écarter l’interdiction de la publicité ou une fiscalité vraiment dissuasive avec un vrai signal-prix. C’est une manière de se décharger de la responsabilité de la baisse des émissions sur les citoyens sans avoir à canaliser la production », fustige-t-il.

 

Changement climatique : record de chaleur en septembre

Changement climatique : record de chaleur en  septembre

En matière de climat, les records succèdent aux records, c’est encore le cas pour le mois de septembre qui n’a jamais été aussi chaud un peu partout dans le monde. Si la douceur continue jusqu’à décembre 2020 pourrait être une année record en matière d’élévation de la température. “Alors que le monde entre dans une période encore plus chaude, certains (épisodes météorologiques) extrêmes sont susceptibles de se produire plus souvent et avec plus d’intensité”, a averti la chercheuse Freja Vamborg, membre du C3S, interrogée par Reuters.

A l’échelle mondiale, le mois de septembre 2020 a été respectivement 0,05 et 0,08 degré Celsius plus chaud que ceux de 2019 et 2016, qui tenaient jusqu’ici les deux premières places du classement.

Suivant les températures du dernier trimestre, qui dépendront de phénomène comme La Niña et de l’état de la banquise dans l’Arctique, l’année tout entière pourrait devenir la plus chaude jamais enregistrée, souligne le C3S.

Glyphosate : nouvelles restrictions

 Glyphosate : nouvelles restrictions

L’agence sanitaire Anses a annoncé vendredi des restrictions d’utilisation du glyphosate pour la viticulture, l’arboriculture ou les céréales, qui entreront en vigueur dans les six mois pour avancer vers la fin totale de l’herbicide controversé promise pour 2023.

« Cette limitation des conditions d’emploi et des doses par hectare contribuera à réduire dès 2021 les quantités de glyphosate utilisées en France », assure l’Anses, qui ne donne pas d’estimation de cette baisse.

Le glyphosate est le deuxième produit phytosanitaire le plus utilisé en France (derrière le souffre), avec 9.700 tonnes de la substance active vendues en 2018 (contre 8.800 en 2017). En 2017, la France s’était fixé pour objectif de sortir de l’essentiel des usages du glyphosate en 2021, et d’une interdiction totale en 2023.

Climat : record de chaleur septembre

Climat : record de chaleur septembre

En matière de climat, les records succèdent aux records, c’est encore le cas pour le mois de septembre qui n’a jamais été aussi chaud un peu partout dans le monde. Si la douceur continue jusqu’à décembre 2020 pourrait être une année record en matière d’élévation de la température. “Alors que le monde entre dans une période encore plus chaude, certains (épisodes météorologiques) extrêmes sont susceptibles de se produire plus souvent et avec plus d’intensité”, a averti la chercheuse Freja Vamborg, membre du C3S, interrogée par Reuters.

A l’échelle mondiale, le mois de septembre 2020 a été respectivement 0,05 et 0,08 degré Celsius plus chaud que ceux de 2019 et 2016, qui tenaient jusqu’ici les deux premières places du classement.

Suivant les températures du dernier trimestre, qui dépendront de phénomène comme La Niña et de l’état de la banquise dans l’Arctique, l’année tout entière pourrait devenir la plus chaude jamais enregistrée, souligne le C3S.

La loi climat européenne : une neutralité carbone illusoire en 2050

La loi climat européenne : une neutralité carbone illusoire  en 2050

Pour respecter l’Accord de Paris, l’objectif européen en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre devrait être de 65, voire de 70% au lieu d’environ 50 % prévus en 2030 explique Marie Toussaint, députée européenne EELV. Elle considère que la loi européenne n’est pas à la hauteur de l’enjeu

« Nous perdons un temps précieux. Il y a près d’un an, pourtant, la Commission européenne était élue avec ce grand cri : « Vive le Green deal ! ». Quel gâchis. Le pacte vert promis ressemble en réalité davantage à une indigeste mixture libérale, où la révolution consiste en une longue liste de législations environnementales à réviser ou à créer, sans même avoir ajusté en conséquence les objectifs qui nous permettraient d’être à la hauteur de la catastrophe annoncée.

Nous voilà à la veille du premier crash-test : la « loi climat européenne », qui vise la neutralité carbone de l’Union en 2050 et fixe les objectifs intermédiaires pour y parvenir. Votée ce mercredi en séance plénière du Parlement européen, elle devra dire si nous mettons vraiment en œuvre les mesures nécessaires à la préservation des droits humains et du climat. Cette loi est déjà dénoncée par Greta Thunberg comme une « capitulation ». Et il y a de quoi.

Pour respecter l’Accord de Paris, pour éviter les sécheresses comme celle du Doubs, où la rivière a disparu par endroits au courant du mois d’août, pour freiner l’écroulement des glaciers comme celui de Nioghalvfjerdsfjorden au nord-est du Groenland il y a trois semaines, ou juguler les records de chaleur enregistrés cet été dans 50 villes de France, l’objectif européen en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre devrait être de 65, voire de 70%. Disons le franchement : la proposition de la Commission est totalement à côté de la plaque avec sa timide promesse de viser une baisse de 55% de CO2. Un objectif qui, à la faveur de jeux de chiffres et d’experts risque fort d’être ramené à 52,8% à l’horizon 2030.

Nous perdons un temps précieux, parce que les scientifiques sont formels : si nous voulons tenir nos engagements internationaux, il nous reste dix ans pour agir. Chaque hésitation, chaque tremblement sont autant de redditions devant le chemin qu’il nous reste à parcourir pour préserver une planète vivable.

