Archive pour la Catégorie 'énergie'

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Les verts veulent une taxe sur le diesel pour rester au gouvernement

Les verts veulent une taxe sur le diesel pour rester au gouvernement

Une taxe en plus sur le gasoil et on reste ! Curieuse posture des écolos qui se rendent bien compte qu’ils ne servent à pas grand chose au gouvernement et qui veule un taxe symbole à tout prix. Sur le fond l’alignement essence-gasoil est fondé mais il doit être très progressif et peut se faire aussi en diminuant la fiscalité essence. En période crise, pas sûr que les socialistes apprécient la demande des verts, ce serait un matraquage fiscal supplémentaire avec sans doute des retombées désastreuses sur des municipales déjà mal engagées ; Depuis leur entrée au gouvernement, les écologistes n’en finissent pas de débattre sur une éventuelle sortie. Barbara Pompili affirme le dire « pour la première fois », ce vendredi matin sur RTL : « S’il n’y a pas une grande orientation écologique d’ici la fin de l’année, ça sera difficile pour les Verts de rester au gouvernement. » Jean-Marc Ayrault a, pour le moment, deux écologistes dans ses rangs : la ministre du Logement Cécile Duflot et le ministre chargé du Développement Pascal Canfin. Les points de désaccord avec les socialistes ne manquent pas, notamment depuis le limogeage de Delphine Batho, qui critiquait le budget accordé en 2014 à son ministère de l’Ecologie. Le débat porte à présent sur la taxe diesel, qui était également évoquée, mais qui pourrait être abandonnée par les socialistes. Elle est pourtant indispensable pour Barbara Pompili, qui estime que « le diesel tue des gens ». Son absence n’empêchera pas les Verts de voter le budget, à condition que d’autres mesures soient prises sur le logement, les transports en commun, une forme de fiscalité écologique.  « J’ai toujours été de ceux qui disaient qu’il fallait être dans le gouvernement et je le pense toujours », affirme Barbara Pompili. « Mais à un moment, il faut que le gouvernement tienne ses engagements, et pas que pour faire plaisir aux Verts. »

Carburant ; les verts veulent taxer le gasoil

 

Carburant ; les verts veulent taxer le gasoil

 

A l’Assemblée, mercredi après-midi, les responsables écologistes, comme François de Rugy ou Noël Mamère, se sont relayés pour expliquer que le budget n’était «pas votable en l’état». Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’Écologie avait mis le feu aux poudres en laissant entendre lors d’une conférence de presse que l’avantage fiscal dont bénéficie le diesel ne serait pas touché. «Il n’y a pas, à ma connaissance, de disposition qui concerne de manière spécifique ce qu’on peut appeler la convergence fiscale du diesel et de l’essence», a-t-il assuré. Un bras d’honneur adressé aux écologistes, qui réclament de longue date la fin progressive de l’avantage fiscal consenti sur le gazole qui conduit, selon eux, à «sur-subventionner» cette forme d’énergie à hauteur de 7 milliards d’euros par an. Le patron des écologistes, Pascal Durand, est lui-même monté au créneau en rappelant que le diesel est «un marqueur» de la participation des Verts au gouvernement. «Il y a 15.000 morts par an par le diesel, a rappelé de son côté le ministre écologiste Pascal Canfin, c’est un cancérigène certain, on ne peut pas ne rien faire sur ce carburant comme on n’a rien fait sur l’amiante». Ambiance au sein du gouvernement. Face au tollé, Philippe Martin est revenu sur ses propos, estimant avoir été mal compris. «Je ne cautionne pas que je ferme la porte à une hausse du diesel ou que l’avantage fiscal sera maintenu, je ne le sais pas et je ne le dis pas», a-t-il déclaré à l’AFP, affirmant que la question de la fiscalité diesel n’avait pas encore fait l’objet d’«un arbitrage particulier». «La question de la convergence diesel essence n’a pas été abordée» lors du Conseil des ministres mercredi matin qui avait précédé sa conférence de presse, a-t-il expliqué. Reste que dans une émission politique enregistrée à la mi-journée, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a assuré ce mercredi qu’un alourdissement de la taxation du diesel était «abandonné» par le gouvernement.Le nouveau ministre de l’Écologie n’est pas au bout de ses peines. A peine avait-il confirmé, mercredi matin, l’introduction d’une «composante carbone» dans les taxes pesant sur l’énergie dans la loi de finances 2014, que ce projet de fiscalité verte était déjà critiqué par les écologistes. «On ne sait même pas ce que le budget contient en terme de fiscalité écologique et à quoi va servir l’argent», a dénoncé François de Rugy. Pour les Verts, cette fiscalité doit être couplée avec une baisse de la TVA pour la rénovation et l’isolation thermique des logements.

