Archive pour la Catégorie 'énergie'

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EDF : meilleurs résultats

EDF : meilleurs résultats

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Le bénéfice net (part du groupe) d’EDF a augmenté de 5,3% à 3,3 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires en hausse de 11,4% à 72,7 milliards, selon un communiqué.  Le bénéfice courant, indicateur de performance préféré du groupe, a grimpé de 16,9% à 4,2 milliards, grâce à un gain de 629 millions lié à l’accord conclu avec l’Etat pour effacer les charges d’EDF liées à la CSPE (ndlr, Contribution au service public de l’électricité, une taxe qui finance notamment les énergies renouvelables).  C’est mieux qu’attendu par les analystes qui prévoyaient une hausse de 12% à 4 milliards, selon un consensus diffusé par le groupe.  Le gouvernement s’était engagé mi-janvier à résorber sur cinq ans une ardoise de 4,9 milliards d’euros liée à la CSPE, qu’il devait à EDF et qui avait gonflé dangereusement avec l’essor de la production d’électricité solaire.  C’est le consommateur qui paiera la note, via des hausses à venir de la CSPE, une taxe prélevée sur les factures d’électricité.  EDF précise qu’il a décidé -avec l’accord du gouvernement- de consacrer les sommes qu’il recevra à son fonds d’actifs visant à financer le futur démantèlement de ses installations nucléaires. Cette opération comptable va lui permettre de remplir dès 2013 ses engagements en la matière.  Outre cet accord, qui a retiré une énorme fardeau des comptes de l’électricien, les résultats d’EDF ont été portés par un climat hexagonal globalement plus froid qu’en 2011, ce qui a dopé ses ventes d’énergie.  Par ailleurs, l’électricien français avait déjà fait état en janvier d’un recul de 3,8% de sa production d’électricité nucléaire hexagonale 2012, tombée en dessous de ses propres objectifs. Mais, au Royaume-Uni, elle a atteint le plafond de ses prévisions. Et la production hydroélectrique française a été soutenue par une meilleure pluviométrie.  Malgré ce cru 2012 financièrement positif, EDF va resserrer sa ceinture d’un cran de plus, à cause d’une conjoncture durablement dégradée.  Il a lancé un nouveau plan d’économies baptisé « Spark » visant à dégager un milliard d’euros dès 2013, en plus des 2,5 milliards de gains annuels qu’il visait déjà à l’horizon 2015. Le groupe avait déjà indiqué que ce plan porterait essentiellement sur ses achats et ne remettrait pas en cause son programme ambitieux de recrutement.  Ce tour de vis était en préparation depuis l’abaissement des perspectives du groupe en novembre, précipité par un assombrissement de ses perspectives financières.  EDF ne table plus désormais que sur une hausse de 0 à 3% de son Ebitda (excédent brut d’exploitation) en 2013, a-t-il précisé ce jeudi, alors qu’il prévoyait jusqu’à l’automne dernier une hausse de 4 à 6% par an en moyenne de 2011 à 2015.  Le groupe dirigé par Henri Proglio est loin d’être un cas isolé. Bien que la fourniture d’énergie soit beaucoup plus résistante que d’autres activités aux soubresauts de l’économie, plusieurs de ses rivaux comme son compatriote GDF Suez ou les allemands EON et RWE ont eux aussi raboté leurs prévisions fin 2012, rattrapés par la crise qui persiste sur le Vieux continent.  Malgré ce contexte plus difficile, le fournisseur d’électricité historique, toujours détenu à 84% par l’Etat, ménage ses actionnaires. Il paiera un dividende de 1,25 euro au titre de 2012, contre 1,15 un an plus tôt, et il promet qu’il distribuera entre 55 et 65% du résultat net courant qu’il réalisera cette année.

 

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Total super bénéfices grâce à la hausse du pétrole