Alors certes, le Parlement européen devrait la semaine prochaine adopter une proposition ambitieuse, avec la création d’un Haut Conseil pour le climat européen, une amélioration de l’accès à la justice pour faciliter le contrôle citoyen comme tente de le faire la campagne de justice climatique l’Affaire du siècle. Bien sûr les parlementaires défendront la fin des subventions directes et indirectes aux énergies fossiles d’ici 2025. Evidemment ils rappelleront le lien étroit entre réchauffement climatique et conditions sociales.

Mais le risque est là, et il est grand, que l’Union européenne passe une nouvelle fois à côté de l’Histoire, en se dotant d’objectifs dérisoires. Et le Parlement européen, autrefois si pionnier, cède peu à peu du terrain aux productivistes et aux tenants du mirage de la croissance verte, en refusant le rapport de force avec la Commission européenne.

Pire, les parlementaires et notamment les élus LREM ont tendance à se contredire eux-mêmes, en demandant la fin des subventions directes et indirectes aux énergies fossiles d’ici 2025 tout en défendant la place du gaz dans le mix énergétique et les nouvelles infrastructures de l’Union (qui nous enfermeront dans le gaz pour les 30 à 40 prochaines années), ou en abandonnant la bataille budgétaire là où il manque au moins 470 milliards d’euros par an pour financer la transition.

Le refus d’ouvrir les yeux face aux émissions importées de l’Union européenne et de la France est une autre faute grave de la majorité de notre pays, si prompt à défendre les intérêts du climat dans les mots… et les intérêts économiques ou financiers des grandes firmes dans les actes. Ne parlons même pas des outils de contrôle de l’atteinte des objectifs climatiques de l’Union par ses Etats-membres, à peine renforcés, et certainement pas contraignants ou adossés à des sanctions.

Une nouvelle fois, les néolibéraux, les productivistes et les conservateurs semblent avoir noué une alliance indéfectible. Elle repose sur l’idée que, puisque les grandes puissances du monde sont dirigées par des climato-sceptiques, nous ne pourrions agir. Un nouveau mensonge, puisqu’y compris en termes de rationalité économique, toute innovation de notre modèle énergétique, de production et de consommation, constitue une belle promesse d’avenir, et ouvre des perspectives de millions d’emplois.

Un confortable mensonge, surtout, car l’application de ces changements sur la politique française risqueraient d’être bien lourde pour ceux qui pensent avoir intérêt au statu quo : une loi climat ambitieuse obligerait la France à un véritable moratoire sur l’artificialisation des sols et les coupes rases dans les forêts françaises, ou encore sur le déploiement de la 5G. Elle obligerait en somme le pays à tenir compte des mesures plébiscitées par la Convention citoyenne pour le climat, et le Président de la République à tenir ses promesses.

Nous perdons un temps précieux, que le gouvernement français préfère utiliser à faire passer les écologistes pour des fantaisistes rétrogrades, quand il ne porte pas des coups mortels aux quelques règles environnementales qui existent. Le tout en jurant la main sur le cœur que la planète est sa priorité. A d’autres. Nous ne transigerons pas sur notre avenir commun. »

 

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et 200 fois moins cher

Environnement-santé- Eau du robinet : plus écolo, plus sain et  200 fois moins cher

Contrairement à certaines idées reçues l’eau du robinet et très consommable et souvent moins dangereuse que certaines eaux minérales. Un verre d’eau du robinet coûte 200 fois moins cher qu’un verre d’eau en bouteille, soit 0,1 centime le verre. Pour l’eau en bouteille, c’est plutôt 20 centimes en moyenne.  Autre avantage cité : c’est pratique – pas besoin de transporter des packs de bouteilles de 6 kilos. Et seulement 14% des personnes interrogées disent qu’elle a un goût désagréable et déclarent ne jamais boire d’eau du robinet. Cela fait donc 86% de satisfaits.  Cette étude a été réalisée par l’institut TNS SOFRES pour le compte des entreprises de distribution de l’eau, mais elle confirme d’autres enquêtes qui montrent qu’avec la crise, certaines familles ont changé leur façon de consommer et boivent plus d’eau du robinet. D’autant que cette eau ne fait pas peur : malgré des études sur la présence de résidus de médicaments, sachant que les chercheurs en ont aussi trouvés dans les eaux en bouteilles et que ces quantités sont infimes, les consommateurs gardent confiance. On peut donc boire l’eau du robinet, avec toutefois quelques précautions à prendre. D’abord la faire couler un peu, surtout si on rentre d’un long week-end : les germes peuvent s’accumuler dans les canalisations. Ne pas non plus boire de l’eau chaude du robinet : certains font leur thé avec, mauvaise idée, car la chaleur peut décoller de minuscules particules de métal dans les tuyaux et elle développe aussi les bactéries. Et puis toujours la conserver au frigo : ça atténue le gout de chlore, et ça évite le développement des bactéries. Enfin, mettre un bouchon, sinon votre eau va prendre le gout du frigo.

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

 

Dans ce nouveau contexte de pandémie de Covid-19, acceptons de renoncer à savoir ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, affirment quatre dirigeants d’entreprises du think tank Entreprise et progrès dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

La pandémie nous a appris quelque chose : en dépit des sommes colossales que nos entreprises consacrent à vouloir le maîtriser, elles ne savent plus prédire le risque. Elles échouent à réconcilier la rigidité des méthodes de gestion du risque et l’agilité indispensable pour être en capacité d’absorber les chocs imprévus. La planification traditionnelle, linéaire, ne fonctionne plus. Alors, posons la question : dans un monde marqué par la fréquence, l’imprévisibilité et la force des chocs extérieurs, doit-on encore prévoir le risque ?