Prix carburants : hausse tendancielle

Prix carburants : hausse tendancielle

Les prix à la pompe grimpent lentement mais sûrement. Ils s’inscrivent dans le sillage de la courbe du pétrole: au mois de mai, le baril de brut s’est établi en moyenne à 102 dollars, puis 103 en juin, 108 en juillet, 110 en août et 115 sur les premiers jours de septembre. Dans les stations-services, le super sans plomb 95 s’établit actuellement en moyenne à 1,56 euro et 1,37 euro pour le gazole (contre respectivement 1,55 et 1,36 euro la semaine précédente). Dans les jours qui viennent, les carburants devraient grimper de un à deux centimes, selon les professionnels du secteur. Au cours du dernier mois, le super sans plomb 95 a bondi de trois centimes.  Jusqu’où va se poursuivre cette inflation? Les derniers relevés font état d’un baril à 115,5 dollars, soit 87 euros. Interrogé la semaine dernière, Christophe de Margerie, le PDG de Total, a indiqué que les prix du pétrole sur le long terme pourraient trouver un point d’équilibre entre 100 et 105 dollars. L’évolution de la situation dépend aussi largement des événements liés à la Syrie. Une intervention militaire de la part des États-Unis risquerait fort de mettre les marchés pétroliers sous très forte tension

 

Essence: vers deux euros le litre

Essence: vers deux euros le litre

 

Cette fois la prédiction du président de Total risque de se réaliser avec un litre de carburant à deux euros. En cause d’abord la déstabilisation dans les pays arabes qui sera amplifiée avec une intervention en Syrie. Seconde raison la faiblesse de l’euro par rapport au dollar, certes plus favorables aux exportations mais qui renchérit le prix d’achat du pétrole libellé en dollar ; Il faudra ajouter à cela les conséquences de la taxe carbone qui est autre qu’une fiscalité supplémentaire et qui pèsera surtout sur le carburant et le fuel destiné au chauffage. Bref, ce renchérissement qui est cause de la petite croissance du second trimestre ( dépenses  de chauffage plus importante à cause du froid)  en fait ampute le pouvoir d’achat et diminue  d’autant la consommation sur les autres produits. Vraiment une mauvaise nouvelle car c’est surtout la consommation qui en France soutient la croissance. Les stratèges politiques du gouvernement n’ont sans doute mesuré toutes les conséquences néfastes d’un engagement très aventureux en Syrie, non seulement pour l’automobiliste  et l’utilisateur de fuel) mais surtout pour l’activité et le chômage.

 

Effet Syrie : le pétrole à 150 dollars

Effet Syrie : le pétrole à 150 dollars

 

 Le cours du pétrole Brent pourrait atteindre 125 dollars le baril en cas de frappes aériennes occidentales contre la Syrie et sa hausse pourrait continuer dans le cas d’une contagion du conflit au Moyen-Orient, estime un analyste de la Société générale. « Nous pensons que dans les jours à venir, le Brent va encore gagner entre cinq et dix dollars et atteindre 120-125 dollars (le baril), que ce soit dans l’anticipation de l’offensive ou en réaction à l’annonce du début de cette offensive », explique Michael Wittner dans une note à ses clients. Le prix du baril de brut pourrait ensuite atteindre 150 dollars dans l’éventualité où le conflit s’étendrait à d’importants pays producteurs comme l’Irak, ajoute-t-il, tout en précisant qu’une forte hausse serait certainement limitée dans le temps. « Si les répercussions régionales se traduisent par des perturbations importantes de l’approvisionnement, en Irak ou ailleurs, le Brent pourrait culminer brièvement à 150 dollars », estime l’analyste. Mercredi, le contrat octobre sur le baril de Brent a atteint un plus haut de six mois à 117,34 dollars, la crise syrienne venant s’ajouter à une diminution de la production d’autres pays producteurs, comme la Libye. Dans les cas où un conflit viendrait perturber l’approvisionnement en brut, le marché dépendrait de l’augmentation de la production de l’Arabie Saoudite, seul pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à disposer de capacités excédentaires, explique Michael Wittner. Il ajoute que les pays consommateurs pourraient envisager de puiser dans leurs réserves stratégiques si les cours montaient trop haut ou si l’offre se raréfiait.

 

 

La fiscalité verte : pas une nouvelle fiscalité !! C’est quoi alors ?

La fiscalité verte : pas une nouvelle fiscalité !! C’est quoi alors ?

 

