Archive pour la Catégorie 'agriculture'

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Pêche: Dénoncer violemment la mauvaise foi britannique

Pêche: Dénoncer violemment la mauvaise foi britannique

Pour Alain Cadec, sénateur apparenté LR des Côtes-d’Armor, il faut dénoncer la mauvaise foi du Royaume-Uni. (L’Opinion)

 

 

 

Sénateur des Côtes-d’Armor, Alain Cadec a présidé la commission de la pêche du Parlement européen de 2014 à 2019.

Que pensez-vous de l’annonce par Bruxelles de discussions en cours avec Londres sur la pêche ?

C’est encore une manœuvre de la « perfide Albion ». Les Britanniques donnent leur interprétation de l’accord sur la pêche inclus dans celui du Brexit où seuls les grands principes ont été validés avec un certain nombre de lignes rouges. Il aurait fallu que la Commission européenne entre ensuite dans les détails car, aujourd’hui, cela permet à Londres de continuer à dire qu’il n’a pas assez d’informations sur les antériorités des pêcheurs français opérant dans leurs zones de 6-12 miles ou de contester l’attribution de permis de pêche aux navires de remplacement. Or, tout cela est dans l’accord. Ils font preuve d’une mauvaise foi insigne. En fait, ils jouent la montre et ont déjà quasiment gagné un an.

Quelles rétorsions sont envisagées ?

Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, a évoqué devant le Sénat des mesures qui pourraient être prises au niveau européen pouvant impacter les services financiers et la recherche, domaines dans lesquels les Britanniques sont très demandeurs. Au niveau national, on pourrait interdire de débarquement les navires de pêche des îles anglo-normandes. On peut aussi suspendre le protocole ferroviaire avec le Royaume-Uni. S’il n’est pas question de couper l’électricité à Jersey et Guernesey, on peut aussi augmenter les tarifs comme l’a évoqué Annick Girardin, ministre de la Mer. Et il y a l’arme de l’immigration… Nous avons des outils pour répondre à la mauvaise foi des Britanniques. Il faut que la France pèse suffisamment en Europe et que sur le plan bilatéral, on ait le courage de prendre des décisions de rétorsion.

La France paraît seule à ferrailler sur la question…

Nous ne sommes pas les seuls, mais il faut savoir que le Brexit-pêche concerne la France à 60 %-70 %. Derrière, ce sont les Néerlandais les plus impactés devant les Belges, les Danois, les Allemands, les Polonais et les Espagnols.

Paris se plaint de la passivité de Bruxelles…

J’ai été dix ans député européen et présidé cinq ans la commission de la pêche. Je connais l’inertie de la Commission et ses certitudes. Je vois aussi que l’influence française diminue de manière considérable. Je ne suis pas sûr que l’on soit très soutenu. Pour prendre des décisions au niveau du Conseil, il faut l’unanimité, c’est-à-dire convaincre des pays comme l’Autriche, la Slovénie, la Hongrie de prendre des mesures contre le Royaume-Uni à cause de la pêche. C’est compliqué.

Quel est l’état d’esprit des pêcheurs français ?

Cela gueule. Ils sont à quai. Il manque les deux tiers des licences. L’exaspération commence à gagner. C’est légitime. Cela fait des mois qu’ils attendent. Le monde de la pêche français, c’est le monde agricole puissance dix. S’il se fâche, on va vers des batailles navales et des blocus. Il faut absolument que la France tape du poing sur la table auprès des autorités anglo-normandes, de Londres et au Conseil européen. Il faut montrer nos muscles.

Mettre l’énergie solaire au service de l’agriculture, pas l’inverse !

Mettre l’énergie solaire au service de l’agriculture, pas l’inverse !

Un collectif d’élus, de défenseurs de l’agriculture et des énergies renouvelables, parmi lesquels Pascal Chaussec, Alain Grandjean et Emmanuel Hyest expliquent, dans une tribune au « Monde » que le développement du solaire doit être mis au service de notre agriculture et non l’inverse. (extrait)

 

Tribune.

 

Nos agriculteurs, déjà touchés régulièrement par des prix de vente trop faibles et les effets du dérèglement climatique, doivent désormais affronter un défi propre à ce XXIe siècle, celui de la pénurie des terres. Les espaces agricoles deviennent petit à petit insuffisants pour nourrir une population croissante, d’autant qu’ils subissent par ailleurs érosion et artificialisation galopante.

En France, ce phénomène pourrait être accentué par nos objectifs de transition énergétique. Les développeurs de parcs solaires rencontrent des difficultés pour identifier et maîtriser le foncier de friches industrielles ou d’autres terrains artificialisés, délaissés ou dégradés pour y implanter leurs installations.

Ainsi, la recherche du foncier nécessaire à l’atteinte des objectifs solaires inscrits dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) exerce, depuis deux ans, une forte pression sur les terres agricoles. Face à cette pression, de plus en plus de plans locaux d’urbanisme prévoient le déclassement de terres agricoles pour permettre l’implantation des centrales solaires. Ces projets d’installations photovoltaïques au sol conduisent à l’artificialisation de terres arables et à l’affaiblissement de l’activité agricole.

Des terres agricoles perdues

Cette quête de terres nouvelles entraîne l’agriculture dans un cercle vicieux : outre la baisse du potentiel de production agricole, la pénurie de terrains disponibles pour le photovoltaïque crée une spéculation foncière pouvant séduire des agriculteurs en grandes difficultés économiques ; ensuite, l’inflation des loyers ou des prix d’achat des terrains objets de cette spéculation accentue, malgré la volonté affichée du gouvernement de les soutenir, les difficultés d’installation de nouveaux entrants et menace la transition générationnelle agricole.

Nous, signataires de ce texte, soutenons qu’il est possible de mener de concert transition énergétique et défense de notre souveraineté alimentaire. Nous soutenons qu’il existe des solutions pour préserver les surfaces agricoles tout en réalisant les objectifs de la transition énergétique, et qu’elles offrent une opportunité équitable pour le plus grand nombre des agriculteurs.

Tout d’abord, si tous les agriculteurs de France pouvaient équiper de toiture solaire leurs bâtiments d’élevage ou de stockage, les objectifs de la PPE seraient déjà atteints. Chaque agriculteur en tirerait de multiples avantages : compléments de revenus tirés de la vente d’électricité, modernisation de leur exploitation, bien-être animal… A plus long terme, cela permettrait également d’équiper les exploitations de bornes de recharge et d’utiliser des engins agricoles électriques dès que ceux-ci seront devenus compétitifs.