Dans le nouveau contexte, acceptons de renoncer à « savoir » ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, cette nouvelle qualité qui nous permettra d’adopter des comportements adaptés à un environnement changeant.

Nos entreprises doivent nécessairement installer un corpus minimum de procédures centralisées et homogènes, mais doivent tout autant imposer l’autonomie de décision nourrie de l’intelligence des situations. Cette double piste est la clé du succès, voire de la survie, de nos entreprises.

Elles devront inventer une nouvelle diversité, authentiquement opérationnelle, pour faire émerger des talents internes d’un nouveau genre, capables de poser des diagnostics et d’apporter des réponses complexes. Les femmes et les hommes de l’entreprise réclameront et devront se voir octroyer un droit renforcé à l’initiative. C’est vital. Car oui, pour se protéger du risque, l’entreprise doit encourager la prise de risque.

Il existe des spécialistes. Ce sont les militaires. Eux savent que planification stratégique et discipline stricte sont les préalables indispensables à une prise de décision rapide, autonome, pertinente

Comment faire ? Avec quels outils ? Pour remplacer la prévision traditionnelle, probabiliste, du risque, nous avons besoin de collaborations innovantes pour explorer les différents mondes dans lesquels nous risquons de nous retrouver. Il est temps de prendre nos distances avec les calculs statistiques de fréquence et de gravité pour redécouvrir la puissance du « scénario planning », et commencer à prendre conscience des options stratégiques dont on ignore absolument tout aujourd’hui. Les scénarios doivent décrire des mondes différents et pas seulement des résultats différents dans le même monde. L’impensable, et pas seulement l’inattendu.

 

Inondations : deux fois plus en plus fréquentes à l’avenir »

Inondations : deux plus en plus fréquentes à l’avenir »

Le  climatologue Jean Jouzel a déclaré que des épisodes météorologiques comme celui des inondations récentes qui a frappé les vont devenir « de plus en plus fréquents et intenses ». 

Le climatologue et membre du Giec Jean Jouzel explique sur Europe 1 que ces phénomènes sont dus au réchauffement climatique.

 

La Méditerranée restant plus chaude plus longtemps, elle joue en quelque sorte le rôle de carburant dans ce genre d’épisodes extrêmes. Que ce soit les nombreux feux de forêts à travers le monde, un mercure très élevé au mois de septembre, ou dernièrement ces intempéries, « nous avons [ici] une manifestation du réchauffement climatique », affirme Jean Jouzel.

Alors pour éviter que de nouveaux drames humains ne se reproduisent, le climatologue préconise un travail sur le terrain. « Il y a certainement un travail à faire en termes de moyen mis à disposition des secours qui sont toujours assez limités. Mais il y a aussi peut-être des mesures à prendre sur l’écoulement des eaux, ou encore sur la protection des habitations. Il faudrait également analyser les zones à risques, et prendre des mesures par rapport à ça. » Et de conclure : « Je sais que c’est difficile de dire ça, mais ce risque de pluies exceptionnelles ne va pas se calmer, au contraire. »

Débat Suez-Veolia : les territoires veulent être associés

Débat Suez-Veolia : les territoires veulent être associés

 

De manière assez légitime les représentants des collectivités locales souhaite être associées à la perspective de regroupement de Veolia et Suez. En effet, les clients principaux de Veolia et de Suez sont des collectivités locales qui éventuellement auront à subir les conséquences néfastes d’un regroupement qui renforcera la position hégémonique des sociétés citées et subiront vraisemblablement la hausse des prix des services délégués.

 

C’est en effet la question d du coût des services qui est en cause dans la mesure où les grandes sociétés de services environnementaux peuvent facilement imposer leurs conditions à des collectivités bien armées techniquement et financièrement pour juger de la pertinence des prix. Dans une tribune publiée par Le Point, des sénateurs, maires et présidents de collectivités s’inquiètent des conséquences de l’opération sur les services publics de l’eau et des déchets. Ils demandent à l’Etat de prendre son temps. L’AMF a aussi tenu a alerté sur certains points de la fusion.

 

En tant que « garants de l’accès de tous, à des conditions abordables, à ces services essentiels », ces élus estiment avoir le devoir de d’assurer qu’une telle opération « ne se fasse pas au détriment des usagers et contribuables, des collectivités locales et de l’emploi », expliquent-ils.

Pétrole : dernier pic avant le déclin ?

Pétrole : dernier pic avant le déclin ?

 

Le pétrole ne va évidemment pas disparaître du jour au lendemain et la transition énergétique se fera progressivement parce que dans le deux nombreux domaines, il n’y a pas d’autres alternatives actuellement que l’utilisation du pétrole. Ceci étant on pourrait avoir connu le pic de consommation de cette source. D’après l’importante compagnie de pétrole British Petroleum, la demande a certainement atteint son plafond et devrait maintenant décroître avec des rythmes différents selon les scénarios. Des prévisions confirmées d’une certaine manière par l’OPEP dans la production se réduit de manière plus sensible que prévu. En cause la crise sanitaire bien sûr mais aussi une évolution structurelle à la fois de la mobilité et du type d’énergie.

La demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique, estime lundi le géant britannique des hydrocarbures BP. Le groupe envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte à échéance 2050, de la plus lente à la plus rapide.
Dans les deux scénarios les plus optimistes, la demande de pétrole a même déjà passé son pic et ne se relèvera jamais de la chute causée par la crise sanitaire. Si la transition énergétique se poursuit au même rythme que celui actuellement observé, le scénario le plus conservateur, la consommation d’or noir atteindra un plateau dans les années qui viennent, précise le rapport.
L’Opep s’est montrée lundi plus pessimiste pour la demande mondiale de pétrole cette année et en 2021, en raison de la faiblesse persistante dans certains pays asiatiques à la suite de la pandémie de Covid-19.

