Archive pour la Catégorie 'énergie'

Page 8 sur 12

Le pétrole sous les 50 dollars en 2016 du fait de l’Iran ?

Le pétrole sous les 50  dollars en 2016 du fait de l’Iran ?

 
La reprise des livraisons de pétrole par l’Iran pourrait peser de manière significative sur les cours de pétrole d’après la Banque Mondiale. Du coup, le pétrole pourrait descendre sous les 50 $ en 2016 à New York. Mais le principal élément qui nourrit la baisse tendancielle du pétrole découle surtout de la faiblesse de l’économie mondiale. Alors que dans le même temps la surproduction augmente encore. Notamment parce que l’OPEP  a décidé d’influencer la rentabilité du pétrole de schiste des États-Unis. « Le retour plein et entier de l’Iran sur le marché mondial ajoutera au final un million de barils par jour, faisant baisser les prix de 10 dollars par baril l’année prochaine », écrit la Banque mondiale  dans un rapport. Si cette prévision s’avérait exacte, les prix du pétrole, déjà déprimés par l’abondance de l’offre mondiale, reculeraient ainsi de près de 21% par rapport aux cours actuels. Aux termes d’un accord conclu avec les principales puissances occidentales, l’Iran s’est engagé à ne pas se doter de l’arme atomique en échange de la fin de l’embargo économique qui pèse notamment sur sa production pétrolière. Selon la Banque mondiale, la levée des sanctions va « raviver » l’économie du pays avec une croissance de 5% en 2016 contre 3% cette année. Les exportations iraniennes devraient bondir de 17 milliards de dollars, soit 3,5% de son produit intérieur brut, assure également le rapport. Les échanges commerciaux de Téhéran devraient principalement s’accélérer avec la Grande-Bretagne, la Chine, l’Inde, la Turquie et l’Arabie Saoudite, assure la Banque Mondiale.

Le pétrole à 50 dollars ?

Le pétrole à 50 dollars ?

 

C’est ce que prévoit en tout cas certains spécialistes et notamment la société générale. On  Met en avant la situation excédentaire de l’offre du fait de la production résiliente des Etats-Unis, de l’augmentation de la production de l’OPEP et de la perspective d’une montée en puissance progressive de l’offre iranienne à partir de 2016. Mais il ne faudrait pas oublier non plus ce qui est l’essentiel à savoir l’évolution de la demande. Or la croissance de la demande est hypothéquée actuellement par  la faiblesse de l’économie mondiale. Témoin le recul de l’industrie manufacturière en Chine et la baisse des commandes extérieures dans ce pays. Un phénomène aussi constaté dans un grand pays exportateur comme le Japon. Du coup la relative stagnation de la demande combinée à une surproduction de l’offre favorise la baisse des prix du pétrole brut. Dans une note publiée vendredi soir, SocGé dit avoir réduit de cinq dollars, à respectivement 60 et 55 dollars le baril, ses prévisions de prix moyen pour le Brent et le West Texas Intermediate (WTI) en 2016. Pour 2015, la banque française attend un prix moyen de 57,3 dollars le baril pour le Brent et de 51,7 dollars pour le WTI. Pour le WTI, SocGen a réduit son estimation pour le troisième trimestre 2015 de 12,20 dollars à 47,80, et celle du quatrième trimestre est abaissée de 7,50 dollars à 52,50. La prévision pour le Brent est réduite de 11,90 dollars pour le troisième trimestre, à 53,10 dollars le baril, et celle du quatrième trimestre est revue en baisse de 7,50 dollars à 57,50. Le baril de Brent se traitait autour de 48,50 dollars vendredi soir à New York, en baisse de 15% depuis le début de l’année, et le WTI à environ 43,80 dollars, un recul de 18,5% depuis le 1er janvier. 

Prix du fioul : en baisse

Prix du fioul : en baisse

Le prix du fioul n’a jamais été aussi pas depuis la crise de 2009. Le prix au litre varie au 8 août 2015 de 0,66 € à 0,87 € avec un prix moyen de 0,75 €. En cause la surproduction actuelle des pays de l’OPEP qui  tente de discréditer la rentabilité du pétrole de schiste des États-Unis. En outre la reprise très prochaine des livraisons de pétrole par l’Iran tire aussi des prix vers la baisse. Compte  tenu du caractère atone de l’économie mondiale la demande globale de pétrole est relativement faiblarde. Le prix du pétrole devrait demeurer avec sans doute une petite reprise conjoncturelle à l’approche de l’hiver. Les livreurs de fuel sont habituellement débordés en automne ou à l’hiver, mais cette année est bien différente. De nombreux usagers n’hésitent en effet pas à remplir leurs cuves en plein mois d’août. La raison ? Un prix très attractif de 66 centimes le litre chez les distributeurs les plus compétitifs, contre 80 en mai dernier.