Total super bénéfices grâce à la hausse du pétrole

Pas de crise du pétrole chez Total qui contrairement aux consommateurs profite comme habitude de la hausse des cours du brut. Total a de nouveau enregistré d’énormes bénéfices en 2012, le recul de la production d’hydrocarbures du géant pétrolier français ayant été contrebalancé par les prix très élevés du pétrole brut et un rebond temporaire des marges de raffinage en Europe. Le groupe a dégagé sur l’année un bénéfice (part du groupe) en baisse de 13% à 10,7 milliards d’euros, selon un communiqué publié mercredi.  Son bénéfice net ajusté –mesure la plus suivie dans le secteur, qui exclut certains effets liés à la variation des cours du brut– a au contraire grimpé de 8% à 12,4 milliards d’euros, a détaillé le groupe.  Ces résultats sont conformes aux prévisions des analystes financiers, qui tablaient sur un bénéfice ajusté de 12,4 milliards.  De tels profits colossaux, récurrents pour une compagnie pétrolière de la taille de Total, ont comme attendu reflété les prix très élevés atteints l’an dernier par les cours du pétrole brut, sur fond de tensions géopolitiques autour de l’Iran.  L’an dernier, le prix du baril de Brent coté à Londres avait atteint en moyenne 111,7 dollars, battant légèrement le record de 2011 (111,2 dollars), et a également touché un nouveau sommet historique en euros (à près de 87 euros en moyenne annuelle).  Ce facteur, couplé à un redressement en cours d’année des marges de raffinage en Europe, qui constituent depuis plusieurs années le talon d’Achille du géant pétrolier hexagonal, a permis de compenser un repli de 2% de sa production d’hydrocarbures, tombée à 2,3 millions de barils équivalent pétrole par jour en moyenne.  Ce recul de la production était attendu, du fait d’une série d’incidents qui ont plombé les activités du groupe. Le plus pénalisant a été une grave fuite de gaz en mer du Nord britannique qui a interrompu l’extraction sur les gisements voisins d’Elgin et Franklin depuis près d’un an. A ce sujet, le groupe confirme que l’activité devrait reprendre progressivement sur ces deux champs durant le premier trimestre.  Enfin, le groupe s’est félicité de la bonne avancée de son programme de cession d’actifs, qui vise à réaliser pour 15 à 20 milliards de dollars de transactions entre 2012 et 2014.  Il devrait réaliser 9 milliards de dollars de cessions cette année, après 6 milliards l’an dernier, atteignant ainsi dès fin 2013 le plancher de ce programme de cessions.  Cela devrait inclure la vente envisagée à un consortium mené par EDF et le groupe italien Snam de la filiale française de gazoduc TIGF (Transport Infrastructures Gaz France) pour 2,4 milliards d’euros, et celle à l’autrichien Borealis des activités de fertilisants du groupe en Europe.  TIGF (Transport Infrastructures Gaz France) est la filiale de transport et de stockage de gaz du groupe, basée à Pau (Pyrénées-Atlantique) qui gère le réseau gazier dans le sud-ouest de la France, et dont le groupe avait décidé l’an dernier de se défaire.  Enfin, le groupe a confirmé dans la foulée ses perspectives financières révisées en septembre dernier, avec un potentiel de production de 3 millions de barils par jour en 2017. Et il a également annoncé le redémarrage récent de sa raffinerie normande de Gonfreville-l’Orcher en Seine-Maritime, après un vaste programme de modernisation.  Total est le 3e producteur de pétrole et de gaz d’Europe de l’Ouest derrière les britanniques Shell et BP, et la 1ère entreprise de France par la valeur boursière, au coude-à-coude avec son ancienne filiale, le laboratoire pharmaceutique Sanofi.

 

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Areva-EPR finlandais : 7 ans de retard !

Areva-EPR finlandais : 7 ans de retard !

 

L’opérateur finlandais d’électricité Teollisuuden Voima (TVO) a annoncé lundi que le démarrage de la production du réacteur nucléaire EPR d’Olkiluoto 3, construit par Areva et Siemens, était susceptible d’être reporté à 2016. TVO a précisé que cette estimation de calendrier était fondée sur des retards dans la planification des systèmes automatiques du site, ajoutant n’avoir pas encore reçu de précisions de Siemens et d’Areva en la matière. Le français Areva, concepteur de l’EPR, a de con côté fait savoir dans un communiqué qu’il visait « l’achèvement d’Olkiluoto 3 dans les meilleurs délais », sans préciser le calendrier envisagé. Le cinquième réacteur nucléaire finlandais devait initialement commencer à fonctionner en 2009, mais il a été affecté depuis par des retards à répétition et une forte hausse des coûts. TVO avait fait savoir l’été dernier que l’EPR ne serait finalement pas en mesure de produire régulièrement de l’électricité en 2014. En juillet, Areva a de son côté cessé de communiquer sur une date de mise en service et appelé TVO à « s’engager à soutenir le respect du calendrier ». Le président du directoire d’Areva, Luc Oursel, avait estimé fin 2012 que le coût de l’EPR finlandais OL3 devrait être « voisin » de celui de Flamanville, relevé par EDF début décembre à près de 8,5 milliards d’euros. Il ne s’est en revanche pas prononcé sur d’éventuelles nouvelles provisions pour Areva au titre de son chantier d’OL3, celles-ci atteignant déjà près de 3,2 milliards d’euros. TVO et Areva-Siemens se renvoient mutuellement la responsabilité des surcoûts et le consortium franco-allemand a engagé fin 2008 une procédure d’arbitrage devant la Chambre de commerce internationale à ce sujet. « Au cours de l’année passée, le consortium a sollicité une coopération beaucoup plus active de TVO afin d’obtenir une validation finale de l’architecture détaillée du contrôle-commande. Le consortium (…) regrette que TVO continue à ne pas remplir ses obligations pour permettre un bon déroulement du projet », écrit dans son communiqué Areva, dont l’Etat français contrôle directement ou indirectement près de 87% du capital.

 

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Du gaz made in France ?

Du gaz made in France ?