Assurance agriculteurs : Un progrès (Christiane Lambert, présidente de la FNSEA)

Assurance  agriculteurs : Un progrès (Christiane Lambert, présidente de la FNSEA)

 

Emmanuel Macron a annoncé la création d’un système d’assurance récolte, doté de 600 millions d’euros par an pour aider les agriculteurs victimes des aléas climatiques. « C’est un changement important, il faut inciter les agriculteurs à s’assurer« , a réagi vendredi 10 septembre sur franceinfo Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

Que va changer cette nouvelle assurance ?

Christiane Lambert : C’est un changement important puisque pour les sinistres qui sont entre 20% et 55% de pertes les agriculteurs seront encouragés à s’assurer avec une [assurance] multirisque climatique. Ils auront un coup de pouce financier pour s’assurer davantage et lorsqu’il y a des sinistres plus importants c’est la solidarité nationale qui jouera. Ce sont les assureurs qui géreront et non pas les services administratifs qui mettent neuf mois à rembourser.

Donc, c’est une fusée à trois étages. Et cela correspond à ce qui avait été préconisé par le député M. [Frédéric] Descrozaille qui a travaillé sur ce sujet avec les organisations professionnelles. Les évènements climatiques de 2021 ont emporté la décision et le gouvernement a compris qu’il fallait le faire maintenant.

Cette année a-t-elle été celle de trop pour les agriculteurs ?

Oui. Rappelez-vous le gel. Toutes les régions françaises ont été touchées, les viticulteurs vendangent aujourd’hui et c’est 30% de perte. C’est catastrophique, c’est aussi de l’argent en moins dans les revenus. Il y a 70% d’abricots en moins donc des prix plus élevés de 20% à 25%. Donc, il faut d’abord protéger nos récoltes et quand il y a des pertes il faut que les agriculteurs perçoivent des indemnités supplémentaires d’assurance, puis de solidarité nationale pour pouvoir tenir économiquement.

Nos entreprises n’ont pas de toit. On travaille à ciel ouvert et il est capricieux. On ne peut pas fonctionner comme si on fabriquait des métaux ou des rouleaux d’adhésif. L’agriculture c’est du vivant. Il y a une adhésion de l’opinion aujourd’hui. Si on veut avoir des productions en quantités, il faut protéger, et il faut que les exploitations tiennent quand il y a des coups durs.

Avez-vous chiffré les pertes pour 2021 ?

L’estimation des dégâts des gels sur la viticulture, les légumes, les fruits, était de plus de 4 milliards d’euros. L’Etat a mis un milliard d’euros sur la table, mais en aucun cas et jamais cela ne couvre la totalité de la perte.

À terme l’objectif est d’avoir 70% à 80% des agriculteurs couverts par une assurance. Il faut inciter les agriculteurs à s’assurer. On assure sa voiture, sa maison, son chien, son chat, son cyclo et on n’assure pas ses récoltes alors qu’elles sont très exposées au climat. C’est une nouvelle culture qu’il faut développer. C’est un travail de conviction que nous allons faire auprès des agriculteurs.

ASSURANCES RÉCOLTES: l’annonce de Macron

ASSURANCES RÉCOLTES: l’annonce de Macron

 

Emmanuel Macron doit annoncer le renforcement des assurances récoltes ainsi qu’une réforme du système actuel pour se protéger contre les calamités agricoles.

Des mesures pour protéger davantage les agriculteurs  . Actuellement les agriculteurs s’assurent en privé contre les dégâts aux récoltes et l’Etat subventionne en partie ces cotisations d’assurance. En cas de gros incidents, comme l’épisode de gel tardif survenu en juin dernier, l’Etat enclenche le système du Fonds des calamités agricoles, permettant d’indemniser tous les agriculteurs, même les non-assurés.

Emmanuel Macron devrait ainsi annoncer une simplification de ce système: la création d’un guichet unique mais à trois étages, petits dommages, dommages moyens et gros dégâts. De quoi encourager la souscription à une assurance privée, avec toujours des incitations, mais de manière plus régulée. « En cas de gros dégât, l’Etat prendra tout à sa charge et pour tous les agriculteurs », assure une source proche du dossier.

Fusion du ministère de l’écologie et du ministère de l’agriculture ?

Fusion du ministère de l’écologie et du ministère de l’agriculture ?

 

 

Cette fusion souhaitée par l’actuel ministre de l’écologie n’est qu’une hypothèse.. Barbara Pompidou  la réclame pour l’ ensemble de l’Europe rassemble mais aura bien du mal à l’obtenir en France. La problématique écologique recouvre un très grand nombre de champs ministériels qui ne peuvent tous être groupés. Le plus évident serait de faire dépendre le ministère de l’écologie directement des services du Premier ministre. Une réforme qui n’est sans doute pas demain ni en France, ni en Europe. Invitée au Congrès, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a notamment plaidé pour «un ou une ministre de la Transition écologique dans tous les pays». «Et ce ministère devrait inclure l’Agriculture, j’en suis persuadée», a-t-elle déclaré. Nicolas Hulot a adressé à la ministre un «encouragement» en clôture de la cérémonie d’ouverture.

 

Grosse manifestation d’agriculteurs en Inde

Grosse manifestation d’agriculteurs en Inde

Des dizaines de milliers d’agriculteurs indiens se sont rassemblés dimanche près de la capitale indienne New Delhi, réclamant l’abrogation des nouvelles lois agricoles qui selon eux menacent les petits producteurs.

Les manifestants, rassemblés à Muzaffarnagar, dans l’Etat d’Uttar Pradesh (nord-est), étaient quelque 50.000, selon un photographe de l’AFP sur place.

Ils ont réaffirmé une nouvelle fois leur volonté de poursuivre leurs manifestations jusqu’à ce que le gouvernement révoque les nouvelles lois agricoles, appelant à une grève nationale le 27 septembre. Les réformes votées en septembre 2020 autorisent les agriculteurs à vendre leurs productions aux acheteurs de leur choix, plutôt que de se tourner exclusivement vers les marchés contrôlés par l’État qui leur assurent un prix de soutien minimal (PSM) pour certaines denrées.

Nombre de petits exploitants agricoles s’estiment désormais menacés par cette libéralisation qui, selon eux, risque de les obliger à brader leurs marchandises aux grandes entreprises pour les écouler.

Le poids du secteur agricole est considérable, assurant la subsistance de près de 70% de 1,3 milliard d’habitants, et contribuant à environ 15% du PIB.

Politique agricole européenne. Vers le déclin et les dépendances

Politique agricole européenne. Vers le déclin et les dépendances 

 

Un article de l’Opinion alerte sur la possibilité de déclin de l’agriculture européenne et sur les nouvelles dépendances de l’Europe.