Prix Pétrole ; toujours la chute

Prix Pétrole ; toujours la chute

 

Le pétrole continue  toujours sa chute en raison de l’atonie de la croissance en Chine aussi de la reprise des livraisons de pétrole à l’Iran. En cause aussi le  refus de l’OPEP de sa production pour éviter que le pétrole de schiste des États-Unis vienne  la concurrencer. Les cours du pétrole baissaient lundi en Asie face à la perspective d’une offre toujours élevée aux Etats-Unis et dans l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui se refuse à limiter sa production. Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre perdait 36 cents à 47,76 dollars. Le baril de Brent, la référence européenne du brut, cédait 42 cents à 51,79 dollars. Alors que les cours semblaient se stabiliser autour des 60 dollars le baril au printemps après avoir atteint moins de 45 dollars en mars, la rechute enregistrée en juillet apparaît durable tant font défaut les éléments susceptibles de les faire repartir à la hausse.  Le dollar fort rend plus onéreux les achats de brut libellés dans le billet vert, les réserves gonflent et la production continue de monter avec l’arrivée prochaine d’or noir iranien, l’accélération du forage aux Etats-Unis et le dépassement de son plafond par l’OPEP «qui pompe à des niveaux record malgré la surabondance d’offre mondiale», a relevé la banque United Overseas dans une note.

Areva : Bercy veut faire entrer les chinois au capital

Areva : Bercy veut faire entrer les chinois au capital

 

 

Après l’échec financier d’Areva on resserre les boulons. D’abord avec la restructuration de la filière nucléaire autour d’EDF, ensuite en recapitalisant ce qui reste d’Areva. Problème : l’Etat n’a pas d’argent et veut donc solliciter des capitaux chinois pour renflouer Areva. Quand on connaît le caractère stratégique de la filière nucléaire on peut s’interroger sur le bien-fondé de cette ouverture  des portes de la technologie aux chinois. Rien de surprenant cependant car dans la période la France propose de manière privilégiée de vendre ce ses bijoux de famille au chinois. Dernier exemple en date la vente  de l’aéroport de Lyon et de  Nice « accueillir des groupes chinois à son capital, ce qui permettrait d’alléger la facture de sa recapitalisation pour l’Etat français », a déclaré Philippe Varin, le président du conseil d’administration du groupe nucléaire. « La Chine est incontournable pour Areva. C’est maintenant qu’il faut nouer des alliances, car elle est en croissance et a besoin de technologies », dit-il dans les colonnes du Journal du Dimanche. Areva a annoncé cette semaine la première étape d’un plan de sauvetage sous la forme d’un protocole d’accord avec EDF qui rachèterait jusqu’à 75% de son activité réacteurs. L’opération, avec d’autres cessions et éléments de financement, vise à couvrir ses besoins à hauteur de 3,6 milliards d’euros pour la période 2015-2017, sur un total de sept milliards nécessaires. Areva estime qu’il aura besoin en outre d’une augmentation de capital « significative ». L’Etat français, qui en détient 87%, a fait savoir qu’il prendrait ses responsabilités.  Mais, selon Le Journal du Dimanche, le ministère de l’Economie jugerait les demandes d’Areva trop élevées et miserait sur une injection de capital limitée à deux  milliards l’an prochain pour couvrir la prochaine échéance de dettes de 1,8  milliard d’euros du groupe, en septembre  2016. Dans ce contexte, le ministère serait favorable à l’arrivée d’investisseurs chinois dans la mesure où, « plus les Chinois investiront, moins la facture sera élevée pour la France », explique une source proche de Bercy citée par le journal. La recapitalisation pourrait alors se faire en deux temps, une opération menée par l’Etat l’an prochain, puis l’entrée des investisseurs chinois plus tard, les noms des électriciens China General Nuclear Power Corporation (CGN) et China National Nuclear Corporation (CNNC) étant avancés.

 

Copain –coquin : un député PS à la tête d’EDF !!

Copain –coquin : un député PS à la tête d’EDF !!

 

Avant il y avait les hauts fonctionnaires qui se sucraient maintenant ce sont les politiques qui goûtent au pot de confiture du pantouflage.  Le député PS François Brottes va diriger une filiale d’EDF. Ils ont raison de se gaver les socialistes car bientôt ils ne seront plus au pouvoir.  Et compte tenu des débâcles électorales encore  à prévoir nombre de responsables risquent de se recaser comme le député Brottes. Et la déontologie dans tout ça ? Pour les moralistes attardés  qui ne comprennent rien à la logique d’un pouvoir et du fric.  Le député socialiste de l’Isère François Brottes va donc être nommé à la tête de l’entreprise publique Réseau de transport d’électricité (RTE). Une filiale d’EDF qui gère les 100.000 kilomètres de ligne haute tension en France et réalise 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour près de 9.000 salariés. Un conseil de surveillance (équivalent du conseil d’administration) de RTE doit se réunir jeudi pour proposer sa nomination. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, saisira ensuite le régulateur pour qu’il l’entérine. Un dernier conseil se réunira enfin pour annoncer la nomination de François Brottes. L’actuel président du directoire, Dominique Maillard, termine son mandat le 31 août prochain. François Brottes prendra alors ses fonctions le 1er septembre. Il devrait toucher un salaire fixe de 262.000 euros par an, plus un variable plafonné à 132.000 euros, comme c’est le cas aujourd’hui de son prédécesseur. L’information a été confirmée jeudi par RTE dans un communiqué. « Une fois en poste, François Brottes proposera au conseil de surveillance de RTE un nouveau directoire, afin de mener à bien la stratégie industrielle et les objectifs de l’entreprise pour les cinq prochaines années », peut-on y lire.