Un « gaz made in France, un gaz en marinière en quelque sorte qui pourrait assurer entre 5 et 10 ans de consommation », et donc autant de moins à importer, a souligné M. Montebourg en début de semaine.  Il s’agit -comme le gaz de schiste- d’une forme de gaz naturel « non conventionnel », par opposition aux grandes poches souterraines des gisements classiques.  Ce gaz est tout simplement du « grisou », du méthane enfermé dans les veines de charbon. Mais contrairement au gaz de schiste, son extraction ne nécessite pas de recourir à la fracturation hydraulique pour le récupérer, à condition que les couches de charbon soient naturellement fracturées.  Les déclarations de M. Montebourg sont allées droit au coeur des industriels, échaudés par l’interdiction de la fracturation hydraulique en 2011 qui, regrettent-ils, a jeté l’opprobre dans l’opinion sur toute l’exploitation pétrolière et gazière.    »On espère que l’opinion bougera un peu en faveur de la production d’hydrocarbures sur notre territoire. Nous importons 98% de notre gaz et ce que l’on produit, c’est autant qu’on n’aura pas à importer. Il faut le faire comme il faut, mais on ne peut pas passer à côté de ce genre de potentiel », a déclaré à l’AFP Jean-Louis Schilansky, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).  Les industriels rappellent que la ressource n’est pas nouvelle, même si l’on commence tout juste à en parler en France, avec les projets d’exploration de la société EGL en Lorraine.   »C’est une production qui est connue depuis longtemps aux Etats-Unis et qui aujourd’hui se développe, notamment en Australie », a rappelé la semaine dernière Olivier Appert, président de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN).  Selon lui, la production mondiale annuelle de ce gaz représente « 70 milliards de mètres cubes, dont 50 aux Etats-Unis ». Soit seulement 2% de la production gazière totale.  M. Appert rappelle qu’en France, la société Gazonor exploite déjà depuis des années une forme particulière de gaz de houille dans le Nord-Pas-de-Calais, du « coal mine methane », du grisou s’échappant d’anciennes galeries de charbon désaffectées.  Mais le patron de l’IFPEN souligne qu’il faut distinguer ce qu’il y a dans le sous-sol et les « réserves » susceptibles d’être réellement exploitées.  Or, les chiffres qui circulent actuellement, évoquant un potentiel représentant au moins plusieurs années de consommation nationale, portent sur la première catégorie, et il reste à savoir s’ils sont exploitables économiquement et techniquement.  Une prudence partagée par l’Ufip: exploiter le gaz de houille, « on ne sait pas encore si c’est économiquement rentable en France. C’est un peu prématuré pour le dire », admet M. Schilansky.  Le charbon doit notamment être déjà suffisamment fracturé et il ne faut pas avoir à pomper trop d’eau, ces eaux dites « d’exhaure » qu’il faut ensuite traiter en surface.  La ministre de l’Ecologie et de l’énergie Delphine Batho, quant à elle, est sur la défensive.  Elle a commandé un état des connaissances sur ce sujet et prévenu mardi qu’il était prématuré de dire que le gaz de houille allait modifier la donne énergétique française, car « la démonstration n’a pas encore été faite qu’il y avait une exploitation possible dans des conditions économiques rentables ».

 

Petroplus: deux offres de reprise sérieuses

Petroplus: deux offres de reprise sérieuses

Cinq candidats se sont manifestés pour reprendre in extremis la raffinerie Petroplus menacée de liquidation, dont un groupe égyptien qui n’avait pas auparavant manifesté son intérêt pour le site rouennais, a révélé mardi soir le gouvernement après l’expiration du délai fixé par la justice.  Deux de ces offres « paraissent sérieuses et financées », a annoncé le ministère du Redressement productif dans une déclaration à l’AFP. « Il s’agit de l’investisseur suisse Terrae et de l’énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat », a précisé le ministère, ajoutant que « le gouvernement a accompagné ces repreneurs et poursuit ses efforts au côté des industriels de manière à rendre possible la reprise de la raffinerie ».  Dans un coup de théâtre au soir d’une journée d’anxiété pour les salariés de Petroplus qui ont manifesté dans un vent froid devant le site plus qu’octogénaire, le représentant du groupe égyptien en France, Michel Billard de la Motte, a assuré à l’AFP avoir déposé « un plan de reprise complet de la raffinerie de Petit-Couronne », qui prévoit « la reprise de la totalité du personnel », sauf une soixantaine de salariés qui veulent prendre leur retraite.  L’offre concerne aussi une société implantée en région parisienne, qui détient des participations dans des oléoducs et des dépôts pétroliers, a-t-il précisé. « C’est un plan complet en plusieurs points: création d’une société de droit français et d’un conseil d’administration avec des personnalités françaises, financement des investissements en 2013-2014 (…), ainsi qu’un plan de recrutement et de formation », a-t-il détaillé.  De son côté, la CGT avait indiqué auparavant qu’au moins trois offres avaient été déposées, précisant qu’elles émanaient, outre Istithmaraat, du groupe NetOil basé à Dubaï et contrôlé par l’homme d’affaires libano-américain Roger Tamraz, et du groupe libyen Murzuk basé dans la ville du même nom dans le sud de la Libye.  Interrogé sur Canal+, le porte-parole de l’intersyndicale, Yvon Scornet (CGT), a précisé que ces trois offres prévoyaient « en gros » la reprise de l’ensemble du personnel. « Hier on voulait nous mettre à mort, aujourd’hui nous sommes contents, on va pouvoir travailler sur des dossiers qui vont permettre une cession et de ne pas être ce domino qui va entraîner encore d’autres dominos derrière », s’est-il réjoui.  Interrogé sur France 3 Haute Normandie, un autre représentant de la CGT, Nicolas Vincent, a rapporté que le gouvernement jugeait l’offre égyptienne « sérieuse » et était prêt à engager le Fonds stratégique d’investissement (FSI) dans la reprise de Petroplus.  Sans les offres présentées avant la date butoir ce mardi, une liquidation du site paraissait inéluctable.  Le contenu des offres doit être exposé aux 470 salariés mercredi, lors d’un comité d’entreprise à partir de 14H30, selon la CGT. L’administrateur judiciaire doit transmettre les offres mercredi au tribunal de commerce qui, le cas échéant, fixera une date d’audience dans les deux à trois semaines qui viennent, selon le syndicat.  Avant l’expiration du délai pour déposer un dossier de reprise, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’était dit prêt à ce que l’Etat prenne une participation minoritaire dans la raffinerie normande, à condition qu’il y ait « une offre crédible »", avait déclaré le chef du gouvernement depuis Bangkok où il achevait une visite officielle.  Lundi soir, au sortir d’une réunion avec l’intersyndicale, les services du Premier ministre avaient paru pessimistes sur les chances de trouver un repreneur crédible et évoqué un plan social.  Mais mardi matin, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait annoncé sur RTL que l’Etat était disposé à participer « de façon minoritaire » à la reprise, « parce qu’il faut des capitaux très importants pour réinvestir et rendre cette raffinerie performante ».  Le ministre avait fixé deux conditions pour la reprise de la raffinerie: « beaucoup d’argent et du pétrole ». Il avait souhaité que le repreneur provienne d’un pays producteur de pétrole et n’avait pas écarté le groupe libyen. Cette piste a « toujours été sérieuse », avait-il affirmé.  L’hypothèse d’une nationalisation du site avait été évoquée ces derniers mois par l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC. François Hollande, qui a rencontré début janvier des salariés de Petroplus, avait dit que l’Etat ferait son « devoir » mais ne pourrait être le repreneur.  Ouvert en 1929, le site de Petit-Couronne est menacé depuis plus d’un an: dans la foulée de l’effondrement de sa maison mère Petroplus, la raffinerie a déposé son bilan le 24 janvier 2012. Elle a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre, avec poursuite de l’activité pour deux mois.

