Archive pour la Catégorie 'caburant-énergie'

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Pétrole : hausse de « courte durée » d’après Total

Pétrole : hausse de « courte durée » d’après Total

 

Le président de Total s’avance sans doute un peu en considérant que la hausse du pétrole sera de courte durée ; que signifie exactement « courte durée » (quelques semaines, plusieurs mois, davantage ? La hausse des prix du pétrole sera de courte durée et le brut devrait s’établir à long terme autour de 100 à 110 dollars, a estimé, vendredi 30 août, le PDG de Total, Christophe de Margerie, lors de l’Université du Medef. Le court du baril de brut léger était de 108,18 dollars ce vendredi, en repli de 0,58%.  Christophe de Margerie a par ailleurs affirmé. « Un chef d’entreprise n’est pas là pour faire de la politique, il est là pour faire progresser sa société et faire en sorte qu’il participe au bien-être général ».  « En France certainement c’est possible, même si cela nécessite encore un certain nombre de restructurations et vous savez que Total sera amené comme d’autres à en faire », a-t-il précisément lâché. La déclaration intervient alors que le groupe a convoqué pour mercredi 4 seprembre un CCE concernant un « projet d’avenir » pour le site pétrochimique de Carling en Moselle.Selon des sources syndicales, Total pourrait annoncer l’arrêt du vapocraqueur, la principale installation du site, et la suppression de quelque 200 emplois nets sur les 550 existants du site, dans un secteur pétrochimique européen à la peine. Le groupe s’est refusé à tout commentaire. Par ailleurs, Christophe de Margerie s’est livré à un appel au redressement économique de la France, dénonçant un « problème d’attitude » et appelant à « arrêter de considérer que la mondialisation est un mal ». « Non, notre pays n’est pas en décadence mais il doit se reprendre en main », a-t-il lancé.Le PDG de Total avait tenu des propos similaires aux Echos du jeudi 29 août. « Oui l’adaptation de nos systèmes industriels amène nécessairement à diminuer le nombre de salariés par unité. Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut rien faire et préserver coûte que coûte des sites en déclin ? Evidemment non ! », déclarait-il.Il évoquait « une mutation profonde », « seule façon de pérenniser des sites industriels » sur le territoire français. »Le redressement productif dont on nous parle tant passe par un redéploiement industriel intelligent, basé sur l’innovation et la valeur ajoutée, et certainement pas sur un secteur manufacturier primaire et non compétitif », avait-il affirmé.

 

Chine : premier importateur mondial de pétrole

Chine :  premier importateur mondial de pétrole

Les importations nettes de pétrole de Pékin devraient dépasser celles de Washington d’ici octobre 2013, précise l’EIA, qui dépend du ministère américain de l’Energie (DoE).  Ce résultat s’explique par « une hausse continue de la demande chinoise, une hausse de la production aux Etats-Unis et un niveau stationnaire de la demande en pétrole sur le marché américain », souligne l’EIA.  Dans le détail, la production de pétrole des Etats-Unis devrait enregistrer une hausse de 28% de 2011 à 2014, pour atteindre près de 13 millions de barils par jour, grâce à ses forages offshore dans le Golfe du Mexique et à son exploitation en plein essor des ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux).  L’EIA s’attend par ailleurs à ce que la demande en carburants liquides de la Chine augmente de 13% entre 2011 et 2014, pour atteindre plus de 11 millions de barils par jour, tandis que la demande aux Etats-Unis tournerait autour de 18,7 millions de barils par jour, nettement moins que le record de 20,8 millions en 2005.  Premier marché automobile mondial et premier consommateur d’énergie du monde, la Chine mène une diplomatie énergétique active pour diversifier ses sources d’approvisionnement, notamment en Asie centrale et en Afrique.  Pékin a signé en juin avec Moscou un méga-contrat de 270 milliards de dollars sur 25 ans qui double les exportations de pétrole russe à la Chine.

 

Carburants: hausse des prix

Carburants: hausse des prix

Les vacanciers qui vont prendre la route en ce premier week-end de juillet risquent de grincer des dents. L’indispensable passage à la pompe va leur coûter plus cher, prévient le comparateur en ligne Carbeo.  En cause, les prix du baril de pétrole brut qui enregistrent une nette hausse à New York. Il y a deux jours, pour la première fois en un an, ils ont fini au-dessus du seuil des cent dollars, dopés par les tensions en Egypte et une dégringolade des stocks .En euros, cela veut dire qu’ils ont augmenté d’environ 9% en deux semaines.  Actuellement dans l’Hexagone, les prix sont presque les mêmes qu’il y a un an. En moyenne, en juin, 1,32 euro le litre de diesel et un peu plus d’1, 50 euro le litre de sans plomb 95. La tendance pourrait donc s’inverser avec une hausse des prix généralisée. Mais la hausse des cours du pétrole ne serait pas la seule explication à cette flambée des prix à la pompe. L’association de consommateurs CLCV soupçonne les distributeurs de carburant de gonfler leurs marges anormalement élevées sur l’essence par rapport au diésel. L’Union française des industries pétrolières se défend et justifie cet écart notamment par la chute des ventes d’essence en volume.

Budget 2014 : augmentation du carburant diesel ?

Budget 2014 : augmentation du carburant diesel ?  