 

Revertitude: une loi de transition énergétique ……pour plus tard

Revertitude: une loi de transition énergétique ……pour plus tard

 

Une loi de transition énergétique mais pour plus tard. Pour Fessenheim pas de fermeture avant 2017 (pourtant une  promesse de Hollande) quant à au passage du nucléaire c’est en théorie prévu à l’horizon 2025. Il y a longtemps que Hollande ne sera plus au pouvoir. En fait une loi très imprécise pleine d’intentions et de contradictions  à gérer par les successeurs. En attendant on prolonge les actuelles centrales nucléaires et on annonce 100  000 emplois grâce à la croissance verte. Où, quand, comment ? Quand on aura déplacé les villes à la campagne et qu’on aura remplacé les centrales nucléaires par des bougies ! la varie « revertitude ».  C’est la magie du verbe « Ségolénien » qui propose tout et son contraire. Ce mercredi, le Parlement français a définitivement adopté la loi sur la transition énergétique par un dernier vote de l’Assemblée. Le texte, porté par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal et cher aux écologistes, traduit notamment la promesse du président de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique à l’horizon 2025.   Cette loi lance en effet le compte à rebours vers une baisse de la dépendance de la France au nucléaire pour produire son électricité. «Le nucléaire flamboyant c’est fini», s’est ainsi réjouit le député EELV Denis Baupin. Mais de prévenir : «Maintenant il reste à organiser une transition en bon ordre, car il y a des questions de sûreté qui sont posées.» La méthode et les conséquences pour EDF et Areva sont encore floues. La loi prévoit en effet que la capacité du parc nucléaire français soit désormais plafonnée à 63,2 gigawatts, soit la puissance actuelle des 58 réacteurs (19 centrales) qu’il comprend. Ce plafond signifie qu’EDF ne pourra pas mettre en service de nouveaux réacteurs sans en arrêter d’autres, et ouvre donc la voie à la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) lorsque l’EPR de Flamanville (Manche) entrera en service. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a laissé entendre la semaine dernière devant les députés que ce serait «plutôt dans la deuxième partie» de 2017. «J’ai voulu doter la France du futur modèle énergétique», a commenté Ségolène Royal dans les couloirs de l’Assemblée. «Les 100 000 emplois liés à la croissance verte s’accélèrent grâce à cette loi», a-t-elle assuré.

Electricité : « seulement » +2.5% » ( Ségolène)

Electricité : « seulement » +2.5% » ( Ségolène)

 

 

C’est le coup classique, la commission de régulation annonce une  forte hausse de l’électricité et Ségolène dit non pour finalement accepter quand même une  hausse, mais moins forte que proposée. Et pendant ce temps là alors que le prix des services augmentent l’INSEE annonce très sérieusement que l’  inflation est pratiquement à zéro (0.3% en ce moment).  : Les tarifs de l’électricité en France augmenteront de 2,5% le 1er août prochain. Cette annonce intervient après un rapport de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) estimant que l’augmentation des tarifs d’EDF pour les ménages et les petits professionnels français devrait être comprise entre 3,5% et 8,0% le 1er août pour compenser l’insuffisance des hausses survenues depuis 2012. « Je vais leur répondre ‘non’ », a déclaré jeudi Ségolène Royal, interrogée sur ce rapport lors de son interview.  »L’augmentation sera de 2,5% au 1er août prochain, pour certains consommateurs ce sera zéro, et notamment pour toutes les consommations des artisans, des commerçants, des petites entreprises », a-t-elle précisé. Les interventions des pouvoirs publics pour bloquer ou limiter les hausses de tarifs se sont multipliées ces dernières années, de même que les recours juridiques des rivaux d’EDF, qui réclament à l’inverse des augmentations garantissant la couverture des coûts de l’opérateur historique pour pouvoir le concurrencer.