Le pauvre détenteur du portefeuille de l’écologie a encore commis une bévue en annonçant une nouvelle taxe carbone (dite de transition énergétique) alors que nombre d’élus PS réunis à la Rochelle reprochaient le ralbol fiscal. Une erreur de calendrier sans doute, c’est en tout cas ce qu’on retiendra de cette rencontre. Du coup rétropédalage de Martin qui affirme que ce n’est pas une nouvelle taxe mais une fiscalité de substitution ; substitution à quoi ? Il n’en sait rien, il va travailler sur la question ! En faiat il s’agit d’un cadeau aux écolos pour faire oublier leur maigre bilan au gouvernement. Du coup on pourrait aboutir à une taxe sans rendement en 2014 mais sera régulièrement augmentée ensuite. Il n’y a que deux champs sur lesquels peut peser significativement une fiscalité verte : le transport et le logement. Autrement dit on va surtout pénaliser ce qui n’ont pas les moyens de faire autrement (parce les investissements d’isolation des logements sont hors de portée et que pour le transport, il n’y a pas de moyens alternatifs). Autant dire qu’on va toucher les moins favorisés sur leurs dépenses contraintes . On ne connaît pas encore son modus-operandi, mais promis, la future contribution climat-énergie « ne sera pas une taxe nouvelle », a redit vendredi le ministre de l’Environnement, Philippe Martin. Après avoir recueilli les applaudissements jeudi lors de l’université d’été des Verts au moment de son annonce, le ministre socialiste a dû faire face aux critiques d’une partie des dirigeants de son parti, comme Ségolène Royal ou François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS. Vendredi, en marge de l’université d’été du PS à La Rochelle, le successeur de Delphine Batho s’est montré plus prudent. « Il ne s’agira pas d’une taxe nouvelle, supplémentaire », a expliqué le ministre. « Ce n’est pas une fiscalité additionnelle mais une fiscalité de substitution », a-t-il assuré. « S’il s’agissait d’une taxe nouvelle, je serais contre, comme j’étais contre la taxe carbone » que Nicolas Sarkozy avait tenté de mettre en place durant le dernier quinquennat, a-t-il martelé. Selon Philippe Martin, « il ne s’agit pas du tout de cela, il s’agit simplement de faire en sorte que la transition énergétique permette de redonner du pouvoir d’achat aux Français ». « Nous sommes en train de travailler un dispositif qui n’aura aucune incidence en terme de pression fiscale sur les Français en 2014 », a aussi indiqué le ministre. En gros, on annonce, et après on travaille. Interrogé sur un éventuel défaut de pédagogie gouvernementale, Philippe Martin a répondu: « la pédagogie, je suis en train de la faire, elle est parfois longue ». Selon lui, l’objectif est de faire en sorte que la « part de verdissement de notre fiscalité soit plus importante », à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays européens. Il a promis que le gouvernement allait faire en sorte que le futur dispositif n’ait « aucun impact financier sur les classes les plus basses et les classes moyennes ».

 

Fukushima : « situation d’urgence »

Fukushima : « situation d’urgence »

Des fuites d’eau hautement radioactive ont été constatées, créant une situation d’urgence plus de deux ans après le séisme qui avait sérieusement endommagé la centrale. Selon un responsable d’un groupe de travail à l’Autorité de régulation nucléaire (NRA), Shinji Kinjo, cette eau contaminée est en train de remonter vers la surface, dépassant les limites légales de l’écoulement radioactif pour se déverser dans l’océan Pacfique.  L’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco) est dépassé. « Nous ne pouvons pas laisser cela à Tepco tout seul. Nous sommes actuellement face à une situation d’urgence« , a déclaré Shinji Kinjo. Lundi, Mitsuo Uematsu, qui travaille dans un centre spécialisé de l’université de Tokyo, a évoqué l’incertitude qui règne autour des conséquences de cette nouvelle fuite : « Jusqu’à ce que nous connaissions la densité exacte le volume de l’eau qui s’échappe, je ne peux pas honnêtement spéculer sur les conséquences pour la mer. » On ignore également la menace que représente cette fuite pour les populations environnantes. En 2011, dans les premières semaines après la catastrophe, Tepco avait été autorisé par le gouvernement japonais à déverser les eaux toxiques dans le Pacifique, mais les pays voisins et les pêcheurs japonais avaient critiqué cette mesure. Depuis, la compagnie a promis de ne plus déverser d’eau irradiée sans l’accord des localités voisines.

 

EDF : envolée des tarifs et des actions !

EDF : envolée des tarifs et des actions !

Augmentation des tarifs de 5% au premier août 2013, sans doute encore la même chose en 2014 voire en 2015. De quoi rassurer la bourse.  Le titre du groupe français qui augmente ses tarifs d’électricité jeudi a pris 58 % depuis le 1er janvier, la plus forte hausse du CAC 40.  La performance boursière d’EDF depuis le début de l’année est la plus spectaculaire de toutes les compagnies électriques et gazières d’Europe. Le rapport en Bourse avec GDF Suez s’est inversé mardi après l’annonce des résultats du groupe d’Henri Proglio, faisant perdre à GDF Suez, qui avait jusqu’ici la plus grosse capitalisation boursière du secteur depuis plus de trois ans, sa première place. Les résultats d’EDF ont été meilleurs que prévu : l’électricien français a dégagé au premier semestre de l’année une hausse de 3,5 % de son bénéfice net à 2,9 milliards d’euros. Son chiffre d’affaires a quant à lui augmenté de 10,7 % pour atteindre un montant total de 39,75 milliards d’euros. Les analystes ont eu tort, eux qui tablaient sur un bénéfice en repli à 2,62 milliards et un chiffre d’affaires de 39,65 milliards. Dopé par la confiance des investisseurs, déjà élevée grâce à l’augmentation programmée des tarifs de 5 %, le titre EDF s’est envolé mardi à 21,73 euros mardi, un record depuis l’automne 2011.  Au niveau de son parc nucléaire français, EDF semble bien parti pour augmenter la durée de vie de ses réacteurs de 20 ans, passant ainsi de 40 à 60 ans. Pour ces travaux, Henri Proglio a confirmé une enveloppe de 55 milliards d’euros. Dans Le Monde publié lundi, le patron d’EDF a confirmé que le groupe avait « commencé à travailler » avec le médiateur en charge de la fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim. Même si le sort de la centrale est incertain, les investisseurs y voient plus clair sur l’action EDF. À la question : est-ce que l’État est prêt à accepter une forte hausse des tarifs, ils ont une réponse. Pour les particuliers, les tarifs augmentent de 5 % au 1er août, pour les PME, de 2,7 %, ils restent les mêmes pour les grands industriels. De nouvelles augmentations sont au programme pour 2014 et 2015.