 

 

Les discussions vont être vives et houleuses alors que s’ouvre ce mardi le débat d’orientation sur les Finances Publiques à l’Assemblée Nationale. Parmi les pistes pour faire rentrer 6 milliards de plus dans les caisses de l’Etat : le diesel et les assurances-vie.  Actuellement, la taxe sur le diesel est de 43 centimes par litre contre 61 centimes pour l’essence soit 18 centimes d’écart. Et depuis des mois, on a tout entendu sur la taxe du diesel. Le 14 Juin dernier face à Jean Jacques Bourdin, le sénateur écologiste Jean Vincent Placé affirme très clairement qu’une augmentation des taxes sur le gasoil est à venir. « Entre deux et trois centimes », affirmait-il alors. Mais le 19 juin toujours sur RMC, Bernard Cazeneuve, ministre du Budget se voulait plus prudent. « Je ne le confirme pas », répondait-il à Jean-Vincent Placé. De son côté Arnaud Montebourg le ministre du Redressement productif lui parle clairement d’attaque de l’industrie. « Attaquer le diesel, c’est attaquer l’industrie, nos emplois et le « Made in France » ». Le débat est donc vif au sein même du gouvernement, pour une mesure qui représente 7 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat.  Parmi les pistes étudiées, outre la taxe sur le diesel, les assurances-vie pourraient elles aussi participer à l’effort national. Pour le moment, vous êtes exonérés de droits de succession lorsque votre assurance-vie n’excède pas 152 500 euros. Christian Eckert, le rapporteur général de la Commission des Finances, propose d’abaisser ce seuil à 100 000 euros. Difficile de savoir combien pourrait rapporter cette mesure, si elle est adoptée. Seule certitude : 1% de tous les contrats d’assurances-vie porte sur des sommes supérieures à 600 000 euros.  La proposition séduit au sein de la majorité et dans le gouvernement, mais certains Français sont inquiets. Nicole Goulard est avocate fiscaliste à Paris et pour elle il ne fait aucun doute que les Français vont bouder l’assurance-vie. « On alourdit encore la fiscalité sur l’épargne des Français. C’est le dernier bastion qui résistait jusqu’à présent. Ca va encore porter un coup à la confiance et à la stabilité nécessaire que l’on doit avoir en matière de fiscalité et d’épargne en France comme ailleurs. L’insécurité bloque tous les effets de certaines mesures et les gens vont mettre leur argent dans des bas de laine… »

 

Pétrole : la consommation des pays émergents devient majoritaire

Pétrole : la consommation des pays émergents devient majoritaire

 

 

La demande de pétrole en provenance des pays en développement a dépassé en avril celle des pays riches, a annoncé mardi l’agence américaine d’information de l’énergie (AIE).La consommation des pays hors Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a bondi de près de 50% au cours de la dernière décennie, jusqu’à atteindre 44,5 millions de barils par jour (bpj) au mois d’avril, précise l’AIE. Dans les pays membres de l’OCDE, la demande a représenté 44,3 millions de bpj. Si ces chiffres d’avril comportent sans doute des effets saisonniers, la demande reculant aux Etats-Unis et en Europe en raison de l’arrivée du printemps, l’AIE pense que l’année 2014 devrait confirmer cette tendance. Il y a dix ans encore, la consommation des pays en développement représentait à peine les deux tiers de celle des pays membres de l’OCDE. L’un des principaux moteurs de la croissance de la demande des pays en développement est la Chine, même si son rythme tend à ralentir. L’AIE prédit que sa consommation devrait progresser dans une fourchette comprise entre 420.000 et 430.000 bpj en 2013 contre une moyenne de 520.000 bpj entre 2004 et 2012.

 

Carburant : augmentation progressive du gasoil

Carburant : augmentation progressive du gasoil

De la part d’un comité de la fiscalité, il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’à des augmentations d’impôts, Le comité pour la fiscalité écologique (CFE), lui,  doit discuter en assemblée plénière jeudi d’un ensemble de propositions à remettre au gouvernement. Les propositions qui seront défendues par le président du CFE, l’économiste Christian de Perthuis, doivent plaider pour une harmonisation des fiscalités sur le diesel et l’essence au terme d’un processus progressif. L’écart de taxation entre les deux carburants doit être réduit d’un centime par an et par litre jusqu’en 2020. Le gouvernement a créé le CFE pour plancher, entre autres, sur la méthode pour réduire la fiscalité avantageuse consentie au diesel. Ce carburant émet moins de gaz à effets de serre, mais est beaucoup plus cancérigène que l’essence en raison de ses émissions de particules fines. Ce débat a valu une confrontation entre Delphine Batho, ministre de l’environnement, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif. Ce dernier avait opposé à la première l’impact d’une telle mesure pour l’industrie automobile française spécialisée dans les motorisations diesel. Le CFE pourrait également suggérer d’élargir l’assiette de la taxe intérieure de consommation (TIC) aux produits contenant une trace carbone. Jusqu’ici, la TIC touchait les carburants et les combustibles. Il s’agit d’introduire une véritable taxe carbone qui tiendrait compte de l’impact en CO2 dans les produits de consommation courante. Pour que l’impact de cet élargissement de l’assiette de la TIC ne soit pas trop brutal, il est prévu de baisser son taux. Cette baisse devrait ainsi neutraliser les effets du réajustement à la hausse du prix du diesel, au moins dans les premières années. Au final, les taxes sur le diesel devraient augmenter de 10 centimes d’euros par litre à horizon 2020 tandis que l’essence verrait ses prélèvements augmenter de 2,6 centimes. Pour atténuer l’impact sur les ménages, le CFE propose un crédit d’impôt à l’endroit des plus modestes d’entre eux. Ils pourraient également profiter d’un programme de renouvellement de leur parc automobile dès 2014. Le CFE propose également d’accompagner les entreprises les plus exposées (transport routier, agriculture…) mais sans pour autant leur accorder d’exonérations afin de ne pas vider ses mesures de leur substance.