Areva : les réacteurs repris par EDF.. et payés chers par le contribuable

Areva : les réacteurs repris par EDF.. et payés chers par le contribuable

 

 

Une opération qui va couter encore cher au contribuable car il va falloir recapitaliser Areva ; finalement payer les erreurs de gestion de l’ancienne patronne parvenue à la tête d’Areva grâce à son  passage dans les cabinets ministériels et surtout son rôle de sherpa auprès de Mitterrand. Contrairement à Kerviel , elle , elle ne sera pas inquiétée ( elle a même touché uen indemnité de 1.5 millions pour sa gestion désastreuse !) et on la voit encore pérorer sur la politique énergétique !  L’Etat français a validé mercredi le projet de reprise par EDF de l’activité réacteurs nucléaires d’Areva, confirmant le scénario d’une refonte radicale de la filière qui circulait depuis plusieurs mois. Il a également annoncé son intention de recapitaliser Areva « en investisseur avisé, à la hauteur nécessaire ». Le groupe nucléaire public, qui a accusé une perte de 4,8 milliards d’euros en 2014, a lancé un plan de sauvetage incluant un milliard d’euros d’économies sur trois ans et jusqu’à 6.000 suppressions de postes.  Selon des estimations d’analystes et des sources au fait du dossier, les besoins d’Areva s’élèvent à un niveau compris entre 5 et 7 milliards d’euros d’ici à fin 2017. « Sous réserve de la conclusion d’un accord de partenariat stratégique global avec Areva, EDF a vocation à devenir actionnaire majoritaire de la filiale commune Areva NP, qui rassemble les activités industrielles de construction de réacteurs, d’assemblage de combustible et de services à la base installée », a annoncé l’Elysée dans un communiqué. La présidence de la République, après une réunion interministérielle sur le sujet qui s’est tenue mercredi matin autour de François Hollande, a précisé qu’Areva conserverait dans sa filiale NP « une participation stratégique avec un pacte d’actionnaires ». Toujours selon l’Elysée, Areva et EDF prévoient de finaliser les principes de ce projet « dans un délai d’un mois ». L’Etat français détient environ 87% du capital d’Areva et 84,5% de celui d’EDF.

 

 

EDF : hausse des tarifs de 2,5% par an sur trois ans

EDF : hausse des tarifs de 2,5% par an sur trois ans

D’après les experts, la hausse de l’électricité devrait augmenter de 20 à 30% d’ici une dizaine d’années. En cause , l’endettement de l’entreprise, le coût aussi d’entretien  des vieilles centrales, le coût enfin de leur démantèlement  ; A ajouter à cela le coût de la reprise d’une  partie d’Areva. Bref l’idée de l’électivité la moins chère d’Europe sera bientôt à ranger au placard ; Certes 2.5% par an peut paraître peu important mais c’est à rapporter à l’évolution de l’inflation, actuellement pratiquement nulle et aussi au quasi blocage des salaires et pensions.  Le PDG d’EDF Jean-Bernard Levy demande donc au gouvernement une hausse des tarifs de 2,5% par an sur trois ans, rapporte le Journal du Dimanche qui ne cite pas ses sources. Dans l’entourage du groupe, détenu à 84,5% par l’Etat, on précise qu’ »il n’y a pas d’accord ». Mais « comme EDF se montre bonne fille, elle espère que sa mère sera généreuse », ajoute-t-on, toujours dans les colonnes du JDD. Contacté par Reuters, un porte-parole du groupe n’a pas souhaité faire de commentaires. La ministre de l’énergie Ségolène Royal a gelé l’an dernier une hausse prévue de 5% des tarifs réglementés et a demandé à EDF de revoir sa stratégie plutôt que de procéder à « la hausse systématique du prix de l’énergie ». Une nouvelle formule de calcul a été mise en place et prend désormais en compte les prix du marché de gros et plus seulement l’évolution des coûts d’EDF. Les tarifs ont ainsi augmenté de 2,5% pour les particuliers en novembre. La hausse des tarifs évoquée dans le JDD pourrait être, selon le journal, une manière pour le gouvernement de remercier EDF de venir en aide à l’ex-fleuron du nucléaire français Areva. Le géant français de l’électricité a proposé de racheter la division d’Areva dédiée aux réacteurs pour deux milliards d’euros.

Areva : Engie veut aussi sa part !

Areva : Engie veut aussi sa part !

 

Engie ( ancien DGF Suez)  veut aussi sa part de la dépouille d’Areva notamment dans les services d’entretien nucléaire. Il serait temps que le gouvernement précise enfin sa position car ces tergiversations et ces propositions ne renforcent  pas le crédit de la France auprès des clients internationaux. Il est clair en tout cas qu’ il n’y pas place en France pour 3 sociétés impliquées dans le nucléaire surtout quand les stratégies sont différentes voire s’opposent ( affaire des super générateurs qui a opposé Areva et EDF).  Le groupe Engie (anciennement GDF Suez) pourrait prendre une participation dans Areva pour créer un grand groupe international dans le domaine des services de maintenance nucléaire, a déclaré samedi le PDG d’Engie. Gérard Mestrallet a rappelé sur Europe 1 que les deux groupes étaient déjà partenaires, Engie possédant notamment sept centrales nucléaires en Belgique. « Il y a une partie des activités d’Areva, notamment dans le domaine des services de maintenance nucléaire à l’international, qui feraient un beau rapprochement avec les nôtres et ceci pourrait peut-être se faire », a-t-il dit. « Cela pourrait être une prise de participation mais nous souhaitons qu’Areva reste impliqué dans ces activités-là », a-t-il ajouté. « Nous pourrions les combiner avec les nôtres et avoir un beau projet de développement international, créer un grand groupe international dans le domaine des services de maintenance nucléaire. » Ces déclarations interviennent alors qu’EDF a officialisé mardi son intention de racheter l’activité réacteurs nucléaires d’Areva, tout en estimant que ce projet ne pourrait se concrétiser qu’à un prix « de marché » et assorti de garanties liées aux passifs de son fournisseur. Gérard Mestrallet avait déjà évoqué dans le Financial Times de vendredi un rapprochement Engie-Areva sous forme de joint-venture mais sans procéder à un véritable rachat d’actifs du groupe nucléaire français en difficultés.