Nucléaire : Fessenheim fermée fin 2016

Nucléaire : Fessenheim fermée fin 2016

« Les engagements pris par François Hollande sur le nucléaire seront tenus dans le quinquennat. J’ai un mandat : je fermerai Fessenheim d’’ici au 31 décembre 2016″, déclare le successeur de Delphine Batho qui a dû quitter le gouvernement le 2 juillet pour avoir critiqué le budget de son ministère.  Le site de Fessenheim (2 réacteurs de 900 MW) est le seul des 19 centrales françaises (et 58 réacteurs) dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande qui s’est engagé à réduire la part du nucléaire de 75% à 50% de la production électrique d’ici 2025.   »La loi sur la transition énergétique prendra les dispositions pour que cette fermeture soit effective. Il est temps que les responsables politiques reprennent la main sur les décisions énergétiques de la France », poursuit le ministre qui affirme plus loin n’avoir « rien contre » le patron d’EDF Henri Proglio après avoir précisé que « ce n’est pas à un homme seul d’incarner la politique qui doit être menée. EDF doit nous aider à réaliser nos décisions et ne pas s’en affranchir ».  A propos des gaz de schiste, Philippe Martin déclare que « faire miroiter l’éventualité qu’on puisse trouver une technique sans impact sur l’environnement (contrairement à la fracturation hydraulique) est une lubie » et oppose aux enjeux économiques, mis en avant par le ministre du Redressement économique Arnaud Montebourg pour justifier l’exploitation immédiate de ces gaz, le « grand projet que sont les énergies renouvelables ». Au sujet du diesel, le ministre énonce qu’il « faudra décider du rythme de la convergence de la fiscalité entre le diesel et l’essence, et des mesures de compensation pour les plus modestes. En matière d’écologie, il faut avoir le courage de prendre des décisions structurellement impopulaires et qui donneront des effets pour les générations futures. »  Interrogé sur la façon dont il entend exercer son mandat, Philippe Martin affirme: « Il n’y aura pas de souplesse de ma part concernant l’écologie ».

 

Delphine Batho : victime de groupes de pression anti-écolo

Delphine Batho : victime de groupes de pression anti-écolo

L’ex-ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, réglait ses comptes ce jeudi 4 juillet, deux jours après son éviction du gouvernement après qu’elle ait qualifié le budget 2014 de « mauvais ». Le plus haut niveau de l’Etat aurait selon elle « cédé à des groupes de pression » en la limogeant. Elle a, entre autres, mis nommément en cause Philippe Crouzet, le président du directoire de Vallourec. Ce dernier aurait « annoncé ma marginalisation à ses salariés des semaines à l’avance », a déclaré l’ancienne ministre. Une information que rapporte également Challenges ce jeudi. « Certaines puissances économiques n’acceptaient pas le niveau d’ambition que je fixais pour la transition énergétique », a expliqué Delphine Batho lors de sa conférence de presse. « Ce combat s’est cristallisé sur les gaz de schiste et, plus discrètement, sur la réduction de la part du nucléaire en France », a-t-elle ajouté. Parmi ses opposants, Philippe Crouzet, « directement intéressé par l’exploitation des gaz de schiste », a-t-elle assuré. Mais pourquoi une telle accusation?   Le groupe qu’il dirige, Vallourec, est le leader mondial des tubes en acier, destinés principalement au marché de l’énergie. Il construit notamment des pipe-line, des puits d’exploitation. Le groupe a beau être peu connu en France, c’est un géant à l’international. Son chiffre d’affaires, de 5,3 milliards d’euros en 2012, est issu à 78% de son activité hors Europe. Son patron, Philippe Crouzet, est à sa tête depuis 2009 et censé y rester jusqu’en 2016. Enarque de la promotion 1981, un an après le président français, il y rencontre sa femme, Sylvie Hubac. Son épouse devenue, aujourd’hui, directrice de cabinet de François Hollande. Passé au privé à la fin de ses études, il a fait presque toute sa carrière chez Saint-Gobain, dont il deviendra directeur général adjoint. Une entreprise dans laquelle François Hollande a été chercher son conseiller industrie et énergie, Olivier Lluansi, délégué général de l’entreprise de BTP à l’époque Crouzet. Il est, enfin, membre du conseil d’administration d’EDF et préside le comité de suivi des engagements nucléaires du groupe. L’énergéticien français qui annonce, le lendemain de l’éviction de Delphine Batho, avoir obtenu un avis favorable de l’Autorité de sureté nucléaire pour prolonger la durée de vie de ses centrales de 60 ans…

Gaz : nouveaux compteurs pour réduire la consommation !!

Gaz : nouveaux compteurs pour réduire la consommation !!