 

Gaz : nouvelle augmentation

Gaz : nouvelle  augmentation

Le Conseil d’Etat a invalidé, ce mercredi 30,trois arrétés gouverbnementaux  destinés à limiter la hausse du prix du gaz pour 2011 et pris par le gouvernement en juillet 2011, juillet 2012 et septembre 2012. Le motif : l’augmentation de ces tarifs n’était pas « au niveau nécessaire pour couvrir les coûts complets « d’approvisionnement des fournisseurs de gaz.  Le Conseil d’Etat donne un mois, à compter de la décision, au ministre de l’Economie et la ministre de l’Energie pour prendre de nouveaux arrêtés fixant rétroactivement des tarifs équitables.  Cette décision va avoir des conséquences sur la facture des consommateurs puisqu’elle va donner lieu à un rattrapage des sommes non perçues. La ministre de l’Energie, Delphine Batho, qui avait anticipé la décision du conseil d’Etat, a déjà fait savoir que ces hausses rétroactives seraient étalées sur 18 mois, comme celle consécutive à l’annulation du gel des tarifs sur la fin de 2011. Pour faire face à la flambée des prix du gaz, majoritairement indexés sur les prix du pétrole, les gouvernements Fillon puis Ayrault ont, depuis 2009, cherché à limiter les hausses de tarifs pour préserver le pouvoir d’achat des ménages. Et les fournisseurs d’énergie ont à chaque fois déposé des recours devant le Conseil d’Etat, qui les a annulé.Mais le gouvernement, pour mettre fin à ces contentieux, a mis en place un nouveau système de tarification du gaz, assurant aux fournisseurs de gaz la couverture des couts d’approvisionnement. Les consommateurs voient désormais leur facture ajustée chaque mois.

 

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Marée noire BP : 12 milliards à payer

Marée noire BP  : 12 milliards à payer

La justice américaine valide un accord entre le groupe pétrolier et les autorités, par lequel BP accepte une amende de 4,5 milliards de dollars. La somme vient s’ajouter à 7,8 milliards versés à des victimes de la marée noire du golfe du Mexique. BP franchit une nouvelle étape dans le règlement des conséquences de la marée noire provoquée par l’explosion le 20 avril 2010 de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique. Un juge américain a en effet approuvé l’accord passé entre les autorités américaines et le groupe britannique où ce dernier s’engage notamment à payer une amende historique de plus de 4,5 milliards de dollars. Le géant pétrolier reconnait en outre sa culpabilité dans la marée noire du Golfe du Mexique en 2010. En contrepartie, les autorités fédérales américaines abandonnent les poursuites pénales contre le groupe.  Lors de l’audience de mardi à La Nouvelle-Orléans, le vice-président de BP Amérique Luke Keller s’est excusé auprès des familles des victimes de l’accident. «Notre accord de plaider-coupable le montre clairement, BP comprend et reconnaît son rôle dans cette tragédie», a-t-il déclaré. «BP est également désolé de tout le tort causé à l’environnement», a-t-il poursuivi. En novembre, le groupe avait plaidé coupable de 11 chefs d’homicide involontaire, de deux chefs de violation de lois de protection de l’environnement et d’un chef d’obstruction au Congrès. Mais les démêlés judiciaires de BP ne sont pas terminés pour autant. BP devra à nouveau comparaître le 25 février devant un tribunal de La Nouvelle-Orléans pour un procès au civil qui pourrait lui coûter jusqu’à 18 milliards de dollars supplémentaires s’il est reconnu coupable de négligence. BP avait déjà conclu un accord à l’amiable de 7,8 milliards de dollars avec certaines victimes de la marée noire. Mais le groupe ne veut pas être seul à payer pour la catastrophe. Il a signalé son intention de réclamer des dommages et intérêts au propriétaire de la plateforme, le Suisse Transocean – qui s’est engagé à payer 1,4 milliard de dollars dans le cadre d’une autre procédure de plaider-coupable -, et à son sous-traitant Halliburton, qui avait réalisé le coffrage en ciment de la plateforme.