 

Areva : il est urgent d’attendre ! (Macron)

Areva : il est urgent d’attendre ! (Macron)

 

 

Il n’est guère plus compétent  en matière de politique énergétique  que plus généralement qu’en matière d’économie, du coup Macron décide d’attendre pour la fusion de certaines activités entre EDF et Areva. La bonne vieille méthode de l’énarchie, on attend ! En fait on va perdre encore au moins deux à trois mois alors que la réponse devient urgente pour rassurer les clients étrangers . Pourquoi de tels atermoiements ? A cause des luttes internes au sein de l’oligarchie d’Etat ( les deux entreprises appartiennent à l‘Etat. En faiat Il faut céder pour 2 milliards environ les réacteurs nucléaires d’Areva à EDF. Ce n’es t pas assez argumente Areva alors que de toute façon c’est l’argent de l’Etat et du contribuable ! L’Etat ne prendra de décision définitive sur la restructuration d’Areva qu’en juillet, a déclaré vendredi aux syndicats du groupe le ministre de l’Economie. « Nous n’avons pas aujourd’hui de réponse établie a priori(…) Le gouvernement n’a pas arrêté une option », a expliqué Emmanuel Macron à des journalistes après la rencontre.  Une réunion prévue le 3 juin autour du chef de l’Etat, François Hollande, « sera un moment important pour déterminer les grands axes stratégiques », a-t-il ajouté. Mais les syndicats du groupe nucléaire ont retiré de leurs discussions avec le gouvernement le sentiment que rien de définitif ne serait annoncé à cette occasion concernant le sort de leur entreprise, en grave difficulté financière. « C’est un échange fructueux (…) mais on n’a rien réglé », a déclaré Jean-Pierre Bachmann, de la CFDT. « La réponse n’arrivera qu’au mois de juillet. » D’autres représentants syndicaux ont confirmé qu’Emmanuel Macron leur avait dit que l’Etat n’avait toujours pas pris de décision quant à un éventuel rapprochement avec EDF. « Il attend des propositions de la part des industriels mais la position du gouvernement n’est pas arrêtée », a dit l’un d’eux à Reuters. Selon ces représentants, Emmanuel Macron a précisé que la décision serait arrêtée lors d’une réunion du Conseil supérieur de la filière nucléaire, qui doit se réunir à la mi-juillet.

 

EDF pour la reprise des réacteurs nucléaires d’Areva

EDF pour la reprise des réacteurs  nucléaires d’Areva

 

Ce n’est pas encore une  proposition d’  abortion d’Areva par EDF mais ça y ressemble. Le patron d’EDF serait favorable à une prise de contrôle majoritaire de l’activité réacteurs du groupe nucléaire Areva (avec intégration à Edf des ingénieurs licenciés par Areva)  laissant le reste ( souvent non rentable)s à Areva.  En fait le patron d’EDF propose de toute remettre à plat, en clair de rendre le contrôle de toute la filière des recteurs.  « Nous y avons intérêt parce qu’EDF a besoin d’un Areva fort, sur l’ensemble des prestations, et parce que le gouvernement nous en a, logiquement, fait la demande. » « Il y a un domaine d’Areva que nous connaissons très bien, c’est celui des réacteurs: nous sommes le premier exploitant au monde par la capacité installée », poursuit-il, estimant qu’il « y a donc une logique industrielle à ce qu’EDF prenne le contrôle de cette activité réacteurs, qui correspond au périmètre de l’ancien Framatome ». Areva est pris au piège d’une gestion calamiteuse et a  ainsi annoncé pour 2014 des pertes abyssales, près de 5 milliards d’euros, soit un montant supérieur à sa valorisation boursière (environ 3,7 milliards d’euros, divisée par deux en un an), et ce pour un chiffre d’affaires en baisse de 8% à 8,34 milliards d’euros. Après quatre années consécutives dans le rouge, l’entreprise a un besoin vital d’argent frais.  Les causes de la chute sont multiples. En vrac, on peut citer le ralentissement du marché nucléaire depuis Fukushima, les perturbations à la tête de l’entreprise avec, l’éviction d’Anne Lauvergeon en 2011 pour sa gestion controversée, le départ précipité pour cause de maladie de Luc Oursel et l’arrivée aux commandes du tandem Philippe Varin (ex-PSA) et Philippe Knoche. Mais ce sont surtout les retards à répétition sur les chantiers EPR, les réacteurs de troisième génération, qui pénalisent la signature Areva. La décision de regroupement incombe à l’Etat mais ce dernier d’uen certaine manière est coincé et ne pourra que favoriser le rapprochement avec EDF.  Le PDG d’EDF annonce donc que des propositions seront faites « dans quelques jours » à Areva et au gouvernement. « La transaction ne peut se faire qu’à un prix de marché. Et elle doit prévoir des garanties pour qu’EDF ne soit pas exposé aux risques liés au passé d’Areva, notamment en Finlande », juge-t-il. « La proposition ambitieuse d’EDF respecte et préserve les compétences techniques de l’activité réacteurs d’Areva, et ouvre la voie à des alliances avec des tiers, des partenaires industriels, français ou étrangers », précise-t-il encore.  Alors que le groupe Areva, détenu à près de 87% par des capitaux publics, a annoncé le 7 mai la suppression de 5.000 à 6.000 emplois dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France, dans le cadre d’un plan de redressement, Jean-Bernard Lévy formule également « une proposition alternative » : « le rapatriement chez EDF des 1.200 ingénieurs qui sont au quotidien les partenaires des ingénieurs d’EDF concernant la conception et les calculs de sûreté des réacteurs français. » « C’est à l’Etat, actionnaire majoritaire d’EDF, et à Areva de décider », conclut-il. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui doit recevoir les syndicats du groupe nucléaire le 22 mai, a estimé dans une interview à l’Usine nouvelle mise en ligne lundi que « l’organisation la plus efficace » de la filière nucléaire française passe par « de nouveaux liens commerciaux entre EDF et Areva ». Il a également assuré qu’aucun licenciement n’était envisagé en France au sein du groupe nucléaire.