Sa prévision de l’évolution de la demande a été révisée en baisse de 0,4 million de barils par jour (mb/j) par rapport au mois d’août, indique l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La demande mondiale cette année doit ainsi reculer plus fortement qu’anticipé jusqu’à présent, de 9,5 mb/j, pour atteindre 90,2 mb/j en raison de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19.

 

Celle-ci a notamment pesé lourdement sur le secteur des transports, en particulier aérien. « Les risques restent élevés et orientés à la baisse, particulièrement en ce qui concerne l’évolution des cas d’infection au Covid-19 ainsi que de potentiels traitements », juge le rapport.

Cette révision est notamment liée aux difficultés que connaissent certains pays d’Asie. « Jusqu’à présent, la demande pétrolière en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines a été bien moins solide que ce qui avait été attendu initialement », explique l’Opep.

Cette conjoncture négative dans certains pays asiatiques devrait se encore faire sentir au premier semestre de l’an prochain. Par conséquent, les prévisions concernant la demande mondiale pour 2021 ont aussi été revues en baisse, de 0,4 mb/j par rapport au mois dernier. Cette demande doit ainsi rebondir de seulement 6,6 mb/j en 2021 pour s’établir à 96,9 mb/j, selon les dernières prévisions de l’Opep.

Le cartel est engagé avec ses alliés, dont la Russie, dans une politique de restriction volontaire de sa production afin de soutenir les cours du brut. Les pays membres de l’Opep ont toutefois pompé plus au cours du mois d’août par rapport à juillet, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. L’Opep a ainsi produit 763.000 barils par jour de plus, entraînée notamment par l’Arabie saoudite.

Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré, c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

Énergie : retour aux centrales à charbon en France

Énergie : retour aux centrales à charbon en France

La crise sanitaire -ajoutée aux incohérences de la politique énergétique- conduit actuellement la France à remettre en service certains centrales à charbon. On pourrait même manquer d’électricité cet hiver signale EDF. La chute brutale des températures fin septembre qui va générer un pic de consommation qui  devrait confirmer cette hypothèse. En cause,  la fermeture de Fessenheim uniquement pour satisfaire les écolos ( une fermeture qui nous conduira à acheter de l’électricité à l’Allemagne produite par des centrales à charbon.).

 

La crise sanitaire, elle a retardé les opérations d’entretien des centrales dont certaines sont immobilisées. Quant aux énergies alternatives elle relève du fantasme. Les éoliennes par exemple qui ne produisent pas grand-chose pour un coût exorbitant et qui ont manqué de vent. Bref au total, la France a été contrainte de remettre en service des centrales à charbon.

 

La France a, par ailleurs, été globalement importatrice d’électricité ces derniers jours. Ces importations proviennent en grande partie d’Allemagne .

Une des principales raisons réside dans la très faible disponibilité du parc de réacteurs nucléaires d’EDF. Sur ses 56 réacteurs, 24 sont actuellement à l’arrêt. Les causes sont multiples, et dépassent largement la fermeture de Fessenheim.

A Chooz (Ardennes), les deux réacteurs d’EDF sont maintenus à l’arrêt à cause de leur impact potentiel sur le débit de la Meuse, déjà limité du fait de la météo. A Cattenom, à Penly, à Blayais, à Flamanville, au Bugey et à Paluel, les programmes de maintenance ont été prolongés sur un ou plusieurs réacteurs à cause de nouvelles avaries techniques. Enfin, deux réacteurs sont visés par des mesures d’économies de combustibles destinées à faire face à un hiver tendu du fait du décalage des travaux de maintenance en pleine crise sanitaire.

 « La concomitance de ce contexte avec le grand carénage [le programme qui vise à prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires d'EDF, NDLR] crée un embouteillage d’opérations de maintenance », confirme EDF. A cela vient s’ajouter la fermeture de la centrale Fessenheim. Achevée en juin, celle-ci a mécaniquement retiré deux réacteurs du réseau électrique français.

Le nucléaire n’est toutefois pas le seul responsable de ce phénomène. En Europe, la météo joue aussi en défaveur des énergies vertes et en particulier de l’éolien. « Un anticyclone s’est déployé sur l’Europe et entraîne des vents très faibles », précise RTE. La semaine passée l’éolien a ainsi fourni 2% du mix électrique français.

Des maires écolos gauchistes et dingos

Des  maires écolos gauchistes et dingos

 

A peine élue les nouveaux maires écolos d’Europe écologie les Verts se sont ridiculisés avec des déclarations provocatrices et tout autant que ridicules qui manifestent aussi un certain mépris du peuple et des événements populaires. Par exemple Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, qui avait déclaré que la 5G servirait surtout à regarder des vidéos pornos dans l’ascenseur se fait l’avocat des maires écolos de Bordeaux et de Lyon qui eux aussi ont largement dérapé avec des propos invraisemblables contre des événements populaires. À noter que l’intéressé a conservé une toute petite partie dans sa société de gestion financière ( aux dimensions mondiales) mais que son épouse assume toujours un poste de directrice. D’après Wikipédia,  en 2001, il a co-fondé l’entreprise Raise Partners avec François Oustry, une société spécialisée en gestion de risques financiers.

 

Le site de Millenium Gobal, société d’investissement, précise que Raise Partner est une société de Technologie financière qui propose des solutions d’analyse de risque et d’optimisation de portefeuille, type Gestion alternative pour des investisseurs et des banques privées dans le monde entier.