 

Une étude, intitulée « Modéliser l’ambition environnementale et climatique dans le secteur agricole à l’aide du modèle CAPRI » a été publiée discrètement le 28 juillet par le centre commun de recherche de la Commission européenne. Passée presque inaperçue, elle liste les effets à prévoir des stratégies Farm to Fork et Biodiversité 2030 à l’échelle européenne. Ils recoupent peu ou prou ceux mis en avant par une étude alarmante effectuée par les services agricoles de l’USDA en novembre 2020, qui prédisait un désastre pour le continent et la planète, en termes de production, de rémunérations agricoles et de dépendances alimentaires pour la décennie à venir.

« Une capitulation. » C’est ainsi que Christiane Lambert, qui dirige le Copa-Cogeca, le principal syndicat agricole européen, résume les conclusions de l’étude du Centre commun de recherche (CCR), une émanation de la Commission européenne, publiée au cœur de l’été. Il s’agit d’un travail de prospective sur les effets de la stratégie « Farm to fork » (la déclinaison agricole du Pacte vert européen, visant à développer l’agriculture biologique et à diminuer les émissions de gaz à effet de serre, en réduisant les usages de terre de 10 %, d’engrais de 20 %, d’antibiotiques vétérinaires de 50 % et de pesticides de 50 % au sein de l’UE) et Biodiversité 2030.

« Le CCR se défend d’avoir fait une étude d’impact global, explique Gilles Keller, chargé des études économiques à la Coordination rurale, qui a débusqué le texte, bien caché sur le site de la Commission et qui n’a pas fait l’objet de communication. Il se limite en effet à deux aspects du Pacte vert. Mais pour autant, ce qu’il appelle un rapport technique doit vraiment alerter sur ce que pourrait devenir l’agriculture européenne. Il recoupe en effet les conclusions alarmantes que l’USDA, le département américain de l’Agriculture, avait déjà tirées fin 2020. »

Dans cette note, les économistes américains estimaient que l’Europe devait s’attendre à une réduction de 12 % de sa production alimentaire si elle s’appliquait ses règles à elle-même. La baisse de production planétaire serait de 11 % en généralisant la norme européenne, via les « clauses miroir ». Une baisse de production s’accompagnant d’une hausse des prix mondiaux de l’alimentation de 89 % – et de 17 % en Europe. La chute de 20 % des exportations européennes se doublerait d’une baisse des revenus des agriculteurs de 16 %. Plus grave : une généralisation des visées européennes « précipiterait 185 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire par la course aux ressources ; le PIB mondial chuterait alors de 1 100 milliards de dollars ». Peut-être l’étude n’était-elle pas dénuée d’arrière-pensées politiques…

Perdant-perdant. L’étude européenne ne s’attarde, elle, pas sur les conséquences pour le reste du monde, mais elle confirme les projections américaines pour l’Europe elle-même ! La baisse des surfaces céréalières de 4 % et des rendements de 11 % (dues aux réductions de pesticides et d’engrais) produirait une chute globale de la production de 15 %. Même baisse pour les oléagineux. Dégringolade de 13 % pour les fruits et légumes, de 10 % pour les produits laitiers, de 17,5 % pour la viande bovine, un peu plus de 15 % pour le porc et la volaille. Et finalement, si les prix devaient augmenter un peu (12 % en Europe) et les coûts d’exploitation baisser ? « Cela ne compensera pas les baisses de volumes et ne suffira pas à garantir une meilleure rémunération pour les agriculteurs », déplore Gilles Keller. Le Green deal serait donc un deal perdant-perdant économiquement.

« C’est non seulement à une dégradation de notre solde commercial qu’il faut s’attendre, mais aussi à un sacrifice de notre souveraineté alimentaire ! »

L’étude met aussi en évidence une dépendance plus aiguë de l’Europe aux importations. « Pour les céréales, l’étude anticipe une baisse des exportations, qui passeraient de 27 à 15 millions de tonnes par an. Baisse aussi pour le porc, la volaille. La dépendance aux importations s’accroîtrait pour les oléoprotéagineux, les fruits et légumes (passant de 14 à 22 millions de tonnes !) et le bœuf ! C’est non seulement à une dégradation de notre solde commercial qu’il faut s’attendre, mais aussi à un sacrifice de notre souveraineté alimentaire ! »

Loin des yeux… Christiane Lambert enrage : « On est à l’inverse de tous les discours sur la relocalisation, sur le fait de produire plus et mieux notre alimentation. On va créer des dépendances là où il n’y en avait pas et affaiblir nos points forts. Et tout cela à un moment où le GIEC explique qu’un des premiers risques du changement climatique, c’est la rupture des chaînes alimentaires et alors que la demande de blé a augmenté de 16 % en un an dans le monde et celle de maïs de 43 %, avec la hausse de la population, des niveaux de vie et le réchauffement qui prive certains pays de leur production ! Absurde. »

Et si encore les objectifs écologiques étaient atteints… « Le plus fou, ajoute Gilles Keller, c’est que le rapport met en évidence une baisse des émissions des gaz à effet de serre agricole de 20 % grâce à la politique Farm to Fork… Mais admet qu’une bonne part de ces émissions sera redirigée vers le reste du monde ! Les deux tiers pour ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre hors CO2 ! L’Europe, pour être vertueuse, va tout simplement exporter ses nuisances. » Loin des yeux, loin du cœur, les problèmes… Refrain connu pour Christiane Lambert : « Souvenez-vous des néonicotinoïdes. Brune Poirson expliquait que ce n’était pas grave si on ne faisait plus de sucre ici, qu’on l’importerait d’ailleurs. Là, on va détruire notre agriculture et importer du carbone. Se défausser ainsi, ce n’est pas responsable. »

Pêche et brexit: Michel Barnier dénonce les Britanniques

Pêche et brexit: Michel Barnier dénonce les Britanniques

 

L’ancien négociateur Michel Barnier considère en quelque sorte que les Britanniques sont des voyous dans la mesure où il ne respecte aucune décision concernant l’accord sur la pêche.

, «on voit que les Britanniques essayent de reprendre maintenant une partie du compromis qu’ils ont conclu avec nous, ce n’est pas acceptable», a déploré auprès de l’AFP Michel Barnier.

«Ils refusent de donner des licences à des bateaux qui ont le droit de pêcher aux termes de notre accord», a-t-il ajouté, voyant une «forme de flibusterie politique dans cette attitude». «Si les licences ne sont pas données, cela peut créer un problème bilatéral très sérieux entre la France et le Royaume-Uni et aussi entre l’Union européenne et le Royaume-Uni», a averti celui qui est également cité comme possible candidat à la présidentielle à droite.

L’accord post-Brexit prévoit également l’obligation pour les pêcheurs européens d’obtenir de Londres des licences pour pêcher dans les eaux britanniques. «Le fait qu’on pêche moins dans les eaux britanniques provoque une redistribution des capacités de pêche», a souligné M. Barnier, interrogé sur les tensions entre pêcheurs français et néerlandais. «Les autorités françaises doivent soumettre cette question à Bruxelles, dans le cadre de la politique commune des pêches», a-t-il estimé.