Précarité Electricité : 580 000 abonnés coupés

 

Précarité Electricité : 580 000 abonnés coupés

Le Médiateur national de l’énergie dresse un constat implacable: « malgré l’amélioration des dispositifs d’aide, la précarité énergétique s’aggrave ». Cette instance a été créée il y a six ans pour accompagner les consommateurs face à l’ouverture totale à la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz. Le médiateur a publié son rapport annuel ce mardi 11 juin. Selon lui, la précarité énergétique frappe environ 8 millions de personnes en France. Ainsi, l’an dernier, 18% des dossiers traités par le médiateur concernaient des personnes en difficulté de paiement. Leur dette moyenne était supérieure à 1.900 euros. Et la situation s’est encore aggravée cet hiver: le quart des dossiers reçus depuis janvier relevaient de difficultés de paiement, avec un pic à 34% en mars.  Les coupures, résiliations de contrats et autres restrictions d’électricité ou de gaz par les fournisseurs pour cause d’impayés ont grimpé à 580.000 l’an dernier (400.000 dans l’électricité et 180.000 dans le gaz), contre 500.000 en 2011. « Il y a urgence à prendre le problème à bras le corps. L’énergie est un bien essentiel, qui doit être payé à son juste prix par ceux qui le peuvent, mais dont l’accès doit être garanti aux plus vulnérables dans des conditions économiques acceptables », souligne le Médiateur Denis Merville. Ce dernier réclame des pouvoirs publics plus de « visibilité » sur les prix de l’énergie, avec des hausses de l’électricité planifiées sur plusieurs années, plutôt que des rattrapages à répétition. Il estime à ce titre qu‘il faudrait augmenter les tarifs de l’électricité d’environ 5% par an cette année et les deux suivantes. Mais parallèlement, pour aider les plus fragiles, il relance l’idée d’un dispositif « chèque énergie », qui serait doté de plus d’un milliard d’euros et remplacerait les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Comme ces derniers, il serait financé par les consommateurs, et pour plus de simplicité, il pourrait être couplé à l’APL (aide personnalisée au logement). Le Médiateur juge les tarifs sociaux très insuffisants car ils sont faibles, laissent certaines énergies de côté (fioul, bois, réseaux de chaleur…), ont une gestion coûteuse, et peinent à arriver jusqu’aux foyers éligibles. Enfin, le Médiateur, tout en saluant la généralisation à tous les consommateurs de la trêve des coupures d’énergie en hiver, propose aussi d‘instaurer un service de fournisseur de dernier recours. Cela existe déjà dans la banque ou les télécoms, pour les ménages dont les contrats ont été résiliés. Actuellement, ils n’ont souvent pas d’autre choix que de mentir sur leur situation (en donnant un autre nom, ou en prétentant avoir déménagé) pour réussir à se réabonner

Prix carburant : en recul ( léger !)

Prix carburant : en recul ( léger !)

La baisse des prix des carburants, amorcée depuis quelques jours déjà, devrait se poursuivre, au moins à court terme. Sur cette première semaine du mois de juin, le gazole a reculé de 1,3 centime tandis que l’essence se repliait de 1 centime, selon les relevés du site spécialisé carbeo.com.  Actuellement, le diesel s’établit en moyenne à 1,334 euro tandis que le super sans plomb 95 (SP 95) atteint 1,549 euro. De son côté, le SP 98 s’élève à 1,604 euro. La petite flambée du mois de février est loin; à cette époque, le SP 95 avait grimpé jusqu’à 1,62 euro tandis que le gazole s’était hissé jusqu’à 1,41 euro. «Les prix du baril se sont stabilisés à la baisse ces derniers jours, note carbeo.com pour expliquer la tendance constatée actuellement à la pompe. À la faveur d’un taux de change plus favorable à l’euro (1,3114 dollar pour 1 euro), les prix du pétrole importé coûtent moins cher.» Actuellement, le brent à Londres cote autour de 103 dollars tandis que le «light sweet crude» à New York se fixe juste sous la barre des 95 dollars.

 

Carburant Diesel : prix alignés sur l’essence

Carburant Diesel : prix alignés sur  l’essence

 

Le comité pour la fiscalité écologique rend son avis ce jeudi et préconise un rééquilibrage des taxes sur le gazole  Faut-il tourner la page du diesel ? Le comité pour la fiscalité écologique rend son avis ce jeudi et devrait préconiser un rééquilibrage des taxes sur le gazole. Alors que le gouvernement ne souhaite pas encore alourdir les impôts, le député européen EELV Yannick Jadot ( membre du comité, prône un alignement progressif de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence. En réduisant d’un côté, le prix du sans-plomb de 3 centimes le litre la première année ; et en augmentant de l’autre pendant 4 ans le litre du gazole de 3 centimes d’euros. Or, 70% des nouvelles immatriculations sont des diesels. Alors pour mettre fin à la suprématie du diesel en France, le député milite pour une « prime à la conversion » qui ne serait pas une « prime à la casse », jugée coûteuse et pénalisante pour les constructeurs français. La fiscalité préférentielle accordée au diesel par rapport à l’essence coûte près de 7 milliards d’euros à la France chaque année.