 

 

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Electricité: l’Allemagne allège la facture des industriels

Electricité: l’Allemagne allège la facture des industriels

Les prix de l’énergie au cœur d’une nouvelle bataille franco- allemande. En effet, les industriels français estiment qu’ils perdent en compétitivité face aux Allemands car Berlin a largement allégé la facture pour soutenir l’activité de ses plus grands industriels. Le constat peut paraitre étonnant et pourtant… Malgré la décision allemande d’arrêter la production nucléaire, les industriels outre Rhin ont gagné en compétitivité. En fait, le gouvernement allemand a pris une série de mesures pour limiter l’impact de la sortie du nucléaire sur les plus gros consommateurs d’énergie du pays. Exemple: en Allemagne, les gros industriels ne paient pas pour l’acheminement de l’électricité. En France, oui. En Allemagne, une entreprise bénéficie d’une rémunération supplémentaire quand elle accepte des coupures de courant. En France non.Tout cela mis bout à bout fait que les industriels allemands paient en moyenne leur électricité 20 à 25% moins cher qu’en France. Un décalage qui ne concerne pas les consommateurs français qui, eux, bénéficient d’un prix de l’électricité parmi les plus bas d’Europe.

 

 

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Carburant : Hausse du gazole

Carburant : Hausse du  gazole

le prix n’est pas encore auusi élevé qu’en août mais il monte. Le gazole vient ainsi de repasser la barre symbolique de 1,40 euro. Selon le site spécialisé Carbeo.com, il a atteint lundi 1,403 euro en moyenne, en progression de 4,3 centimes depuis de le début de l’année. L’essence sans plomb n’est pas en reste: la semaine dernière, la majoration a atteint 1,2 centime par litre en moyenne. Le sans plomb 98 s’établit désormais en moyenne à 1,62 euro par litre, tandis que le sans plomb 95 pointe à 1,582 euro. Cela fait désormais quatre semaines consécutives que les prix des carburants augmentent. Cette remontée coïncide avec la fin progressive du dispositif gouvernemental visant à diminuer – temporairement – les taxes sur les produits pétroliers. Seule – mince – consolation: «Les prix moyens actuellement constatés en France sont encore en dessous des prix du 28 août dernier, alors supérieurs de 6 centimes pour le gazole et de 7 centimes pour l’essence», note Carbeo.com. De leur côté, les cours du pétrole restent relativement élevés: le brent à Londres est solidement installé au dessus de la barre des 110 dollars, tandis qu’à New York le baril de brut léger dépasse les 96 dollars. Cet environnement fait que les prix à la pompe pour l’automobiliste français ne semblent pas près d’observer une accalmie.

 

 

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Des voitures « propres » à l’hydrogène

Des  voitures « propres » à l’hydrogène

Les voitures zéro émission mais longue distance, c’est pour bientôt ! Renault Nissan, Daimler et Ford s’allient pour développer des voitures électriques équipées d’une pile à combustible abordable. Des véhicules qu’ils espèrent vendre dès 2017. Un axe de développement important pour ces trois constructeurs. Elles ne polluent pas, ne font pas de bruit, carburent à une énergie inépuisable et promettent une autonomie de 500 km quand les modèles électriques à batterie ne dépassent pas les 150. Ces voitures roulent à l’hydrogène, grâce à une pile à combustible. Concrètement, l’électricité est fabriquée à bord du véhicule, dans la pile à combustible et elle rejette de la vapeur et de la chaleur.  Grâce à ce mariage à trois, Renault Nissan, Daimler et Ford veulent développer en commun cette technologie, tout en réduisant les coûts d’investissement. La 2ème étape ensuite est de pouvoir faire le plein, non pas d’essence mais d’hydrogène. Le message lancé aux pouvoirs publics est clair : il faut aussi développer des stations de ravitaillement et des infrastructures indispensables à la commercialisation à grande échelle de ces véhicules propres.

 

 

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Nucléaire: fonds de modernisation pour les PME