Avenir de la forêt : la responsabilité des industriels

Avenir de la forêt : la responsabilité des industriels

Par Harold Blanot, propriétaire et professionnel forestier estime que les industriels ont évidemment une responsabilité pour l’avenir des forêts et qu’ils sont acteurs de la préservation de la biodiversité. (Tribune dans l’Opinion).

Harold Blanot (*)

 

D’après un sondage PEFC et BVA, l’immense majorité des Français reconnaît le rôle crucial des forêts pour le climat et se dit favorable à leur entretien durable. Pour 8 Français sur 10, entretenir durablement les forêts, mission assurée par le secteur forestier français, permet de veiller à leur pérennité, de bien accueillir le public, de garantir un bon niveau de production de bois et de préserver la biodiversité. Un constat qui se heurte paradoxalement à une perception méfiante de la gestion forestière, nourrie par l’offensive concertée de différents agitateurs qui dénoncent tous les affres supposés de la mécanisation et de l’exploitation forestière.

Nombreux sont les activistes qui s’insurgent par exemple contre les coupes rases et les plantations d’alignement. Il est nécessaire de rappeler que les coupes rases ne représentent que 0,5% à 0,8% de la surface forestière hexagonale chaque année. Bien souvent, les dizaines de milliers d’hectares de forêt française aménagée en futaie irrégulière, comme le sont les résineux de l’arc Alpin et la plupart des massifs de feuillus hérités de l’Ancien Régime (Tronçais, Bertranges ou Bercé) sont ainsi passées sous silence. La futaie irrégulière est un mode de sylviculture qui consiste à maintenir un couvert arboré permanent, avec un renouvellement progressif des peuplements obtenu par des coupes jardinatoires d’amélioration qui favorisent leur résilience et permettent une diversité des âges, gage d’une récolte régulière de bois à maturité optimale, comme de l’ensemble des qualités intermédiaires des produits forestiers.

Les massifs principalement concernés par les coupes rases sont ceux du Morvan et du Massif Central, très largement issus des plans d’enrésinement du Fonds forestier national (FFN) de l’après-guerre. Ces coupes ne s’apparentent pas à un pillage, il s’agit d’une simple récolte de bois prévue et suivie depuis plusieurs décennies. Certes, la crise sanitaire des scolytes dans les épicéas a conduit à plusieurs coupes rases sanitaires pour contenir les ravageurs, de même que le réchauffement climatique a aussi précipité la récolte d’arbres dépérissants. La majorité des propriétaires publics ou privés auraient préféré conserver ces peuplements quelques décennies de plus pour avoir le choix du schéma sylvicole à leur appliquer. Dans tous les cas, ces surfaces sont reboisées au plus vite, non pas par injonction morale, mais par simple réalité économique. Malgré la réduction drastique des subventions au reboisement relative à l’arrêt du Fonds forestier national en 2000, les forestiers reboisent leurs parcelles. Ils accompagnent les mutations des paysages depuis des décennies, avec une différence notable : la société est de plus en plus déconnectée des réalités de terrain, ce qui contrevient à la compréhension des modalités d’une sylviculture durable.

Les forestiers doivent donc redoubler de pédagogie pour faire comprendre que les plantations d’alignement tant décriées sont impératives pour reboiser et surtout pour permettre un entretien mécanisé des peuplements. Sauf à ce que les militants se découvrent des vocations et des effectifs permettant la réalisation de ce travail avec du personnel à pied et des outils manuels, les avancées mécaniques permettent aujourd’hui de réels progrès pour le confort des travailleurs forestiers, et pallient le manque de personnel criant dans la profession.

Autre avantage de la plantation en ligne, celui de créer des cloisonnements, c’est-à-dire des zones de circulation dédiées aux engins. Ces fameux « monstres mécaniques » ne circulent que dans une infime partie de la forêt – moins de 10% de la surface exploitée – afin de préserver les sols, les peuplements et en garantissant la régénération naturelle. Il s’agit là des fondements de la futaie irrégulière, que certains acteurs appellent de leurs vœux, sans savoir que les forestiers l’ont déjà déployé depuis des décennies. La preuve, après une quarantaine d’années et quelques éclaircies, il est très difficile de retrouver des alignements dans de telles parcelles. N’oublions pas que sans l’industrie de la filière bois, on ne pourrait pas transformer les produits de la récolte et on ne serait pas en mesure de justifier économiquement ces opérations sylvicoles.

Il est vrai que l’effet de ces plantations en ligne est disgracieux pendant quelques années, mais ce n’est que l’adolescence de la forêt, le fameux « âge ingrat ». Ces éclaircies alimentent au fil des ans les différents secteurs de la filière bois : les premières éclaircies de petit bois iront pour la trituration (cartonnerie, papeterie, emballage, panneaux…), et les secondes éclaircies commenceront à produire du bois d’œuvre. Tout cela sans sortir du territoire national, avec une matière première renouvelable et vertueuse en termes de cycle carbone. C’est à se demander si les détracteurs de la filière bois ne seraient pas mandatés par une autre industrie. Après tout, des acteurs de viande de synthèse financent bien des associations de défenses animales. On peut se poser la question.

Céréales : prix du blé en hausse

Céréales : prix du blé en hausse

La situation météo internationale fait monter le prix du blé car les récoltes ne seront pas aussi importantes qu’attendu dans certains pays. En France par contre les perspectives sont bonnes pour 2021

On s’attend en effet en France  à une augmentation due notamment à une forte hausse des surfaces (16 %) par rapport à une année 2019/20 marquée par des pluies diluviennes qui avaient touché une grande partie ouest de l’Hexagone, empêchant nombre de céréaliers de semer des cultures d’hiver. Les rendements sont également attendus en forte progression.

Le «Soft Red Winter» (SRW), variété cotée à Chicago, a gagné 13% en une semaine, pour atteindre des niveaux qu’il n’avait plus connus depuis la mi-mai. Selon Jack Scoville, de la maison de courtage Price Futures Group, le marché a aussi été sensible à une rumeur de relèvement de la demande chinoise, qui s’apprêterait à acheter davantage de blé d’hiver américain. Cette hausse inattendue des importations serait en grande partie liée aux graves inondations qui ravagent actuellement l’est de la Chine, en particulier la province du Henan, l’une des grandes régions de culture du blé, ce qui devrait affecter les rendements.

Le boisseau de blé pour livraison en septembre a fini à 7,1075 dollars contre 7,0050 dollars mardi, en progression de 1,46%. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre a terminé à 5,6850 dollars contre 5,6575 dollars à la clôture précédente, en hausse de 0,48%. Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en novembre a conclu à 13,8975 dollars contre 13,8850 dollars, quasiment stable (+0,09%).