 

FO signe le mercredi un accord compétitivité contesté dans la rue le mardi

FO signe  le mercredi un accord compétitivité contesté dans la rue le mardi

Force Ouvrière (FO) a fini par signer l’accord de compétitivité avec Renault. Cet accord engage le constructeur automobile français à maintenir ses sites de production en France, en échange d’efforts consentis par les salariés. FO ne voulait pas signer cet accord en raison d’une clause de mobilité jugée inacceptable. « La mobilité des salariés était obligatoire, sur des distances parfois indécentes, ouvrant la porte à des possibilités de licenciements pour refus de mobilité. Ce point n’était pas acceptable », écrit le syndicat dans un communiqué. Sur ce point, FO a obtenu que cette mobilité soit fondée sur la base du volontariat. Le syndicat a également obtenu que Renault ne s’engage pas seulement sur le maintien des sites de production, mais également sur un volume de production minimum, afin d’éviter les usines vides. D’après cet accord, l’ex-Régie promet d’assurer une production de 85% de ses capacités de production française, soit un volume de production de 710 000 voitures. La signature de FO joint à celle de la CFE-CGC permet de franchir le seuil de 30% des voix obtenues  aux élections professionnelles (respectivement 15,6% et 29,7% des voix) qui permet de valider cet accord.  Mais attention, il ne faudrait  pas maintenant que les syndicats opposés à l’accord fassent jouer leur droit d’opposition. Ils peuvent faire jouer ce droit s’ils représentent plus de 50% des voix recueillies aux élections professionnelles. Mais comme la CFDT (19,1% des voix) avait déjà qualifié le projet d’accord équilibré, il y a peu de risques. De son côté, la CGT (25,2%) a dénoncé une « nouvelle régression sociale ».  Avec cet accord, les salariés verront leurs salaires gelés en 2013, et verront leur temps de travail allongé. Ils pourront également assurer une mobilité entre les différents sites du groupe, en cas de surcharge saisonnière de production sur un site et de ralentissement sur un autre site. Renault espère économiser 300€ de coûts de production par véhicule. Pourtant, Force Ouvrière a manifesté aux côtés de la CGT pour s’opposer à l’adoption du projet de loi (qui sera présenté le 6 mars en Conseil des ministres) reprenant l’accord sur le marché de l’emploi du 11 janvier qu’elles ont refusé de signer, à la différence de la CFDT. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire générale de FO, cet accord fait la part belle à la flexibilité.

Le patron de Renault contre la taxation diesel

Le patron de Renault contre la taxation diésel

Le PDG du constructeur automobile français Renault, Carlos Ghosn, s’est dit lundi plutôt défavorable à toute mesure qui pourrait réduire l’avantage compétitif du diesel, alors que le débat agite le gouvernement français. « Les gouvernements ont des déficits et doivent trouver de l’argent et ils regardent la moindre opportunité de le faire », a déclaré Carlos Ghosn à Genève, à la veille de l’ouverture à la presse du 83ème salon automobile. Les constructeurs automobiles européens ont un avantage technologique dans le domaine du diesel, a-t-il poursuivi.  « Au moment où l’Europe s’enfonce dans une crise, est-ce vraiment le moment de réduire la compétitivité du diesel en changeant les règles ? », s’est-il interrogé. « Nous n’y sommes pas favorables mais au final, ce sera aux gouvernements de trancher », a ajouté le numéro un du constructeur français, qui dirige aussi le japonais Nissan. La question d’une prime à la reconversion ou d’une surtaxe sur le diesel a ressurgi ce week-end après la publication vendredi dernier d’un rapport de la Cour des comptes critiquant la fiscalité dérogatoire dont bénéficie le diesel. Le gouvernement français réfléchit à sortir de la politique du tout diesel, qui pose un problème de santé publique, mais les avis divergent entre les ministres.  Les ministres de l’Ecologie Delphine Batho et du Logement, la Verte Cécile Duflot, mettent en avant les 40.000 décès annuels dus aux particules fines, tandis que leur collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg s’inquiète de mesures qui privilégieraient les voitures construites à l’étranger. « Il est faux de dire que le diesel est mauvais pour la santé », a déclaré lundi Carlos Ghosn, soulignant que les moteurs récents répondaient à des normes très strictes. « Si vous prenez les diesels d’il y a dix ans, c’est une autre histoire », a-t-il néanmoins ajouté.

 

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Etats-Unis: baisse de l’activité manufacturière

Etats-Unis: baisse de l’activité manufacturière

La baisse de l’activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) s’intensifie, selon l’indice de l’antenne locale de la banque centrale américaine (Fed) pour le mois de février publié ce jeudi. Cet indicateur d’activité avancé, tombé dans le rouge en janvier, perd 6,7 points supplémentaires pour s’établir -12,5, son niveau le plus bas depuis juin, indique la Fed de Philadelphie sur son site internet, alors que la prévision médiane des analystes le donnait en terrain positif, à +1,5. L’indicateur mesure la perception que les industriels de la troisième région de la Réserve fédérale (couvrant l’est de la Pennsylvanie, le sud du New Jersey et le Delaware) ont de la conjoncture à travers l’activité de leur société. Il ne s’est affiché au-dessus de zéro (la limite entre hausse et baisse de l’activité) que trois fois au cours des dix derniers mois. La dernière baisse de l’indice a été tirée par une chute de ses composantes mesurant les commandes nouvelles, les carnets de commandes et les stocks.

Total : veut taxer le diesel comme l’essence

Total : veut  taxer le  diesel comme l’essence

On comprend la position de Total, plus le carburant est cher plus les marges sont importantes, témoin ses derniers résultats de 2012. Même raisonnement pour le gouvernement d’autant que le gasoil représente 80% de la consommation. Un double bénéfice pour le gouvernement d’abord alignement du gasoil sur l’essence ensuite la hausse mécanique de la TVA.  Le gouvernement réfléchit donc une hausse de la taxation sur le diesel. Le PDG de Total explique ce vendredi 15 février sur RMC-BFMTV qu’il faudrait surtout que « les produits venant d’une même activité soient taxés de la même manière ». Un détail toutefois, ce sera une amputation du pouvoir d’achat, donc de la consommation, donc de la croissance, donc de l’emploi.