Nucléaire: fonds de modernisation pour les PME

Ce Fonds de modernisation des entreprises nucléaires (FMEN), doté de 153 millions d’euros, aura vocation à prendre des participations dans les petites et moyennes entreprises du secteur, selon le ministère du Redressement productif, qui confirmait une information parue dans le quotidien Le Monde de samedi-dimanche.  Le fonds sera abondé par des poids lourds du secteur, à savoir Vinci, Eiffage, Alstom, Areva et EDF mais aussi par le Fonds stratégique d’investissement (FSI), a précisé le ministère, sans dévoiler quelle part du financement assurera chacun d’entre eux.  Le fonctionnement du FMEN sera donc largement inspiré de celui du fonds mis en place pour soutenir la filière automobile en 2009 en plein coeur de la crise. Ce fonds est lui détenu à parité par l’Etat via le FSI et les constructeurs Renault et PSA Peugeot Citroën.  A l’occasion de ce comité stratégique, une prévision de 110.000 embauches à l’horizon 2020 pour le secteur sera également annoncée, a-t-on appris de même source, le gouvernement souhaitant « mettre un coup d’accélérateur sur les questions de sûreté nucléaire ».  Il ne s’agira cependant pas de 110.000 créations nettes de postes, dans une filière qui en compte actuellement 200.000, mais de recrutements pour pallier par exemple des départs à la retraite.  Selon des chiffres de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de 2011, il y aurait près de 30.000 sous-traitants dans le secteur, oeuvrant souvent dans des conditions précaires.  L’Etat souhaite aussi rassembler les PME de la filière pour les aider à exporter leur savoir-faire, en les fédérant notamment autour d’une marque. Ce regroupement pourra aussi financer des salons à l’étranger pour faire connaître ces entreprises.   »Aujourd’hui, ce sont Areva et EDF qui exportent la technologie nucléaire française. C’est pour cela que nous voulons fédérer les PME, pour qu’elles puissent aussi exporter leur savoir-faire », a-t-on souligné au ministère du Redressement productif.  Malgré sa volonté d’abaisser la part du nucléaire dans la production d’électricité, de 75% à 50% d’ici 2025, le gouvernement semble donc vouloir rassurer la filière.  Mme Batho s’y était déjà employée l’été dernier en affirmant que tous les emplois du secteur seraient « maintenus ».  Seule la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire hexagonal, doit fermer au cours du quinquennat, a priori fin 2016, a confirmé le président François Hollande vendredi.  A l’étranger, la France reste encore un acteur de tout premier plan, à l’image du gigantesque chantier des deux réacteurs nucléaires EPR de Taishan en Chine, visité cette semaine par la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq.  Dans ce domaine, les transferts de technologie nucléaire vers la Chine ont néanmoins fait naître des  interrogations, alors que la deuxième puissance économique mondiale concurrence les pays industrialisés dans un nombre croissant de secteurs.  Dans un communiqué, l’Observatoire du nucléaire, une association opposée à l’atome, critique la création d’un fonds pour le secteur du nucléaire, jugeant qu’elle témoigne du fait que la filière « n’a d’avenir que si elle est une fois de plus lourdement subventionnée par l’argent public ».

 

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Transition énergétique : un débat confus et complexe

Transition énergétique : un débat confus et complexe

Pas simple la transition énergétique puisqu’il s’agit d’articuler trois problématiques parfois contradictoires : croissance, environnement, emploi. Une discussion générale n’est pas inutile mais elle devrait être déclinée par secteur économique pour prendre en comptes les réalités concrètes. Exemple, la question du transport où la commission européenne préconise l’ultra libéralisme qui conduit au tout routier alors que dans le même temps on prône  la rationalisation de l’utilisation des systèmes.  C’est dans chaque secteur qu’il faut identifier les contradictions et tenter de les résoudre à terme. Sinon on risque d’aboutir à un document très vague, théorique  et fourre-tout du type « Grenelle de l’environnement ». Comment être  moins dépendant du pétrole et du nucléaire, à quel coût et à quel rythme? Le débat national sur la transition énergétique a enfin commencé jeudi à aborder les questions de fond, après un démarrage lent et chaotique.  Le Conseil national, qui regroupe une centaine de représentants des différentes parties prenantes (Etats, élus, salariés, employeurs, ONG, consommateurs, parlementaires…) a discuté durant plus de quatre heures d’un document devant dresser un état des lieux du système énergétique, et poser les principales problématiques du débat.   »On a enfin abordé les sujets de fond », s’est félicité l’élu écologiste Yves Cochet, résumant le sentiment général.   »C’était chaud mais c’était bien », a résumé pour sa part la « facilitatrice » du débat, Laurence Tubiana, soulignant que chacun avait tenu à ce que ses positions soient évoquées dans ce document.  Lancé formellement fin novembre par le gouvernement, ce débat doit proposer des trajectoires pour parvenir à un système énergétique plus sobre et plus écologique, conformément à l’engagement de réduire la part de l’atome dans la production électrique de 75% à 50% en 2025, et de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.  La phase de décollage du débat avait été lente et marquée par des tensions avec des ONG et les entreprises, et les deux premières réunions du conseil national consacrées aux questions de procédure.  Même si les discussions sont restées courtoises, ce jeudi, les lignes de fractures déjà connues ont été clairement exprimées.   »Il y a des polarisations », a reconnu Mme Tubiana.  Parmi les sujets sensibles, le nucléaire a été mis sur le tapis par plusieurs intervenants. La CGT a présenté un plaidoyer des salariés de la centrale de Fessenheim contre sa fermeture, voulue par le gouvernement, tandis que l’ONG France Nature Environnement a contesté un chiffrage du coût réel du nucléaire.  Les questions de la décentralisation de la production énergétique, de l’emploi, ou encore de l’envolée des factures d’énergie ont également été posées.  Les travaux doivent aboutir à un document mi-février, qui servira de base à la poursuite du débat, qui jusqu’à juin sera animé par une série de groupes de travail au niveau national et se déclinera par des débats publics dans les régions, certaines ayant déjà devancé l’appel.  Le Conseil national devra ensuite de faire la synthèse en juillet et formuler des recommandations qui aboutiront à la rentrée à un projet de loi de programmation.   »Le débat n’est pas plié, la loi n’est pas écrite et les recommandations ne sont pas rédigées », a insisté Laurence Tubiana.  Alain Grandjean, président du Comité des experts, l’un des organes du débat, a averti que compte tenu de la complexité des enjeux, à la fois économiques, sociaux, environnementaux, il ne fallait pas « se noyer dans des milliers de considérations », étant donné qu’ »une loi de programmation, ce n’est pas un document de mille pages ».