« Made in France »: Énorme trafic de légumes et de fruits

« Made in France »: Énorme trafic de légumes et de fruits 

Les organisations professionnelles viennent de dénoncer l’énorme trafic de légumes et de fruits en provenance notamment de pays du Sud et qui sont frauduleusement francisés.

 

 

Des milliers de tonnes de légumes et de fruits en provenance de pays du Sud seraient actuellement francisés du fait des dérèglements climatiques en France caractérisés notamment l’effet des gels tardifs et des soubresauts de la température. L’administration des fraudes a identifié notamment  un grossiste faisant passer des centaines de milliers de tonnes de légumes espagnols pour des produits français. 

Le problème, c’est que le phénomène est beaucoup plus général, il est à la fois conjoncturel et structurel. Il est conjoncturel car le climat a retardé- voire annuler- en France nombre de productions de légumes et de fruits et qu’on leur substitue des produits venant de l’étranger. Il est aussi structurel dans la mesure où les conditions de production et fiscales sont plus coûteuses en France . Ceci vaut aussi pour les produits dits bio dont  plus de la moitié viennent de l’étranger et qui n’ont de bio d’ailleurs pour certains que l’étiquette.

Courgettes, poivrons, asperges…Des milliers de consommateurs du sud de la France ont acheté des légumes qu’ils croyaient français, alors que ce n’était pas le cas. Vendus dans la grande distribution, et pourtant bien étiquetés comme provenant de France, ils étaient en réalité espagnols. Impossible pour le consommateur, ni même pour les enseignes de s’en rendre compte. Une pratique illégale, que l’on appelle la francisation.

C’est dans le secteur de Tarascon qu’un  grossiste de fruits et légumes est soupçonné d’y avoir recours. Depuis au moins l’année dernière, des centaines de tonnes de légumes seraient concernés. Cet homme achetait ses produits en Espagne, moins chers, donc, et changeait les étiquettes espagnoles des colis et des emballages pour d’autres indiquant « Origine France », qui se revendent plus chers. Il est même soupçonné d’avoir édité des factures avec cette fausse origine.

 

Trafic d’origine : les légumes espagnols francisés

 

Trafic d’origine : les légumes espagnols francisés
Une information d’Europe 1 dévoile que l’administration des fraudes a identifié un grossiste faisant passer des centaines de milliers de tonnes de légumes espagnols pour des produits français. L’interprofession a d’ailleurs porté plainte contre ce trafic d’origineLe problème, c’est que le phénomène est beaucoup plus général, il est à la fois conjoncturel et structurel. Il est conjoncturel car le climat a retardé- voire annuler- en France nombre de productions de légumes et de fruits et qu’on leur substitue des produits venant de l’étranger. Il est aussi structurel dans la mesure où les conditions de production et fiscales sont plus coûteuses en France . Ceci vaut aussi pour les produits dits bio dont  plus de la moitié viennent de l’étranger et qui n’ont de bio d’ailleurs pour certains que l’étiquette.

Courgettes, poivrons, asperges…Des milliers de consommateurs du sud de la France ont acheté des légumes qu’ils croyaient français, alors que ce n’était pas le cas. Vendus dans la grande distribution, et pourtant bien étiquetés comme provenant de France, ils étaient en réalité espagnols. Impossible pour le consommateur, ni même pour les enseignes de s’en rendre compte. Une pratique illégale, que l’on appelle la francisation.

C’est dans le secteur de Tarascon qu’un  grossiste de fruits et légumes est soupçonné d’y avoir recours. Depuis au moins l’année dernière, des centaines de tonnes de légumes seraient concernés. Cet homme achetait ses produits en Espagne, moins chers, donc, et changeait les étiquettes espagnoles des colis et des emballages pour d’autres indiquant « Origine France », qui se revendent plus chers. Il est même soupçonné d’avoir édité des factures avec cette fausse origine.

Des perquisitions et des gardes à vue ont eu lieu depuis la mi-juin dans cette affaire et les enquêteurs cherchent d’éventuels complices. Ils suspectent d’ailleurs un conditionneur de fruits et légumes d’être mêlé à cette fraude. Cette pratique commerciale trompeuse peut entraîner jusqu’à deux ans de prison et 300.000 euros d’amende.

Agriculture française: les orientations de Bayrou

Agriculture française: les orientations de Bayrou

 

 

François Bayrou fait une analyse sans concession des atouts mais aussi les faiblesses de l’agriculture française. Il note par exemple que l’excédent commercial souvent avancé de cette cette branche était à  relativiser compte tenu des imports nécessaires à la production.

.Selon ce rapport, résumé notamment sur le site réussir , cinq crises sont à dominer : la baisse de la population active agricole, le recul des exportations agroalimentaires, les évolutions des régimes alimentaires, l’adaptation au dérèglement climatique et le malaise sociologique des agriculteurs.

Le rapport de François Bayrou souligne l’importance des céréales et des vins et spiritueux dans l’excédent commercial. ‘ « À côté de ces étendards bien identifiés se trouvent une myriade de déficits plus ou moins importants, révélant la faiblesse sectorielle ou le déficit de compétitivité de pans entiers de l’agriculture française ». Sans la filière viticole, le déficit se serait établi à – 4,6 milliards d’euros en 2019. Parmi les secteurs en tension figurent, par exemple, les fruits et légumes avec un déficit de 5,9 milliards d’euros en 2019. La note s’inquiète aussi de la dépendance protéinique du pays. Reste à connaître l’effet du plan protéines 2021/2022.

Parallèlement, les importations représentent 20 % de l’alimentation nationale. Elles ont doublé entre 2000 et 2019, passant de 28 à 56 milliards

Pour expliquer cette perte de compétitivité, la note du haut-commissaire évoque notamment la fiscalité française. Cette dernière atteint « 3,2 % du PIB en France contre 1,6 % en moyenne dans les autres pays de l’UE en 2017, 1 % en Espagne et aux Pays Bas et 0,4 % en Allemagne ». Le coût du travail est également évoqué. Dans l’industrie agroalimentaire, il aurait « augmenté plus vite (+ 58 % sur la période 2000-2017) qu’en Allemagne par exemple (+ 34 % sur la même période) ». Un chiffre à relativiser, puisque l’Allemagne affiche un solde commercial agricole et agroalimentaire « plus dégradé qu’en France ». Soit – 17,7 milliards d’euros en 2018, avec une chute de 6 milliards en 10 ans.

Le haut-commissariat au plan constate que la France ne compte plus que 436 000 exploitations en 2016. Dans le même temps, la « concentration des exploitations agricoles bien est réelle mais moins marquée en France qu’en Espagne, en Allemagne ou aux Pays Bas ». La taille favorisant les gains de productivité, selon la note de François Bayrou.