 

 

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Carburants : les prix font baisser la consommation

Carburants : les prix font baisser la consommation

 

Prix en hausse et changement de comportement ont fait baisser la consommation de carburant en 2012 ; pour 2013, la hausse des prix reprend en attendant l’alignement du prix du gasoil sur l’essence voulue par l’Europe et les écologistes ; Selon l’Union française des industries pétrolières (Ufip), la fédération du secteur, les livraisons de carburants en France ont baissé de 1,2% au total à 50 millions de mètres cubes. Celles d’essence ont chuté de 6,5%, contre une quasi-stabilité (-0,2%) pour le gazole.   »Après trois années de stabilité (…), l’année 2012 est marquée par une baisse notable », a commenté sobrement Jean-Louis Schilansky, président de l’organisation professionnelle.  Ce recul « semble résulter à la fois de l’amélioration de la performance énergétique des véhicules et de l’adaptation de comportement des consommateurs au niveau élevé des prix des carburants », a-t-il avancé.  Même si cette diminution ne semble guère impressionnante au premier abord, le recul est remarquable dans la mesure où la dernière baisse significative de la consommation française de carburants remontait à 2008, année durant laquelle les prix du pétrole avaient atteint des records historiques. Elle avait stagné ensuite, malgré une récession historique en 2009.  Si les cours du brut n’ont pas battu leurs records de 2008, les prix des carburants en France ont en revanche touché l’an dernier de nouveaux sommets historiques, tant en moyenne annuelle qu’en montant absolu, sur fond de tensions au Moyen-Orient conjuguées à une dépréciation de l’euro.  A cet égard, l’année 2013 ne commence pas sous les meilleurs auspices, et les automobilistes pourraient subir à tout moment une nouvelle flambée des prix.  En effet, du fait de la fin graduelle des mesures gouvernementales instaurées fin août pour calmer les prix à la pompe, les cours des carburants sont remontés ces dernières semaines à des niveaux peu éloignés de leurs records de 2012.  Par ailleurs, la diéselisation spectaculaire du parc automobile français se confirme. Selon l’Ufip, les ventes de diesel ont représenté 81,6% des ventes totales de carburants routiers au mois de décembre, ce qui constitue un nouveau record.  Or, le gazole est de plus en plus décrié en raison de ses émissions de particules, notamment depuis juin dernier, lorsque l’organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé les gaz d’échappement des moteurs diesel parmi les cancérogènes certains pour les humains.  Cela nourrit des appels récurrents à rééquilibrer la fiscalité des carburants en France, nettement en faveur du diesel depuis des décennies.  Les écologistes tentent régulièrement de remettre le sujet sur le tapis. Mais le gouvernement a jusqu’ici botté en touche, arguant que plusieurs secteurs économiques (comme le transport routier, l’agriculture ou la pêche) sont de gros consommateurs de diesel.  Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier s’y est dit défavorable au début du mois, plaidant pour un « dispositif judicieux » préservant la compétitivité des entreprises.  Pourtant, les raffineurs français sont les premiers à réclamer un rééquilibrage de la fiscalité, car ils sont obligés depuis des années d’importer du gazole et d’exporter des surplus massifs d’essence pour répondre à la demande, ce qui vient s’ajouter à leurs difficultés structurelles.  Les raffineries hexagonales font en effet face à une surcapacité chronique. Deux d’entre elles, Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime) et LyondellBasell sur l’Etang de Berre (Bouches du Rhône) sont actuellement en quête d’un repreneur. Et, après une embellie sur les neufs premiers mois de 2012, les marges de raffinage en Europe sont reparties à la baisse fin 2012, selon les calculs de Total.

 

Carburant : hausse du gasoil

Carburant : hausse du gasoil

 

Après avoir touché son plus bas niveau depuis juillet la semaine dernière, le prix du gazole est reparti à la hausse. Selon les relevés hebdomadaires du ministère de l’Ecologie et de l’Energie, le prix est remonté cette semaine en moyenne à 1,3501 euro le litre, soit une augmentation de 0,05 centime.  Le prix du gazole, qui représente plus de 80% des ventes de carburant en France avait  culminé au mois d’août avec un litre à 1,4592 euro.   Pour sa part, l’essence a baissé de 0,29 centime à 1,5006 euro en ce qui concerne le sans plomb 95, et de 0,08 centime pour le sans plomb 98, à 1,5556 euro.  Sur le plan fiscal, les distributeurs français de carburant font dans le même temps face à une remontée progressive de la taxe sur les carburants (TICPE). Après avoir été abaissée de 3 centimes fin août, elle a été relevée plusieurs fois en décembre. Elle doit retrouver son niveau d’origine le 11 janvier. Plusieurs enseignes de stations-service (Total, Carrefour, Leclerc…) qui avaient abaissé leurs marges pour accompagner la baisse de taxe décrétée par le gouvernement fin août se sont engagées à les relever en douceur, afin de préserver les consommateurs.

Pétrole : 4 années de hausse et 1000 milliards pour l’OPEP

Pétrole : 4 années de hausse et 1000 milliards pour l’OPEP

 

Malgré un léger fléchissement en raison des incertitudes entourant les négociations budgétaires américaines, le Brent a connu une année 2012 faste, avec un prix moyen à 111,68 dollars le baril. Le Brent a clôturé en hausse de 49 cents, soit 0,44%, à 111,11 dollars lundi, et a gagné 3,73 dollars, soit 3,5% sur l’année. C’est la quatrième année consécutive de hausse pour l’or noir, qui a même battu son record de 2011, lorsque le baril avait atteint en moyenne 110,91 dollars. Ces prix élevés ont offert aux membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) une manne de 1.050 milliards de dollars, en hausse de 2,5% par rapport à l’année précédente, selon les chiffres du gouvernement américain. Malgré une année morose pour l’économie mondiale, les cours du Brent ont été soutenus ces derniers mois par les signes de stabilisation de la croissance en Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole. Mais la flambée des prix touche peut-être à sa fin, et pas seulement parce que le « mur budgétaire » menace de faire plonger l’économie américaine en récession. Les 26 analystes interrogés dans l’enquête mensuelle de Reuters s’attendent à un prix moyen de 108 dollars par baril de Brent l’an prochain en raison d’une croissance économique atone, particulièrement en Europe, et d’une production en hausse. La production américaine a ainsi atteint son plus haut niveau depuis 19 ans, la découverte de pétrole de schiste ayant poussé l’extraction à sept millions de barils par jour.  