La société Raise Partners, basée à Grenoble, dispose de filiales situées à Londres et à Singapour. Les opposants à Éric Piolle lui reprochent d’avoir accepté des clients recourant aux paradis fiscaux. À l’occasion d’une interview, celui-ci indique avoir conservé uniquement 0,5 % du capital2. Selon l’information publiée par le site efinancialcareers publiée en janvier 2016, la société Raise Partner, dirigée désormais par Sophie Echenim, compte toujours comme directrice de la recherche et du conseil, madame Piolle

 

Piolle a donc contre-attaqué, dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, après les polémiques épinglant ses homologues de Lyon et de Bordeaux.

Selon l’élu isérois, les attaques répétées à l’encontre des écologistes ne sont qu’une conséquence de l’arrivée au pouvoir d’élus écolos dans les grandes villes, contre le « système ».

« Ce qui déclenche [les attaques, NDLR]« , dit-il, « ce ne sont pas les petites phrases, c’est le cap qui a été porté par les écologistes, un cap qui a été choisi par un grand nombre de Français et Françaises dans les grandes villes et villes moyennes (…) Pour eux, c’est un modèle qui attaque la logique néo-libérale productiviste d’exploitation de la terre et des humains. La meilleure défense c’est l’attaque, donc ils attaquent de tout ce qu’ils peuvent », explique-t-il.

 

Le problème c’est que les écolos gauchistes ont pris l’initiative d’attaques qui vont même porter un coup à la nécessaire politique environnementale. Ils voudraient discréditer cette problématique qu’ils ne se prendraient pas autrement.

 

Vers la fin de la banquise ?

Vers la fin de la banquise ?

La banquise d’été voir divers pourrait régulièrement disparaître en raison de l’élévation des températures de l’ordre de3 à 4° dans les régions concernées « Quelles que soient nos émissions de gaz à effet de serre dans les vingt prochaines années, on va perdre au moins une fois la banquise arctique d’ici à 2050. » Le constat de Martin Vancoppenolle, chercheur CNRS au laboratoire d’océanographie et du climat à Paris, est sans appel.

En 2020, la banquise d’été en Arctique s’est réduite à la deuxième superficie la plus petite jamais enregistrée, après 2012, selon des observations satellites révélées lundi 21 septembre par le National Snow and Ice Data Center (article en anglais) aux Etats-Unis. Cette année, le minimum de la banquise estivale a été atteint le 15 septembre, avec 3,74 millions de kilomètres carrés, selon cette institution qui fait référence.

Cette taille réduite ne représente que les prémices de ce qui pourrait advenir dans les prochaines décennies, selon Martin Vancoppenolle, joint par franceinfo et auteur d’une étude sur la banquise arctique. « Si vraiment on dépasse tous les records de pollution et qu’on maintient nos émissions de gaz à effet de serre pendant de longues années à des niveaux élevés, là on peut se retrouver dans une situation où il n’y aura plus du tout de banquise, même l’hiver », ajoute le chercheur.

Captage et le stockage du CO2: un investissement d’1,6 milliards d’euros de la Norvège dans un procédé douteux

Captage et le stockage du CO2: un investissement d’1,6 milliards d’euros de la Norvège dans un procédé douteux

 

La technique du captage et stockage du CO2 est utilisée depuis des décennies, principalement en Amérique du Nord. Lors de la production et du traitement du gaz naturel par exemple, le CO2, gaz associé, est séparé pour obtenir un gaz de plus haut pouvoir calorifique. Cette technique est utile aussi dans l’extraction du pétrole: l’injection sous pression de CO2 dans le gisement permet d’améliorer le taux de récupération du pétrole.

Les procédés de séparation du CO2 dans des centrales électriques sont déjà testés dans des installations pilotes; l’utilisation commerciale d’un système CSC complet est en revanche encore à venir. Car les coûts et la consommation d’énergie sont encore très élevés, et les risques en relation avec l’ensemble du procédé, du captage au transport et au stockage à long terme, doivent encore être éclaircis et minimisés.

Le gouvernement norvégien a indiqué ce lundi vouloir investir 16,8 milliards de couronnes (1,6 milliard d’euros) dans le captage et stockage de carbone (abrégé CSC en français ou CCS en anglais pour « Carbon capture and storage« ), une technologie jugée prometteuse pour le climat mais extrêmement coûteuse.

L’annonce survient le jour même où le groupe Extinction Rebellion menait une action à Oslo pour protester contre la politique pétrolière de la Norvège, plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest.

Baptisé « Longship » du nom des bateaux vikings, « c’est le plus grand projet climatique jamais réalisé dans l’industrie norvégienne », a déclaré la ministre du Pétrole et de l’Énergie, Tina Bru, en présentant un Livre Blanc sur le CCS.

Le gouvernement dit vouloir financer prioritairement la réalisation d’un projet de captage et stockage de CO2 sur une usine de ciment à Brevik, dans le sud du pays.

« Suez doit rester indépendant » (Gérard Mestrallet)

« Suez doit rester indépendant » (Gérard Mestrallet)

Gérard Mestrallet , président d’honneur d’Engie et de Suez et contre l’OPA de Veolia sur Suez . Il s’explique dans les Échos :

« Veolia a proposé de racheter l’essentiel de la participation qu’Engie détient en Suez, puis de lancer une OPA sur 100 % de capital pour fusionner les deux groupes et créer un champion français. Que faut-il penser de ce projet? Depuis quatre ans, je me suis abstenu de toute expression publique, tant sur Engie que sur Suez. En tant que président d’honneur de ces deux entreprises, je me dois aujourd’hui de dire ce que je pense.