 

 La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé jeudi qu’elle proposait au gouvernement d’approuver le déploiement généralisé en France d’un nouveau compteur à gaz qui devrait permettre aux clients de réduire leur consommation. Développé depuis 2007 par GrDF la filiale de distribution de GDF Suez, le projet doit aboutir au remplacement des compteurs de 11 millions de clients par des appareils « évolués », baptisés « Gazpar », permettant la transmission à distance des index de consommation réelle. Le déploiement généralisé des nouveaux compteurs, qui dépend désormais d’une décision des ministres chargés de l’énergie et de la consommation, est prévu entre fin 2015 et 2022. Le projet « Gazpar », « maillon nécessaire à une politique d’efficacité et de transition énergétique », « dynamisera les relations entre les clients et les fournisseurs au bénéfice des clients finals », a jugé la CRE dans une délibération publiée jeudi. Le régulateur estime en particulier que le nouveau compteur, bien qu’entraînent dans un premier temps un surcoût annuel de 2 euros pour un client se chauffant au gaz, permettra une baisse de 1,5% de la consommation domestique correspondant à des gains de plus d’un milliard d’euros. Ces gains compenseraient à eux seuls l’impact du coût du projet, Gazpar représentant pour GrDF un investissement total de 1,05 milliard d’euros. Selon la CRE, Gazpar permettra à l’opérateur d’éviter un investissement de 371 millions d’euros pour remplacer les anciens compteurs et réduira ses coûts de fonctionnement de 500 millions, dont 390 millions liés à la réduction progressive du nombre de relèves sur sites. Au Royaume-Uni et en Irlande, où des projets similaires ont été expérimentés, les réductions de consommation ont atteint 2% à 3%. L’installation au sein de 35 millions de foyers français de nouveaux compteurs électriques communicants (Linky) est par ailleurs prévue d’ici à 2020.

 » Déception à l’égard du gouvernement » Delphine Batho (sur RTL) : Mais non !!

 » Déception à l’égard du gouvernement » Delphine Batho (sur RTL) : Mais non !!

Batho découvre la lucidité en constatant qu’il y a une déception à l’égard du gouvernement. C’est un progrès, par contre toujours la même manque de clairvoyance sur l’impératif de changer les automobiles anciennes ; encore faudrait-il que le pouvoir d’achat ne soit pas entamé pas la fiscalité et que la confiance revienne. Bref encore des progrès à faire pour une ministre qui ne sert à rien. La ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie croit à la transition énergétique malgré la baisse attendue du budget de son ministère. 7% de moins l’an prochain pour le budget du ministère de l’Écologie. « Un mauvais budget » concède Delphine Batho qui « préfère dire la vérité », et ne perd pas de vue son objectif. « Nous serons la Nation de l’excellence environnementale, la transition énergétique n’est pas une variable d’ajustement », dit-elle. Même si elle précise que la baisse annoncée de son budget est aussi liée à une baisse de celui des transports. « Certes il y a des coupes, mais il y a d’autres moyens qui vont être mobilisés comme la fiscalité écologique », ajoute-t-elle. Une fiscalité que la ministre veut diriger vers le renouvellement du parc automobile, diesel en particulier :  »Je veux inciter les gens à acheter une voiture non polluante. » Car oui, « il y a un problème de pollution, surtout avec les vieux véhicules« , précise Delphine Batho.  Déterminée, la ministre veut continuer à travailler sur la « transition écologique » de la France : « Je suis une combattante, il y a une situation budgétaire qui est extrêmement difficile. »  Elle concède que « l’affichage n’est pas bon », quant aux objectifs environnementaux du gouvernement. Mais Delphine Batho dit ne pas perdre de vue sa mission : « Ce qui est important, c’est de répondre à l’envie de changement qu’il y a dans le pays, que nous devons concrétiser. » D’autant que « quand tout va mal, les Français ont besoin d’espoir ».  Accusée par Ségolène Royal de ne pas avoir acheté de voiture électrique – elle est arrivée dans les locaux de RTL en voiture électrique, elle se défend et indique que la présidente de la région Poitou-Charentes « souffre après un certain nombre d’échecs difficiles ». Delphine Batho évacue le sujet en indiquant qu’on « ne réussit pas en tirant contre son camp ».

 

Prix électricité : + 5% en 2013, 2014 et 2015

Prix électricité : + 5% en 2013, 2014 et 2015

 

Les tarifs réglementés de l’électricité devraient augmenter de 5% cette année et les deux années suivantes pour donner plus de visibilité aux ménages sur les coûts de l’énergie, estime mardi le Médiateur de l’énergie, qui vient en aide aux consommateurs. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a récemment estimé dans un rapport que les tarifs de l’électricité devraient augmenter entre 6,8% et 9,6% cet été pour couvrir les coûts d’EDF en 2013. Une recommandation immédiatement rejetée par le gouvernement. « Bloquer la hausse des prix peut avoir des effets pervers », écrit dans son rapport l’organisme public, soulignant que le gel des tarifs conduit à des rattrapages potentiellement brutaux et incompréhensibles pour le consommateur. « Il faudrait augmenter les tarifs réglementés de l’électricité d’environ 5% par an en 2013, 2014 et 2015″, a dit le Médiateur de l’énergie Denis Merville au cours d’une conférence de presse. Une fixation annuelle et non plus trimestrielle, comme c’est le cas actuellement, des tarifs de l’énergie serait plus lisible pour les consommateurs, indique-t-il également. Il recommande également la mise en place immédiate d’un chèque énergie – un temps évoqué pour lutter contre la hausse des prix, notamment des carburants -, doté d’au moins un milliard d’euros par an. Après l’ouverture des marchés de l’énergie, le Médiateur est entré en activité en 2008 pour informer et régler les litiges entre consommateurs et fournisseurs d’énergie. Il a notamment fait émerger dans le débat politique la question de la précarité énergétique, qui touche désormais 8 millions de Français. « C’est un chiffre en constante augmentation, près d’une sollicitation du médiateur sur cinq relevait de difficultés de paiement (en 2012), avec une dette moyenne de 1.900 euros », souligne Denis Merville. Plus de 40% des Français ont réduit leur chauffage l’hiver dernier pour éviter des factures trop élevées, a-t-il ajouté, précisant que les prix de l’énergie ont augmenté de 32% en 10 ans.