 

Inflation : l’essence trop chère alimente la hausse des prix

Dans un article du 9 mai intitulé « carburant 1.55, bientôt 2 euros », nous analysions les facteurs explicatifs de la hausse probable de l’essence ; la tendance se confirme puisque aujourd’hui, en moyenne cette fois, le litre du super 95 est à 1.55 euros et peut monter jusqu’à 1.80 à Paris. C’est un nouveau record historique qui indique que la perspective de 2 euros est peut-être plus proche que prévu et que l’inflation va encore croître. Chistine Lagarde, qui avait conseillé de prendre son vélo lors de la flambée de 2008, vient d’en prendre conscience après un raport de la direction de la concurrence. 

 

 

L’essence progresse davantage que le pétrole Il est pourtant difficile d’imputer totalement la hausse du carburant à la flambée du pétrole. Le prix du baril est en ce moment à 113 dollars contre 148 dollars en 2008 alors que le prix moyen du super 95 est aujourd’hui de 1,5469 euro le litre contre 1,4902 euro le litre en juillet 2008, le dernier record. La corrélation n’est donc pas aussi évidente ( même en intégrant la parité euro-dollar). Comme déjà développé, l’équilibre offre-demande pèse sur les cours du pétrole. Il faut aussi ajouter à cela les incertitudes politiques de certains  pays producteurs et sans doute déjà l’effet de la guerre des monnaies notamment entre le dollar et l’Euro. Les dettes souveraines inquiètent de plus en plus les marchés notamment en Europe. Du coup, c’est la crédibilité de l’euro qui est mise en doute ; d’où l’affaiblissement actuel de l’Euro qui cependant ne pèse qu’en partie sur le renchérissement du carburant à la pompe. En vérité, les marchés se protègent déjà dune dévaluation de fait de l’euro et anticipent son évolution.

Vers une dévaluation de fait de l’Euro 

 

Une dévaluation de fait quand on regarde l’évolution des parités monétaires mais aussi et surtout l’inflation. L’inflation est une manière indolore (ou presque) de dévaluer et de récupérer auprès du consommateur ce qu’on n’ose pas réclamer au contribuable pour amortir la dette. Des considérations techniques peuvent permettre de comprendre partiellement le décalage entre la hausse du pétrole et celle de l’essence (insuffisance et inadaptation des équipements de raffinage, hausse des coûts de ce raffinage etc.) ; mais il y a autre chose, à savoir le doute qui s’installe sur la vraie valeur de l’euro voire sur la pérennité de la monnaie européenne (voir à cet égard le nouvel avertissement lancé vis-à-vis de la dette grecque et de l’Italie). En tout état de cause la hausse de l’essence est une mauvaise nouvelle pour une inflation déjà trop forte par rapport au PIB et donc aussi un mauvais coup pour la croissance. Espérons que Christine Lagarde ne se limitera pas, comme en 2008, à conseiller l’usage du vélo.

 

carburant: 1.55, bientôt 2 euros ?

Les déclarations du président de Total prévoyant un prix de 2 euros pour le sans-plomb ont suscité beaucoup de réactions ; y compris du gouvernement contraint de prendre quelques mesures face à la hausse du carburant. Pourtant même s’il est difficile d’envisager des scénarios, on peut craindre que le pétrole  continue de flamber. En raison de l’augmentation de la consommation mondiale, des réserves pétrolières et de la situation au Proche-Orient. 

La consommation mondiale va nécessairement augmenter du fait de la demande croissante des pays émergents (Chine, Inde etc.) et du Japon (reconstruction du pays). Cette consommation a progressé de 3.4% en 2010, elle sera de l’ordre de 2% en 2011 pour atteindre environ 85 millions de barils. Globalement, la consommation mondiale a doublé en 35 ans et D’après l’agence internationale de l’énergie ( AIE), elle devrait encore augmenter de 50% d’ici 2030. Dans le même temps, les pays producteurs ne semblent pas décidés à augmenter significativement leur production. Or c’est surtout du Moyen-Orient qu’on attend la croissance de la production, une production qui devrait théoriquement doubler d’ici 2030 pour satisfaire la demande. Soit un investissement qui représente plus de 500 milliards d’euros.  Aujourd’hui,  une augmentation significative de la production aurait pour effet de favoriser la baisse du baril à un moment où les pays du Proche-Orient ont un urgent besoin de financer ces investissements et les nouvelles revendications de leurs citoyens. L’instabilité au Proche-Orient alimente la tendance haussière du pétrole d’autant plus qu’on ne peut prévoir le débouchés politiques de certaines révoltes et leurs conséquences. Il est clair par exemple que des mesures de coercition pour le passage du  canal de Suez auraient des effets très néfastes sur les économies européennes. Des fondamentaux favorables à la hausse 