Les normes environnementales sont citées comme plus contraignantes en France. Et si François Bayrou estime que « l’exigence environnementale ne va pas rester longtemps circonscrite à l’Europe occidentale ». L’agriculture française ne devra cependant pas être « morte quand viendra le rééquilibrage ». Le haut commissaire haut plan ne veut plus des aliments dont les modes de productions sont interdites en Europe. Les exploitants agricoles sauront néanmoins rappeler que les distorsions de concurrence environnementales sont également

Société-Viande cellulaire : l’industrie chimique finance les organisations Végan

Société-Viande cellulaire : l’industrie chimique finance les organisations Végan

La chimie industrielle au service de la suppression de la viande animale classique avec le financement d’organisations végan. Ou la viande artificielle pour remplacer la viande animale classique. Bon appétit !

 

 

D’après France Info, L214 a reçu un important don d’une fondation américaine : Open Philanthropy Project. Elle a notamment été créée par l’un des fondateurs de Facebook, Dustin Moskovitz, 146e fortune mondiale selon Forbes en 2019 avec plus de neuf milliards de dollars. La fondation investit dans la santé, les universités, la recherche, mais aussi dans le bien-être animal. Depuis trois ans, elle a versé plus de 125 millions de dollars à diverses associations de défense animale, et notamment L214, via un versement de 1,14 million d’euros en 2017 (495 000 euros imputés aux comptes 2018, 645 000 euros dans ceux de 2019). Dans les comptes 2019 de l’association, cela représente 8% de son budget.

D’après Brigitte Gothière, ce sont les Américains qui sont venus vers l’association. « On ne les connaissait pas, c’est eux qui ont remarqué notre travail, explique-t-elle. Ils sont venus vers nous en disant qu’ils finançaient des actions humanitaires, environnementales et de défense des animaux et qu’il ne fallait pas qu’on hésite à leur soumettre des projets. On les a sollicités sur une campagne publique et à destination des entreprises sur les poulets de chair. Et ils n’ont pas eu de mot à dire sur comment on voulait dépenser cet argent. »

Pour Gilles Luneau, un journaliste qui a enquêté sur cet organisme de philanthropie, ce don est sous tendu par des arrière-pensées. Cette fondation a, dit-il, un double objectif. « D’une part, elle soutient un certain nombre de start-up qui travaillent sur la nourriture végan. Et d’autre part, elle finance la recherche, le développement et la quasi-mise en industrie de viande à partir de cultures de cellules souches. À leurs yeux, la filière d’avenir, c’est de changer la manière dont se nourrit le monde. Ils veulent s’emparer du marché mondial de l’alimentation, tout simplement. »

 

Pour l’instant, on utilise des cellules de fœtus de veau mais l’objectif à moyen terme, c’est de remplacer ce sérum par un extrait de champignon. Pour l’instant, cette fausse viande cellulaire suppose donc un donneur de cellules, mais ensuite, un seul échantillon va permettre de produire jusqu’à 20 000 tonnes de viande. La start-up Mosa Meat nous dit même que 150 vaches à l’échelle mondiale seraient suffisantes pour satisfaire la demande actuelle de viande. »

 

Bref la chimie alimentaire au service de la suppression de la viande animale classique. Bon appétit !

Des milliers de tonnes de légumes et de fruits francisés

 

 

Des milliers de tonnes de légumes et de fruits en provenance de pays du Sud seraient actuellement francisés du fait des dérèglements climatiques en France caractérisés notamment l’effet des gels tardifs et des soubresauts de la température.Une information d’Europe 1 dévoile que l’administration des fraudes a identifié un grossiste faisant passer des centaines de milliers de tonnes de légumes espagnols pour des produits français.

Le problème, c’est que le phénomène est beaucoup plus général, il est à la fois conjoncturel et structurel. Il est conjoncturel car le climat a retardé- voire annuler- en France nombre de productions de légumes et de fruits et qu’on leur substitue des produits venant de l’étranger. Il est aussi structurel dans la mesure où les conditions de production et fiscales sont plus coûteuses en France . Ceci vaut aussi pour les produits dits bio dont  plus de la moitié viennent de l’étranger et qui n’ont de bio d’ailleurs pour certains que l’étiquette.

Courgettes, poivrons, asperges…Des milliers de consommateurs du sud de la France ont acheté des légumes qu’ils croyaient français, alors que ce n’était pas le cas. Vendus dans la grande distribution, et pourtant bien étiquetés comme provenant de France, ils étaient en réalité espagnols. Impossible pour le consommateur, ni même pour les enseignes de s’en rendre compte. Une pratique illégale, que l’on appelle la francisation.

C’est dans le secteur de Tarascon qu’un  grossiste de fruits et légumes est soupçonné d’y avoir recours. Depuis au moins l’année dernière, des centaines de tonnes de légumes seraient concernés. Cet homme achetait ses produits en Espagne, moins chers, donc, et changeait les étiquettes espagnoles des colis et des emballages pour d’autres indiquant « Origine France », qui se revendent plus chers. Il est même soupçonné d’avoir édité des factures avec cette fausse origine.

 

Des centaines de tonnes de légumes espagnols francisés

Des  centaines de tonnes de légumes espagnols francisés

Une information d’Europe 1 dévoile que l’administration des fraudes a identifié un grossiste faisant passer des centaines de milliers de tonnes de légumes espagnols pour des produits français.

Le problème, c’est que le phénomène est beaucoup plus général, il est à la fois conjoncturel et structurel. Il est conjoncturel car le climat a retardé- voire annuler- en France nombre de productions de légumes et de fruits et qu’on leur substitue des produits venant de l’étranger. Il est aussi structurel dans la mesure où les conditions de production et fiscales sont plus coûteuses en France . Ceci vaut aussi pour les produits dits bio dont  plus de la moitié viennent de l’étranger et qui n’ont de bio d’ailleurs pour certains que l’étiquette.

Courgettes, poivrons, asperges…Des milliers de consommateurs du sud de la France ont acheté des légumes qu’ils croyaient français, alors que ce n’était pas le cas. Vendus dans la grande distribution, et pourtant bien étiquetés comme provenant de France, ils étaient en réalité espagnols. Impossible pour le consommateur, ni même pour les enseignes de s’en rendre compte. Une pratique illégale, que l’on appelle la francisation.

C’est dans le secteur de Tarascon qu’un  grossiste de fruits et légumes est soupçonné d’y avoir recours. Depuis au moins l’année dernière, des centaines de tonnes de légumes seraient concernés. Cet homme achetait ses produits en Espagne, moins chers, donc, et changeait les étiquettes espagnoles des colis et des emballages pour d’autres indiquant « Origine France », qui se revendent plus chers. Il est même soupçonné d’avoir édité des factures avec cette fausse origine.