Électricité : augmentation de 50%d’ici 2020

Électricité : augmentation de 50%d’ici 2020

D’après un rapport du sénat, l’électricité fournie par EDF devrait augmenter de 50% d’ici 2020. notamment pour faire face à l’endettement et aux coûts considérables de démontage de centrales nucléaires. Difficile cependant de justifier cette augmentation et surtout sa progression. Du coup EDF a trouvé la combine, elle procède à un rattrapage sur la période 2012-2013 ; en effet  EDF régularise actuellement ses factures de 2012-2013. Dès lors pour faire passer la pilule pourquoi ne pas justifier de rattrapages tarifaires depuis la création d’EDF ?  À la grande surprise des abonnés, qui se posent la question : est-ce légal de demander un rattrapage deux ans après ?  Vous êtes nombreux à avoir reçu un courrier de la part d’EDF, vous demandant de payer un supplément sur vos factures déjà réglées. Certains s’étonnent de devoir payer, alors qu’ils ne sont même plus abonnés à EDF. Ce rattrapage concerne toutes les personnes abonnées au tarif réglementé de l’électricité, entre juillet 2012 et juillet 2013, même si vous avez changé de fournisseur d’énergie entre-temps. Il y a même des héritiers à qui l’on demande de régler un supplément pour leurs proches, décédés depuis. C’est le résultat d’un long feuilleton administratif qui a débuté à la mi-2012. Le gouvernement, à l’époque, pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, avait décidé de limiter à 2% la hausse des tarifs d’électricité sur un an. Mais EDF, qui voulait plus, a saisi le Conseil d’État et a obtenu gain de cause : une hausse supplémentaire et rétroactive de 5%. Cette demande est tout à fait légale, explique Elisabeth Chesnais de l’association UFC – Que Choisir.  »Les fournisseurs ont attaqué, le Conseil d’État a jugé, et le gouvernement a dû prendre un arrêté. Sauf que ce délai de prescription est bien de deux ans, mais il commence à courir seulement quand un texte réglementaire est pris. C’est la date de l’arrêté qui compte, et pas la date d’origine du problème qui est constatée« , argumente-t-elle. EDF peut donc vous demander de payer 30 euros supplémentaires, sur une facture de 700 euros.

Consommation : une Peugeot à 2 litres ?

Consommation : une Peugeot à 2 litres ?  

Ce n’est encore tout à fait la voiture à 2 litres de consommation aux 1000 kms  de monsieur tout monde mais on s’en rapproche. En particulier avec la 208 Peugeot qui vient d’établir un record … mais sur circuit. Autant dire qu’il faudra compter un peu plus en circulation normale. La preuve en tout cas qu’on peut réduire la consommation en travaillant sur tous  les paramètres énergétivores… et contre les lobbys pétroliers. Le groupe Peugeot Citroën qui vient d’établir un nouveau record en termes de consommation.  C’était une promesse, c’est désormais une réalité ( ou presque) . Peugeot dispose d’une voiture capable de faire 100 kilomètres avec seulement 2 litres. Ce moteur ultra sobre équipe une 208. Le test a été réalisé sur circuit. La voiture a effectué 2.152 kilomètre avec un plein de 43 litres.  C’est l’illustration concrète de ce que Peugeot avait présenté au mondial de l’auto en septembre à Paris. Une voiture capable de ne consommer que 2 litres aux 100 kilomètres. Un projet qui s’inscrit dans le cadre d’un plan d’appel à manifestation d’intérêts lancé par le gouvernement. L’un des objectifs est d’être en mesure de commercialiser en 2020 une voiture consommant moins de 2 litres aux 100 kilomètres.  Cette grande sobriété permet d’établir un autre record. Celui de la voiture thermique la moins polluante. Moins de 80 grammes de CO² par kilomètres contre 92 grammes pour la Prius Hybrid de Toyota. Ce coup double est l’occasion pour Carlos Tavares de montrer que les objectifs écologiques ne se feront pas sans motorisation diesel.