Je ne suis pas a priori opposé aux fusions. J’en ai réalisé six. Deux franco-françaises Suez/Lyonnaise des Eaux et Suez/Gaz de France. Et quatre fusions transfrontalières avec la Société Générale de Belgique, puis Tractebel, Electrabel et International Power….. »

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Climat: les plus riches sont plus polluants

Climat: les plus riches sont plus polluants

Un rapport de l’ONG Oxfam estime que ces 63 millions de personnes émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En réalité, ce n’est pas une grande découverte , la plus grande partie de la pollution des populations aisées provient de leur rapport à la mobilité. En effet,  cette catégorie est particulièrement mobile, elle utilise tous les moyens de transport et notamment l’avion mais aussi largement et presque exclusivement les transports individuels. La critique est surtout dirigée vers la richesse des plus aisés, une critique écologique mais aussi sociale et politique. Le problème c’est qu’on voit mal comment agir pour réduire la mobilité des intéressés. Imposer une taxe supplémentaire sur le transport ne résoudrait sans doute rien car elle serait payée sans grand dommage pour la population concernée. Finalement une critique assez stérile car le vrai problème n’est pas forcément la pollution des plus riches mais la réduction de la pauvreté. Un discours un peu gauchisant qui n’apporte pas grand-chose.

 «Au cours des 20-30 dernières années, la crise climatique s’est amplifiée et le budget carbone mondial limité a été dilapidé au service d’une intensification de la consommation d’une population nantie, et non pour sortir des personnes de la pauvreté», dénonce Oxfam. Et les groupes qui «souffrent le plus de cette injustice sont les moins responsables de la crise climatique»: les plus pauvres et les générations futures, poursuit l’ONG, appelant les gouvernements du monde entier à rectifier le tir en plaçant justice sociale et lutte contre le climat au coeur des plans de relance économique post-Covid. «Il est clair que le modèle de croissance économique très émetteur de carbone et très inégalitaire des 20-30 dernières années n’a pas bénéficié à la moitié la plus pauvre de l’humanité», a dénoncé Tim Gore, expert de l’ONG.

La 5G danger pour la santé ?

 La 5G danger  pour la santé ?

 

La 5G  ne représente-t-elle pas un danger pour notre santé ? Sciences et Avenir fait le point sur les champs électromagnétiques qu’elle émet.

 

2020 devait être l’année du déploiement de la 5G en France. Mais avec l’épidémie de coronavirus, les opérations ont pris du retard. La vente des bandes de fréquence a déjà commencé. Bouygyes Telecom, Orange, Free et SFR ont obtenu chacun un bloc de 50 mégahertz (MHz) au prix unitaire de 350 millions d’euros dans le cadre de la première partie du processus d’attribution. La deuxième phase débutera le 29 septembre 2020 et doit permettre d’attribuer 11 blocs de 10 MHz. Un des opérateurs pourrait sortir son épingle du jeu s’il investit plus que ses concurrents.

Côté utilisateurs, la 5G doit permettre de nouveaux usages dans bien des domaines. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à la 4G. Les téléchargements devraient par exemple être quasiment instantanés. Mais beaucoup de questions se posent quant au rayonnement magnétique que cette nouvelle technologie devrait entraîner et les possibles répercussions sur la santé que la 5G pourrait entraîner. Sciences et Avenir fait le point.

Qu’est-ce qu’un champ électromagnétique ?

Un champ magnétique apparaît lorsqu’un courant électrique circule. Son intensité varie selon la consommation d’électricité. Il existe des champs électromagnétiques partout autour de nous. Certains naissent de façon naturelle, comme lors d’un orage. D’autres sont le fruit de l’activité humaine. C’est par exemple grâce au champ électromagnétique que l’on peut observer des fractures avec les rayons X à l’hôpital.

Comment mesure-t-on ce champ ?

Pour le mesurer, il faut observer sa fréquence ou sa longueur d’ondes. « On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte« , explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m) et l’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m) ou encore en microteslas (μT).

Donc il y a déjà des champs électromagnétiques dans ma maison ?

Oui et ils proviennent de nombreux objets. Un téléviseur émet 60 V/m, tout comme une machine à café. Un fer à repasser en émet 120 et une ampoule 5. Mais il sont aussi présents hors de la maison, à proximité des lignes de train, des radars ou des lignes électriques. « Dans les habitations qui ne sont pas situées à proximité d’une ligne électrique, le champ magnétique de fond peut aller jusqu’à un maximum d’environ 0,2 μT, explique l’OMS. Juste au dessous d’une ligne, les champs sont beaucoup plus intenses, avec une densité de flux magnétique pouvant atteindre plusieurs microteslas. Sous une ligne, le champ électrique peut atteindre 10 kV/m. A une distance comprise entre 50 et 100 m, l’intensité des deux types de champ retombe à la valeur mesurée dans les zones situées loin des lignes à haute tension.«  

 

Le champ magnétique mesuré à proximité de divers objets. Crédit photo: OMS.

A partir de quelle valeur un champ électromagnétique est-il dangereux ?

Les ondes de haute fréquence transportent plus d’énergie que les ondes de bases fréquences. Certains rayonnements sont si forts qu’ils brisent les liaisons entre les molécules. Ces « rayonnements ionisants » sont émis par les substances radioactives, les rayonnements cosmiques ou encore les rayons X. « Les champs électromagnétiques d’ origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l’activité industrielle (électricité, hyperfréquences et radiofréquences) engendrent des rayonnements où la fréquence est relativement basse et sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques. »

Comment la téléphonie mobile émet-elle ce champ?