Des perquisitions et des gardes à vue ont eu lieu depuis la mi-juin dans cette affaire et les enquêteurs cherchent d’éventuels complices. Ils suspectent d’ailleurs un conditionneur de fruits et légumes d’être mêlé à cette fraude. Cette pratique commerciale trompeuse peut entraîner jusqu’à deux ans de prison et 300.000 euros d’amende.

Le champagne français débaptisé par Poutine !

 Le champagne français débaptisé par Poutine !

 

C’est le lot de tous les dictateurs à savoir de profiter du pouvoir absolu pour s’autoriser d’intervenir dans tous les champs de la vie économique, sociale et sociétale. Cette fois, Poutine s’autorise même à débaptiser le champagne dans le nom sera réservée au vin russe. Le vrai champagne français lui prendra l’appellation de vin pétillant. De quoi sourire évidemment mais cette décision est significative du délire de Poutine qui non seulement pille son pays mais s’arroge le droit de se transformer en un oenologue international. Il est clair que Poutine tutoie depuis longtemps la folie d’abord pour affamer son peuple, ensuite pour créer partout où il le peut des déstabilisations dans les pays fragiles ensuite pour provoquer de façon assez idiote l’opinion internationale. Conséquence , le  géant LVMH, qui produit les célèbres marques Dom Pérignon, Veuve Clicquot ou Moët & Chandon, a en effet prévenu ses distributeurs locaux qu’il suspendait ses livraisons en Russie en raison de cette nouvelle loi. «Je peux confirmer avoir reçu un courrier de ce type, et c’est justifié», a déclaré à l’AFP Leonid Rafailov, directeur général d’AST, l’un des principaux distributeurs de vins et spiritueux en Russie. appropriée.

Pour consommer leur champagne préféré, les oligarques russes devront donc peut-être venir directement en France. Ce qui ne changera pas beaucoup leurs habitudes, la Côte d’Azur étant une de leurs destinations prisées pendant l’été.

Prix agricoles en forte hausse

Prix agricoles en forte hausse

 

 

Conséquences de certains dérèglements climatiques, de la crise sanitaire et de la crise économique plus générale, les productions agricoles comme les autres matières premières voient  leur prix s’envoler, céréales exceptées. La FAO s’attenden effet  à ce que la production céréalière mondiale enregistre sa troisième année consécutive de hausse en 2021. 

Les prix mondiaux des autres produits alimentaires ont à nouveau globalement progressé .  Ils sont tirés par les huiles végétales et les produits laitiers, alors que les cours des céréales ont baissé. L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 118,5 points en mars, soit une hausse de 2,1% par rapport à février et son niveau le plus haut depuis juin 2014.

Inversement les prix des céréales ont baissé de 1,8%, mais restent en hausse de 26,5% par rapport à mars 2020. Les prix du blé à l’exportation sont ceux qui ont le plus baissé, principalement parce que l’offre est satisfaisante et que les perspectives de production pour les cultures de 2021 sont favorables, explique la FAO. Les prix du maïs et du riz ont également fléchi, mais ceux du sorgho ont progressé. L’indice des prix du sucre a cédé 4% mais reste supérieur de plus de 30% à son niveau de mars dernier.

La FAO s’attend à ce que la production céréalière mondiale enregistre sa troisième année consécutive de hausse en 2021. L’organisation a revu à la hausse ses premières estimations concernant la production mondiale de blé, les conditions de culture étant meilleures que prévu dans plusieurs pays.

Engrais azotés et climat : des taxes supplémentaires comme politique environnementale

Engrais azotés et climat : des taxes supplémentaires comme politique environnementale

 

 

Précédemment la France justifiait  la plupart des impôts par de nombreux motifs notamment budgétaires. Désormais le gouvernement s’empare de la problématique environnementale pour augmenter encore le niveau des prélèvements obligatoires notamment concernant les engrais azotés utilisés dans l’agriculture. Pas sûr que l’agriculture française déjà handicapée par la bureaucratie et la fiscalité y gagne au change et l’environnement aussi.

 

Le gouvernement envisage en effet de mettre en place une taxe supplémentaire sur les engrais azotés si les émissions dépassent les objectifs prévus. Le Sénat s’oppose à ce que politique française punitive qui va pèserait un peu plus l’agriculture du pays. Pour la rapporteure centriste Anne-Catherine Loisier, «c’est un ultimatum qui traduit encore une fois une méthode punitive plutôt qu’une méthode d’avenir et une méthode incitative et responsabilisante».

 

Les sénateurs ont ainsi retenu un dispositif alternatif, proposant la mise en place d’un plan «Eco-Azot» rassemblant des mesures d’accompagnement des agriculteurs afin de réduire l’usage d’engrais azotés. À défaut de réussite de ce plan, une redevance serait envisagée, mais uniquement au niveau européen. «Une option plus opérationnelle et plus efficace», selon Catherine Loisier. Sur «l’épineux sujet» des engrais azotés, «le Sénat vous propose une voie de sortie par le haut pour cet article qui ne contente personne en l’état», a appuyé Pascal Martin, autre rapporteur centriste.

Les socialistes ont défendu sans succès des amendements visant à la mise en place de redevances. Angèle Préville a «pointé du doigt les engrais azotés qui sont de plus en plus utilisés». La France est «le premier pays en Europe et le 4e pays au niveau mondial» en matière de consommation de ces engrais, a-t-elle affirmé. En face, Laurent Duplomb (LR) a souligné «les énormes progrès sur l’utilisation de l’azote»«positionné au plus près des besoins de la plante». L’écologiste Joël Labbé a estimé qu’un plan «Eco-Azot» permet «de faire un pas en avant même s’il n’est pas suffisant».

Le Sénat a par ailleurs précisé en séance l’interdiction introduite en commission de l’utilisation, hors agriculture, d’engrais azotés pour l’entretien des espaces relevant du domaine public et privé des collectivités territoriales et de l’État. Des dérogations sont ainsi prévues pour les terrains de sports. De plus, elle serait subordonnée à une évaluation préalable.

Observant que le même type de mesures pour le désherbage qui interdit l’usage de produits chimiques dans des espaces du domaine public s’est traduit par exemple par l’utilisation du gaz pour supprimer l’herbe dans les villes ! Un bel exemple de politique environnementale !

Nouvelle régulation du secteur de la viande aux États-Unis ?

Nouvelle régulation du secteur de la viande aux États-Unis ?

 

Aux États-Unis est peut-être encore plus qu’ailleurs les producteurs ne sont pas les principaux bénéficiaires de la filière. D’où une réforme envisagée par le département américain de l’agriculture.