Au-delà de la conjoncture géopolitique, il faut aussi prendre en compte les fondamentaux qui tirent le pétrole vers le haut ; On s’aperçoit aujourd’hui que les réserves de l’OPEP marque le pas depuis 1986 ; A cela plusieurs raisons, les réserves des pays producteurs comme l’OPEP (ou même les réserves des sociétés pétrolières qui représentent 15% du total) sont complètement surestimées. Les réserves de pétrole ont été notoirement surévaluées chez les membres de l’OPEP afin de pouvoir profiter de quotas les plus importants possibles. La surestimation vaut aussi pour les réserves des sociétés pétrolières dont la valorisation boursière dépend de cet élément. Du coup, on vient sérieusement à douter que les réserves puissent encore satisfaire les besoins d’ici une quarantaine d’années puisque sans doute la moitié du pétrole disponible a déjà été consommé.  On voit donc mal comment la demande peut diminuer en l’absence d’une énergie alternative. A cet égard, l’accident nucléaire au Japon ne va pas favoriser le développement de ce type d’énergie. On risque au contraire d’assister à un report sur les énergies fossiles. Les traders ont largement intégré ces différents événements (enquête Reuters du 4 avril 2011) en imaginant un baril à 130 dollar dès 2011.  Un baril à 130 dollar ferait baisser la croissance mondiale de 0,5 à 0,75 %. La facture pour l’Europe pourrait être modifiée dans un sens ou dans l’autre en fonction de la parité dollar-euro. Si le dollar baisse la facture serait allégée ; dans ce cas, il faudra aussi interroger sur la politique « tarifaire » des membres  l’OPEP payés eux aussi en dollar et qui n’apprécieraient guère une diminution de leurs revenus. Inversement, si c’est l’euro qui diminue face au dollar, là, on est sûr de la croissance supplémentaire des prix du pétrole. Compte tenu des situations d’endettement des deux zones géographiques, il est difficile de faire des pronostics, ce qui est certain c’est que ces deux monnaies sont très malades ; ce qu’on ne sait pas,  c’est celle qui risque de l’être davantage et plus tôt que l’autre. La tendance lourde va donc dans le sens d’un renchérissement du carburant. En France  sur un an, le carburant a subi une hausse de 17% et par exemple le super sans plomb dépasse 1.50 euros par litre et le gas-oil est proche de 1.40 euros. Sur la même tendance haussière, le litre de super sans plomb ou de gas-oil à 2 euros est possible d’ici fin 2012 en raison de l’épuisement plus rapide que prévu des ressources et des évolutions politiques, économiques et sociales au Proche- orient. Des évolutions politiques qui vont contraindre bon nombre de pays émergents, pas seulement au Proche–Orient, à revoir la distribution des richesses pour sauver leur régimes entrainant une croissance de la demande de pétrole. Le 10 mai, le sans-plomp a atteint le niveau de 1,55 le litre confirmant ainsi la tendance haussière. Les principaux acteurs, pétroliers, pays producteurs et les Etats profitent de ce renchérissement ; Les pays producteurs du fait du niveau des cours, les pétroliers qui réalisent d’autant plus de profits que le pétrole est cher, les Etats comme ceux d’Europe qui engrangent grâce à la TVA des recettes supplémentaires. Reste cependant l’effet sur l’économie dont le ralentissement sera surtout néfaste pour des pays comme la France déjà engluée dans la croissance molle. Autant de bonnes raisons pour que la politique des transports soit sérieusement réorientée.   

Taxe carbone 2013

 Un pur produit de la technocratie européenne

Encore une nouvelle taxation pour l’énergie et surtout pour le transport routier. En l’absence de politique des transports cohérente et surtout dans l’incapacité d’impulser une politique énergétique commune, la commission se rabat sur le vieil outil de la fiscalité pour taxer encore et encore une économie pourtant déjà plombée par les prélèvements obligatoires. Une proposition qui suscite les protestations légitimes car elle ne permettra nullement de réduire les émissions de CO2. 

On ne pourra pas reprocher au commissaire chargé de la fiscalité, Monsieur Algiras Semeta de manquer de suites dans ses idées ; il avait fait de la taxation du C02 sa priorité lors de son audition comme futur commissaire. Pourtant en 2010, une proposition du même type avait été rejetée.  Cette orientation est toujours  aussi déséquilibrée puisqu’elle ne vise pas de la même manière les modes de transport notamment en matière de CO2  mais aussi en matière de TVA. Elle n’aboutira qu’à un renchérissement des coûts du TRM (au moins 20 euros par tonne de CO2), un TRM qui représente 3% des émissions de CO2.  Il ne s’agit pas dune mesure visant à préserver l’environnement mais simplement d’une mesure fiscale pour accroitre les rentrées budgétaires. En l’absence d’une part de solutions alternatives crédibles au transport routier, tout autant qu’en l’absence d’autre énergie que le pétrole, les émissions ne pourront pas diminuer. 

Pas de réduction du CO2…. 

En alignant la fiscalité du gas-oil sur celle de l’essence, c’est évidemment la fin de la perspective d’un gasoil professionnel et de la fiscalité spécifique de ce dernier. La fiscalité gasoil serait alignée sur celle de l’essence qui pourtant produit l’essentiel du CO2. C’est évidemment l’incohérence majeure du projet. Faut-il être surpris du manque de pertinence des propositions de la commission de M. Barroso ? M. Barroso nous a habitué aux contradictions. Cet ancien maoïste, reconverti au libéralisme a pratiqué la fuite en avant comme premier ministre du Portugal, qui paye aujourd’hui les conséquences de cette politique aventuriste. Quant au commissaire, M. Algiras Semeta, produit de l’ancienne province communiste soviétique, toute sa carrière « d’ économiste » s’est déroulée dans le sein de l’appareil d’Etat. Il a aussi largement contribué à plonger son pays dans le marasme économique puisque notamment la dette du pays a plus que doublé en deux ans. Dès lors il ne faut pas s’étonner que les vieilles recettes étatistes renaissent en Europe. On tente de compenser les erreurs de gestion en asphyxiant l’économie par des fiscalités nouvelles. 