Les portables fonctionnent grâce à des stations-relais installés sur le toit des immeubles, entre 15 et 50 mètres du sol. « Les réseaux mobiles actuels utilisent des antennes qui diffusent les signaux de manière constante, dans toutes les directions« , explique l’Agence nationale des fréquences (ANFR) dans un communiqué. La 2G, la 3G et la 4G fonctionnent grâce à la bande passante, qui n’est qu’un terme servant à désigner le débit maximal qu’un système peut transporter. Elles utilisent des fréquences basses, qui ont une « bonne propagation à l’intérieur des bâtiments. » 

Les antennes 5G sont-elles différentes ?

 

De petites antennes devraient être installées dans le mobilier urbain. Crédit photo : ANFR.

Pour la 5G, des antennes intelligentes vont voir le jour et seront installées dans le mobilier urbain, comme dans les arrêts de bus ainsi que dans les bâtiments. Cette nouvelle génération d’antennes « orientent les signaux vers les appareils qui en ont besoin. Couplée avec des bandes de fréquences hautes, l’utilisation de ces antennes permettra d’accroître fortement les débits« , explique l’ANFR. Ces hautes bandes de fréquence font polémique. Les bandes basses, de large couverture, se propagent à travers les bâtiments et s’échelonnent autour de 3,4 et 3,8 GHZ. Elles correspondent à un niveau émis par le Wifi. Les bandes dites « milimétriques » à haute fréquence fonctionnent à plus de 24,25 Ghz. Elles ont une propagation limitée, c’est pour cela qu’il faut installer des petits capteurs, appelés « small cells« , dans le mobilier urbain. Ces bandes de haute fréquence ne devraient toutefois pas être mises en oeuvre dès 2020.

 

La 5G émet-elle des ondes dangereuses pour la santé ?

Pour l’instant, aucune étude scientifique n’est disponible sur le sujet. Nous n’avons été en mesure de trouver quel serait le taux d’émission d’ondes de la 5G. L’ANFR et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) n’ont pas répondu à nos sollicitations. Le gouvernement a chargé l’Anses de procéder à une expertise sur l’aspect sanitaire de la 5G. Près de 70 responsables politiques ont signé une pétition pour demander un moratoire sur la 5G. Elle fait suite à une autre pétition signée plus tôt par 170 scientifiques issus de 37 pays.

La documentation la plus récente émane d’un rapport publié le 1er septembre 2020 par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), le Conseil général de l’économie (CGE), l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF). Il est  »très difficile de mesurer l’exposition liée aux usages (c’est-à-dire au contact des terminaux) qui, pourtant, en représentent usuellement la part prépondérante. [...] Il est également complexe d’estimer l’évolution des niveaux d’exposition en France du fait de l’arrivée de la 5G », estiment les auteurs du rapport. « Les éléments disponibles à ce jour permettent d’estimer que l’introduction de la 5G en bande 3,5 GHz avec antennes actives ne générera pas de rupture en matière d’exposition dans les zones urbaines, où elle sera majoritairement déployée, par rapport aux évolutions observées avec les réseaux existants, mais peut contribuer à une augmentation du nombre de points atypiques, ce qui devra faire l’objet d’une vigilance particulière. »

Le rapport conclut à une absence d’effet néfaste à long terme mais reste prudent sur de possibles effets sur une plus longue période. « Il n’existe pas, selon le consensus des agences sanitaires nationales et internationales, d’effets néfastes avérés à court terme, c’est-à-dire d’effets thermiques délétères sur les tissus [...] ni dans le grand public, ni chez les travailleurs. » Quand aux effets sur le long terme sur un possible effet cancérogène, ils sont « à ce stade, pour l’essentiel, non avérés selon les mêmes agences nationales et internationales. Des débats persistent toutefois, notamment pour ces effets de long terme, au sein de la communauté scientifique. »

Et la 4G est-elle, déjà, dangereuse pour la santé ?

« La question qui fait actuellement débat est celle de savoir si une exposition faible mais prolongée est susceptible de susciter des réponses biologiques et de nuire au bien-être de la population. Au cours des 30 dernières années, environ 25.000 articles scientifiques ont été publiés sur les effets biologiques et les applications médicales des rayonnements non ionisants. S’appuyant sur un examen approfondi de la littérature scientifique, l’OMS a conclu que les données actuelles ne confirment en aucun cas l’existence d’effets sanitaires résultant d’une exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité. Toutefois, notre connaissance des effets biologiques de ces champs comporte encore certaines lacunes et la recherche doit se poursuivre pour les combler« , explique l’OMS, qui appelle elle aussi à la prudence, dans un communiqué. Par ailleurs, les ondes électromagnétiques sont « peut-être cancérigènes » pour l’être humain, selon un autre rapport de l’OMS et par l’Agence internationale de recherches sur le cancer (IARC) publié lui 2011.

Quelle est la limite d’exposition fixée actuellement ?

L’ANFR est chargée de veiller au respect des valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques, comprises entre 28 V/m et 87 V/m, selon les fréquences. L’agence a réalisé un gros travail de mesure de fréquences en France en 2014. Des travaux réalisés surtout en milieu urbain (84%) et en milieu extérieur (60%). « L’analyse montre que les mesures sont toutes nettement inférieures aux valeurs limites réglementaires (28-87 V/m). Moins de 1% dépassent la valeur dite « d’attention » de 6 V/m. Plus de huit mesures sur 10 se sont avérées inférieures à 1 V/m« , explique l’étude de l’ANFR publiée en 2016. « La téléphonie mobile est le contributeur le plus important dans près de 60% des cas. En milieu rural, cette tendance est moins marquée, avec seulement 40% des cas pour lesquels la téléphonie mobile domine.« 

La 5G respectera-t-elle cette limite ?