(Un article du Wall Street Journal)

Conséquence de plaintes contre l’emprise qu’exerceraient des entreprises de conditionnement de viande sur les marchés et les éleveurs, l’industrie de la viande américaine est soumise à une surveillance de plus en plus stricte à Washington où parlementaires et régulateurs appellent à la réforme d’un secteur qui pèse 213 milliards de dollars.

Le département de l’Agriculture américain (USDA) vient d’annoncer qu’il était en train d’élaborer de nouvelles règles visant à changer le mode de rémunération des éleveurs de volailles par des entreprises comme Tyson Foods et Pilgrim’s Pride, tout en facilitant pour ces éleveurs la possibilité de porter des litiges devant les tribunaux. Au Congrès, élus républicains et démocrates ont proposé une loi qui obligerait les conditionneurs de viande bovine comme Cargill et JBS USA à acheter davantage de bétail dans les marchés ouverts et à instaurer des prix minimums par région.

En juin, le Sénat a mis au point un projet de loi distinct impliquant la nomination d’un enquêteur spécial chargé de veiller au respect des régulations du secteur et d’examiner les éventuels comportements anti-concurrentiels. Le comité sénatorial chargé de l’agriculture doit tenir une séance mercredi 23 juin pour étudier les modes d’achats de bestiaux des entreprises de conditionnement de viande et la manière dont ceux-ci affectent les marchés du bétail et les prix du steak pour les consommateurs.

« L’industrie alimentaire américaine a un problème de monopole. Nous projetons de faire beaucoup de choses pour ramener la concurrence dans le marché »

Ces initiatives ont été motivées par la frustration croissante de certains éleveurs face à l’ampleur prise par les plus gros acteurs du conditionnement de viande du pays. Eleveurs et exploitants de ranchs se plaignent que les entreprises de conditionnement aient vu leurs profits grimper de façon conséquente alors que leurs revenus à eux déclinaient, notamment suite à des fermetures d’usines en 2020 à cause de la pandémie et de la cyberattaque dont JBS a été victime au mois de mai dernier. Ces problèmes succèdent à des années de prix des matières premières agricoles au plus bas, ce qui a contribué à pousser de nombreux producteurs à la faillite.

Selon Andy Green, conseiller de l’USDA pour le respect du libre jeu de la concurrence, certains problèmes des éleveurs viennent du fait qu’une seule poignée d’entreprises contrôle l’essentiel du conditionnement de viande aux Etats-Unis.

« L’industrie alimentaire américaine a un problème de monopole » explique M. Green, ancien haut conseiller en politique économique au think tank Center for American Progress, et qui a rejoint le département de l’Agriculture en début d’année. « Nous projetons de faire beaucoup de choses pour ramener la concurrence dans le marché ».

Près des trois-quarts de la viande bovine américaine passent entre les mains de JBS, Tyson, Cargill et National Beef Packing. Pour le porc, ce sont Smithfield Foods, JBS et Tyson qui représentent environ 60 % du marché, et dans le domaine de la volaille, les cinq principaux acteurs — y compris Tyson et Pilgrim’s Pride, filiale de JBS — gèrent 60 % des ailes, du blanc de poulet et autres produits issus de la volaille dans le pays, selon les estimations du secteur.

Les porte-parole de Tyson, Cargill, JBS et Smithfield se sont refusés à tout commentaire. Un porte-parole de National Beef n’a pas répondu à nos sollicitations.

Le North American Meat Institute, qui représente les entreprises de conditionnement de viande, s’oppose à une augmentation des régulations dans le secteur. Mark Dopp, qui dirige le service chargé des réglementations de ce groupe, affirme que les règles envisagées par l’USDA réduiraient les possibilités de vente du cheptel pour les éleveurs, faciliteraient les actions en justice futiles et pourraient avoir pour conséquence une augmentation des prix des steaks hachés et des blancs de poulet pour les consommateurs.

Ce n’est pas la première fois que l’industrie de la viande se voit confrontée à une tentative de remaniement, expose M. Dopp. Sous l’administration Obama, l’USDA avait proposé le même genre de réglementations qui avaient ensuite été bloquées par le Congrès et devant les tribunaux, raconte-t-il : « c’était une mauvaise idée à l’époque, et ça l’est toujours. »

Sur le marché du bétail, la part des quatre grands du secteur de la transformation de viande bovine est restée relativement constante depuis 25 ans, selon les données compilées par le North American Meat Institute, tandis que certains producteurs de bétail enregistraient encore des profits records en 2014. La récente baisse des prix à laquelle sont soumis les propriétaires de ranchs est une manifestation des forces du marché fondamentales, explique M. Dopp, car les perturbations qui ont poussé à la fermeture des usines de viande ont eu pour conséquence une augmentation de l’offre de bétail, tirant les prix vers le bas.

Pour M. Green, de l’USDA, ces épisodes montrent les vulnérabilités qui découlent de la concentration et la nécessité de réduire la dépendance des éleveurs et des consommateurs vis-à-vis d’un petit nombre de grandes entreprises. En juin, l’USDA a annoncé qu’il accorderait des subventions et des prêts afin de soutenir de nouvelles usines de conditionnement de viande plus petites dans le cadre d’un programme de 4 milliards de dollars visant à renforcer le système alimentaire des Etats-Unis.

En Caroline du Nord, Reid Phifer, éleveur de volaille à la retraite, explique avoir fait pression pendant des années sur l’USDA et les élus du Congrès pour renforcer ce qu’il estime être des protections nécessaires pour les fermiers élevant de la volaille à destination des entreprises de conditionnement.

Le système appelé « tournoi », utilisé par certains conditionneurs de volaille pour déterminer le prix payé aux éleveurs de poulets, montre à quel point une réforme est nécessaire, dit-il. Avec ce système, les éleveurs sont en concurrence entre eux pour la rémunération, et c’est celui réussit le mieux qui décroche les meilleurs tarifs tandis que les éleveurs moins productifs reçoivent une rétribution plus basse.

« Le système de tournoi est l’une des pires choses qui puisse arriver à un éleveur de volailles, mais l’une des plus ingénieuses pour une entreprise de conditionnement de poulet » déplore M. Phifer, administrateur de l’association d’éleveurs Owners/Operators of Commercial Poultry Farms in the USA. Comme les grandes entreprises fournissent les poussins et la nourriture, explique-t-il, les éleveurs ont très peu de contrôle sur leurs revenus.

M. Green affirme que l’USDA a l’intention de modifier ce système, mais n’a pas voulu apporter de précision sur la méthode. Le National Chicken Council, qui représente les acteurs du secteur de la volaille aux Etats-Unis, a déclaré envisager d’examiner les propositions et de travailler avec l’USDA et d’autres groupes pour faire évoluer la réglementation.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Bérengère Viennot)

Traduit à partir de la version originale en anglais

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