 

Nucléaire au Japon : Hollande soutient

Nucléaire au Japon : Hollande soutient

- La France ne fait pas pression sur le Japon, ni sur aucun autre pays, en matière d’énergie nucléaire, a déclaré samedi François Hollande à Tokyo. Le groupe Areva et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française coopèrent avec le Japon, dont 52 réacteurs sur 54 sont à l’arrêt depuis la catastrophe de la centrale de Fukushima, au printemps 2011. Le gouvernement de Shinzo Abe prévoit de remettre en marche d’autres réacteurs dans les mois qui viennent, alors que le parc nucléaire nippon fait l’objet d’une révision complète pour accroître sa sécurité. « Chaque pays détermine souverainement sa politique énergétique et nous ne voulons en aucune manière intervenir sur les choix, en l’occurrence du Japon », a dit François Hollande lors d’une conférence de presse à Tokyo. « Le Japon fera ce qu’il pensera avoir à faire en matière d’approvisionnement énergétique ou de production d’énergie ». « La France ne fait pression en aucune façon et permet à notre technologie, à nos ingénieurs, à nos entreprises, d’être en coopération avec toutes les entreprises qui le voudraient », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat a cité en exemple l’accord signé début mai pour la construction d’une deuxième centrale nucléaire en Turquie par le consortium franco-japonais composé de GDF Suez, Mitsubishi Heavy Industries et Itochu Corporation. Areva fournira les réacteurs. « Nous travaillons, et ensuite chaque pays décide de poursuivre ou d’arrêter », a insisté le président français, qui achève une visite d’Etat de trois jours au Japon. François Hollande a confirmé sa décision de ramener le pourcentage du nucléaire dans la production d’électricité en France de 75% à 50% d’ici 2025. « J’ai pris des engagements, ils seront tenus », a-t-il dit, évoquant le « débat sur la transition énergétique » à venir. « Il y a une réduction du nucléaire dans la production d’électricité. À quel rythme, c’est le débat qui le dira. »

 

Sommet européen Energie : pas grand chose à attendre

Sommet européen Energie : pas grand chose à attendre

 

Un sommet sur  la lutte contre la l’évasion fiscales mais aussi sur la politique énergétique.  Le document de travail du Conseil indique qu’il s’agit de « donner une orientation politique avant de laisser le conseil adopter des conclusions concrètes en juin 2013″. En somme, il ne faut pas s’attendre à de grandes avancées de l’Europe sur l’énergie. Seuls quelques « aspects essentiels » de ce vaste sujet seront abordés, indique l’agenda du Conseil européen: « ceux en lien avec la croissance et l’emploi ». De quoi décevoir les industriels européens. En particulier Anne Lauvergeon, l’ex-patronne d’Areva, qui allait en ce sens dans le Journal du Dimanche du 19 mai. Ou Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez, et les huit patrons de grands groupes européens de l’énergie au nom desquels il s’exprime dans Le Monde daté du mercredi 22 mai. Tous exhortent l’Europe à sortir de l’immobilisme sur ce dossier. Ils dénoncent un manque de coordination qui pénalise l’Union face aux autres grandes puissances, et qui la rend extrêmement dépendante des importations, quand elle pourrait développer les échanges entre partenaires. Un manque d’harmonisation qui freine aussi l’Union dans ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Elles ont même augmenté en Allemagne en 2012, de 1,6% selon l’Agence fédérale de l’environnement. Pour ces industriels, il faut que l’Europe, plus gros importateur mondial d’énergie, vise l’autosuffisance. Et qu’elle se soude autour d’objectifs communs et investisse pour développer ses capacités de production, ses réseaux et surtout des technologies d’avenir autour des énergies vertes. Des engagements coûteux, certes, mais sans lesquels les prix de l’énergie, qui ont déjà commencé à augmenter, ne pourront que continuer dans ce sens. Et peser à terme sur la compétitivité des entreprises.

Europe : la commission découvre les ententes entre pétroliers !

Europe : la commission découvre les ententes entre pétroliers !