Les valeurs limites citées plus haut prennent effet peu importe le type de réseau, 2G, 3G, 4G ou 5G. « Les réseaux 5G qui seront déployés par les opérateurs devront donc respecter ces valeurs limites tout autant que les technologies en place aujourd’hui. Le gouvernement travaille avec l’Anses et l’ANFR pour qu’elles puissent examiner l’exposition aux ondes électromagnétiques et l’impact éventuel de ces nouveaux développements technologiques, dès la phase des expérimentations. L’ensemble de ces travaux feront l’objet d’échanges avec les parties prenantes dans le cadre des comités de dialogue mis en place par l’ANFR et l’ANSES« , explique le gouvernement dans sa feuille de route.

Qui fixe cette limite ?

Chaque pays a ses propres normes. Celles-ci suivent très souvent les recommandations formulées par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (CIPRNI), une organisation non gouvernementale reconnue par l’OMS. Pour fixer les valeurs maximales d’exposition, cette ONG applique un facteur sécurité de 10 pour l’exposition sur le lieu de travail et 50 pour la population générale, c’est-à-dire qu’elle fixe des limites 50 fois plus faibles que le seuil d’apparition d’anomalies.

Et les personnes électrosensibles alors ?

Certaines personnes se décrivent comme « électrosensibles » et décrivent plusieurs symptômes qui seraient liés aux ondes.  »Il s’agit notamment d’anxiété, de céphalées, de tendances dépressives voire suicidaires, de fatigue et d’une réduction de la libido. Jusqu’à présent, les données scientifiques ne confirment pas l’existence d’un lien entre cette symptomatologie et l’exposition à des champs électromagnétiques. Elle peut, au moins en partie, être attribuée au bruit et à d’autres facteurs environnementaux ou encore à l’anxiété suscitée par les nouvelles technologies« , soutient l’OMS. En France, l’Anses reconnaît toutefois une souffrance chez les personnes électrosensibles : « les plaintes (douleurs, souffrance) formulées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue. »

Comment éviter d’être exposé ?

« Comme dans le cas du champ électrique, le champ magnétique est d’autant plus intense qu’on est proche de la source et il diminue rapidement lorsque la distance augmente. Les matériaux courants tels que les matériaux de construction ne constituent pas un blindage efficace contre les champs magnétiques« , explique l’OMS. Rien de mieux que de s’éloigner, donc. 

 

« Il faut davantage de diversification dans les forêts françaises »

« Il faut davantage de diversification  dans les forêts françaises »

Alors que la filière forêt-bois s’apprête à recevoir 200 millions d’euros du plan de relance, un collectif d’une quarantaine de chercheurs estime, dans une tribune au « Monde », que les arbitrages doivent s’appuyer sur la science. Il insiste sur la nécessité de valoriser la diversité des plantations.

Al’instar de la forêt amazonienne, qualifiée par Emmanuel Macron de « bien commun pour l’humanité » devant être protégé, la forêt française métropolitaine suscite le débat entre enjeux carbone, maintien de la biodiversité et menace du changement climatique.

Pour tenir les engagements de l’accord de Paris, c’est-à-dire limiter l’augmentation de la température moyenne annuelle à un maximum de 2 °C, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a récemment rappelé qu’il nous reste seulement dix ans pour agir. Au-delà, les « points de bascule » écologiques pourraient ouvrir la voie à un emballement climatique irréversible.

Parce qu’elle fixe environ 20 % de nos émissions annuelles de carbone, la forêt française contribue à limiter le changement climatique. Cependant, les dépérissements d’arbres en Europe sont alarmants et questionnent la pérennité du puits de carbone forestier.

Mais comment préserver les forêts de ces changements tout en favorisant leur rôle de puits de carbone ? Alors que les réflexions avancent à l’échelle européenne, en particulier avec le Green Deal 2020, deux mesures principales sont prioritairement discutées en France : d’une part l’augmentation forte des coupes et la promotion du bois énergie, d’autre part le recours massif aux plantations.

Ces mesures sont supposées augmenter la fixation de carbone dans les forêts et les « produits bois » qui en sont extraits, et éviter l’émission de carbone d’origine fossile en remplaçant charbon, pétrole ou gaz par du bois. Pourtant, de tels choix ne font pas l’objet d’un consensus scientifique, voire sont en désaccord avec les résultats les plus récents.

En tant que chercheurs étudiant la réponse des forêts au changement climatique, nous voudrions rappeler certains points essentiels sur les connaissances actuelles, en espérant qu’ils éclairent les décisions à venir.

Est-ce que couper et planter plus pour stocker plus (de carbone) est compatible avec l’accord de Paris ? Les choses ne sont en fait pas si simples. En effet, d’après plusieurs études et rapports récents qui ont comparé l’effet de différents scénarios de gestion forestière sur le bilan de carbone forestier français métropolitain, intensifier fortement les coupes réduit la fixation de carbone du secteur forêt-bois dans les prochaines décennies.

De plus, pendant les années voire les décennies qui suivent les coupes à blanc, les forêts sont émettrices nettes de carbone, du fait du relargage de carbone du sol. Un argument pourtant souvent avancé est qu’une forêt « jeune » fixerait plus de carbone qu’une forêt « âgée ». Or, les études scientifiques récentes ont montré que des forêts matures continuent de fixer du carbone à des taux similaires ou supérieurs à ceux des forêts très jeunes.

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