Prix pétrole : forte hausse

Prix pétrole : forte hausse

 

 

Le prix  pétrole ( Brent) est remonté assez fortement à près de 60 dollars mais le phénomène est sans doute lié aux ajustements de parités monétaires. Pour l’année 2015, en l’été actuel de la croissance les cours devrait se maintenir à ce niveau ;on prévit autour de 70 dollars en 2016 et 80 dollars en 2017 Les cours du pétrole ont en effet  terminé en hausse jeudi à New York pour boucler leur meilleur mois depuis six ans, même s’ils restent loin de leurs niveaux de juin 2014 quand a commencé leur spirale baissière. La baisse du dollar, revenu à ses niveaux de février, a alimenté le rebond de plus de 20% des prix du brut en avril, une hausse sans précédent depuis mai 2009 quand le marché se remettait de la crise financière. Le contrat juin sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 1,05 dollar ou 1,79% à 59,63 dollars sur le Nymex jeudi, non loin d’un nouveau plus haut de l’année de 59,78 touché en fin de séance. Au moment de la clôture, le Brent prenait 85 cents, soit 1,29%, à 66,69 dollars après avoir atteint lui aussi un pic de 2015 à 66,93. En janvier, le Brent était descendu jusqu’à un peu plus de 45 dollars. La baisse du dollar rend le pétrole meilleur marché pour les détenteurs d’autres devises mais les analystes ne voient pas pour autant le Brent, référence du marché mondial, revenir rapidement vers ses pics de 115 dollars atteints en juin 2014. Avec la production de l’Opep à son plus haut depuis deux ans et au vu du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis et en Chine, le déséquilibre du marché devrait persister, font-ils valoir.Selon les estimations de 32 analystes interrogés par Reuters, le prix moyen du Brent devrait s’établir à 60 dollars le baril en 2015, une hausse tout de même de 80 cents par rapport à l’enquête de mars, et celui du WTI à 54,40 (au lieu de 53,60).

 

Engie : nouveau nom pour GDF

Engie : nouveau nom pour GDF

Nouveau nom, nouveau look, nouvelle organisation pour GDF Suez.   Gérard Mestrallet,: « Le gaz en France, c’est 12% de notre activité. C’est important, mais ce n’est que 12%« . Ce changement de nom intervient alors que l’énergéticien a présenté début avril un projet de réorganisation du groupe, axé davantage sur les territoires que sur les métiers, dans le but d’ »accélérer son développement » en étant plus réactif et en se rapprochant de ses clients.  Cette nouvelle organisation devrait être effective « début 2016″, selon le groupe. GDF Suez prévoit notamment de créer dix entités chapeautant tous les métiers du groupe dans une zone géographique donnée, en lieu et place de l’ancienne organisation par branches.  Cette nouvelle organisation s’inscrit dans un contexte de bouleversement du marché de l’énergie en Europe ces dernières années, avec une consommation d’électricité et de gaz atone, voire en baisse. La réorganisation pourrait affecter « 6.000 salariés » du fait de la mutualisation ou de la fusion d’activités, estiment les syndicats. GDF Suez, né de la fusion en juillet 2008 entre l’ex-monopole public Gaz de France et Suez, est un des plus grands producteurs et fournisseurs mondiaux d’électricité et de gaz, avec plus de 150.000 salariés et un chiffre d’affaires de 74,7 milliards d’euros l’an dernier. L’Etat détient actuellement 33,29% de son capital.

100% d’énergie renouvelable d’ici 2050 (ADEME)

100% d’énergie renouvelable d’ici 2050 (ADEME)