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Centrales nucléaires : disponibilité en baisse

Centrales nucléaires : disponibilité en baisse

Un parc vieillissant, de nouvelles normes de sécurité, la sécheresse sans doute et la disponibilité de centrales diminue En 2012, le taux de disponibilité des centrales nucléaires d’EDF s’est établi juste sous la barre des 80 %. Ce chiffre sera officialisé lors de la publication des résultats annuels du groupe, le 14 février prochain. Il marque un léger repli par rapport à 2011, où ce coefficient de disponibilité, un indicateur déterminant chez EDF, où il est baptisé «kd», avait atteint 80,7 %. Deux éléments en particulier expliquent cette diminution: outre de longs arrêts de tranche pour des opérations de maintenance, les installations d’EDF doivent intégrer un certain nombre d’aménagements liés aux enseignements de Fukushima. Mardi, le bilan électrique de Réseau de transport d’électricité (RTE), la filiale d’EDF en charge des lignes haute et très haute tension, avait d’ailleurs constaté une baisse de la production nucléaire en 2012, à 404,9 térawattheures (TWh), soit un recul de 3,8 %.  L’amélioration du taux de disponibilité des centrales – 19 en tout, pour 58 réacteurs – est l’un des objectifs prioritaires d’Henri Proglio, le PDG de l’électricien. Après quatre années de baisse consécutives, le «kd» était remonté en 2010, pour atteindre 78,5 %. «Un point d’inflexion» s’était alors félicité l’état-major d’EDF qui a fait les comptes: 1 point de «kd» supplémentaire représente environ 200 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation de plus. Le léger repli du «kd» observé en 2012 ne modifie pas les objectifs du groupe énergé­tique: celui-ci vise toujours un objectif de 85 % à l’horizon de 2015. Pas simple, sachant que cette année plusieurs centrales d’EDF feront l’objet d’une visite décennale, c’est-à-dire une inspection de fond en comble qui doit déterminer si les installations sont capables de fonctionner pour dix ans supplémentaires, de 30 à 40 ans. Actuellement, l’âge moyen des cen­trales nucléaires d’EDF est de 26 ans.

 

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Bonus/malus énergie: la cathédrale administrative en marche

Bonus/malus énergie: la cathédrale administrative en marche

 

 La loi bonus-malus sur l’énergie a été votée, une cathédrale administrative comme savent en construire les socialistes complètement coupés des réalités économiques et sociales (normal il n’ya aucun ouvrier, employé, artisan, agriculteur ou chef d’entreprise dans la direction de ce parti) ; Finalement tout cela va générer des procédures ubuesques pour apprécier le rapport entre le logement et la consommation d’énergie et surtout par des taxes supplémentaire en moyenne.  Le Front de Gauche, qui avait voté contre l’ensemble du texte en première lecture, s’est abstenu cette fois-ci. Cette proposition de loi, dite « Brottes », du nom de son auteur le député François Brottes, également président de la commission des Affaires économiques, a connu un parcours difficile. Le texte a même un temps disparu des radars de l’Assemblée et du Sénat, amenant à s’interroger sur son réel avenir, de surcroît alors qu’il était examiné selon la procédure d’urgence.  La philosophie du texte est de faire payer un bonus/malus sur la facture d’énergie pour favoriser la sobriété énergétique, « première phase » de la transition énergétique. Il étend aussi les tarifs sociaux de l’énergie à 4 millions de foyers et applique à tous la trêve hivernale.  Le retard pris par le texte a d’ailleurs conduit le gouvernement à prendre un décret sur l’extension des tarifs sociaux juste avant Noël.  L’arrivée d’amendements pour assouplir la réglementation de l’éolien, un peu tardive comme souvent pour les amendements gouvernementaux, avait aussi provoqué, début octobre, le départ de l’hémicycle en pleine nuit des députés de l’UMP, centristes et du Front de Gauche.  Ces mesures ont encore animé les débats entre quatre et cinq heures du matin. « Attendues » par la filière pour la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, elles vont « développer une véritable guerre dans les territoires » pour le président des députés Front de Gauche André Chassaigne. L’UMP a aussi fortement protesté.   »Cessez d’agiter des peurs sur le développement des éoliennes! », leur a rétorqué l’écologiste Denis Baupin, qui a accusé les opposants de ne pas avoir les mêmes préventions vis-à-vis des poteaux électriques.  L’UMP qualifie depuis le départ ce texte d’ »usine à gaz » très complexe à mettre en oeuvre. Il faut en effet définir un volume d’énergie (avec quels critères?) à partir duquel définir le bonus et le malus, décider qui procède à ce calcul, qui collecte les données, quelles sont les exceptions…  Transmis au Sénat, où la majorité de gauche est très courte, la proposition s’était heurtée à l’hostilité des sénateurs communistes et a donc été rejetée fin octobre.  Après ce rejet tonitruant, sur un texte qui n’était pas censé poser problème initialement, se sont enchaînées des réunions de concertations avec le ministère de l’Ecologie pour plancher de nouveau sur le dispositif. Le Conseil d’Etat a également été sollicité pour avis.  Puis le texte, largement remanié, a finalement été remis au programme de l’Assemblée.  La ministre de l’Ecologie, Delphine Batho a estimé jeudi que les « changements significatifs » apportés permettent de répondre aux « inquiétudes », notamment quant au risque d’ »effet pervers » pour les personnes en précarité résidant « dans des passoires énergétiques ».  L’entrée en vigueur sera progressive, a expliqué M. Brottes: « 2013, les textes réglementaires, 2014 la collecte des données, 2015 on informe les citoyens » avant l’entrée en vigueur réelle en 2016, 2015 étant « une année blanche ».   »75% des consommateurs seront gagnants, alors que seuls 25% d’entre eux verront leur facture énergétique augmenter », selon lui.  La définition du volume de base sera désormais faite sur le fondement du niveau consommé par le quart des foyers les plus sobres. La composition du foyer, la localisation géographique et le mode de chauffage seront toujours pris en compte.  En dépit de ces changements, l’UMP juge toujours que « la copie reste très mauvaise » et les communistes se disent « dubitatifs » sur un volet bonus/malus.  Les résidences secondaires seront concernées, mais avec un volume de base fixé à la moitié de la consommation annuelle d’une personne seule et seront seulement assujetties au malus.