 

La commission a des soupçons sur les ententes entre pétroliers pour fixer les prix, les consommateurs eux ont des certitudes ! pas nécessaire d’être un grand expert pour savoir que les prix montent  brutalement dès que le baril est en hausse et qu’inversement ces mêmes prix mettent du temps à descendre quand le pétrole est moins cher. Chacun sait que plus le baril est élevé, plus les profits des pétroliers sont importants (ce qui défie toutes les lois économiques). La Commission européenne a procédé mardi à des inspections surprise dans plusieurs entreprises présentes dans le secteur des services pétroliers et des biocarburants, dont le Norvégien Statoil, qu’elle soupçonne d’entente. Les inspections ont eu lieu mardi dans deux Etats membres de l’Union européenne, a indiqué la Commission dans un communiqué, sans dévoiler les pays concernés ou les entreprises mises en cause. A la demande de la Commission, une inspection a également été menée dans un pays de l’Espace économique européen par une autorité de surveillance européenne, a poursuivi la Commission. L’Espace économique européen regroupe les 27 ainsi que l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein. Le groupe norvégien Statoil a immédiatement réagi dans un communiqué, en admettant avoir subi une inspection. Il s’est engagé « à coopérer avec les autorités » compétentes. Gardienne de la concurrence en Europe, la Commission craint que les entreprises mises en cause se soient entendues pour fournir des données faussées à une agence chargée de fixer les prix, afin de manipuler les prix publiés pour un certain nombre de produits pétroliers et de biocarburants. Ces faits pourraient remonter à 2002, a précisé Statoil dans son communiqué. En outre, la Commission craint que ces entreprises aient empêché des concurrents de participer au processus d’évaluation des prix. Si ces faits sont avérés, ils sont en violation avec les règles européennes en matière de concurrence qui sanctionnent les ententes et les abus de position dominante, rappelle la Commission.

 

Taxe sur les produits pétroliers en baisse de 12% ; en cause la crise

Taxe sur les produits pétroliers en baisse de 12% ; en cause la crise

 

D’après les derniers chiffres publiés par Bercy, les recettes de TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, qui remplace la TIPP depuis janvier 2012) ont reculé de près de 13 % au premier trimestre, sur un an, atteignant le chiffre de 2,7 milliards d’euros. Une contraction qui reflète la baisse régulière de la consommation de carburants en France, du fait d’une conjoncture dégradée.  Le mois dernier, l’Union française des industries pétrolières (Ufip) faisait état, de son côté, d’une baisse de 3 % des livraisons de carburants sur le marché français à la fin mars, en particulier du supercarburant sans plomb, et des carburants routiers. Des données confirmant « la tendance de baisse de la consommation de carburants en France, observée en 2012 », selon Jean-Louis Schilansky, président de l’Ufip, pour qui «  le ralentissement de l’activité économique impacte désormais l’activité de transport ».  Si la tendance se poursuit, elle pourrait remettre en cause les prévisions du budget 2013, qui tablent sur des recettes de TICPE en légère hausse. La taxe a rapporté près de 13,5 milliards d’euros de recettes à l’Etat en 2012.  A la fin mars, les recettes fiscales étaient par ailleurs en «  progression modérée », selon le communiqué de Bercy, grâce aux encaissements en hausse d’impôt sur le revenu (18,5 milliards d’euros, + 9 %), et d’impôt sur les sociétés (9,3 milliards, + 16 %). Les recettes de TVA restent stables, à 33,6 milliards d’euros.  Le déficit à fin mars s’est néanmoins creusé à 31 milliards d’euros, contre 29,4 milliards un an plus tôt, du fait de l’augmentation des dépenses, qui atteignent 90,2 milliards d’euros. La France a en effet dû participer, à hauteur de 1,6 milliard d’euros, à une augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) en mars, dépense qui n’entre toutefois pas dans la composition du déficit public. Cette opération mise à part, la progression des dépenses est conforme aux prévisions de la loi de finances pour 2013. Un effet de base défavorable explique aussi en partie l’écart : début 2012, la France avait perçu 2,6 milliards de recettes exceptionnelles liées à l’attribution de licences de téléphonie mobile « 4G ».  La charge de la dette a par ailleurs continué de reculer, baissant de 7 % à 2,6 milliards d’euros à la fin mars, grâce à la faiblesse des taux de refinancement de la France sur le marché. Le gouvernement espère ramener cette année le déficit public à 3,7 % du PIB.

Electricité : 6 millions de personnes ont des difficultés pour payer

Electricité  : 6 millions de personnes ont des difficultés pour payer

 