…. Mais une compétitivité davantage plombée 

Depuis 4 ans les comptes publics de l’Europe se sont nettement dégradés; Le poids des dépenses publiques est particulièrement marqué. Pour l’avenir compte tenu de l’ampleur des dettes, il faut encore s’attendre à de nouveaux prélèvements qui viendront bien évidemment affecter encore un peu plus la compétitivité et le pouvoir d’achat. La nouvelle fiscalité sur les énergies s’inscrit dans cette perspective.  En 2010, les déficits publics les plus élevés, par rapport au PIB, ont été observés en Irlande (-32,4%), en Grèce (-10,5%), au Royaume-Uni (-10,4%), en Espagne (-9,2%), au Portugal (-9,1%), en Pologne (-7,9%), en Slovaquie (-7,9%), en Lettonie (-7,7%), en Lituanie (-7,1%) et en France (-7,0%). La politique de M. Barroso et de M. Algiras Semeta conduit l’Europe à cumuler deux handicaps majeurs, un manque de compétitivité due notamment à la surfiscalité, une croissance molle et un chômage récurrent. Il ne faut donc pas s’étonner du scepticisme grandissant des populations à l’égard de cette politique européenne à caractère technocratique. Une nouvelle taxe carbone aurait eu un sens économique si elle avait visé le contenu carbone des produits importés en Europe au lieu d’affaiblir la compétitivité de l’Union européenne. 

Electricité: + 30% d’ici 2012

  Le 7 juillet 2009,  le PDG d’EDF avait souhaité une augmentation de 20% sur trois ans.  Cette hausse correspondait à une moyenne de 6,2% par an. Après les réactions violentes des utilisateurs, l’augmentation avait été nettement revue à la baisse sur pression du gouvernement (autour de l’inflation). P. Gadonneix avait été remercié et remplacé par M. Proglio. Ce dernier vient d’annoncer une hausse de 30% d’ici 2015, ce qui nous ramène aux prévisions de l’ancien président. Cette envolée des prix s’inscrit dans le cadre du renchérissement général de toutes les énergies notamment du pétrole (120 dollar le baril à Londres le 18 avril 2011). Elle découle aussi dune gestion pour le moins critiquable d’EDF. Les conséquences ne seront pas neutres pour l’économie et  l’environnement y compris les transports. La France s’est longtemps enorgueillie de sa politique nucléaire et du faible coût de l’électricité ; comme souvent pour les entreprise dont l’Etat est actionnaire, la transparence des comptes n’a guère permis d’être lucide sur l’état de la gestion. En réalité EDF doit faire face aujourd’hui à des enjeux financiers considérables. Il y a d’abord son endettement, autour de 45 milliards qui génèrent évidemment des frais financiers considérables ; La remontée des taux d’intérêt ne va guère faciliter la gestion de cette dette. Cet endettement est aussi lié à des investissements à l’étranger très hasardeux ; Edf devra également engager des dépenses considérables pour entretenir et rénover ses centrales dont le taux de disponibilité est seulement de 78% ; des dépenses qui représentent des investissements de 24 milliards.   L’électricité moins chère en France 

Il est vrai que le consommateur a bénéficié de tarifs avantageux pendant longtemps. Pour l’électricité à usage domestique, La moyenne de l’UE à 15 est de 158,1 €/MWh. Le maximum est de 257,9 €/MWh (Danemark) et le minimum de 72,0 €/MWh (Grèce). La France se situe sensiblement en dessous de la moyenne, à 121,1 €/MWh, et n’est devancée que par la Grèce (. Les pays les plus chers sont le Danemark suivi de l’Italie (232,9 €/MWh), les Pays-Bas (218,0 €/MWh) ou l’Allemagne (194,9 €/MWh).  La moyenne de l’UE à 15 (hors Danemark et Luxembourg) pour l’électricité à usage industriel est de 80,3 €/MWh. Le maximum est de 111,5 €/MWh (Irlande) et le minimum de 54,1 €/MWh (France). La France rejoint pratiquement la Finlande (54,0 €/MWh). L’Irlande , l’Italie (98,3 €/MWh), l’Allemagne (92,7 €/ MWh) ou la Belgique (83,4 €/MWh) ont des prix plus élevés. (Source observatoire de l’énergie) 

Prix de l’électricité TTC en euros pour 1 MWh 
France  Espagne  Royaume-Uni  Suède  Allemagne  Italie 
Usage domestique  121  122  132  171  195  233 
Usage industriel  70  91  112  59  125  140 
Source : Observatoire de l’Energie, 2007 

Une compétitivité au prix d’une gestion très approximative 

Il est clair que la gestion d’EDF suscite de sérieuses interrogations même si le choix du nucléaire a permis de produire une énergie longtemps compétitive au regard des autres pays européennes. L’importance de l’endettement et le volume des investissements à venir ne peuvent que conduire à un net renchérissement du prix de l’électricité. L’absence de concurrence dans ce domaine n’a pas facilité non plus la rigueur de gestion. A cet égard, les récentes décisions concernant le prix excessif de cession risquent de tuer toutes velléités de concurrence de nouveaux distributeurs. Reste à savoir si l’Europe qui a déjà fortement critiqué le système français acceptera la nouvelle situation monopolistique de fait d’EDF. Parmi les insuffisances de gestion, il faut aussi signaler outre le manque de disponibilité des centrales nucléaires.

 Des conséquences lourdes pour l’économie, les transports et l’environnement 

Le prix de l’énergie est un des éléments stratégiques pour le développement des véhicules électriques. Les incertitudes sur le prix du pétrole, la hausse des autres énergies créent des incertitudes pour orienter la recherche et surtout pour développer la production industrielle de véhicules moins polluants. Le prix des différentes énergies aura aussi des effets néfastes sur la croissance et donc sur l’emploi. Enfin, l’environnement sera affecté si l’électricité (nucléaire ou non) ne prend pas le relai suffisamment tôt des énergies fossiles. 

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