 

GAZ : fortes augmentations à attendre

GAZ : fortes augmentations à attendre

 

Pour faire passer la pilule, les augmentations auront lieu mensuellement car la hausse sera forte avec le nouveau barème. Le nouveau système de fixation mensuelle des tarifs du gaz en France sera mis en œuvre à partir du 1er février, a déclaré vendredi le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet. Les tarifs appliqués aux ménages français ont augmenté de 2,4% le 1er janvier. La réforme présentée par le gouvernement fin 2012 prévoit que l’Etat fixe un cadre annuel chaque 1er juillet et recalcule automatiquement les prix tous les mois et non plus chaque trimestre. Cette disposition devrait rendre moins sensibles les hausses de tarifs, qui font l’objet de conflits à répétition entre l’Etat et GDF Suez, le groupe s’appuyant sur la loi pour réclamer la couverture de ses coûts, notamment d’approvisionnement. « On verra ce que sera le premier mouvement, qui aura lieu normalement le 1er février », a déclaré à la presse Gérard Mestrallet. « Les tarifs vont changer en fonction de différents paramètres – essentiellement le pétrole et le prix de marché du gaz (…) – et, si ces paramètres-là évoluent sagement, ce qui a été le cas ces dernières semaines, les évolutions devraient être logiquement faibles », a-t-il également souligné. « Sur l’année 2013, on démarre avec un niveau qui correspond aux vrais coûts de GDF Suez. » Lors de l’annonce du nouveau système, début décembre, la ministre de l’Energie Delphine Batho avait évoqué une application au 1er avril. Le nouveau cadre réglementaire ne règle toutefois pas les recours sur le fond déposés devant le Conseil d’Etat par GDF Suez et ses concurrents, regroupés au sein de l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), contre les hausses limitées à 2% survenues dans l’été et fin septembre.

Gaz de schiste aux Etats-Unis peu de rentabilité pour Total

Gaz de schiste aux Etats-Unis peu de rentabilité pour Total

Le bilan des investissements du groupe pétrolier dans le gaz de schiste aux Etats-Unis « n’est pas terrible, car nous avons investi sur la base de prix du gaz beaucoup plus élevés que ceux d’aujourd’hui », a admis M. de Margerie, dans un entretien au quotidien.  Le groupe a enregistré une « perte sérieuse » au Texas, car « nous avions fait nos études de rentabilité sur un prix (du gaz naturel) qui était à plus de 6 dollars le million de BTU (0,026 mètre cube, ndr), aujourd’hui, on est à 3,2 dollars, et ça ne passe pas », a-t-il rappelé.  Total avait acquis en 2010 une part dans le gisement texan de Barnett Shale auprès du groupe Chesapeake, pour 2,3 milliards de dollars. Mais l’extraction du gaz de schiste à grande échelle aux Etats-Unis y a fait dégringoler les cours du gaz naturel, remettant en cause la rentabilité de nombreux projets.  En revanche, dans l’Ohio, où le groupe a également investi, il obtient « une bien meilleure rentabilité », car les champs de schiste y sont riches en condensats, c’est-à-dire des hydrocarbures liquides similaires à du pétrole et qui sont commercialisés à des prix élevés.  Du fait de ces résultats mi-figue mi-raisin, « il est clair qu’on met la pédale douce » en matière de gaz de schiste, car « je ne vois pas l’intérêt d’aller investir – je précise bien dans les gaz secs (ndlr : pauvres en condensats) – là où la rentabilité n’est pas au rendez-vous », poursuit M. de Margerie.  Mais le groupe continuera à investir dans l’exploration du gaz de schiste dans « d’autres pays où les marchés sont porteurs », assure-t-il, évoquant des pays comme « la Chine, la Pologne et le Danemark », où Total devrait « commencer un forage d’exploration cette année ».

 

 

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