L’étude réalisée par Wattgo permet de dessiner un « portrait-type » du ménage en situation de précarité électrique: sans surprise, le taux est plus élevé (18%) chez les locataires que les propriétaires (6%), d’autant plus s’il est locataire d’un logement social (24%) que dans le privé (15%), selon cette étude.  Logique également, le cas est plus fréquent pour les foyers dont le logement n’a pas fait l’objet de travaux d’isolation: 18% de ces ménages ont du mal à payer leurs factures, contre 8% de ceux qui habitent les logements « partiellement ou totalement isolés ». En revanche, de façon plus surprenante, les difficultés à honorer sa facture d’électricité concernent presque autant ceux qui se chauffent à l’électricité (13%) que ceux qui se chauffent « par un autre moyen » (11%), c’est-à-dire au gaz, fioul, bois… Or ceux-ci ont en toute logique une facture d’électricité bien moindre. « Ce phénomène pourrait notamment s’expliquer par le fait que les foyers anciens et mal isolés, plus sujets à la précarité énergétique, sont traditionnellement moins chauffés à l’électrique », explique Mathilde Voegtlé, chargée d’études pour Wattgo.  La société souligne aussi « la spirale » de la précarité en matière de chauffage: les foyers « précaires » sont en effet beaucoup plus équipés (33%) de chauffages d’appoint très gloutons en énergie que les autres foyers (24%). Les membres du panel devaient répondre à la question suivante: « Est-ce que vous avez déjà eu des difficultés pour régler des factures d’électricité pour votre logement actuel? » L’Insee définit elle-même la précarité énergétique comme le fait de consacrer plus de 10% de ses revenus à sa facture d’énergie, ce qui concerne d’après ses données 3,8 millions de foyers.  La principale réponse à cette nouvelle forme de pauvreté -qui se traduit par des foyers qui renoncent à se chauffer convenablement ou qui sont victimes de coupures pour impayés- a été le développement des tarifs réduits dits « sociaux » de l’électricité et du gaz pour les ménages modestes.

 

Energie : la cathédrale administrative rejetée par le conseil constitutionnel

Energie : la cathédrale administrative rejetée par le conseil constitutionnel

Les juges du Conseil Constitutionnel, saisis par les parlementaires UMP, ont annulé jeudi le dispositif principal de la loi Brottes sur l’Ecologie, qui instaurait trois tarifs différents : un prix réduit pour une faible consommation, puis légèrement défavorables sur les consommations moyennes et enfin très défavorables au-delà. Objectif de la mesure: inciter les Français à la sobriété en pénalisant les gros consommateurs.  « Je ne renonce pas à la tarification progressive de l’énergie », a assuré la ministre de l’Energie et de l’Ecologie Delphine Batho, reconnaissant une « déception » mais soulignant que « le Conseil Constitutionnel n’a pas censuré le bonus malus dans son principe mais dans son périmètre d’application. Elle a immédiatement promis « une solution nouvelle et juridiquement solide » qui sera incluse dans le projet de loi de programmation sur la transition énergétique. Elle devrait être présentée en octobre.  Les Sages du Conseil Constitutionnel, qui avaient déjà retoqué une des mesures phares du début de quinquennat Hollande, la taxe à 75% sur les plus hauts-revenus, ont estimé que le bonus-malus était « contraire au principe d’égalité devant les charges publiques » pour deux raisons. La première parce qu’il ne concernait que les particuliers et pas les entreprises et ensuite parce qu’il s’appliquait au chauffage collectif, quand bien même celui-ci empêche de distinguer les consommations de chacun. L’exclusion des consommations professionnelles « conduisait à ce que des locaux dotés des mêmes dispositifs de chauffage, soumis aux mêmes tarifs et, pour certains utilisant un dispositif de chauffage commun soient inclus ou exclus du seul fait qu’ils étaient ou non utilisés à des fins domestiques ».   La seconde, sur l’inclusion du chauffage collectif, allait à l’encontre de « l’objectif de responsabiliser chaque consommateur domestique au regard de sa consommation d’énergie de réseau », selon le communiqué des Sages. Les autres mesures (extension des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz à huit millions de Français, mesures de soutien à l’éolien et à l’ »effacement » ponctuel de consommations électriques) ont en revanche été validées. Cette décision vide de sa principale substance la loi Brottes, adoptée définitivement il y a un mois avec un ultime vote de l’Assemblée nationale, un feuilleton parlementaire chaotique et de vives critiques allant de l’UMP jusqu’au Parti Communiste. Censuré sur sa légalité, le dispositif du bonus-malus était surtout dénoncé par sa complexité : il imposait en effet de tenir compte du nombre de personnes dans le foyer, des modes de chauffage et d’eau chaude et de la localisation géographique du logement.  « Mais à aucun endroit dans la décision, il n’y a de remise en cause fondamentale du bonus-malus », estime le député socialiste de l’Isère François Brottes, concepteur de la loi. En suggérant d’inclure le secteur tertiaire, la décision des Sages « quelque part impose encore plus de complexité, ça va plaire », a-t-il ironisé.  Les ONG, globalement peu enthousiastes sur le bonus-malus, ont appelé à des mesures plus simples et plus transversales. « Pour atteindre l’objectif, c’est-à-dire réduire les consommations, il ne suffira pas de réduire les consommations dans le secteur résidentiel mais dans tous les secteurs », a ainsi estimé Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement. Pour la Fondation Nicolas Hulot, la « simplicité devra être la base des prochains dispositifs ».  Le calendrier laisse une fenêtre de tir au gouvernement: les tarifs progressifs ne devaient de toute façon pas s’appliquer avant 2015-2016.

 

Batho : « l’heure d’été permet d’économiser » pas sûr et pas sur la santé

Batho : « l’heure d’été permet d’économiser » pas sûr et pas sur la santé

D’après Batho, le changement d’heure permet d’économiser l’énergie. En fait on n’en sait rein  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps — un rapport de l’École des mines de 1992concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). Le chauffage est nettement plus énergétivore que l’éclairage notamment depuis la diffusion des lampes à basse consommation (surtout avec de températures comme actuellement). A noter également les effets du changement d’heure sur le sommeil et les accidents routiers

 

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