Un rapport dont la diffusion a été reportée car elle mettait en cause les orientations stratégiques en matière d’énergie. D’après l’ADEME, notre pays pourrait être techniquement capable pour 2050 de produire une électricité 100% renouvelable en s’appuyant principalement sur l’énergie éolienne, solaire et hydraulique. Cette production « verte » totale pourrait - grâce à de nombreuses améliorations techniques à venir – atteindre 1.268 terawattheures (TWh), « soit le triple de la demande annuelle », précise le rapport. On a bien lu : trois fois les besoins des Français. Pour le  nucléaire qui fournit actuellement 75% de notre courant, l’Ademe estime que la France pourrait faire le choix de s’en passer, et c’est sans doute ce point qui coince en haut lieu. La Loi de transition énergétique, défendue en ce moment à l’Assemblée nationale par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal n’est pas vraiment sur cette ligne. Elle défend en effet un passage à 50% d’électricité nucléaire en 2025 – ou peut-être 2030. Ce passage au tout-renouvelable coûterait 119 euros par megawattheure (MWh) contre 91 euros actuellement. Autrement dit, il ne serait guère plus onéreux qu’aujourd’hui. Argument embarrassant pour les pro-nucléaires (toujours fort nombreux dans les ministères) qui ne cessent de répéter que seul l’atome peut garantir des factures électrique accessibles et qu’un 100% renouvelable serait un suicide économique. Bien pensée, cette conversion ne souffrirait pas de défaillances dues aux aléas climatiques. En effet, entend-on souvent, parfois le vent souffle, parfois pas, parfois le soleil brûle, parfois pas… Est-il vraiment possible de garantir que les citoyens aient autant de courant qu’ils le souhaitent, quel que soit le temps dehors ? Schémas à l’appui, l’Ademe répond affirmativement, en tablant notamment sur d’importantes capacités de stockage de l’électricité.

Total : arrêt du raffinage à la Mède

Total : arrêt du raffinage à la Mède

 

« Sur les cinq raffineries de Total en France, les trois raffineries de Gonfreville (Haute-Normandie), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Feyzin (Rhône) ont démontré en 2013 et 2014 leur résistance face à un environnement économique dégradé et leur capacité à dégager des résultats positifs durables », a expliqué Total dans un communiqué, confirmant des informations syndicales obtenues par Reuters. « Deux autres, Donges et La Mède, sont confrontées à de réelles difficultés et sont devenues structurellement déficitaires. Ce plan vise à donner les moyens à chaque site de Total en France de résister aux aléas des marchés pour être durablement profitable. »Sur les 430 postes que compte le site de La Mède, où sont produits 153.000 barils par jour, 250 postes seront maintenus sur la plate-forme, a précisé Total. Le groupe compte aussi construire sur place une ferme photovoltaïque de 8 mégawatts. « La baisse des effectifs se fera progressivement par des départs anticipés à la retraite, des offres de postes sans mobilité géographique contrainte pour les salariés non cadres, principalement vers le groupe et ses filiales, et des mutations de cadres », a-t-il ajouté. Donges passera pour sa part d’un résultat négatif de 30 à 50 millions d’euros par an à un bénéfice d’environ 50 millions. « Cela représente pour nous une amélioration du résultat français, structurellement, de 250 millions d’euros (…) et grâce à cela, sans doute, Total paiera des impôts sur les sociétés », a souligné Patrick Pouyanné. Il faut préciser que Total n’a pas payé des impôts sur les sociétés pendant des années !

Total : menaces sur le raffinage

Total : menaces sur le raffinage

 

D’après la direction la restructuration du raffinage ( en surcapacité) ne devrait pas affecter l’emploi en France. Pourtant plusieurs centaine de salariés pourraient être concernés sur les 4000 de Total en France.  Total a annoncé, jeudi 16 avril, au cours d’un comité central d’entreprise extraordinaire, la restructuration de son activité de raffinage en France, qui subit depuis des années une forte baisse de ses marges, et un investissement de 600 millions d’euros. Selon des sources syndicales, citées par l’agence Reuters, le groupe va fermer toute son activité de raffinage de brut à La Mède (Bouches-du-Rhône) d’ici à fin 2016 et investir à Donges (Loire-Atlantique). Les trois autres sites français ne sont pas concernés par le plan de restructuration : Gonfreville-L’Orcher (Seine-Maritime), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne).  L’opération doit se faire sans fermetures de sites ni licenciements parmi les 3 900 salariés travaillant dans les cinq raffineries, a prévenu, depuis des mois, le directeur général de la compagnie, Patrick Pouyanné. La restructuration a commencé en France il y a plus de vingt ans, mais elle s’est accélérée ces cinq dernières années avec quatre fermetures successives : la raffinerie de Dunkerque (Nord) exploitée par Total en 2010 ; celles de Reichstett (Bas-Rhin) en 2011 et de Petit-Couronne (Seine-Maritime) en 2012 opérées par le suisse Petroplus; et Berre (Bouches-du-Rhône), mise sous cocon par l’américain Lyondellbasell. La Mède, qui a perdu 150 millions d’euros par an depuis 2011, sera la cinquième, même si elle n’est pas fermée mais reconvertie dans la production de biocarburants avec moins d’emplois. Les syndicats s’inquiètent du nombre de postes qui seront supprimés à La Mède et des conditions de reclassement d’une partie de ses 430 employés. Dans une lettre adressée le 3 avril aux syndicats, le patron de la branche raffinage-chimie, Philippe Sauquet, a pris l’engagement qu’il n’y aura « pas de mobilité géographique contrainte », du moins pour les salariés non cadres de La Mède.  De son côté, Donges devrait bénéficier d’investissements destinés à rétablir sa rentabilité.

1...678910...12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol